Disclamer : Les personnages appartiennent à Masami Kurumada

Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide pour sa gentillesse et qui a le courage de me corriger et merci à frazyl pour son soutien.

Ignis: Merci. Dans ce chapitre, j'espère que tu vas avoir certaines réponses à tes questions. Bisous

Marine: Merci. Voici la suite. Bisous

Camillou: Merci. J'espère que tu vas toujours autant aimer. Bisous

Un grand merci à ceux où celles qui vont passer par ici. Bonne lecture


Chapitre 4

Paros: pas loin du petit Port Aliki:

Un petit bateau rentrait au port quand un des passagers cria:

" j'ai cru voir quelqu'un, vite venez voir! Si... il y a bien une personne accroché à une bouée. MON DIEU..elle a lâché!"

Deux passagers plongèrent tandis que d'autres les éclairaient. Ils arrivèrent près du jeune homme et ils le ramenèrent en prenant bien soin de lui maintenir la tête hors de l'eau. Les autres personnes restées à bord les aidèrent à remonter le noyé. Un médecin qui avait déjà appelé les secours, donna ses directives et enleva doucement le casque:

" Amenez des couvertures et écartez-vous s'il vous plaît." Il commença le bouche à bouche et voyant que la victime ne réagissait pas, il fit un massage cardiorespiratoire...

Chez Minos:

Eaque essayait depuis des heures de joindre Minos:

"Merde qu'est ce que tu fous? Réponds...Minos réponds..."

Le lendemain matin, n'ayant toujours pas de nouvelles de son ami, il décida de téléphoner à Hadès. Il composa le numéro et entendit une voix énervée:

"Qu'est ce que tu fais ? J'essaie de te joindre depuis des jours!"

"J'ai perdu mon téléphone portable quand on a essayé de me tuer... J'ai...j'ai peur ...Minos n'est pas rentré de la nuit et et...il avait mis mon casque et et...ils l'ont peut-être tué. Mon dieu!... il est peut-être mort par ma faute ..."Le Népalais était en pleine panique.

"Eaque? Eaque...! Tu te calmes, tu te rends au commissariat de police, tu as bien la convocation?".

Quand le jeune homme lui eu répondit par l'affirmatif, il ajouta :

"Bon tu la prends avec toi et une fois sur place tu réponds à leurs questions. Je téléphone à mon avocat et je viens te chercher. Surtout, reste là-bas." Il raccrocha.

Eaque resta un moment à regarder le téléphone d'un air hébété puis réagit et suivit les conseils d'Hadès.

Chez Angelo:

Angelo était d'humeur joyeuse depuis qu'il avait reçu un coup de téléphone de Saga. Son ami lui avait expliqué qu'il ne pouvait pas venir chercher Shiryu le matin mais si cela ne le dérangeait pas, ils pouvaient se retrouver au magasin de son frère en début d'après-midi. Très conciliant l'Italien acquiesça puis passa le téléphone au jeune homme toujours froid envers lui. Quand la conversation fut terminée, Shiryu vint rejoindre un Kiki excité qui n'arrêtait pas de parler des achats qu'il avait prévu de faire tout en prenant un copieux petit déjeuner sur la terrasse.

Le petit garçon regarda son frère qui s'asseyait et dit la bouche pleine :

" Shi c'est Angelo qui a fait le p'tit déj'. Tu vas voir, elles sont brûlées mais si tu mets du chocolat dessus c'est bon." Puis avec un sourire malicieux, il regarda l'Italien qui apportait une assiette remplie de crêpes.

"Alors Kiki elles sont bonnes?"

Le voyant faire signe que oui de la tête l'architecte tout souriant passa les crêpes bien épaisses à Shiryu qui les regardait d'un air surpris :" Bon ok elles ont l'air bizarres et peut être un peu brûlées, mais le goût est bon."

Il en prit une de lui-même qu'il mit d'office dans l'assiette du jeune homme et se servit y ajoutant dessus lui aussi du chocolat, tout en guettant la réaction de Shiryu , qui ayant fini de tartiner sa crêpe la mettait à sa bouche. "Mmmmh...elle est ...bonne?!" concéda-t-il, surpris, un micro sourire sur les lèvres, qui suffit à rendre ce début de journée encore plus beau pour l'Italien.

Athènes boutique de Shaka:

Angelo avait perdu son sourire au moment où Saga était arrivé. Et il fut carrément morose en les voyant partir.

"Dis Angelo... tu sais ce qu'il a Saga ? Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu ainsi." demanda le blond qui détourna la tête de la vitre, la voiture de son frère n'étant plus en vue, et fut surpris de voir l'expression de l'architecte comme si d'un coup il venait d'avoir la plus belle idée de sa vie:

" Kiki tu veux qu'on va visiter le Cap Sounion?" N'attendant pas la réponse du petit rouquin: "ils vont bien là Shaka? "

"Oui...? " Il regarda l'italien sortir du magasin, tenant la main de Kiki: "humm ...je crois comprendre ce que tu fais Saga." pensa-t-il un petit sourire aux lèvres.

Fin d'après-midi chez Angelo:

Angelo était de retour depuis cinq minutes quand il entendit une voiture. Il continua à siroter sa bière un sourire satisfait sur le visage qui ne l'avait pas quitté de l'après-midi. L'Italien montra sa boisson à son ami qui s'asseyant lui répondit par un signe infirmatif.

" J'y vais" dit Shiryu

Décidant d'en savoir plus sur les sentiments de son associé, Saga demanda :

"Tu joues à quoi Angelo? Tu me connais et tu sais qu'il n'a rien à craindre avec moi, alors pourquoi tu nous as suivis? Non ...incrusté serait le mot. Jaloux?"

