Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada
UA – Yaoi.
Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Marine, merci pour ton review si gentil! Tu as raison de le sentir mal pour Valentine. Bisous
Makae, merci pour ton review, quand à Kiki?! Va t'il l'apprendre ou pas ?ça tu le verras dans le prochain chapitre :)Bisous
Malaca17, c'est moi qui te remercie de suivre ma fic, voici la suite :) Bisous
Camillou, merci! J'espère que tu vas continuer à aimer! Bisous
Ignis, je suis contente que tu aimes toujours cette fic , pour les développements des couples Angélo/Shiryu et Aioros/Minos? Bientôt, bientôt :) Pour un des deux couples un peu dans ce chapitre! Merci de suivre cette fic .Bisous
Guest, merci ! J'espère que tu vas continuer à aimer, encore merci. Bisous
Bonne lecture.
Chapitre 10
Restaurant de Milo:
Par cette belle nuit bien avancée. Shiryu était dehors, allongé un peu à l'écart d'un olivier à même le sol, sa tête posée sur son blouson en jean. Il entendait au loin les rires joyeux des invités. Un petit soupir de bien être s'échappa de ses lèvres, là il était bien. Il avait ressenti le besoin de s'éloigner un peu sentant une boule lui enserrer la gorge. Il étouffait, peut-être trop de monde ou le fait de voir Queen flirter outrageusement avec Angelo , qui avait l'air de ne s'apercevoir de rien, riant à chaque imbécillité que prononçait l'Allemand. Haussant les épaules, il continua de regarder le ciel illuminé par une multitude d'étoiles en essayant de trouver des constellations. Il ne cherchait pas celle du cancer avec sa forme d'un Y renversé, car il savait qu'elle n'était observable que de janvier à fin avril. Par contre, il avait repéré l'étoile Antares qui était la plus brillante de la constellation du scorpion. Il était là dans sa contemplation de la voûte céleste, quand le jeune homme entendit la voix licencieuse de Queen qui l'interpellait:
"Qu'est-ce-que tu fais là tout seul beau brun?"
Shiryu se releva, ramassa sa veste en soutenant le regard mielleux de l'Allemand.
"Rien ...j'allais justement rentrer ".
"Ha...bah moi je venais te dire bonsoir ". Puis condescendant, il ajouta :" Angelo m'a dit que toi et tes frères vous viviez chez lui en ce moment...et d'après ce que j'ai cru comprendre, il s'inquiétait beaucoup pour toi ...tu sais Shiryu ...c'est de l'affection qu'il a ...rien d'autre ...ce n'est pas parce qu'il t'a embrassé qu'il a des vues sur toi! "
Surpris le jeune Japonais braqua son regard curieux sur lui.
"Qui t'a dit qu'il m'avait embrassé ?"
"À ton avis! C'est lui même et maintenant, il est embarrassé ... Bon... je vais être franc ...t'arrête de lui courir après ...t'en deviens pathétique!
"Mais... je ne lui cours pas après ! C'est...c'est lui qui..."
Haussant les épaules d'un geste d'indifférence, il coupa Shiryu pour lui énoncer, un sourire sournois pendu à ses lèvres:
"Il faut que tu comprennes qu'Angelo est un coureur. C'est plus fort que lui... quand il voit un beau garçon, il ne peut pas s'empêcher de batifoler. Je sais de quoi je parle, j'ai été son amant avant Aphro, mais aussi pendant...d'ailleurs...lundi après-midi, on a rendez-vous tous les deux et ... à ton idée, pourquoi!? Sinon pour heu... t'as compris, pas besoin de te faire un dessin..." Ajouta-t-il narquois.
Lui faisant un petit signe de tête, il s'en alla content de son effet, laissant le jeune homme pétrifié sur place ne sachant plus que penser. Ses yeux se mouillèrent et les larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Ne pouvant rejoindre ses amis dans cet état, il se rassit au pied de l'arbre.
Mü était sortit lui aussi prendre l'air, réfléchissant à sa relation avec Saga. Il aurait tant aimé que de court, elle devienne à long terme et pas essentiellement sexuelle. Il leva la tête et voyant le ciel rempli d'étoiles scintillantes, il soupira pensant à Rune. Comment pouvait- il se battre contre un mort toujours vivant dans le cœur de l'homme qu'il aimait? Oui...il l'aimait depuis le premier jour où il l'avait vu à l'aéroport, mais il ne pouvait pas le lui dire. Alors, voyant les regards de désirs que lui jetait Saga, il avait pris le rôle du jeune homme qui ne recherchait qu'une aventure de vacances, gardant espoir d'arriver à se faire aimer, espoir qui s'était un peu effrité ce matin.
Lors d'une de ses promenades, il avait vu Saga de loin entrer dans un cimetière. Un sourire joyeux figé sur ses lèvres, il avait décidé de le rejoindre. Arrivant silencieusement derrière son amant, il surprit une bride de conversation que Saga avait avec la pierre tombale où le nom de Rune y était gravé. Il se cacha derrière un vieux chêne et son cœur se serra quand il le vit se relever les larmes coulant sur ses joues. Une fois qu'il fut disparu de sa vue, il alla à son tour devant la tombe.
Mü sortit de ses pensées en entendant la voix sarcastique de Queen qui s'adressait à Shiryu. Il entendit la fin de la conversation de l'Allemand qui s'éloignait maintenant et vit le jeune Japonais s'asseoir, pliant ses jambes, posant ses bras sur ses genoux. Il baissa la tête ses longs cheveux noirs tombant de chaque coté de son visage, cachant les larmes que le Tibétain n'entendait pas, mais les devinait. Il allait le rejoindre quand il vit Dohko et son frère qui avaient certainement entendu tout comme lui, les dernières paroles de l'Allemand.
