Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada
UA – Yaoi.
Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide pour sa gentillesse et qui a le courage de me corriger et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Malaca17, Merci à toi de mettre un review à chaque chapitre^^.
Camillou, je suis contente de t'avoir fait rire. Merci !
Leia26, merci de ta fidélité, j'espère que tu vas continuer à aimer!
Marine, le couple Camus /Milo vont se séparer? Désolée mais je ne peux pas le dire:) Tu as raison Pharaon est quelqu'un de mauvais. Merci pour ton review!
Merci pour les reviews ^^
Bonne lecture.
Chapitre 9
Marina Zéa:
Aux premières lueurs du jour, avant le moment où le Soleil franchit l'horizon, pour commencer sa course, une voiture bleue marine se dirigeait vers l'un des trois ports du Pirée. Arrivée à Marina Zéa, elle tourna à gauche, longea les quais, puis le véhicule tourna dans une ruelle où se trouvait une petite demeure en pierre de couleur orangée, aux volets verts un peu écaillés. Le conducteur gara sa voiture sur le côté de la maison et se dirigea vers la porte d'entrée, qu'il ouvrit et referma à clef derrière lui. L'homme de forte carrure longea le couloir et descendit au sous-sol où se trouvait une sorte de cave. Il ouvrit la porte qui donnait derrière la maison, alla chercher Niobé qui était encore dans le coffre depuis la veille, toujours ficelé comme un saucisson. Un sourire mauvais aux lèvres, Gordon le tira et le mit sur son épaule, se dirigeant vers la cave où il le jeta au sol. Puis s'accroupissant, il enleva le bâillon de la bouche du Bolivien qui émettait des sons incompréhensibles et demanda sournoisement:
"Alors Niobé ...tu as bien dormi ? Ça fait quoi de vivre tes dernières heures?"
Le Bolivien savait que rien qu'il ne puisse dire ou faire ne convaincrait Gordon de le laisser se sauver. Travaillant pour Ares depuis deux ans, il n'avait jamais vu son homologue, qui était avec le tueur professionnel depuis plus longtemps que lui, reculer pour tuer que ce soit adulte ou enfant. Le boss ordonnait, il exécutait sans état d'âme. Pareil pour Pharaon éduqué par Ares depuis l'âge de treize ans, était devenu aussi cruel et cinglé que son maître .Ouais... c'était ça... le maître et l'apprenti tueur.
"T'en prie, laisse-moi me soulager...je peux plus me retenir !"demanda-t-il d'un coup.
Gordon réfléchit un moment, puis il prit un canif dans sa poche et coupa la corde autour de ses chevilles, le mit en garde en le levant," Je te préviens ...si tu essaies un coup foireux...je te rattache aussitôt et tu pourras te faire dessus, j'en aurais rien à foutre!" Il le prit par l'épaule et le conduisit aux toilettes qui se trouvaient à l'entrée.
Une fois devant la porte Niobé demanda:
"Comment veux-tu que je fasse les mains attachées dans le dos? " Une fois que Gordon lui eut détaché les mains, il se retourna en l'apostrophant, "Tu vas pas regarder sale pervers... Ferme la porte!"
Avec un rire glauque le Polonais la poussa du pied d'un coup sec:
"Remarque...tu ne seras pas le seul à mourir aujourd'hui...le flic Valentine lui aussi c'est son dernier jour, pathétique ce type... Pff! Devine qui va le tuer...son cher amant Pharaon ...Alors tu te grouilles?"
"Ouais !" Il se dépêcha de prendre le petit couteau qu'un jour, il avait eu la bonne idée de cacher derrière la chasse d'eau. Il appuya sur le bouton pour que le bruit couvre celui qu'il faisait en cachant le canif dans sa poche de pantalon avant et sortit.
Gordon lui fit signe de passer devant pour rejoindre la cave, le menaçant de son pistolet. Une fois dans la pièce il lui lança des menottes:
"Mets-les..."
"Merde..., pensa Niobé, si je les mets ...je suis foutu, t'as plus le temps là ...trouve un truc". Un instant d'inattention, voilà ce qu'il lui fallait! Parant au plus pressé, il s'écria "Haaaaaa y'a un rat!"
Surpris le Polonais tourna la tête un instant, regardant où pouvait bien être le rongeur. Instant qui fut sa perte, Niobé n'hésita pas une seconde et se jeta dans sa direction. Gordon eut le temps d'écarquiller les yeux d'étonnement que déjà Niobé lui enfonçait le couteau dans le ventre, le poussant violemment sur le mur, il lui arracha l'arme des mains, le menaçant :
"C'est toi qui va crever lentement ordure...". Pointant le silencieux sur Gordon il tira. Ne s'attardant pas sur le mort, Niobé, ne voulant pas voir arriver Ares, se sauva comme s'il avait le diable aux trousses. Il courut jusqu'au métro qu'il prit pour Athènes.
Deux heures après, il entra dans son appartement, prit le téléphone fixe et composa un numéro. Merde le répondeur ! "Valentine...c'est Niobé ...tu me connais pas, mais tu as déjà entendu mon nom, je suis...non, j'étais l'homme de main d'Ares, il faut que tu te sauves sinon tu vas mourir! Pharaon a reçu l'ordre de te tuer, il va le faire crois moi !" Sur ces mots, il raccrocha et se dirigea vers son ordinateur où il rechercha une adresse. Heureusement qu'il les avait toutes notées quand Ares avait demandé de se renseigner sur Aiolia et la bande d'amis. Il imprima le dossier qu'il avait fait sur Ares, prit une grande enveloppe, y mit les papiers, la ferma et nota le nom de celui à qui il allait l'envoyer. Oui... pensa-t-il ce dossier pouvait aider à arrêter Ares, enfin il l'espérait ...c'était sa vengeance.
