Adrien n'avait jamais compté sur la chance pour l'aider. Lorsqu'ils étaient en mission, il comptait sur celle de Ladybug, mais il s'était résigné et avait accepté sa malchance. Être Chat Noir n'avait pas que de bons côtés, et parfois, il se demandait pourquoi est-ce qu'il était celui qui portait ce fardeau (et, juste après, se rappelait que sans cela, Ladybug serait la malchanceuse, et il de ne voulait certainement pas ça).

Mais ce jour-là était particulièrement horrible.

(C'était ce qu'il pensait pour le moment, d'accord, il avait vu Nino et la journée n'était pas finie ; mais la succession d'évènements horriblement agaçants ne le mettait pas de bonne humeur, lui qui était venu avec la charmante intention de révéler son identité à la fille qu'il aimait tant).

La réunion avec Nathalie avait pris plus de temps — et de négociations, pour être exact —, qu'il ne l'avait prévu. Et puis, au lieu des yeux brillants comme la Lune et des jolis sermons de Ladybug, il faisait face à un homme écroulé, gémissant et qui avait l'air complètement perdu. Lorsque Adrien essaya de l'aider à se relever, l'homme se laissa d'abord faire, puis trébucha, tombant sur ses genoux. Il posa ses mains sur le sol et commença à tâter le goudron autour de lui. Ses yeux semblaient vitreux, et étaient fixés sur un point fixe alors qu'il essayait de trouver quelque chose auquel s'accrocher ; et cela percuta Adrien. L'homme ne pouvait plus voir.

Il voulut lui parler, mais une sorte de rayon coloré frappa le trottoir près de lui avec un bruit sourd, si bien qu'Adrien crut qu'il avait détruit une partie du goudron. Ce n'était pas le cas, et le sol était intact, ce qui soulagea le garçon ; au moins il n'avait pas à craindre que des gens soient blessés. Il roula sur le côté pour éviter un second rayon, cherchant la source de ce dernier avec précaution. En tant que Chat Noir, ses sens étaient légèrement plus développés que la norme, même s'il lui avait fallu beaucoup de temps pour s'y faire.

Le toit, lui dictèrent ses sens.

Il se retourna et s'accrocha à une fenêtre voisine pour se hisser vers le haut. Il aurait tout aussi bien pu utiliser son bâton, mais il devait pour cela effectuer un trajet en ligne et serait une cible facile aux yeux du vilain. De fenêtres en fenêtres, il monta habilement jusqu'au haut de la vieille maison, s'accrochant fermement à la gouttière pour se hisser sur le toit.

C'était un garçon, peut-être un peu plus âgé que lui ; à la peau bronzée et aux cheveux châtains. Cachant ses yeux, quelque chose qui ressemblait à des lunettes, composé d'une large barre rouge, semblait être à l'origine des rayons. À part cela, Adrien constata que leurs costumes étaient semblables : simples et sombres, bien que celui du vilain comportât quelque chose en plus, un dessin qui ressemblait à un avion en papier vu de haut.

— Hey, Postman, appela Chat Noir, et si tu venais par là ?

L'autre se retourna et, avec irritation, lança un rayon en sa direction, que Chat Noir parvint à éviter.

— Je ne suis pas Postman, dit-il avec haine, je suis le Séparateur.

Adrien devait agir avec précaution ; il pouvait facilement se faire toucher, et les rayons laser étaient trop rapides pour qu'il puisse tous les éviter. Il se hissa sur un toit voisin, pour qu'il soit plus difficile de le cibler.

— Le Séparateur ? Demanda-t-il. Ça n'a pas l'air cool, ça !

— J'ai été séparé de mes amis et ma famille ! Répondit le vilain, Je suis ici, seul et désorienté, et je suis sûr que je ne leur manque même pas ! Maintenant, tout le monde verra ce que je ressens.

Adrien se baissa, et remarqua un bout de papier qui ressortait légèrement de l'une de ses poches. Peut-être s'agissait-il de l'objet infecté par l'akuma ? Une carte postale ?

— Étudiant ? Questionna Adrien.

— Plus maintenant.

Cette fois-ci, il réussit à peine à éviter le rayon, et décida de redescendre pour essayer de se cacher. De toute évidence, il ne parviendrait pas à saisir l'akuma seul, encore moins dans un endroit dégagé comme celui-ci. Il devait vite appeler Ladybug.

Le jeune homme décida de passer par l'intérieur du bâtiment pour descendre, c'était ce qui semblait être le plus prudent. Lorsqu'il se sentit assez loin du Séparateur, il saisit son bâton et joignit sa partenaire, lui indiquant qu'il avait besoin d'aide. Il espérait qu'elle serait rapidement là. Ils se dépêcheront de vaincre le super-vilain, et ils pourraient parler.

