Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA – Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide pour sa correction et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.

Léa26, merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira également.

Marine, merci à toi! Ares et Pharaon côtoient de trop près les frères et Hadès, tu as peut être raison d'avoir peur.

Camillou, merci, voici la suite en espérant qu'elle continue à te plaire^^.

Bonne lecture.

Chapitre 13

Athènes, lundi fin d'après midi.

Kanon déposa sur le bar le dernier billet qu'il avait sur lui pour commander un autre verre de vodka. Le barman le considéra avec inquiétude, lui qui avait dû subir depuis son arrivée ses plaintes incompréhensibles au sujet de son fourbe ex-petit ami.

Un nouveau client entra dans le bar et fit un signe de tête au barman, lui faisant comprendre qu'il prenait le relais auprès de son ami. Il s'approcha du Grec, qui n'avait pas particulièrement réagi à son arrivée.

"Kanon?"

" Qu'est-ce que tu fous là? » râla l'interpelé en se prenant la tête à deux mains.

" On m'a appelé."

Regardant le barman le médecin le tança:

"Ni...kos! J' t'ai pas de...de...mandé de... de l'ap...peler?!"

Le barman se contenta de lever les épaules et d'aller servir un autre client.

"Il a bien fait...mais dis-moi ...tu en as bu combien de verres?"

"...sais plus ... tu... tu sais... c'est un...un... sssa...laud de men...teur..."

"Qui?"

"L'au...te L'foiré!"

"Allez viens...te saouler ne va rien arranger, seulement te donner un affreux mal de tête !"

Angelo saisit Kanon par le bras voulant l'aider à se lever, vu l'état d'ébriété où il se trouvait.

"Non...j'peux tout...seul..."

Ayant repoussé la main de l'Italien, il se leva et jugea qu'il valait mieux pour sa stabilité de s'agripper de l'autre main au bord du bar. Soupirant Angelo le regarda avancer d'un pas plus qu'incertain et le suivit pour l'aider à monter dans la voiture.

Maison d'Angelo:

Shiryu venait de jouer pendant une heure au foot avec ses frères et Aiolia. Ledit Aiolia qui avait manifesté sa colère en rugissant contre lui et Shun, quand il avait appris qu'ils avaient mené leur enquête, malgré son interdiction. Puis, il avait complètement craqué devant les yeux larmoyants de Shun. Mais, il leur fit promettre de ne jamais plus recommencer. Soulagés les deux frères s'empressèrent de le rassurer. Quoi que, sans le montrer, notre cher détective avait eu l'air très intéressé à ce que leur avait dit la septuagénaire.

Le jeune Japonais sourit en repensant à la façon dont Aiolia s'était fait fléchir par Shun. Faut dire que son frère avait trouvé la parade, il suffisait simplement que ses yeux se mouillent un peu, pour que le détective fonde aussitôt. Ils s'aimaient très forts ces deux-là! Il était à ses réflexions, quand une petite moue triste se forma sur son visage. Entre lui et Angelo, leur amour était-il aussi fort? Lui l'aimait tellement, mais il doutait de celui de l'Italien ...non...il était injuste ...s'il y avait un malaise dans leur couple, ce n'était pas la faute d'Angelo, mais la sienne. Si seulement, il pouvait lui laisser la possibilité de lui faire oublier ... de le laisser lui apprendre l'amour.

Il resta un moment à contempler la mer, ses pensées dérivèrent vers Pharaon, le pauvre ! Il se demandait où l'Égyptien allait dormir ce soir et qu'est ce qu'il allait faire pendant cette semaine. Surtout que Shaka allait fermer le magasin plusieurs jours.

Il sentit un souffle dans son cou, puis deux bras puissants lui entourèrent la taille.

"Hé... tu m'as fait peur!" s'écria Shiryu en sursautant.

"Hum...je voulais pas t'effrayer simplement une envie de prendre mon chaton dans mes bras. Tu y vois un inconvénient? Ajouta ce dernier avec malice. Je peux aussi te lâcher..."

"NONNN... je...je pensais à Pharaon".

Shiryu avait parlé avec précipitation et anxiété, déjà le contact du corps d'Angelo contre son dos lui manquait. Celui-ci reprit le jeune homme contre lui avec un évident plaisir et ils restèrent ainsi de longues minutes, les mains jointes sur l'abdomen du Japonais, la tête de ce dernier appuyée sur l'épaule d'Angelo. L'Italien commença à titiller le cou de Shiryu avec de petits baisers, ce dernier se retourna et leurs bouches se joignirent dans un fiévreux baiser. Les mains d'Angelo passèrent sous le tee-shirt de Shiryu. Quand il sentit celui ci se figer, il les retira, soupirant intérieurement. Quand le gamin lui fera-t-il assez confiance pour lui permettre d'aller un peu plus loin que des baisers ?

