Disclamer : les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA – Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide pour sa correction et merci à Frazyl pour son soutien et son aide.
Marine, merci pour ton gentil com... Je vois que la scène de beuverie a beaucoup plu^^.
Camillou, merci pour ta fidélité!
Bonne lecture.
Chapitre 15
Dans l'appartement d'Hadès, jeudi matin
Eaque reprit conscience avec une toux horrible qui lui déchirait la poitrine. Suffocant, il avait difficilement réussi à prendre son portable dans sa poche de jean. Il venait de composer le numéro des pompiers et essaya de parler. Mais le Népalais en était incapable tellement sa gorge le brûlait. Il ferma les yeux en poussant un petit gémissement. Il allait mourir brûlé dans cet appartement, des larmes de douleur et de peur s'échappèrent de ses yeux rougis par la fumée. Il rampa, essayant de rejoindre l'entrée. Il n'arrivait plus à respirer et il perdit une nouvelle fois connaissance.
Pendant ce temps. Quelque part dans Athènes
Hadès ferma son mobile mécontent. Il venait d'apprendre que Rhadamanthe ne serait pas au rendez-vous, puisqu'il se trouvait à Rodes. Il aurait pu le prévenir avant quand même! Il tapa le numéro du portable d'Eaque. L'avocat fronça les sourcils, cela sonnait occupé. Il contourna une place et repartit vers son appartement. Il repéra un emplacement et manœuvra d'une main habile la voiture pour se garer.
"Regardez! Là haut à la fenêtre...il y a le feu!" s'écria une voix en pleine panique.
Levant les yeux, il fut horrifié de voir que oui, non seulement il y avait le feu, mais c'était de la fenêtre de son appartement que l'on voyait les flammes. Il sortit son portable pour appeler les pompiers. Le marchand d'une petite boutique de l'autre côté de la rue, qui venait de l'apercevoir alla à sa rencontre en lui criant:
" Monsieur...j'ai vu le jeune homme qui vit avec vous entrer ..."
L'avocat n'entendit pas la fin de la phrase. Il se précipita entendant au loin la sirène des pompiers. En courant dans les escaliers, il mit un foulard autour de sa bouche et arriva à son pallier qui se trouvait au deuxième et dernier étage, ne comportant que deux appartements. Il ouvrit la porte et vit la fumée qui envahissait l'entrée ainsi que les flammes qui léchaient les murs. Il chercha Eaque du regard, puis il le vit soudain. Il se précipita vers lui et il souleva dans ses bras le corps inerte, le maintenant contre son torse puissant, il sortit aussitôt de l'appartement. Arrivé au premier étage, il croisa les pompiers aussitôt Eaque lui fut pris des bras, pour être mis sur une civière. Il fut transporté jusqu'à l'ambulance, Hadès monta à son tour dedans et elle démarra pour les emmener à l'hôpital.
Chez Angelo
Aphrodite regardait amoureusement Ikki qui nageait et sourit quand deux petits garnements essayèrent de lui faire boire la tasse. Le Japonais à son tour voulut les attraper pour faire de même. Kiki et Johann riaient aux éclats, ils s'amusaient à le poursuivre et à l'éclabousser.
Le Suédois épiait discrètement son ami, quand Angelo sentant le regard de celui-ci sur lui, l'interpella:
"Pourquoi tu m'zieutes ainsi...J'ai un truc sur le nez..."
"Hier soir tu as couché avec Shiryu?"
"J'ai couché dans son lit pas avec lui."
"Et l'autre...comment Shiryu l'a appelé déjà? Ah oui! Cul en feu, le charria-t-il dans un grand sourire. Sérieux ...si tu ne lui mets pas les points sur les i, il va toujours revenir à la charge." Ajouta le Suédois.
