Disclamer : Les personnages appartiennent à Masami Kurumada

Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide pour sa gentillesse et qui a le courage de me corriger et merci à Frazyl pour son soutien.

Leia26 , cela me fait un grand plaisir que tu aimes mon histoire, j'espère ne pas te décevoir par la suite . Merci .

Camillou, Oui Kiki est un petit diable, merci de me suivre.

Neko, je suis contente que tu trouves que ma fic est une jolie découverte. Cela me fait un énorme plaisir..! Merci.

Guest, désolée du retard, voici la suite. Merci

Marine, Merci de ta fidélité. Je suis contente que tu commences à apprécier le couple Angélo/Shiryu et j'espère qu'à la fin de l'histoire tu en sois fan^^.

Bonne lecture ^^

Chapitre 6

Aéroport d'Athènes:

"Il va avoir combien de retard ce putain d'avion?" Grommela Angelo manifestant sa mauvaise humeur en parlant entre ses regarda l'horloge de l'aéroport en faisant des aller- retours. La patience n'étant pas son fort, il sortit dehors pour fumer une cigarette. Il aspira une bouffée de fumée pour l'expirer quelques secondes plus tard par le nez. Puis un sourire naquit sur ses lèvres en pensant à la réaction du gamin s'il avait été là.

A peine revenu dans l'Aéroport, les portes coulissantes s'ouvrirent et l'italien vit Aphrodite et Ikki sortir. Quand le Suédois remarqua son ami, il lui fit des grands signes en courant à sa rencontre, tout en laissant son pauvre compagnon se débrouiller avec les valises. En bavardant tous les deux, ils étaient arrivés près de l'Audi A5. Ikki arriva à son tour traînant les valises derrière lui. Passablement en colère et jaloux de les voir rire ensemble, il grommela :

"Il ne faut surtout pas m'aider..."

Aphrodite se retourna en lui faisant un sourire :" Chéri attends...je t'aide!" Et il alla chercher sa sacoche bandoulière en cuir noir pour la mettre dans le coffre que l'Italien avait ouvert, en lui laissant sa valise à roulette et le sac à dos qui lui appartenait à Ikki. Le fleuriste lança à Angelo un regard furtif du coin de l'œil, et le vit sourire d'un air moqueur regardant le Japonais qui marmonnait entre ses dents des mots peu distincts.

Une fois dans la voiture, l'architecte regarda dans son rétroviseur Ikki assit à l'arrière et lui demanda: "Alors tu as trouvé des idées originales ? Tu as déjà fait quelques ébauches de plan ?"

Mais avant que le paysagiste ne réponde, Aphrodite surprit, s'exclama:

"Qu'est ce que Saga vient faire ici...?"

Étonné, Angelo vit la Laguna 3 noir laqué de son collègue se garer à côté de la sienne. Curieux, il descendit et demanda:

"Tu …". Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Saga l'apostropha:

"Le PDG Shion de la chaine hôtelière Pope, arrive, ainsi que son directeur général Aioros, son amant Dohko, et son frère Mü.ils ont pris l'avion un jour en avance... Apercevant Aphrodite et Ikki, il les salua en continuant en pleine panique: Comment je vais faire? Je n'ai rien prévu pour les accueillir aujourd'hui... "

Placide, l'Italien voyant son ami s'affoler, voulut le calmer:

"Stop...! Respire un grand coup et tu te calmes... ok... ils arrivent un jour plus tôt... et alors? Quant au repas de ce midi, il y a le resto et ce soir...? L'architecte fut coupé par la sonnerie de son portable Tiens c'est Aiolia ..."Angelo ouvrit son portable et répondit à son interlocuteur.

"Hum..."

"..."

"Ok ...je lui dis...oui à tout à l'heure." L'architecte ayant fini sa conversation se tourna vers son homologue qui l'interrogeait du regard:" Il m'a demandé de ramener son frère à Vravrona..." Regardant Aphrodite et Ikki, il leur demanda:

" Cela ne vous dérange pas si je vous reconduis après?"

"Non, lui répondit le fleuriste, on prendra une douche chez toi et comme ça je pourrai rencontrer les gamins... en plus Ikki a des trucs à demander à Aiolia. N'est-ce-pas chéri ?"

"Oui... comme il est détective, j'ai des questions à lui poser..."

Voyant les regards curieux des deux architectes, il leur expliqua qu'il recherchait son petit frère depuis des lustres, qu'à l'orphelinat personne ne savait où se trouvait la famille d'adoption de son frère, sûrement à l'étranger lui avait-on dit. Depuis des années, il avait parcouru plusieurs pays, téléphoné partout, mais rien …. Aphrodite lui prit la main en le réconfortant:

"Tu vas voir ...on va le retrouver, tu n'es plus tout seul maintenant."

Ikki le regarda tendrement :

" Je sais ...mais même si je dois y passer encore des années, je n'abandonnerai pas, quitte à continuer ma route...". À ces mots Aphrodite eut un pincement au cœur et eut peur d'un coup.

" On va voir s'ils arrivent ? Il fait trop chaud dehors... Alors vous venez ? " Leur demanda Saga soulagé qu'Aioros parte avec l'Italien.

Ils entendirent quelques minutes plus tard, le haut parleur annonçant que l'avion venant de Los Angeles venait d'atterrir. Angelo regarda Saga d'un air taquin et lui dit d'un ton moqueur :

"ça m'étonne que tu n'aies pas fait dérouler le tapis rouge pour monseigneur Shion et sa troupe ?"