Se retrouvant une nouvelle fois dans la rue, il décida de progresser vers Notre-Dame, qui n'était qu'à quelques rues. Cependant, il ne pouvait pas juste laisser les victimes du Séparateur allongées par terre, comme plongées dans un profond désespoir. Il s'approcha de ce qu'il pense être une famille, se demandant pourquoi est-ce que malgré leur non-voyance, ils ne se blottissait pas les uns contre les autres, attendant que cela passe. Il s'accroupit devant une très jeune fille, et posa sa main sur son épaule. Elle frémit à peine au contact.

— Q-qui est-ce ? Demanda-t-elle d'une voix lointaine.

— Je suis Chat Noir, expliqua Adrien, faisant de son mieux pour parler d'une voix calme. Ne vous inquiétez pas, Ladybug et moi allons régler le problème, et votre vue reviendra. En attendant, essayer de vous regrouper avec ceux que vous connaissez…

Il la sentit frissonner.

— Aidez-moi, plaida-t-elle d'une voix chargée de sanglots, comme si elle n'écoutait pas ce qu'il lui disait. J'ai- j'ai besoin-

— Tout ira bien, rassura-t-il.

Il devait se dépêcher de rejoindre Ladybug. De toute évidence, le Séparateur faisait plus qu'enlever la vue à ceux qu'il touchait. Adrien espérait que tout irait bien.

Il eut l'impression d'apercevoir une silhouette au loin. Ladybug ? Une fraction de seconde plus tard, elle avait disparu. Il plissa ses yeux pour la retrouver, fouillant les toits et les murs du regard. Se cachait-elle ? Il avait besoin d'elle maintenant. Il espérait réellement qu'elle ne tenterait pas de l'éviter, même si elle voulait le rejeter, car leur travail d'équipe en serait affecté.

Puis, il y eut un éclair coloré.

Il avait baissé sa garde.

— — —

— — —

Lorsque Marinette arriva près de la scène, elle eut le temps de voir brièvement le super-vilain, et se rendit rapidement compte qu'il touchait les autres avec des rayons lasers. C'était un peu cliché, certes, mais aussi dangereux, et ils ne pouvaient pas l'attaquer de face. Elle décida de se cacher pour le moment, et de rejoindre Chat avec discrétion, comptant sur l'effet de surprise pour pouvoir vaincre le vilain.

Sauf que Chat Noir avait dû l'apercevoir, parce qu'il restait debout, comme un idiot en plein milieu de la rue, la cherchant du regard. Ladybug grogna en voyant leur ennemi arriver derrière lui. Son partenaire était complètement exposé ! À quoi pensait-il ?

Lorsque Chat Noir s'en rendit enfin compte, il était trop tard pour éviter le rayon. Mais elle n'était pas loin, et eut le temps de lancer son yoyo juste à temps, qui arriva quelque part entre lui et le vilain, réfléchissant le rayon, qui alla toucher un bâtiment à côté.

Elle sauta de son abri, relançant son yoyo pour l'enrouler autour du bras de son partenaire, l'entrainant rapidement avec elle derrière un bâtiment.

— Tu es en retard, fit remarquer le garçon, essoufflé.

Tu étais en retard aussi, répondit-elle. Et je viens de te sauver, non ?

Il sourit, une lueur amusée dans le regard.

— Merci, ma Lady, souffla-t-il.

Elle leva les yeux au ciel, mais afficha un air amusé pour montrer qu'elle n'était pas vraiment en colère. Parfois, il faisait des choses un peu stupides, mais elle était pareille, et ils étaient partenaires, ils pouvaient compter l'un sur l'autre.

— De rien, chaton, dit-elle.

Elle regretta à peine ses mots, lorsqu'elle vit l'air clairement satisfait du garçon. Allons donc, appréciait-il le surnom ? Elle résista à l'envie de réprimer (gentiment), mais ils avaient d'autres choses à faire, pas vrai ? Et purifier cet akuma en faisait partie.

— Tu as pu l'approcher ? Demanda-t-elle. Quels sont ses pouvoirs ? Tu as repéré l'akuma ?

Il haussa les épaules, l'air contrarié.

— Je ne suis pas sûr… Il dit se nommer le « Séparateur ». Quand il touche les gens, ils deviennent aveugles, mais je ne suis pas sûr que ça s'arrête là, ils ont l'air d'être dans un sale état. J'ai essayé de discuter avec une victime, mais elle n'avait pas l'air de beaucoup réagir au son de ma voix… Et je pense que l'akuma est dans une sorte de carte postale dans sa poche.

Elle hocha gravement la tête. Ils allaient retourner dans l'allée principale, et tenter d'arranger les choses. Elle réfléchit rapidement ; Chat Noir pourrait essayer de le distraire, après tout il ne pourrait pas les attaquer en même temps. Elle ne voulait pas qu'il se fasse toucher par l'un des rayons, mais même si cela arrivait, si elle lui piquait la carte postale, elle aurait juste à purifier le papillon et arranger les choses, il retrouverait immédiatement la vue.

Elle ouvrit la bouche pour demander son avis à Chat, mais un bruit retint son attention.

— Chat, demanda-t-elle, est-ce que le Séparateur est déjà venu dans cette rue ?

