Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada
UA – Yaoi.
Un grand merci à ma beta lectrice Zarbioide pour sa gentillesse et qui a le courage de me corriger et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Marine, merci de ton enthousiasme, j'espère que ce chapitre va autant te plaire! Bisous
Leia26, merci de ta fidélité. Bisous
Ignis, je suis contente que tu aies aimé la façon qu'Angelo a géré le début de sa relation avec Shiryu. Pour Aioros et Minos, ils seront dans le prochain chapitre. Merci de suivre cette histoire! Bisous
Camillou, merci beaucoup! Oui tu as raison, on se demande qui de Pharaon et de Ares est le plus monstrueux. Bisous
Je vous souhaite une très bonne année 2014!
Bonne lecture.
Chapitre 11
On est toujours samedi soir!
Hôtel le Saint George Lycabettus, soirée VIP de Julian:
Julian finit par retrouver Camus qui observait la ville du balcon. Sa coupe de champagne qu'il n'avait pas touchée dans la main droite.
"Ah je t'ai enfin trouvé!
"J'avais envie de prendre l'air " répondit Camus en fermant les yeux, heureux de sentir la brise nocturne soulever légèrement ses cheveux. Le Français se tourna vers Julian, le coude posé sur le parapet pour étudier le profil du Grec qui était venu s'accouder à la balustrade, laissant son regard errer lentement sur son corps de haut en bas.
Julian se demanda jusqu'à quel point Camus se rendait compte de l'état dans lequel il le mettait.
"Tu as détesté chaque minute de cette soirée, n'est-ce-pas?"
"Ça se remarque à ce point?"
"Pour moi oui...qu'est-ce-qui ne va pas? C'est à cause de Milo?"
"Peut être..."murmura- t-il
Julian se rapprocha de lui. "Ne t'en veux pas d'être là... Milo était invité lui aussi! S'il n'a pas voulu venir ...eh bien! C'est son problème!".
Camus ouvrit la bouche pour répondre, mais la referma avec une petite grimace.
"Qu'allais-tu dire?"
"Rien..."
Julian lui prit son verre des mains, le posa sur la petite table ronde en fer forgée et lui prit la main.
"Que fais-tu?"
"Je tiens à te présenter un ami qui travaille dans une grande maison d'édition. Je lui ai parlé du roman que tu écrivais et il veut te parler."
Camus se laissa entraîner tout en lui demandant des renseignements sur l'éditeur. Une fois que Julian eut fait les présentations, il partit voir d'autres invités. Quelque temps plus tard, il vit son ami venir vers lui. Le Grec alla rejoindre Camus qui avait les yeux brillants et un sourire heureux sur les lèvres.
"Alors? Hum...d'après ton expression, je crois que votre rencontre s'est bien passée?!"
"Oh oui... il m'a demandé de lui raconter l'histoire de mon livre, qu'il a trouvé très intéressante. Il m'a donné son numéro de téléphone et l'adresse de la maison d'édition. Oh mon Dieu! Je n'ose y croire...il m'a dit de le lui envoyer une fois fini. Qu'il allait lire mon roman et s'il lui plaisait, il le publierait!"
"Je suis content pour toi Camus ... "
Le Français tout à sa joie posa sa main sur le bras du Grec,
"Merci Julian ...c'est grâce à toi...comment je peux te remercier?"
"Tu me dois rien ...mais" ajouta-t-il sérieux, " Demain je vais à ma villa ...Camus... comme tu sais en plus de mes restaurants, il y a le commerce maritime ..."
"Ah bon! Je pensais que tu l'avais vendu?"
"Non... ma famille a bâti sa fortune dessus...mais heureusement, mon beau frère me seconde admirablement. Mais dans peu de temps, je dois me rendre en France, je ne sais pas quand je reviendrai ...et ... j'aimerais que l'on passe un peu de temps ensemble avant mon départ".
Voyant l'incertitude dans le regard de Camus, il s'empressa d'ajouter:
"Comme deux amis...Je sais que tu es avec Milo... Venez passer deux trois jours dans ma villa... Je viens vous prendre à son restaurant demain vers onze heures...Allez dis oui?! Te plaît...".
Camus ne put s'empêcher de rire à la moue comique qu'avait faite Julian en finissant sa phrase .Ne pouvant pas lui refuser ce petit plaisir, il acquiesça:
"Bon d'accord...à demain donc...là, je dois partir, il se fait tard"...
Chez Aiolia:
Se réveillant doucement Shun se retourna sur le dos fronçant les sourcils de ne pas sentir la chaleur de son amant. Il regarda partout dans la chambre du détective. Il vit sa photo encadrée sur la table de chevet, photo qu'Aiolia avait du prendre le jour de leur journée sur la petite île de Tinos. Un sourire tendre se dessina sur ses lèvres, Aiolia avait été merveilleux, tellement attentionné. Il venait de faire l'amour avec l'homme qu'il aimait, et qui l'aimait en retour. Qu'y a-t-il de plus beau que ça dans la vie d'une personne ?
Mais où était- il ? Il s'assit et sortit ses pieds hors du lit pour se lever, quand il vit un papier à côté du cadre. Il le prit et lut le mot qu'Aiolia lui avait laissé en évidence.
