Disclamer : Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide pour sa gentillesse et qui a le courage de me corriger et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Leia26, je te remercie de ta fidélité et de prendre la peine de mettre un review! Cela motive énormément:)
Marine, pour la surprise de Shun à Ailoia, désolée! Elle n'est pas dans ce chapitre, mais ne désespère pas elle le sera peut être dans le prochain.
Malaca 17, merci à toi, j'espère que tu continueras à aimer l'histoire! ^^
Camillou, merci de ta gentillesse, j'espère poster un peu plus vite pour le prochain chapitre.
Merci pour les reviews ^^
Bonne lecture
Chapitre 8:
Magasin de Shaka :
La porte vitrée du magasin s'ouvrit pour laisser entrer l'homme accusé de tous les maux.
"HADES ?!"
Dubitatif, il regarda les personnes qui avaient crié son nom le fixant avec ressentiment, quand il aperçut Rhadamanthe qui avait l'air consterné de le trouver là. Bah quoi...il avait le droit d'acheter des fringues? Il n'eut pas le temps de demander à l'Anglais le pourquoi de son attitude, qu'il vit un type tenant Shiryu dans ses bras le pousser doucement, et se précipiter vers lui en l'invectivant:
"T'es mort...!"
"Angelo...! Non..."
Shura s'était précipité pour le retenir...Trop tard...l'Italien écrasa son poing sur le visage d'Hadès avec une telle force qui l'envoya s'affaler violemment contre le mur, faisant tomber au passage un portant rempli de vêtements. Se dégageant de la main de l'Espagnol qui essayait de le retenir, Angelo attrapa l'avocat par le col pour le relever et il allait encore le frapper quand Shiryu attrapa son bras avant que le poing frappe de nouveau en prononçant d'une voix tremblante:
"Angelo...laisse-le ...s'il te plaît arrête ...!
L'architecte le regarda et vit ses yeux verts encore embués de larmes le supplier. Soupirant l'Italien lâcha brutalement Hadès qui alla une nouvelle fois s'étaler contre le mur, mais resta debout cette fois-ci. S'essuyant la bouche pleine de sang, l'avocat gronda:
"Vous allez me le payer...". Puis s'adressant à l'Anglais ainsi qu'aux autres : "Vous êtes témoins ...ce fou s'est jeté sur moi sans aucun motif en me menaçant de mort...Rhadamanthe ...je porte plainte contre..."
Les mâchoires de l'architecte se crispèrent, ses poings se nouèrent. Les yeux assombris il fit un pas vers Hades qui lui en recula d'un et Angelo le menaça entre ses dents:
" Dégénéré mental ...si tu t'approches encore de Shiryu, cette fois-ci, il n'y aura plus personne pour te sauver."
Shura, connaissant le caractère emporté de l'Italien, le fit taire avant qu'il n'en dise trop ou ne commette un acte répréhensible :
"Angelo cela suffit ...maître Wyvern? ...dites à votre client que c'est nous qui allons porter plainte, pour coups et blessures, ainsi que pour harcèlement suivi de menaces vis-à-vis de mon client Shiryu Izumi."
"Quoi...? Vous êtes malades ...je viens...et puis merde...Rhadamanthe?! "
Ne sachant plus à quel saint se vouer, Hadès s'en prit à Shiryu :
"Dis-leur toi ...qu'est ce que je t'ai fait ? Pourquoi tu mens encore...".
Voyant son beau fils, face à lui le regardant dans les yeux, le bravant avec mépris, l'énerva un peu plus. " Réponds...! De quoi tu m'accuses cette fois..."
Décidant d'intervenir l'Anglais, mal à l'aise, stipula:
"Hadès...! Il n'est pas le seul à t'accuser...il y a plusieurs témoins, dont maître Asuras ..."
Sidéré, Hades resta sans voix puis d'un air suspicieux rétorqua:
"Rhada...ils sont tous amis ...tu ne vois donc pas que c'est un complot ..."
Kanon ayant fini de vérifier s'il n'avait rien de bien grave, Pharaon s'approcha en lui montrant un bouton et affirma:
" Je ne connais pas ses gens, mais je peux dire que c'est bien vous qui m'avez agressé ...la preuve en me défendant, j'ai arraché ce bouton de votre veste...voyez... il vous en manque bien un !"
Fronçant les sourcils Hadès regarda sa veste et s'aperçut qu'effectivement, il lui manquait un bouton. Bon alors là! Il n'y comprenait plus rien ...Ah oui cela devait être ça ! C'était sûrement le clodo qui l'avait agrippé tout à l'heure … Relevant la tête, il vit que Shiryu le regardait avec insistance. Il entendit la fin de conversation de Shura avec ...
"Voilà je vous ai noté mon numéro de portable...". Pharaon tendit le papier à l'Espagnol ainsi que le bouton de la veste.
"Merci...je vous recontacte pour la plainte."
"Mais de quoi parle cet avocat? Plainte ..? C'est plutôt lui qui allait porter plainte!" se dit Hadès en les fusillant du regard.
Raccompagnant Pharaon à la porte Shaka lui dit:
"Venez lundi faire un essai ...comme je dois m'absenter quelques heures vous serez avec Shiryu..."
Lui faisant un signe d'acquiescement de la tête, l'Egyptien lui répondit :
" Merci...à lundi..."
Il traversa la route d'un pas léger, faisant attention à la circulation toujours aussi dense dans Athènes, continua un peu avant d'ouvrir son portable un sourire satisfait sur les lèvres:
"Mission accomplie... le loup est dans la bergerie".
