Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA – Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide pour sa correction et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Leia26, merci d'être toujours fidèle à cette histoire. J'espère que la suite va continuer à te plaire!
Marine, merci de ton enthousiasme! Pour te répondre, oui Ares a tué son père sous les traits de Hadès. Voici la suite en espérant que tu aimeras toujours autant.
Bonne lecture.
Chapitre 12.
Lundi matin, maison d'Aiolia:
Le Grec entra chez lui un air satisfait sur le visage. Il avait eu tout à l'heure son chef et ami Dohko au téléphone. Ils s'étaient donnés rendez-vous au commissariat. Aiolia avait décidé de s'y rendre en avance, puisqu'il devait parler au commissaire Dégel. Son regard se porta sur le petit meuble et il vit l'enveloppe blanche qu'il avait posée dessus samedi. Il la prit et allait l'ouvrir, quand il entendit son frère se quereller avec Minos. Surpris, il fronça les sourcils et suivit les voix qui le conduisirent à la porte de son bureau.
"Je ne vois pas où est le problème Minos! Que cela soit moi qui te loue la maison ou l'ancien propriétaire, c'est du pareil au même."
"Non ! Tu comprends pas... le propriétaire ne me faisait pas payer quelques loyers en contrepartie que je la rénove et, cela m'allait très bien ...mais non! Monsieur... a fait une proposition tellement alléchante, que le pauvre homme n'a pas eu d'autre choix que de te la vendre..."
"Qu'est ce qui t'embête ? Les loyers ? Là dessus, tu n'as pas à t'inquiéter, tu n'auras rien à payer ..."
"Et quand tu partiras?"
Aioros soupira " Qu'est-ce-qu'il pouvait avoir l'esprit mercantile !"
" Tu peux y vivre le temps que tu voudras et gratuitement. La seule chose que je te demande...c'est de m'accueillir quand je reviendrai de temps en temps en Grèce. De toute façon, j'ai rédigé un contrat. Je te le ferai lire tout à l'heure et, si tu es d'accord, on pourra aller le signer devant le notaire.
"Ouais... si je comprends bien ...tu me permets de vivre dans TA MAISON et d'attendre le retour DE MONSIEUR! En tant que ...ta pute? Ton amant? " demanda-t-il d'une voix provocante, en appuyant bien sur les quatre mots d'une manière qui ne pouvait passer inaperçue aux oreilles d'Aioros.
Pour quelqu'un qui se targuait de garder son calme en toutes circonstances, à part cette fameuse soirée avec Saga et Rune, Aioros sentait l'exaspération l'emporter.
" J'ai besoin de tes services pour seulement trois semaines... trois ...semaines. Après ce laps de temps, notre relation s'arrêtera là et tu pourras reprendre ton "métier". Néanmoins, j'exige que tu n'amènes pas de clients chez moi..."
"Ah oui! Notre relation? Mes services? Lesquels... Sache que " mon métier "comme tu dis si bien est prostitué ...tu sais, vendre ses services sexuels. Et nous on n'a pas encore baisé... au fait, t'as peur de quoi? De te choper une maladie? Là dessus je suis clean, je peux même te montrer les papiers. Alors ? "
"Ce n'est pas possible tu ne penses qu'au sexe?! Je te paie pour ta compagnie et je coucherai avec toi lorsque j'en aurai envie..."
Sidéré et vexé, Minos en resta sans voix. Il savait qu'il était beau et il était sûr d'avoir aperçu plusieurs fois une lueur de désir dans les yeux d'Aioros. Alors pourquoi il ne l'avait pas encore touché? Qu'est-ce-que ce type le déconcertait ! Il eut un petit sourire en coin, puis s'exclama sarcastiquement:
"J'ai compris! T'es impuissant?! Mon pauvre vieux, fallait le dire, je peux..."
" Je ne suis pas... impuissant...je suis celui qui te paie pour que tu sois à ma disposition jour et nuit et, c'est moi qui déciderai quand et où. " Riposta sèchement Aioros, en apparence de marbre, parce qu'à l'intérieur, c'était l'effervescence d'une myriade de sentiments.
Il y eut un grand silence glacial tout à coup. Aiolia, que les deux ergoteurs n'avaient pas vu, recula silencieusement gêné d'avoir entendu leur dispute. Il ouvrit la porte de devant et la referma bruyamment en criant :
"C'est moi! Il y a quelqu'un?"
Sans rien dire Minos, après un dernier regard assassin, tourna les talons. Il croisa le détective dans le couloir. Passant à côté de lui sans s'arrêter, il marmonna:
"Si tu cherches ... ton frère, il est dans le bureau".
Aiolia suivit un instant des yeux le jeune homme à la posture droite, la démarche souple et régulière, ses longs cheveux gris virant vers la teinte blanche descendaient jusqu'à ses omoplates. Son frère ne devait pas s'ennuyer avec lui et c'est avec un petit sourire qu'il franchit le seuil du bureau. Il le trouva assis sur le rebord de la table, les sourcils fronçaient de concentration sur un petit carnet noir.
Aioros leva les yeux de son agenda pour les poser sur le détective avec un sourire gêné, il lui demanda:
"Tu as entendu n'est-ce-pas?"