"Shun, désolé, mais je dois partir. Je ne peux pas faire autrement. Je t'appellerai plus tard. Aiolia".
Shun fut désappointé, comme mot il y avait mieux! Un petit... je t'aime ou encore ceux qu'il lui avait dit pendant qu'ils faisaient l'amour, comme mon ange, mon petit lutin. Mais là! Un Shun, un Aiolia... c'était si impersonnel. Il aurait pu au moins expliquer sur ce bout de papier, pourquoi il s'était éclipsé! Le jeune homme sentit ses yeux se mouiller. Il se leva, se rendit dans la salle de bains où il prit une douche en se posant un tas de questions.
Shun regarda une énième fois l'horloge. Cela faisait maintenant un bon moment qu'il attendait assis dans le fauteuil du salon. Il sentait l'inquiétude monter en lui ainsi que la colère. Tu as tout gâché Aiolia! Les larmes coulant sur ses joues, le jeune Japonais se demandait pourquoi il n'appelait pas. Il décida après un temps de lui téléphoner. Il appuya sur les touches et au bout de la quatrième sonnerie quelqu'un lui répondit:
"Oui?"
Ne reconnaissant pas la voix du détective, le jeune Japonais fut surpris.
" Pouvez-vous me passer Aiolia?"
"Attendez!... non je ne peux pas...donnez moi votre nom, il vous rappellera."
"Shun ...dites lui que ..."Il n'eut pas le temps de finir que la personne avait coupé la communication.
Il resta un moment hébété regardant le téléphone, puis au bout d'une demi- heure, voyant qu'Aiolia ne le rappelait pas, il décida de partir. Après tout, son lion ne se donnait pas la peine de le rappeler c'était qu'il n'avait pas trouvé leurs ébats amoureux si merveilleux que ça!
Shun sortit de la maison et s'éloigna, avançant sans même savoir où il allait. Au bout d'un moment, il s'arrêta, regardant autour de lui pour se repérer. Il se trouvait dans le quartier Kolonaki, l'endroit était aussi touristique le jour que la nuit. Épuisé de fatigue, il s'assit sur le rebord d'un escalier que lui offrait gracieusement une boutique de meubles fermée. À presque une heure du matin, il ne restait que les night-clubs et les bars qui ne se désemplissaient qu'à la lueur du jour.
La sonnerie de son portable le fit sursauter. Voyant le numéro d'Aiolia s'afficher, il resta un instant indécis, regardant le cadran les yeux pleins de larmes. La sonnerie s'arrêta pour reprendre aussitôt. Haussant les épaules, il ferma son portable et le mit dans sa poche sans répondre.
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Camus sortait de l'hôtel et se dirigeait vers la place Kolonaki où sa voiture était garée à proximité. Lorsqu'il vit de loin un jeune garçon assis sur les marches d'un magasin. Arrivé à sa hauteur, il s'exclama:
"Shun? Qu'est-ce-que tu fais là?"
Le jeune homme sursauta et regarda le Français, puis embarrassé, il détourna le regard, répondant par une autre question:
"Tu...tu es seul? Tu rentres chez toi?"
Camus fronça les sourcils, il avait vu les larmes sur son visage et il était surpris de le voir seul à cette heure-ci dans Athènes. Une dispute avec Aiolia? Décidant de ne pas l'assaillir de questions, il répondit, montrant de la main un petit parking où on pouvait voir au loin des véhicules.
"Oui...Ma voiture est là-bas ...tu veux que je te dépose chez Angelo?" lui proposa-t-il.
Faisant un signe de tête affirmatif Shun se leva et suivit Camus jusqu'au véhicule. Une fois à l'intérieur, il se cala dans son siège, tournant son visage vers la vitre. Ils arrivèrent rapidement chez l'Italien, Shun sortit en remerciant le Français. Avant de rentrer, il lança un rapide regard vers la maison et soupira, il y avait de la lumière, Aiolia avait sûrement appelé Angelo.
Il contourna la maison et arriva sur la terrasse où il vit l'Italien qui lui lança un regard de soulagement mais aussi d'irritation.
"Mais bon sang! T'étais où!?... On était sur le point d'aller à ta recherche! Tu te rends compte qu'on était mort d'inquiétude! " Tança l'Italien irrité.
Shun sentit ses joues s'enflammer de honte,
"Je ...je suis désolé ...mais je ne pensais pas qu'Aiolia allait vous appeler..."
Apercevant les larmes séchées sur les joues de son frère, Shiryu sentit une colère sourde monter en lui contre Aiolia. Il pressa doucement le bras d'Angelo,
"Je pense que les explications peuvent attendre demain..."
"OK, je vais vous laisser ...mais Shun...demain, je veux connaître le fin mot de l'histoire et prévient Aiolia que tu es ici. Il était dans un tel état d'affolement ". Se doutant que les deux frères voulaient se parler. L'Italien rentra, puis aussitôt, il revint sur ses pas un fin sourire sur les lèvres. Il s'approcha de Shiryu et lui prit les lèvres avec tendresse.
"Bonne nuit mon chaton..." lui susurra-t-il avant de retourner d'où il venait.