Il sembla réfléchir quelques instants.

— Il venait de cette direction, je dirais que oui. Je ne l'ai pas vu, mais…

Marinette avança sur quelques mètres, jusqu'au coin de la rue. Il y avait une femme de l'âge de sa mère, agenouillée sur le trottoir, et elle semblait chercher quelque chose ; ou quelqu'un. La rue était plutôt étroite, aussi Marinette ne tarda pas à repérer la voiture décapotable arrêtée en urgence sur la voie. Juste à côté, un bébé était allongé sur le sol. Elle se dépêcha de le prendre dans ses bras pour vérifier qu'il allait bien, et soupira lorsqu'elle sentit les petits battements de son coeur.

Elle songea au scénario le plus probable : sa mère avait dû arrêter la voiture et avait voulu courir avec son bébé pour s'abriter, mais avait été touchée par le rayon et sur le coup, l'avait laissé tomber. Le bras du petit était tout égratigné, mais aucune autre blessure n'était apparente, alors Marinette supposa qu'elle avait dû se baisser à ce moment. La femme se hissa sur la route, à côté de la voiture, en rampant.

— A-Alice ? Murmura-t-elle. Alice, bébé, où es-tu ?

— Ladybug ? Appela Chat Noir, d'un peu plus loin. Tout va bien ?

— Oui ! Cria-t-elle. J'arrive dans deux minutes.

La femme s'était arrêté.

— Il y a quelqu'un ?

— Oui, c'est Ladybug, dit Marinette d'une voix lente et calme. Ne vous inquiétez pas, votre bébé est en sécurité. Je vais vous emmener à l'intérieur d'un immeuble, le temps que ça passe. C'est trop dangereux de rester sur la route.

Elle réussit à l'aider à se relever, tout en gardant le bébé dans les bras.

— J-je crois que je peux tenir debout, dit la femme. Est-ce que je peux l'avoir ?

Marinette l'amena près de la porte, qu'elle ouvrit. Elle lui remit la petite, s'assurant bien que la femme la tenait fermement.

— Merci, murmura cette dernière.

— Tout ira bien, répondit-elle. Attendez ici.

Elle devait se dépêcher de rejoindre Chat Noir. Il n'était qu'à quelques mètres, et le vilain était certainement dans la rue d'à côté. Elle voulut appeler son partenaire, mais il lui parla avant qu'elle eut le temps de le faire.

— Ladybug, dit-il, dépêche-toi. Je ne sais pas où est le Séparateur, je ne l'entend plus.

Elle courut vers lui, lui faisant signe de la suivre, et ils retournèrent dans la rue où le Séparateur était il y a quelques minutes encore. Mais à part les quelques personnes touchées, il n'y avait plus rien. Chat Noir sembla s'arrêter de bouger, de respirer.

— Je n'entends rien, dit-il très bas. Il se cache.

Qu

— Ladybug, continua-t-il dans un murmure, cache-toi. Cachons-nous jusqu'à ce qu'il réapparaisse, on ne peut pas se permettre de se faire toucher.

Elle hocha la tête, et se glissa dans une voiture encore ouverte, suivie par Chat Noir. Les vitres étaient fermées, et à priori, s'ils se baissaient suffisamment, le Séparateur ne pourrait pas les voir. Près d'elle, elle sentit la source de chaleur qu'était Chat Noir. Elle calqua son rythme cardiaque sur le sien, sa respiration sur la sienne, et tenta de se faire la plus petite possible. Elle espérait que le Séparateur apparaîtrait rapidement, car elle n'aimait pas avoir à se cacher comme cela. Ils entendirent bientôt la voix du vilain qui les appelait (comprenant sûrement qu'ils se cachaient), mais il semblait encore loin. Ils se firent tout petit, prêts à sortir dès qu'il serait plus proche.

Leurs têtes étaient baissées. Ils ne pouvaient pas vraiment se regarder dans cette position, mais Marinette s'autorisa à lui lancer un coup d'oeil. Elle se rendit compte qu'il faisait la même chose, et retint un sourire. Les yeux émeraudes, aussi beaux que des pierres précieuses, furent la dernière chose que Marinette vit avant de se rendre compte qu'ils faisaient une erreur.

Ils avaient pensé pouvoir sortir de la voiture si jamais le Séparateur s'approchait, et être protégés s'il était loin, car ils étaient à l'intérieur.

Sauf qu'ils n'étaient pas protégés. Les rayons n'étaient pas arrêtés par les vitres. Et ils pouvaient se réfléchir.

Le rétroviseur.

— — —

— — —

Marinette avait l'impression de se noyer.

Il y a quelques secondes, elle regardait les jolis yeux de Chat Noir, puis juste après, elle ne voyait plus rien. Tout était noir. Noir, noir, noir. Bien sûr, Marinette avait déjà été confronté au noir, elle s'était déjà déplacé dans une pièce plongée dans l'obscurité, et arrivait même à se déplacer sur les toits de Paris lorsqu'elle ne voyait presque rien. Cela n'aurait pas dû la gêner autant.