"Hum...faut dire que vous n'étiez pas discrets... Aioros qu'est ce qui t'a pris de...de payer Minos pour ses services ? Et par dessus le marché, mentir en disant que vous étiez ensemble?!"
"Écoute Aiolia ...si j'ai payé Minos pour qu'il soit mon amant le temps que je reparte c'est... pour Saga".
"Hein? Pourquoi?"
"Parce qu'il s'en veut encore de m'avoir prit Rune et j'ai beau lui avoir expliqué que c'était du passé, que je ne lui en voulais plus et que je m'étais rendu compte que je n'étais pas vraiment amoureux de Rune. Rien n'y fait, d'après lui, si je suis seul c'est à cause de leur trahison".
"Alors tu t'es dit qu'en faisant semblant d'être avec Minos, il croirait que tu as vraiment tourné la page?"
"Oui"
"Y'a pas un petit problème à ton histoire... Minos! Tout le monde sait qu'il est un prostitué".
Aioros haussa les épaules et descendit de la table. Voulant changer de conversation, il regarda l'enveloppe dans les mains de son frère :
"Je vais te laisser ouvrir ta lettre … tu manges avec nous ce midi? "
"Non j'ai rendez-vous avec Sylphide ...tu sais, il est choqué de la mort de Valentine ..."
"Hum ...ça se comprend. Alors Dohko va t'aider pour l'enquête?"
"Oui heureusement ... la seule chose que je sais, c'est que Cronos, le père d' Hadès, est mort d'une crise cardiaque. Peu de temps avant, il avait eu une dispute avec sa sœur et son beau frère Solo ...tu connais ? Une famille très riche spécialisée dans le commerce maritime. Ils sont partis vivre en France avec leurs deux enfants Hestia et Julian.
"Hadès est le cousin de Julian Solo? Oui je connais et tu sais pourquoi ils se sont disputés?"
"Bah...Hadès ne sait rien .Mais j'ai réussi à joindre Hestia et elle m'a dit de me renseigner auprès de son frère, peut-être que lui le saurait. J'ai aussi parlé avec l'ancien chauffeur de Cronos. Il m'a affirmé qu'il avait eu une maîtresse Héra, que de leur liaison était né un petit garçon, que du jour au lendemain, il les avait chassés de sa vie. Au fait, a-t-il ajouté, c'est au moment où sa femme est tombée enceinte."
"Alors Hadès pourrait bien avoir un frère illégitime? Et tu n'as pas réussis à les retrouver?"
"Hélas non! Mais Dohko va prendre la relève ..." Aiolia fut interrompu par la sonnerie du téléphone. Regardant le numéro affiché, il dit à Aioros :
"C'est Sylphide... "
Une fois la conversation terminée, il posa l'enveloppe non ouverte sur le bureau et alla rejoindre son frère dans la cuisine. Il ne put s'empêcher de sourire en le voyant avec son petit tablier à pois, chantonnant doucement en mettant des légumes dans la poêle.
"Aioros?"
"Hum..."
"Tu le connais vraiment bien Julian Solo?"
Un rictus malicieux étira les lèvres d'Aioros,
"Assez pour lui téléphoner et lui demander s'il pourrait te recevoir... C'est bien ce que tu veux?" Demanda – t-il, ne quittant pas la cuisson des ingrédients du regard. Aiolia regarda au dessus de l'épaule de son frère les yeux brillant de gourmandise.
"Mm... ça sent bon... et pour répondre à ta question...Oui, ce serait gentil"
"Ok, je l'appelle en début d'après-midi ".
"Merci, tu es formidable!"Le détective regarda sa montre et s'écria:
"Mince je vais être en retard... à tout à l'heure grand frère". Sur ces mots, il quitta précipitamment la maison.
Magasin de Shaka:
Shaka était en pleine conversation avec Shiryu. Ils regardaient des croquis de vêtements que l'Indien avait dessinés désirant créer sa propre marque. Quand ils entendirent la porte s'ouvrir, Pharaon entra et alla directement dans leur direction.
"Bonjour!"
"Ah oui! Pharaon... c'est ça?" lui demanda Shaka en rangeant ses croquis, "Je te laisse avec Shiryu, il va tout t'expliquer... je serai de retour dans deux heures" dit il en se précipitant vers la porte.
Shiryu sourit à Pharaon et lui montra un mannequin
"Viens, on doit l'habiller et..."
Le temps passa en coup de vent entre les clients et le rangement. Pharaon riait de la façon dont le Japonais narrait l'extravagance de certains clients un peu farfelus.
"Il y a longtemps que tu connais le patron de cette boutique?" demanda l'Égyptien en souriant .
"En fait non...mais c'est quelqu'un de formidable. Et j'ai l'impression de le connaître ainsi que les autres, depuis des années".
"Les autres? Tu veux dire ceux que j'ai vu le jour où tu t'es fait agresser?"
"Hum...mais tu n'as pas vu tout le monde"
Pharaon donna un coup de coude à Shiryu et lui fit un clin d'œil " Le beau latin, c'est ton petit ami, n'est-ce pas?"
Le jeune Japonais sentit ses joues brûler d'un coup. Gêné, il bafouilla:
"Je...je "
"C'est bon ! Ne sois pas embarrassé...En tout cas ce bel homme a l'air de t'aimer. La façon dont il s'est comporté envers toi... je t'envie. Moi mon copain n'était pas tendre. Mais parlons d'autre choses, je ne veux pas t'ennuyer avec mes problèmes." Lâcha Pharaon en soupirant misérablement, les yeux brouillés de larmes.