Les joues rouges, Shiryu considéra son frère,
"Tu appelles Aiolia?"
"Shy... tu peux lui téléphoner? Moi je suis trop en colère contre lui!"
"Ok...Mais tu m'expliques après...".
Quelques temps avant:
Quand Aiolia avait rejoint Sylphide, dans le hall de l'immeuble de Valentine, celui-ci était dans un état second répétant sans arrêt, il était mort quand je l'ai découvert il était trop tard, il était mort. Le Grec avait appris d'un ami policier, que le médecin légiste venait de partir ainsi que le corps du Chypriote à l'institut médico-légal. La police scientifique était dans l'appartement essayant de trouver des indices. Le détective vit venir vers eux le commissaire Dégel qui lui serra la main. Se tournant vers Sylphide, il fronça les sourcils, faisant apparaître une ride entre les yeux au sommet de l'arête de son nez, et lui conseilla de rentrer chez lui:
"Prenez quelques jours de repos lieutenant ... le lieutenant Queen va vous remplacer. Mais... tout laisse à croire que c'est un suicide."
Effaré Aiolia était sous le choc, Valentine s'était donné volontairement la mort? Il se tourna vers le Belge et vit son regard morne. En effet, il ressemblait à un cadavre, planté ainsi, les bras ballants à les fixer sans même les voir.
Hébété, Sylphide reçut ces informations comme dans un tourbillon de souffrance, sans parler de ses regrets, regrets de ne pas avoir insisté hier soir, regrets de ne pas lui avoir dévoilé plus tôt ses sentiments… merde ! Durant toutes ces années qu'il avait passées aux côtés de Valentine, qu'est-ce que ça lui avait apporté de nier ce qu'il ressentait pour lui ? Il avait perdu du temps… et maintenant, c'était trop tard. Il ne lui resterait plus que ces putains de regrets qui le poursuivraient tout au long de sa vie. Il n'arrivait pas à accepter qu'il ne le reverrait plus, qu'il s'était...non! Il ne pouvait dire ce mot.
"Non! Ce n'est pas possible, il n'a pas pu faire une telle chose, pas lui...je...je suis sûr que c'est un meurtre! Je suis sûr que c'est ce type, cet amant qui l'a tué! "
Aiolia qui sortait son portable de sa poche pour appeler Shun, arrêta son geste en entendant ces mots, il observa Sylphide, et vit un tas d'émotions sur son visage, puis les larmes qui coulaient silencieusement le long de ses joues sans qu'il ne cherche à les essuyer. Secouant la tête, le Grec chercha à assembler ses souvenirs, a comprendre ce qui avait pu se passer vraiment :
" Je ne vois pas pourquoi il se serait suicidé! Au fait il y a un truc qui me chiffonne... "
"Eh les gars! C'était peut-être votre ami... mais depuis un moment, il était bizarre. Son mec en a peut-être eu marre de le voir toujours ivre et il l'a quitté, Valentine ne l'a pas supporté et dans son état d'ébriété, il a fait la connerie de se ..."
Le lieutenant Cheshire n'eut pas le temps de finir ce qu'il disait que Sylphide horrifié par ses paroles, se jeta brutalement sur ce flic, ce collègue qui osait porter ces propos diffamatoires sur son ami. Aiolia réagissant au quart de tour essaya de les séparer, lâchant dans le feu de l'action son portable qui tomba par terre.
"Sylphide!"
"Lieutenant... cela suffit maintenant, je sais que Valentine était votre ami! Mais vous bagarrer ne va rien résoudre. Quant à vous lieutenant Cheshire vos suppositions, vous les gardez pour vous!"
Les deux lieutenants étant séparés, le commissaire Dégel ajouta:
" Nous en saurons plus, une fois que la police scientifique aura fini sa recherche d'indices... et que nous aurons le rapport du médecin légiste ... ".
Le malaise ne cessait de croître en son fort intérieur, semblant s'évertuer à l'obliger à accepter l'horrible fatalité. Valentine avait peut être mis fin à ses jours!? Le visage inondé de larmes Sylphide s'écria:
" Nooon ! Je ne veux pas ! Je ne peux pas le croire !" Sylphide n'arrivait plus à se contrôler, ni à réfléchir normalement, il murmura dans un souffle "Je...j'ai besoin de prendre l'air..."
Aiolia le prit par le bras et l'emmena dehors, en disant au commissaire Dégel,
" Je le ramène chez lui ..."
Quelques minutes plus tard le portable sur le sol sonna, Cheshire regardant à ses pieds demanda :
"C'est à qui le portable?"
Excédé, le commissaire lui répondit:
"Répondez! Vous verrez bien qui on demande."
Ce que fit le policier qui se mit à courir, sortant de l'immeuble et revenant presque aussitôt, il haussa les épaules :
"Trop tard... C'était pour Aiolia ...un certain Shun, je lui ai dit qu'il le rappellerait ..."
Le commissaire Dégel tendit la main," Donnez-moi ce portable, je sais où habite Sylphide et c'est sur mon chemin ..."