Lui mettant une claque derrière la tête, Saga lui dit d'un ton rieur:

"Mais qu'est-ce-que tu peux être con par moment !" Leurs regards se croisèrent et ils se mirent à rire sous les yeux amusés des deux autres. Soudain Ikki demanda:

"J'y pense, vous ne les connaissez pas, le PDG Shion et les autres?"

"Non ...lui répondit Saga, pas personnellement, sauf... Aioros le frère d'Aiolia."

"Tiens en parlant du loup les voilà..."Sur ses mots Angélo s'avança à leur rencontre suivi de Saga, Aphrodite et Ikki...

Vravrona restaurant de Milo:

Les travaux avançaient dans la joie. Chacun avait son mur à peindre, Milo celui du fond, shiryu côté droit où il y avait deux fenêtres, Shun et Aiolia le gauche avec une porte qui donnait dans la cuisine, quant à Camus celui avec la porte d'entrée. Tout ce petit monde était concentré sur ce qu'il faisait. Lorsqu'on entendit à la radio, la chanson Gangnam style, une tornade dont la chevelure rousse était sous la casquette qu'il ne quittait plus, arriva en courant et se mit à danser imitant un personnage qui montait à cheval , suivi d'Aiolia et de Milo devant les autres morts de rire. Ne pouvant résister, Shun vint les rejoindre, petits pas sur le côté droit et à nouveau au galop ...

Dans leur délire, ils n'entendirent pas la voiture qui venait de se garer. Les passagers en descendirent et découvrirent la scène, .Aioros regardait son frère et sourit en pensant qu'il ne changeait pas, ainsi que Milo du reste. Angelo lui riait de voir Shun et Kiki s'éclater puis se tournant vers le gamin aux longs cheveux noirs, il eut un pincement au cœur de le voir rester à l'écart. Pourtant on voyait bien dans ses yeux l'envie d'être avec eux mais aussi une peur qui l'en empêchait.

Aphrodite s'était mis à danser sur place, Ikki souriait quand soudain son sourire se figea en apercevant Shun. La ressemblance était étonnante, même couleur de cheveux, les même yeux vert émeraude ainsi que le petit nez en trompette... Aphrodite ayant vu son changement d'expression lui demanda:

"Ça va?"

"Mmmh...oui...je pensais à mon petit frère en voyant le jeune là-bas..." lui murmura- t-il en montrant du menton Shun.

"Ros..."S'écria soudain Aiolia remarquant son frère. Il le prit dans ses bras: " Tu m'as manqué grand frère, je pensais que tu n'allais jamais te décider à revenir!"

Aioros serra tendrement son frère et lui murmura :

"Toi aussi tu m'as manqué...mais le temps passe si vite et être directeur général d'une chaine hôtelière en prend énormément. J'ai quand même réussi à prendre un mois complet pour rattraper le temps et être avec toi."

"Oui c'est super...tiens, je te présente Shun le petit lutin dont je t'ai parlé et ..."

Chez Saga:

Après le resto l'architecte avait conduit ses invités chez lui leur avait montré leur chambre ou ils défaisaient leurs valises. Il était soulagé qu'Aioros soit parti avec Angélo. Quand à l'aéroport, il l'avait vu venir vers lui le saluant, il n'avait pas su comment réagir et pourtant ils avaient été les meilleurs amis pendant des années jusqu'à...disons les choses en face jusqu'à ce que lui Saga tombe éperdument amoureux de Rune qui était l'amant de son ami et lui pique, il se souviendra toujours cette journée du 30 mai, le jour de son anniversaire ...

...Ils l'avaient passé ensemble. Le soir arrivant, ils avaient bu un dernier verre chez lui. Passablement éméché Aioros était allé aux toilettes. L'alcool aidant, Rune et lui s'étaient retrouvés dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant passionnément. Reprenant ses esprits Saga le repoussa doucement:" Non..."

Rune les bras toujours autour du cou du grec murmura: "On ne peut pas continuer comme ça ...Je t'aime Saga..." Quand ils entendirent un verre se briser en même temps qu'un cri de surprise...Aioros était là à les regarder avec stupeur, ses yeux remplis d'incertitude...et de colère.

"Depuis quand? Répondez...depuis quand vous vous moquez de moi? "Leur cria-t-il. Rune était comme figé sur place, regardant le sol, puis il releva la tête les yeux remplis de larmes "je suis tellement désolé que tu ... je te jure qu'on a jamais..."

"Jamais quoi? Couché ensemble? S'écria-t-il la voix remplie de colère

"NON...JAMAIS!" S'écria Saga sortant de sa léthargie, puis ne pouvant supporter souffrance de son ami, il baissa les yeux et bégaya:

" on...on s'aime...on est tombé amoureux la première fois que tu nous as présenté ...je te jure qu'on a essayé de résister ... on voulait te le dire...mais on ne sa...savait pas..."

"Savez pas quoi?... Moi ce que je vois, c'est que vous m'avez trahi tous les deux...". Regardant Saga les yeux pleins de larmes, il lui dit d'une voix chevrotante :

"Tu n'es même pas foutu de me regarder en face... tu étais mon ami...jamais je te pardonnerai." Sur ces mots qui scellaient la fin d'une grande amitié, il partit sans un regard en arrière.

Peut de temps après Saga su par son frère qu'il était parti vivre en Amérique et la seule fois qu'il l'ait revu depuis fut à l'enterrement de Rune qui avait succombé à ce cancer du rein qui avait gagné...

"Hum, hum...?" Lesilence fut troublé par une discrète petite toux, Saga sorti de ses pensées moroses pour se tourner vers celui qui le regardait avec un sourire confus :"Excusez- moi, je voulais vous demandez si je pouvais me faire du thé et..."

"Mais oui ...bien sûr!" S'exclama l'architecte."Venez, je vais vous montrer où cela se trouve."

