Adrien ne commença à se détendre qu'à l'approche de minuit. Il mit un certain temps à s'adapter à l'ambiance bruyante, chaleureuse et décontractée de la soirée, ayant l'impression de plonger dans un monde totalement différent du sien. Il semblait que ses amis avaient passé de bonnes vacances jusqu'ici, et il se retint de parler des siennes, refusant de gâcher leur plaisir.

On le lui avait demandé, pourtant. À peine arrivé, Alya l'avait couvert de questions, et il pensait que ça avait un rapport avec son apparence, même si elle avait suffisamment de tact pour ne pas aborder directement le sujet. Il avait rapidement parlé d'un défilé important, ce qui avait déjà du sens pour ses amis. Nino lui avait aussi lancé un regard sombre à la minute où il l'avait vu, et lui avait assuré que s'il avait besoin de quelqu'un pour le soutenir, il pouvait s'adresser à lui. Adrien lui avait répondu que tout allait bien — tout n'allait pas bien —, et que c'était passé, de toute façon.

Au départ, les regards qu'il sentait sur lui l'empêchèrent de se détendre entièrement. Il était habitué à être le centre de l'attention de personnes inconnues (son visage était affiché un peu partout dans les rues de Paris, et beaucoup cherchaientt simplement pourquoi est-ce qu'il semblait si familier), mais dernièrement, il les trouvait oppressants plus qu'autre chose. Peut-être était-ce de la paranoïa, et c'était sûrement le cas, mais il avait l'impression que les passants jugeaient son apparence, ses bras fins et son visage pointu. C'était encore pire quand ceux qu'il connaissait agissaient de la même façon. Il ne voulait pas qu'on fasse attention à lui. Il était venu pour se changer les idées et passer une soirée avec ses amis, et il voulait qu'on le laisse tranquille.

Lorsque les heures passèrent, il commença à laisser son esprit divaguer, regardant les autres se détendre autour de lui, arrêter de lui lancer des regards étranges sans cesse. Il arriva à rejoindre leur conversation avec plus de facilité et se dit que, finalement, venir ici n'était pas une si mauvaise idée. Adrien faisait partie de ce genre de personne qui avait besoin de contact humain, au point qu'une période d'isolation prolongée le mettait dans un état anxieux et nerveux au moindre problème qu'il rencontrait.

À côté de lui, Alya et Nino parlaient gaiement, imitant une fausse interview d'un journal TV. Adrien écouta calmement, sirotant son diabolo menthe. En entendant le bruit sec d'un verre qui se pose sur la table en métal, il se retourna vers Marinette, qui lui lançait un regard doux et teinté d'inquiétude. Lorsqu'il croisa son regard, elle baissa rapidement les yeux avec ce qu'il interpréta comme de la timidité, et elle s'éclaircit la gorge.

— J'ai fini mon verre, dit-elle, est-ce que quelqu'un veut m'accompagner pour commander plus de boissons, ou ?

Adrien s'apprêta à se proposer à l'accompagner, lorsqu'il vit Alya se lever avec un sourire.

— Il est presque l'heure, sourit-elle, alors on compte sur vous pour nous ramener des boissons plus adaptées, hmm ?

Il se rendit compte qu'elle le regardait, et en déduit qu'elle s'adressait à lui et Marinette. Il resta quelques secondes perplexe, se demandant ce qu'elle insinuait exactement par « plus adaptées ».

— Par là, elle veut dire avec alcool, précisa Nino en riant. Alya, si tu formules les choses comme ça, Adrien ne risque pas de comprendre.

La jeune fille haussa les épaules en lançant à son ami un regard moqueur.

— Hey, Marinette a très bien compris. La façon dont tu éduques ton élève te regarde. La mienne est déjà une experte, hein, Mari ? Demanda-t-elle avec un clin d'oeil.

— C'est de la triche, protesta Nino, mon élève était pris toutes les vacances ! Je n'ai pas eu le temps de lui enseigner les bases.

— Tu n'avais qu'à te prendre à l'avance, mon cher, et ne rejette pas la faute sur le pauvre Adrien.

Adrien les regarda commencer à se chamailler, sentant ses joues rougir en se rendant compte qu'il était à côté de la plaque. Leur échange le laissa perplexe, mais bientôt une main vint se poser son bras et l'attira sur le côté. Il se retourna pour tomber nez à nez avec Marinette, qui l'entraînait déjà vers le bar.

— Laissons-les, dit-elle en soupirant. On les a déjà perdu.

Il hocha la tête avec un sourire, rassuré de voir que Marinette était aussi délaissée que lui. Il sentit son regard lagon sur son visage, et les traits tendus de la jeune fille lui disaient que quelque chose n'allait pas vraiment. Elle s'assit sur l'un des tabourets haut collés au bar, et il l'imita, tentant de trouver un moyen de rompre le silence gênant entre eux. La lumière triste qui se reflétait dans ses yeux le dérangeait, et il voulait la faire partir. Il commençait à s'amuser, et n'avait pas envie de gâcher ce moment parce qu'il avait l'air un peu faible et qu'elle s'inquiétait pour lui.