Le Chinois murmura quelque chose à l'oreille de Shion qui lui fit un signe d'acquiescement et rejoignit son frère qu'il venait d'apercevoir, laissant Dohko rejoindre le jeune homme. Dohko s'assit à côté de Shiryu qui releva la tête essayant de lui faire un pauvre sourire, les yeux pleins de larmes. Le Chinois, sans une parole, entoura de son bras ses épaules et de son autre main caressa doucement ses cheveux. Ce simple geste suffit pour que le jeune Japonais se laissa aller. Dohko se mit à le bercer, poussant un soupir de soulagement lorsqu'il le sentit se calmer.
Un petit bruit lui fit relever les yeux et il aperçut Angelo qui les regardait se dandinant d'un pied sur l'autre ne sachant s'il devait les rejoindre ou non. Relevant la tête du jeune homme, Dohko plongea son regard dans les yeux rougis par les pleurs. Il lui murmura doucement:
" Tu sais...j'ai perçu les derniers mots que ce type t'a dit. Mais il faut entendre les deux sons de cloche avant de juger..."
Sur ces mots Dohko se leva pressant le bras du jeune en signe de réconfort et partit en direction de la salle du restaurant, suivi du regard vert humide de Shiryu. Dohko arriva à la hauteur de l'Italien toujours indécis, dont les yeux bleus foncés ne quittaient pas le jeune Japonais et qui se tournèrent vers lui. Le Chinois vit dans ce regard une myriade de sentiments. Il lui fit un sourire encourageant et continua son chemin sans un mot.
Devant l'immeuble de Valentine:
La voiture blanche de Sylphide venait de s'arrêter devant l'immeuble de Valentine. Le Belge coupa le moteur, enleva sa ceinture en essayant de convaincre le Chypriote de le laisser l'accompagner à sa porte.
"Bon d'accord ...jusqu'à l'ascenseur "
"Il est si moche que ça ton amant, qu'il ne veut pas se montrer?"
"Non! Il...il est très beau..."
"Ah...cheveux blonds, noirs ...aller... seulement ça!"
"Bon... après tu ...tu demandes plus rien." Voyant son ami de toujours lui faire un signe de la tête affirmatif, il confia:
"Il a les cheveux noirs, très noirs ... merde ...je le trouve plus"
Le Chypriote cherchait partout dans la voiture :
"Qu'est ce que tu fabriques? Et tu trouves plus quoi?"
"Mon cadeau ...le briquet...que j'ai acheté ce...ce matin " Valentine ouvrit la porte, descendit de la voiture et regarda sous son siège. Soupirant le Belge chercha aussi. Ouvrant la boite à gant, il s'écria:
"Je l'ai trouvé!"
Sylphide lui montrait une petite boite cadeau où se trouvait le briquet qu'il avait aidé à choisir.
Le Belge repensa à cette heure avant le boulot où le Chypriote hésitant un peu trop longtemps, il lui en avait présenté un avec un Sphinx gravé dessus. Content Valentine s'était écrié:
"Magnifique! C'est le même que son tatouage..."
S'arrêtant brusquement, il changea de sujet, montrant des accessoires de peur que son ami le questionne sur son amant:
" Regardes ce magnifique porte clef ! Il représente le signe zodiacal de Aiolia ...je vais le prendre" dit-il au vendeur qui lui fit deux paquets cadeaux, tandis que Sylphide choisissait le sien.
Revenant dans le présent, il lui tendit cette petite boite. Regardant son ami, son cœur se serra. Valentine avait changé depuis quelque temps, il n'était plus aussi souriant et surtout, il buvait de plus en plus. En fait c'était depuis qu'il était avec cet amant mystérieux, enfin maintenant, il savait qu'il avait les cheveux noirs, qu'il fumait et portait un tatouage représentant un sphinx. Son ami avait eu beau changer de conversation et lui, même s'il n'avait pas répliqué, cela avait fait tilt.
Le chypriote sortit de la voiture suivi de Sylphide. Une fois à l'ascenseur Valentine rentra dedans et dit au revoir à son ami qui avait mis la main bloquant la porte:
"Heu...t'es sûr? Tu veux pas que je monte..."
"Non!". Ayant répondu un peu brusquement le Chypriote, mal à l'aise continua en souriant, "Allez ...je...je suis pas si saoul que ça...et puis mon amour m'attend et j'ai hâte de le rejoindre."
"Ouais ...j'imagine ce beau brun aux yeux bleus te sautant dessus à peine la porte ouverte ..."
Valentine eut un air sceptique à cette pensée saugrenue, jamais Pharaon ne lui avait sauté dans les bras, ce n'était pas son genre.
" Tire ta main que j'aille tout de suite le retrouver!"
Le Belge enleva sa main , le saluant moqueusement. La porte se referma sur Valentine. Lui faisant un clin d'œil, il lui révéla :
" Au fait...il... il a les yeux noirs...à demain soir" et l'ascenseur monta avec son occupant vers sa destinée.
Le belge resta un instant dans le hall avec un drôle de sentiment .Mince, qu'est ce qu'il lui prenait? Il avait envie de grimper les escaliers et d'aller... faire quoi? Son ami était sûrement dans les bras de son amant. Il secoua la tête. Chassant ses réflexions un peu troubles, il s'en alla...