Quittant la terrasse il rentra dans la maison pour montrer à Mü où se trouver la cuisine. Une fois sur place, il sortit les ingrédients pour faire du thé ainsi que la théière, mit de l'eau à bouillir, quand tout fut prêt, il invita le Tibétain à le suivre. De retour sur la terrasse, bien installé à l'ombre d'un arbre, Mü goutta son thé. Ravi il leva les yeux sur Saga et le félicita:

" Il est délicieux, c'est rare de voir quelqu'un savoir faire un bon thé, surtout à ce que je vois vous préférez le café!"

L'architecte regarda sa tasse vide et eut un sourire amusé :"Oui... mon frère Shaka en est accro et il est très exigeant sur la manière de le faire."

Mü continua de boire son thé par petites gorgées tout en se laissant aller à ses réflexions, Il laissa son regard couler sur l'homme assit à ses côtés. Il était vraiment beau, mais ce qui l'attirait le plus en lui et l'intriquait, était ses yeux d'un vert opaline. Ne dit-on pas que les yeux sont le reflet de l'âme ? Et celle-ci avait l'air bien mélancolique. L'arrivée de son frère et de Dokho le sortit de son introspection.

"Dieu qu'il fait chaud ..."souffla le chinois en s'asseyant suivi de Shion. Saga se leva pour aller leur chercher une collation et demanda:"Qu'est ce que vous voulez boire?"

" Du thé s'il vous plaît..."lui répondit Shion

De retour Saga posa le plateau et allait les servir quand Dokho intervint :" Non laissez, on va se servir nous-mêmes et vous pouvez nous tutoyer..."

L'après midi passa agréablement. Saga fut surpris de la simplicité de ses hôtes. Il apprit que Shion était tombé immédiatement amoureux de Dokho, quand il l'avait engagé comme détective pour retrouver son fils disparu.

"Depuis combien de temps vous le recherchez maintenant?" demanda Saga

Prenant la main de Shion , le détective lui répondit :"Moi depuis 6 ans ,mais ..."

"Dix ans ...il a été enlevé à la clinique quatre jours après sa naissance..." Voyant la surprise dans les yeux de l'architecte, Shion expliqua:

" Ma femme est morte en couche, elle n'a pas eu le bonheur de le tenir une seule fois dans ses bras... mon fils Kilian a été enlevé le quatrième jour au soir par une infirmière d'après les policiers, mais c'était surement un déguisement"

Anticipant la question muette de son hôte :" Dokho je l'aime, quant à ma défunte femme... je l'aimais bien sans plus, c'était un mariage arrangé, je voulais un héritier ... quatre ans après, la police ayant abandonné les recherche, j'ai décidé de faire appel à une agence de détectives."

"J'espère que vous finirez par le retrouver... Ikki, le paysagiste qui travaille avec nous, lui aussi recherche son frère. Cela doit être terrible de ne pas savoir ..."dit Saga songeur

"Oui... le jour du terrible accident qui a causé la mort de mes parents et de mon petit frère..."Emu Dokho s'arrêta quelques instant puis continua: "Le fils des amis de mon père et ma mère qui était du même âge que Shiryu, a disparu, ils ne l'ont jamais retrouvé. C'est terrible pour eux ... cela fait quatorze ans. " Ajouta- t'il tristement

Voulant détendre l'atmosphère Mü proposa:" Et si on faisait un petit plongeon dans la piscine?"...

Chez Angelo:

Après avoir fini les peintures, ils s'étaient rendus chez Angelo pour une bonne douche bien méritée, sauf Milo et Camus qui la prenaient chez eux. L'Italien regarda son ami et profitant qu'ils soient seuls, le questionna:

" Qu'est ce qui ne va pas ? Tu m'as dit que tu étais tombé amoureux et que lui aussi, en plus il est très attentionné, contrairement à moi... alors… ? » Le poussa-t-il à se confier.

Aphodite coula un regard vers lui et demanda:

" C'est vrais qu'Ikki n'a pas voulu être embauché ? Qu'il a opté pour un contrat?"

"Oui...il doit rester le temps que son boulot pour l'hôtel soit fini."

Comprenant pourquoi le fleuriste lui posait cette question, il répliqua :

" Maintenant il a sûrement changé d'avis, je sais qu'il bouge beaucoup pour retrouver son frère, mais il t'aime Aphro, cela se voit comme le nez au milieu de la figure!"

Soupirant tristement le Suédois murmura:

" Mais il est prêt à partir à la recherche de son frère s'il n'est pas en Grèce ...à me quitter et après ça il dit qu'il m'aime...?"Quelques larmes s'échappèrent de ses yeux.

Angélo se leva et le prit dans ses bras, Aphrodite ayant mis sa tête sur son épaule, l'architecte lui caressa les cheveux en le consolant comme il l'avait fait si souvent.

" Hé...! Si je dérange il faut le dire...je pensais que c'était fini vous deux!" gronda la voix d'Ikki dont le regard lançait des éclairs. Les deux amis regardèrent de concert l'homme qui venait de les admonester et virent non seulement deux yeux gris presque noirs de colère mais aussi les regards surpris des autres et les yeux verts chargé de réprobation et aussi de dépit de Shiryu.

Angelo leva les mains en signe d'apaisement puis s'adressa au paysagiste :

"Je ne faisais que consoler mon ami...OK? Maintenant c'est à ton tour." Lui lançant un regard indigné, il poussa doucement Aphro vers Ikki qui le prit à son tour dans ses bras.