"Bien que ça te regarde pas, je vais te répondre et même répondre à la question qui te brûle la langue et que tu n'as pas encore posée. Pourquoi ?...Peut être parce que monsieur ne se mêle pas des affaires des autres? Venant de toi, j'y crois pas trop. Par peur? Non plus...Alors avant que tu me l'as pose, je vais te répondre. C'est fait, je lui ai mis les points sur les i, comme tu dis si bien. Et non je n'ai pas baisé avec Queen. Je n'ai pas trompé Shiryu ...C'est bien de lui dont tu me parles..."
Aphrodite assit sur le sable releva la tête avec un air sérieux qu'on ne lui voyait pas souvent, il posa son regard sur Angelo qui se levait.
"Moi...curieux? Non, je suis seulement quelqu'un qui observe... quelqu'un qui a vécu ce que vit Shiryu ...la peur de te perdre...à la différence, que pour moi notre amitié comptait plus que notre relation, sinon je ne serai pas tombé aussi vite amoureux d'Ikki. Par contre lui, il ne confond rien, il t'aime dans tous les sens du terme et il doute énormément, pas de toi... de lui "
"N'importe quoi! Je ne vois pas pourquoi..."
"Peut être...devrais-tu lui demander. Quelle chaleur! Je vais rejoindre mon homme..."
Sur ces mots, il se dirigea d'une démarche chaloupée vers la mer. Après l'avoir regardé un petit moment perdu dans ses réflexions, l'Italien décida de retourner à la villa.
Shiryu sortait de la salle de bains simplement vêt d'un boxer noir, il avait pris une douche bienfaitrice pour son corps et son esprit. Il se dirigea vers la commode pour prendre un jean délavé, qu'il enfila ainsi qu'un tee-shirt col V gris clair. Machinalement il se passa la main dans les cheveux et fronça les sourcils, depuis quand son mal de tête avait-il disparu? Bon après le quand, il s'en fichait. Shiryu eut un petit sourire. Le principal c'est de ne plus avoir l'impression d'être scalpé. Son regard se porta sur le lit et le sourire s'élargit. Angelo avait dormi à côté de lui, il était même certain qu'il l'avait pris dans ses bras. Même s'il ne se souvenait de rien, il avait ressenti sa chaleur. Shiryu sortit de sa chambre et tomba nez à nez avec Shun. Se regardant, ils eurent un sourire facétieux.
"La fin d'après -midi a dû être mémorable hier..." dit Shun en faisant une grimace.
"Je ne me souviens plus de rien... j'espère qu'on ne s'est pas trop ridiculisé..."
Ils se dirigèrent sur la terrasse se doutant que tout le monde y serait. En arrivant Shun alla directement dans les bras de son amant, tandis que Shiryu chercha du regard Angelo.
"Il est à la plage avec les autres..." le renseigna Saga ayant surpris son geste.
Remerciant le Grec, le jeune homme alla s'assoir à la table et se servit un thé. Il inspecta les alentours et aperçut Mü sortir de la cuisine tenant dans la main gauche un fruit et dans l'autre un cachet. Le Tibétain s'assit à côté de Saga et face à lui, en le saluant ainsi que Shun. Il avala le médicament avec une gorgée de sa décoction. Le Norvégien les rejoignit peu de temps après, il s'enquit de son soi- disant amant:
"Aioros est à la plage?"
"Non, cela fait deux heures qu'il est parti pour Athènes, il a dit qu'il faisait un aller-retour." lui répondit Aiolia
"Hum..."
"Dites vous avez l'air en forme, vous avez vite récupéré ?! "Les interpella Saga
"Ouais seulement l'air...On a fait quoi hier? Je me souviens plus de rien..." marmonna Minos
" Vous avez mis un foutoir pas possible" lui assura la voix d'Angelo qui venait d'arriver à l'instant.
Il claqua un baiser furtif sur les lèvres de Shiryu et ajouta:
" Entre toi qui se prenait pour un oiseau, Shun pour un gardien de but avec ses plongeons, Mû lui pour un quadrupède quant à toi... tu courais autour de la table en buvant au goulot et tu as insulté Queen de cul en feu, enfin dans ton charabia d'ivrogne." Termina-t-il regardant Shiryu d'un air caustique.