Restaurant de Milo:
Shiryu regardait l'Italien venir vers lui :
"Que veux tu? " lança- t-il d'un ton abrupt
Ne répondant pas Angelo s'assit tranquillement à côté de lui:
"Qu'est ce que tu as?" Demanda- t-il après un silence, il lui souleva le menton, "Je croyais que nous avions fait la paix hier?"
"Ne me touche pas ... s'il te plaît". Se récria- t-il en se dérobant de la main de l'Italien
Surpris l'architecte fronça les sourcils, qu'est ce qu'il lui prenait encore? Pourtant, ils ne s'étaient pas disputés ...bien que le jeune homme ne lui ait pas beaucoup parlé de la journée. Chose qu'il comprenait vu la façon dont il avait réagi hier envers lui. Curieux de savoir pourquoi il était dans les bras de Dohko, Angelo lui demanda:
"Pourquoi tu étais dans les bras de Dohko?"
"Pourquoi tu as été raconter à Queen que tu m'avais embrassé?" riposta le jeune Japonais.
Deux paires d'yeux se heurtèrent, un regard bleu foncé surpris, face à un autre, vert embué et blessé. Angelo commençait à comprendre, l'Allemand était passé par là.
"Je ne lui ai pas parlé de toi et encore moins de t'avoir embrassé..."
"Ha oui...pourtant ce n'est pas ce qu'il m'a dit ... ajoutant que tu aimais batifoler et que j'étais pathétique...". Ne pouvant soutenir le regard de l'Italien, il baissa les yeux.
Soupirant Angelo lui remit une de ses longues mèches noires derrière son oreille
" Queen a prêché le faux pour avoir le vrai...et toi tu t'es précipité la tête la première."
Shiryu releva la tête le regardant entre ses cils.
"Angelo...il a été ton amant avant Aphro? "
"Oui"
" Et tu as trompé Aphrodite avec lui?"
Agacé Angelo se leva se passant la main dans ses cheveux, répondit:
"Oui...mais Aphro le savait et cela n'a rien à voir avec toi..."
Il se pencha et prit les mains du jeune Japonais pour le faire se lever une fois face à lui, il demanda:
"Pourquoi toutes ces questions ? Serais-tu jaloux ? "
Soutenant son regard Shiryu sentit la colère monter en lui. Jaloux ? Oui il l'était... Voir l'autre nymphomane suivre Angelo partout comme un vrai pot de colle avec ses Angi par-ci Angi par-là, l'avait irrité. Et lui avec son air moqueur qui lui demande s'il était jaloux! Mais pour qui il se prenait et comme d'habitude, il allait encore arriver à s'en sortir en faisant exprès de le provoquer! Le jeune homme le fusilla de ses yeux verts devenu presque gris de colère.
Ne pouvant résister à ce regard-là, Angelo s'inclina et s'empara des lèvres du jeune homme, qu'il écarta de sa langue humide, insistante et intruse. Shiryu essaya d'échapper à l'invasion de la bouche en tournant la tête de côté. Peine perdue, l'Italien attrapa sa nuque d'une main et l'embrassa à pleine bouche, enserrant sa taille pour le serrer plus contre lui. Le jeune Japonaissentit comme de la lave qui coulait dans ses veines, sa respiration se fit courte, il gémissait sous l'effet de la passion, sentant ses jambes se dérober tant son sang bouillonnait. Il était incapable de réfléchir davantage. Puis l'architecte releva la tête regardant Shiryu, le tenant toujours dans ses bras. Faisant glisser ses mains entre eux deux, le jeune homme le repoussa, les joues rouges, les lèvres gonflés du baiser, il prononça d'une voix basse:
"Pourquoi tu m'as embrassé? "
" Parce que j'en avais envie ... Pourquoi tu compliques toujours tout? "
" Je veux savoir... alors... C'est parce que tu ne peux pas t'empêcher de flirter? Pour moi ce n'est pas un jeu... tu peux comprendre ça!? "
Troublé par les paroles et le regard inquisiteur de Shiryu, l'Italien détourna les yeux pour les poser sur un point invisible. Pourquoi le gamin réagissait ainsi? Il n'avait fait que l'embrasser... Tout à coup, tout devint clair dans son esprit, ce qu'il aurait du voir depuis le début le heurta de plein fouet... Voilà le pourquoi de cette attitude, Shiryu était amoureux de lui... Son cœur s'accéléra subitement. Il resta un instant hébété, puis plantant son regard dans celui du jeune Japonais, il dit confusément:
" Non...ce n'est pas un jeu! Mais..."
Shiryu sentit un froid glacial l'envahir.
"Mais...une envie purement sexuelle ? "
"Je n'ai pas dit ça... En fait… j'ai des sentiments pour toi! Mais... et laisse-moi finir cette fois-ci ! Je ... je te demande d'être patient... Laisse-nous du temps Shiryu."
"Laisser du temps pour quoi? Tu as des sentiments... ha oui lesquels? De la tendresse, de l'affection? Tout ce que je veux savoir... c'est... si tu es sérieux avec moi ! Moi je ...je t'aime" murmura le jeune Japonais ouvrant son cœur.