"Dis pas n'importe quoi... et toi pourquoi l'as-tu invité? Tu as eu le coup de foudre?" Regardant son ami sérieusement son cœur battant la chamade, comment réagirait-il, si Saga lui répondait oui? :" Tu ressens quelque chose pour lui? Réponds franchement. "

Saga soupira :" Sérieusement? J'aime bien Shiryu c'est un garçon gentil et très intéressant à connaître. Mais franchement... j'ai voulu te tester voir comment tu allais réagir et je n'avais pas tort. Tu as beau dire... non , si.. tu es jaloux. " Après un instant d'hésitation: "Angelo? Éprouves-tu quelque chose pour lui ? Parce que... "

"Voilà une bière bien fraîche!"S'exclama Shiryu souriant en arrivant avec la boisson de Saga.

Après son départ, il se mit droit devant l'Italien toujours assis qui se contenta de le regarder innocemment :

"Ça va? Tu as passé un bon après-midi? Tu es content de toi? Mais saches que tu n'es pas mon père, ni mon frère, tu n'as pas à me surveiller. "

Se levant, l'architecte, un sourire mi-innocent mi-espiègle sur les lèvres, rétorqua:

"Pour l'après-midi ,super...quant à être ton père ou ton frère, heureusement que je ne le suis pas! Sinon je ne pourrais pas faire ce que je vais faire."

"Ah oui ?...et que-vas tu faire?"

"Te faire taire."

Il passa une main derrière la nuque du jeune homme et de l'autre lui releva le menton. Il se pencha et réclama sa bouche. Une boule de chaleur se forma dans le ventre de Shiryu qui après une seconde d'hésitation répondit au baiser avec une égale ferveur. Angelo lâcha ses lèvres pour aller parsemer d'une pluie de petits baisers ce visage si beau. Shiryu lâcha un gémissement et le regarda encore une fois interrogateur. Mais l'Italien n'y répondit pas et reprit tendrement ses lèvres. Ils se séparèrent brutalement, quand ils entendirent claquer des portières et ils virent arriver Aiolia et Shun .

"Alors ?" demanda l'Italien flegmatique "Votre journée, agréable?! "

Aiolia qui regardait Shun d'un air de ne rien y comprendre, hésita:

"ba...oui, enfin...faut demander plutôt au gosse qui boude depuis un moment maintenant et je ne sais toujours pas pourquoi?"

"Je vais te répondre Angelo...oui, j'ai passé une très bonne journée. Il y avait un soleil magnifique, resto super, visites époustouflantes et je peux te confirmer que le lion a été sage, très très sage même, pas un petit rugissement."

Shun finit sa tirade les yeux colérique sur un Italien qui se demandait pourquoi il s'en prenait à lui. Puis n'oubliant pas Aiolia, qui lui était surpris de voir son petit lutin si en colère, il ajouta :

"Quant à toi je ne suis pas un gosse ni ton petit frère, je vais avoir bientôt avoir 17 ans et si je suis trop jeune pour toi, ce n'est plus la peine de m'inviter."

Tournant les talons, il se dirigea vers la mer pour essayer de se calmer.

Shiryu qui avait saisi le pourquoi de la réaction de son frère regarda le châtain clair:

"Franchement ... tu n'as pas assimilé? " Voyant les regards d'incompréhensions se poser sur lui, il soupira en secouant la tête négativement: " Vous pouvez vous donner la main tout les deux." Et il partit rejoindre son frère.

Les sourcils froncés, les deux compères le regardèrent partir. Après un instant de mutisme et de réflexion, Angelo rompu le silence:

" Je crois que j'ai pigé. Dis pendant ta sortie d'hier et d'aujourd'hui tu l'as au moins embrassé une fois?"

"...Non...c'est pas l'envie qui m'a manqué mais j'ai l'impression que c'est mal, qu'il est trop jeune pour moi. Enfin tu vois ce que je veux dire?

"Non désolé, je ne perçois pas, il va avoir 17 ans le mois prochain. Et puis à 23 ans t'es pas un vieux croûton non plus." Moi j'ai bien embrassé son frère, pensa l'architecte.

"Bon... je vais m'expliquer avec lui." Dit Aiolia avec détermination, en partant d'une démarche rapide rejoindre le jeune homme. Shiryu le voyant arriver se leva et les laissa à leur discussion.

En remontant de la plage, Shiryu se disait que lui aussi devait avoir une conversation avec Angelo. Il devait savoir si l'italien avait des sentiments pour lui, enfin il le croyait bien, car sinon pourquoi l'embrasser? Et lui que ressentait il? De l'amour? Tout ce que le jeune homme savait c'est que son cœur battait la chamade rien que pour un seul regard d'Angélo et quand il l'embrassait là il n'était plus sur terre, il ressentait toutes sortes de sensations qui l'emmenaient loin très loin.

C'est d'un pas léger, le sourire aux lèvres que Shiryu arriva sur la terrasse. Ne trouvant pas l'Italien, il se dirigea vers son bureau où il l'entendit au téléphone. Là il s'arrêta net quand il perçut les réponses de l'architecte :

"...Mais oui... "

"OUFFF... si tu savais tu m'enlèves un poids car bah moi et Ikki euh... on est devenu amant et..."

Avec une légère contrariété d'avoir été si vite remplacé, l'Italien s'écria:

" T'as pas perdu de temps!?"

Angelo entendant son ami bégayer, eut un remord. Après tout c'est lui qui avait rompu:" Mais je comprends, ne t'inquiète pas, je ne souhaite que ton bonheur."

"Angelo ? Je serais toujours ton meilleur ami avec Shura? Je t'aime comme un grand frère tu sais?!"

Amusé l'Italien lui répondit: " Oui tu le resteras toujours ... moi aussi je t'aime..."