Chez Ares dimanche matin:
Ares se regardait dans le miroir de la salle de bains, ses long cheveux noirs maintenant courts, avaient repris leurs couleurs naturel châtain foncé, sa mâchoire s'ombrait d'une barbe de trois jours. Quant à la couleur de ses yeux, ils avaient retrouvé leur teinte marron sépia. Il passa un doigt sur la petite cicatrise qu'il avait fait lui même, partant en dessous du coin de l'oeil, traversant sa pommette. "Parfait, pensa t-il satisfait". Il se dirigea vers sa chambre où Pharaon dormait encore, s'approchant de lui, il le secoua brutalement par l'épaule,
"Réveille- toi ! Je t'attends dans mon bureau..."
"Hmm..."
Quelques minutes plus tard l'Egyptien le rejoignit pas très en forme, après la nuit qu'il venait de passer. Ares comme à son habitude n'avait pas été tendre, mais il ne s'en plaignait pas puisqu'il en redemandait. En fait, il aimait être dominé. Quoi, que être dominant de temps en temps ne le dérangeait pas, mais pas avec Ares , non... lui il aimait soumettre.
Assis à son bureau le tueur le regarda venir vers lui, il avait l'air d'un jeune homme affable, personne n'aurait pu deviner qu'il aimait tuer, il en éprouvait même du plaisir. Ares eut un petit sourire fier, il l'avait bien façonné. Bien que Pharaon avait déjà en lui cet instinct de tueur. La première fois qu'il l'avait vu cette nuit-là, tuant un jeune garçon qui était en fait son frère, Ares s'en souvenait comme si c'était hier.
Il avait eu un contrat sur un mafioso russe qui résidait en Egypte .Il devait le tuer ainsi que toute sa famille comme avertissement, ce qu'il avait fait sans aucun remord. Le tueur avait jeté un regard sur les cadavres dont le sang avait dégouliné sur le sol recouvert d'un carrelage blanc. Il observa les corps. Le sang avait toujours exercé une étrange fascination sur lui. Par sa teinte mais aussi la façon dont il avait coulé entre les joints du carrelage.
Après un instant à regarder le liquide rouge déserter le corps des cadavres. Il était sorti de l'appartement, prit une petite ruelle sombre où il avait aperçu un jeune garçon, poignardant un autre et se pencher sur le corps pour le fouiller. Arrivé à sa hauteur Ares avait demandé:
" Tu l'as tué?"
Le garçon le regarda dans les yeux pointant son couteau dans sa direction. Le tueur avait été surpris de n'y voir aucune peur, il le détailla, le jeune était sale portant des haillons et il était pied nu.
"Oui...il voulait pas partager les pièces"
Il ouvrit la main pour lui montrer, Ares ouvrit grand les yeux de surprise, il n'y avait même pas l'équivalent de trois euros!
"Tu as quel âge? Et tes parents ?"
"Treize ans...ils sont morts... Regardant le cadavre, il ajouta une étincelle cruelle au fond des yeux presque inhumaine, maintenant, je suis seul"...
Ares lui avait alors proposé de venir avec lui et cela faisait maintenant sept ans. Il lui avait appris tout ce qu'il fallait pour être un tueur à gage et Pharaon était devenu un des meilleurs. Par moment, il se disait qu'il devait se méfier, qu'il ne devienne pas supérieur à lui. Si ce jour devait arriver et qu'il devenait un danger...Eh bien! Il ferait ce qu'il a toujours fait, il le tuerait... Il vit le doigt de l'Egyptien venir toucher sa cicatrise :
"Cela a dû te faire mal quand tu t'es balafré."
"Je n'ai pas besoin de ta compassion !" Lui dit sèchement Ares
Habitué à sa froideur Pharaon demanda:
"Ça t'a fait plaisir que je me sois débarrassé de Valentine, n'est-ce pas ?" Murmura-t-il tout en glissant ses bras autour du cou d'Ares. "Tout ce que je veux, c'est te faire plaisir, " ajouta Pharaon.
" Vraiment ? Alors tu ouvres l'ordi et tu me trouves une belle villa à louer dans les environs "
Surpris Pharaon enleva ses bras de son cou et lui demanda:
"Mais l'appart' ? Et pourquoi une maison?"
"Pour y recevoir mon cher frère ...mon plan n'a pas marché. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot, et puis j'aime pas rester au même endroit trop longtemps". Son sourire se transforma en un rictus mauvais, " C'est la dernière ligne droite avant sa mort, je nous laisse encore un mois pour jouer et après je le refroidis, mais premièrement, je veux le voir souffrir. En devenant son ami, je pourrai entrer dans sa vie, connaître ses peurs, ses faiblesses."
"Hum...la villa, je la loue à quel nom ?"
Ares prit dans le tiroir de son bureau un passeport et lui tendit. L'Egyptien l'ouvrit et vit inscrit dessus, monsieur Dimopoulos Alexi. " Photographe !". Remarqua tout haut Pharaon.
"Et oui...ce métier va m'ouvrir bien des portes. Quand à Hadès, maintenant reste plus qu'à provoquer notre rencontre. Pour ça je vais avoir besoin d'un mafioso qui me doit un service ".
"Je ne comprends pas...pourquoi tu ne le tues pas tout de suite?"