L'hindou soupirant commença à remettre sur le portant les vêtements éparpillés par terre aidé de son amant :
"Shura ...moi aussi je porte plainte contre cette individu ... regarde dans quel état est mon magasin!" Le montrant d'un large mouvement de main, son regard se posa sur Angelo qui remettait debout un mannequin dont le bras droit était désarticulé.
"H EIN ?! Ce n'est pas moi! C'est l'autre fou..."S'indigna Hades
"Répète pour voir...?"
"..."
"Lâche"
"Rital "
"Vous allez vous calmer maintenant...!"Les apostropha Rhadamanthe
"Toi ce n'est pas parce que tu sautes ce ce ... type" proféra Hadès en lançant un regard coléreux à l'Anglais. "Que tu dois retourner ta veste... tu es mon avocat au cas où tu l'aurais oublié...aie..."
Kanon, qui nettoyait sa plaie, fit glisser rageusement, sans aucune douceur un morceau de gaze imbibé de désinfectant, marmonna entre ses dents:
"Connard... je me fais pas sauter ..."
Parmi tout ce brouhaha, la voix incertaine de Shiryu essaya de les interpeller:
"Hum...je crois que ce n'est pas lui qui ...qui m'a agressé!?"
"Hadès... je ne retourne pas ma veste... c'est que cette fois..."
"Y'a des témoins ordure..."
" Angelo!..."
Voyant que personnes ne l'avait écouté, étant à fond dans les injures. Shiryu décida de monter la voix d'un cran et de hurler s'il le fallait, pour se faire entendre :
" VOUS ALLEZ LA FERMER ...!"
D'un coup on aurait entendu une mouche voler ... Les regards surpris le dévisagèrent, sidérés de l'entendre crier. "Ce n'était pas trop tôt," se dit Shiryu. Content d'avoir enfin capté leur attention, il énonça:
"Comme je m'évertue à vous le dire depuis un moment...ce n'est pas lui qui m'a agressé tout à l'heure..."
Il les vit le regarder comme s'il descendait de la planète Mars, puis Hadès arqua un sourcil narquois et fanfaronna:
"Ah...je vous l'avais bien dit... vous allez voir que bientôt il va enfin avouer que je ne l'ai pas violé... aïe..."
Shiryu dont le sang s'était retiré de son visage venait de balancer son poing dans la figure d'Hadès. Le coup était parti sans que son beau père n'eût le temps de l'esquiver. Tout le monde s'était statufié sous l'effet de surprise. Shiryu put lire une colère noire dans le regard que lui asséna Hadès qui réagissant au quart de tour, lui empoigna violemment d'une main son tee-shirt. Mais il n'eut pas le temps d'aller plus loin qu'Angelo s'était déjà interposé attrapant son bras. Dans un grognement, il le somma:
"Lâche-le ...de suite..."
Hadès ne se le fit pas dire deux fois. Téméraire mais pas fou, il lâcha le vêtement, serrant les dents, il injuria mentalement l'Italien. Rhadamanthe toujours flegmatique malgré la situation qui dégénérait de plus en plus, prit à part Hadès pour discuter avec lui essayant de le calmer. Quant à Shura plus surpris par les propos de Shiryu que par sa réaction s'adressa à lui:
"Qu'est-ce-qui te fait affirmer que ce n'est pas ton beau père qui t'a agressé tout à l'heure?"
"Sa main...elle est griffée sur le dos...celui qui m'a bâillonné, non!"
Pendant la réponse du jeune Japonais , Hadès et Rhadamanthe s'étaient arrêtés de parler. Tous les regards se posèrent sur les mains du beau père qui effectivement portait une griffure sur le dessus de la main droite. Pas convaincu pour autant Angelo formula:
"C'est peut être toi qui l'as griffé...? "
Shiryu sentit ses larmes affluer une nouvelle fois dans ses yeux. " Merde ça va pas recommencer! pensa t-il " et d'une voix agitée, il répliqua:
"Non!...j'ai essayé ...mais...je n'arrivais plus à respirer ...j'étais face au miroir. Je suis sûr qu'il n'avait pas d'éraflure ... alors maintenant, je ...je ne sais plus ...je ne comprends plus rien... et ce ...ce regard qui fait froid dans le dos...". Confus, il calqua son regard vert sur celui d'Angelo comme pour y puiser du courage. Il essuya ses larmes rageusement d'un revers de la main. Puis, Shiryu regarda son beau père qui ne bronchait plus. Il l'invectiva:
"A part pour aujourd'hui...Sache que tu n'es nullement innocenté, jamais je te pardonnerais...je te déteste!"
Arquant un sourcil narquois Hadès rétorqua:
"Cela mon cher je le sais depuis des années...".
Puis s'adressant aux autres, délaissant le jeune Japonais, il fit la remarque, " Alors maintenant que je suis innocenté, qui est cette autre personne qui me ressemble tellement? Et comment pouvait-il savoir ce que je portais comme vêtements?"
"En plus il est rentré dans les moindre détails...costume Armani, chemise blanche ouverte au cou, jusqu'aux chaussures de marque Prada" Précisa Shaka sous les yeux surpris de Kanon qui lui demanda:
"Bah dit donc... tu l'as bien reluqué! Comment sais-tu que les chaussures étaient des Prada?"
Souriant de la question de son frère, il n'y avait que lui pour poser ce genre de question ou Angelo !
"C'est comme le port salut c'est écrit dessus." Bingo, il vit deux paires d'yeux curieux regarder aussitôt les chaussures où effectivement la marque y était inscrite.