Surpris de ses paroles, Shiryu lui proposa:
"Tu sais parler peut parfois t'aider à te sentir mieux. C'est ce que m'a dit un ami et tu peux me croire il a raison! Alors si le cœur t'en dit, je suis là et tu ne m'ennuies pas du tout!"
"Merci ...tu es vraiment gentil! Dis... ça ne te dérangerait pas qu'on soit ami? Enfin je...je ne veux pas m'imposer et..."
"T'inquiète... bien sûr que l'on peut être ami..."
"Hum...Shiryu? Si je demande à Shaka de me payer mes heures chaque jour, tu crois qu'il le voudrait?"
"Je pense que oui... Excuse-moi de mon indiscrétion .Mais tu as des problèmes d'argent?"
"S'il n'y avait que ça... Mon mec m'a mis à la porte de son appart' hier, j'ai du dormir à la belle étoile la nuit passée. Je n'ai plus rien, plus d'argent, plus de fringues. Il a dit que si j'osais réapparaître devant lui, il me tuerait. De toute façon je ne veux plus rien avoir à faire avec lui. C'est terminé, jamais plus il me frappera! "Les larmes commencèrent à couler le long des joues de l'Égyptien.
Shiryu voulut le réconforter, mais ne le connaissant pas assez, il se contenta de le questionner:
"Tu n'as pas de famille ou amis qui peuvent t'accueillir quelques jours?"
"Non... à la mort de mon frère, je me suis retrouvé seul. Alors j'ai suivi mon amant qui est venu vivre dans ce pays. Le pire dans tout ça c'est que malgré tout ce qu'il m'a fait subir. Je l'aime toujours! Et je sais que s'il m'appelle, je vais accourir comme un petit chien chien à son maître... Pathétique hein? Comment peut- on aimer quelqu'un qui vous fait tant souffrir?"
"Je ne peux pas te conseiller, Je ne vais pas te dire "Je sais que cela va s'arranger"... Mais je crois que contrairement au proverbe qui dit que l'amour est aveugle, il faut peut être parfois savoir ouvrir les yeux. Pour ton problème d'argent si tu veux, je peux en parler à Shaka?".
"Oui ce serait gentil...et merci de m'avoir écouté".
"Pas de problème ... je suis là. Tu peux mettre la pancarte "Fermé" ? Je vais nous chercher des sandwichs derrière."
Pharaon le regarda partir, le petit sourire timide qu'il avait devant Shiryu s'effaça pour laisser place à un autre, mais dur cette fois-ci. Il laissa errer son regard sur le corps du jeune homme. Avecses cheveux de jais qui bougeaient au rythme de ses pas, il était sexy. Oui il était beau, très beau même et il pouvait comprendre pourquoi Ares avait aimé le prendre. Lui aussi en ferait bien son quatre- heures. Puis, il y avait ce ténébreux et fascinant Italien qui avait aiguisé sa curiosité. Qui était- il vraiment cet architecte à l'allure flegmatique et fougueuse en même temps? Il aimait ce genre d'homme dominant. Un autre défi à relever, et de toute façon, il était là pour semer la zizanie et il allait s'en donner à cœur joie. Mais il fallait faire vite car dans un à deux mois lui et Ares quitteront ce pays laissant certainement des cadavres derrière eux.
Pharaon vit Shiryu revenir et lui tendre un sandwich ainsi qu'une petite barquette. Voyant son regard curieux, le jeune Japonais lui expliqua:
" Une petite salade pour accompagner le sandwich "
Ils mangèrent un moment en silence quand Shiryu demanda:
"T u es de quel origine? Égyptienne?"
Il y eut un moment de silence puis,
"Qu'est ce qui te fait dire que je suis de ce pays?"
"... déjà, tu as eu un chien qui s'appelait Cerbère, tu te prénommes Pharaon, tu joues de la harpe et ...ta coupe de cheveux ". Ajouta Shiryu, lui décrochant un sourire taquin.
"Merde, il faut que je fasse attention" se fustigea Pharaon. Shiryu ne parlait pas beaucoup, mais il était doté d'un esprit pénétrant et très perspicace. L'esprit malsain de l'Égyptien pensa qu'il était par bien des égards plus passionnant et intéressant que ce pitoyable Valentine.
"Hum, tu as raison je suis Égyptien..."
Quand Shaka et Shura arrivèrent, ils les trouvèrent en pleine conversation.
"Je suis revenu, annonça de particulier ?"
"Non, tout va bien". Lui répondit Shiryu en relevant la tête vers lui. "Bonjour Shura!"
L'Espagnol, portable à l'oreille, lui répondit d'un signe de tête . Après un moment Il le ferma et le mit dans sa poche avant de son pantalon en coton léger gris ardoise, avec lequel son polo rose pâle s'harmonisait parfaitement.
"Tu es prêt ? On va au commissariat. Pour ce qui est du procureur, je me suis arrangé avec lui, il suffit que je lui envoie un courrier...". L'Espagnol eut un moment d'hésitation,
"Ça va aller Shaka?"