"Pourquoi? Bien vois-tu ... pour une vengeance, si tu veux vraiment la savourer, il faut que la personne souffre, que tu te repaisses de sa douleur et après... seulement après, tu peux la tuer", termina Ares le visage haineux, puis un sourire sadique naquit sur ses lèvres. Il était comme un loup se pourléchant les babines d'anticipation, il allait bientôt mordre, non dévorer, jusqu'à ce qu'il soit repu.
" Je pensais que tuer le vieux sous les traits de son cher fils m'apporterait satisfaction, même pas... Puis, j'ai appris qu'il ne m'avait rien légué, rien pas un mot...rien comme si je n'avais jamais existé. Par contre il avait mis dans son testament les trois frères. Là! J'ai failli péter un câble, prendre mon fusil et tous les tuer, mais je suis resté chez moi laissant germer la vengeance qui avait déjà commencer depuis un moment, dans un coin de ma tête".
Les mâchoires du tueur se crispèrent, ses poings se serrèrent et ses yeux devinrent noirs de haine. Pourtant son père connaissait son existence. Il était venu le voir plusieurs fois quand il était un petit enfant, promettant à sa mère qu'il allait divorcer. Puis sa femme était tombée enceinte et il les avait alors reniés. Ares ne l'avait jamais revu, jusqu'au jour où il était allé le trouver pour lui demander de l'aide, sa mère allait mal. Il se souvenait de ce moment. Ce moment où la vengeance avait commencé à naître dans son esprit .Son cher père lui avait donné de l'argent et lui avait dit de ne plus jamais revenir chez lui, qu'il était un insecte nuisible, qu'il avait un fils, un seul. Ares eut un sourire amer, en pensant au fait il lui devait beaucoup. C'était dans un sens grâce à lui, qu'il était devenu du petit tueur à gages, l'assassin numéro un.
Chez Milo:
Milo était de mauvaise humeur depuis son réveil. Camus était rentré très tard cette nuit. Il l'avait entendu monter, aller dans la salle de bains, puis ouvrir la porte de la chambre, se diriger vers le lit, soulever le drap et s'allonger. Puis il avait senti le souffle du Français sur sa joue "Milo... tu dors?" Le Grec n'avait pas répondu faisant semblant de dormir.
Milo posa violemment sa tasse de café sur la table en faisant tomber quelques gouttes à côté. Camus venait de lui apprendre, après lui avoir rabattu les oreilles avec du Julian par ci, Julian par là, qu'ils étaient invités, toujours chez ce Julian et qu'il venait les chercher dans une heure.
"Tu te fous de moi ?!"
"Milo, s'il te plaît…seulement deux jours...je lui dois bien ça après ce qu'il a fait pour moi!
"Non! D'ailleurs il n'a fait que vous présenter...tu ne lui dois rien!
C'était peut-être égoïste, mais ça lui faisait mal de voir Camus être si enthousiasme de revoir Julian. Certes, ils étaient ensemble, mais il avait peur. Et oui, ce type lui faisait peur. Il avait toujours su que Julian avait des sentiments pour le Français, mais Camus lui avait juré que c'était lui qu'il aimait. Même si, avant qu'ils ne se mettent ensemble, il était sorti avec Julian, il n'avait pas été plus loin. Et lui le croyait, mais maintenant, il se sentait en danger, car il voyait bien que son couple commençait à battre de l'aile. Alors oui, il avait peur de Julian!
" Je voudrai que tu viennes avec moi Milo..."
"Je t'ai déjà dit que non, je ne vais pas chez ce type et toi tu n'es pas obligé d'y aller!"
Camus commençait à s'énerver, qu'est ce qu'il pouvait être têtu quand il le voulait. Pourquoi ne comprenait-il pas que Julian n'avait rien à voir avec le malaise qu'il y avait dans leur couple ?
"Je vais chercher mes affaires Julian va arriver..."
"C'est bon j'ai compris. Tu n'as pas envie de discuter. Parfois je me demande si je compte vraiment pour toi, Camus!"
"Comment oses- tu me poser cette question? Je n'ai rien dit quand tu as laissé tomber ton stage en pâtisserie et je t'ai suivi en Grèce pour ce restaurant qui n'a pas de client en abandonnant ma carrière de cuisinier!"
"Mais...je pensais que c'était ce que tu voulais aussi!"s'écria Milo déconcerté.
" Venir en Grèce oui...mais pour être cuisinier non!" rétorqua le Français.
" Mais alors pourquoi t'as fait cuisine?"
"Pour mon père qui me poussait à le devenir...et surtout, pour toi...tu parlais d'ouvrir un restaurant à deux, tu étais fou de joie. Tu disais que comme cela on serait toujours ensemble et que ça te motivait pour aller de l'avant. Tu étais tellement heureux que je n'ai pas eu le cœur de te dire à ce moment-là, que je ne voulais plus être cuisinier"
Abasourdi, Milo regarda Camus aller chercher son sac dans la chambre, commençant à comprendre certaines réactions du Français. Mais il se demandait si c'était vraiment ça le problème. Le voyant revenir il le questionna:
"Si je comprends bien ce que tu viens de dire, c'est de ma faute si tu n'es pas heureux?"