Les yeux verts remplis de larmes s'ancrèrent courageusement à ceux d'Angelo qui sentit l'accélération de son rythme cardiaque s'amplifier. La gorge serrée, il posa la main sur son épaule et l'attira tendrement dans ses bras, ce gamin était si fragile et si fort en même temps. L'Italien ne trouvant pas les mots qui traduiraient son sentiment, garda un silence embarrassé, conservant serré contre lui ce jeune corps qu'il aimait tant… Merde! Pourquoi n'arrivai- il pas à prononcer à haute voix ce mot, aimer! Prenant son menton entre son pouce et son index, il lui releva la tête:
"J'ai plus de sentiment pour toi que tu le crois... Mais es-tu sûr des tiens? Ne les confonds-tu pas avec de l'amitié, de l'affection ou autre... Je pense sincèrement qu'il faut te recentrer...tu ne va pas bien Shiryu...tu as besoin d'aide. Tu dois aller voir un psychologue et si tu veux, je prends rendez vous pour toi ?"
"Oui je vais mal ...tu crois que je m'en rends pas compte? Mais je n'ai pas besoin d'un psy ...et oui...je suis sûr de mes sentiments "
" ... "
Shiryu qui commençait à désespérer d'avoir une réponse, se dégagea des mains de l'Italien, lui tourna le dos et commençait à s'éloigner de lui quand une main attrapa la sienne. Fronçant les sourcils, il se retourna en plissant les yeux :
"Quoi?"
Angelo eut un petit sourire en coin et plongea son regard bleu nuit dans celui de Shiryu, comme pour y sonder son âme. Il approcha son visage près de celui du jeune Japonais pour déposer ses lèvres sur la belle bouche qui après un instant d'hésitation y répondit avec enthousiasme. Shiryu sentit la langue chaude d'Angelo se promener dans le creux de son cou, des doigts tremblant passèrent sous son tee- shirt. Aussitôt il se raidit et le repoussa les yeux remplis de peur:
"Je ...je suis désolé ...mais ..."
Le reprenant doucement dans ses bras, l'Italien essaya de l'apaiser.
"Je sais...voilà pourquoi, je veux que l'on prenne notre temps ... je peux attendre que tu sois prêt...tu comprends?"
"Oui... tu...tu parles de faire l'amour? " lui répondit-il les joues en feu
"Hum... hier, tu m'as demandé comment surmonter le cap de faire un jour l'amour normalement. Et je t'ai répondu... un jour tu rencontreras quelqu'un qui t'aimera, t'aidera à surmonter ce cap et avec lui tu découvriras l'amour... "
Le cœur battant, Shiryu ne quittait pas des yeux la bouche d'Angelo attendant ces mots qu'il espérait tant sortir de ses lèvres.
"Eh bien...cette personne j'aimerais que ce soit moi...!"
Ne pouvant plus prononcer un mot, la gorge étant serrée par l'émotion, Shiryu ne put que laisser courir ses larmes, mais de joie cette fois-ci.
" Ce n'est pas la réaction que j'attendais...cela veut dire ...Oui?"
Nichant sa tête dans le creux de l'épaule de l'Italien il chuchota:
"Oui..." Et le regardant d'un sourire timide encore incertain," alors... on est ensemble?".
L'Italien fit semblant de réfléchir et un sourire taquin se dessina sur ses lèvres:
"Remarque on est toujours ensemble, on vit même ensemble... ".
Voyant Shiryu froncer les sourcils, il redevint sérieux. " Attends ...un peu de romantisme ce serait bien non?" Et sous les yeux ébahis du jeune homme, il mit un genou à terre et la main sur le cœur, il demanda:
"Shiryu! veux-tu être mon petit ami?"
Subitement, toute la peur, le stress déserta le Japonais. Un grand sourire allant jusqu'aux yeux illumina son visage, laissant place au bonheur, il ne se posa plus de questions. Hilare, il lui lança:
"Qu'est ce que tu peux être con !"
"Alors maintenant...je peux t'embrasser quand j'en aurais envie ".
"Comme si cela t'arrêtait... " Les yeux du jeune homme encore humides, pétillaient de joie. Il mit ses bras autour du cou d'Angelo qui lui enserra sa taille pour le serrer plus contre lui, échangeant un baisser passionné qui les laissa sans souffle. Se séparant l'Italien lui murmura :
"Si on rentrait..."
Angélo prit la main de Shiryu et ils allèrent rejoindre leurs amis...
Appartement de Valentine:
Le Chypriote referma la porte derrière lui à clef, un grand sourire naquit sur ses lèvres. La lumière de la chambre était allumée, il s'y dirigea et le trouva allongé sur le canapé lisant un bouquin. L'Egyptien releva les yeux de son livre en souriant, il s'assit en tapotant de la main à côté de lui, faisant signe de le rejoindre, ce que Valentine fit avec joie .Titubant un peu, il mit un genou sur le fauteuil et se pencha pour l'embrasser:
"Tu...tu n'aurais pas du m'attendre! Mais j' suis content que tu l'aies fait... je...je prends une douche et suis à toi..."
"Dépêche-toi ... je te prépare à boire"
"Merci... un café cela me fera du bien"
Un sourire béat sur les lèvres, c'est presqu'en courant que le chypriote se rendit dans la salle de bains à l'autre bout de la pièce. De là, il se déshabilla rapidement, laissant ses vêtements sur le sol carrelé, entra dans la douche, actionna le robinet et laissa l'eau à bonne température couler sur son corps musclé. Les yeux clos, il leva son visage vers le pommeau pour permettre au jet de le dégriser.
Pendant ce temps Pharaon préparait deux tasses à café, prit le cyanure d'hydrogène et en versa dans un des deux bols, puis versa la boisson fumante, ajoutant deux carrés de sucre dans celui de Valentine. Il se rendit de nouveau dans le séjour où il déposa le plateau souriant au chypriote qui venait vers lui un peignoir blanc en éponge comme seul vêtement.