Niobé regarda une dernière fois autour de lui, prit son sac et partit. Dans la rue, il prit la direction du métro pour l'aéroport. Voyant une boite aux lettres, il y mit le courrier. Puis il s'arrêta net : "Merde j'ai oublié de noter le nom de Pharaon". Bien qu'il ne sache rien sur lui, sinon qu'il était avec Ares depuis des années. De toute façon, il n'avait plus le temps et Valentine une fois qu'il aurait écouté mon message saura quoi faire!
Hélas ce que Niobé ne savait pas, c'est qu'une autre personne allait le lire avant et le détruire.
Appartement d'Aphrodite:
Les deux coudes appuyés sur la rambarde du balcon, Ikki regardait la rue piétonne Ermou, qui commençait doucement à s'éveiller et de là ou il se trouvait, il pouvait voir au loin, la magnifique petite église Kapnikarea. Il eut un soupir de bien être. Ayant retrouvé son petit frère, il pouvait enfin se poser. Oui...enfin...
Venant rejoindre son amant, un café fumant à la main, Aphrodite s'arrêta un instant pour le contempler... On aurait dit un loup solitaire qui s'accordait bien avec son caractère belliqueux. Mais en même temps, si doux quand il le prenait dans ses bras et protecteur envers ceux qu'il aimait, un peu trop même. Finissant sa contemplation, il alla s'appuyer à son tour sur la rambarde:
"Qu'est ce qui te fait soupirer?"
"C'était un soupir de bonheur… celui d'avoir retrouvé mon frère et de t'avoir rencontré..."
À ces mots dits avec sincérité, Aphrodite se lova contre son amour en lui murmurant avant de sceller ses lèvres aux siennes, "Je t'aime..."
"Bonjour..." cria Shun, les faisant sursauter. Il les rejoignit, le petit chaton tricolore dans les bras.
"Bonjour otooto...tu as bien dormi ?" Lui demanda Ikki
"Bah...non! Vous n'êtes pas discrets"
Un fin sourire étira les lèvres du suédois :
"Pourquoi tu l'es toi quand vous faites l'amour?" Voyant Shun rougir, "Oh...vous l'avez pas encore fait!? Mais vous attendez quoi?!"
"Mais t'es malade!" S'écria Ikki " Shun est trop jeune pour ...pour faire ça!"
"Trop jeune?...Moi à son âge il y a longtemps que j'étais passé à la casserole". Bougeant le doigt devant le nez de son amant, " Toi... tu avais seize ans à ta première fois. Alors il est où le problème?"
Mécontent Ikki haussa les épaules et marmonna entre ses dents en prenant le café posé sur la table depuis un moment déjà, s'assit et en but une gorgée en faisant une grimace, beurk... il était froid:
" Aiolia est plus vieux que Shun ..."
"La belle affaire...moi je suis plus vieux que toi "
"C'est pas pareil et il n'y a que deux ans d'écart."
"Ikki ! Entre Aiolia et moi il n'y a que six ans d'écart...c'est comme entre Angelo et Shy, il y a sept ans et..."
À ces mots Aphrodite qui caressait son petit chaton releva vivement la tête:
"Pourquoi...ne me dis pas qu'ils sont ensembles?"
"Bah non... je ne suis pas sûr... mais je crois que Shiryu a des sentiments pour Angelo"
"Je m'en fous des autres!...par contre toi... je t'interdis de..."
La sonnette d'entrée retentit "Ah c'est Aiolia, je ne le fais pas rentrer, on est en retard...à ce soir!"
Shun poussant un soupir de soulagement, se dépêcha de sortir. Voyant son amant bouder, Aphrodite alla s'asseoir sur ses genoux :
" Allez fais pas ta mauvaise tête, il a 17 ans et Aiolia est quelqu'un de bien"
"Ouais, je sais ...mais je viens seulement de le retrouver, que je le perds déjà..."
Entourant ses épaules de ses bras, il lui dit tendrement:
"Mais non...tu ne le perds pas, il t'aime tu sais ..."
"Hum...n'empêche qu'il est trop jeune pour...Mmmh". Il ne put finir sa phrase qu'une bouche très talentueuse l'en empêcha, lui faisant tout oublier même son jeune frère ...
Shun ayant à peine refermé la porte, sauta sur Aiolia pour l'embrasser. La bouche toujours collée à celle du grec, il lui murmura :
"Bon anniversaire mon amour..."
"Hum...j'aime ta façon de me le souhaiter" souffla le Grec serrant un peu plus son petit lutin .Un baiser doux et sensuel à la fois commença... ils se séparèrent d'un coup quand ils entendirent une porte s'ouvrir et une dame d'un certain âge passa près d'eux se dirigeant vers l'ascenseur en marmonnant:
"Ces jeunes de maintenant n'ont plus aucune retenue... De mon temps...".
Les deux amoureux n'entendirent pas la suite, la porte de l'ascenseur se refermant sur la femme et le reste de sa phrase. Aiolia prit la main de Shun et riant tous les deux, ils prirent les escaliers d'un pas léger.
Dans Athènes, chez Valentine:
Valentine regardait son amant dormir, un tendre sourire apparut sur ses lèvres. Pharaon était venu le rejoindre dans la soirée et ils avaient fait l'amour avec une telle intensité. Le cœur léger, il se leva pour se rendre à la salle de bain. Il fallait qu'il se dépêche même s'il aurait bien aimé rester au lit avec son amant. "Allez... s'exhorta-t-il, une bonne douche va te réveiller".
Pharaon faisant semblant de dormir, attendit que le Chypriote quitte la chambre pour se lever, il passa son jean à même le corps et alla se préparer un café. La sonnerie du téléphone retentit, puis le répondeur se mit en marche. L'égyptien qui avait reconnu la voix, fronça les sourcils. Il s'approcha pour mieux entendre et écouta. "Merde... c'était bien Niobé... qui cafardait". Jetant un regard furtif vers la salle de bain, un sourire perfide sur les lèvres, il alla supprimer le message. Il prit quelque chose dans sa veste, se rendit de nouveau dans la cuisine, prit un bol et y versa du café, deux carrés de sucre et un poison inodore et incolore puis mélangea le tout. Il rejoignit Valentine qui lui demanda avant de l'embrasser:
"Bien dormi, mon amour..."