Blanc comme un mort Shiryu n'entendit pas la fin de la conversation. Il sortit discrètement de la maison le cœur triste, les yeux pleins de larmes :"Quel con je peux faire! Je me suis fait une montagne pour quelques baisers, pour lui ce n'était qu'un jeu, pourtant...? Merde reprends-toi tu ne vas pas pleurer pour ce type...c'est même plus la peine qu'il m'approche ce sale pervers." Malgré ces bonnes résolutions, il sentit ses larmes coulaient le long de ses joues.

Paris:

Aphrodite raccrocha et leva la tête vers son amant qui était derrière lui, le tenant dans ses bras: "Ouf... il l'a bien pris mais je me demande si je ne dois pas être vexé? Quand même... il m'a avoué qu'il ressentait quelque chose pour le gamin."

" Tu crois pas que tu exagères ?" chuchota Ikki en lui mordillant le lobe de son oreille, ce qui électrisa le Suédois: "Au contraire c'est bien qu'il ait aussi quelqu'un...ou... alors tu es encore amoureux de lui?!" s'écria le Japonais jaloux. Il avait lâché son amant et le sondait en attendant sa réponse.

"Whaouu... j'aime quand tu es jaloux. Non sérieusement, notre rupture a été la meilleure chose qu'on ait pu faire. Mais il faut que tu saches que tu vas devoir me partager avec Shura et Angelo car ce sont mes frères de sang, en fait, on est comme les trois Mousquetaires." Se lovant contre Ikki: "Toi tu es mon D'Artagnan et c'est toi que j'aime idiot. Si je m'inquiète, c'est que justement je connais bien Angelo. Je me demande s'il se rend compte qu'il peut faire souffrir le gamin comme il l'appelle. Tu sais le gosse vient d'être violé et..."

"Chut...fais lui confiance. Moi aussi j'étais pareil avant de te rencontrer." Soudain, Aphrodite sentit une décharge électrique au niveau de son cou. Ikki avait posé ses lèvres dessus pour le taquiner tout en passant la main dans le boxer, il la posa sur son sexe et commença un lent et doux va-et-vient. Le fleuriste ferma les yeux et renversa la tête en arrière se laissant porter par le flot d'émotions qui envahissait tout son être.

Jeudi après-midi, Athènes:

Angélo venait de déposer le gamin à l'endroit où l'attendait Shura. Sur le chemin du retour, il fulminait: "Pas un mot depuis deux jours" L'italien était très énervé. "Pour qui il se prend ce petit morveux? Là... j'en ai ras le bol de ces sautes humeurs...merde pourtant tout allait bien avant que son frère revienne de sa journée avec Aiolia! Alors qu'est ce qu'il avait?"

Devant le tribunal: La confrontation,

Shura avait reçu le matin même les résultats d'ADN, un cheveu qui appartenait au voleur du nom de Griffon Minos et chose qui ne s'expliquait pas l'ADN du sperme sur le plaid n'était pas celui d'Hadès. Malheureusement, on ne savait pas à qui il appartenait, cette personne n'étant sûrement pas ficher. Ce plaid, contrairement à ce qu'il croyait, n'arrangeait pas les choses bien au contraire. Quand Shiryu l'a appris, il a commencé à s'énerver, perdu, ne comprenant pas pourquoi ce n'était pas celui de son violeur. Avec bien du mal, l'avocat avait réussi à le calmer.

"Le procureur va relire les accusations de la plainte, il va demander si on la maintient, et s'enquérir auprès de l'accusé de ce qu'il a à répondre. Je n'ai pas de conseil miracle à te donner, si ce n'est d'être le plus calme possible, de ne pas revenir sur tes déclarations. Hadès et son avocat vont sûrement chercher à te déstabiliser, et à te faire passer pour un menteur. Ne réponds pas aux attaques par les attaques, ne t'énerve pas...je sais c'est dur, mais nécessaire...ah oui! Il y aura aussi le témoin... euh ...ah voilà son nom Garuda Eaque. As-tu les certificats médicaux ?"

Shiryu acquiesça que oui le regardant avec les yeux remplis de peur mais aussi de détermination .Shura lui tapota l'épaule :

"Aller courage... respire un grand coup on y va."

1 h30 plus tard la confrontation était enfin terminée. Shura et Shiryu sortirent en premier, le jeune homme se sentait mal, il dut s'asseoir sur une des marches du tribunal. Tout tournait autour de lui, sa tête allait exploser. Shura le voyant mal s'éloigna un peu et passa un coup de téléphone à Kanon. Après lui avoir expliqué la situation, il raccrocha et aida le jeune homme à se lever. Quand il vit Rhadamanthe, Hadès et Eaque sortir à leur tour, il le sentit se raidir. Au moment où le Népalais passait près de lui, Shiryu croisa son regard :

"Pourquoi? Te rends tu compte du mal que tu me fais ?"

Montrant Hadès du doigt: " Ce salaud m'a violé et toi... tu mens en disant qu'il était avec toi. tu ..." Ne pouvant continuer sa gorge étant serrée, malgré tout son possible pour ne pas craquer devant son beau père, il sentit ses larmes couler .Shura le prit par les épaules:

"Allez viens ."

Puis jetant un regard direct à Rhadamanthe :

" Rendez-vous au tribunal cher maître."

Il tourna les talons entraînant Shiryu derrière lui, quand il entendit :

"Oui maitre Asuras je vous attends de pied ferme. Préparez-vous à une cuisante défaite, à votre place je convaincrais mon client d'abandonner la plainte, une fausse accusation pourrait se retourner contre lui."

A ces mots Shiryu enrageant avait fait demi tour pour dire ces quatre vérités à cet avocat pourri. Shura le fit monter de force dans la voiture et démarra avant que la situation ne dégénère.

Appartement de Shura:

Kanon sortit de la chambre où Shiryu était parti s'allonger un peu.

"Cela s'est si mal passé pour qu'il soit aussi bouleversé?"