"Alors dessoûlé ?"
"Oui...je me sens mieux..." dit-il prenant le café que lui tendait l'Égyptien, il s'assit dans le canapé regardant son amour faire de même .Il porta la tasse à sa bouche. S'arrêtant net, il s'écria:
"Ton cadeau!... j'arrive". Sous les yeux énervés de Pharaon, il courut le chercher. Valentine revint tenant une petite boite dans la main et la tendit à l'Egyptien qui la lui prit, murmurant un merci. Il l'ouvrit sous les yeux attentifs et avides du policier qui espérait que ça lui fasse plaisir.
"Comme tu n'as jamais de briquet ...je... j'ai pensé...regarde la gravure, c'est la même que ton tatouage ..."
"Il est magnifique ...tu étais seul quand tu l'as acheté et tu n'as parlé à personne de mon tatouage?"
Sachant que s'il disait la vérité son amant serait en colère, il décida donc de mentir:
"Non...non à personne".
"Tiens bois ton café ...il va être froid". Comme hypnotisé, il regarda le Chypriote mettre le bol à sa bouche et boire son contenu d'un coup sec faisant la grimace.
"Il réveillerait un mort"
Il se leva pour poser son bol sur la table de salon quand il fut pris de vertiges, chancela et tomba assis sur le canapé. Il essaya d'attraper le bras de son amant, quand il fut pris de convulsions. Valentine leva difficilement la main vers son amant en l'appelant:
"Pharaon... je... je ". Il pouvait à peine murmurer "Je n'arrive... plus à res...pirer"
Sans aucune trace d'émotion dans la voix, Pharaon lui expliqua:
"Je sais ...mais ne t'inquiète pas tu ne vas pas souffrir longtemps... dans quelques minutes tu seras mort ". Il poussa un petit soupir puis," Tu croyais vraiment que j'allais trahir Ares? Mais mon pauvre... je ne t'ai jamais aimé. On s'est servi de toi et comme tu devenais trop dangereux, il fallait t'éliminer."
Une larme coula le long de la joue de Valentine, il eut une dernière convulsion et perdit connaissance. Pharaon ne perdit pas de temps, il mit des gants en latex, allongea Valentine sans connaissance, mais pas encore mort sur le canapé. L'Égyptien prit les deux bols qu'il lava, saisit une bouteille de whisky, ouvrit la bouche du Chypriote en versa quelques gouttes qui coulèrent sur le cotés des lèvres, puis en mit un peu sur le peignoir. Il plaça la bouteille dans sa main la soulevant. Main inerte qui la lâcha, elle atterrit dans un bruit sur le carrelage se brisant, laissant le reste de liquide ambré formé une petite flaque d'alcool qui coula entre les joints du carrelage. L'Égyptien se rendit dans la cuisine pour y prendre le petit flacon en verre où il restait un peu de cyanure dedans, le posa près du Chypriote, alla prendre sa veste, prit la boite à cadeau et le briquet qu'il mit dans sa poche. Il regarda une dernière fois autour de lui, ses yeux se posèrent sur le policier et un sourire cruel naquit sur ses lèvres. Il dit à voix haute, entendue que par lui:
"Bon voyage dans l'au-delà...Adieu parce qu'on ne se reverra pas ... moi... c'est en enfer que je vais aller..."
Il sortit de l'appartement fermant la porte à clef avec le double que Valentine lui avait donné et une fois dans le hall la mit dans la boite aux lettres. Dehors il accéléra le pas passant près d'une poubelle y jeta la boite et le briquet, enleva ses gants les mettant dans sa poche. Il prit son portable composa un numéro et dit ces quelques mots avant de raccrocher:
"C'est fait".
Samedi chez Saga:
Mü avait fait semblant de dormir quand Saga s'était levé. Avant de quitter la chambre, il lui avait effleuré la joue d'un baiser. Alors une irrésistible tristesse l'avait envahie, un désir éperdu de l'entendre lui murmurer unje t'aime, mais naturellement il n'en avait rien fait. C'était naïf de sa part d'avoir caressé un tel espoir, Saga n'était pas amoureux de lui.
Son regard se heurta soudain à celui du Grec à travers la table, Mü rougit et se troubla déconcerté par le désir qui avait jailli en lui. Le Tibétain prit sa tasse de thé d'une main tremblante.
"Mü?"
"Oui?"
" Je te demandais si tu étais d'accord pour aller à Athènes ? On pourrait aller au resto et faire un tour à la Plaka..."
"Hum...oui...c'est une bonne idée ...tu as vu mon frère et Dohko? "
"Oui, ils sont partis il y a une demi-heure...".Saga se leva en souriant, "Je te laisse finir ton thé, un coup de fil à passer et je suis à toi".
"Saga?"
"Oui?"
"Tu ne préfères pas qu'on reste ici ?"
"Pourquoi pas...la Plaka sera toujours là la semaine prochaine", approuva Saga, puis il alla passer son appel pendant que Mü l'attendait allongé sur un transat au bord de la piscine. Le Grec vint le rejoindre s'assoyant près de lui.
"On va se baigner ?" proposa Mü.