Sachant très bien ce qui le rendait triste, honteux de la peine causée par l'absence d'explications, il affirma:

"Tu sais ... pour toi je suis prêt à ranger ma valise même si je cherche sans arrêt mon frère, maintenant je ne suis plus seul et je peux le faire d'ici." À ces mots le Suédois avait relevé son visage, un sourire timide commençait à naître sur ses lèvres. "Tu crois que j'offre une rose rouge à tout le monde?" Ajouta d'un ton malicieux Ikki qui, ne pouvant résister à cette jolie bouche qui semblait l'inviter, l'embrassa passionnément sous les applaudissements de Milo qui venait d'arriver avec Camus.

Quelques temps plus tard, Aiolia demanda:

"Ikki ...tu as une photo de ton frère? J'ai des amis dans la police et je peux demander à l'un d'eux d'effectuer quelques recherches...on sait jamais!"

"Oui ...je l'ai toujours sur moi". En sortant la photo de son portefeuille, le Japonais la fit tomber. Étant à ses pieds, Shiryu la ramassa. La regardant avec étonnement, il s'écria:" Whao ...on dirait Shun !" Puis fronçant les sourcils, il regarda son frère et lui dit: "Mais ...c'est toi...? Regarde c'est le même pendentif, j'ai des photos en haut, je vais les chercher...ainsi que ton médaillon."Passant à côté de son frère déconcerté, il lui remit la photo et partit chercher les autres.

Shun avait blanchi en la regardant, puis fixant Ikki, émit d'une voix troublée:

" Il a raison, je ...je crois que c'est moi ..."

Shiryu revint avec les photos et les montra au paysagiste ainsi que la moitié d'un médaillon où il y avait dessus la partie droite d'un oiseau. Ikki sortit son médaillon où il y avait l'autre moitié et les relia ensemble, l'oiseau au complet apparut représentant un Phénix. Retournant celui de Shun, il y vit gravée sa date de naissance et sur le sien celle de son frère.

L'atmosphère était remplie d'émotion. Les larmes aux yeux, le Japonais prit Shun dans ses bras. Il sentait les secousses du jeune corps qui pleurait contre lui en murmurant: "Je le savais... au fond de moi je le savais". "Mon Dieu, pensa-t-il, après toute ses années enfin je l'ai retrouvé". Le serrant plus fort il se laissa aller et pleura ...pleura de joie, de bonheur, enfin...enfin, ce mot qui revenait sans cesse enfin...

Le lendemain matin chez Aiolia:

Le détective préparait le petit déjeuner quand il entendit:

"Hum...cela sent bon. "

Il se retourna pour voir son frère en caleçon qui le regardait avec un grand sourire. Le lui rendant, Aiolia lui présenta une assiette remplis de koulouri et de Koulourakia. Aioros s'assit à la table de cuisine, prenant un de ses petits gâteaux grecs dont il raffolait. Commençant à manger il demanda:

" Me dis pas que c'est toi qui les a fait?"

"Non, ils viennent de la boulangerie, mais pas ça..."Il posa devant les yeux étonnés de son frère un café frappé avec une paille et s'assit face à lui, prit un petit gâteau qu'il dégusta, "Dis...? Cela ne te dérange pas, t'es sûr ? Que Minos... tu sais celui dont je t'ai parlé hier soir, vienne ici quelques jours?" lui demanda- t-il

"Non...mais ...Shun, lui cela ne le dérange pas ?"

"Je crois pas...mais de toute façon il n'a rien à craindre. "Assura Aiolia

"Hum...tu peux me déposer chez Milo avant d'aller chercher Minos, je lui ai promis un coup de main. On part quand?" Demanda Aioros

"Dans trente minutes...euh... tu vas sûrement voir Saga. Je sais qu'il doit passer chez Angelo avec Shion et..."

"Je sais Lia...Tu sais, je ne lui en veux plus depuis longtemps, j'ai même essayé de lui parler le jour de l'enterrement. Mais il a tout fait pour m'éviter comme hier du reste, alors...". Haussant les épaules il soupira. S'étant levé, il mit son verre dans l'évier puis dit avant de monter prendre sa douche:" je me dépêche..!"

Chez Angelo:

L'Italien repensait à la soirée de la veille très riche en rebondissements et émotions. Avant de partir, Ikki avait passé un bon moment seul avec Shun. Ils avaient tellement de choses à se dire, tant de temps à rattraper. Angelo était content pour eux, d'ailleurs le Japonais revenait avec Aphrodite cet après -midi. Avec tout ça il n'avait pas encore parlé aux gosses, il devait profiter que Kiki ayant dormi chez son nouvel ami n'était pas encore rentré. L'architecte préparait le petit déjeuner habillé seulement d'un short quand il les entendit arriver.

"Bonjour...j'ai fait le p'ti déj', allez vous asseoir j'arrive..."leur cria-t-il.

Shiryu et Shun se regardèrent d'un air de surprise puis un sourire naquit sur leurs lèvres, le plus jeune s'exclama:

" Whaoo Angelo qui cuisine ça c'est un scoop!"

Ils allèrent s'asseoir dehors quand ils virent sur la table un pichet de jus d'oranges ainsi que trois verres. Shun versa de ce jus dans deux verres, en tendit un à son frère et goûta.

"Il a pris la peine de presser des oranges!?"

Septique Shiryu but à son tour,

" hum...moi ce qui m'étonne c'est que ça ne sente pas le brûlé ". À ces mots, ils se mirent à rire tous les deux.