Elle avait mal au coeur. Elle essaya de bouger, mais son corps était engourdi, et elle n'arrivait pas à sentir, à toucher correctement. Quelle était cette matière sous ses doigts ? Touchait-elle au moins quelque chose ? Elle n'était même pas sûre.

Elle voulut ouvrir la bouche, mais elle n'entendait même pas ce qui se passait autour. Elle sentit son corps trembler, ne sachant même plus où elle était, dans quelle position, ne ressentant plus rien, ni les sons, ni les odeurs.

Cela la rendit folle.

Chat Noir, pensa-t-elle, où était Chat Noir ? Était-il toujours à côté d'elle ? Elle voulait revoir les émeraudes brillantes encore une fois, et se rassurer.

Elle tenta de se calmer. Elle était sûre que Chat Noir ne l'avait pas laissé, et il fallait qu'elle réagisse. La femme à qui elle avait parlé avait pu lui répondre, cela signifiait qu'elle pouvait résister, au moins assez pour pouvoir entendre à nouveau. Au bout de quelques secondes, elle commença à ressentir, mais ce n'était pas normal. Les bruits étaient distordus, les sensations ne semblaient pas réelles. Elle eut l'impression que son corps était déplacé quelque part, mais elle ne pouvait même pas dire si c'était vrai, ou bien si son sens de l'équilibre l'avait aussi complètement lâché.

— …ybug

Elle avait l'impression de sentir à nouveau le sol froid sous ses jambes.

Ladybug !

Chat Noir ?

Elle essaya de se concentrer sur la voix, mais ne parvint qu'à comprendre que quelques mots, bien qu'elle comprit que Chat Noir était celui qui lui parlait, et qu'il répétait en partie son nom.

— Ladybug, entendit-elle plus clairement, tout va bien, Ladybug, je suis là, tout va bien.

Elle réalisa qu'elle était en train de gémir. Marinette essaya de s'imaginer l'expression qu'elle devait avoir pour Chat ; elle lui offrait probablement un visage paniqué, voire désespéré. Mais elle pensait pouvoir se calmer plus facilement. D'une certaine façon, la voix de son partenaire semblait l'aider à émerger. D'accord, tout était froid, et confus, et lointain. Mais il était là, et c'était tout ce qui comptait. Elle pouvait le faire, certainement. Il comptait sur elle, et elle refusait de le laisser.

Elle ne le laisserait pas seul.

Chat Noir avait besoin d'elle, parce qu'il ne pouvait pas purifier un akuma, et parce qu'il avait besoin de son affection — elle l'avait bien compris à présent, le garçon était rejeté par sa famille et n'avait personne à qui vraiment parler (tout comme ; elle avait Alya et ses parents, mais ils ne savaient pas tout).

— Nous sommes à l'abri pour le moment, d'accord ? Je ne bougerais pas tant que tu ne te sentiras pas mieux. Reste avec moi.

Elle essaya de parler, elle devait parler. Elle réussit à sentir le costume de Chat Noir contre ses doigts, et essaya de faire quelque chose.

— Tout ira bien, tu as vu les victimes, dehors ? Certaines arrivaient à bouger, tu- tu vas aller mieux, d'accord ?

Parler. Comment ne pouvait-elle pas réussir à parler ?

— Je suis avec toi, Ladybug, répéta son partenaire, je t'aime.

— — —

— — —

Un léger son s'échappa de la bouche de Ladybug, et même s'il était plutôt incohérent, Adrien réussit presque à entendre son nom. Il soupira, heureux d'y voir un signe que la jeune fille soit en mesure de l'entendre.

Lorsqu'elle s'était écroulée, il avait compris l'erreur qu'ils avaient commise, et avait immédiatement réagi. Il était sorti de la voiture et avait, à l'aide de son Cataclysme, fait tomber un immense panneau publicitaire entre eux et le Séparateur pour leur donner le temps de se cacher quelque part. Il ne voyait pas comment il aurait pu faire autrement, et il n'était pas question de se faire toucher lui aussi.

Ladybug semblait dans un sale état. Elle respirait bruyamment, son corps entier tremblant et de temps à autre, gémissait comme si elle ressentait une immense douleur. Sa peau était glaciale, et plus pâle que jamais, et il détestait la voir comme ça. Il savait qu'elle devrait au moins être capable de pouvoir marcher, mais cela demanderait sûrement du temps. Y avait-il quelque chose qu'il pouvait faire pour l'aider ?

Il était conscient que la seule façon de la guérir était de purifier l'akuma, mais c'était Ladybug qui purifiait les akumas, pas lui. Il ne voulait pas trop attendre. Plus il attendait, plus le vilain était à l'aise avec ses nouveaux pouvoirs, plus il était dangereux et plus il faisait de victimes. Vu l'était dans lequel sa partenaire semblait être, il songea qu'être touché par son rayon ne devait pas être très agréable.