"Je n'ai pas de maillot de bain sur moi... je vais en passer un"
"On en a pas besoin, puisqu'il n'y a aucun voisin ! Et puis...se baigner nu...est un pur délice"
Mü commença à se déshabiller et, lorsqu'il fut nu, il plongea rapidement dans l'eau. Un sourire coquin sur les lèvres Saga fit de même et plongea à son tour. Ils nagèrent un petit moment, Lorsque Mü regagna le bord du bassin pour sortir, le grec surgit près de lui secouant ses cheveux, souriant les yeux remplit de désir, il fit de même. Mü posa la serviette de bain qui était sur la chaise longue par terre et s'y allongea. Saga mit ses mains de chaque côté de son compagnon. Leurs corps se touchèrent et le Tibétain sentit le sexe de Saga frôler le sien, tandis que des lèvres fermes et douces prenaient doucement possession des siennes...Un long frémissement le parcourut et il se laissa envahir par ce bien-être que lui procurait ce contact avec son beau Grec. Saga accentua son baiser et sa langue partit à la recherche de la sienne, tandis que ses mains descendaient sur ses hanches et ses fesses pour le plaquer un peu plus contre lui. Il frotta son sexe tendu contre celui de son amant sans cesser de l'embrasser. Le frottement de leurs verges l'une contre l'autre les fit gémir de plaisir. Saga se recula des lèvres tendres de Mü, le regarda fixement, haletant et frémissant, il reprit fiévreusement sa bouche, avant de les descendre sur son cou, son torse. Il continua doucement léchant la peau laiteuse du Tibétain qui n'était plus qu'un corps entre les mains du plaisir...
Chez Angelo:
Se dirigeant vers la cuisine Angelo vêtu de son jean troué aux genoux, un Tee -Shirt gris clair qui révélait sa musculature parfaite, les cheveux hirsutes, chantonnait le cœur léger. C'était bien d'avoir eut cette conversation hier soir avec Shiryu. Ils avaient fait un grand pas l'un vers l'autre. Maintenant, il espérait que le jeune homme accepte de prendre rendez-vous avec un psy. Son sourire s'accentua quand il repensa à la fin de soirée de la veille. Quelle bande de cons pas un pour rattraper l'autre. Tiens quand en parle du loup! Il vit Aiolia ouvrant les placards,
"Bonjour ! Tu cherches quoi?"
"Café...Oh putain...faut un café pour me remettre..."Répondit Aiolia qui était vêtu simplement d'un short court en jean, " Je suis arrivé comment ici? me rappelle plus rien..."
Aphrodite entra dans la cuisine marmonnant :
"Pas encore fait le café? "
"Hey ... Vous ne savez pas où est Shaka ? Je ne le trouve pas... ! s'écria Shura qui suivait de près le Suédois. "Bon sang! Ma tête va éclater ... tu as de l'aspirine?"
"L'aspirine se trouve la bas dans le placard de droite ...y'a un truc que j'ai pas compris... pourquoi vous êtes tous ici? "
" Je vais vomir!" s'exclama le Suédois courant vers les toilettes
"Merde... il est où ce foutu café? S'énerva Aiolia qui se sentait vaseux. Quand il sentit une main taper sur son épaule, se retournant, il vit l'Italien lui montrant la cafetière remplit du breuvage noir.
"Et ça... c'est pas du café?"
Le Grec se grattait la tête fronçant les sourcils en essayant de se souvenir. "Bah ...Ouais... pourtant je me souviens pas de l'avoir fait!"
Secouant la tête de droite à gauche, Angelo leva les yeux en l'air en soupirant.
"T'es sûr que t'as dessoûlé ? Parce que là ... j'ai un doute... Shura?... Shaka est parti à son magasin avec Shiryu et Shun
Une fois installé dehors buvant enfin leur café, Aphrodite ne pouvant résister à sa curiosité demanda:
" J'ai bien vu ce que j'ai vu hier soir? Parce que... J'ai loupé un épisode là ..."
" Tu as bien vu... ", lui répondit l'architecte posant sa tasse sur la table de la terrasse, il se pencha et prit le chaton noir qui mordillait ses sandales "Alors petit chenapan tu as faim?" Il le reposa par terre et sourit en le voyant courir après celui de Kiki.
"Ils ont un nom? La mienne s'appelle Iris "
"Oui le roux Tigrou, le noir Démon et le gris caillou... bon je vais chercher Kiki chez Milo ...j'ai pas eu le coeur de le réveiller hier soir...".
"Moi je vais me changer ", dit Aiolia
Se levant aussi Aphrodite déclara:
"Je vais réveiller Ikki …". Puis il eut un arrêt regardant en face Angelo,"Il va falloir que l'on parle tous les deux ..."
L'Italien leva un sourcil d'un air narquois regardant le Suédois partir puis sentant les yeux de Shura le scruter,
"Quoi? Pas aujourd'hui Shura..."
"..."
Chez Aiolia et Aioros:
Minos était assis à la table de la cuisine regardant Shun et Shiryu préparer le repas d'amoureux de ce soir. Le Norvégien eut un sourire attendrissant en voyant Shun rougir à une remarque gentiment moqueuse de son frère. Ils venaient de finir la décoration du gâteau.
Minos s'était levé pour venir voir de près la pâtisserie. Faisant un clin d'œil à Shun il lui dit d'un air coquin, "Hum...appétissant ...mais tu crois que vous allez y goûter ce soir...parce que si tu lui offres son cadeau avant ..."
Shun rougit violemment. Aioros qui arriva à ce moment, prit le Norvégien par le bras l'entraînant derrière lui.
"Viens, il y a les sacs à préparer ..."
Shiryu regarda son frère qui continuait à regarder pensivement où Minos était il y a quelques secondes, il le questionna:
"Tu...tu as pensé à... enfin je veux dire ...tu vas l'attendre en tablier ou tu va le mettre après le repas?"