De la cuisine, l'Italien les voyant rire eut un soupir de soulagement. C'est bon Angelo... vas-y fonce, ils ont l'air de bonne humeur. Bien que Shun l'était toujours, par contre le gamin, il passait de la gentillesse à l'agressivité en un instant. Mais en étant honnête c'était normal vu qu'il ne dormait presque pas la nuit avec ce cauchemar qui revenait sans cesse. Il entendait ses gémissements, ses pleurs, puis plus rien, seulement la porte qui s'ouvrait, les pas dans l'escalier. Plusieurs fois il était tombé sur Shun qui comme lui avait été réveillé par les plaintes faibles et inarticulées. Mais à chaque fois la porte était fermée à clef et à chaque fois cette voix remplie de larmes qui répondait :

" C'est bon Shun... ça va... c'était un cauchemar... s'il te plait..! Va te recoucher."

Et à chaque fois quand il était descendu, Angelo le suivait discrètement. Shiryu s'asseyait sur le banc et restait là à regarder les étoiles jusqu'à ce qu'il s'endorme épuisé de ses nuits sans sommeil. À ce moment-là, il sortait de l'ombre. S'avançant discrètement, il le prenait dans ses bras, le remontait dans sa chambre, le déposant doucement dans son lit où il avait pris l'habitude de s'allonger un peu avec lui, partant avant son réveil. S'en était-il aperçu? En tout cas il n'en avait jamais parlé." Sortant de ses pensées, Angelo alla vers eux les plateaux dans les mains.

Les plaçant devant eux, avec un grand sourire aux lèvres, il déclara:

"Petit déjeuner Italien. " Alla chercher le sien et s'assit à son tour scrutant les deux jeunes qui regardaient leur plateaux surpris .Il y avait un assortiment de viennoiseries, de la brioche (ciambella), de la confiture, un bol de fruits...

"Je vous ai mis un chocolat à la place du café sachant que vous n'aimez pas." Content de les voir manger de bon cœur, il fit de même.

Ils parlaient de tout et de rien, enfin surtout des retrouvailles des deux frères. Quand Angelo se décida de se jeter à l'eau:

" Euh...j'ai un truc à vous dire." Voyant qu'il avait toute l'attention des deux jeunes hommes, il continua:" Bah voilà c'est à propos de Kiki... je voudrais l'adopter... je...j'en ai discuté avec Shura et il pense que ce serait bien de faire la demande maintenant...et ...bah... je voulais vous mettre au courant et savoir ce que vous en pensez avant d'en parler à Kiki?" Il leur lança un regard interrogateur.

Le moment de surprise passé, Shun lui répondit :

"Je pense que Kiki sera content que tu l'adoptes mais..."

"Mais...moi je ne le suis pas ...c'est moi qui doit avoir la garde de Kiki! Comment as-tu pu croire un instant que j'allais accepter ?je suis son frère aîné c'est à moi de ... de..."

"De quoi Shiryu? Sois réaliste...le juge ne te donnera jamais la garde de ton frère, primo tu es trop jeune, deuxio tu n'as pas fini tes études, n'as pas de travail, ni de logement...écoutez ...je ne veux pas vous séparer de votre frère. Au contraire, je voudrais que vous continuiez à vivre ici et...". Regardant Shiryu qui lui lançait un regard chargé de réprobation, il continua" Essaie de comprendre... si je ne demande pas la garde de Kiki, après le procès, je ne pourrai plus le garder. Tu préfères qu'il soit placé chez des étrangers ou à l'orphelinat? On peut lui demander son avis...non?"

Shun qui avait blanchi s'écria:

" Oh non ...mon Dieu ...je suis d'accord pour que tu demandes la garde de Kiki ! Hein...Shiryu ?"

Regardant ses pieds, Shiryu ne répondit pas tout de suite, assimilant les propos d'Angelo. Ça l'énervait mais il comprenait pourquoi l'Italien voulait faire ces démarches. Levant son regard sur l'Italien, il énonça:

" Ok...mais dès que je peux assumer mon frère et s'il le souhaite, il viendra vivre avec moi!"

Soupirant de contentement Angélo précisa:

" Oui...et surtout comme je l'ai dit, cela ne change rien, vous restez tous les trois ici ..."

"Bonjour!" Lança un petit rouquin arrivant en courant "hum... des croissants"

Il en prit un et commença à le manger. Angelo en profita pour lui parler. Quand il eut fini, Kiki le regardait, ses deux grands yeux gris remplis de surprise, puis sortant de sa léthargie, il sauta au cou de l'Italien :

" Je suis trop content de rester ici et que tu deviennes...? Dis... je pourrais t'appeler papa?" En posant la question il était devenu tout rouge. L'architecte le serra un peu plus, dissimulant son trouble sous un rire un peu confus:

" Bah... tu m'appelles comme tu veux, mais tu crois pas que je suis trop jeune pour être ton père?"

Fronçant les sourcils, Kiki réfléchit puis déclara sérieusement:

" Hum...alors je continuerai à t'appeler Angelo et quand on me demandera qui tu es, je dirais que t'es mon papa de cœur." À ces mots l'Italien sentit sa gorge se serrer d'émotion, le jeune garçon regarda ses frères et après un moment de cogitation, demanda:

" Mais...Shy et Shun eux aussi tu vas les adopter?"

Angelo éclata de rire:

" Non... ils vont bientôt être majeurs tous les deux et puis Shun a un grand frère maintenant, mais rassure-toi, comme je l'ai dit rien ne va changer et ils vont continuer à vivre ici."

Kiki se retourna vers ses frères, leur faisant un sourire qui lui mangeait le visage, puis il se fit plus anxieux:

" Vous allez rester hein?". Il planta son regard un peu inquiet dans celui de Shiryu :" T'es d'accord? Tu vas rester?"

