Disclaimer : Les personnages d'Hetalia appartiennent à Hidekaz Himaruya.
Notes : Bonjour à tous, et désolée de mon retard ! Hélas je ne suis pas sûre que ça va s'arrêter parce que j'ai un mal fou à coucher les mots dans ma tête par écrit en ce moment ! L'envie y est, mais faut croire que mon cerveau aime m'embêter. Enfin bref, voilà le nouveau chapitre ! Court, encore une fois. J'ai vraiment du mal à les faire longs ces derniers temps… J'espère tout de même qu'il vous plaira ! Bonne lecture à tous !
Réponses aux guest :
Zbz : Je suis à la fois contente que ce chapitre t'ait touché à ce point parce que ça veut dire que j'ai bien su faire ressentir ce que je voulais, et désolée parce que ça m'embête de faire se sentir mal mes lecteurs… oui oui, ça m'embête alors que c'est moi qui ait choisi d'écrire sur un sujet pareil /stupide/
Je suis aussi très contente que tu penses que j'ai fait un bon travail avec Natalya ! J'adore écrire son personnage, je la trouve tellement intéressante ! :D
Et j'ai trouvé l'image mentale très drôle… je me demande si je vais pas caser l'idées des vidéos de chats, tiens ! Merci ! xD
Et non, pas de pause pour cette fic là… :3
Oli-chan : C'est pas grave, rien ne t'y force, et rien qu'une review de temps en temps me fait plaisir ! Et je trouve pas ton commentaire nul, aucun commentaire n'est nul, j'aime tous les commentaires ! TwT Puis moi aussi j'aime la FACE Family et Natalya ! o/
À plus ! o/
MirryD : Oh alors ça ça me fait trop plaisir _; Le genre de commentaire qui me motive à mort, même ! TwT Merci beaucoup beaucoup, ça me va droit au cœur !
Chapitre 9 : Talisman
-Je reviendrai te voir, grand frère, c'est promis, déclara Natalya. J'ai plus de liberté que Katia. Notre père ne connaît pas mon emploi du temps, après tout…
La jeune femme l'embrassa sur la joue avant de caresser ses mèches d'argent avec une pointe de tristesse dans le regard.
-N'oublie pas que je pense à toi…
-Je pense à toi aussi, petite sœur, lui répondit Ivan dans un sourire. Je suis certain que tu vas devenir une grande danseuse.
Natalya, qui se contentait toujours de faire des demi-sourires, en fit un qui atteignit presque ses oreilles.
-Je vais tout faire pour y arriver ! Promis !
Ils s'enlacèrent une dernière fois avant que Natalya lui dise « au revoir » dans leur langue natale et qu'elle lui fasse un signe de la main. Le grand homme la regarda tristement s'avancer vers les portes coulissantes. Cependant, avant de les franchir, elle se retourna une dernière fois vers lui.
-Au fait ! Tu devrais leur demander de te rendre ton écharpe ! J'ai vu des gens avec des ceintures et autre, vous êtes pas en prison, si y'en a qui ont le droit d'avoir des objets qui serrent, toi aussi ! De toute façon je suis sûre que tu ne te suicideras pas.
Elle avait dit sa dernière phrase d'un ton confiant et calme, mais ce fut l'objet même de ses paroles qui frappa Ivan.
Son écharpe.
Son écharpe. Comment avait-il pu oublier ne serait-ce qu'une seule seconde ? Comment…
Sa sœur, en un dernier sourire, était sortie de l'hôpital.
Ivan se remémorait ce souvenir en attendant sa visite matinale. Cela ne faisait que deux jours que Natalya était partie. Le mois d'octobre venait de commencer et il observait les feuilles des arbres tomber au ralenti par la fenêtre. Le soleil était toujours là mais les feuilles rougissaient de plus en plus.
Son écharpe…
Celle que Katyusha lui avait tricoté quand il n'était qu'aux débuts du collège. Une longue écharpe, toute douce, couleur lavande.
« Pour te protéger. Du froid et de tout le reste. » lui avait-elle dit, souriante, en lui passant autour du cou pour la première fois.
Il avait eu du mal, au début, à la mettre, car elle était excessivement longue. Mais à la fin de sa croissance, qui avait été rapide à sa puberté, il avait largement pu l'enrouler, et même la laisser un peu flotter dans son dos, vu sa taille à lui.