Mais c'était la façon d'être de Marinette, n'est-ce pas ? Pendant leurs années de collège, il l'avait vue prendre la défense de ceux qu'elle aimait et les aider à surmonter leurs problèmes. Il ne lui avait pas reparlé depuis longtemps, mais peut-être qu'elle s'inquiétait vraiment pour lui. Il se souvenait que Nino lui avait dit qu'elle avait été amoureuse de lui, et il devait bien rester une trace d'affection pour lui dans son coeur, du moins suffisamment pour se sentir concerné par son état.

— Adrien, dit-elle calmement mais fermement, est-ce que tout va bien ?

Elle ne souriait plus, et ses yeux étaient maintenant plantés dans les siens, sans la moindre attention apparente de vouloir les quitter à nouveau. Pourquoi ne souriait-elle plus ? Son air était trop sérieux, pensa-t-il.

— Je… Oui, répondit-il avec un air qu'il voulait détendu.

Elle ne sembla pas le croire, soupirant en mordillant sa lèvre inférieure. La Marinette dont il se souvenait aurait du sourire, rougir et accepter sa réponse sans poser de questions, mais quelque chose avait changé. Il avait l'impression de se retrouver face à la déléguée de classe autoritaire, qui ne laissait pas un garçon comme lui mentir aussi pitoyablement.

— Écoute, répéta-t-elle avec patience, c'est peut-être moi qui l'imagine, mais tu sembles un peu à l'écart, et puis…

— Et puis j'ai maigri ? La coupa-t-il avec une grimace.

Marinette cligna des yeux, surprise par son intervention, mais son expression changea. Elle fronça les sourcils, et lui lança un regard presque sévère.

— Oui, tu as maigri, Adrien ! S'exclama-t-elle. Pourquoi est-ce que tout le monde fait comme si c'était normal ? Que s'est-il passé ? Tu es sûr de te nourrir correctement ?

Il ouvrit la bouche, surpris par la réaction de son amie. Ne trouvant pas directement les mots, il resta muet quelques instants, se demandant ce qu'il prenait à Marinette. Était-elle… En colère ? Parce qu'il avait maigri ? Ça n'avait aucun sens. Peut-être était-elle plus inquiète qu'il ne l'avait pensé. Peut-être que Nino et Alya étaient aussi inquiets. Il ne savait pas vraiment comment réagir, mais quelque chose dans le regard de Marinette était presque dangereux, et il décida d'être franc avec elle.

— Je… J'ai dû participer à un défilé, expliqua-t-il. Ce n'est pas la première fois que ça arrive, mais on m'a demandé de porter une gamme qui nécessitait que je perde un peu de poids.

Marinette soupira encore, secouant tristement la tête.

— Adrien, dit-elle, es-tu sûr d'avoir envie de faire ça ?

Il s'immobilisa, haussant un sourcil. Il ne se souvenait pas d'avoir vu Marinette aussi à l'aise avec lui, et si quelque chose chez elle le perturbait, comme s'il était habitué à parler avec elle. Il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce sentiment, mais leur conversation lui semblait plus naturelle qu'elle ne l'avait jamais été, et il trouva cela étrange. Adrien et Marinette ne s'étaient pas revu depuis des mois, et elle avait toujours été maladroite avec lui (et peut-être que c'était aussi son cas).

— Je ne compte pas faire ma carrière dans la mode, répondit-il. J'ai fait ça pour…

Il s'interrompit, refusant de blâmer son père. C'était quelque chose de trop personnel, et il savait que Marinette admirait énormément le travail de Gabriel Agreste. Et puis, c'était en partie sa faute pour avoir arrêté de protester.

— … Pour gagner un peu d'argent, finit-il. Ce job payait bien.

Le regard perçant de la jeune fille lui laissa comprendre qu'elle n'en avait pas fini avec lui.

— C'est ton père, n'est-ce pas ? Il te force à faire ça, pas vrai ? Demanda-t-elle.

À ce moment, plusieurs choses arrivèrent simultanément. Marinette écarquilla les yeux et plaça sa main sur sa bouche, réalisant qu'elle avait parlé trop durement ; Adrien sursauta en baissant les yeux ; et un serveur les approcha pour leur demander ce qu'ils voulaient boire.

Gardant la tête baissée, il laissa la jeune fille commander quatre mojitos, et mordit sa lèvre avec frustration. Forcé ? Forcé ? Donnait-il vraiment l'impression de se laisser faire à ce point ? Il fixa un moment ses poignets trop fin, et résista à l'envie de partir et de demander à parler à son père, lui faire comprendre qu'il était suffisamment grand pour décider lui-même de son futur.