"Hum...oui ...de toute façon on ne peut rien faire d'autre que d'attendre".
"Hélas..."murmura Shura, "Je serais là en fin d'après midi", il embrassa tendrement son amant et sortit, accompagné de Shiryu.
Shiryu regardait de coin l'avocat, il n'avait pas prononcé un mot depuis leur départ du magasin. L'Espagnol semblait perdu dans ses réflexions. Au bout d'un moment le jeune Japonais le questionna:
"Ça s'est mal passé ?"
"Non...malgré le fait que nous soyons gays, le dossier a été accepté. Mais les délais d'attente sont de cinq ans car il y a très peu d'enfants adoptables en institution. T'imagine la déception et l'amertume de Shaka?"
" Vous n'avez pas envisagé d'adopter à l'étranger ? "
"Si j'ai fait les démarches... je savais qu'en Grèce il fallait attendre un certain temps, comme dans beaucoup d'autres pays du reste. "
Shura gara son véhicule devant le petit immeuble où se trouvait son bureau. Il y avait donné rendez-vous à Rhadamanthe et Hadès pour régler quelques petits détails avant qu'ils ne se rendent au commissariat. Et après, ils devaient aller chez le juge, puisque Hadès avait accepté d'abandonner ses droits de tuteur pour Kiki, à condition bien entendu que la plainte pour maltraitance soit retirée. L'avocat se doutait que cet entretien n'allait pas se faire sans altercations entre les protagonistes, quoiqu'il pouvait concevoir le malaise des frères de devoir retirer cette plainte. Lui aussi ça le mettait en rogne qu'Hadès s'en sorte à si bon compte. Mais étant données les circonstances, il ne pouvait en être autrement. Il vit tourner au coin de la rue Shun se dirigeant vers eux.
"Tiens...voilà ton frère! "
Ils entrèrent tous les trois dans l'immeuble suivis de près par Rhadamanthe et Hadès.
Appartement de Rhadamanthe:
Le soleil était déjà haut dans le ciel, éclairant doucement la chambre où Kanon était allongé, encore fatigué par la nuit qu'il venait de passer. Il commença à bouger et à s'étirer doucement, posant son regard sur le côté gauche du lit qui était vide de la présence de Rhadamanthe. Il regarda le réveil qui affichait douze heures trente. Il était vraiment l'heure de se lever là! Un sourire étira ses lèvres à la pensée de cette folle nuit d'amour et, souple comme un félin, il bondit hors de son lit pour se rendre sous la douche.
Il buvait un café serré feuilletant un magazine en soupirant, Rhadamanthe lui avait dit qu'il ne rentrerait pas avant la fin d'après midi et là il se faisait chier. Tiens, et s'il préparait le repas du soir?! Non, il ne vaut mieux pas. La dernière fois qu'il avait essayé, cela avait été un massacre. Horrifié, Rhadamanthe lui avait fait promettre de ne plus jamais cuisiner. Il regarda une énième fois l'horloge, quatorze heures trente. Merde à croire que le temps avançait au ralenti. Kanon prit la décision d'aller faire un petit tour.
Deux heures plus tard il était de retour, il était passé au magasin de Shaka et étant sur place, Il n'avait pu résister à acheter un petit cadeau pour l'avocat. Sentant un frottement à sa cheville, il se pencha pour prendre le chaton dans ses bras, qui manifesta son plaisir en ronronnant. La sonnette de la porte d'entrée retentit. Il posa Zeus et alla ouvrir. Le Grec se trouva face à face avec une jeune femme magnifique aux longs cheveux noirs qui ne lui laissa pas le temps de dire un mot:
"Vous êtes ?"
Sidéré, le médecin se dit qu'elle ne manquait pas de toupet. C'était plutôt à lui de poser cette question!
"Je suis Gemini Kanon et vous?"
"Pandore de Wyverne"
"Ah...pourtant Rhada ne m'a pas dit qu'il avait une sœur?! "
"Je ne suis pas sa sœur".
"Un membre de sa famille?
"On peut dire ça comme ça...je suis sa femme".
Stupéfait Kanon resta sans voix, trop choqué pour trouver ses mots. Devant son air ahuri, la femme eut un sourire condescendant. Elle le poussa, entra dans l'appartement, posa sa valise et se tourna vers le Grec qui n'avait pas bougé.
"À ce que je vois, Rhadamanthe ne vous a pas parlé de moi?!"
Sortant de sa torpeur Kanon fronça les sourcils, puis pensant avoir trouvé d'où venait cette mascarade, il prit son portable, tout en se confortant. Mais quel con! Il avait bien failli marcher. C'était sûrement une blague de Saga qui prenait sa revanche. Quand il entendit la voix de son frère un peu essoufflé lui répondre:
"Tu tombes mal là!"
"Ouais, j'en ai pour deux secondes...bravo ta blague a failli marcher..."
"...? Quelle blague?"
" Arrête...c'est bien toi qui a envoyé une belle brune, la faisant passer pour la femme de Rhada?"
"Non... "
"Sûr? On ne joue pas Saga... c'est grave là!"
"Oui...certain! Eh... ne me dis pas que ce connard à une femme? Je me ..."