"Non...je n'ai pas dit ça!"
" Mais qu'aurais-tu voulu faire comme métier? "
Après un grand soupir Camus lui répondit:
"Libraire..."
"Hum..." Milo resta un moment à considérer les propos que venait d'extérioriser Camus, "Tu sais, on peut se renseigner pour la location d'un local et rien ne t'empêche d'avoir ta librairie! D'ailleurs je crois qu'il n'est pas obligé d'avoir de diplôme ".
"Oui je sais ... mais, on n'a pas l'argent... il y a ton restaurant à rénover et... soit un peu réaliste Milo! Arrête de te comporter comme un enfant et soit mature pour une fois".
"Voilà...tu recommences ! Je ne sais pas ce qui te prend ces derniers temps... mais tu es tout le temps à me rabaisser...mais vas y, vide ton sac une bonne fois pour toute! Tu veux quoi à la fin?!"
"Ne me parle pas sur ce ton !" répliqua Camus froidement
Milo se mordit la lèvre inférieure. Il s'en voulait de lui parler de la sorte. Mais depuis plusieurs jours, le Français était toujours à s'irriter pour un rien.
"Je...Je suis désolé...mais dis-moi qu'est ce qu'il y a? Je te connais depuis l'enfance et avant de devenir amant, on était ami. Je ne suis pas idiot Camus...je vois bien que tu t'éloignes de moi...j'ai fait quelque chose de mal?"
Lorsqu'une lueur de tristesse traversa les prunelles de Camus, Milo sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine et un froid glacial s'insinua en lui. Mon dieu non pas ça! pensa-t-il
"Tu...tu ne m'aimes plus?" Murmura- t-il fébrilement
"Non! Enfin si...je veux dire... si je t'aime et ce n'est pas toi...mais, je suis perdu Milo...je
"Et tu crois qu'aller chez Julian t'aidera à voir plus clair?"
"Non! Julian n'a rien à voir là dedans..."
"Ah non?!...moi je dirai que si"
Un coup de klaxon les fit sursauter. Énervé Camus regarda à la fenêtre qui était ouverte et cria "J'arrive!". Il se tourna vers son amant et voyant son air ombrageux, il le regarda excédé en secouant la tête négativement.
"Il faut que j'y aille. Écoute, on reprendra cette conversation à mon retour..."
"C'est ça, va le rejoindre, ton cher Julian..."
Camus voulut ouvrir la bouche pour répliquer, mais Milo ne lui en laissa pas le temps.
"Pourquoi est-ce que tu ne vas pas habiter chez lui, puisque qu'avec lui tu es si bien..."
" Ne me tente pas Milo... c'est peut être ce que je devrais faire".
"Eh bien vas-y ! Je ne te retiens pas!
Lorsqu'il vit le Français les yeux pleins de larmes se diriger vers la porte, Milo prit peur et sa colère tomba d'un coup :
"Camus, excuse-moi, je suis…un con, je ne pensais pas ce que je t'ai dit!"
"J'y vais".
"Camus?"
Le Français eut un instant d'hésitation la main posée sur la poignée. Puis sortit refermant doucement la porte derrière lui.
Tétanisé, Milo resta à la contempler, se disant qu'elle allait se rouvrir et que son Camus allait rentrer. Il entendit la voiture démarrer et il se sentit mal. Et s'il ne revenait pas ? Pourquoi avait il dit ça? Il sentit ses yeux s'embuer... Merde Milo ressaisis-toi, c'est pas en t'apitoyant que ça va s'arranger. Non il allait se battre, il aimait Camus plus que tout et jamais il laissera ce Julian le lui prendre...
Pendant ce temps, chez Angelo:
Shiryu cherchait Shun , quand il le vit au loin sur la plage marchant calmement les pieds dans l'eau. Il enleva ses baskets et accéléra le pas pour le rejoindre.
" Shun..."
En entendant son nom le jeune se retourna et vit son frère venir vers lui. Se mordant les lèvres, il ne put s'empêcher de demander:
"Des nouvelles Aiolia?"
"Non, mais il ne faut pas t'étonner..."
"Tu crois que j'ai eu tort de ne pas répondre à ses appels?"
"Oui... je t'ai dit pourquoi il était parti brusquement, je ne comprends pas ton entêtement à ne pas vouloir lui parler."
Shun poussa un soupir à fendre l'âme. Le regard fixé sur l'horizon, il réfléchit quelques instants avant de se tourner vers son frère.
"J'ai tellement eu peur quand je ne l'ai pas trouvé à côté de moi à mon réveil ...je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai paniqué...j'ai vraiment cru que... qu'il n'avait pas aimé, que j'étais trop jeune... et... maintenant que je sais ...j'ai quand même encore peur..."
Shun sentit la main de son frère prendre la sienne et la presser doucement:
"Tu as peur de quoi? "
"Qu'il regrette d'avoir fait l'amour avec moi... tu sais, il ne le voulait pas. C'est moi qui ai tout fait pour et lui a craqué cédant à mon...caprice et maintenant oui j'ai peur ...peut-être qu'il avait raison, on aurait du attendre et peut-être qu'il s'est rendu compte que j'étais trop jeune"
" Eh bien! En voilà des peut-être...Viens... tu vas l'appeler, il n'est pas parfait, toi non plus...tu mets tes peurs entre parenthèses, ainsi que tes peut-être, rien de tel qu'une bonne explication pour dissiper les malentendus."