Mais il y avait bien une fois où il avait été possible de contrer l'effet d'un akuma sur eux. S'il en croyait ce qu'il avait vu sur le Ladyblog (et ce que Ladybug avait refusé de lui raconter en détail), Ladybug avait déjà réussi à le libérer de l'emprise d'un super-vilain : le Dislocoeur. Elle avait contré son pouvoir en l'embrassant (il avait été incroyablement frustré de l'apprendre de quelqu'un d'autre).

Si le Séparateur procurait une impression d'isolement et de solitude à ceux qu'il touchait, tout ce qu'il avait à faire était de lui montrer qu'elle n'était pas seule, n'est-ce pas ? Les pouvoirs du Séparateur semblaient avoir affaire avec la rupture avec les autres, et la solitude. Il savait que Ladybug était forte, elle pourrait y arriver.

Il continua à prononcer son nom, et des mots doux ; il caressa ses cheveux avec tendresse et se montra patient. Elle réagissait de mieux en mieux au son de sa voix.

— … Chat Noir ?

Le son était faible mais elle parlait ! Il sourit, fier de voir la technique marcher, et la jeune fille se battre. Elle avait été touchée depuis très peu de temps, et elle semblait se sentir mieux déjà.

Il continua à lui parler, et elle lui répondit quelques autres fois, d'une voix de moins en moins faible. Il était assis, adossé à un mur (il s'était glissé dans un hôtel vide, derrière un comptoir), et avait allongé Ladybug contre ses jambes. Il sentit sa main contre son torse, et lorsque ses doigts bougèrent enfin, il sourit.

Bip.

Il grimaça en entendant le son qu'émit sa bague. Il ne lui restait plus que quelques minutes, mais Ladybug ne pouvait pas le voir, et il souhaitait qu'elle sache qui il était de toute façon.

— J-je crois que je vais mieux, murmura Ladybug. J'ai envie d'essayer de me lever—

— Attend, demanda-t-il, tu trembles encore, je ne sais pas si c'est une bonne idée…

Elle grimaça, et bougea encore ses doigts.

— Je veux quand même essayer.

Il savait qu'elle n'était pas capable de voir, alors Adrien fit de son mieux pour la soutenir, et se décala sur le côté, la tenant comme une perle précieuse pour ne pas la faire tomber. Elle prit une grande inspiration et ses jambes formèrent un arc, prêtes à la tenir debout. Il appuya sur son dos, la faisant lentement remonter vers le haut.

Bip.

Ladybug ne sembla pas entendre le bruit, elle était trop concentrée sur sa position. Les jambes tremblantes, elle se releva entièrement, et Adrien fit de son mieux pour amener ses mains au mur, qu'elle puisse s'y appuyer correctement.

— Tu es prête ? Demanda-t-il. Je te lâche ?

Elle hocha la tête, et il s'écarta de quelques centimètres. Elle se servait du mur, mais au moins, elle semblait tenir. Ses yeux étaient fermés, et son expression sérieuse, elle abordait un rictus concentré. Même ainsi, Adrien la trouvait belle. Ladybug resta quelques secondes sans bouger, puis essaya de se décoller du mur, tentant un pas sur le côté. Mais il y avait une pile de feuilles étalées par terre, la jeune fille trébucha dessus, et Adrien dû se précipiter vers elle pour la rattraper. Il s'adossa au mur, la tenant dans ses bras, et glissa jusqu'à une position assise.

Bip.

— Tout va bien ? Demanda-t-il avec inquiétude.

Ladybug enfouit son visage contre son torse, prenant quelques secondes pour se calmer.

— Je vais bien, marmonna-t-elle. Je crois que la chute m'a désorienté un peu, désolé. Je vais reprendre mes repères et réessayer

— D'accord, répondit-il.

Ils attendirent un peu, toujours enlacés, et même si Ladybug avait sûrement déjà remarqué la façon dont elle était contre lui, elle ne faisait rien pour se dégager. Il se dit que c'était un bon signe. Le Séparateur semblait avoir rejoint une autre rue, car il n'entendait plus rien.

Son attention se dirigea vers le visage de Ladybug, notant avec joie qu'elle semblait aller mieux ; son visage était plus détendu, ses sourcils relevés, comme si elle s'était endormie. Il savait que ce n'était pas le cas, et c'était rassurant. Ses paupières tressaillirent plusieurs fois, mais elle n'ouvrit pas les yeux.

La dernière patte de son anneau s'éteignit, et il grogna. Son costume de Chat Noir disparu, remplacé par les vêtements normaux d'Adrien ; t-shirt sombre, chemise blanche, jeans. Ladybug sembla noter un changement et fronça les sourcils.

— Chat ? Demanda-t-elle.

— Ne t'inquiète pas, dit-il, je vais—

Les mots restèrent coincés dans sa gorge. Ladybug avait ouvert les yeux, et il se plongea dans le lagon familier, tendre et chaleureux. Elle ne parlait pas, et il se demanda si elle pouvait le voir. Ses yeux semblaient vitreux, et ses pupilles cherchaient un point à fixer. Elle réussit à reculer légèrement sa tête, lui faisant face. Le garçon retint sa respiration, alors qu'elle plissait les yeux, comme si elle essayait de regarder quelque chose de très loin.