Shun regardait son frère, les yeux écarquillés se mordant la lèvre:
"Je ne sais pas...à ton avis"
"Je...je..."
Le Grec apparut à la porte portant son sac en cuir marron, à l'épaule, suivit de Minos "Shiryu... tu es prêt? On y va... bonne soirée Shun! "
Minos tira Shiryu qui n'arrivait pas à quitter son frère inquiet malgré lui.
"Viens, laissons Shun ... Aioros nous attend".
Une fois seul, le jeune Japonais monta prendre une douche Oui ...il savait comment il allait recevoir son lion.
Aiolia gara sa voiture devant la maison, ouvrit la petite barrière bleue en bois, regarda dans sa boite aux lettres s'il avait eu du courrier. "Tiens, c'est quoi?" Se dit- il en regardant la grande enveloppe blanche, sûrement une pub. Voyant sur le carrelage blanc et bleu de l'entrée une petite flèche en pétale de roses rouges lui indiquant le séjour, il la posa avec les autres publicités sur un petit meuble, trop pressé de rejoindre son petit lutin. Il entra dans la pièce et y découvrit Shun debout de l'autre côté de la table qui était merveilleusement décorée, un petit sourire timide sur les lèvres, il lui tendit une coupe de champagne qu'il venait de verser. Quand Aiolia contourna la table pour venir près de lui, Shun lui souhaita:
"Re joyeux anniversaire mon lion "
Aiolia posa son verre sur la table pour l'embrasser tendrement :
"Merci mon ange...c'est magnifique tu me gâtes trop" Puis fronçant les sourcils, il regarda mieux Shun voyant ses épaules et ses jambes nus : Je vois que t'es mis à l'aise ...moi aussi je vais passer un short ...mais dis moi ...il est coquin ce tablier croque moi, déguste moi...? Alléchant...hum ...je dégusterais bien ses fruits...". Il se pencha de nouveau sur ses lèvres qui s'entrouvrirent, le bout de sa langue gourmande y goûta d'un peu plus près..."il murmura, "Hum...un goût si doux, si sucré, si onctueux que ma langue se délecte!"
"A...Aiolia...c'est... ton deuxième cadeau... le premier est... " souffla Shun qui ne savait plus du tout où il était.
" Oui?"
"Il...il est en dessous... "
Aiolia resta planté regardant Shun d'un air surpris asseyant de comprendre ses mots. Shun reprit le verre de champagne et le lui tendit. Ne le quittant pas du regard le Grec lui prit la flûte des mains. Le jeune Japonais qui pour l'instant s'était toujours montré de face, s'encouragea mentalement décidant d'employer les grands moyens. Prenant son courage à deux mains, il posa sa boisson après en avoir avalé une grande gorgée:
"Je vais chercher les amuses bouches"
Aiolia porta son verre à ses lèvres et il s'étrangla avec la gorgée qu'il venait de boire la recrachant en le voyant de dos.
"Shun! Tu...tu es NU!". Il ne pouvait s'empêcher de fixer les jolies petites fesses, la peau presque blanche , si douce, si...non pense à autre chose, respire un grand coup...
Se retournant vers lui, Shun étant devenu rouge ne perdit pas son courage, lui répondit:
"C'est...c'est ce que je t'ai dit... le tablier est l'emballage moi...mon corps est le cadeau."
Aiolia eut la chair de poule, Il était excité au plus haut point, ressentant la présence d'une bosse dure qui s'était formée au niveau de son boxer. Il se dit qu'il devait réagir, avant de perdre totalement tout contrôle. Shun le regardait interrogateur, Aiolia lui dit doucement :
"Je...ce n'est pas le bon moment, c'est trop tôt... ce n'est pas que j'en ai pas envie. Mais tu es trop jeune... on peut encore attendre un peu ..."
Voyant les larmes perler aux coins des yeux de Shun, il mit ses mains en coupe pour prendre le visage de son petit lutin. Ses cheveux soyeux lui chatouillèrent les doigts, il sentit sa mâchoire si vulnérable sous sa paume. Se dégageant d'un geste brusque Shun blessé par ses mots, s'écria:
"Trop jeune? Non... je ne suis pas trop jeune, dans un mois j'aurai dix sept ans". Les larmes commencèrent à couler sur son visage, "Et moi qui croyais que tu ...que tu m'aimais ..."
Shun courut jusqu'à la chambre où il enleva avec rage le tablier, qu'il jeta par terre le piétinant en sanglotant. Entendant la porte s'ouvrir, il se précipita dans la salle de bain, mit son boxer et attrapa son jean qu'il allait mettre, quand deux bras l'enlacèrent le forçant à lui faire face. Shun le repoussa:
" Lâche-moi ..."
"Non..."
"Tu veux rien comprendre... je ne veux pas attendre ...j'ai...j'ai vu dans quel état était Shiryu ce jour-là et...et je veux que ça soit toi ..."
Comprenant d'un coup sa peur et le pourquoi de ne pas vouloir attendre. Aiolia le serra contre son cœur , quand Shun releva son visage plein de larmes, il craqua, embrassa son front puis le bout de son nez. Ses lèvres effleurèrent celles de Shun avant de sucer la lèvre supérieure. Il en traça le contour avec sa langue. Cette dernière s'aventura dans sa bouche et rencontra la sienne. Elles se caressèrent tandis que le jeune Japonais gémissait contre sa bouche. Il se cambra et passa sa main derrière la nuque d'Aiolia qui rapprocha encore plus son visage du sien pour intensifier leur baiser. Shun se sentit emporté par une vague de plaisir puissant qui balaya tout sur son passage.