Pharaon lui mit les bras autour du cou, répondant à son baiser passionnément:
"Merveilleusement...viens... je t'ai préparé ton café comme tu l'aimes, corsé et sucré"
Valentine se redressa quittant la bouche de son amant :
"Merci...tu es un ange mon amour",
Un sourire joyeux sur lèvres, il se rendit dans la cuisine, prit le bol, souffla sur la vapeur que dégageait le café brûlant. Quand la sonnerie de la porte d'entrée se fit entendre, ses collègues crièrent derrière la porte qu'il devait se dépêcher. Valentine regarda vivement sa montre, merde il était en retard! Il mit la tasse dans l'évier en s'excusant:
"Désolé mon amour... il est trop chaud ...je dois y aller ...tu viens ce soir ?"
"Oui...je serai là à ton retour"
"Euh...tu as réfléchis à ce que je t'ai dit ? Je t'ai promis que jamais je ne te dénoncerais Pharaon ...mais...je veux arrêter! Ares va trop loin et Aiolia est mon ami... tu comprends ? Ne compte plus sur moi pour te renseigner...tu sais que je t'aime plus que tout mon amour ...ne travaille plus pour ce type...si tu as peur je te protégerai..."
"Hum...je vais y penser...allez va, tes coéquipiers t'attendent...et je ne veux pas qu'ils me voient".
Valentine l'embrassa avant de se précipiter vers la porte d'entrée "Je sais... à ce soir..."
Le sourire que Pharaon avait devant son amant s'effrita d'un coup, laissant place à un masque de méchanceté :
"Merde...j'aurais dû le tuer pendant la nuit ...profite bien de ta journée mon amour car la mort arrive!"
Quelques minutes plus tard, il sortait de l'appartement quand son portable sonna:
"Oui?...non Ares, il n'est pas encore mort ...mais je..."
"Demain ...tu entends demain matin il doit être mort!"
" J'allais le tuer mais..."
"Radine-toi tout de suite Gordon est mort...faut que tu fasses disparaître le corps ...moi je m'occupe personnellement de ce traître de Niobé"
" OK...j'arrive" Il ferma son portable et descendit en courant les marches "Merde! "
Chez Aiolia et Aioros, Athènes:
Aioros assis à la table de bureaux de son frère, cliqua sur le bouton arrêter de son PC .Il regarda l'heure et fut étonné de voir qu'il y avait déjà plusieurs heures que son frère était parti et qu'il travaillait sur son ordinateur. Il comprenait maintenant la raideur de sa nuque et le petit creux à l'estomac. Il se leva pour se rendre à la cuisine. Ouvrant le frigidaire, il en sortit les ingrédients pour confectionner un repas qu'il posa sur le plan de travail. Il entendit la porte d'entrée s'ouvrir, puis se refermer. Minos lui dit bonjour en continuant son chemin jusqu'à sa chambre. Le grec fronça les sourcils. Ayant remarqué sa démarche vacillante, il se précipita derrière lui en l'interpellant:
"Tu viens d'où là? Tu t'es battu? "
"Qu'est ce que ça peut te faire?! Bah... si tu tiens tellement à le savoir, j'étais avec un client...". Et sans un regard pour le Grec, il entra dans sa chambre, enleva son tee-shirt en émettant un petit gémissement de douleur.
Un coup bref fut frappé à la porte et elle s'ouvrit laissant entrer Aioros tenant à la main une trousse de secours.
Voyant ce que tenait à la main le Grec, Minos lui dit avec colère :
"Qu'est ce que tu fais là? J'ai pas besoin de ton aide..."
Haussant les épaules, Aioros s'approcha de Minos comme s'il n'avait rien entendu et commença à nettoyer les plaies de son visage. Une vive douleur brûla la peau du Norvégien au contact du désinfectant, le faisant grimacer…
Impassible, le Grec lui demanda en lui montrant du menton la plaie, heureusement peu profonde de son bras:
"C'est ton client qui t'a fait ça? Avec un couteau?" N'entendant aucune réponse, il poursuivit de nettoyer et panser la plaie.
Minos regardait longuement le Grec pendant qu'il terminait, concentré sur ce qu'il faisait.
" Voilà ! C'est fini." Aioros se releva, l'analysant de la tête aux pieds comme s'il le découvrait pour la première fois. Minos était vraiment un beau jeune homme, dommage qu'il soit un prostitué.
"Merci...pour répondre à ta question de tout à l'heure, oui c'était mon client ...j'ai refusé de faire certains trucs..." répondit le Norvégien troublé malgré lui.
"..."
"Tu me demandes pas qu'est ce que c'était ces trucs? " le nargua Minos
"Non ! Ce que tu fais avec tes clients, je m'en moque. Mais tant que tu vis dans cette maison, tu arrêtes de te prostituer, je ne tiens pas à ce que mon frère ait des ennuis. Compris?!"
"Ouais...Mais je fais comment moi ? J'ai besoin d'argent...Shiryu m'a dit qu'Angelo connaissait un vieux voulant louer une petite maison pas loin de chez lui à un prix très intéressant. Mais il y a une caution à verser ...je le trouve où le fric? Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, monsieur le richard qui vient d'Amérique. C'est la crise en Grèce et pour du boulot y'en a plus! Sauf pour certains comme tes amis."
Aioros l'étudia pensivement comme s'il cherchait une solution à son problème .Puis le plus naturellement possible, il lui demanda d'un ton sérieux:
"C'est combien ton prix pour trois semaines? "
De surprise Minos le regardait la bouche ouverte, puis méfiant rétorqua:
"Tes blagues douteuses...tu peux te les garder!