Pendant un moment personne ne parla comme s'ils avaient peur que le moindre petit mot ne fasse dégénérer encore plus la situation. Tous, perdus dans leurs réflexions, Kanon rangeait gaze et désinfectant dans la trousse de secoure, l'Anglais notait quelque chose sur un carnet, Shura regardait son amant qui finissait le rangement des vêtements, Hadès, lui, tapotait des doigts sur le comptoir.
Angelo soupirant mit sa main dans la poche arrière de son jean et en sortit un paquet de cigarettes d'où il en prit une qu'il mit à sa bouche. Est-ce cela qui a était le déclencheur? Une chose est sûre, c'est qu'il n'eut pas le temps de l'allumer qu'une furie lui arracha la cigarette de la bouche. Surpris, il resta la bouche ouverte, puis ferma son briquet pour regarder Shiryu qui avait les joues rouges, ses yeux verts lançaient des éclairs de rage. Mais pas seulement sur lui...il mitraillait les autres aussi du regard, s'écriant:
"Vous allez rester inerte longtemps!?...Moi je veux savoir ce que veut ce type...! Après qui il en veut vraiment... moi ou lui?" Il montra rageusement du menton son beau-père , "Et si c'est après lui pourquoi s'en prend-il à moi? Je veux des réponses ...Alors...?"
Manifestement froissé, Rhadamanthe rétorqua avant que Shura n'intervienne :
"Contrairement à ce que tu penses, on est pas apathique et s'énerver ne sert à rien. On pense que c'est après Hadès qu'il en a...vu ce qu'il vient de se passer aujourd'hui". Devinant la question que le jeune Japonais allait lui poser, il le devança, levant la main d'un signe de le faire patienter, affirmant, " Pourquoi il s'en est pris à toi?... pour le faire accuser ...d'ailleurs on a commencé à avoir des soupçons le jour où on a fouillé la maison d'Hadès et qu'on a trouvé des mini-caméras et micros..."
"Des quoi? Tu comptais me le dire quand? S'emporta Hadès
Soupirant Shura affirma:
" La police est au courant... et on devait vous en parler lundi d'où le rendez-vous. On a pensé qu'il valait mieux attendre un peu..."
"Où étaient cachées les caméras et pourquoi attendre?" Insista Hadès qui avait blanchi.
Shura énuméra les endroits sous les regards effarés de ceux qui n'étaient pas au courant. Shiryu sentit son sang se retirer de son visage, réalisant que le pervers l'espionnait non seulement lui, mais aussi ...mon dieu ...un frisson glacé lui parcouru l'échine... Shun et Kiki!
"Et pourquoi attendre?" demanda une nouvelle fois Hadès qui avait repris contenance.
Shura et Rhadamanthe se regardèrent et d'un commun accord, l'Espagnol répondit:
"Lundi ...promis ...on vous dira tout ce que l'on sait ou pense savoir. Aiolia sera là aussi, après tout c'est lui qui mène l'enquête... et il va falloir discuter pour les plaintes"
"Qu'est ce que tu dis...? Je ne retire aucune plainte ...! Même celle pour viol ...rien ne prouve que ce n'est pas lui!" vociféra Shiryu
"Espèce de merdeux...jusqu'à la fin, tu veux me faire accuser. Tout ça pour te venger, parce que j'ai été un peu sévère? Franchement ce n'est pas ma faute si tu aaaaas..."
Bam...fut le bruit de deux corps tombant par terre. Hadès venait d'être percuté par Shiryu qui lui avait sauté dessus. Fou de rage le jeune était à califourchon sur lui et levait le poing pour le frapper, mais cette fois-ci Hadès l'ayant vu venir, l'attrapa avant qu'il n'atteigne son visage.
"C'est pas vrai...vous allez vous calmer ...oui...!?" les apostropha Shura , tandis que Kanon encourageait Shiryu sous les yeux médusés de Rhadamanthe.
"Bon faut employer les grands moyens," Angelo mit ses deux bras autour de la taille de Shiryu et le releva en le tirant en arrière sans lâcher le jeune qui continuait à donner des coups de pieds, dont certains atteignaient les jambes de l'Italien qui ne lâchait pas prise.
Rhadamanthe aida Hadès, qui insultait son beau fils de tous les mots, à se relever et le fit sortir du magasin. Puis il revint les cheveux échevelés d'y avoir passé la main à plusieurs reprises, attrapa Kanon par le cou et l'embrassa passionnément, se moquant des regards des autres. Lâchant la bouche du médecin, il lui dit:
"Je suis désolé mais je dois passer à la police faire une déposition".
S'adressant à l'Espagnol, " Maître, vous nous rejoignez au commissariat?"
Voyant l'avocat acquiescer de la tête, il fit un sourire taquin à son amant lui murmurant:
" Hâte d'être à ce soir pour voir la surprise que tu vas me faire..."
Avec un sourire malicieux le médecin murmura:
"Tu vas pas être déçu de mon petit cadeau..."
Après avoir donné un autre baiser rapide cette fois-ci, son amant partit rejoindre Hadès qui ne décolérait pas dans la voiture. -
"Angelo...! Je te dis de me lâcher..."
"Oui...une fois que la voiture sera démarrée...hé gamin t'a un sacré crochet du droit!" Ce qui eut le don de détendre un peu Shiryu qui lui répondit d'une pointe moins hostile dans la voix:
"Méfie-toi... un jour tu pourrais bien y goûter"
"Hum... et tu sais comment j'y répondrais n'est-ce-pas?" souffla l'Italien à l'oreille de Shiryu dont les joues se mirent à rougir.