Kanon ferma son portable, coupant la conversation. Il sentit un grand froid l'envahir. Merde pas ça! Il ne lui avait pas fait ça! Son regard se dirigea vers Pandore qui était assise paisiblement dans le canapé les jambes croisées, lisant son magasine, d'un air nonchalant. Puis elle releva la tête et lui dit d'un ton hautain:
"Mon pauvre... je vois que Rhadamanthe ne vous a jamais parlé de moi. Je n'en suis pas étonnée, vous n'êtes pas le premier à qui il a ...omis de dire qu'il avait une femme ".
"Vous êtes vraiment sa femme? Pourtant il est gay..."
"Non il est bisexuel. Vous n'êtes pas le premier et, le connaissant, pas le dernier avec qui, il m'a trompée et me trompera...". Sur ces mots fielleux, elle sortit de son sac à main une pièce d'identité la lui mettant sous son nez, " Vous voyez ce n'est pas moi la ...fourbe"
Kanon crispa ses mains, cette femme en un instant, venait de l'annihiler. Merde! Ça faisait mal, Rhadamanthe lui mentait depuis le début. Il sentait sa gorge se nouer... Un grand menteur, un grand dissimulateur, voila ce qu'il était. Il l'avait trahi...et lui comme un con, il lui avait tout donné, son corps, son âme, son amour. Il lui aurait confié sa vie à ce fourbe...Kanon sentit ses yeux se remplir de larmes. Il manquerait plus qu'il chiale devant elle. Une colère froide commença à monter en lui. D'un geste sec, il prit ses clefs qui se trouvaient à sa portée sur un petit meuble et d'un pas rapide quitta l'appartement en claquant la porte derrière lui.
Une fois sorti, il s'appuya sur le mur et ferma les yeux pour les ouvrir presque aussitôt. Il ne pouvait pas rester là. Rhadamanthe allait bientôt arriver et il ne voulait pas le voir, pas maintenant, pas ce soir, ni demain...jamais...jamais plus.
Chez Saga:
Le Grec pensif posa son portable sur la table de nuit et se retourna vers Mü allongé, le corps en sueur, essayant de retrouver sa respiration. Avec douceur, il le prit dans ses bras. Leurs deux cœurs battaient sourdement l'un contre l'autre. Il effleura doucement son visage de ses lèvres avant de s'emparer de sa bouche avec une ferveur pleine de sensibilité. Dieu que Mü était bien dans ses bras. Lorsque Saga releva la tête, il ouvrit les yeux avec un petit soupir de frustration. Il regarda son amant qui ne le quittait pas des yeux et lui demanda :
" C'était Kanon ?
"Oui... Je n'ai pas bien compris, mais une personne s'est présentée comme la femme de Rhadamanthe" dit- il, avant de se pencher à nouveau sur les lèvres frémissantes qui s'offraient à lui. Le monde extérieur avait disparu pour Mü. Tout naturellement, il avait passé les bras autour du cou de Saga. Leur baiser s'éternisa. Soudain Saga y mit fin et le repoussa avec fermeté :
"Il vaut mieux que je quitte ce lit, car j'ai une envie furieuse de te faire l'amour de nouveau...et ce ne serait pas raisonnable. Je vais prendre une douche".
Un sourire amusé étira les lèvres de Mü en regardant son amant se diriger nu vers la salle de bains. Sentant son ventre gronder, il fit une grimace comique, se souvenant qu'il n'avait pas encore dîné. Il décida d'aller rejoindre Saga sous la douche.
Dans Athènes:
Hadès que Rhadamanthe venait de déposer au coin de la rue, entrait chez lui d'un pas tranquille. Quand trois malfrats se jetèrent sur lui le rouant de coups.
" Hey ! "Entendit-il tonner tout à coup une voix d'homme. " Trois contre un! Vous n'êtes qu'une Bande de lâches"
Les trois hommes à la mine patibulaire se retournèrent sur l'homme qui venait de les apostropher. Tandis qu'un des malfaiteurs faisait les poches d'Hadès, les deux autres se ruèrent sur lui, et l'abreuvèrent de coups. Toutefois l'homme ne se laissa pas faire et réussi à les faire fuir. Il se dirigea ensuite vers Hadès qui s'était redressé tant bien que mal sur un genou, levant les yeux sur son sauveur.
" Merci d'être intervenu… "
"Je n'ai fait que mon devoir, quel homme laisserait trois voyous battre une personne devant ses yeux sans lui venir en aide?!"
"Oh beaucoup croyez-moi..." murmura péniblement l'avocat
"Vous allez bien? Les malfrats n'y sont pas allés de main morte "ajouta-il en tendant sa main vers l'avocat.
" Oui, je crois…"
Hadès accroupi sur un genou, prit cette main qu'il lui était tendue. Il était vraiment mal en point. Le sang d'une plaie ouverte à sa tempe glissait lentement le long de son visage, et il avait plusieurs ecchymoses.
Lorsque l'homme l'aida à se relever, Hadès grimaça et posa une main sur son coté gauche. Et bien que son geste fût discret et qu'il n'émit aucune plainte de douleur, celui-ci sut que quelque chose n'allait pas.
" Ça ne va pas ? " demanda-t-il le sourcil froncé.
" Tout va bien, ne vous inquiétez pas. "
" Je vais vous conduire à l'hôpital "
" Non, je vous remercie, je vous ai déjà causé assez d'ennuis. Mon appartement se trouve être juste à côté, je peux me débrouiller ..."