Il l'avait en rentrant à l'hôpital, il en était certain. Sauf que là, il ne l'avait plus. Qu'avait-il bien pu se passer ? Par malheur, cela faisait partie des souvenirs qu'il cherchait en vain dans sa mémoire pleine de zones d'ombre. Sauf que maintenant il se souvenait de son écharpe et ne comprenait vraiment pas comment il avait pu oublier quelque chose d'aussi important pour lui. Auparavant, il gardait tout le temps son écharpe. Même en été. Il ne l'enlevait que pour se laver ou se baigner, et la nuit puisque une fois il avait failli s'étrangler avec en s'enroulant de trop dedans pendant son sommeil.
Avant, il se sentait bien avec son écharpe autour du cou. Elle avait été rassurante, apaisante. Sa douceur lui rappelait sa grande sœur et lui avait donné l'impression de ne pas être seul.
C'était tout à fait ce qu'il lui fallait dans un endroit comme celui-ci.
La porte s'ouvrant mis fin à ses réflexions et il écarquilla légèrement les yeux en voyant son médecin favori apparaître, un large sourire sur le visage. Doucement, le cœur d'Ivan se mit à battre plus vite, et un sourire apparut sur ses lèvres.
Voyant cela, Alfred rosit légèrement. Le sourire d'Ivan illuminait son visage. Il était si heureux que ça de le voir ? Cette idée l'enchantait tout particulièrement. Il était devenu bien plus proche de son patient que ce qu'il aurait pensé…
-Bonjour ! s'exclama-t-il. Comment ça va ? Tu n'as pas pris les nouveaux traitements j'espère ?
-Bonjour, sourit Ivan. Je vais assez bien pour quelqu'un en hôpital psychiatrique… et non, je ne les ai pas pris. Je les ai fichu à la poubelle.
-Good ! s'exclama Alfred. Je vais finir par ordonner à ce qu'on ne change plus mes traitements, si ça continue…
Il vint faire le point sur son état physique et mental, et Ivan se sentit mal à l'aise lorsqu'il fut contraint de raconter comment s'étaient déroulés les deux dernières semaines.
Alfred sembla extrêmement peiné, puis horrifié lorsqu'il lui raconta qu'il avait failli se suicider.
Sans trop s'en rendre compte, il prit la main d'Ivan et la pressa fort.
-Oh Ivan… je suis tellement désolé… souffla-t-il.
Le Russe lui offrit un petit sourire.
-Ce n'est pas arrivé donc ça va…
-On peut dire que votre pathologie vous a sauvé la vie, aussi curieux que ça puisse paraître…
Ivan lui raconta ensuite la venue de sa petite sœur, ce qui réjouit énormément le médecin. Il trouvait cela très positif d'avoir eu la visite d'une personne proche qu'il n'avait pas vu depuis très longtemps, et encore plus du fait qu'elle avait réussi à rendre sa maladie docile. Cela permettait à Ivan d'avoir la preuve que c'était possible. Qu'il pouvait lui aussi s'en sortir.
À la fin de son récit, Ivan resta silencieux quelques secondes puis remarqua enfin la main d'Alfred dans la sienne. Il n'osa pas l'ôter et la serra même légèrement.
Alfred tourna ses yeux océan vers lui. Leurs yeux se croisèrent et aucun des deux ne parvint à détourner le regard ou à s'écarter.
Aucun des deux ne s'était jusque-là tenu si proche de l'autre de cette façon et ils se rendaient compte qu'ils ressentaient plus que ce qu'ils pensaient.
Ivan réalisait vraiment, pour une fois, à quel point il avait besoin de contact physique. Il l'avait remarqué avec Katyusha et Natalya. Leurs câlins, leurs bisous, leurs caresses de sœurs… cela lui avait fait un bien fou, au-delà de ce que l'on pouvait imaginer.
Mais là… c'était totalement différent. Il n'aurait su l'expliquer.
Il avait déjà aimé, auparavant, mais cette fois-ci, c'était autre chose. Quelque chose de plus fort encore.
Et… il avait, à ce moment-même, envie de tellement plus.
Alfred, lui, n'avait jamais vraiment pris le temps de s'intéresser à quelqu'un. Il avait eu diverses histoires, avec des femmes, puis des hommes, mais jamais quelque chose de très sérieux. Ses études lui avaient pris tout son temps, il avait largement préféré se concentrer dessus.
Alors l'envie qu'il avait soudainement de faire bien plus que de tenir la main d'Ivan était plutôt nouvelle. Pas qu'il n'ait jamais eu de pulsions mais là ce n'était pas juste une envie physique. C'était une envie de… de… de tout. D'Ivan tout entier.