" Je ne plaisantais pas… combien?, répondit le Grec d'un ton encore plus grave.
Faisant vite fait un calcul mental, le Norvégien proposa:
"Bah... si c'est trois semaines complètes jours et nuits...heu...je te fais un prix ...quinze mille euros...et je fais la total...sauf embrasser!"
"Neuf mille"
"Dix mille euros ...mais tu m'entretiens pour tout pendant les trois semaines"
Levant un sourcil moqueur et satisfait Aioros répondit:
"Ok...j'étais prêt à payer les quinze milles euros tu sais... bon je vais faire à manger ..."
Ouvrant la porte, il s'arrêta un instant sur le seuil, "Tu sais le richard n'avait pas beaucoup d'argent en poche en arrivant en Amérique, il a travaillé dur pour payer ses études. Après je te l'accorde, j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer Shion et de travailler pour lui... le dîner sera prêt dans vingt minutes."
"Hé... je pensais que tu ne voulais plus que je me prostitue ?!"
"Bah...on va dire que tu seras un amant entretenu."
Il sortit, laissant Minos qui n'en revenait toujours pas, debout, pensif, dans sa chambre pendant un moment. Puis réagissant enfin, il s'assit sur son lit, un sourire béat figé sur les lèvres, putain l'affaire... en plus avec un mec qui ne lui déplaisait pas, mais alors pas du tout... Il fallait qu'il appelle Eaque pour lui dire!
Préparant le repas, Aioros était encore surpris de sa proposition. Qu'est ce qu'il lui avait pris? Ce n'était pas dans sa nature, il était plus tôt quelqu'un de pondéré. Un sourire se dessina sur ses lèvres, après tout il avait bien le droit de prendre du bon temps et avec un prostitué ce qui était bien, c'est qu'il n'y avait pas de problème de séparation. Il le payait et au revoir.
Vravrona, restaurant de Milo:
Milo qui finissait la décoration d'un des gâteaux d'anniversaire d'Aiolia, avait un sourire jusqu'aux oreilles. Il avait passé une nuit de folie, très chaude, enfin bref, comme il les aimait. Quand il y repensait, il ne pouvait pas s'empêcher de revoir son Camus gémissant, le corps ruisselant de sueur, les joues rouges... Dieu qu'il était beau ! Oui il était content! Après la petite dispute d'hier et le fait que Camus parte toute la journée avec cet enfoiré ! Là, il l'avait eu gros sur la patate, il s'était même inquiété pour son couple. Mais après cette nuit...le sourire qui avait commencé à disparaître, était revenu d'un coup.
Une voiture rouge se gara devant le restaurant, Camus en sortit suivi de Shiryu et Kiki qui l'aidèrent à sortir les courses du coffre puis amenèrent les sacs dans la cuisine.
"Whaouu..."s'écria le petit roux en voyant le gâteau, "Il a l'air bon!"
"S'il est aussi bon qu'il est beau, cela doit être un régal..." Ajouta son frère en prenant un élastique dans sa poche de jean et attacha ses cheveux en une queue base.
"Oh...je peux te dire que oui Shiryu!... En fait, tous ses gâteaux sont un pur délice. Milo a son CAP de pâtisserie, le grand chef pâtissier Pierre Hermé qui l'avait repéré, lui a proposé une formation dans un de ses ateliers " répondit Camus en enlevant les courses des sacs, puis ajouta l'air mécontent, " Mais monsieur...a dédaigné l'offre pour revenir reprendre le restaurant de son père."
Milo à ces accusations quitta du regard le four :
"T'es marrant...je pouvais pas laisser le restaurant de mon père à l'abandon ...et je t'ai toujours dit que je voulais retourner vivre en Grèce !"
"Oui ...mais ...bref...ce sont des macarons dans le four?" Demanda le Français changeant de sujet, se disant que ce n'était ni le moment ni le lieu pour avoir une discussion sérieuse qui les amènerait encore à une dispute.
"Ouais...faut bien faire attention à la cuisson ...t'as pas oublié les framboises?"
"Non... tiens les voilà, aussi tes fruits de la passion" Camus posa les ingrédients sur la table et remit à Shiryu un petit livre dont le titre était, Amuse-gueules. "Tu t'en occupes et moi des entrées, c'est bon pour toi?"
Lisant les recettes que le français lui avait donné, il acquiesça et ne pouvant détacher ses yeux du gâteau que le Grec rangeait dans le réfrigérateur, demanda curieusement:
"Cette pâtisserie vient d'une recette ou de toi?"
"De moi...c'est grâce à ce gâteau que j'ai nommé Le Victoire et aussi à mes macarons que j'ai eu l'honneur d'être félicité par Pierre Hhermé en personne" répondit fièrement Milo
Kiki qui se léchait les babines rien qu'en le regardant demanda:
" C'est tout chocolat?"
Un sourire malicieux aux lèvres, Milo posa un petit plat sur la table décrivant le gâteau :
"Oui...presque...Biscuit moelleux au chocolat, mousse au chocolat, mousse chocolat noir au caramel et parfait citron vert...". Montrant le plat avec le même gâteau, mais en miniatures, qu'il coupa en plusieurs parts, "Vous pouvez goûter si vous voulez..."
Il ne fallut pas le dire deux fois, trois mains plongèrent sur les petites parts. On entendit plus que des humm... que c'est bon! Pendant leurs dégustations, le Grec consciencieux était retourné à ses macarons, fronçant les sourcils de concentration, les regardant dans tous les angles, il souffla, " Parfait!" Milo les mit de côté et alla au frigo prendre la ganache qu'il avait préparée très tôt le matin et effectua avec soin la garniture des macarons.