"Pharaon?"

"Oui... tu sais le jeune homme qui est intervenu pour me défendre au magasin."

"Hum...et pourquoi tu penses à lui?" Demanda l'Italien regardant Shiryu dans les yeux, les sourcils froncés

"Monsieur est jaloux" répliqua Shiryu un petit sourire mutin aux lèvres.

"Moi...jaloux?! Puff..." Il resserra alors son chaton plus encore contre lui et l'embrassa avec une tendresse infinie.

Le lendemain matin:

Lorsque Kanon se réveilla, il faisait jour et le soleil filtrait à travers les persiennes. Il lui fallu quelques secondes pour se rappeler où il était. Puis la mémoire lui revint et son cœur se serra. Quelle cruelle ironie! Lui qui se targuait d'être un célibataire endurci. Il avait des amants d'un soir ou plus, une vie sexuelle bien remplie, ni amour, ni indifférence et il était heureux ainsi. Mais ça c'était avant! Il a fallu qu'il rencontre ce type. Pour en devenir raide dingue, fou amoureux.

Tout ce qu'ils avaient vécu, n'était-ce que mensonges ? Toutes ces déclarations, ces serments, à quoi avaient-ils servi ? Sans aucun doute à l'amadouer pour mieux le faire tomber dans son piège ou plutôt dans son lit. Des larmes de frustration et de colère s'échappèrent de ses paupières closes, tandis qu'il secouait la tête, honteux et furieux contre lui même.

Il se leva difficilement, comme épuisé par une nuit sans sommeil, ou plutôt trop alcoolisée. Sa tête allait exploser, il avait l'impression qu'un marteau piqueur s'était installé dans son crâne.

D'un mouvement maladroit, l'homme se fraya un chemin entre ses vêtements éparpillés, sortit de la chambre et traversa le couloir vers la salle de bain. Il lui fallait un anti-douleur à tout prix! Il ouvrit l'armoire à pharmacie et en sortit le médicament, le mit dans la bouche, ouvrit le robinet faisant couler l'eau dans la paume de sa main et avala le cachet. Il resta un moment les deux mains appuyées sur le lavabo, la tête penchée en avant. Puis la redressa et se regarda dans le miroir. Ce n'était pas beau à voir! Les traits tirés, les yeux rougis et légèrement gonflés, il avait une mine affreuse !

Villa d'Angelo:

Angelo, Aiolia et leurs deux compagnons, pour l'un son chaton et pour l'autre son lutin, prenaient un petit déjeuner copieux sous le bavardage incessant du petit garçon roux. Le Grec hésita un moment puis se décida:

"Shun ...je dois partir. Mon frère a réussi à avoir un rendez-vous avec Julian en début d'après-midi et là, je dois retrouver Sylphide ..." Voyant que Shun déchiquetait son croisant la mine boudeuse, il ajouta: "Mon ange! Demain je te promets qu'on aura la journée pour nous seuls..."

Aiolia prit le menton de son petit lutin entre ses doigts et lui releva la tête pour l'embrasser tendrement.

"Tu m'accompagnes à la voiture?"

Shun se leva et prit la main que lui tendait son amant, le suivant la mine maussade.

Entendant la sonnerie du téléphone, Angelo se leva pour aller répondre, se demandant comment il allait bien dire à son chaton que lui non plus ne serait pas là de la journée. Il avait vu la réaction mécontente de Shun, alors Shiryu !

Le dit Shiryu regardait d'un air horrifié son chaton et la basket d'Angelo où Démon n'avait pas trouvé mieux que d'y faire ses excréments. Il prit la chaussure en grondant le petit diable. Il portait bien son nom celui-là, c'était le plus terrible des trois, suivit de peu par Tigrou. Le chaton ne se souciait nullement de ses recommandations. Le snobant il trouva plus intéressant de mordre la queue de Caillou .Soupirant il prit la chaussure pour la nettoyer, avant que l'Italien ne voit les méfaits du chaton, surprenant au passage le regard rieur d'un petit rouquin qui se retenait de rire.

"Kiki? C'est la maman de Johann. Ils font une sortie en mer et elle demande si tu veux aller avec eux."

"Oh oui!" Lui répondit le garçon d'une voix joyeuse, les yeux pétillants de contentement de revoir son ami.

"Tu as entendu? Il est plus que content. Je le récupère vers quelle heure? "

" Dix huit heure cela te convient?"

" Oui ... "

L'architecte parla encore un petit moment avec Helena en se réservant un café puis une fois la conversation terminée, il raccrocha. Son regard chercha son chaton aux yeux verts et il le vit revenir avec sa basket.

"Ne me dis pas ...que Démon a encore ..."

"Si...Angelo à propos de Pharaon ..."

"Non..."