" Ne discutez pas… Je ne vous abandonnerais pas au milieu de la rue. Vous pouvez à peine marcher".
Soutenu par l'homme, ils continuèrent leur chemin en direction de l'appartement d' Hadès. Leur ascension n'était pas des plus aisées. Et bien évidement personne ne vint les aider, bien-sûr que non...c'était beaucoup plus facile de faire semblant de ne pas les voir…
Une fois à la porte de l'appartement, Hadès composa un code. Depuis qu'il avait trouvé une mini caméra dans son appart' il se méfiait. Il entra, toujours soutenu par l'homme qui l'aida à s'asseoir sur le canapé.
"Vous avez une trousse de secours?" demanda L'homme
"Oui dans la salle de bains" Voyant son sauveur regarder autour de lui il précisa," Dans le couloir la deuxième porte de droite ..."
Hadès releva brusquement la tête, il ne l'avait pas entendu revenir. Sans attendre ni même lui demander s'il le lui permettait, l'homme nettoya la plaie à la tempe. Malgré que ses gestes fussent d'une grande douceur, une vive douleur lui brûla la peau au contact du désinfectant…
"Voilà...j'ai fini."
"Merci..."
L'homme acquiesça d'un léger mouvement de la tête, puis se présenta:
"Dimopoulos Alexi."
"Excusez-moi, je manque à tous mes devoirs, Hadès d'Enferrés," se présenta à son tour l'avocat, " Vous m'avez dit tout à l'heure que vous cherchiez un hôtel. Permettez-moi de vous remercier en vous invitant à dormir ici ce soir. Vous aurez tout le temps demain d'en trouver un! "Proposa-t-il courtoisement.
"Oh ... Mais... cela ne va pas déranger votre femme?"
"Je n'ai pas d'épouse, ni amante, mais un amant..." répondit Hadès le sondant des yeux pour voir sa réaction."Et ça ne le dérangera pas" ajouta-t-il.
"Ah... mais alors...pour vous remercier, je m'occupe du repas de ce soir..."
"Vous savez ce n'est pas nécessaire! Il me suffit de donner un coup de téléphone à un traiteur pour qu'il me livre."
L'homme alla jusqu'à son sac de voyage et en tira un portefeuille, qu'il mit dans sa poche avant de pantalon. Il se tourna sur Hadès et lui énonça:
"J'insiste ... Je vais acheter ce qu'il faut ..."
Ares jubilait comme cela avait été facile, un vrai jeu d'enfant... Le loup était entré dans la bergerie et il ne sera satisfait que lorsqu'il les aura tous dévorés.
Appartement de Rhadamanthe:
L'avocat ouvrit la porte de son appartement. Il était content, l'entretien s'était déroulé à peu près bien. Hadès avait consenti à abandonner la garde de Kiki. Maintenant il ne restait plus qu'à signer les papiers. Il allait pouvoir enfin se consacrer entièrement à son amour :
"Kanon! Je suis là..."
Il regarda son courrier, rien d'intéressant. Il le reposa d'un geste vif, regardant autour de lui. Lorsqu'il aperçut une paire de jambes dont les pieds étaient chaussés d'escarpins à talons aiguille, son regard fixa le fauteuil. De là où il était, il ne pouvait la voir complètement, mais ces jambes-là, il savait très bien à qui elles appartenaient. Il contourna le canapé et se planta devant Pandore.
"Qu'est-ce-que tu fais ici?!"
"Bonjour...je suis venue rendre visite à mon mari"
"Où est Kanon? Qu'est ce que tu lui as dit?"
"Tu veux parler de ce rustre qui était là quand je suis arrivée?"
"Fais attention à toi !" gronda l'Anglais
Pandore regarda ses ongles, ne répondant pas de suite, puis lâcha un soupir:
"Méchant...tu ne m'as pas encore embrassé...". Elle se leva, s'étirant comme un chat et minauda en plaçant ses bras autour du cou de Rhadamanthe. " Amour... tu m'as tellement manqué..."
Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa, passant ses doigts dans ses cheveux pour mieux le tenir contre elle. Rhadamanthe resta de marbre et la repoussa d'un geste sec. Indifférent à sa déconvenue, il lui redemanda froidement:
"Qu'est-ce-que tu as dit à Kanon?!"
"Pff...rien, sinon que j'étais ta femme "
"Tu ne l'es plus depuis une semaine... le divorce a été prononcé"
"Oui, mais tant que l'on n'a pas reçu les papiers, je m'appelle toujours de Wyverne..."
"Tu vas prendre ta valise et déguerpir de chez moi et je ne veux jamais- plus -te- revoir ..."
Les poings de Pandore se compressèrent, si fort que ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau.
"Oui je pars ! Mais avant... sache, mon cher, qu'il l'a très mal pris et je peux même t'assurer que tu l'as perdu pour toujours!" rétorqua-t-elle les dents serrées.
Se reprenant aussitôt, elle prit sa valise et se dirigea vers la porte d'une démarche fluide et sensuelle Rhadamanthe ne s'embarrassa pas à la suivre, il resta immobile, la regardant partir. Une fois la porte fermée. Il prit son portable et essaya de joindre Kanon.