De son côté Camus essayait de trouver un bout de plan de travail non occupé. D'un air désabusé, il regarda autour de lui, tout était vieux à part le four et un grand réfrigérateur. Mais bon sang! Milo se rendait-il compte que s'il voulait rouvrir le restaurant de son père, il avait de sacrés travaux à faire! Et qu'en bien même, le grec faisait faire une rénovation... cela servirait à quoi? Ok ...dans ce village, il y avait un sanctuaire dédié à la déesse Artémis attirant quelques vacanciers. Mais la route pour si rendre ne passait pas par ici. En fait pas beaucoup de monde passait par ici. Il aimait Vravrona, y vivre était merveilleux, c'était un magnifique village préservé, où la vigne y prédominait. On trouvait également de nombreuses exploitations de pistachiers, de figuiers et aussi beaucoup d'oliviers que l'on trouvait partout. La voix surexcitée de Kiki le sortit de sa méditation, Camus se secoua mentalement et regarda l'heure, déjà? Plus le temps de flemmarder au boulot...
Aéroport d'Athènes:
Niobé regarda l'heure à sa montre, se disant qu'il avait encore une heure avant que son avion ne décolle pour la Bolivie. Il ne voulait pas se faire remarquer au cas où Arès viendrait à l'aéroport, ce qu'il allait certainement faire, après être allé à son appartement. Il pria pour que le tueur ne fut pas arrivé trop vite à la maison de Gordon .Il se dirigea vers les toilettes messieurs et pensant y rester le plus longtemps possible, il s'y enferma .Le Bolivien resta planqué un bon moment puis entendant l'annonce pour son vol sorti de sa cachette.
Niobé sentit à peine le mouvement derrière son dos et tout se passa très vite. Il se retrouva encore une fois dans la cabine des toilettes, un bruit de verrou qui se ferme et une terrible douleur à la gorge, étranglé par quelqu'un qui tirait sur un fil de fer avec une force monstrueuse. Il essaya de se dégager, de hurler ou de supplier, mais aucun son ne sortit de sa gorge, le souffle coupé. Il pouvait sentir le fil pénétrer sa chair avec souffrance. Ares tira encore plus fort, Niobé sentit l'air lui manquer et ses forces l'abandonner.
Non ... Il ne pouvait pas mourir de cette manière ! Pas maintenant !
Il tenta encore de repousser son étrangleur, puis tout devint noir et il lâcha son dernier souffle. Ares assit le corps sans vie sur la cuvette et trafiqua la serrure pour que personne ne put l'ouvrir après ça sortit. Il tira la chasse d'eau et quitta tranquillement les sanitaires et l'aéroport un sourire figé sur la figure. Menace une, éliminée ...
Restaurant de Milo:
Il était quatorze heures, Aphrodite et Mü passèrent leurs têtes à la porte en disant:
" Bonjour!"
"Comme nos chers amis sont partis voir le terrain pour l'hôtel...on s'est dit qu'on allait donner un coup de main au resto...hum ça sent bon ! Je sais se que je vais faire ... goûteur."
L'air gourmand, Aphrodite plongea la main dans les amuse- gueules, il en goûta un, fermant les yeux de plaisir.
Camus tapant sur la main voleuse qui allait prendre une deuxième bouchée, donna ses directives:
"Votre aide est la bienvenue ...Mü... tu peux aider Milo et Shiryu à disposer les tables dans la salle, je finis de préparer les Souvlakis et je vous rejoins .Aphro... peux tu aller voir après Kiki? Il est parti chercher des œufs et il ne revient pas..."
"Oui j'y vais ...mais...ils sont où les oeufs? "
Le Français leva les yeux au ciel, Milo qui avait entendu la question de la pièce d'à côté, répondit d'un ton moqueur:
"Sous le cul des poules dans le poulailler ... Ha oui! Fais attention au coq, il est méchant... il pince".
"Oh... ça pinces ces trucs à plumes?"
Puis s'apercevant que Camus et Mü se retenaient de rire .Le Suédois haussa les épaules et placide passa près d'un Shiryu amusé, tandis que le Grec le regardait un grand sourire aux lèvres. Il sortit sans les regarder un peu vexé et surtout pas très rassuré.
Quelques minutes plus tard, ils entendirent un hurlement. Se regardant avec surprise, nos quatre amis coururent vers le cri et médusés virent Aphrodite allongé par terre sur le ventre près d'un âne. Kiki hilare vit le Suédois se relever et rester tétanisé, le visage pleins de bouse. Le petit rouquin la bouche grande ouverte rit à gorge déployée, suivis des autres compères qui attrapèrent un fou rire. Essayant de reprendre son souffle Camus pinçant ses lèvres pour reprendre son sérieux, demanda d'une voix qu'il essaya de contrôler avec bien du mal:
"Com...comment... tu tu as fait poupour "Il ne put finir sa phrase voyant les autres morts de rire, les larmes coulant sur leurs joues. Milo se tenant le ventre, montra du doigt Aphrodite:
"Y boubouge ...pluuuus...hahaha on...on...dirait une ...stastatue hahaha". Ce qui eut le don de faire redoubler les rires.
"Il ...a a monté sur...sur ... l'âne et il ...est tombééé...dans...dans hahaha" s'étrangla Kiki.
Mü le visage hilare s'esclaffa:
"Beurk...n'ouvre pas la bou bouche au cas où les ex...crém...ments y entre hahaha"
Shiryu s'essuyant les yeux, les lèvres tremblantes, nettoya la bouche et les yeux du Suédois toujours figé, du mieux qu'il pouvait avec un chiffon , qu'il avait trouvé dehors posé sur une chaise.
Reprenant un semblant de calme Camus proposa à un Aphrodite toujours planté droit comme un piquet, les yeux et la bouche fermés, malgré que Shiryu avait enlevé le plus possible de bouse :
"On va mettre de l'eau dans un baquet... tu pourras te...te débarbouiller ". Préférant ne plus parler, sinon il allait se remettre à rire, il fit signe à Milo de venir l'aider...