Shiryu pinça ses lèvres foudroyant l'italien du regard. Il prit son bol sans un mot et alla le mettre au lave vaisselle suivit d'Angelo qui lui prit doucement le bras le retournant face à lui et qui vit que le jeune homme faisait une moue toute mignonne signifiant clairement qu'il était mécontent.

Comment pouvait-il résister à une bouille aussi adorable ? Il se pencha et l'embrassa tendrement sur la bouche.

"Shiryu ... ?" Dit-il d'un ton doux.

" Hum ?"

"Pourquoi tu t'inquiètes à ce point pour ce jeune homme?" Murmura-t-il.

"Je ne sais pas ... Le contexte peut-être ou rendre à quelqu'un l'aide que j'ai... qu'on a reçue ... Qu'est ce qu'on serait devenu si on n'avait pas lié connaissance avec Aldé? S'il ne nous vous avait pas fait rencontrer? Vous nous avez pris sous vos ailes ...surtout toi...tu as été et tu es là! Tu as rendu la joie de vivre à Kiki. Il t'adore tu sais..."

"Et bien! C'est assez rare venant de toi de dire ce genre de choses... " Répondit Angelo un petit sourire ému au coin des lèvres.

"Angelo...on y va? "S'impatienta Kiki qui revenait de sa chambre avec son sac à dos en toile orange rempli de poches. Sur le devant, il y avait un filet marron ainsi que des bretelles réglables de la même couleur.

"J'arrive...Je dépose ce petit garnement et je reviens te chercher ... Shun tu vas aussi au magasin?" Ajouta-t-il le voyant venir vers eux.

"Tu peux me déposer chez Aphro ? Je vais voir Ikki, je viens de l'appeler, on va passer la journée ensemble "

"Angelo je ne vais pas au magasin j'ai..."

"Oh...tu vas te retrouvé seul alors...je ne serai pas là de la journée..."Voyant Kiki qui s'impatientait, il prit ses clefs de voiture et courut derrière le garçon qui était déjà à la portière du véhicule.

Interdit Shun regarda son frère.

"Tu n'avais pas prévu cette journée avec lui?"

"Si...j'aurai du lui en parler hier... bah ce sera pour une autre fois." Ajouta-t-il avec un sourire triste.

Appartement de Shura:

Shaka fut réveillé doucement par quelques rayons de soleil. Il ouvrit les yeux et regarda son amour nu à côté de lui qui dormait encore. Le blond se leva doucement pour ne pas réveiller son bel Hidalgo, mit son boxer et alla préparer le petit déjeuner. Aussitôt Shura s'agita un peu et ouvrit les yeux ne sentant plus la présence de l'homme qu'il aimait. Il sortit du lit, passa une robe de chambre et se dirigea vers la salle de bains. La porte étant fermée, il haussa les épaules et se rendit du côté de la cuisine où il trouva le blond qui se démenait avec des tartines grillées, un peu trop grillées même. Souriant de l'entendre maugréer, il s'approcha de l'Indien.

"Un peu d'aide?"

Shaka se retourna et embrassa les douces lèvres de son amant. Shura posa ses mains sur les hanches du blond qui sourit alors sur ses lèvres.

"On prend le petit déj' dehors?"

"Oui... mais ajoute un bol. Ton frère est réveillé."

"Hum...Tu l'as vu? Il va mieux?"

"Je ne sais pas...il était dans la salle de bains. Tu ne vas pas aller sur le balcon en boxer?!" demanda l'Espagnol levant un sourcil moqueur.

"Oups...je vais passer un peignoir."

Quelques instants plus tard, ils buvaient pour l'un un café et l'autre un thé en parlant du rendez-vous de Shura au tribunal avec Angelo et les trois frères le lendemain matin.

" Tu sais ...Rasgado était ami avec le juge Regulus et il connaît aussi Angelo ... Au fait ils les convoquent simplement pour suivre la procédure judiciaire" Ajouta Shura

"Hum... dans tout ça, Hadès s'en sort un peu trop facilement à mon goût. Ce n'est pas juste..."

"Oui je sais bien mais, son avocat..."

" Est un fourbe, un menteur...un sale connard..."

"Bonjour Kanon...un café?"

Shaka se leva et versa le breuvage noir dans un bol qu'il remplit et le tendit à son frère qui s'était assis face à Shura. Le médecin mit sa tasse à ses lèvres et avec une grimace de dégoût, il maugréa.

" Bon sang! Il déterrerait un mort."

"Justement, rétorqua l'avocat, c'est la tête que tu as."

"Ouais...je voudrai bien t'y voir si tu venais d'apprendre que Shaka était marié!"