"Oh oui...je savais que cet avocat était ami avec Hadès et qu'il était terrible, mais à ce point. Il est remonté loin, faisant passer Shiryu pour limite schizophrène. Ses mots étaient si cruels:

" il a été violé, je ne le conteste pas, mais pourquoi pas, par ce voleur et pour se venger de son beau père des soi- disant sévices que mon client lui faisait subir, l'accuse ou... deuxième hypothèse, qui nous dit qu'il n'a pas donné rendez-vous au voleur et ne lui a pas demandé de le prendre violemment pour se venger de celui qu'il déteste? Voleur qu'il connaissait du reste, puisqu'il l'avait rencontré la veille. Et parlons de ce médecin monsieur Gémini Kanon n'a-t-il pas déjà conclu à un viol soutenant une jeune fille qui accusait un père de famille. Mensonge découvert pendant le procès heureusement pour cet homme!" Et j'en passe soupira Shura.

"Mince comment cet avocat a su pour cette affaire? C'est pas d'aujourd'hui !" demanda le médecin qui s'en souvenait très bien.

"Comment il l'a su?! C'est Rhadamanthe de Wyvern , on ne l'appelle pas le dragon pour rien." Ne voyant pas Kanon blanchir, il continua :"Que j'aie réussi à ce qu'il n'y ait pas eu un non lieu tient du miracle et c'est en partie grâce au message que j'ai reçu d'Aiolia. Le voleur Minos a été retrouvé, il est à l'hôpital. J'ai réussi à convaincre le procureur qu'on avait besoin de son témoignage et comme j'ai aussi celui de Shun et Kiki, il va y avoir un procès." Remarquant que le médecin était bizarre: "Tu vas bien?"

"Physiquement ...il est comment ce Rhadamanthe? Grand, musclé, cheveux blonds courts, yeux couleurs or ? " demanda Kanon la mâchoire crispée par la colère.

Surpris des questions de son ami, Shura répondit: "Si...Pourquoi?"

"Cet enfoiré de merde, il va me le payer! Tu sais cet homme mystère dont je suis tombé amoureux, Rhad , je l'entends me chuchoter, tu ne trouves pas que ça met du piment de ne pas savoir mon nom ni mon métier, mais je te promets que d'ici la fin de la semaine tu le sauras ...et moi comme un con j'attendais... merde...il est mort, je te jure ... d'ailleurs, je sais qu'il a un rendez-vous prévu ce soir au restaurant Domitrius." Se dirigeant vers le bar, il prit une bouteille de whisky et la montrant à l'avocat: "tu permets?". N'attendant pas la réponse, il se versa un verre.

Shura toujours sous le choc regardait son ami, n'en revenant pas que l'amant du médecin était ce...: "tiens tant que tu y es... verse moi en un aussi, ça fait beaucoup là quand même."

Ils étaient assis tous les deux dans le canapé, la bouteille de whisky sur la table du salon, quand ils virent arriver Shiryu les regardant, saisi de les voir boire à cette ... en faite quelle heure était il ? Il regarda sa montre... ah ... 18 h30, il alla s'asseoir face aux deux compères et tendit un verre à Shura qui après réflexion lui versa l'alcool .Un petit verre après ce qu'il venait de vivre ne pouvait pas lui faire de mal.

Un moment plus tard Kanon se leva:" A nous deux mon cher maître de Wyvern."

"Hey... ne fais pas de bêtises! Méfie-toi de lui et n'oublie pas que tu vas témoigner au procès."

Un grand sourire jusqu'aux oreilles, Kanon le rassura:"T'inquiète..."

Quand Kanon fut sorti, Shiryu, les joues un peu rouges à cause de l'alcool :" Je voudrais bien être une souris." Shura se mit à rire doucement :"Si tu savais que moi aussi, mais je connais le serveur qui travaille dans ce resto. Je lui téléphonerai tout à l'heure et je suis certain qu'il va me faire un résumé détaillé."

Shiryu s'était enfermé dans ses pensées, se mordillant les lèvres nerveusement, puis leva des yeux pleins de questions vers Shura:

"euh...Aphrodite est l'amant d'Angelo?"

"Était... il était son amant pourquoi?"

"Oh...non pour rien...vous êtes amis depuis l'enfance c'est ça? Saga, Kanon et Shaka aussi? "

"Les trois frères? On s'est connu à l'université. Moi, Kanon et Shaka on était dans la même. Angelo et Saga dans une autre. Saga, ses diplômes en poche, a ouvert l'agence. Quand Angelo a eu les siens, il a vu que Saga avait mis une annonce. Il s'est présenté pour le poste et aussitôt il a été pris à l'essai. Peu de temps après, Saga lui a proposé d'être son associé. Je dois reconnaître que les affaires marchent bien, ils le méritent car ce sont de sacrés bosseurs et très compétents de surcroît. Mais dis-moi ...pourquoi cette question sur Aphro? "

"Comme ça ...dis? Comment savoir qu'on est amoureux ? Enfin je veux dire comment savoir si on aime réellement ? Quand on a le cœur qui s'emballe à la vue de cette personne et quand elle vous embrasse on est tout retourné ?..."

Shura s'était mis à rire "Excuse-moi, mais les symptômes que tu m'as décrit sont ceux de la maladie d'amour. Comment en être sûr? Comment savoir si l'on aime réellement ? C'est une très bonne question !Mon avis... c'est que dans une relation d'amour véritable, il y a un amour tendre et protecteur. Mais, il faut aussi le plaisir sexuel. Tu réunis le tout et tu as une très belle relation. "

Touchant le cœur de Shiryu, il ajouta : " Au fond de toi tu le sais, c'est comme ça. Tu ressens ça pour qui?"