Puis il vit son expression se figer. Elle ouvrit la bouche, et bloqua ses épaules, refusant de bouger.

— A-Arien ? Demanda Ladybug d'une voix abasourdie.

— — —

— — —

Au moment où Marinette avait senti qu'elle pourrait enfin ouvrir les yeux, elle avait hésité. Cela ne lui avait pris que quelques secondes, et le costume de Chat avait eu le temps de se transformer en coton sous ses doigts. Oh, même privée de sa vision, elle pouvait bien deviner ce qui s'était passé, et ses sens lui revenaient plus clairement. Le garçon qui la tenait était Chat, son partenaire, la personne à qui elle avait décidé de donner une chance, et il restait cette personne, masque ou pas.

Elle essaya d'ouvrir les yeux. Pour la première fois, la perspective d'être avec lui sans masque ne lui parut pas effrayante, et elle décida qu'elle devait voir si elle avait retrouvé la vue de toute façon. Il était resté près d'elle jusqu'à ce que son sentiment de solitude disparaisse presque, même si elle en ressentait toujours les effets. Elle voulait le regarder.

Elle se souvenait de toutes les fois où il avait dit, en riant, qu'elle ne serait pas déçu. Elle savait qu'il n'était pas sérieux à ce moment-là, mais sentit néanmoins un sentiment d'excitation lui parcourir l'échine. Elle avait décidé d'être avec lui, c'était la moindre des choses, non ? C'était ce qu'il voulait aussi, elle en était presque sûre.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle fut irritée de constater qu'elle ne voyait rien de net. Elle faisait face au vêtement de Chat, et même de près, c'était difficile de le voir en détail. Mais Marinette réussit à s'imaginer le tissu avec précision, car elle l'avait déjà vu à plusieurs reprises : sombre, avec des rayures jaunes, violettes, vertes… Et une chemise blanche par-dessus. Amusée, elle voulut regarder le visage de Chat Noir. Elle avait déjà vu ces vêtements, portés ainsi.

Elle essaya de se concentrer au maximum pour améliorer sa vue, mais il y avait quelque chose d'étrange dans ce qu'elle voyait. Le nez et la mâchoire, elle pouvait les reconnaitre. Les cheveux blonds et les yeux brillants aussi. Quelque chose la gênait, si seulement elle pouvait voir plus nettement ! Son coeur commença à s'accélérer dans sa poitrine, alors que l'image d'un garçon semblable se dessinait dans sa tête. Il avait les joues rouges, et un air désemparé qu'elle ne se rappelait pas avoir déjà vu chez lui. Surtout, ses cheveux étaient décoiffés, bien plus que d'habitude, si bien qu'ils passaient presque au-dessus de ses yeux.

Adrien Agreste.

Adrien. A-D-R-I-E-N.

Adrien était devant elle.

Ce qui n'était pas normal, car Chat Noir était censé être devant elle. Pas Adrien. Chat Noir, sans le masque, et

— A-Adrien ?

— Oui ? Répondit-il en levant un sourcil surpris.

Comment ça, « oui » ? Que faisait-il ici ? Il ne pouvait pas être- il ne pouvait pas…

— Chat Noir ? Répéta-t-elle plus bas.

— Oui ? Dit-il encore, un sourire aimant sur ses lèvres.

Quoi.

Quoi.

Quoi ?

Un geste trop brusque de la tête, et sa vue se brouilla encore. Elle sentit sa lèvre inférieure trembler et retint un cri de stupeur devant une telle révélation. Elle sentit sa détermination à bouger partir en fumée, parce que — tenez-vous bien —, elle était dans les bras d'Adrien Agreste ! Il la sentit probablement se tendre dans ses bras, car il plaça une main dans son dos et traça une ligne le long de sa colonne vertébrale, comme pour la calmer.

— Shhh, fit-il avec douceur, ne t'inquiète pas, prend ton temps pour te relever.

Elle espérait qu'il ne pouvait pas voir la teinte qu'avait prit son visage. Elle devait probablement être toute rouge ; ou toute pâle. Elle ne savait pas vraiment. Les doigts remontaient et redescendaient le long de son dos.

Adrien.

— Tout va bien ?

La voix lui semblait incroyablement proche. Elle tenta de répondre, mais un balbutiement incompréhensible sortit de sa bouche, et Chat N— Adrien se mit à rire.

— Je suis si beau que ça ? Demanda-t-il.

QUOI.