Au même moment dans Athènes:
Camus se promenait dans les rues depuis une heure, il en avait besoin après la querelle qu'il avait eu avec Milo. En fait c'est lui qui avait fait des reproches, son amant comme d'habitude l'avait regardé avec ses yeux de chien battu ne comprenant pas pourquoi le Français n'était pas content. Un gros soupir s'échappa de la gorge du français, il regardait la vitrine d'un magasin quand il entendit:
"Un sou pour tes pensées..."
Camus sentit son cœur bondir de joie, un grand sourire illumina son visage, il s'écria joyeusement:
"Julian...? Comme je suis content de te voir! Mais qu'est-ce-que tu fais à Athènes? "
"Tu te souviens je suis Grec ..." Julian regardait le français admirativement, vêtu d'un jean coupe droite noir, basket noir et d'un tee-shirt col en V bleu outremer rappelant la couleur de ses yeux, "Mon dieu, pensa t-il, il est de plus en plus beau". Il regarda sa montre et demanda:
" Tu es libre pour la journée? Je t'emmène visiter une petite île du nom d'Agistri . J'y connais un petit restaurant dont tu me donneras des nouvelles...Tu te rends compte! Cela fait deux ans que l'on ne s'est vu...Alors?"
Fronçant les sourcils, Camus regarda sa montre en réfléchissant.
"Elle est loin cette île ?" demanda le français
"Non ...une petite heure...allez...on a tant de choses à se dire depuis tout ce temps."
Un grand sourire aux lèvres Julian attrapa la main de Camus et partit en courant l'entraînant avec lui. Arrivé à une Porsche décapotable bleue, mort de rire tous les deux, le Grec ouvrit la portière côté passager. Une fois que Camus fut installé, il alla prendre sa place au volant et démarra. Les joues rouges, les yeux brillants de joie, le Français lui dit d'une voix faussement en colère:
" Je ne t'ai pas dit que j'acceptais de venir!"
"Ah non?...pas grave... je te kidnappe ". La voiture démarra sous le rire de Camus...
Sur la route pour Vravrona:
Angelo conduisait en chantonnant sur une chanson Italienne "Sarà Perché Ti Amo", en lançant de temps en temps un coup d'œil à Shiryu qui ne disait rien, se contentant de regarder la route. Haussant les épaules l'Italien continua à pousser la chansonnette, quand il entendit un soupir. Shiryu se déridant demanda:
"Pourquoi Shura allait rejoindre l'avocat d'Hadès au commissariat ? Pourtant je lui ai bien dit que je ne retirais pas ma plainte pour viol."
"Bah ...c'est sûrement pour déposer une plainte contre x pour ce qui est arrivé ce matin...puisque ce n'était pas Hadès... tu l'as dit toi-même."
"..."
Arrivé à sa maison, Angelo gara sa voiture. Shiryu descendit et contourna la maison pour se rendre derrière où se trouvait la terrasse, s'asseyant dans un fauteuil du salon de jardin en teck. Il regarda l'Italien qui ouvrit la porte fenêtre du séjour ainsi que celle de la cuisine dont une partie débordait sur la terrasse. L'architecte y entra et revint avec une bière pour lui et un coca qu'il tendit à Shiryu. S'asseyant prêt de lui, il lui demanda:
"Pourquoi ne veux-tu pas retirer ta plainte contre le viol ...tu es vraiment sûr que c'est lui? Même après ce qui s'est passé ce matin?"
Son visage révélant une myriade d'émotion, Shiryu le regarda de ses grands yeux verts remplis de d'incertitudes, mais aussi de colère, il stipula:
"Ce n'est pas parce qu'il y avait des caméras, que cela prouve qu'il n'y est pour rien... pourquoi tu le défends? "
" Je ne le défends pas! Je sais qu'il n'était pas bon avec vous...mais j'essaie de comprendre les réactions que tu as eu tout à l'heure...Quand le sosie t'a agressé... Comment as-tu réagis?"
Shiryu le regardait surpris puis lui répondit honnêtement:
"Pétrifié ...je ...je ne pouvais plus bouger … en fait j'étais terrifié."
"Mais quand tu as mis ton poing dans la figure d'Hadès ou que tu lui as sauté dessus ...tu étais comment? Pétrifié? Terrorisé?"
"NON!...Ivre de rage..."
"Alors ...pour le violeur... tu étais terrifié ou ivre de rage? Pourquoi ne lui as-tu pas mis ton poing dans la gueule comme tu as fait tout à l'heure si c'était Hadès?"
"..."
"Pourquoi tu ne t'es pas défendu? POURQUOI?..."
Se levant l'Italien posa sèchement sa bière sur la table. Craquant Shiryu se leva à son tour, les yeux brouillés de larmes, "Parce que j'étais terrorisé ...j'ai...j'ai essayé ...mais... il était trop fort... tu peux comprendre ça!?"
"..."
"Son...son regard donnait froid dans le dos ...c'était comme dans la cabine ... il me regardait dans le miroir ...des...des yeux de serpent. J'étais effrayé ... j'ai su tout de suite que c'était mon violeur...mon dieu ...Angelo...je...me sens tellement sale, souillé et je...je m'en veux tellement".
Shiryu attrapa la chemise de l'Italien et se laissa aller contre lui. Posant son front sur sa poitrine, il se mit à pleurer. L'Italien, un peu perdu, souffrant de le voir dans cet état, mais content qu'il se soit enfin laissé aller, se contenta de le serrer fort dans ses bras, lui caressant les cheveux, murmurant:
"Chut...chut" comme il aurait fait avec Kiki .Sentant les pleurs commencer à se calmer. Lentement, Angelo posa la main sous le menton de Shiryu, relevant sa tête avec précaution. Celui-ci le regardait les yeux rougis par ses pleurs, l'air totalement désorienté. L'architecte esquissa un petit sourire, puis, frôlant et encadrant le visage du jeune avec ses mains, il essuya de ses pouces les larmes perdues parfois striées le long de ses joues, posa doucement ses lèvres sur celles du jeune Japonais en un court baiser chaste.