"Hein... moi... non..."S'écria le jeune homme les joues rouges, faisant signe que non avec les mains..."Shura?...pour le procès c'est pas bon, on va le perdre n'est ce pas? Tu...sais ... Hadès m'a vraiment violé, je ne suis pas un menteur et mes frères non plus. "

"Shiryu?! Si je te défends, c'est que je te crois. Quant à perdre le procès...ok la partie adverse prétend avoir un alibi. Mais nous on a le témoignage de tes frères pour appuyer le tien. En plus, il y a ce voleur Minos et qui sait ce qu'il a vu? Le procès n'est pas pour maintenant et j'ai largement le temps de préparer ma plaidoirie et de contrer le témoin d'Hadès. Aiolia est en train d'enquêter et c'est un très bon détective. Alors pour l'instant tu sors ce procès de ta tête .Ok?"

Shiryu n'eut pas le temps de répondre, la sonnette venait de retentir. L'avocat alla ouvrir à Angelo et Kiki .

Le restaurant Domitrius:

Kanon rentra dans le restaurant et se rendit à l'accueil pour demander si maître de Wyvern était là. La jeune fille, conquise par la beauté du médecin, ne se fit pas prier pour le renseigner: oui il était bien arrivé en compagnie de deux personnes, un autre avocat du nom de Dienferos Hadès et la troisième... ah oui, elle avait entendu l'un des deux l'appeler Eaque. Elle lui indiqua où ils se trouvaient, voulant l'accompagner à leur table, mais avec un de ses plus beaux sourires, Kanon lui dit que ce n'était pas nécessaire, il voulait faire une surprise à son ami. Le grec avança et l'aperçut.

Rhadamanthe étant de dos, il ne pouvait pas voir le médecin qui arrivait d'un pas discret derrière lui. Hadès qui était en pleine conversation s'arrêta en le regardant surprit :"Monsieur ?". À ces mots, l'Anglais se retourna pour voir à qui parlait son confrère et client. Quand ses yeux s'ouvrirent en grand de surprise :"Mais que ..."

"Chéri..! Tu n'es pas content de me voir?". Le Grec s'était assis sur les genoux de Rhadamanthe et l'embrassa sous les yeux hallucinés des deux autres et des clients. Quant à l'Anglais, lui était pétrifié de la façon dont se comportait Kanon.

"Alors? Tu ne me présentes pas? Bon je vais le faire ..."Il regarda les deux convives avec un sourire de connivence: "Puisque mon amant maître de Wyvern est devenu muet... Gémini... docteur Gémini Kanon, vous avez sûrement entendu parler de moi ? Non?..."

A ces mots Rhadamanthe réagit et se leva, faisant mettre debout en même temps Kanon:

" Je vais t'expliquer, viens on sort, ce n'est pas la peine de se donner en spectacle!"

Cette phrase étant dite d'un ton sec, eut le don d'énerver encore plus le médecin qui planta son regard furieux dans celui glacé de Rhadamanthe et articula froidement: " Je ne vais pas te faire honte longtemps, tu peux te rasseoir et continuer ton repas avec ce ...". Se rappelant la mise en garde de Shura à temps, il ne finit pas sa tirade.

L'Anglais toujours debout le prit par le bras pour sortir avec lui .Mais Kanon le retira de son emprise d'un geste sec:

" Je n'irai nul part avec toi! Plus jamais et tu vois ce cul?" En disant ces mots, il s'était retourné, se cambrant légèrement de façon à lui montrer son derrière. Il se donna une claque sur une fesse: " Tu le vois bien? Profite... car c'est la dernière fois."

Il n'y avait plus un bruit dans le restaurant, les clients bouche bée regardaient la scène qui se déroulait devant leurs yeux. Kanon après un dernier regard méprisant vers la table de Rhadamanthe prit la direction de la sortie. Lorsqu'il entendit la voix colérique de l'Anglais:

"Ton cul n'est pas irremplaçable! Loin de là ...et si je devais lui donner un note, il n'aurait pas la moyenne. "

Et sur ces mots mesquins, il se rassit en ne se préoccupant plus du médecin, qui à ses gentilles paroles, avait fait demi-tour, prenant un gâteau sur un chariot à dessert et sans hésitation claqua sur la tête de l'anglais la pâtisserie à la crème chantilly décoré de cerises, sous les regards ahuris et éclats de rire des clients dont quelques téméraires applaudirent Kanon. Celui-ci sortit en souriant bien content de lui malgré les paroles de colère de l'avocat:

"Tu vas me le payer... je t'en fais le promesse!"

Une fois dehors il ne sourit plus du tout...non...il avait plutôt envie de pleurer. Merde... pourquoi il fallait toujours qu'il fonce la tête la première et réfléchisse après? Il aurait pu attendre le soir et s'expliquer avec Rhadamanthe dans son appart' calmement. Maintenant sa relation avec son anglais était finie, le gâteau sur la tête n'allait pas passer. Mais quand même... Lui dire que son cul ne valait pas la moyenne, c'est vrai quoi!D'ailleurs c'était mieux que ça soit fini, même si il était fou amoureux de ce sale avocat menteur, égocentrique... Et sur ces pensées colériques, Kanon monta dans sa voiture et retourna chez lui en espérant ne pas tomber sur Saga qui ne manquerait pas de lui poser des questions.

Appartement d'Hadès:

"Qu'est-ce-qu'il y a Eaque ? Depuis qu'on est rentré tu n'as pas dis un mot? "Chuchota Hadès à son oreille

"Je m'inquiète pour Minos, il a failli mourir à cause de moi. En plus, ce jeune Shiryu tout à l'heure, je n'arrive pas à m'enlever son regard de mon esprit, ni ces paroles quand il m'a dit: pourquoi mens tu ? Tu ne vois pas le mal que tu me fais? Tu es insensible? Tu n'as pas vu ça détresse?"