"Je ne sais pas quelle réaction j'aurai ...peut être la même que la tienne. Mais avant tout j'aurais eu une conversation avec lui. Ce qui à mon avis, tu devrais faire car pour l'instant tu n'as que les dires de cette femme. Tu le condamnes, tu le traites de fourbe, mais tu n'as pas répondu à un seul de ses nombreux appels. Alors au lieu de t'apitoyer sur ton sort, va le trouver et pose lui carrément la question en face"

Le portable de Kanon se mit à sonner, il regarda l'écran et vit le nom de celui qui l'appelait. La même personne qui l'avait harcelé toute la nuit. Il resta figé pendant un moment puis son doigt trouva la touche en s'éloignant de ses deux alter ego et il entendit:

"Kanon...? Je...je dois te voir il faut que je t'explique...il faut que tu comprennes..."

" Cette personne était- elle ta femme...oui ou non?"

Kanon fronça les sourcils, qu'est ce qu'il attendait pour lui répondre? Sa question était pourtant simple. Son cœur commença à battre plus vite, un instant il avait espéré. Mais quel con il pouvait être ! Il suffisait qu'il entende sa voix pour...

" Je ne le suis plus...marié "

"...depuis quand?"

" Une semaine... Kanon! Je dois ...Il faut que je..."

"Sale menteur! Tu m'as baratiné pour que je vienne vivre avec toi. Tu m'as dit que tu m'aimais...qu'il n'y avait que moi dans ta vie...mais tu as oublié de me dire que tu étais marié!"

"Non! Ce n'est pas ce que tu crois! Il y a longtemps que je voulais divorcer. Mais..."

"C'était la dernière fois que tu me mentais Rhada... je ne veux jamais plus te revoir ... ja...mais...plus!" Articula d'une voix des plus glaciale le Grec

"Non...attends! Je..."

Kanon n'entendit pas la fin coupant brutalement la communication. Il prit une grande inspiration, battit plusieurs fois des paupières pour empêcher ces traîtresses de larmes de sortir et alla rejoindre son frère et Shura sur le balcon.

"Vous partez demain pour l'enterrement d'Amista et de sa femme?"

"Oui" répondit Shaka devinant ce que son frère allait dire.

"Je vais voir sur l'ordi s'il reste une place sur votre vol ... j'viens avec vous..."

Shura secoua la tête navré que son ami réagisse de cette façon. Kanon tourna les talons et entendit l'avocat lui crier dans le dos :

"La fuite n'est pas la solution..."

Le médecin claqua la porte du bureau n'entendant pas la fin de ce que lui disait l'Espagnol. Il savait qu'il avait raison. Il était un lâche de prendre la fuite. Ce qu'il éprouvait pour Rhadamanthe n'allait pas disparaître comme ça par enchantement et un jour ou l'autre il devra faire face. Mais pas pour l'instant, là il avait trop mal.

Chez Rhadamanthe

L'avocat fulminait, il regarda son portable et le claqua violemment sur son îlot de cuisine. Kanon lui avait raccroché au nez! Bien que cela ne devait pas l'étonner vu son sale caractère de cabochard, têtu, insoumis... mais...Rhadamanthe se leva de son tabouret et il alla regarder par la fenêtre... Mais...en même temps, il pouvait être si tendre, parfois un peu enfantin. Les lèvres de l'Anglais s'étirèrent en un rictus amer en pensant qu'il avait peut être tout démoli, gâché leur relation.

Rhadamanthe ferma les yeux et soupira. Hier il s'était rendu chez Kanon pour s'expliquer, lui demander pardon et surtout lui dire qu'il avait mal, mal à en crever, qu'il n'arrivait pas à imaginer son existence sans lui... qu'il l'aimait comme un fou. Mais... pas de Kanon non, par contre, il avait été reçu par son maudit frère Saga qui l'avait mis dehors en lui disant qu'il n'était pas là. Il avait attendu dans sa voiture, mais au bout d'un moment, il s'était décidé à rentrer chez lui. Connaissant cette tête de mule, il avait sûrement passé la nuit ailleurs.

Appartement d' Hadès au même moment

Eaque sortait de la salle de bain, habillé d'un jean noir et d'un polo blanc, il se dirigea vers la cuisine et se versa un café. Ne voyant pas Hadès, il supposa qu'il était dans son bureau. Arrivé devant la porte, il frappa sur le panneau de bois et attendit une réponse qui vint aussitôt.

"Entre!''

"Ton invité est parti?"

"Depuis une bonne heure..."

"Ah... il a oublié sa valise? Parce qu'elle est encore dans l'entrée."

"Non il n'a rien oublié...il avait un rendez vous et il revient après. Il doit visiter une villa et je lui ai proposé de le conduire...en quoi cela t'intéresse?"

Hadès quitta son ordinateur portable des yeux pour les lever vers lui. Il se leva, fit le tour de son bureau, lui prit le menton et souleva son visage pour lui arracher un baiser vorace. Puis il quitta ses lèvres en soufflant d'une voix rauque.