" Rien ni personne ne pourrait changer ce que ce type a pu te faire subir."murmura-t-il tout contre son oreille. Puis le regardant, il lui releva doucement son menton :
" Il n'y a pas de remède ...il va te falloir beaucoup de courage et de volonté. Il faut que tu aies envie de t'en sortir. On ne peut oublier mais on peut vivre avec."
"Vivre avec cette souillure ... avec ce sentiment de honte et de culpabilité!?..."
"Je ne veux plus t'entendre culpabiliser..."gronda Angelo
"Je dois aussi apprendre à vivre avec cette peur, que ça recommence? Et même une autre peur, comment surmonter le cap de faire un jour l'amour normalement!" Ajouta le jeune Japonais, interrogeant l'Italien de son regard vert jade, le cœur battant à tout rompre.
Angelo resta un moment dans l'indécision, puis eut envie de lui dire : " Laisse-moi te faire découvrir l'amour, laisse-moi t'apprendre le plaisir. Laisse- moi t'aimer". Mais ce ne sont pas ces mots qui franchirent ses lèvres.
"Un jour tu rencontreras quelqu'un qui t'aimera, t'aidera à surmonter ce cap et avec lui tu découvriras l'amour... "
Hébété Shiryu sentit un coup au cœur à ces paroles " Tu rencontreras quelqu'un qui t'aimera ...,"se répéta t- il mentalement. Mais non! C'est pas ça qu'il voulait entendre... lui ce qu'il voulait... c'est que ce soit Angelo qui lui fasse découvrir l'amour ... il l'aimait ...Oui !maintenant il n'avait plus de doute il était dingue de cet homme. Il aimait qu'il le console, l'embrasse à tout bout de champ ...enfin plus depuis qu'il lui avait dit détester ses baisers mais quand même..! Lui dire, un jour tu... Voyant l'Italien tendre la main vers lui, de colère , Shiryu s'écria:
" NE ME TOUCHE PAS !"
" Oh là, calme toi, je t'ai pas agressé non plus," proféra l'Italien visiblement vexé, une pointe d'irritation dans la voix.
"..."
Se rasseyant, il prit sa bière et en but une gorgée puis ajouta:
"Je commence à en avoir marre de tes sautes d'humeur, si tu as besoin d'un défouloir, trouve-toi quelqu'un d'autre"
Sans répondre Shiryu le regarda un instant hésitant. Il voulait s'excuser de s'être encore une fois emporté. Mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il préféra tourner les talons sentant ses yeux qui recommençaient encore une fois à se mouiller. Angelo se gifla mentalement,"Merde... j'suis vraiment con"...
Athènes fin d'après midi:
La Porsche de Julian se gara à proximité de la voiture de Camus. Le grec décida de l'accompagner jusque la petite Opel Corsa rouge. Le Français sourit à son compagnon en lui montrant la couleur :
"Je n'ai pas eu le choix... je l'ai eu d'occasion."
Julian eut un petit sourire puis leva la main vers le visage de Camus. Le grec effleura sa joue du revers de la main.
"Pourquoi Julian?" demanda t-il son cœur cognant dans sa poitrine.
"Je n'ai pas pu m'en empêcher...toute la journée, j'ai eu envie de te toucher...m'en veux-tu?"
"Non pas vraiment..." avoua Camus avec sincérité, "Il faut que j'y aille ...Alors à samedi...et merci pour cette merveilleuse journée"
Julian regarda la voiture jusqu'à ce qu'elle ait disparue de sa vue "Moi aussi, j'ai passé une magnifique journée". Sur ces belles pensées, il partit rejoindre sa Porsche le sourire aux lèvres.
Chez Milo:
Cela faisait maintenant plusieurs heures que Milo tournait en rond, son portable dans la main. Il avait beau regarder, toujours pas de messages. Bien sûr, Camus lui en avait envoyé un en fin de matinée disant qu'il rentrerait en début de soirée. Déjà être une journée sans son Camus c'était beaucoup. Mais savoir qu'il était avec Julian! Il n'aimait pas ce type, il pouvait dire même qu'il le détestait, monsieur le richard qui avait des vues sur son Camus .Pourtant c'est avec lui que son amour avait voulu vivre... Milo entendit une portière claquer, puis les pas de son amant.
"Milo...? Je suis rentré! Ah tu es là...désolé de ne pas avoir répondu à tes messages...mais mon portable était déchargé " Camus se dirigea vers Milo, lui fit un petit baiser sur la bouche et tout en continuant vers la cuisine, il lui dit:
"Quelle chaleur ...ah oui Julian nous invite Samedi soir chez lui..."Ouvrant le réfrigérateur il y prit une petite bouteille d'eau et en but une gorgée. L'ayant suivi, Milo rétorqua:
"Tu lui as dit non j'espère... parce qu'il est hors de question que j'aille chez ce type."
Soupirant Camus lui demanda: "Pourquoi ? "
"Parce que je ne l'aime pas ...c'est qu'un sale con prétentieux"
"Tout ça parce que tu es jaloux ...Milo! Si j'avais voulu c'est avec lui que je vivrais. Mais ce n'est pas le cas...alors ne lui reproche pas de m'avoir aimé..."
"..."