La rue Patission:
Shiryu et Shun attendaient Minos dans la rue Patission qui regorgeait de monde. Ils regardaient la vitrine d'un magasin quand ils virent son reflet dans la glace descendre d'un bus. Une fois le véhicule redémarré, il les rejoignit en leur demandant:
"Alors? On joue aux détectives!"
"C'est seulement pour aider Aiolia...enfin...il ne le sait pas..."
"Oui, parce qu'il passe tout son temps avec Sylphide pour cette enquête et moi je ne le vois presque plus..."soupira Shun
"Hum...alors on commence par quoi? Shiryu, tu m'as parlé de poubelles?"
Ladite personne regardait autour de lui, surpris de voir tant de monde et de nombreux immeubles.
"Minos... il faut trouver le bâtiment de Valentine avant!" Il sortit de sa poche de jean un bout de papier et le tendit au Norvégien en lui demandant:
"Tu connais? C'est l'adresse...". Voyant le regard surpris de Minos, il ajouta un sourire espiègle sur les lèvres," Au commissariat, pendant que Shun monopolisait Aiolia, j'ai eu le temps de la voir. "
"Oui... on a même écouté distraitement leurs conversations...maintenant on sait que l'amant a les cheveux et les yeux noirs, il a un tatouage représentant un Sphinx, Sylphide l'a dit au commissaire Dégel tout à l'heure..."
"Comme le briquet..." continua Shiryu
"Et...vas-y...Dis à Minos, ce que tu penses sur la nationalité de cet amant..." ajouta Shun enthousiasme
"Je pense qu'il est Égyptien … Valentine ce soir-là, m'a dit que le continent d'Asie touchait le pays de son amant qui est le continent Africain et je ne vois que l'Égypte." Finit Shiryu en levant les épaules.
"Ouais...bon moi, en tout cas je suis nul...les poubelles c'est pour trouver le briquet? Le bâtiment que vous cherchez se trouve là-bas..."leur montra de la main Minos.
Une fois devant l'immeuble, ils entrèrent dans le hall pour voir si on pouvait sortir par derrière, car d'après Minos c'est ce qu'il aurait fait, pour passer inaperçu. Tout à coup, ils entendirent le nom de Valentine. Un couple, sûrement des locataires, parlait à une vieille femme, qui leur dit :
"Oh le pauvre garçon... je l'ai vu vendredi matin avec son collègue...il était si gentil quel dommage! Vous savez de quoi il est mort? "
"Les policiers ne nous ont rien dit, ils ont interrogés tous les locataires à propos d'un ami qui lui rendait souvent visite. Un jeune homme aux cheveux noirs ...comme vous n'étiez pas là, les policiers vont certainement venir vous voir "
"Oui sûrement...j'étais chez ma fille qui est venue me chercher samedi matin et je suis rentrée depuis peu de temps."
Le couple sortit et la veille dame se dirigea vers l'ascenseur. Ils la virent disparaître derrière les portes de l'ascenseur qui se fermèrent sur elle. La même pensée traversa leur esprits, instinctivement et d'un commun accord, leurs yeux fixèrent le bouton qui indiqua l'étage où elle se rendait, le troisième, c'est à dire le même que celui de Valentine. Nos trois apprentis détectives se regardèrent sidérés de leur aubaine.
Une fois qu'ils eurent quitté la personne âgée, nos trois Sherlock Holmes étaient dans une ruelle fouillant les poubelles, contents de ce que la septuagénaire leur avait appris. Maintenant, ils savaient qu'une personne, autre que le Chypriote, était sortie de l'appartement de Valentine pendant la nuit de vendredi à samedi.
Deux heures plus tard, après avoir été se rafraîchir aux sanitaires du café, ils étaient installés à une petite table dehors dégustant un coca glacé bien mérité. Malheureusement ils n'avaient pas trouvé de briquet dans les poubelles. Poubelles qu'ils n'avaient pas été les seuls à fouiller. Shiryu et Shun avaient été déconcertés de voir deux personnes pauvres qui ne cherchaient pas comme eux, un briquet, mais plus tôt de la nourriture.
Après un moment Minos les sortit de leurs rêveries:
"Eh un sous pour vos pensés ... cela vous a vraiment perturbés de voir ces gens fouiller dans les poubelles!"
"Oui...même si je savais que le taux de chômage avait encore augmenté...tant que l'on n'a pas la misère devant ses yeux. On a du mal à s'imaginer ce que vivent certaines personnes." murmura Shiryu
"En fait, on a vécu sur notre île sans savoir ce qui se passe ailleurs et pourtant presqu'à notre porte " Ajouta Shun gêné
"Au cas où vous l'auriez oublié, vous n'avez pas vraiment eu le choix ...et, avoir vidé vos poches et les miennes par la même occasion, pour donner à cette femme tout l'argent qu'on avait était très charitable...mais, maintenant on fait comment pour prendre le bus? Parce que d'ici à la maison d'Aioros y'a un sacré bout!"
Shiryu les regarda ouvrant grand les yeux, il eut un petit sourire crispé.
"Avec quoi on va payer les cocas?"
"...?"