"Hum ... si j'avais le temps, je t'aurais pris là sur mon bureau ...mais Alexis va bientôt arriver...quoi que... si je lui proposais une partie à trois, il ne dirait peut être pas non... après tout, tu dois avoir l'habitude vu ton métier... Alors...Tu es d'accord pour que je propose tes services à mon invité ... ?"

Eaque ne préféra pas répondre à ce genre de provocation sachant très bien qu'il n'en ressortirait pas vainqueur.

"Après tout, tu es une pute que je paie pour assouvir mes envies ..."

Le Népalais eut mal à ces mots, ne laissant pas paraître sa déception un seul instant. Inébranlable, il haussa les épaules en jouant l'indifférent, bien qu'il eut l'envie soudaine de lui envoyer son poing dans la figure.

Hadès savait pertinemment qu'il le faisait souffrir. Mais Eaque voyait bien qu'il s'en fichait comme de sa dernière chaussette, du moment que lui y trouvait son compte. Il était sa propriété, son jouet dont il se servait lorsqu'il en avait besoin. Bien qu'il en veuille atrocement à Hadès de lui faire subir ça, il s'en voulait également à lui-même. Il pouvait mettre fin à tout ça en claquant la porte. Mais sortir l'avocat de sa vie était bien plus dur encore, que tout ce que celui-ci lui faisait endurer.

"À trois? Si c'est un de tes fantasmes, pourquoi pas!'' se contenta-t-il de répondre, enjôleur.

Hadès se rapprocha lentement de Eaque qui crut un instant que l'avocat allait l'embrasser mais qui finit par simplement lui murmurer d'une voix mielleuse:

"Désolé...mais pas pour aujourd'hui... "

Pendant ce temps à un autre endroit d'Athènes:

Deux personnes étaient penchées sur un ordinateur portable regardant la villa que l'égyptien avait dénichée la veille au soir. Ares d'un air satisfait, secoua la tête d'un signe affirmatif quand Pharaon lui dit qu'il avait réussi à avoir un rendez-vous pour une visite et la remise des clefs à quatorze heures.

"Cette maison a bien une cave sans fenêtre?"

"Oui et pas de voisin ... "

"J'aime quand tout fonctionne selon mes plans... et toi tu as réussi à t'immiscer dans la vie des frères ?"

" J'ai joué le grand jeu en disant que mon compagnon me battait que je ne savais pas où aller, que j'étais à la rue... tu aurais vu Shiryu... Il a tout gobé"

Ares plissa les yeux en lui demandant:

"Il t'a invité à loger chez l'architecte?"

Voyant le pas en arrière que fit instinctivement Pharaon pour s'éloigner de lui, Ares devina que non. Un sourire machiavélique apparut sur le visage du tueur. L'Égyptien n'eut pas le temps de réagir qu'un coup de poing violent l'envoya valser contre le mur.

"Tu devrais pourtant savoir que je n'aime pas être déçu! " siffla Ares qui le releva par le haut de son tee-shirt .Il prit son visage entre ses mains essuyant le sang sur sa lèvre du pouce, puis le toisa froidement. "Plus crédible comme cela ...tu ne trouves pas?" Le tueur se pencha et articula appuyant bien sur chaque mot :

"Ne... me... déçois... plus...compris !"

"Oui...ce...ce soir...je dors chez eux..."

"Bien...je dois partir... nettoie l'appartement pour les empreintes ...et n'essaie pas de me joindre, c'est moi qui te contacterai"

Sur ces recommandations, il mit l'ordinateur portable dans son sac à dos qu'il avait en arrivant et sans un regard pour le jeune homme, il sortit.

Athènes:

Angelo avait déposé Shun chez Aphrodite. À présent il essayait de trouver une place pour se garer pas trop loin du magasin. En voyant une, il fit un créneau et une fois garé, il tourna la clef de contact pour arrêter le moteur. L'Italien lança un regard de coin à Shiryu qui n'avait pas desserré les dents depuis qu'il savait qu'il devait se rendre chez Queen.

"Shiryu...c'est pour mon travail..."

"Tu es en vacances ! Cela ne pouvait pas attendre que tu reprennes?"

"Non, entre l'Hôtel de Shion et la maison qu'Aioros a achetée, entre autres, vois-tu...je vais être débordé...Alors arrête de réagir comme un gamin!"

"..."

"Et aussi de faire la tête..." ajouta Angelo

Sans répondre le jeune homme rempli de colère et d'indignation, descendit du véhicule en claquant la portière suivit d'un Italien qui marmonnait dans sa barbe. Ils entrèrent dans le magasin et virent Shaka derrière le comptoir qui en les voyant arriver leur fit un signe en souriant.

Voyant l'air ronchon de Shiryu, il lança un regard surpris à l'architecte qui pour toute réponse haussa les épaules:

"Normalement tu ne travaillais pas aujourd'hui?" Demanda Shaka au jeune Japonais, puisque celui ci lui avait dit hier qu'il prenait sa journée.