Hadès soupira "Si... je vois bien qu'il souffre... mais... tu te mets un instant à ma place? Je sais que je ne l'ai pas violé et lui m'accuse. Alors que dois- je penser ? Qu'il me déteste ? Bon ça je le sais. Qu'il devient schizophrène ? Non... tu sais quoi? Je pense qu'il m'en veut tellement que pour se venger il m'accuse à la place de celui qui l'a vraiment violé, en l'occurrence une seule personne a pu le faire ton ami Minos... Toi tu penses quoi de tout ça?" Colérique, il poussa Eaque qui surpris tomba à quatre pattes: "Mmmh... quelle belle invitation, mais n'oublie pas, que c'est moi qui décide quand..." le nargua Hadès.

"Espèce de salaud, je comprends mieux le comportement de tes beaux fils !" S'exclama Eaque en se relevant:" Tu veux savoir mon opinion ? Bien que tu mériterais que shiryu ait menti pour t'envoyer en prison, je pense moi, qu'il croit vraiment que c'est toi et maintenant que j'y pense, on a pas fait que baiser ce jour-là. Entre deux rounds, je me suis endormi et qui sait ce que tu as fait pendant ce temps-là. Tu aurais très bien eu le temps de retourner chez toi, il n'y a que 10 minutes de route en voiture."

" Ahahahah tu me prends pour Superman ? Moi aussi j'avais besoin de repos et quand tu t'es réveillé j'étais là... non? " Se moqua sournoisement Hadès

"Oui... mais rien ne me dit que tu n'as pas mis une drogue dans mon verre pour que je ne t'entende pas partir et...aïe...aaahhh."

L'avocat en colère venait de gifler Eaque d'une telle force qui le prostitué chancela sous le coup:

"Fais bien attention à ce que tu dis sinon cela pourrait aller très mal pour toi. Je vais te le redire encore une fois .Je... n'ai... pas... violé ...Shiryu...! Alors... je ne veux plus entendre ces absurdités sortir de cette bouche. Compris?..."

Hadès l'attrapa par les cheveux mettant son visage face au sien:

" Autre chose... comme je te l'ai dit tout à l'heure, je te loge, te nourris, t'habille et te paye pour que tu sois à ma disponibilité jusqu'au procès et je veux que tu ne vois aucun autre client pendant ce temps... Compris? "

Eaque encore sonné opina de la tête. Content de la réponse, l'avocat lui prit les lèvres sauvagement et commença à lui enlever sa chemise. Quand ce fut fait, il décida de descendre ses mains vers le bas ventre, afin de caresser sans pudeur l'entrejambe de Eaque, qui gémit à ce contact. Content de cette réaction plus que positive, il refit son geste. Un autre gémissement franchi les lèvres du jeune homme, ce qui fit sourire Hadès. Doucement, Il commença à défaire la ceinture du Népalais, sans décrocher ses yeux des siens. Levant la main, il caressa les marques de doigts qu'il lui avait faites en le giflant violemment, pour ensuite, lui ordonner le regard dur: " Suce-moi."

Le prostitué commença à lui défaire son pantalon pour prendre sa virilité en bouche, commençant ses va-et-viens. L'avocat se lâcha finalement dans un soupir, et releva le jeune homme qui s'essuyait la bouche. Il l'embrassa fougueusement tout en le faisant tomber dans le canapé. Il exécuta grâce à quelque petits gestes habiles le déshabillage complet de son amant. Un sourire naquit sur son visage quand il perçu le sexe durci du jeune homme. Doucement, Hadès caressa la verge de son cadet qui émit des petits cris.

"A mon tour." Souffla Hades à son oreille.

Appartement de Wyvern:

Rhadamanthe sortait de sa douche en rageant encore de la réaction de Kanon. Puis un petit sourire naquit au coin de sa bouche .Quand même il avait du tempérament le médecin. Son sourire s'agrandit en repensant à la scène dans le restaurant :" comme ça c'était la dernière fois que je voyais ton cul? Ha non...moi ce postérieur, je l'aime et je vais tout faire pour le récupérer. Mais comment ? Parce que là le grec était en colère contre lui. Bon je vais laisser passer cette nuit pour qu'il se calme. Demain, je vais passer à l'attaque et dans la soirée ce joli petit cul sera dans mon lit." Satisfait de sa résolution, l'Anglais alla se verser un cognac, s'assit confortablement dans son fauteuil en cuir noir sirotant tranquillement l'alcool. Un sourire gourmand se dessina sur ses lèvres en pensant à la nuit prochaine qu'il croyait bien passer avec Kanon.

Appartement de Shura:

Angélo venait de partir avec les trois frères dans une ambiance un peu froide vu que Shiryu n'avait pas adressé la parole à l'italien une seule fois.

"Shaka? Tu n'aurais pas de l'encre ? J'ai oublié d'en acheter."

"Si dans le deuxième tiroir" répondit machinalement le blond quand soudain :"Merde !" Il courut dans le bureau où il vit Shura regarder le dossier qu'il avait dans les mains. Il releva la tête, les sourcils froncés, les yeux accusateurs :" Ce dossier est une demande d'adoption? Tu comptais me le dire quand?"

L'Hindou se tordait les mains nerveusement, ne sachant comment aborder ce sujet délicat:" Euh... ba ...je...bon voilà je comptais t'en parler ce soir. Shura je n'ai fait que demander un dossier, je voulais en parler avec toi."

"Parler de quoi? De l'adoption ? On n'est pas heureux tous les deux? Pourquoi vouloir un enfant?"

"Si... on est heureux...et je t'aime. Mais j'ai ce manque, j'ai toujours voulu être père un jour. La seule solution étant gay c'est l'adoption, on serait des parents formidables j'en suis sûr ...Chéri ?"