Une main douce se posa sur la sienne, le forçant à relever la tête.

— Je suis désolée, murmura presque Marinette. J'ai manqué de tact, je- je n'aurai pas dû dire ça. C'était idiot.

Il hocha la tête, et sentit son corps se relaxer. La douce aura de Marinette était revenue, et elle le regardait avec plus de gentillesse. Il avait probablement imaginé son côté sévère.

— Ce n'est rien, marmonna-t-il. Et puis, tu as raison, c'est de ma faute.

Les quatre boissons arrivèrent sur le comptoir, mais la jeune fille ne sembla pas s'en préoccuper. Elle continua à le fixer, secouant vivement sa tête de gauche à droite.

— Je n'ai jamais dis ça, répondit-elle. Ce n'est pas toi, c'est…

Elle se retint de dire « ton père », mais Adrien devina les mots sur le bout de ses lèvres rosées. Il haussa les épaules, laissant un sourire ironique se former sur son visage.

— Je dois lui parler, dit-il, et je pense qu'il essaye sincèrement d'être un bon père, mais… Il n'arrive pas à accepter un autre point de vue que le sien, et les choses peuvent devenir… Compliquées.

Marinette hocha lentement la tête, et il se leva, ne souhaitant pas prolonger la discussion plus longtemps. Il n'avait pas envie de parler de son père, et encore moins de lui trouver des excuses alors qu'il était toujours en colère contre lui — il n'arrivait pas à savoir s'il était plus irrité avec son père, ou avec lui-même, qui n'avait pas fait grand-chose. Mais, il trouvait que ce n'était pas un sujet qu'il devait aborder maintenant et avec Marinette. Il ne souhaitait pas l'embêter avec ses histoires déprimantes, il voulait qu'ils s'amusent. Il était venu pour ça.

Il s'apprêta à partir avec deux des verres, lorsqu'il vit Marinette sortir son portefeuille et commencer à chercher ses billets.

— Attend, l'interrompit-il, je m'en charge, ok ?

Elle secoua la tête.

— Non ! S'exclama-t-elle d'une voix un peu trop forte. Je te dois bien ça.

Il haussa un sourcil, surpris par son air crispé. Elle mordillait sa lèvre avec culpabilité, et ses épaules étaient tendues.

— De quoi ? Marinette, tu ne me dois rien du tout…

— P-pour ton message ! Dit-elle d'une voix aiguë. Je ne t'ai jamais répondu, je suis désolée.

Son message ? Il n'arrivait pas à comprendre le rapport entre les deux situations. Elle n'avait pas répondu à un texto, et donc payait la tournée ? Définitivement rien à voir.

— Ça remonte à des mois, ne t'inquiète pas. Et puis, j'ai reçu mon salaire il y a peu, rappelle-toi. Ça me fait plaisir de vous payer un coup.

Elle finit par capituler, mais Adrien la sentit mal à l'aise.

Ils ramenèrent silencieusement les boissons à leur table, retrouvant avec soulagement leurs meilleurs amis respectifs.

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Adrien buvait rarement de l'alcool. Il se rappelait avoir eu l'autorisation de prendre une demi-coupe de champagne à la fin de son premier défilé, ou plus récemment, une bière lors de la fête organisée par sa classe pour Noël. À chaque fois, il avait bu lentement, légèrement dérangé par le goût amer du breuvage.

Lorsqu'il commença à toucher son mojito, il retrouva le même goût dérangeant de n'importe quel alcool, mais la menthe et le citron le rendait supportable, et il finit son verre en quelques minutes seulement. Il sentit rapidement sa tête tourner un peu. Bien sûr, Adrien savait que l'alcool pouvait avoir ce genre d'effet, mais il n'avait bu qu'un verre, et il n'avait pas eu l'impression qu'il était si chargé que ça.

— Ah, Adrien, lui dit Alya d'une voix douce, ne bois pas trop vite. Tu as perdu du poids.

Le garçon mit quelques secondes à faire la connexion entre les deux phrases qu'elle venait de prononcer, et regarda la jeune fille, d'abord perplexe, puis en hochant la tête. S'il se souvenait bien, la capacité à tenir l'alcool était en partie déterminée par l'âge, le sexe et le poids d'un individu (parmi d'autres facteurs). Peut-être, peut-être qu'avoir perdu dix kilos pouvait avoir un impact sur ce genre de chose.

— Je vais bien, la rassura-t-il.

— Cool, répondit-elle avec un sourire. Ne te force pas.

Nino lui jeta un regard perplexe.

— Alya, c'est toi qui dis ça ? Je pensais que tu voulais tous nous faire boire !

La jeune fille cogna gentiment son poing contre son épaule, entraînant une fausse chamaillerie entre les deux adolescents. Adrien les regarda en silence, ne pouvant empêcher un sourire de se former sur son visage. À côté de lui, il entendit le rire discret de Marinette, et lui lança un rapide coup d'oeil.

