Salut ! Je reviens avec ce quatrième chapitre, plus long que les autres, qui va se concentrer sur Pharah et Ange. Enjoy !

« Le regard bleu de la suisse s'attarda sur le terrain devant elle, cherchant une armure bleue qu'ils ne connaissaient que trop bien. Ils trouvèrent enfin leur cible, volant vers eux.

Tu en as mis du temps à revenir, Fariha, s'exclama Angela.

Désol... ée, répondit l'égyptienne en grimaçant.

Et scheiße ! Tu es blessée, lança la blonde en voyant du sang couler le long de sa jambe, partant d'un endroit où l'armure était brisée, au niveau de la cuisse.

Ce n'est rien, murmura la jeune femme en se détournant. C'est juste une égratignure.

Je te ramène en sécurité et j'examine ça, insista la suisse en entraînant sa protégée vers son domicile.

Elles firent le chemin silencieusement, l'une se concentrant pour ne pas aggraver ses blessures et l'autre calant son rythme à l'estropiée.

Je vais ouvrir la porte, lança Fariha en sortant une clé d'un petit compartiment de son armure.

L'action la fatigua et elle dut s'appuyer contre le mur, laissant à Angela l'occasion d'ouvrir la porte. Celle – ci prit la clé, ouvrit la porte et soutint Fariha jusqu'à l'intérieur de la pièce. Elle surprit l'égyptienne en train de rougir et lui lança un léger sourire moqueur.

Qu'est-ce qui te fait sourire, demanda Pharah en regardant la suisse.

Juste la tomate que j'ai devant moi, murmura-t-elle.

C'est ça, fous toi de moi, râla Pharah en se retournant sur sa chaise.

Elle sentit que quelqu'un passait ses bras autour de son cou et sentit le souffle chaud de la blonde sur le haut de sa tête. Ses joues s'enflammèrent, faisant rire Ange aux éclats. Le rire de la jeune médecin résonna dans la tête de Pharah, ce rire qui illuminait ses rêves. Un jour, lorsqu'elle en avait discuté avec sa mère, l'égyptienne avait appris que la suisse appelait sa manière d'illuminer les journées des gens quand elles avaient mal commencé « La lumière que le Seigneur m'a offerte ». Cela avait fait sourire Pharah, qui avait trouvé l'intérêt que portait son amie à la foi chrétienne très mignonne. Quand elles partaient en voyage et dormaient dans la même chambre, elle adorait la regarder prier. Ça lui donnait un air tellement adorable, tellement paisible, tellement ... Angélique que l'égyptienne aurait voulu que ça ne s'arrête jamais. Son regard dériva sur la suisse, qui attendait visiblement une réponse.

Pardon, tu peux répéter s'il te plaît ?

Je demandais si tu avais de l'iso betadine, pour désinfecter un peu ta blessure, murmura son vis à vis en la dévisageant.

Dans le placard de la salle de bain, répondit Pharah.

Le médecin disparut quelques instants et revint avec un pot jaune. Elle commença à désinfecter la blessure et à la soigner, prenant gare à ne pas faire mal à sa patiente. « Oui, une patiente, c'est ça, c'est juste une patiente. Une très jolie patiente mais c'est tout », pensa-t-elle en se concentrant dessus. Elle pouvait sentir le regard de celle-ci sur elle pendant qu'elle s'affairait. Elle savait que le rouge pointait sur ses joues, bien visible puisqu'elle était assez pâle.

Tu es encore plus mignonne quand tu soignes les gens, chuchota Pharah.

Que dis tu, demanda la blonde, peu sûre d'avoir compris son amie.

Je me disais que sans toi je ne saurais pas quoi faire, rectifia l'égyptienne, les joues pourpres.

Angela détourna le regard, gênée des propos de sa patiente. Lorsqu'elle eut fini, elle fit promettre à Pharah de prendre congé quelques jours, le temps de se remettre ne serait-ce qu'un peu de son combat.

Grâce à toi, je me sens déjà mieux, merci Angie, murmura-t-elle en réponse.

La blonde sourit avec gêne. Elle se dirigea vers la porte, prête à partir. Alors qu'elle posait la main sur la poignée, elle sentit une main sur son épaule et se fit tirer en arrière. Elle fit face à l'égyptienne. Leurs regards s'ancrèrent l'un dans l'autre, intenses.

Fariha..., commença Angela, les yeux pleins de larmes. Je n'ai pas pu... J'aurais du...