Le Grec tentait de se raisonner... mais ses sens ne voulaient pas écouter la voix de la raison. Déjà le désir le submergeait. Un désir intense, absolu, il voulait Shun de toutes ses forces, de toute son âme, de tout son corps.
En cet instant Shun n'était plus lui même, il vivait un rêve, oubliant même la réaction d'Aiolia. Sans trop savoir comment, il se retrouva nu dans les bras du Grec, allongé sur le lit. Il s'arqua contre lui, s'offrant tout entier. Aiolia emprisonna un de ses tétons entre ses lèvres, le mordillant, le suçant. Le détective quitta son torse et leva le visage pour le regarder. Il lui sourit puis retira son tee-shirt, exposant sa musculature parfaite. Les joues de Shun s'enflammèrent un peu plus. Il laissa glisser timidement ses mains sur le torse bronzé et leva ses yeux remplis de désir vers son lion.
"Tu es sûr de vouloir le faire maintenant..."
"Oui ... Tu ne veux plus ?
" Je ne veux pas que tu aies des regrets."
"Non...jamais je le regretterai...J'ai confiance... et je veux que cela soit toi " affirma Shun.
Aiolia s'empressa de défaire la boucle de sa ceinture. Ouvrant ensuite le bouton de son pantalon et de dé-zipper sa braguette. Il l'enleva et l'envoya valser par terre, enleva son boxer libérant son sexe gonflé par le désir. Il l'embrassa de nouveau et fit glisser lentement ses mains, se rapprochant de son bas-ventre, Puis il lui embrassa l'intérieur de ses cuisses, les yeux rivé sur le jeune homme qui avait fermé les siens se mordant les lèvres. Il commença à lécher l'extrémité de sa verge, excitant le jeune Japonais qui avait du mal à conserver son bassin fixe et le déhanchait le plus discrètement qu'il pouvait. Le Grec prit alors son pénis en bouche qu'il commença à sucer lentement et de plus en plus fortement. Excité Shun ne put s'empêcher de jouer de ses hanches afin de faire quelques va-et-vient dans la bouche d'Aiolia qui accéléra le mouvement. Ne pouvant plus se retenir, il voulut le prévenir. Il cria sa jouissance, laissant retomber sa tête à bout de souffle,
"Je ...je suis ...désolé ..."
Le Grec remonta aux lèvres du jeune Japonais qu'il embrassa avec avidité tout en frottant son sexe raide contre son fessier. Les jambes du jeune homme entourèrent le bassin du détective tandis que ses soupirs se révélaient être de véritables invitations. C'était si bon, cet instant Shun en avait tellement rêvé. Il pensait qu'il allait mourir de plaisir.
Ailoia se pencha ouvrit le tiroir de sa table de chevet d'où il en sortit un lubrifiant. Il en mit généreusement sur ses doigts, passa ses mains entre ses cuisses. Puis il entra un de ses doigts dans son intimité puis deux, aussitôt il sentit Shun se contracter sous la douleur. Le Japonais poussa un petit cri.
" Ça va ?" demanda Aiolia, l'air inquiet.
" Oui... gémit-il. Continue..."
Il s'exécuta avec beaucoup de tendresse. Pour camoufler ses cris, il l'embrassa langoureusement tout en continuant. Le corps entier de Shun était en feu, il brûlait d'envie de le sentir en lui. Ce qu'Aiolia ne tarda pas faire. Il souleva délicatement ses jambes pour les appuyer sur ses hanches et commença à le pénétrer. Ce dernier se crispa sous la douleur. Le détective sentant sa peur et son stress, lui murmura:
"ça va aller mon ange... détend toi"
Aiolia attendit quelques secondes qu'il se décontracte avant de commencer à se mouvoir. Il l'embrassa et empoigna sa virilité en même temps, pour le distraire, commençant ses va-et-vient continuant à lui dire des mots . Shun commença à gémir, il amplifia ses mouvements, les approfondissant de plus en plus, jusqu'à ce qu'il touche pour de bon sa prostate. Le jeune homme s'arqua brusquement tenant le drap de ses mains, il enserra ses jambes autour du bassin de son amant.
"Haaa...haaaa... oui..."gémit Shun
Ses coup de reins s'intensifièrent devenant plus brusques, plus profonds. Leurs cris et gémissements de plaisir s'emmêlaient. Aiolia ne manquait pas de toucher à plusieurs reprises sa prostate. Il donna un dernier coup de rein puissant. La jouissance les emporta tous les deux en même temps, les laissant essoufflés et en sueur. Aiolia replaça tendrement une mèche de cheveux humide du front de son ange qui lui caressait le bras. Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre sans dire un mot puis Shun chuchota avant de sombrer dans un sommeil réparateur:
"Je t'aime..."
Aiolia regarda pendant un moment son petit lutin qui dormait un petit sourire heureux sur ses lèvres. Attiré comme un aimant, il allait les embrasser quand il entendit la sonnerie de son portable qui insistait. Il se leva doucement du lit pour ne pas réveiller Shun, mit son boxer et descendit au salon où il l'avait laissé, appuya sur une touche et blanchit d'un coup en entendant ce que lui disait son interlocuteur.
"J'arrive"
Aiolia prit un papier et y inscrivit :
"Shun, désolé, mais je dois partir. Je ne peux pas faire autrement. Je t'appellerai plus tard. Aiolia"
Il alla le mettre sur la table de chevet et après un dernier regard sur Shun, il partit rejoindre Sylphide qui venait de lui apprendre la mort de Valentine.
A suivre
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