Lui faisant un sourire réconfortant, Shiryu acquiésa:

" Je suis d'accord pour qu'Angelo ait ta garde, le plus important c'est que tu sois heureux et à ce que je vois tu l'es... et oui je vais rester... " Content de la réponse, le petit diablotin décréta qu'il allait mettre sa salopette pour aider au resto de Milo. Il n'entendit pas la fin de la phrase de Shiryu qui l'avait prononcée d'un ton ironique:" Enfin... jusqu'à ce qu'on me supporte..!"

Entendant un bruit Shun se leva:

"Je vais voir, cela doit être Aiolia et son frère...heu...merci Angelo". Il partit à la rencontre de son lion non sans avoir lancé à son frère un regard lui disant de rester cool.

L'architecte le regarda partir en souriant tendrement, pensant qu'il était vraiment adorable. Il y en avait un qui avait bien de la chance. Puis son regard dévia sur le gamin qui le regardait d'un air narquois. Dire qu'hier et même ce matin il s'apitoyait sur lui. Là, à l'instant il avait plutôt envi de ...? Bah de l'embrasser, de lui faire perdre ce regard provocant, le remplaçant par un de désir. Mais là, à l'instant, il lui rendit son regard, se leva une expression mi-figue mi-raisin sur le visage et lui chuchota à l'oreille:

" Rassure-toi... je suis prêt pour ..."faisant semblant de réfléchir:" ...pour te supporter ...gamin...". À ce mot Shiryu vit rouge et allait riposter verbalement, quand …

"Ah non cela suffit vous deux..!"Shun les toisait, les poings sur les hanches, d'une expression furibonde. Aioros sourit d'un air amusé quant à Aiolia, lui, regardait son petit lutin. "Il a du caractère pensa-t-il un sourire fier sur ses lèvres". Surprit Shiryu lança un regard à son frère d'excuse, quant à l'Italien, il leva les deux mains en geste d'acquiescement, les yeux malicieux.

Quelques heures plus tard, Athènes:

La sonnette de la porte d'entée retentit, l'homme aux longs cheveux noirs alla ouvrir en s'exclamant: " j'ai failli attendre..."

"Je suis désolé, mais au moment de partir, j'ai reçu un coup de fil de Valentine, il a rencontré Aiolia et la pute au port de Parikia à Paros qui attendaient l'avocat d'Hades, pour se rendre à la villa. D'après notre flic, le détective a des doutes sur sa culpabilité pour le viol."

"... et qu'est-ce qu'il pense trouver? Rien... il ne trouvera rien! Je ne suis pas le meilleur tueur professionnel pour rien!" s'exclama-il le regard mauvais

"...mais pourquoi tu t'en prends à Hades et au jeune? Il n'y a pas de contrat sur eux..."

"Pharaon ...ce que je fais avec l'avocat ne te regarde en aucun cas, mais sache que c'est personnel et que je n'aurai pas de repos tant que je ne l'aurai pas fait souffrir le plus possible. Pour l'instant je m'amuse avec lui et quand j'en aurai fini, je le tuerai. Si j'ai violé Shiryu, c'était pour faire accuser Hades et aussi pour lui faire mal... puis tu comprends à force d'épier le gamin sur les vidéos, la façon qu'il avait de lui tenir tête, son courage et ce corps magnifique que je pouvais voir sous toutes les coutures...j'ai eu envie de le gouter "

Pharaon à ses mots avait blanchi, mort de jalousie, il s'exclama:

" Tu as mis une caméra dans sa chambre?"

"Ahahah...non dans la salle de bain c'est beaucoup plus intéressant. " ricana-t-il " Bon revenons aux choses sérieuses, n'oublions pas pourquoi tu es là! Vas dans la chambre, déshabilles-toi, moi j'ai un coup de téléphone à passer."

Quand il fut parti dans son bureau, Pharaon soupira tristement et se dirigea vers la chambre. Il aimait Ares, il tuerait père et mère pour lui, enfin si ils n'étaient pas déjà morts, étant dans ses pensés, il n'avait pas entendu le tueur revenir, que lorsqu'il sentit deux bras le retourner et l'embrasser à pleine bouche puis la quittant il lui murmura:

"C'est parfait, tu sais se que tu dois faire maintenant ... tu es ma petite pute à moi..." il poussa son amant sur le lit et il le regarda de son regard bleu glacial, d'un air sadique.

Allongé nu sur le lit Pharaon joua le jeu, il baisa les yeux humblement et énonça timidement: " Maitre...je suis votre pute, je vous appartiens, ordonnez mon maitre, je satisferai tous vos désirs."

Il sentit le matelas s'affaisser. Le tueur s'allongea à ses cotés faisant glisser sa main sur son corps et commença à l'embrasser descendant vers les tétons qu'il mordilla, ses lèvres continuèrent l'exploration jusqu'à l'intérieur des cuisses et enfin au sexe qu'il prit en bouche en faisant des va- et- vient. N'en pouvant plus, le jeune amant s'était accroché aux draps, rempli du plaisir que lui procurait cette bouche qui ne lui laissait aucun répit, puis dans un cri de jouissance, il éjacula dans la cavité buccale d'Ares. S'essuyant du revers de la main, le tueur lui ordonna:

"Maintenant ma petite pute... à moi," il s'assit sur le bord du lit écartant les jambes lui faisant signe de se mettre à genoux, il lui prit la tête qu'il dirigea à son sexe. Pharaon commença à le lécher puis le prit en bouche. En pleine délectation Ares s'écria :

" ...oh oui ...continus comme ça... ah...ah...oui c'est ça...jusqu'au fond...ah... il tenait la tête de son amant pour approfondir la fellation puis dans un râlement, il éjacula...

Quelques temps plus tard, Ares prenait une douche. Pendant ce temps allongé dans la lit, Pharaon eut une grimace de douleur et sentit les larmes qui commencèrent à lui picoter les yeux. Pourtant il avait accepté de jouer le jeu par amour pour son amant, ce jeu du maitre et de l'esclave.