La façon dont elle tenait son verre, dont elle frôlait la paille avec ses lèvres roses était presque élégante. Elle affichait une expression qu'il ne parvenait pas à déchiffrer, mais sa retenue et son petit sourire, combinés avec l'adorable robe électrique au col dégagé, lui donnait un air plus mature. Il la vit terminer son verre et lui demanda si elle avait encore soif, se proposant pour une seconde tournée. Cependant, Alya fut plus rapide que lui, et se dirigea vers le bar pour commander quelque chose d'autre, rapidement rejoint par Nino.

— Hey, Adrien…

Il se retourna vers Marinette.

— Mmmh ?

— Est-ce que tu vas continuer à poser pour ton père ?

Il soupira tristement. Bon sang, Marinette était plus persistante qu'il ne l'aurait pensé.

— Je suppose que non, répondit-il. Enfin, j'aimerais arrêter. Il faut que je voie avec lui, c'est plus compliqué que ça en à l'air… Je suis son modèle principal dans la gamme jeunes adultes donc…

— Tu sais, dit-elle, si jamais c'est compliqué pour toi, il faut que tu en parles à quelqu'un. P-pas forcément moi, mais, je ne sais pas… Nino, ou bien… Quelqu'un.

Il fronça les sourcils, mais n'interrogea pas Marinette sur le « quelqu'un » qu'elle insinuait. Il pensa à Ladybug, et qu'elle savait que les choses n'allaient pas bien avec son père. Mais il pensa aussi à la façon dont elle était en colère contre lui et la chassa violemment de son esprit.

— Marinette, sourit-il, je ne vais pas si mal, tu sais.

Elle haussa les épaules, et il supposa qu'il n'avait pas l'air au top de sa forme.

— À ce point ? Demanda-t-il avec un rire nerveux.

Elle s'empourpra, et secoua vivement la tête.

— Je- non, c'est juste… Je m'inquiète, d'accord ? J'aurais aimé…

Elle prit sa tête entre ses mains, soupirant fortement. Adrien pouvait sentir qu'elle bougeait nerveusement sa jambe, et se demanda ce qu'elle avait. Ce n'était pas comme s'ils étaient si proches, mais elle avait vraiment l'air inquiète. Il devait se faire des idées, mais… Cela lui donnait envie de la rassurer et de lui dire qu'elle n'avait rien fait de mal, que c'était entièrement sa faute s'il n'arrivait qu'à se disputer avec les gens qu'il aimait.

— C'est rien, finit-elle. Désolé. Je veux juste que tu ailles bien.

Il sourit avec tendresse, émut par ses jolis mots. Il ne pensait pas avoir jamais autant parlé avec Marinette au collège, mais elle était une présence rassurante.

Alya et Nino les rejoignirent avec une nouvelle tournée, et Adrien se laissa distraire à nouveau par leur bonne humeur. C'est à peine s'il remarqua le regard inquiet de Marinette sur lui, et ses fréquents soupirs soucieux.

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Lorsque les cris de joie commencèrent à fuser tout autour d'eux, Adrien comprit que minuit venait de sonner. Il se sentait un peu bizarre à cause de l'alcool, mais c'était une sensation plus positive qu'autre chose : il avait envie de rire et de bouger, et se sentait presque libéré d'un poids. Il se retrouva pris en sandwich entre Nino et Alya qui le serrèrent dans leurs bras en lui criant des mots qu'il eut du mal à comprendre.

Marinette se jeta presque dans ses bras, ébouriffant ses cheveux blonds en embrassant sa joue.

— Bonne année, Adrien ! S'exclama-t-elle.

Il lui sourit à se dégageant de son étreinte, et lui fit un clin d'oeil. Elle leva les yeux au ciel, et il eut l'impression d'avoir déjà vécu cette scène auparavant. Mais Adrien ne chercha pas plus loin, et il ne se faisait pas vraiment confiance juste après avoir bu.

Il s'excusa un moment pour aller aux toilettes, et se dirigea vers le fond du bar. Son champ de vision était étrangement réduit, mais il marchait encore droit, Dieu merci. Il n'avait pas énormément bu, mais sa faible expérience avec l'alcool ne l'aidait pas vraiment, tout comme son poids actuel. Dès qu'il fut plus tranquille, il ouvrit son sac pour en sortir un Plagg endormi.

Il sourit affectueusement et effleura sa petite tête noire avec son index, avant de replacer le kwami au chaud. Il aurait voulu lui demander s'il n'avait pas reçu un autre message de Ladybug, mais cela pouvait attendre.

Lorsqu'il retourna auprès des autres, il remarqua que leur table était vide, mais repéra rapidement Alya et Nino plus près du bar, qui discutaient avec une expression plutôt grave. En s'approchant discrètement, il ne put s'empêcher d'entendre leur conversation.