"Ha...oui? Et il t'appellerait comment, maman? Non... Shaka... je ne veux pas adopter, sors toi de la tête ces idées ridicules et reviens à la réalité." L'Espagnol jeta le dossier sur le bureau, marcha vers le blond et le prit par les épaules tendrement : "Moi aussi je t'aime et depuis longtemps tu le sais, on est très bien tout les deux, pas besoin d'un enfant."

Mortifié Shaka se dégagea de l'étreinte de l'avocat:" Tu ne veux rien comprendre, moi je veux un enfant. Tu dis que tu m'aimes et la chose la plus importante pour moi tu me la refuses! "

"Je pensais que c'était notre amour qui était le plus important? Tu dis que je ne comprends pas? Ce que je comprends, c'est que cet enfant serait élevé par deux pères. Que répondra-t-il quand on lui demandera où est sa maman? Non je ne veux plus en entendre parler."

Shaka le fixa tristement :" Alors c'est ton dernier mot, on en cause plus? " Voyant que Shura n'en démordrait pas, il fit demi-tour, alla dans le séjour, prit ces clefs qui étaient posées sur la petite table du salon et sans un regard pour l'Espagnol se dirigea vers la porte.

" C'est comme ça que tu réagis? On s'aime tous les deux... tu ne peux pas partir comme ça." Pour toute réponse il vit le blond hésiter puis mettre sa main sur la poignée et sortir. Après quelques minutes à rester figé, l'Espagnol réagit et courut derrière Shaka. L'ascenseur étant occupé, il décida de prendre les escaliers. Quand il arriva au bas de l'immeuble, il eut juste le temps de voir la voiture tourner au coin de la rue.

"Merde ..."

Villa des trois frères:

Saga était dehors profitant de l'air rafraîchissant du soir. Après toute cette chaleur pendant la journée, c'était un moment agréable, il était assis et regardait le ciel étoilé qu'il trouvait apaisant. Il pouvait voir au loin la mer illuminée par la lune. Combien de fois s'était-il retrouvé là, à regarder le ciel, en pensant à son amour qui était parti, rongé par la maladie, il y a bientôt deux ans maintenant. Il soupira en repensant à ces années de bonheur qu'il avait eu avec lui jusqu'à ce jour où il partit le laissant seul, désemparé, vide. Retrouvera-t-il un jour cette envie de revivre? Retrouvera-t-il l'amour? La journée de sa mort, Rune lui avait fait promettre qu'il devait le laisser partir et surtout un jour aimer une autre personne. Il le lui avait promis, mais ne tenait pas cette promesse.

Une portière claqua, l'architecte vit arriver Kanon marmonnant dans sa barbe. Il passa à côté de son frère, alla dans la cuisine et revint s'asseoir avec lui en lui tendant une bière. Saga la prit et en but une gorgée tout en fixant le médecin:" Tu ne passes pas la nuit avec ton amant?"

"Bah non tu vois... il n'y a plus d'amant, c'est terminé, on a rompu."

"Mmmh..."

"Quoi...Mmmh?"

"Rien simplement mmmh." Saga dévisagea son frère et un petit sourire naquit au coin de ses lèvres.

"Merde t'es déjà au courant! C'est Shura qui t'a raconté? Comment il l'a su?" Questionna Kanon

"Le serveur qui poussait la desserte, tu vois celle où il y avait le gâteau à la chantilly...bah c'est un ancien client de Shura et comme il savait que vous étiez amis, à peine tu passais la porte qu'il lui téléphonait. Mon dieu j'aurais voulu voir ça" s'esclaffa le grec mort de rire

"Ouais...c'est ça marre toi...moi je viens de perdre mon amour et toi tu..."Il s'arrêta regardant son frère qui riait tellement que des larmes coulaient de ses yeux. En colère il allait sermonner son frère quant une portière de voiture claqua. Les deux frères se regardèrent surpris quand ils virent Shaka venir dans leur direction:

"Bon autant vous le dire de suite...Shura et moi c'est fini. On a rompu, notre bel amour est partit en fumée et..."il ne termina pas ce qu'il disait car : "Bande de cons, ça vous fait rire... je viens de perdre mon amour et vous...vous... " Il s'arrêta une seconde fois voyant ses deux frères essayaient de reprendre leurs sérieux avec bien du mal.

Shaka les regardait les larmes aux yeux haussa les épaules et rentra dans la maison. Une fois calmé, Saga se leva " on a pas assuré là... Shaka avait vraiment l'air mal, je me demande ce que shura a bien fait... bon. Je vais le voir." En passant près de Kanon il lui pressa l'épaule:

"Tu sais, si il tient à toi ce n'est pas une pâtisserie qui va l'empêcher de revenir à la charge" Sur ces paroles, il alla retrouver son autre frère, laissant le médecin à ses pensées.

Le lendemain matin, Hôpital de paros:

Un inspecteur sortait de la chambre du noyé, quand il vit arriver Aiolia. Il s'avança pour lui serrer la main:

" Tu viens pour l'interroger?" Voyant le détective lui faire un signe positif de la tête: "tu peux entrer j'ai fini de le questionner, il m'a dit que ce n'était pas un accident et que ces agresseurs se sont trompés de personne. Il pense que c'est son ami Eaque, un prostitué aussi, qu'ils voulaient tuer. Pour l'histoire du viol, il dit qu'il ne sait rien, il a seulement vu le jeune par terre et lui a mit le plaid dessus...ah oui... je dois te dire qu'Hadès a retiré sa plainte contre le vol. Bon... je dois partir, passe me voir quand tu peux au poste."

"Oui... je passerai la semaine prochaine." Sur ces mots, il fit un salut à l'inspecteur et entra dans la chambre.

"Bonjour... je viens vous poser quelques questions à propos du viol ..."