Est-ce que son frère avait vraiment raison ? Est-ce qu'il était réellement amoureux de son patient et ami ?
Cela lui avait paru complètement stupide et surréaliste. Plus tant que ça, maintenant.
Cependant, l'un des deux s'écarta et ils furent bien obligés de reprendre leurs esprits, particulièrement gênés.
Les joues rouges, Alfred finit son travail et prescrit de nouveau son propre traitement à Ivan. Puis il fixa leur prochaine séance dans son bureau et fit mine de s'en aller.
Tout à ses pensées sur ce qui venait de se passer entre eux (ou plutôt sur ce qui aurait pu se passer), Ivan manqua de ne pas réagir mais il l'interpella au dernier moment.
-Attends ! s'exclama-t-il.
Alfred se tourna vers lui pour le regarder d'un air interrogateur et un peu gêné.
-O-oui ?
-J-je… est-ce qu'il y a un endroit où on peut récupérer les objets qu'on nous a pris quand on est entrés ici ?
Alfred le dévisagea quelques secondes, ne s'attendant pas à cette question. Puis, il réfléchit en plissant les yeux.
-Je ne crois pas qu'il y ait une pièce de ce genre… qu'est-ce que tu voudrais récupérer ?
-Mon écharpe… celle que ma sœur aînée m'a faite quand j'étais plus jeune. Avant, je ne la quittais jamais… elle est violet pâle, et très longue, décrit le slave.
Alfred se gratta la tête avec une moue indécise.
-Je vais me renseigner à ce sujet. Je ne te promets rien, mais je vais voir ce que je peux faire !
Les lèvres du Russe s'étirèrent en un sourire soulagé qui troubla un peu le blond aux yeux bleus.
-Merci beaucoup ! s'exclama le patient.
-De rien, sourit gentiment Alfred. C'est normal. Bon, je vais te laisser… j'ai encore des visites à faire !
Il le salua de la main et sortit de la chambre.
Resté seul, Ivan s'allongea sur son lit et croisa ses mains derrière la tête.
Ce qu'il ressentait pour Alfred lui faisait un peu peur, mais ce n'était rien comparé au bonheur que cela pouvait lui apporter.
oOoOoOo
Alfred se frotta les cheveux devant sa partie de poker en ligne. Il reprit une bouchée de son hamburger et se concentra. Il fallait absolument qu'il gagne cette partie-là…
L'Américain sursauta lorsque la sonnerie de son téléphone retentit, et il décrocha en râlant un peu.
Son air maussade se transforma en sourire lumineux lorsqu'il entendit la voix de son interlocuteur.
-Ooooooh Mattie ! Comment tu vaaaaaaas ? s'exclama-t-il. T'es bien arrivé ?
Son jumeau était déjà reparti au Canada mais en promettant qu'il reviendrait pour les fêtes de fin d'année.
-Je vais bien, merci. Je suis bien arrivé ! Et toi, comment ça va ? lui répondit la voix de son frère.
-I'm fine ! Comment ça se fait que tu m'appelles si vite ? Même si ça m'fait plaisir, hein !
Alfred s'était écarté avec sa chaise à roulettes et avait posé ses pieds sur son bureau, tout en conservant son grand sourire aux lèvres.
-Eh bien… je n'arrive pas à joindre Papa ou Daddy alors j'aimerais que tu leur demandes si Gilbert pouvait venir passer le réveillon chez nous cette année ?
La gêne était perceptible dans la voix du blond aux yeux violets et le sourire d'Alfred s'agrandit encore plus. Cependant, son jumeau lui coupa la parole avant qu'il ne puisse lui poser des questions embarrassantes.
-Et non on est pas ensemble ! C'est juste que son petit frère les passera avec son copain et leur meilleur ami et que du coup ça m'embête qu'il se retrouve tout seul !
-T'es pas marrant Mattiiiiiiiiiie ! Je sais qu'il te plaît ! bouda Alfred.
-C-c'est pas la question !
-D'accord, d'accord… j'en parlerai à Papa et Daddy ! soupira-t-il.
Ils parlèrent encore un peu et Mattie esquiva le sujet de discussion qui le gênait, jusqu'à ce qu'ils doivent tous deux raccrocher.
Un sourire aux lèvres, Alfred s'apprêtait à tirer de nouvelles cartes lorsque l'on toqua à sa porte.
-Entrez… soupira le médecin.