"..."
" Après tout tu l'aimes, non?
"Bien sûr que je l'aime!"s'écria Shun. Il regarda son frère les joues rouges et retira sa main de la sienne de colère.
Shiryu le regarda un sourire espiègle sur les lèvres,
" Et je suis certain grand bêta, que lui t'aime comme un fou! Alors si tu ne te bouges pas...je vais l'appeler et je lui dis que t'es un trouillard...le premier arrivé prend le téléphone..." .
Il partit en courant, prenant au passage ses tennis, suivi d'un Shun ramené à la sérénité par les paroles de son frère.
Et c'est en se chamaillant gentiment et riant, qu'ils arrivèrent sur la terrasse pour s'arrêter net. Aiolia y était en grande discussion avec Angelo. Il se tut en les voyant et son regard se posa tout de suite sur la fine silhouette de Shun , ne faisant pas un geste vers lui. L'Italien fit un signe à Shiryu de la tête lui montrant de le suivre, ce que le jeune Japonais fit après un dernier regard à son frère. Décontenancé de le trouver là, Shun baissa les yeux, et regarda le sol entre ses pieds, ne sachant par quel bout commencer. Puis il releva la tête et se lança, un peu brouillon au début:
"Aiolia...je ...je suis triste pour Valentine ...c'est ... et moi au lieu de te réconforter, je...mais pourquoi tu ne m'as rien dit? Le mot que tu m'as laissé était tellement impersonnel "
"J'ai dû partir de suite et tu dormais si bien...tu avais l'air si heureux que je n'ai pas voulu te réveiller. Je ne pensais pas être si long, mais Sylphide était si mal".
Voyant les yeux de son petit lutin s'embuer Aiolia ne put s'empêcher de mettre une main dans son dos pour l'attirer vers lui.
"Je t'aime tellement" souffla le détective tout en caressant le visage de son ange.
Sans plus de mots, leurs lèvres se rencontrèrent dans le plus passionné des baisers. Shun répondit et s'accrocha à son cou comme si sa vie en dépendait, Ils ne se séparèrent qu'une fois le souffle leur manquant et ce fut d'une voix haletante qu'il murmura:
"J'ai cru que tu n'avais pas aimé ou regretté de m'avoir fait l'amour et que..."
"Faire quoi?!"
Angelo et Shiryu qui n'étaient pas loin se regardèrent surpris, c'était bien la voix de Ikki qu'ils venaient d'entendre ?! Après avoir lâché un "Merde" l'Italien sortit suivi de Shiryu.
"Tu...t'as fait quoi à mon frère? " cria le Japonais la mâchoire et les poings crispés, prêt à bondir sur Aiolia. Shun se crispa et le détective le recula. Il allait répondre au Japonais, mais avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit, il sentit le poing d'Ikki s'abattre sur sa joue droite et il dut s'accrocher au poteau en bois soutenant la terrasse pour ne pas tomber. Le Grec regarda avec hargne celui qui l'avait attaqué. Soudain, une douleur envahit sa joue, posant la main dessus, il s'approcha de lui en colère:
" Qu'est-ce qui t'as pris? Sache que si je ne te rends pas la pareille, c'est par égard pour Shun!"
Tout c'était passé tellement vite que personne n'avait eu le temps de réagir, Shiryu se mit à côté de son frère tandis qu'Angelo s'était glissé entre les deux bagarreurs qui se regardaient en chien de faïence,
"La ferme! Tu as couché avec mon petit frère qui est mineur, j'avais confiance en toi ... à l'avenir, je t'interdis de l'approcher..."Ajouta Ikki furieusement.
L'air menaçant, Aiolia s'approcha plus de lui, malgré l'Italien, le provoquant:
"Ah oui?! Je n'ai pas le droit d'approcher de Shun ?! Et qu'est-ce qui va m'en empêcher? Ce n'est certainement pas toi!".
"Ce n'est pas fini vous deux! Je ne tiens pas à ce que Kiki vous voit vous battre" les harangua l'Italien, Les bras tendus, il avait posé une main sur chaque torse.
"Ikki! Je continue à voir Aiolia si je veux, que cela te plaise ou non, on est amant...et je l'aime... Tu peux comprendre?!" s'écria Shun puis regardant la joue de son amant, il lui dit "Viens je vais mettre de la glace dessus"
Le Japonais serra les poings, mais ne répondit pas, se contentant de les regarder rentrer. Aphrodite posa sa main sur son bras le pressant un peu d'un geste rassurant:
"Ikki... je sais que tu réagis de cette façon parce que tu t'inquiètes pour lui, mais Shun n'est pas aussi fragile qu'il en a l'air ... "
"..."