"Je viens... de dire à... votre collègue que je ne savais rien" articula faiblement le voleur

" Non, vous n'avez pas compris, je suis détective et je travaille pour l'avocat de l'accusation." Voyant que Minos ne disait rien, il commença à poser ses questions: "Vous prétendez ne rien avoir vu. Pourtant l'heure où vous êtes entré dans la villa correspond à celle où le violeur est parti, ou... est-ce parce que Hadès a retiré sa plainte contre toi? C'est ça il retire sa plainte et en contre partie tu n'as rien vu?"

D'une voix ironique, Minos s'exclama:

"Je vois qu'on est passé au tutoiement?! Je vais vous le redire une dernière fois! Je... n'ai... rien... vu... maintenant... sortez!"

Finissant de parler le prostitué avait attrapé une quinte de toux. Aiolia prit le verre d'eau sur la petite table et l'aida à boire: "Merci, s'il vous plaît, laissez-moi."

"Je ne vais pas insister pour cette fois. Avant de partir, je voudrais te montrer une photo. Tiens, regarde... tu le reconnais?" Voyant que Minos avait blanchi, il insista:" Tu sais l'âge qu'il a ? 17ans et demie. Tu sais le mal que lui a fait le salaud que tu protèges? Tu sais qu'il ne dort plus la nuit. Peux-tu t'imaginer ce que ce gosse ressent, dans quel état il va être, si son tortionnaire s'en sort?! Mais oui n'est-ce-pas que tu le sais? Toi aussi tu as vécu la même chose ! Au cas où la mémoire tu reviendrais, je te laisse ma carte. Mon numéro de portable est dessus."

Sur ces mots durs, le détective jeta un dernier regard sur Minos qui regardait la photo. Il vit une larme couler le long de sa joue:"C'est Hades, je l'ai croisé sur la route ce jour-là". Quittant la photo du regard:" En tout cas si ce n'était pas lui, la personne lui ressemblait comme un jumeaux."

Avec un battement de cœur le détective vint s'asseoir à côté du lit:

"Pourquoi penses-tu que ça pourrait être une autre personne?"

"Eaque dit qu'il était avec cet avocat ce jour-là...c'est mon ami et je sais qu'il ne me mentirait pas" dit-il :" je...je...suis perdu... j'ai failli mourir et je ne sais pas pourquoi, je crois qu'ils en avaient après Eaque mais maintenant je ne sais plus et ...j'ai peur."

Il leva des yeux affligés sur Aiolia qui avait réveillé en lui cette douleur, ce viol, qu'il avait subit il y avait des années, le dégoût quand cette ordure n'avait même pas était puni.

Le détective s'en voulait un peu, il savait qu'il l'avait poussé à bout:

"Écoute, le médecin a dit que tu pouvais sortir lundi. Si tu veux, je viens te chercher. Entre temps je vais te trouver un logement dans les environs d'Athènes. Je te conduirais au commissariat où on te montrera des photos. Peut-être reconnaîtras-tu ceux qui ont voulu te tuer. OK?"

"Oui... j'ai décidé de vous faire confiance... Je peux?"

"Bien sûr que tu peux! Bon je vais te laisser te reposer."

Le norvégien acquiesça les yeux pleins de larmes. Aiolia après un sourire réconfortant, sortit.

Vravrona: chez Milo et Camus,

"OUFFF, enfin chez soi ! Que ça fait du bien de revoir mon restaurant, mon village ..."

"Milo...!On a été partis que 15 jours, pas des années" Soupira Camus le regardant les bras croisés sur le torse, secouant la tête négativement, puis il se dirigea vers le lit où les valises y étaient posées:" J'ai mis dans la tienne le cadeau pour Angelo." Expliqua-t-il en ouvrant celle du grec, quand: "MILO..."s'écria le français en colère: "C'est quoi ça?"

Il sortit de la valise un soutien gorge et, le montrant à un grec qui la bouche ouverte les yeux écarquillés, s'exclama :"Je te jure... mon Camus que ce n'est pas à moi!" s'écria-t-il

Levant les yeux au ciel, Camus continua:" Bien sûr que ce n'est pas à toi, ce n'est pas ta valise... regarde."

Milo s'approcha et regarda à l'intérieur et en sortit plusieurs sous-vêtements féminins, avec un grand sourire:" Whaow... on pourrait pas en garder? Je t'imagine dedans, le...aie..."

Camus venait de lui donner un coup de livre sur la tête et froidement lui dit

:" Quand tu auras fini de dire tes conneries, tu ramèneras cette valise à l'aéroport et cette fois-ci reviens avec la tienne!". Sans plus un regard pour Milo, il alla défaire sa valise : "Tu es encore là?"

"J'y vais" Puis marmonnant dans sa barbe:" Y a pas le feu quand même?" Il partit, la joie du retour s'étant estompé un peu.

Camus regardait la voiture disparaître au loin:" Un gamin, pensa-t-il". Vivre continuellement avec ses bêtises devenait lassant. Bien qu'il l'aimait, il allait falloir mettre les points sur les i, car il ne pouvait continuer comme ça. Il avait besoin de quelqu'un de solide à ses côtés pas d'une personne immature. Et si Milo ne mettait pas du sien...

Quelque part dans Athènes:

Il était assis dans un luxueux canapé, regardant une photo, un sourire sadique sur les lèvres:

" Cela n'a pas marché comme je le voulais mais je ne vais pas te lâcher, je vais pourrir ta vie."

On entendit résonner dans la pièce le rire fou de cet homme qui fit frémir les deux acolytes qui sonnaient à la porte:

"Entrez ...tient voilà les deux crétins incapables qui travaille pour moi. Entrez et venez m'expliquer pourquoi vous vous êtes trompés de pute" dit d'une voix meurtrière l'homme qui les fixait d'un regard de fou.

Gordon et Niobé entrèrent la peur au ventre et fermèrent la porte derrière eux.

Fin du chapitre 4

Bientôt l'arrivée de Mü, Shion, Dokho...

merci pour les reviews.