— Je ne sais pas si l'on devrait rester trop tard, marmonnait Alya. Adrien a l'air fatigué et je pense qu'il a besoin de repos.

— Je suis d'accord, répondit Nino en hochant la tête. Merde, je sais pas ce que son père lui fait, mais ça m'inquiète. Il m'avait parlé d'un régime, mais je ne pensais pas que-

Il s'interrompit, remarquant la présence d'Adrien derrière eux.

— Oh, hey, mec, bafouilla Nino.

Adrien remarqua les expressions gênées de ses deux amis, et décida de faire comme si de rien n'était. Il sourit et tourna la tête vers la table vide qu'ils avaient occupées quelques minutes plus tôt.

— Où est Marinette ? Demanda-t-il.

— Toilettes, répondit Alya.

Il hocha la tête, puis décida de retourner s'assoir. Lorsque tout le monde revint, y compris Marinette, Alya annonça qu'ils avaient envie de bouger un peu, puis de rentrer. Elle proposa d'héberger tout le monde pour cette nuit, et personne n'objecta.

L'air froid le surpris, et dès qu'ils furent sortis, les quatre amis se rapprochèrent comme ils le pouvaient, essayant de garder un peu de chaleur dans la nuit Parisienne. Adrien était coincé entre Nino et Marinette, qui était elle-même soutenu par Alya. Le petit peloton commença à avancer, bras dessus-dessous, jusqu'à ce que Marinette se retrouve complètement écrasée entre ses deux amis et commence à taper son épaule pour la laisser respirer. Alya éclata de rire, bientôt suivie par tout le reste du groupe.

Ils finirent par s'assoir au pied d'une statue, abordants tous de grands sourires idiots. Adrien se dit que c'était le bon moment pour avouer ce qu'il avait sur le coeur.

— Je vais arrêter de poser pour mon père, déclara-t-il soudainement. Ce sera peut-être compliqué, mais je vais vraiment lui parler ! Est-ce que je pourrais… Compter sur vous pour me soutenir ?

— Bien sûr ! S'exclama Nino avec un immense sourire. Mec, j'irai moi-même le convaincre s'il refuse de t'écouter !

Adrien leva son poing contre celui de son ami, effectuant leur check habituel avec un rire joyeux.

— Cela va de soi, dit Alya, je suis fière de toi.

Il la regarda, surpris par son ton doux. Alya était vraiment une chouette fille, et elle était de bon conseil. Il se promit d'essayer de passer plus de temps avec elle dans le futur (et d'arranger les choses entre elle et Nino, bon sang, leur histoire traînait depuis trop longtemps déjà). Une petite main tira la manche de son manteau, et il se retourna vers Marinette. Elle souriait, et il eut même l'impression que ses yeux étaient humides.

— C'est génial, Adrien, dit-elle. Je suis vraiment contente que tu prennes cette décision. Tout ira bien, tu verras.

Il hocha la tête, sentant une étrange chaleur prendre place au creux de son ventre. Lorsque tout le monde se leva, il resta un peu à l'écart en sentant son kwami s'agiter dans son sac. Rapprochant discrètement son oreille, il entendit la voix de Plagg à travers le tissu.

— Ladybug t'a envoyé un message, il y a quelques minutes, marmonna-t-il. Elle dit bonne année. Elle dit qu'elle passera demain.

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La maison d'Alya avait le mérite d'être grande. Marinette ne pouvait plus compter le nombre de nuits qu'elle avait passé ici, mais elle savait que son amie faisait partie d'une famille nombreuse, ce qui expliquait le grand nombre de pièces. Cette nuit-là, ses parents et ses jeunes soeurs étaient allés rejoindre sa grand-mère maternelle, laissant la maison vide. Pas besoin de surveiller leur volume sonore, ou de se coucher tôt.

Et Marinette ne souhaitait pas aller dormir maintenant. Elle avait peur de s'endormir et de perdre Adrien, qu'il disparaisse dans le noir et ne revienne plus. C'était idiot, bien sûr, et il avait même dit qu'il se sentait mieux et qu'il allait parler à son père, mais quelque chose n'allait toujours pas. Le mal était fait, se dit-elle, c'était ce qui n'allait pas. Peut-être que si elle avait été plus proche de lui, il lui en aurait parlé, et elle aurait pu le convaincre de laisser tomber de job idiot. Il n'aurait pas eu besoin de se retrouver dans cet état.

En même temps, Marinette était folle de rage contre Chloé. Si elle avait été si proche du garçon, pourquoi ne l'avait-elle pas aidé ? Elle se rendit compte qu'elle ne laisserait jamais Adrien lui filer entre les doigts pour être avec cette peste, une fille qui ne se souciait de personne d'autre qu'elle-même. L'irritation qu'elle avait envers Adrien s'était fortement atténuée, même si elle était toujours effrayée.