Chuuuuut , murmura celle-ci en la serrant contre elle. Ce n'était pas ta faute, elle savait ce qu'elle faisait.

La blonde éclata en sanglots et blottit son visage dans le cou de son amie.

Si tu savais comme je m'en veux...

Shhhhhhh, tais toi, la coupa doucement Pharah.

Elle caressa les cheveux de la blonde avant de la porter vers le canapé et de la laisser se reposer contre elle. Angela était toujours agitée de légers soubresauts dans son sommeil.

Non... Ana..., chuchota-t-elle dans son sommeil, redoublant de larmes.

Pharah la regarda avec tristesse. Le problème d'Angela, c'était sa sensibilité, qu'elle essayait de cacher derrière des sarcasmes. Mais quand ça devenait de trop, elle devenait quasiment instoppable. Elle commença à se calmer et un petit air paisible s'installa sur son visage encore humide. Environ une demi-heure plus tard, la suisse se réveilla et son regard croisa les yeux marrons de l'égyptienne, qui lui souriait.

Bien dormi, petit Ange ?

J'ai pleuré pas vrai , demanda la blonde en baissant les yeux.

Un peu, c'est vrai. Mais même si je préfère quand tu souris, tu étais quand même mignonne, répondit l'égyptienne, toujours souriante.

Décidément, j'ai toujours l'impression de t'entendre dire ça, lança la suisse avant de rire nerveusement.

C'est parce que c'est le cas.

Angela tourna brusquement son regard vers la plus jeune, abasourdie.

Pardon... ?

Pourquoi devrais-je te mentir, tu es très mignonne, même plus que ça, tu es magnifique, il n'y a que les idiots qui ne le verraient pas, répondit-elle en rougissant.

Fariha, si c'est vraiment ça, pourquoi tu rougis, demanda la blonde, toute aussi rouge.

Leurs regards étaient toujours fixes. L'égyptienne passa doucement un bras autour de la taille de la blonde et l'attira vers elle, s'arrêtant à quelques centimètres d'elle.

Fariha..., murmura la blonde, la regardant avec hésitation et étonnement.

La brune semblait aussi hésiter. Elles rompirent doucement la distance entre elles, d'un même mouvement. Leurs lèvres se rencontrèrent et ce fut comme si une barrière interne se brisait chez la plus âgée. Elle eut l'impression qu'elle avait enfin trouvé ce qui lui manquait, l'étreinte de Fariha et la rencontre de leurs bouches. Pharah semblait ressentir la même chose car elle posa sa deuxième main derrière la nuque de la blonde. Celle ci écarta doucement les lèvres pour laisser le passage à la jumelle de sa langue. Elles ne s'étaient jamais senties aussi bien qu'à ce moment là. Angela avait une main sur l'épaule de l'égyptienne et l'autre était posée sur sa taille. Elles se séparèrent et appuyèrent leurs fronts l'un contre l'autre.

Je t'aime Angela, depuis le premier jour, murmura Pharah.

Moi aussi Fariha.

Elles se lancèrent dans un baiser plus fort. Pharah passa doucement sa main sous le T-shirt que portait Angela, qui n'avait pas eu à porter son armure Valkyrie ce jour là. Angela frémit au contact de la main de la jeune femme et eu un léger mouvement de recul avant de recommencer à l'embrasser. La brune était plus expérimentée qu'elle n'y paraissait, torturant doucement Angela en jouant avec sa poitrine. Puis Angela avait reçu un coup de fil de Winston et tout avait déraillé. »

Angela ?

La suisse revint au moment présent, croisant le regard du primate. Il lui montra discrètement le jeune anglaise qui était blottie contre sa « petite amie » et semblait dormir.

On devrait les laisser, suggéra Angela à voix basse.

Ils sortirent de la pièce et la suisse retourna à sa chambre d'hôtel. Elle vit avec surprise qu'une belle brune l'attendait.

Tu en as mis du temps à revenir, trésor, lança cette dernière.

La blonde ne lui répondit pas et se contenta d'aller se réfugier dans ses bras.

On avait laissé quelque chose en plan la dernière fois, murmura Fariha avec un sourire suggestif.

La blonde la regarda dans les yeux avant de l'embrasser fougueusement. Le reste ne nous concerne pas ( sauf si vous voulez savoir )

Bon, quatrième chapitre complété. N'hésitez pas à donner votre avis.