"Oui...mais comme je me retrouve seul autant venir t'aider... je vais remettre des ceintures sur les présentoirs. Hier on en a vendu pas mal..."

Le blond regarda Shiryu qui se dirigeait vers la réserve en fronçant les sourcils, puis il se tourna vers Angelo arborant un air légèrement interrogatif.

" Qu'est ce que tu as de si important à faire ?"

"Je retourne chez Queen pour finir l'évaluation des travaux, je dois lui présenter quelques artisans avec qui je travaille, leur prix sont raisonnables."

"Ah bon?!"

"Oui...j'ai appris pour ton cousin et sa femme ...c'est bien triste."

"Hum... les pauvres, ils étaient tellement heureux surtout depuis la naissance de leur petit garçon "

"Faut espérer qu'il sera heureux chez les personnes qui vont avoir sa garde... tu sais pourquoi le notaire vous convoque ?"

"Non...Shura l'a appelé, mais il n'a rien voulu lui dire. Il nous a donné rendez-vous jeudi après l'enterrement..."

" Peut être que ton cousin vous a légué quelque chose. Bon, je vais voir Shura... "

" Tient donne lui ça." Shaka lui tendit un sac en papier où il y avait deux polos.

L'architecte le prit et jeta un regard sur Shiryu qui parlait avec une cliente. Il hésita un instant, se demandant, s'il devait aller le voir .Mais vu son état d'esprit, il ne préférait pas. Il se doutait que son mécontentement était du fait qu'il allait encore chez Queen... Il pouvait comprendre qu'il soit méfiant envers l'Allemand, mais de ce fait, l'Italien était blessé car le jeune homme doutait ainsi de sa fidélité et dans ce cas, il n'avait pas confiance en lui...

"Oh mon dieu qu'est ce qu'il t'ait arrivé? s'écria l'Indien qui observait horrifié le visage de Pharaon qui venait de passer la porte.

Le cri tira brusquement l'architecte de ses réflexions, il leva la tête et Il vit l'égyptien dont le visage était tuméfié, la lèvre supérieure gonflée et fendue. Shiryu s'étant approché lui demanda doucement:

"C'est ton amant qui t'a fait ça?"

"Oui...je...je ne savais pas où dormir...alors je n'ai pas eu autre choix que de retourner chez lui" murmura l'Égyptien la tête baisée

Shaka le prit par le bras l'emmenant avec lui.

"Viens derrière, je vais nettoyer la plaie..."

Shiryu, qui les suivait du regard le dirigea aussitôt sur Angelo, il fut troublé de rencontrer les prunelles bleu- foncé qui le fixaient intensément.

"Ça te touche vraiment n'est-ce-pas ? "

"Oui..."

Angelo qui ne pouvait résister à ce petit air triste de son chaton, cherchait comment, il pouvait aider l'Égyptien sans qu'il vienne squatter chez lui. Il ne savait pas pourquoi mais, ce jeune homme ne lui inspirait pas confiance...peut être se trompait- il à son sujet, mais... oui...il avait une idée!

"Shiryu, je peux peut être aider Pharaon, "voyant son air surpris, il ajouta," le vieux Marcus, celui qui a le gros clébard Mars..."

"Oh oui ...je vois très bien le chien " Pour sûr qu'il s'en souvenait, il leur avait fait une sacrée peur à lui et Kiki.

" Je sais qu'il loue une chambre d'hôte...je peux lui demander si elle est encore libre...et en plus, il ne demande pas cher!"

" Il faut demander à Pharaon... c'est combien le pas cher?"

"Attends ..."Angelo sortit son portable de sa poche de jean et appela la dite personne. Il laissa sonner un moment puis raccrocha.

"Il ne répond pas...Je retenterai plus tard..., il jeta un bref regard autour de lui. Shaka s'occupait d'un client et Pharaon mettait des cravates sur leur portant, il prit la main du jeune homme et l'emmena dans un coin à l'abri des regards. " Shiryu...tu ne me fais pas confiance? "

"Si...pourquoi cette question? Parce que je ne suis pas content que tu vois Queen... mécontent n'est pas vraiment le mot. Non, le mot serait plutôt dépité... et peut être aussi crainte. "

" La crainte de quoi? Que je couche avec lui... et tu dis que tu as confiance en moi?!"

"Si...je sais que tu es sincère..."

"Mais..."