Shun devint blanc d'un coup et chuchota:
"Qu'est ce qu'on va faire? "
"Bon y'a pas trente six solutions... on va partir un à la fois aux toilettes. Je crois avoir aperçu une porte donnant par derrière. Shun tu y vas en premier et s'il n'y a pas de porte tu reviens, après ce sera ton tour Shiryu. Pour ne pas que ça fasse louche, avant de vous rejoindre, je passe une autre commande et demande qu'il nous apporte l'addition en même temps."
"Et si il n'y a pas de porte?"Demanda Shiryu pas très convaincu du plan de Minos.
"On avisera...allez à toi Shun."
Ledit Shun ne bougea pas d'un pouce comme cloué sur place. Regardant Minos comme s'il avait perdu l'esprit.
"Je ne peux pas faire ça...je suis désolé mais ..."
"Ok alors on appelle qui? Aiolia? Angelo? Aioros? Je pensais qu'Aiolia vous avait interdit de vous mêler de cette affaire? Que non seulement c'était dangereux, mais que vous pouviez avoir des ennuis avec la police. Donc pas Aiolia,...Aioros? Hors de question. Reste plus qu'Angelo"
"Non! Il va encore me traiter de gamin." S'écria Shiryu.
"Bon j'y vais..." leur dit Shun en se levant, il se dirigea vers les sanitaires sans se retourner le cœur battant à cent à l'heure. Sur place il vit que Minos avait raison il y avait bien une porte. Il l'ouvrit et vit qu'elle donnait sur le derrière où il y avait une petite rue .Shun fit semblant de se laver les mains au lavabo. Shiryu arriva à son tour suivi presque aussitôt par Minos.
Ils sortirent discrètement par la porte de derrière, firent plusieurs pas quand ils entendirent :
"Eh là-bas..."
Il n'en fallut pas plus à Shun qui pris de panique commença à courir suivi par ses deux compagnons.
Ils tournèrent au coin de la rue et quand ils furent certains de ne plus être poursuivis, ils s'arrêtèrent pour reprendre leurs respirations.
"Waouh...je pensais qu'il n'allait pas nous lâcher..."Souffla Shiryu qui se mit à rire donnant une tape sur l'épaule de son frère, " Je ne suis pas prêt d'oublier l'air que tu as eu quand le serveur a crié".
Soulagés de ne pas avoir été rattrapés, ils se mirent à rire. Sentant son portable vibrer dans sa poche de jean, Minos le sortit et vit sur l'écran que c'était Aioros. Après un instant d'hésitation, il prit l'appel.
"Oui?"
Minos s'éloigna un peu et les deux frères n'entendirent que la fin de conversation.
"Ah oui...eh bien sache que je rentrerai quand j'en aurai envie! J'ai aucun compte à te rendre!"
Sur ces mots colériques, il ferma son portable sous les regards consternés des deux frères.
"Minos?!"
"Quoi?! Écoute Shiryu... ce qu'il se passe entre moi et Aioros ne te regarde pas. Je trouve que tu es bien mal placé pour me faire la morale. Surtout lorsqu'on voit la façon dont tu te comportes la plupart du temps envers Angelo. Entends bien, que je ne dis pas que tu es en tort! Mais dans ce cas personne ne sait le pourquoi de ton comportement. Alors ne t'occupe pas du mien "
Shiryu échangea rapidement un regard avec Shun. Esquissant un sourire, il répliqua calmement, nullement froissé, des propos tenus en son encontre par son ami.
"Je n'ai fait que prononcer ton prénom... mais je ne te contredirai pas sur mes accès d'humeur vis-à-vis d'Angelo. Néanmoins sache que mon comportement ne regarde que moi et lui."
Minos haussa les épaules en soupirant, la mine légèrement contrite, il déclara:
"Désolé Shiryu,...pour être honnête, c'est après Aioros que je suis en colère et j'ai déversé ma mauvaise humeur sur toi"
" Querelle d'amoureux ne dure jamais longtemps." Ajouta innocemment Shun
Le Norvégien eut un sourire désenchanté,
"Ouais c'est ça ...querelle d'amoureux."
Shiryu regarda Minos avec un visage soucieux. Il se demanda ce qu'il avait pu se passer entre lui et le Grec, pour que le Norvégien soit ainsi rempli d'amertume. Mais ce n'était ni le moment ni l'endroit pour en discuter.
Magasin de Shaka:
L'Indien faisait les comptes de la journée, quand il entendit la porte s'ouvrir et se fermer. Il releva la tête et vit Shura venir vers lui. L'Espagnol fronça les sourcils en voyant son air triste. Inquiet il lui demanda
" Qu'est ce qui ne va pas mon amour?!"
" J'ai reçu un appel de la sœur de l'épouse d'Amista. Mon cousin et sa femme ont eu un terrible accident de voiture... ils sont morts sur le coup. "
"Mon dieu...et le petit... il était avec eux?"
"Non heureusement ...pauvre enfant que va-t'il devenir maintenant? "
"Peut être que sa sœur va l'adopter?!"
"Humm... je l'ai eue au téléphone... L'enterrement se déroule jeudi matin"
Shura prit le visage de Shaka entre ses mains et l'embrassa tendrement. L'Indien se retrouva dans une étreinte qui se voulait chaleureuse et réconfortante.
"Je m'occupe des billets d'avion "Lui dit-il en caressant ses doux cheveux blond avec tendresse...
À suivre.
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