C'était l'heure de sa pause bon sang ! Pourquoi le dérangeait-on ?
Il pâlit lorsqu'il vit qui était son visiteur. Ses mains se mirent à trembler légèrement et il se recroquevilla dans son siège.
-Qu-qu'est-ce que vous faites ici ? s'exclama-t-il d'une voix trop aiguë à son goût.
-T'avertir, gronda l'homme.
-D-de quoi ? Je vais payer, je vous l'ai promis !
-Justement… tu me dois beaucoup, et tu es en retard pour le paiement ! Je te préviens Alfred Jones, si tu ne me paies pas avant la fin de l'année, tu vas le regretter !
Sur ce, l'homme s'en alla en claquant la porte.
Tout tremblant, le médecin enfouit son visage contre ses bras.
Décidément, cette journée était un peu trop pleine en émotions…
Il jeta un œil sur sa partie en ligne et l'annula. Actuellement, jouer au poker était bien la dernière chose qu'il avait envie de faire…
Tout pâle et tremblant, il se leva.
Courir un peu dans le parc l'aiderait à trouver une solution à ce problème qui l'envahissait depuis plusieurs mois.
oOoOoOo
L'écharpe était belle. Toute douce, et les mailles régulières. Alfred la contempla avec un sourire. Elle était dans le bureau du directeur de l'hôpital. Elle n'avait pas été très compliquée à récupérer… l'homme n'était pas quelqu'un de foncièrement méchant, juste désabusé, comme la majorité du personnel. Les gens ne venaient jamais récupérer les objets confisqués à l'entrée, aussi il ne s'attendait pas à voir le plus jeune des médecins venir récupérer cette écharpe appartenant à l'un des patients.
Le directeur avait apprécié ce petit jeune. Il revoyait le jeune médecin qu'il avait été il y avait longtemps, plein d'énergie et d'espoir. Une chance que leur hôpital compte ce médecin parmi ses rangs, c'était bien rare de trouver des docteurs vraiment investis dans leur travail en hôpital psychiatrique…
Alfred avait donc l'écharpe d'Ivan en main et il ne put s'empêcher d'enfouir son nez dedans pour voir si elle avait gardé son odeur. Ce n'était pas le cas… il s'en serait douté…
L'Américain se leva en soupirant. Sa tête était pleine de son gros problème… il valait mieux aller voir Ivan pour lui donner cette écharpe. Il était tard, il n'avait plus de travail à accomplir, il pourrait rester discuter avec lui, dans sa chambre.
Cela lui ferait beaucoup de bien.
Quelle idée de tomber amoureux de son patient… Alfred ne parvenait pas à se traiter d'idiot, cependant. Ivan lui donnait envie d'aimer. Et cela lui donnait encore plus envie de le sauver, de le faire sortir d'ici. De l'aider ensuite à se réinsérer dans la vie normale, de continuer à le voir, d'en apprendre plus sur lui, de partager des moments avec lui…
Enfin… encore fallait-il qu'il se débarrasse de ses problèmes actuels. Avec sa vie potentiellement en danger, il ne risquait pas d'aider qui que ce soit si un jour on retrouvait son corps dans un vieux caniveau…
-Allez Alfred, arrête de penser à ça ! s'engueula-t-il lui même. Ferme-la et va voir Ivan ! Les autres, tu les emmerdes !
L'écharpe dans les mains, il se dirigea vers la chambre d'Ivan.
Il ne perdait pas espoir, après tout, peut-être qu'il aurait le courage d'avouer ses bêtises avant la fin de l'année...
*Bruit de film d'action* Alors, vous l'aimez, ce plot twist digne d'un film de gangster cliché au possible ? :')
Le pire c'est que je l'assume, même si j'en ai un peu honte.
C'est également avec une fierté toute particulière que je poste ce chapitre, car c'est la première fois que je poste une fic qui va au-delà de huit chapitres, en dix ans à écrire des fanfics. Oui c'est un ratio plutôt ridicule, mais quand même ! ;w; (En plus j'écrivais que des trucs nuls sur ... oui je sais tout le monde s'en tamponne l'oreille avec une babouche.)
J'espère que vous avez apprécié tout de même, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions, de me jeter des briques devant cet élément scénaristique cliché ou de me dire par exemple si vous aussi vous partagez mon amour pour l'écharpe d'Ivan.
À la prochaine, merci à tous pour votre fidélité, les lecteurs, les guests, ceux qui lisent et qui ne commentent pas… je vous aime tous ! *vous lance des pâtisseries*