Étonnement, entendre une blague de Chat Noir dans la bouche d'Adrien lui semblait… Bizarre, elle ne savait pas trop comment décrire la scène. Mais elle devait se calmer. Chat Noir était Adrien, d'accord. Il restait la personne qu'elle avait connue pendant presque deux ans, le garçon maladroit avec ses jeux de mots horribles, et un de ses meilleurs amis. Qui flirtait avec elle. Le problème, c'était que tout son cerveau ne coopérait pas, et elle se retrouva avec un empilement de pensées absurdes qui ressemblait de près à cela :

Oh mon Dieu. Adrien Agreste a flirté avec moi pendant presque deux ans. C'est une blague, ça ne peut pas— il m'appelle « Ma Lady » oh mon Dieu. Je l'ai embrassé lors de l'incident avec le Dislocoeur et.. Et… Dans la serre ! La serre ! J'ai embrassé Adrien Agreste dans la serre et je ne le savais même pas !

— Pardon, dit le garçon d'un ton inquiet, comme effrayé d'être allé trop loin avec sa précédente remarque, Ladybug ?

Est-ce ça veut dire que je fantasme sur Chat Noir depuis des mois ? J'ai des photos de Chat Noir dans mon bureau, il ne faut surtout pas qu'il l'apprenne, il serait bien trop satisfait…

— Uhh, Ladybug ? Je crois que j'entends des cris, on devrait essayer d'y retourner…

Marinette se calma instantanément. Elle prit une grande inspiration et essaya une nouvelle fois de se relever. Elle voyait encore flou, mais son équilibre était bien mieux. Elle n'avait pas le temps de paniquer, pas maintenant, quand les gens avaient besoin d'elle. Au moins, elle ne voyait pas Adrien clairement.

— Tu peux te retransformer ? Demanda-t-elle au garçon, sans se retourner vers lui.

— Bien sûr, ma Lady. Plagg, transforme-moi !

Marinette osa enfin se retourner, et fit face au Chat Noir qu'elle avait toujours connu. D'une certaine manière, elle était plus à l'aise comme cela. Elle lui sourit et appela son Lucky Charm, décidée à en finir rapidement.

Une boîte en carton lui tomba dans les bras, et elle sourit. C'était presque trop facile.

Les deux héros sortirent de leur cachette, et Chat dû porter Marinette pour ne pas qu'elle tombe, la menant jusqu'à quelques rues plus loin, où Le Séparateur semblait les chercher. Marinette avait envie d'en terminer au plus vite, et de retrouver ses facultés habituelles. Elle plissa les yeux pour observer le vilain, sa boîte en carton toujours dans ses mains. Elle devait trouver un moyen de lui mettre la boite en carton sur la tête, mais il y avait quelques petites difficultés. Bien sûr, elle ne craignait plus le rayon, alors il était plus prudent qu'elle y aille, mais elle marchait à peine droit, et il n'aurait aucune difficulté à l'éviter. Chat Noir devait le faire, mais il ne devait pas se faire toucher.

La silhouette lointaine du Séparateur était étrangement difficile à cerner, à cause d'une sorte d'éclat, comme s'il avait…

Oh.

— Chat Noir, dit-elle en souriant, j'ai une idée. Dépose-moi sur le bâtiment derrière lui et passe par l'autre côté pour arriver devant lui. Lorsque tu vois que je suis en place, essaye de siffler pour attirer son attention, mais ne t'avance pas.

— Euuh, d'accord ?

— Et prend ça, ajouta-t-elle en lui confiant la boite en carton. Dès que tu peux, met-la-lui sur la tête et lance-moi l'objet infecté par l'akuma.

Elle n'était pas sûre de bien discerner son visage, mais il lui sembla qu'il hochait la tête. Il se baissa pour qu'elle monte sur son dos, et se glissa discrètement dans un bâtiment qu'elle lui avait indiqué, l'accompagnant dans l'ascenseur jusqu'au dernier étage. Elle voyait de mieux en mieux, jusqu'à pouvoir presque discerner les petits chiffres qui indiquaient les étages.

— Cet escalier semble mener en haut, lui dit Chat Noir en indiquant le chemin.

Elle hocha la tête, l'air grave.

— Vas-y, souffla-t-elle.

Il sembla hocher la tête, et tourna les talons. La vue imparfaite, Marinette le vit se fondre dans la masse floue du paysage, ne sachant plus s'il était encore près d'elle ou pas. Elle sentit ses sens vouloir s'ébranler encore, mais elle ne se laissa pas faire. Elle n'avait pas besoin de faire grand-chose, mais elle devait le faire. Elle ouvrit discrètement la porte du toit, après avoir attendu suffisamment longtemps pour que Chat Noir ait eu le temps de se glisser de l'autre du bâtiment.

Heureuse de le constater, la porte ne grinça pas, et Marinette supposa que sa bonne étoile était toujours présente, finalement. Elle chercha Chat Noir des yeux, mais ne le trouva pas, preuve qu'il était bien caché. Mais il dut la repérer, car quelques secondes plus tard, un sifflement retentit en sa direction, résonnant dans les rues Parisiennes. Le Séparateur semblait concentré sur le paysage, sûrement à leur recherche, et ne manqua pas de relever la tête lorsqu'il l'entendit. Il tourna son visage vers l'endroit où devait être Chat Noir, le cherchant.