Le tueur sortit de la salle de bain une serviette autour de la taille, alla rejoindre son jeune amant, pencha son visage sur le sien l'embrassant tendrement et lui murmura à l'oreille:

" C'était bon ...tu as été parfait...tu veux me faire plaisir?"

Se demandant se qu'il allait encore exiger de lui, acquiesça :

"Oui..?"

"Bien...je veux que tu deviennes ami avec Shiryu et Shun..."

"Hein? Mais...mais comment? Et pourquoi!?" S'écria horrifié Pharaon " Ne...ne me demandes pas ça!"

"Si...je te demande de devenir ami avec eux! Comment te dire, j'ai envie de jouer et comme ça tu seras le loup dans la bergerie, je veux que tu mettes la pagaille. " Voyant l'incertitude dans les yeux de son jeune amant il essaya de l'amadouer:" Chéri..!" Commençant à lui mordiller l'oreille, il lui chuchota: "Allez... Tu as dis que tu voulais me faire plaisir...et n'hésite pas à briser la relation amoureuse de Shun et de shiryu s'ils en ont une."

Vaincu Pharaon demanda:

" Bon...je fais comment pour devenir leur ami?"

"J'ai un stratagème, je vais t'expliquer ..."

Quand son amant fut parti, Ares eu un sourire mauvais:

" Oui...je vais bien m'amuser, cet idiot me demande pourquoi je m'en prends à Hades et aux gosses! Si cet homme qui m'a rejeté ainsi que ma mère, ce monstre qui l'a laissé mourir dans cet asile. Ce type qui ne m'a jamais aimé et m'a abandonné à d'autres personnes, qui a donné tout son amour à un seul de ses fils, Hades, parce que lui n'était pas un bâtard. S'il ne m'avait pas déshérité en changeant son testament et donnant ce qui devait me revenir, aux trois gamins Shiryu, Shun et Kiki dont son cher frère qu'il détestait tant avait la garde. Si ...ce père m'avait aimé et pas renié, il ne se serait pas vengé de la sorte. Mais cela n'avait pas été le cas, alors il avait commencé sa vengeance sur son père en le tuant sous les traits de son cher Hades. La chirurgie esthétique avait du bon."

Paros port de parikia:

Aiolia avait été chercher Minos à l'hôpital et maintenant ils attendaient sur le port Rhadamanthe qui devait l'accompagner jusqu'à la villa d'Hadès. Son ami policier venant de partir, le portable en main, il lança un regard à son compagnon, lui demandant:

"Tu es sûr de ne pas vouloir aller à ton appart' pour récupérer quelque chose?"

"Non...j'ai téléphoné au propriétaire, et il m'a dit qu'il avait donné mes fringues à son fils en dédommagement des loyers en retard...c'est pas grave, je me fais deux, trois clients et le tour est joué. Tiens en parlant client, va falloir que je m'en trouve de nouveaux, si je veux pouvoir payer un loyer. Si tu as des relations qui cherche un prostitué... "

Regardant du coin de l'œil le détective qui n'avait pas bronché à ses propos, il ne put s'empêcher de le narguer. Il prit un ton aguicheur:

"J'fais même des extras qui sont très appréciés... si tu veux, je peux t'en faire gratuitement pour l'hébergement..."

Avec un micro sourire Aiolia lui répondit:

" Je me doute que tu es très bon en la matière, mais j'ai un petit copain que j'aime et si j'ai besoin d'extra c'est à lui que je demanderai. Sérieusement, pourquoi tu ne lâches pas la prostitution ? Trouves toi un travail. C'est peut être l'occasion ...non?"

"Bah oui ...facile à dire...et je fais quoi ? De toute façon je ne sais faire que ça! Tient voila Rhadamanthe."

Suivant le regard de Minos le détective vit non pas un avocat mais deux venir vers eux, surpris que le Norvégien connaissait l'Anglais, il ne put s'empêcher de demander:

" Tu le connais?"

Un sourire narquois aux lèvres, il lui répondit:

" Bah oui...je l'ai eu comme client...un sacré coup!"

Éberlué, Aiolia ne sut qu'ajouter et commençait à se demander si c'était une bonne chose qu'il vienne quelques jours chez lui: "A part lui... tu connais beaucoup de monde à Athènes ?"

"Pour me faire plus de fric, deux trois jours par mois, je fréquentais un bar où il y a pas mal de prostitués, les clients le savaient et n'avaient que l'embarras du choix et je peux te dire que j'étais très demandé, ça répond à ta question?"

Arrivé à leur hauteur Rhadamanthe plissa les yeux, fit un signe de tête à Minos et serra la main du détective. Quant à Shura, il les salua un sourire aux lèvres. Maussade l'Anglais dit:

" J'ai eu la surprise de voir mon confrère qui attendait la navette sur l'embarcadère."

A ses paroles l'espagnol eut un sourire en coin et dit :

" J'ai pensé que je devais être là moi aussi, après tout, je suis l'avocat de la victime."

"Oui tu as eu raison...Bon on y va?" lança Aiolia

Cela faisait une bonne demi-heure qu'ils étaient dans la maison d'Hadès et ils n'avaient rien trouvé. Si une petite pièce sans fenêtre au sous-sol où il y avait un vieux matelas posé à même le sol, des toilettes et un lavabo. Effarés, ils regardèrent Rhadamanthe qui s'exclama:

"Ne me regardez pas de cette façon , je ne sais rien au sujet de cette pièce!"