Milo ne répondit pas, faisant la tête. En colère contre lui, le Français lui tourna le dos et regarda la liste de course pour le repas de l'anniversaire d'Aiolia, posée sur le plan de travail. Doucement son amant le retourna s'excusant :
"Désolé mon Camus...mais je t'aime tellement que je ne peux pas m'empêcher d'être jaloux "
Capturant son visage entre ses mains, il promena sensuellement la pointe de sa langue sur ses lèvres et dans un frisson de plaisir Camus capitula. Il aurait du le repousser, mais toute détermination le déserta. Ivre de plaisir, il leva les mains et au lieu de le repousser, s'abandonna sans réfléchir agrippé à lui...
Maison d'Angelo:
Shiryu, assis sur le sable, regardait la mer sans vraiment la voir. C'est le visage d'Angelo qu'il avait en tête. Avec un petit sourire, il en fit la description mentalement : pommettes saillantes, un nez droit qui avait la majesté d'une statue antique, et surtout le matin, avec sa barbe naissante qui recouvrait sa mâchoire carré ajoutait à son visage une touche de sensualité. Une voix lui parvint, le sortant de ses réflexions. Il leva vivement la tête et son cœur fit un bond dans sa poitrine. Devant lui se tenait l'objet de ses pensées. A son grand dam, il sentit ses joues s'enflammer.
"Oui?"
Angelo s'assit à ses côtés et lui dit:
"Je suis désolé, je te dois des excuses..."
Sans hésiter Shiryu approuva d'un hochement de tête vigoureux . Angelo qui s'attendait à des protestations accompagnées d'un regard hostile fut désarçonné.
"Moi aussi je te dois des excuses ...alors on est quitte!"
" Tu me surprendras toujours gamin".
Là aussi aucune réaction, ce qui surpris encore l'architecte, "...Shun vient de téléphoner, comme c'est l'anniv' de Ikki, ils se font un resto à quatre et il dort chez Aphro ce soir. Il m'a demandé si je pouvais loger Aioros et Minos samedi et que tu m'expliquerais?"
Soulagé du changement de conversation, le jeune Japonais dit:
"Oui! Shun veut faire une surprise à Aiolia et...bah il voudrait être seul avec lui .Et si ...tu pouvais les inviter samedi dans l'après-midi et le soir, cela serait bien. On peut les mettre dans le secret mais, surtout Aiolia ne doit rien savoir! Je l'ai promis à Shun..." Shiryu le regarda les yeux suppliants.
"Et Shun il va dormir ou ?"
Pris de cours, Shiryu eut un moment d'hésitation, mince Shun n'avait pas pensé à cette question:
"Euh...chez Aphrodite... "
" Ouais c'est ça...prenez moi pour un con ... bon je vais chercher Kiki chez son copain pour chercher les chatons." dit il en se levant. Shiryu fit de même et lui demanda en le suivant:
"Alors... tu vas les inviter?"
"Ouais...mais je vais demander quelques petites explications à ton frère."
Dans Athènes :
Le tueur professionnel se leva et alla ouvrir la porte à Pharaon. Une fois l'Égyptien rentré, il la referma et si adossa fulminant:
"Alors, raconte...d'après ton coup de fil, Niobé a tout fait foirer?"
"Oui...Je reviens de chez Valentine et, il m'a avoué que l'avocat d'Hadès et celui de Shiryu sont passés au commissariat faire une déposition …".
Pharaon raconta tout ce qu'il avait appris du policier, "Ares...Valentine m'a dit aussi qu'il y a deux jours, Niobé avait été embarqué par la police, il se trouvait dans une maison de prostitutions, il a été relâché, mais les flics ont ses empreintes ...heu...ce n'est pas tout... je sens que Val est prêt à te trahir...il est ami avec le détective Aiolia, c'est même grâce à lui qu'il vient d'être muté à Athènes."
"Je suis entouré de minables...ce con a tout fait foiré?! Mon plan était parfait et il a fallu qu'Hades rentre dans ce magasin pour tout foutre en l'air!...En plus ce flic qui veut me trahir!" De rage le tueur frappa du poing dans le mur, "Pharaon ! J'espère que tu n'as pas perdu la main car tu vas le faire disparaître... dommage, il m'était bien utile..."
"Tu peux compter sur moi Ares... jamais je ne te décevrais !"
"Hum..."
La sonnette retentit coupant Ares "Vas ouvrir". Ce que fit Pharaon, se disant que Niobé ne verrait pas le lendemain. Ouvrant la porte il laissa entrer les deux hommes .
"Niobé, peux tu m'expliquer pourquoi Hadès avait une griffe sur la main? "S'emporta Ares "Et dis-moi que faisais tu dans cette maison close? Je t'avais pourtant averti !"
Mort de peur Niobé implora en pleurant:
"je ...je... pris ...pitié !"
"Et couard en plus" soupira le tueur Tout en parlant Ares avait fait un signe à Gordon qui sauta sur Niobé . Allongé par terre, il lui mit un genoux sur le dos lui attacha les mains et mit un bâillon sur sa bouche.
