Bonjour chers lecteurs vénérés !
Voici le troisième OS de cette série (je pense qu'il devrait y en avoir neuf). Je remercie immensément catlaur, florale, chou05, menthealys, Jane Doe51 et Tournesol pour leurs reviews adorable :)
Je n'ai rien d'autre à ajouter à part bonne lecture et puis, laissez-moi votre avis en bas de la page siouplaît ^^
PS: Désolée pour le niveau de banalité des titres que je mets, je manque cruellement d'inspiration x)
Le retour de Marcus
Une semaine déjà qu'ils étaient ensemble. Une semaine déjà que Jane avait emménagée chez Lisbon. Une semaine.
Et en cet après-midi de samedi, alors qu'ils ne travaillaient pas, on frappa à la porte. Teresa était occupée à faire le lit et entendit Jane crier :
- J'y vais !
Quelques instants plus tard, elle entendit des pas monter à l'étage. Elle se tourna vers la porte de la chambre à coucher et Jane apparut sur le seuil. Son visage exprimait un certain malaise.
- C'est pour toi.
Elle le regarda d'un air interrogatif et passa devant lui pour sortir de la chambre. Elle sentit sa main frôler sa taille lors de son passage et ne put s'empêcher de sourire. Puis elle descendit de l'escalier et écarquilla les yeux quand elle vit Marcus à l'entrée.
- Marcus.
- Bonjour Teresa.
Elle ne s'y attendait pas, à celle-là. Bon, c'est vrai qu'elle n'avait pas été très claire lorsqu'elle lui avait laissé un message sur son répondeur, disant qu'elle était désolée mais qu'elle n'allait pas pouvoir aller à Washington et qu'elle ne se marierait pas avec lui. Mais elle avait espéré qu'il comprenne l'intention principale. Elle lui fit signe de sortir et lui emboîta le pas avant de fermer la porte derrière elle.
- Heu… Ecoutes, je…
- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas venu te récupérer, dit-il avec un léger sourire triste.
Elle baissa les yeux, gênée.
- Je suis venu pour que tu m'expliques.
Elle le regarda à nouveau.
- Que je t'explique quoi ?
- Est-ce qu'il y a un moment où tu m'as aimé ou bien c'était pour le rendre jaloux dès le début ?
Elle reçut sa phrase comme une gifle.
- Non, non, attends, ce n'est pas du tout comme ça que ça s'est passé.
Elle le regarda. Il la fixait, en attendant plus. Elle se mordilla la lèvre, mit ses mains dans les poches arrières de son jean. Elle n'avait pas très envie de parler de sa relation avec Jane avec lui.
- Au début, je… Enfin, je t'ai vraiment apprécié, Marcus, je t'assure. Mais ce qui s'est passé après… Tu as eu l'offre de job, tout a été trop vite… Et je voyais bien… Jane, il… Et puis tu m'as demandé en mariage… Je ne sais pas comment t'expliquer. C'est compliqué. Ca fait douze ans que je connais Jane et…
Elle ne savait vraiment pas quoi dire. C'était lui la victime, dans l'histoire. Elle n'aurait pas dû le laisser se faire trop d'espoir, mais d'un autre côté elle aurait été prête à aller plus loin avec lui si Jane ne s'était pas déclaré avant, même si elle était infiniment heureuse qu'il l'ai fait… Oui, c'était vraiment compliqué.
- Ecoutes… Je ne pensais pas que ça irait si loin entre nous. En tout cas, je ne pensais pas que ça irait assez loin pour que Jane finisse par m'avouer ses sentiments. Je ne voulais pas te faire de mal, Marcus, c'est juste que…
- Donc, tu ne m'as jamais aimé.
Teresa ferma les yeux un instant. Elle avait vraiment le rôle de la méchante, là.
- Ce n'est pas que je ne t'ai pas aimé, mais… Pas de la façon dont j'aime Jane. C'est vraiment différent, on a été amis pendant tellement longtemps. Et ça me faisait peur, et je me sentais rassurée avec toi. Mais au final… Enfin, tu comprends ce que je veux dire.
Elle releva les yeux et remarqua qu'il s'était rapproché d'elle et qu'il tendait sa main pour caresser sa joue.
- J'aimerai bien comprendre, Teresa…
Elle secoua la tête de droite à gauche et enleva sa main de sa joue.
- Marcus, c'est fini. Je suis désolée que ça se soit mal terminé mais je ne reviendrai pas sur ma décision.
Il la regarda d'un air un peu amer lorsque Jane surgit par la porte.
- Tout va bien ? lança-t-il.
Marcus tourna son regard vers lui et les deux hommes s'affrontèrent du regard un moment.
- Je crois qu'il serait temps de partir, agent Pike. Oh, et je ne vous ai même pas encore félicité pour votre promotion. Félicitation.
- Jane… soupira Lisbon en levant les yeux au ciel.
- C'est bon, Teresa, intervint Pike. Je m'en vais. Prends bien soin de toi.
Elle lui adressa un petit sourire et il fit demi-tour tandis que Jane et Lisbon rentraient. Jane arborait un sourire fier et Lisbon le frappa au torse.
- Arrête ! s'exclama-t-elle avec un demi-sourire elle aussi.
- Quoi ? Tu crois que lui il ne rigolait pas dans son coin avant ? répondit-il, amusé.
- Non, je ne crois pas. Il n'est pas aussi mesquin que toi. Le pauvre, il n'y est pour rien dans cette histoire.
- Quand est-ce que tu vas arrêter de prendre sa défense ? Tu te rends compte qu'il t'a demandé en mariage après deux mois et trois semaines ? Ce mec est un malade.
- Alors là, c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! s'écria-t-elle avec un petit rire. Et, attends une seconde… Tu as compté les jours ?
Elle croisa les bras et le regarda d'un air supérieur. Jane avait l'air pris au piège, tout à coup.
- Je disais ça approximativement, ma chère.
- C'est ça, oui.
Et elle sourit à nouveau. Même si ils continuaient à se chamailler et qu'il l'énervait comme avant, à chaque fois qu'elle repensait à ce qu'il lui avait dit dans l'avion et à ses larmes, elle fondait à nouveau complètement. L'intéressé s'approcha alors d'elle, posa une main sur son avant-bras et l'autre sur sa joue et se pencha pour l'embrasser. Seigneur, elle ne s'habituerait jamais à cette sensation. Tandis que ce sentiment de bien-être indescriptible se propageait dans tout son corps, elle décroisa ses bras pour les passer autour de son cou et approfondit le baiser. Elle recula jusqu'à se heurter au dos du divan et sentit la main de Jane quitter son bras pour aller se glisser sous son t-shirt. Elle devina ensuite son sourire triomphant dans leur baiser et l'interrompit tout à coup.
- Ça ne se fait pas d'être heureux du malheur des autres.
Cette fois, ce fut lui qui leva les yeux au ciel.
- Oh non, ne me dis pas que tu en es encore à penser à Pike ?
- Jaloux ?
- J'embrasse mieux que lui, hein ?
- Mais ce n'est pas possible, ça. L'arrogance, ça se soigne.
- Ouch, je suis blessé, là.
Elle laissa échapper un rire. Le pire, c'est qu'il avait raison.
Il embrassait mieux.