"Angelo! Tu as trompé Aphro avec ce type... il m'a dit que tu revenais toujours à lui... ce qu'il veut c'est coucher avec toi. Il s'en fout pas mal que tu sois avec quelqu'un. "

"Sache qu'il ne m'a jamais obligé à quoi que se soit ... c'est moi qui ait trompé Aphrodite. Queen est certes quelqu'un de provocant et il n'a jamais caché qu'il aimait le sexe. Mais il a toujours été honnête. Il propose et l'autre a le choix, soit il dit non, soit il consomme et j'ai consommé. Pour être carrément honnête, il m'a fait des avances hier ... Shiryu ... je pouvais très bien coucher avec lui et, tu veux savoir ...je ne l'ai pas fait. Pourquoi? Parce que j'en ai pas eu envie. Je ne dis pas que cela ne l'a pas étonné. Mais il n'y a qu'une personne à qui j'ai envie de faire l'amour, une seule et elle me regarde pour l'instant avec de grands yeux verts incertains .Mais qui vont bientôt virer aux gris d'indignation ou se mouiller d'émotion, en te disant : oh quel homme merveilleux que j'ai. Ah mais que vois-je mon chaton rougit ... est- ce l'ébauche d'un sourire?"

Shiryu ne put s'empêcher de sourire malgré lui, il mit un doigt sur la bouche d'Angelo pour le faire taire.

" ... Excuse-moi Angelo d'avoir douté, tu as raison, aimer c'est aussi avoir confiance en l'autre " souffla-t-il en enroulant ses bras autour du cou de l'Italien et en en capturant les lèvres en un baiser sensuel.

Angelo lui chuchota en lâchant ses lèvres avec regret à cause de l'arrivé d'autres clients.

"Reste le mot dépité...mais là ce n'est plus le moment... trop d'oreilles... on en reparle ce soir."

L'Italien sortit du magasin de meilleure humeur qu'à son entrée. Son chaton embrassait merveilleusement bien ...

Vravrona chez Milo.

Trois jours...trois jours interminables que son Camus était parti. Le ciel n'était plus bleu, le soleil ne brillait plus de la même manière. Même ses amis qui étaient passés le voir, n'avaient pas réussi à le faire sortir de sa torpeur. Soudain il tendit l'oreille. Une voiture venait d'arrêter, il se précipita à la porte pensant y voir Camus... La déception se lut sur son visage à la vue d'Aiolia.

" Bon si tu veux mon avis..."commença le détective rentrant dans le vif du sujet.

"Je me souviens pas de te l'avoir demandé." le coupa Milo

"Non...mais je vais te le donner quand même !... tu lui as bien dit toi même qu'il pouvait aller vivre chez Julian!"

"Oui...mais je ne le pensais pas... "

"Ça je le sais ...mais connaissant Camus il ne reviendra pas … Va le chercher ...arrête de t'apitoyer sur toi même, c'est l'homme de ta vie, tu l'aimes comme un fou. Alors bon sang réagis!"

"Ouais... mais j'ai ma fierté et, aller pleurer chez ce con de Julian jamais..."

"Tu sais quoi? Des fois il faut mettre sa fierté dans son mouchoir, le mouchoir dans la poche et s'assoir dessus!' S'écria Aiolia passablement en colère.

"..."

"Milo ... si tu n'y vas pas et que tu le perds tu t'en voudras toute ta vie."

Son ami fit une grimace et eut un rire grinçant.

"Je sais bien ! Mais la vérité, c'est que j'ai la frousse...j'ai peur qu'il ne revienne pas. J'ai peur qu'il soit déjà trop tard..."

"La peur n'évite pas le danger ...il est où le Milo que je connais? Le Milo qui ne baisse pas les bras, le Milo qui se bat pour ce qu'il a de plus cher au monde?! "

"Je sais... tu as raison ... je lui laisse jusqu'à demain matin et tu peux me croire s'il n'est pas revenu, je vais le chercher. Je n'ai pas dit mon dernier mot". Milo lui montra un papier, " tiens regarde..."

Aiolia prit la feuille que lui tendait son vis-à-vis posa son regard dessus et regarda son ami interdit.

"Tu vas louer un local? Mais ..."

"Je signe demain. J'ai bien réfléchi ...Camus a raison ma passion, c'est la pâtisserie. Je vais ouvrir un salon de thé. Alors tu vois je me bouge..."

"Tu me surprendras toujours ... tu m'excuses mais je dois partir. Je passerai ce soir, tu pourras mieux m'expliquer". Aiolia se dirigea vers la porte, il se retourna avant de partir, "je suis sûr que ça va marcher..."

Milo regarda la voiture démarrer et disparaître de sa vue. Un sourire apparut sur ses lèvres, le premier depuis trois jours. Oui il allait se battre pour lui, pour Camus et pour leur amour.