Et s'il avouait qu'il était avec Chloé ? Elle ne pensait pas qu'elle pourrait le supporter. Elle ne voulait pas le laisser tomber, parce qu'il s'agissait de sa santé, mais elle ne pourrait pas accepter cette trahison.

Idiote, idiote, ne pense pas à ça. Il n'est pas avec Chloé, ce n'est pas possible. Il ne l'a pas évoqué de la soirée.

Alya avait décidé de passer quelques épisodes de How I Met your Mother, et semblait absorbée dans l'histoire. Adrien fixait l'écran de son portable, et lorsqu'il releva la tête, il croisa son regard et lui sourit. Marinette jeta un coup d'oeil indiscret à son portable, mais il s'empressa de le tourner vers lui pour qu'elle ne puisse pas voir.

— Qu'est-ce que c'est, demanda-t-elle, tu discutes avec ta petite amie ?

Les mots échappèrent sa bouche avant qu'elle ne puisse les retenir. Oh non, oh non, oh non. Elle ne voulait pas avoir cette conversation maintenant, pas lorsqu'il ne savait pas qui elle était.

Mais il était un peu tard pour avoir des regrets, pas vrai ?

— Je… Regardais juste une photo d'elle, admit-il en rougissant.

Marinette le regarda passer sa main sur sa nuque, affichant sa nervosité. Elle supposa que l'alcool le rendait plus bavard.

— Elle me manque, rajouta-t-il comme si elle n'était pas là pour l'entendre.

Qui ? Eut-elle envie de crier. Moi, ou Chloé ? Bien sûr, elle ne pouvait pas simplement poser la question.

— Elle doit avoir beaucoup de chance de t'avoir, répondit Marinette malgré elle. J'espère qu'elle te soutiendra avec ton père.

Il grimaça. Elle avait envie de hurler. Elle fixa les yeux émeraude, les boucles blondes, sa bouche angélique. Elle avait envie d'arrêter la conversation maintenant et de le prendre dans ses bras.

— C'est… Compliqué, avoua-t-il. Je crois que nous nous sommes disputés. Enfin, j'en suis sûr. Et je suis encore en colère contre elle, mais j'espère qu'au final les choses s'arrangeront. Désolé, ce que je raconte doit te paraître idiot.

Marinette sentit sa voix trembler.

— Hum, tu- tu t'es disputé avec elle ? Avec Chloé ?

Peut-être que si elle quittait la pièce en courant, elle n'aurait pas à entendre la réponse. Elle ferma les yeux, effrayée de le voir hocher la tête.

Chlo- Quoi ? S'exclama Adrien.

Elle rouvrit un oeil, puis l'autre, pour observer le visage perplexe d'Adrien. Ses sourcils étaient froncés et ses épaules relevées, comme si elle venait de dire la chose la plus absurde qu'il n'ait jamais entendue. Le cerveau de Marinette mit un certain temps avant de dégager toutes les informations qu'apportait cette image : elle avait parlé de Chloé, il était surpris, il ne parlait pas de Chloé.

— Chloé, répéta-t-elle. Tu n'es plus en couple avec elle ?

Elle sentit sa voix trembler sous l'effet du soulagement. Elle voulait toujours être sûre, mais il semblait déjà que cette fille était hors-jeu, même si elle aurait toujours à s'expliquer avec lui sur certains points.

— Je… Ne suis pas en couple avec Chloé, dit Adrien d'une voix amusée. Nous n'avons jamais été ensemble !

Marinette leva un sourcil, interloquée. C'était idiot. Adrien pouvait mentir à Ladybug, mais pas à elle. Elle les avait vu. Une légère colère remplaça son soulagement, parce qu'elle ne comprenait pas ce qui n'allait pas chez lui. Avait-il honte ?

— Bien sûr que si, répondit-elle d'une voix agacée. À la soirée de troisième. Vous étiez ensemble. J'ai cru comprendre que tu lui avais écrit un poème.

Adrien la regarda en clignant des yeux, ouvrant la bouche pour se défendre, puis la referma, avant d'éclater de rire. Marinette ne comprenait pas. Peut-être qu'il était nerveux, mais ce n'était certainement pas la réaction à laquelle elle s'était attendue.

— Non, non, avoua Adrien, toujours hilare. Je n'ai jamais été en couple avec Chloé, c'est juste… Une stupide lettre que j'ai ramassée par erreur, et elle a cru que ça venait de moi. Elle m'a demandé de faire comme si de rien n'était, parce qu'elle ne voulait pas être humiliée, mais… Non, je n'ai jamais… Pas avec Chloé

Il riait, et Marinette n'osa pas bouger un muscle. La réalisation de ses erreurs commença à se répandre dans son corps avec des frissons glacés qu'elle essaya d'ignorer. Il riait, mais ce n'était pas drôle, alors pourquoi continuait-il de rire ? Son esprit embrumé par l'alcool s'éclaircit soudainement, ramenant les dernières pièces du puzzle auquel elle jouait depuis trop longtemps déjà.