Marinette sourit et compris que c'était à son tour de passer à l'action. Elle aurait bien demandé à Chat Noir de prendre sa place et de l'attaquer par-derrière, mais elle savait que le vilain n'était pas idiot, il avait compris qu'il pouvait utiliser un système de réflexion pour exploiter au mieux son pouvoir. Et si elle ne se trompait pas, il avait en sa possession un objet qu'il pensait utiliser comme un atout.

Sauf si elle le retournait contre lui.

Elle sourit lorsqu'il ramena son bras devant son visage, regardant quelque chose. Un bout de miroir, peut-être une partie de rétroviseur cassé. Il devait penser qu'on l'attaquerait par-derrière, et assurer ses arrières. Lorsqu'il regarda dans le miroir, il vit Marinette — ou plutôt Ladybug — dans son dos, dans une position de combat, et il dut penser qu'il avait gagné. Avec un sourire, il utilisa ses étranges lunettes pour envoyer un rayon en sa direction, qui ne manqua pas de la percuter, mais elle ne sentait plus rien à présent.

Incapable de voir pendant qu'il utilisait son pouvoir, Chat Noir eut le temps de se précipiter vers lui et de glisser la boîte en carton sur sa tête, la bloquant avec sa main droite pour qu'il ne puisse pas le toucher. De sa main libre, il chercha l'item akumatisé et l'envoya à Ladybug dès qu'il le trouva.

— Je n'attaque jamais mes adversaires dans leur dos, dit-elle avec un sourire qu'elle espérait convaincant, tout en déchirant la carte postale.

Le papillon noir apparut, et elle réussit à lancer son yoyo pour le purifier, bien qu'elle ne saurait dire comment elle avait fait en voyant aussi mal (plus tard, elle supposerait que Tikki l'avait aidé, et même si le kwami insistera sur le fait que Marinette avait réussi sans aide, la jeune fille n'en doutera jamais). Elle lança son Lucky Charm dans les airs, réparant les dégâts partout autant d'elle. À ce moment précis, elle sentit le vent doux contre ses joues et les couleurs du monde lui revenir, la laissant dans un état tellement vivifiant qu'elle eut du mal à prononcer le moindre mot. Elle ferma les yeux et les rouvrit, pour ressentir à nouveau cette réalité incroyable. Derrière elle, elle sentit quelqu'un arriver.

— Wow, c'était… Intelligent, lui sourit Chat Noir. Et dangereux. Il aurait pu se concentrer sur moi…

— Je ne pense pas, répondit-elle fièrement, il a sûrement pensé être plus malin que nous, ce n'était pas le cas.

Elle ouvrit la bouche pour parler encore, profitant de la délicieuse sensation du son distinct et intelligible de sa voix, mais s'interrompit soudainement en se rappelant d'un petit, minuscule, insignifiant détail.

Marinette se surprit à regretter les nouvelles —ou pas si nouvelles — sensations qu'elle expérimentait à nouveau, car elle pouvait facilement sentir son visage chauffer au souvenir d'Adrien Agreste la tenant dans ses bras, le regard doux et plein d'inquiétude.

Chat la regardait avec un sourire radieux, et elle détourna les yeux sous l'embarras, ne sachant trop comment réagir dans une telle situation. Mais si elle se souvenait bien, il y avait des choses qui restaient à dire, et ils s'étaient retrouvés pour cela.

— Chat, finit par dire Marinette d'une voix douce, nous devons parler.

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Titre alternatif : RIP Marinette.

Héhéhé, fin du chapitre ! Je sais, c'est un peu méchant de ma part, mais il faut bien répartir l'action dans les chapitres ;) !

Petites précisions sur le vilain, au cas où ça ne semblait pas clair : Marinette était capable de contrer son pouvoir car elle se rappelait qu'elle n'était pas seule, la ramenant à la réalité. En gros, le pouvoir du vilain est d'exploiter la solitude des gens pour les laisser sombrer dans le désespoir. D'un autre côté, la femme avec son bébé arrivait aussi à se débrouiller correctement car elle était consciente qu'elle avait des responsabilité en tant que mère et était tellement inquiète à l'idée de laisser son bébé seul qu'elle ne pouvait pas se permettre de le laisser seul.

Autres petites remarques : j'espère que le chapitre vous plaira, et j'avoue ne pas en être entièrement satisfaite, sans vraiment réussir à l'améliorer. Je ne suis apparement pas faite pour les scènes d'actions, et j'espère que la situation est assez claire… Et encore, j'ai dû modifier pas mal de choses parce que c'était trop confus déjà. Avec un peu de chance, ça suffira à rendre les scènes plus compréhensibles… (Par contre, c'était amusant de décrire Marinette paniquer à l'idée que Adrien = Chat haha).

D'autre part, je tenais à vous remercier pour vos retours très agréables :) ! Vos commentaires me font énormément plaisir, j'espère vraiment ne pas vous décevoir avec la suite !