Revenu au rez-de-chaussée, le regard d'Aiolia capta un répondeur, il l'ouvrit et écouta les messages:

"Bizarre..!" s'exclama le détective: "Écoutez... vous entendez là on dirait qu'on a effacé un message...je vais le prendre pour le faire étudié on sait jamais. Les gosses ont affirmé qu'Hadès leur a dit de vive voix en début d'après-midi qu'ils allaient au cirque. Par contre, lui soutient qu'il les a appelé et qu'il a eu le répondeur."

"Oui mais si Hadès dit la vérité comment l'autre sosie où je ne sais pas qui, pouvait savoir qu'il était sorti depuis le matin? Ou pour le cirque?" Questionna Shura.

Tout en regardant dans sa petite sacoche Aiolia leur sourit "Micro... cela pourrait être la solution".

Puis il montra un petit appareil en disant :

" Détecteur de micros et caméras, avec ça on va voir tout de suite, si il y en a …". Il fit toutes les pièces une à une, commençant par le haut. Il était dans la salle de bains des jeunes, suivi des trois autres, quand soudain un point lumineux apparut dans le viseur de l'appareil, la lumière rouge alla refléter un point rouge sur une sorte de lentille.

"Bingo!". Le détective se dirigea vers une applique murale, il regarda de près et s'écria:

" Putain ...elle est là …".

Il regarda de nouveau dans sa sacoche et sortit un tournevis dévissa la vis. Il fit tourner un peu le luminaire et sous les yeux surpris des deux avocats ainsi que de Minos sortit d'un petit trou fait derrière l'applique une camera."Les gars on a à faire à un professionnel ".

D'un coup il blanchit et dit, lançant un regard mauvais à Rhadamanthe:

" Ce salaud matait les gosses...si je découvre qui c'est... je lui mets une raclée... qui que ce soit..."

Quand ils sortirent de la villa, le détective avait découvert encore deux caméras dans le séjour et le bureau ainsi que deux micros : un dans le téléphone, et un dans un spot qui se trouvait dans la cuisine.

"Cela prouve qu'Hadès est innocent" prononça l'Anglais

"Ah oui..? Moi je trouve, que ça ne l'innocente pas du viol...Bon d'accord ...je ne vois pas pourquoi il aurait mis des micros et caméras, à moins d'être complètement cinglé, ce que je ne crois pas. Mais de là à dire qu'il est tout blanc il y a une marge. " L'apostropha Shura

Minos qui jusque là n'avait rien dit leur soumit:

" Si je peux donner mon avis... la personne qui a violé Shiryu est celle qui l'a vu être embrassé par Eaque, et d'après ce que dit Shiryu, sans le vouloir il disculpe son beau père. "

Regardant son dossier Rhadamanthe poursuivit à son tour:

"D'après Shiryu son violeur lui a dit qu'il l'avait vu être embrassé dans cette boite...je cite ses mots : Comment as-tu osé te laisser embrasser par ce déchet... Pourtant Hadès est arrivé après donc il ne pouvait pas le savoir."

Shura ne répondit pas, mais en ouvrant la portière du côté passager dit:

"Celui qui a mis les caméras pouvait tranquillement voir de chez lui tout ce qui se passait chez Hadès?

"Hum...et entendre... avant de reprendre la navette je vais passer au commissariat pour les tenir au courant et je porte le tout à celui d'Athènes..."

Fin d'après midi resto de Milo:

Camus était assis tranquillement dehors perdu dans ses réflexions. Les travaux avançaient d'un grand pas, il faut dire que les amis de Milo, les siens aussi maintenant, avaient mis les bouchées doubles. Demain Angelo venait faire une tonnelle devant et sur le côté du resto. Il soupira en se demandant si cela sera suffisant pour avoir des clients et surtout en avait-il envie ? En vérité non, mais comment dire à son amant que lui, aurait voulu être écrivain et pourquoi Milo ne préférait-il pas un salon de thé où on ferait toutes sortes de boissons non alcoolisés, toutes sortes de pâtisseries, après tout c'était leurs spécialités. Mais il ne dira rien, sachant que faire revivre le restaurant de son père était le rêve de son amant. Tout ça, parce qu'ils avaient voulu faire plaisir, lui à son père et Milo au sien et particulièrement être avec lui alors lui s'était senti obligé de continuer, surtout que son Grec était de plus en plus passionné par ce métier. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas une chaise se placer à côté de lui, mais sentit la main de Milo prendre la sienne. Il se tourna vers lui et quand son regard croisa le regard bleu ciel, il y vit tellement d'amour que son cœur se serra et bien malgré lui ses yeux se remplirent de larmes.

Milo se pencha pour l'embrasser tendrement. Il sentit une larme venir mouiller leurs lèvres, releva la tète en fronçant les sourcils puis demanda:

" Qu'est-ce-qui ne va pas mon Camus? Depuis qu'on est revenu de France tu n'es plus le même..! Je t'en prie ...dis-moi...c'est à cause de moi?" En disant ces mots, sa voix trembla.

"Mais non voyons... Tu te mets des idées en tête, un petit coup de cafard. T'inquiète pas, ça va passer." Lui faisant un sourire coquin il chuchota à son oreille:

" J'ai envie de toi... Fais-moi l'amour Milo..."

Les yeux agrandis de surprise, le Grec ne se fit pas prier. Il le prit par la main, lui réclamant la bouche de plus en plus passionnément, quittant ses lèvres gonflées du baiser. Il ne pouvait pas le quitter du regard, ses yeux bleu océan remplis de désir, ses joues rougies, son Camus était magnifique .Il l'entraîna derrière lui, impatient de lui faire l'amour...

Fin du chapitre 6

Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic et un grand merci pour les reviews, cela fait vraiment plaisir.

Bisous