Magasin de Shaka:
Le blond était occupé avec une cliente lorsqu'il vit entrer Aioros avec Minos. Il s'excusa près de sa cliente et alla les voir:
"Bonjour..."
Le Norvégien le salua de la tête quant à Aioros, il alla droit au but, en disant:
"Bonjour Shaka...on est ici pour choisir des vêtements pour Minos..."
"Ha...euh...bah ...je finis avec la cliente et je suis à vous …". Puis dévisageant Minos il ajouta, "Fais un tour dans le magasin en attendant et voit ce qui pourrait te plaire..."
"Ouais...j'vais voir par là...parce que pour l'instant de vue, y'a rien qui m'attire!"
Shaka tourna les talons, se disant que ce type était d'une arrogance pas possible. Il ne comprenait pas pourquoi Aioros l'avait accompagné! Une fois la cliente sortie, l'Hindou les rejoignit et resta muet de stupeur. Minos sans gêne se pavanait en boxer. Il prit un pantalon, l'essaya et se regardant dans le miroir et fit la grimace "Beurk!". Il l'enleva et le tendit d'un air indifférent à Shaka qui se réjouit à cet instant de faire de la méditation zen. Sinon il aurait attrapé le Norvégien par les épaules pour le jeter dehors. Ne se doutant pas de l'état d'esprit du blond, Minos continua ainsi pendant une heure, mettant les nerfs de l'Hindou à rude épreuve. C'est avec soulagement que Shaka entendit ces mots:
"Voilà... je crois que c'est tout! "
Semblant réfléchir, le Norvégien posa ses vêtements sur le comptoir. Shaka les enregistra et lui donna le montant, se demandant où Minos avait eu l'argent pour payer cette facture conséquente. Le comment? Il s'en doutait bien sachant qu'il était prostitué. Mais une telle somme?
Semblant deviner les pensées méchantes du blond, le Norvégien narquois montra du pouce Aioros qui était derrière lui:
"C'est mon...Amant... qui paie".
Toussant pour éclaircir sa voix, embarrassé le Grec tendit sa carte bleue en acquiesçant:
"Heu...oui, Shaka ...c'est moi qui règle la facture."
Dire que l'Hindou avait été surpris eut été un euphémisme. Muet, ne sachant que dire, il prit la carte bleue et l'inséra dans l'appareil sur le comptoir, demandant au Grec de taper son code secret, une fois le ticket de caisse sorti, il la rendit à Aioros . Voyant l'heure tourner, ce dernier aida le Norvégien à prendre les sacs en remerciant Shaka .
" Merci...je dois être dans une heure chez Milo ...tu seras là avant 19 h ?"
"Oui...je ferme derrière vous."
"Ok... alors à ce soir!" Et d'un pas pressé, il alla rejoindre Minos qui attendait à la porte. Avant de sortir le Norvégien avec un sourire en coin lança un salut de la main au blond puis rejoignit Aioros qui mettait les achats dans le coffre, lui tendant les siens.
Une fois installé au volant, Aioros demanda au Norvégien:
"Tu t'es bien amusé ? Franchement te promener en caleçon ! Tu as poussé un peu loin le bouchon là"
"Boxeur et c'est un snobinard ...tu voulais que je fasse quoi? Quand on me cherche on me trouve..."
"N'importe quoi...Shaka n'est pas comme ça...il a réagi de cette façon par surprise, c'est tout."
"Hum... on va voir ce soir s'il me snobe ou pas...et ...qu'est ce que tu vas dire à ton frère et tes amis pour nous? "
" Qu'on est amants..."
"Ouais c'est ça ...vont nous croire... tu me tues toi ...tes amis sont pas cons!"
Aioros regarda Minos avec un grand sourire montrant ses belles dents blanches, puis démarra la voiture.
La clochette de la porte du magasin retentit Shura déposa un baiser sur les lèvres rosées de son amant :
"Bonne journée mon amour?"
"Oui...devine qui est venu faire des emplettes? Tu les connais !"
"Ha bon...bah je donne ma langue au chat"
"Aioros et Minos qui entre nous est un petit con arrogant ...ils sont amants !"
L'Espagnol était sidéré "Amant! Tu en es sûr?" Émit-il
"Oh oui...c'est même Aioros qui a tout payé "
"Remarque Minos est un beau mec et...après tout ils font ce qu'ils veulent!"
" C'est tout ce que tu trouves à dire? Cela te choque pas qu'il ait pour amant un prostitué?"
Shura fronça les sourcils et répondit d'un ton sec :
"Non ça ne me choque pas! D'accord il est un peu provocant ça je l'avais remarqué, mais tu n'as pas pensé un instant que s'il a été désagréable, c'est peut être qu'il était gêné. Tu sais les gens peuvent réagir de façon bizarre et puis je me dis que s'il est devenu ami avec Shiryu , c'est qu'il ne peut pas être méchant..."
"Hum...toute façon ça ne me regarde pas...bon on y va?"
18h30 resto de Milo:
Tous les invités étaient arrivés, il ne manquait plus que le roi de la soirée. Des petits groupes, pour la plupart des flics avec leurs conjointes ou conjoints s'étaient formés papotant entre eux. Milo avait suspendu un ballon géant remplis de gros confettis. Une ficelle pendait derrière la porte, il suffisait de tirer dessus pour que le ballon explose. "Effet surprise assuré" avait décrété le Grec content de lui.
Camus et Aphrodite vérifiaient la décoration de la grande table formée par des plus petites collées entre elles. C'était plus convivial d'après le frère d'Aiolia. Unenappe de couleur blanche recouvrait la table. Au milieu prenant toute la longueur, un chemin de table de couleur bleu où Aphrodite avait disposé trois bouquets blancs et bleus .De grandes assiettes carrées bleues où venaient se poser dessus de plus petites blanches, puis une serviette bleue , disposés de chaque côté les couverts et pour finir, trois verres, eau , vin et flûte. Pour ajouter une touche grecque le Français y posa quelques petites statuettes de dieux et déesses comme Artémis, Apollon, Hermès, Zeus... Ainsi que des petits drapeaux grecs. Le tout était chic et simple.