Adrien ne la trompait pas avec Chloé. Adrien ne lui avait pas menti. Il passait du temps avec elle, mais le fait qu'elle n'était en fait pas son ex changeait beaucoup de choses. Adrien n'avait rien fait, elle s'était énervée pour rien, elle l'avait blâmé pour rien !

Son visage commença à s'empourprer. Elle ne pensait pas avoir jamais été aussi rouge devant Adrien, mais la honte qu'elle ressentait à ce moment était effroyable. Elle tenta de contrôler sa respiration, mais un sanglot étouffé s'échappa de ses lèvres alors que ses yeux s'embuaient. Elle réussit à contenir ses larmes, mais son expression restait incroyablement paniquée, et lorsque le jeune homme releva les yeux vers elle, son rire s'arrêta net.

— Marinette ? Demanda-t-il d'une voix douce. Que… Qu'est-ce qui ne va pas ?

Elle secoua la tête, de peur de se mettre à pleurer si elle commençait à parler. Adrien la regardait gentiment, même si elle pouvait lire de l'inquiétude dans ses yeux, et elle refusa de laisser couler les larmes. Oh, à quel point pouvait-il être parfait ? Elle l'avait laissé tout seul et il semblait toujours vouloir la voir. Peut-être qu'il n'était pas assez sobre pour penser clairement.

— Hey, hey, dit-il, tu n'es pas malade au moins ?

Il plaça sa main contre le front de Marinette, et le contact froid la fit trembler. Malade ? Elle commença à rire doucement, amusée par l'expression concentrée du garçon. Clairement, il n'était pas assez sobre pour en conclure les bonnes choses. Le fait qu'il ai peur qu'elle soit malade était à la fois adorablement maladroit et attirant.

— Ça va, répondit-elle finalement, je suis désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris…

Il sourit, visiblement soulagé.

— C'est pas grave, dit-il avec un sourire.

Il ramena ses genoux sur le canapé, pour soutenir sa tête blonde. Il y eut un moment de silence, interrompu par les rires de Nino et Alya, à l'autre bout de la grande pièce. Marinette se mit à penser à ce qu'elle pourrait lui dire lorsqu'elle pourra le voir en portant son costume. Elle s'excuserait, bien sûr, et… Elle ne savait pas. Ils s'étaient disputés (enfin, elle avait été en colère) pendant des semaines à cause de cette stupide histoire, et elle ne savait pas s'ils pourraient revenir à leur relation précédente. C'était plus qu'une simple dispute, elle n'avait pas su lui faire confiance et cela montrait qu'il y avait un gros problème dans leur relation.

Marinette ne lui faisait pas confiance. Enfin, si, elle lui faisait confiance avec sa vie, mais… Elle n'était pas capable de le croire ; elle n'était pas capable de lui révéler son identité. Et puis, elle se rendit compte que ce n'était pas une question d'honnêteté avec lui, mais avec elle-même. Elle avait peur qu'il la rejette, elle avait peur qu'il se tourne vers quelqu'un d'autre. Elle n'avait pas confiance en elle, et au lieu de résoudre ce problème, elle essayait de le retourner contre lui, alors qu'il ne demandait qu'à la connaître mieux.

Pendant un instant, elle hésita. Elle avait envie de sortir Tikki de son sac, de se transformer sous ses yeux et de lui crier pardon, mais elle se retint. Alya et Nino étaient à côté, et ce n'était absolument pas le bon moment pour cela.

Ce n'est pas grave, tu vas arranger ça demain, tu vas arranger ça.

Elle soupira, passant sa main dans sa nuque. Adrien semblait perdu dans ses pensées, et elle ne savait pas comment entamer une nouvelle conversation.

Elle n'eut pas besoin de le faire.

— Marinette ? Demanda le garçon en relevant la tête.

— Oui ?

Un sourire se dessina sur ses lèvres fines.

— J'ai vraiment l'air d'être en couple avec Chloé ?

Marinette mordit l'intérieur de sa joue, adoptant une moue contrariée. Il était tellement habitué à la présence envahissante de Chloé qu'il ne réalisait pas qu'à un certain âge, certaines choses devenaient un peu suspectes, pas vrai ?

— Eh bien, répondit-elle, Alya m'a dit qu'elle l'avait aperçu la dernière fois où vous vous êtes vu. Et puis, Nino s'est plaint d'elle. Quand je l'ai croisé, l'autre jour, elle se pavanait en disant que vous étiez ensemble. Il y avait un type de votre classe qui pensait la même chose…

Adrien fronça les sourcils.

— Et puis, continua Marinette, il y a les photos, je suppose.

— Les photos ?

Elle sortit son portable.

— Tu as déjà regardé le compte Facebook de Chloé ?