Le Suédois dévisagea son amant et ce qu'il vit le laissa sans voix, il y avait tant de tristesse dans ses yeux, "Ikki?" Aphrodite, ne supportant pas de le voir comme ça, le prit dans ses bras le serrant tendrement contre son cœur. Le Japonais resta un moment la tête enfouie dans ses cheveux, puis la releva et caressa tendrement sa joue en lui disant :
" Si tu savais à quel point je t'aime mon amour", et lui prit la bouche.
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Pendant qu'Aphrodite apaisait son amant, Angelo les avait abandonnés pour se faire un café noir, il en avait bien besoin. Heureusement qu'Aioros était parti avec Minos un peu plus tôt voir le propriétaire de la maison à louer. Tiens en pensant à ces deux-la, il se demandait ce qu'ils faisaient l'un avec l'autre? Aioros leur avait dit qu'ils étaient ensemble, pourtant cette nuit, ils avaient fait chambres à part. L'Italien regarda autour de lui et eut un petit sourire en voyant son ami et Ikki s'embrasser, puis il fronça les sourcils en ne voyant pas Shiryu, peut-être avec ...
"Bonjour!" s'écria le petit rouquin toujours plein d'énergie, il lui sauta dans les bras pour l'embrasser sur la joue." On va faire les courses après?"
"Non, on est dimanche et les magasins sont fermés!"
"Oh..."
Kiki afficha une mine boudeuse. Lui ébouriffant les cheveux, Angelo ouvrit la porte d'un placard d'où il sortit un bol, le posa sur l'îlot ainsi que le lait et les céréales :
"On peut aller faire un tour au port Raffina cet après-midi ".
"Yes..."Content le jeune garçon se servit et se mit à manger de bon cœur.
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Shiryu, de son côté, était parti rejoindre Shun et Aiolia, il les trouva dans la chambre de son frère. Le Grec assis sur son lit grommelait des "Aie...ça fait mal " à Shun, qui avec un petit air sadique, lui posait un sachet rempli de glaçons sur la joue.
"Shun... je voudrais te parler d'Ikki..."
Aiolia commença à se lever, mais Shiryu l'arrêta:
"Non... tu peux rester...". Regardant son frère, il exposa son point de vue, "Tu sais ...tu devrais parler à Ikki ...je sais qu'il a réagi violemment .Mais, mets toi un peu à ça place... toutes ces années à te chercher d'un pays à l'autre sans jamais se poser. Et là enfin il te retrouve, c'est pour te perdre à nouveau... ce qu'il veut maintenant, c'est être ton grand frère et comme tous les grands frères, il veut te protéger ... Shun! Moi aussi hier soir j'en ai voulu à Aiolia quand je t'ai vu pleurer et si tu ne m'avais pas parlé, expliqué, j'aurai pu mal réagir. Tout comme moi, il a besoin que tu lui parles et de ce fait, il sera rassuré, il saura qu'il a de l'importance à tes yeux comme grand frère... t'imagine la chance que tu as d'avoir deux grands frères?!" finit-il un petit sourire sur les lèvres.
"Oh que oui ". Ému Shun embrassa son frère sur la joue, " Je vais parler à Ikki ...".
Toujours assit sur le lit, Aiolia la mine réjouie que son différent avec son ange soit résolu contempla Shiryu , pour un jeune de son âge, il était d'une sagesse et fichtrement judicieux .
"Quoi ?!" lui demanda le jeune Japonais au bout d'un moment,
"Je me disais que tu gagnais à être connu ... tu es quelqu'un de très bien et mon beau frère préféré avec Kiki " Finit-il en plaisantant
Malicieux Shiryu objecta en bougeant le doigt devant le nez du Grec:
" Pas gentil...tu oublies Ikki..."
Aiolia partit d'un éclat de rire, le jeune Japonais esquissa sourire et remarqua:
"Tu dois être fatigué, après la nuit mouvementé que tu as passée, je vais te laisser te reposer et je suis désolé pour Valentine ...c'est triste ".
"Oui … Dis, tu lui as parlé un peu vendredi soir, il avait l'air d'aller mal? "
"Bah... tu sais, je ne le connaissais pas et on a pas parlé beaucoup... franchement, je suis surpris de son suicide. Il était tellement content de voir son petit ami, qui devait l'attendre à son appart' et impatient de lui offrir son cadeau..." Shiryu haussa les épaules d'un geste navré:
"Peut-être n'était-il pas là à son retour."
"Il t'a parlé d'un cadeau?"
"Oui...pourquoi? Son suicide te semble louche?"
"Sylphide le pense et moi je commence aussi à le croire..."
"Dors un peu, à ton réveil tu y verras plus clair...je vais voir en bas ce qu'il se passe!"
Shiryu quitta la chambre en laissant le détective à ses sombres pensées. Oui demain, il allait enquêter, parce que le cadeau, le briquet selon Sylphide, devait bien se trouver quelque part?! Si son amant n'était pas venu comme tout le monde le croyait...il était où ce briquet? Mais il allait avoir besoin d'aide, il ne pouvait enquêter sur le sosie de Hadès et sur le meurtre de Valentine en même temps. Oui il fallait qu'il appel Dohko , parce qu'il ne pouvait pas trop compter sur la police, et d'après le commissaire Dégel, la police scientifique n'avait pas trouvé d'indice et il concluait à un suicide"...
à suivre.
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