Saga ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'œil à Mü. Il était si beau dans son Jean slim blanc et son polo vert menthe. En fait il était beau dans tout ce qu'il portait, et encore plus lorsqu'il était nu. Un petit sourire illumina son visage en pensant à ce matin. Le Tibétain riait avec Shiryu et Shaka qui les quitta pour aller rejoindre Shura, quand il vit venir vers eux Minos. Tiens... il était invité? Soudain Mü se tourna vers lui, un sourire imperceptible se dessinant sur ses les lèvres. Saga discrètement lui fit signe de le suivre dehors.
Une fois sorti, Mü chercha son amant du regard, quand une voix douce l'informa:
"Saga est derrière cet olivier là-bas...ne le fais pas attendre"
Surpris le Tibétain se retourna et vit Shiryu qui le regardait un éclat malicieux dans les yeux.
"Je...comment sais-tu que c'est moi qu'il attend? "
"Il ne t'a pas quitté des yeux depuis qu'il est arrivé ...et toi non plus du reste...".Montrant la casquette qu'il avait dans les mains Shiryu ajouta," Kiki l'a oubliée dehors...bon je vais la lui donner."
Mü suivit des yeux, pensif, le jeune Japonais rentrer dans le restaurant. Puis il se dirigea vers l'olivier où Saga l'attendait, à peine était il à sa hauteur que le grec le captura dans ses bras pour l'embrasser passionnément. Les deux hommes se séparèrent, essoufflés:
"Ce soir ta chambre ou la mienne..." demanda Saga d'une voix enrouée par le désir.
Mü murmura:" Ta chambre " Tout en taquinant de sa langue, le palais si sensible du Grec, il mordilla ses lèvres le faisant frémir. Saga répondit aux sollicitations du Tibétain enroulant sa langue autour de la sienne. Mü émit un gémissement au creux de son oreille ravivant son désir...
Aioros conversait depuis un moment avec le chef de la police Cardia ami de son défunt père. Puis il laissa le policier et sa charmante épouse Yuzuriha , vêtue d'une jolie robe fluide bleu ciel, discuter avec d'autres personnes. Le Grec chercha des yeux Shion et Dohko, quand ils s'accrochèrent à ceux de Minos qui arqua un sourcil narquois. Embarrassé, le Grec détourna le regard, repérant enfin les deux amants qui parlaient avec Kiki. Le petit roux voyant l'Italien venir vers eux, se précipita, lui prenant la main en s'écriant gaiement:
"Vient! Je vais te montrer l'âne qui à fait tomber Aphrodite..."
Ébouriffant ses cheveux tendrement, l'architecte le suivit en souriant. Aioros fronça les sourcils en voyant le tibétain les suivre d'un regard dépité. Le Chinois qui avait remarqué lui aussi l'air contrarié de son amant, se pencha pour lui dire quelque chose à l'oreille. Haussant les épaules Shion le quitta pour rejoindre son frère, sous le regard inquiet de Dohko. Le suivant aussi des yeux, le Grec s'approcha et demanda:
"Tu sais ce que manigance Shion? J'ai vu un fax de son avocat avec les détails juridiques pour un test de paternité? "
"Oui...je l'ai appris par surprise ...on a eu une discussion et il m'a promis de ne rien faire pour le moment ...tu sais... il s'est mis en tête que le petit était son fils et tu le connais, il peut être très têtu."
Après un instant d'hésitation Dohko reprit" Je... j'ai demandé à un de mes détectives de faire des recherches sur la mère adoptive de Kiki et ses frères..."
"Hein... pourquoi ...? Et puis, Shun a bien été adopté ..."Suivant le regard de Dohko sur Shiryu, le Grec médusé le questionna, "Tu penses à un kidnapping?...Ne me dis pas que tu crois que ..."
"Mais non!... Je sais bien qu'il ne peut pas être mon frère ...puisqu'il est mort dans l'accident...avec nos parents ..."
"Mais..."
"Mais ...il ne devait pas être avec eux ...et j'en suis venu à me demander ...et si ce n'était pas mon petit frère qui était dans la voiture? Et si c'était le fils de leurs amis disparus le même jour? Qui sait peut être qu'ils ont vu le petit sur la route et ils le ramenaient chez lui? "
Secouant la tête, Aioros soupira," il y a beaucoup de si, malheureusement ..."
Il ne put finir sa phrase, Kiki surexcité arriva comme une furie dans la salle en criant "Ils arrivent !"
Tout le monde se serra dans le fond. Ils entendirent des voix puis Shun entra suivi d'Aiolia qui reçut la centaine de confettis sur lui. De surprise il resta planté à la porte et vit venir vers lui des joyeux lurons qui lui souhaitèrent un joyeux anniversaire en lui donnant leurs cadeaux. Ému et heureux, il serra les mains de ses amis en les remerciant :
"Merci les amis... merci de votre présence, merci à mon frère qui a organisé cette soirée surprise..."Il leva le verre que Milo venait de lui donner et s'écria, "À vous tous!"
Tout le monde fit de même et les discutions reprirent là où elles s'étaient arrêtées. Tandis que son regard resta accroché à celui de Shun "Merci mon ange" murmura-t-il.
Un moment plus tard, Aiolia prit la main de son petit lutin et l'entraîna dehors. Une fois à l'écart des regards indiscrets, il s'inclina lentement vers Shun et fut électrisé par le parfum frais et délicat de sa peau. Surpris par l'intensité de son désir, il s'empara avec voracité de ses lèvres .Submergé par des sensations inouïes, le jeune Japonais s'abandonna avec délectation à ce baiser fougueux et quand la langue impérieuse d'Aiolia franchit le barrage de ses lèvres, il fut transporté par une flèche de désir qui lui arracha un gémissement.