Il secoua lentement la tête. Marinette grimaça en retrouvant la page de la jeune fille, et tendit son portable à Adrien. Il émit un soupir agacé en découvrant l'album album photo de Chloé, remplit de photos d'eux deux. Il passa les images une à une, lisant brièvement les commentaires (« moi et Adrien chéri ! »). Quand il eut terminé, il rendit son portable à Marinette, et se laissa reposer contre le dossier du canapé, massant ses tempes.

— Chloé me demande souvent de faire des selfies, mais… J'ignorais qu'elle les postait sur Facebook. Est-ce que tout le monde peut les voir ?

Marinette hocha la tête.

— La page est publique.

Adrien semblait à présent agacé, et il n'arrêtait pas de passer ses mains sur son visage et dans ses cheveux avec nervosité. Marinette le regarda un moment, se demandant s'il était venu à la conclusion qu'elle attendait. Il soupira plusieurs fois, comme s'il avait oublié la présence de la jeune fille.

— Donc… Reprit-il d'un ton presque paniqué. Si quelqu'un faisait une recherche sur moi, il aurait facilement accès à ses photos, pas vrai ?

La bouche sèche, elle hocha à nouveau la tête. Il comprenait enfin ce qui n'allait pas.

— D'accord, marmonna Adrien en plaçant son visage contre ses genoux. Je comprends mieux, maintenant. C'est ma faute, j'aurai dû me renseigner un peu sur les rumeurs qui circulent sur internet… Et puis, je n'aurai jamais dû laisser Chloé prendre ces photos.

— Quoi ? Non ! S'exclama-t-elle. Ce n'est pas de ta faute, et puis si elle n'a pas cherché à te demander ce qui s'était passé, c'est elle qu'il faut blâmer !

— Elle m'a dit qu'elle voulait que je sois honnête et que je devais trouver par moi-même ce qu— attend une seconde, comment est-ce que tu sais ? « Elle » ?

Marinette, ma vieille, contrôle-toi un peu !

— Je… Tu as évoqué une dispute avec ta copine tout à l'heure, et puis tu as parlé d'une personne particulière qui aurait pu… Enfin, j'ai supposé… ?

L'ombre d'un « oh » se dessina sur ses lèvres alors qu'il hochait la tête. Marinette repensa à ses paroles précédentes.

— Tu… Lui en veux ? Demanda-t-elle.

Il baissa les yeux, et elle sentit son coeur se serrer.

— Oui.

Comme si elle devait s'attendre à une autre réponse.

— Mais je comprends mieux, continua-t-il d'une voix plus douce. Nous avons besoin de mettre certaines choses au point sur notre relation, de toute façon.

Il leva les yeux vers elle, lui souriant amicalement. Le coeur de Marinette rata un battement, mais elle n'en montra rien.

— Merci, Marinette, dit-il. Heureusement qui tu es là.

Elle avala difficilement sa salive, pensa à l'absurdité de la situation, et à la longue, longue conversation qu'ils auraient le lendemain (enfin, techniquement, plus tard dans la journée). Sauf qu'elle serait Ladybug. Le fait qu'il la remercie lui faisait presque mal, et elle se sentait idiote, chanceuse, indigne.

— De rien, répondit-elle avec un sourire forcé.

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— — —

Deux petites notes concernant le comportement des personnages dans ce chapitre : déjà, concernant Marinette. Elle semble assez froide avec Adrien au départ, parce qu'elle essaye de cacher ses émotions, et parce qu'elle ne veut pas qu'Adrien devine qu'elle est LB. Elle finit par s'adoucir, mais lorsqu'elle à l'air sévère, c'est plus parce qu'elle est en colère contre elle-même que contre Adrien. Concernant Adrien, il a une présence plutôt discrète au début, mais réussit à se détendre et est beaucoup plus bavard et à l'aise à la fin. C'est dû à l'ambiance, et aussi à l'alcool. Je n'ai pas précisé combien de verres ils prenaient exactement, mais sûrement trois, quatre pour Alya et Nino. (Rappel : oui, beaucoup de jeune lycéens traînent dans des bars, non, ce n'est pas légal tant qu'ils ne sont pas majeurs).

J'espère que ce chapitre vous aura plu ! J'avais envie de montrer le soutient des amis d'Adrien, et de commence à développer la relation entre Marinette et Adrien. Le chapitre prochain comportera enfin la discussion entre Ladybug et notre petit Adrien (enfin) :D + d'autres choses, bien sûr.

Je vous remercie encore du soutient que je reçois ! Sans ça, je n'arriverais pas à garder la motivation pour écrire cette histoire :) n'hésitez pas à me laisser vos avis et vos conseils si vous en avez ! Si quelque chose vous dérange, je serais aussi heureuse d'en discuter.

Bref, il faut vraiment que je m'arrête d'écrire des notes de fin à rallonge, mais je ne sais pas si j'en serais vraiment capable xD ! Bisous bisous !