"Tu vois ...tu as un petit sursis. Emmène le ou tu sais, mais ne lui fait rien pour l'instant, je m'occuperais de lui demain..."ricana Ares
Appartement de Rhadamanthe:
L'Anglais rentra chez lui et déposa sur le plan de travail en granit noir, les plats préparés aux goûts de son amant qu'il venait d'acheter chez son traiteur. Il se surprit à sourire à ce mot, Amant, il aimait bien l'appeler comme ça. Il regarda l'heure et décida de se verser un whisky, alla s'installer dans son canapé en cuir noir et posa sur la table basse noir laquée, le dossier sur l'affaire d'Hadès. Rhadamanthe faisait tournoyer le liquide ambré dans son verre en le regardant depuis un petit moment, quand son regard fut attiré par les deux coussins rouges qui avaient élus domicile sur son canapé. Encore une fois, il eut un sourire, cadeaux de Kanon, un peu de couleur dans tout ce noir et blanc, avait-il décrété. Le médecin ne voulait pas vivre avec lui, mais il était là tous les soirs et pour le pire ou le meilleur, il devenait complètement accroc au grec. Rhadamanthe entendit la porte s'ouvrir et en fut surpris. Bien qu'il ait donné une clef à Kanon, il ne s'en servait pratiquement jamais. Il le vit venir vers lui et déposer sur le parquet le cadeau. Puis Il s'approcha et l'embrassa, une fois leurs lèvres séparées l'avocat demanda:
"Mmm...pourquoi est ce que le cadeau bouge?"
D'un sourire espiègle Kanon lui répondit:
"Regarde dedans, c'est ta surprise..."
Fronçant les sourcils, l'avocat s'approcha avec méfiance et surpris, il vit que le carton décoré avait des trous. Il l'ouvrit et plongeant la main en sortit un petit chaton gris tigré.
"Aie...Merde! Il m'a griffé …". Furieux, il regarda Kanon, lui jetant presque dans les bras la malheureuse petite bête : "Tu en fais ce que tu veux, je n'en veux pas ici!"
Le Grec recula pour attraper le pauvre chaton des deux mains. Faisant un pas de trop en arrière, il fit tomber le terrarium posé sur un petit meuble, qui ne se cassa pas. Mais le couvercle du haut s'ouvrit légèrement assez en tout cas pour que la mygale s'y trouvant en profita pour faire un petit tour sous les yeux horrifiés de nos deux alter ego:
"Rhada! Remets la dans ça...ça ...ce truc...haaaaaaa..."cria le Grec. Voyant l'araignée venir vers lui, il recula et grimpa sur le meuble le plus près, c'est-à-dire, le canapé. Fusillant du regard l'Anglais mort de rire, qui se calma d'un coup voyant le petit chat donner des coups de pattes à l'araignée :
"Kanon ! Va chercher ton chat ! Il va lui faire mal..."
"T'es malade !...J'bouge pas d'ici...et puis c'est le chaton qui est en danger, elle va le mordre ...minou... viens! minou..."
Son regard glissa sur l'avocat qui discrètement s'était reculé s'éloignant de l'araignée. "J'y crois pas ...Rhada déconne pas...va remettre ta mygale dans son terra machin chose...et depuis quand tu l'as? Je l'avais jamais vue!"
"C'est pas la mienne..."
"Alors qu'est ce quelle fout chez toi?"
"Un ami, qui doit la reprendre demain..."
"Écoute...il faut bien que quelqu'un l'attrape et comme il n'y a que nous deux ...c'est toi qui y va"
"Et pourquoi moi?"
Soupirant, Kanon qui ne quittait pas des yeux cette foutue araignée rétorqua le plus sérieusement du monde:
"Parce que je suis médecin et que si elle te mord ...moi je saurais quoi faire."
"Hors de question ...vu que tu es mort de trouille tu serais cap de..."
"Parce que toi t'as pas la frousse?"
La sonnette de la porte d'entrée retentit soudainement faisant tressaillir nos deux compères. Silencieusement, ils se posèrent du regard la même question "Qui cela pouvait-il bien être?!"Ne lâchant pas la mygale des yeux, Rhadamanthe alla ouvrir la porte:
"Oui?"
"Bonsoir je suis le frère de Nikos, je devais passer demain pour chercher la mygale, mais comme je passais dans le coin... Je me suis dit que je pouvais la prendre ce soir..."Finissant sa phrase, il regarda bizarrement Kanon à genoux dans le canapé lançant des "minou, minou ...allez viens...".Suivant son coup d'œil, Rhadamanthe lui expliqua la situation:
"Oh je vois ...la pauvre doit être terrorisée. " Et sous les yeux ébahis de nos deux compères, il prit le chaton qu'il donna au médecin et délicatement remit dans son terrarium la mygale. Avec un sourire moqueur, il les salua en partant. Rhadamanthe, honteux de sa peur, préféra ne rien dire, quand Kanon lui soumit:
"Bah le mieux... c'est de parler à personne de cette araignée...sinon on en a pour des années de moqueries."
"Je n'ai pas vu d'araignée moi ...et toi?"
Prenant l'air le plus pitoyable qui soit Kanon faisant une moue craquante répondit:
"Non ...Rhada? Tu veux vraiment pas de mon cadeau? Regarde comme il est mignon."
"Hum...Tu as toute la nuit pour me convaincre..."murmura l'Anglais posant le chaton par terre et prenant ses lèvres tendrement ...
Pendant ce temps, chez Saga:
Saga regardait Mü assis, étendre ses longues jambes moulées dans un jean bleu clair. Il avait attaché ses cheveux en queue de cheval basse. C'était plus fort que lui il ne pouvait pas détacher son regard du Tibétain. Il y a bien longtemps qu'il n'avait pas éprouvé de sensations aussi fortes. Shion et Dohko, étant partis visiter le Cap Sounion entre autre, devaient rentrer tard dans la nuit. De ce fait, Ils avaient passé la journée ensemble, visitant eux aussi les alentours. Ils s'étaient trouvé beaucoup de point en commun. Il avait beau feindre l'indifférence, il savait qu'il était attiré par Mü et se doutait que c'était réciproque. Un sourire goguenard sur les lèvres, prenant les devant, Mü se leva et ordonna:
"Embrasse-moi"
Saga lui prit la main, lui serrant les doigts entre les siens:
"Mü tu es sûr? Parce que si tu n'es pas ..."