Gémissement qui fit se reprendre Aiolia. Il quitta les lèvres de Shun brusquement et posa son front sur le siens essayant de reprendre contenance. Le Grec se redressa regardant son petit lutin, la bouche entrouverte, les yeux verts brillants remplis de désir qui le regardait d'un air frustré. Mon dieu que lui était il arrivé ? Se brima le Grec. S'il ne s'était pas arrêté, il l'aurait pris, là au pied de cet arbre. Non... ce n'est pas ce qu'il voulait pour leur première fois, pas comme ça !
Prenant le visage de Shun entre ses mains, il l'embrassa une seconde fois avec tendresse :
"Ce n'est pas le bon moment ni l'endroit ..."Puis il ajouta d'une voix taquine," T'imagine ton frère passant par ici? Phrase qui l'aida grandement à faire retomber son excitation.
La tête reposant sur le torse d'Aiolia, le jeune Japonais imagina la scène et eut un petit sourire en coin:
"Le pauvre... je crois qu'il ne s'en serait pas remis".
Quelques heures plus tard, tandis que le restaurant commençait à se dépeupler. Le reste des invités dansaient le Sirtaki. Aphrodite assis à la table parlait à Ikki, quand soudain il s'arrêta et s'exclama:
"Hey! Tu m'écoutes ? Tu me regardes pas!"
"Bah oui...j'écoute avec les oreilles pas avec les yeux..."
"Pfff...n'importe quoi ... hey... c'est ce connard de Queen avec Angelo ! "
Shiryu assis à la même table regarda l'Italien et aperçut un homme aux cheveux roux pas cuivrés comme ceux de Kiki, mais plus foncés, qui avait entouré de son bras la taille de l'Italien tout en lui parlant gaiement. La danse terminée, il vit Angelo lui dire quelque chose à l'oreille et partir rejoindre Kanon et Rhadamanthe en pleine discussion avec Shaka, Shura et un couple qu'il ne connaissait pas. Tandis que Queen tout souriant vint à leurs tables, s'y asseyant sans aucune autre façon face à eux.
"Chouette soirée Hein ? Aphro... c'est vrai ...t'es plus avec Angi?"
"Oui..."
"Alors ça te dérange pas si je cherche à obtenir ses faveurs ?"
"Comme ci cela t'arrêterait ...me prends pas pour un con ! Je sais très bien que ce ne t'a pas empêché de courir après lui tant qu'on était ensemble"
"Ouais bon ... on sait tous les deux qu'Angelo est porté sur le sexe...et whaoo quel coup...alors puisqu'il est célibataire ...Hey! On se connaît? " Demanda brutalement l'Allemand éméché à Minos."Je t'ai déjà coffré pour racolage ! Qu'est ce que tu fous là ? Y'a personne qui a besoin de pute ici!"
Se sentant le point de mire de toute la table heureusement désertée pour la piste de danse, le Norvégien rougit un peu, ses mâchoires se crispant.
" Aioros m'a invité ..."
"Whaouu...j'ai deviné pourquoi! Tu vas faire un strip-tease !"
Shiryu lança aussi calmement qu'il le pouvait, malgré une envie de meurtre, au visage de ce type:
"Minos a été invité ...parce qu'il est notre ami ...et il a sa place parmi nous... Plus que certain". Ajouta- t-il dans sa barbe.
Queen se pencha à son oreille pour lui susurrer:
"Ah j'ai compris...mais avec ton physique... t'as pas besoin de te payer une pute?"
Shiryu eut un haut le cœur, il puait l'alcool. Les comparses qui revenaient à leurs places, entendirent la fin des inepties dites par le flic. Angelo fronçant les sourcils énonça:
"Bouge ton cul de là... t'es installé à ma place..."
Aioros lança un sourire narquois à l'Allemand qui s'était levé pour prendre une chaise et la mettre à coté de l'Italien, passa un bras autour de la taille de Minos qui le regarda dérouté par son geste.
"Ah ...oui...j'ai oublié de présenter Minos ...c'est mon amant ...cela te pose un problème Queen?" Et devant ses yeux ébahis de l'Allemand et des autres, il embrassa le Norvégien.
Queen baragouina "Hein ...oh ...non... Fais pas attention...j'suis un peu pompette".
Pendant ce temps, Aiolia accompagné de Shun était sorti avec Valentine et Sylphide, les reconduisant jusque la voiture du Belge. Inquiet de voir le Chypriote dans cet état, le détective demanda:
"ça va aller? ..."
"Oui...t'inquiète... pas "murmura Valentine
"Ok...vous n'oubliez pas, mercredi on se fait une sortie à quatre ou à cinq …". Donnant une tape sur l'épaule du Chypriote, il ajouta : " Ton copain est le bienvenu ..."
S'installant au volant le belge sourit et répondit "Oui... mercredi neuf heures et ne t'inquiète pas, je vais reconduire Valentine chez lui...il veut à tout prit rentrer, son amant l'attend "
"Aiolia...promets ...tu fais attention à toi ... hein? Et...aux jeunes! Chut...c'est... un secret...peu rien dire...mon amour veut pas..." bafouilla le Chypriote en mettant difficilement sa ceinture de sécurité.
Le Grec regarda la voiture disparaître de sa vue, secouant la tête de gauche à droite. Il se demanda qui était cet amant si mystérieux que Valentine aimait tant et surtout, il n'avait pas compris les derniers mots bizarres de Valentine. Bon... il éluciderait ça, la prochaine fois qu'il le verrait...
à suivre.
Au prochain chapitre la suite de la fête d'anniversaire d'Aiolia ...la soirée n'est pas finie pour nos amis!
Fin du chapitre 9
PS: Otooto veut dire Petit frère.
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