Maison de Saga

Saga et Mü revenaient d'une promenade, ils avaient marché au hasard des rues de Nea Makri. Parlant joyeusement tout les deux, ils arrivèrent sur la magnifique terrasse de l'architecte et virent Dohko poser un sac de voyage sur une chaise longue. Relevant la tête, il leur fit un sourire et s'assit en leur disant:

"Moi je suis prêt ...il ne reste plus qu'à attendre monsieur Shion"

"Ah...parce que lui non?!Remarque... le contraire m 'eut étonné" Remarqua Mü

"Je vous entends mauvaises langues! Leur cria une voix de la fenêtre de la chambre qui donnait sur la terrasse, je suis bientôt prêt encore quelques minutes..."

"Quoi? Shion !...tu vas te remuer le cul ... oui?!" lui cria le Chinois

Une heure trente plus tard, Mü posa son livre par terre et se leva en s'étirant. Saga allait bientôt revenir de l'aéroport où il avait conduit son frère et Dohko, qui avaient décidé de se rendre à Rodes pour deux, trois jours. Il se dirigeait vers la cuisine pour prendre une boisson fraîche, quand il entendit une sonnerie de portable. Il fronça les sourcils, tiens on dirait celle de son frère. Il se dirigea vers le bruit et vit le portable de Shion dans la pelouse qui jouxtait la terrasse. Il le ramassa, au moment où il allait décrocher la sonnerie s'arrêta .Haussant les épaules il le posa sur la table et après un instant d'hésitation le reprit. C'était peut-être important. Il l'ouvrit et vit que la personne avait laissé un message.

Mü était sous le choc de ce qu'il venait d'entendre. Ses yeux se brouillèrent de larmes, il était tellement content, heureux pour son frère ...Kiki était bien son fils. Shion l'avait senti au fond de lui, au fond de son cœur que le petit garçon était, celui qu'on lui avait enlevé presque dix ans plus tôt. Mû aussi quelque part en lui le savait. Mais malgré cette joie immense, il ne savait pas s'il devait attendre son retour ou l'appeler sur le portable de Dohko. Car il se doutait bien cela allait faire mal à d'autres et Kiki comment allait-il le prendre ? Il sursauta d'un coup, il n'avait pas entendu revenir:

"Tu ne m'as pas entendu? Je...Mü qu'est ce que tu as? "...

"Rien... Shion a oublié son portable et...je l'appellerai demain matin au cas où il chercherait après. "

Cap Sounion:

Shun poussa un soupir de bien être, il venait de passer une journée formidable avec son frère. Ils reprenaient le chemin du retour pour se rendre à la voiture qu'Ikki venait d'acheter. Il sourit en y repensant, son frère n'avait pas arrêté de le prendre en photo, il avait même demandé à des touristes de les photographier tous les deux. Que ce soit avec les vestiges d'une tour de l'enceinte entourant l'Acropole ou le temple de Poséidon... Lui même s'y était donné à cœur joie. Bien qu'ils ne pourront jamais rattraper ces années où ils ont été séparés, ils peuvent essayer de les combler...comme aujourd'hui par exemple où ils avaient parlé d'eux de leurs vies, de leurs joies, de leurs peurs, de ce qu'ils aimaient...de leurs amours.

"Shun, tu restes dormir à l'appart' ce soir?" Sachant ce que son frère allait lui demander, il ajouta en esquissant un sourire,"...Oui ...aussi Aiolia s'il le veut ...Tu sais ça ne se voit peut être pas, mais je l'aime bien ton lion, Enfin tant qu'il ne te fait pas souffrir. Ce qui compte à mes yeux, c'est que tu sois heureux ...tu l'es? "

" Bien sur que je le suis ! Et oui pour ce soir... Ikki je me suis inscrit à l'université et j'ai demandé à Aphrodite si je pouvais vivre chez vous une semaine sur deux, le temps que j'ai mes dix-huit ans. Aiolia ne veut pas que je vive avec lui avant...j'ai eu beau le supplier, le menacer, rien à faire, il ne veut rien entendre ...il est très têtu quand il le veut !". Il leva la tête regardant son frère et ajouta : " Tu sais, je suis heureux de t'avoir comme grand frère...je t'aime onïsan "

Ikki hocha la tête, le cœur gonflé de joie. Il passa un bras autour des épaules de Shun, le serrant contre lui en lui ébouriffant les cheveux de l'autre main d'un geste affectueux.

"Merci petit frère..." dit-il d'une voix émue

Mercredi matin:

Deux corps étaient allongés côte à côte dans un lit aux draps de soie noirs. Ils semblaient sortir d'une étreinte passionnée. L'un des deux se mit sur un coude et regarda son amant dormir paisiblement, il le trouvait incroyablement beau. Son visage reposait sur l'oreiller, ses longs cheveux étaler autour de lui, il admira ses long cils noir délicatement recourbés, sa bouche encore enflée des baisers passionnés qu'ils avaient échangés. Il aimait tout chez lui.

Il laissa errer sa main sur son corps quand il vit deux yeux bleu marine s'ouvrir et le regarder avec confusion.

À suivre

Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.

Bisous