"Tu es vraiment stupide" murmura le Tibétain en souriant, "si tu ne te tais pas immédiatement pour m'embrasser je te tue"
"Et pourquoi ce n'est pas toi qui m'embrasse?"
"Saga je te jure que..."
Il ne put aller plus loin car l'architecte l'embrassait. Quand Saga se mit à lui agacer la lèvre inférieure du bout de la langue, il ouvrit la bouche en frémissant. Cessant de l'embrasser, le Grec se dégagea reprenant son souffle. Il le prit par la main en l'entraînant vers sa chambre. Quelques secondes plus tard, ils s'embrassaient sur le lit. Mü savourait le poids de ce corps tout contre lui lorsque une main lui dénuda une épaule pour la mordiller. Avec un grognement sourd, il ne put réprimer un gémissement. Pris d'une impatience soudaine, il se débarrassa de son jean et de sa chemise , avant de s'attaquer à celle de Saga avec une dextérité qu'il ne se connaissait pas. Il promena ses mains sur la peau, savourant la chaleur de ce contact. Enhardi par les sensations intenses qui l'envahissaient, il suça un des mamelons et Saga laissa échapper une sorte de feulement, avant de le repousser et de basculer sur lui pour l'immobiliser . D'une main Saga titilla un téton et Mü se cambra frôlant dans ce mouvement sa virilité tendu à l'extrême. Saga se mordit la lèvre pour ne pas crier tant cette caresse involontaire l'avait mis au supplice. Avec hâte, il retira son pantalon, ne gardant que son caleçon comprimant son sexe en érection. Puis il glissa le long du corps magnifique de Mü, semant au passage une pluie de baisers brûlants. Parvenu à la hauteur du boxer qui recouvrait encore son sexe, il s'immobilisa. Mü retint sa respiration, conscient de ce qui allait suivre. Il sentit le souffle du Grec sur le haut de ses cuisses. Lentement, bien trop lentement à son goût, Saga tira sur le boxer révélant son sexe dur. Avec une audace qui l'étonna lui-même, le Tibétain écarta les jambes, s'offrant à lui. Lorsqu'enfin Saga posa les lèvres sur la verge gorgée de plaisir, il s'arc-bouta violemment, les mains agrippées aux épaules puissantes de Saga.
"Oui, oh! Oui..."haleta-t-il .
Tout en continuant à titiller le gland de petits coups de langues et du bout des lèvres, Saga insinua un doigt dans son intimité puis un deuxième et commença à faire de doux mouvement. Mü se mit à gémir. L'architecte se redressa et abaissa son caleçon révélant son membre dressé. Un sourire mutin aux lèvres, le regard voilé par le désir, le Tibétain caressa d'une main le sexe dur de son amant, allant et venant d'une lenteur délibérée .
"Mü ...tu me rends fou!" Murmura Saga
N'y tenant plus, il écarta fermement la main qui emprisonnait son sexe et, le tenant fermement par les hanches, le pénétra d'un mouvement ample et puissant. Mü poussa un cri de surprise et de plaisir mêlés. Saga se retira lentement, puis revint en lui encore plus profondément, lui arrachant un nouveau cri. Mü noua les jambes autours de ses hanches, tandis qu'il accélérait le rythme, chaque poussée plus sauvage plus profonde que la précédente .Soudain Mü fut comme au bord d'un précipice, la jouissance le submergea, le corps agité de soubresauts, criant des propos incohérent avant que Saga le muselle d'un baiser enfiévré. C'est alors que d'un ultime coup de reins, le Grec s'abandonna à son tour à l'extase. Les muscles bandés, il cria lui aussi son plaisir jusqu'à ce que les spasmes s'apaisent.
Depuis que les premiers rayons de soleil avaient filtrés par la fenêtre de sa chambre, Saga regardait Mü qui dormait, il se pencha vers lui pour écarter de l'index une mèche qui lui barrait la joue. Il eut un sourire en voyant les lèvres gonflées par le plaisir."C'était une nuit inoubliable...le type qui passera sa vie avec lui aura bien de la chance!" pensa-t-il.
Mü dormit encore deux bonnes heures avant de se réveiller .Il fit son entrée sur la terrasse, habillé d'un bermuda denim bleu délavé et d'un tee shirt léger gris clair. Une tasse de thé dans la main, il s'approcha de Saga:
"Tu as bien dormi? Moi comme un ange" puis avec un sourire coquin "Enfin le peu que j'ai dormi..."
"Hum...écoute Mü" Commença Saga ,"ce n'est pas..." Il s'interrompit, étant sur le point de dire qu'il n'avait pas l'habitude de ce genre de situation. Qu'il n'avait jamais mis personne dans son lit depuis la mort de Rune, mais il ne pouvait le dire sans donner l'impression qu'il accordait à ce qui s'était passé plus d'importance que cela en avait.
"Je sais..." chuchota Mü sur un air conspirateur, "je n'envisage pas de venir m'installer ici ... je repars dans trois semaines, alors profitons de ce temps ...laisse-toi aller!"
Hochant la tête, Saga le prit par la taille pour le faire asseoir sur ses genoux, puis enfuit son visage dans sa chevelure. "Finis ton thé "dit il en l'embrassant dans le cou. Entendant les pas de son frère et de son amant, Mü descendit des genoux de son amant maintenant et alla s'asseoir sur une autre chaise. Pendant un instant Saga se reprocha de ne pas avoir davantage à lui offrir que ses moments fugaces. Jamais depuis la disparition de Rune, il n'avait éprouvé un tel regret...
à suivre ^^
Fin du chapitre 8
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