Les ex-ivrognes ne répondirent pas, mais quand même... ce n'était pas de leur faute, si le vieux Marcus les avait fait boire et puis il n'y avait pas mort d'homme.
"Pas vrai... merde! J'aurais bien voulu me souvenir de la scène où tu traites Queen de cul en feu...y'a personne qui a pensé à filmer ça?!" Se plaignit Minos
"Non... Ni de ce qu'il s'est passé dans le bureau qui nous servait de chambre, heureusement pour toi..." répondit la voix d'Aioros les faisant sursauter.
"Ah... me dit pas qu'on l'a fait et que je me souviens de rien?!" s'écria le Norvégien
Un sourire étira les lèvres du Grec et sans répondre, il posa devant son frère le courrier qu'il avait dans les mains et se servit un verre d'eau . Voyant le regard surpris de son benjamin, il ajouta:
"Je suis passé le prendre ce matin. Tu te rends compte... cela fait plusieurs jours qu'il est là! Tiens celle-ci traîne sur ton bureau depuis un moment."
Aiolia la prit en remerciant son frère qui ajouta:
"Je vais voir le déroulement des travaux à la vieille maison... "
"Je viens avec toi ! Je veux voir s'ils ont bien mis le carrelage mural que j'ai choisi pour la salle de bains et je veux savoir pour hier soir...Hey... attends moi!" S'exclama Minos voyant que le Grec partait. Sur le chemin Aioros lui rappela:
"Ils ont commencé ce matin et je ne crois pas que la pose du dallage soit déjà effectuée...Minos fait moi plaisir en n'étant pas odieux envers les artisans comme le jour où on a choisi les matériaux."
Le toisant Minos persiffla:
"Ce n'est pas ma faute s'ils ne comprennent rien..."
"Ce n'est pas leur faute non plus, si tu changes toujours d'avis... "
"Ouais... Je n'y peux rien moi, s'ils ont trop de choix " Conclut Minos de mauvaise foi.
Retour à la villa d'Angelo
Aiolia s'apprêtait à ouvrir le fameux courrier quand son portable sonna. Un moment plus tard, il arborait un air satisfait en le posant sur la table.
"La police a la preuve que Valentine a été assassiné. Qu'il y avait quelqu'un chez lui à la même heure que sa mort ... et enfin, le médecin légiste a donné le rapport d'autopsie. Il avait bu du café peu de temps avant le poison. Le commissaire Dégel pense que l'assassin l'avait mis dedans. "
"La police n'a toujours rien trouvé sur cet amant? Questionna Saga
"Non ...et entre nous, heureusement que nos trois apprentis détectives sont tombés sur la vieille dame, sinon la police serait passé à côté... pas la peine d'avoir cet air satisfait tous les deux."Ajouta-t-il en voyant leur regard de connivence. "Il faut que j'appelle Minos pour le prévenir. Son ami Eaque est à l'hôpital. L'appartement d'Hadès a prit feu et il était à l'intérieur."
" Ses jours sont en danger? " S'inquiéta Shiryu
"Non...il devrait sortir demain."
"C'était un incendie criminel?" S'enquit Angelo
"Oui...et la police comme moi, se demande si ce n'est pas la même personne que celui qui se fait passer pour lui...enfin le principal c'est qu'il n'y a pas eu de morts..."
"... Pour l'instant." Ajouta Shiryu
"Oui...mais il va bien finir par faire une erreur... Bon, Shun on va à la plage "
"Oui... il n'y a personne qui veut venir ?"
Saga et Mü lui répondirent qu'ils les suivaient. Quant à l'Italien, il décréta qu'il en revenait et qu'il avait du boulot.
"Ah ...et toi Shy ? Ajouta Shun enlevant son bol ainsi que celui d'Aiolia pour les mettre au lave- vaisselle.
" Je vous rejoins après... "
Préoccupé, Shun regardait son frère qui débarrassait la table d'un air désinvolte. Mais il le connaissait assez pour se rendre compte qu'il y avait un problème. Son lion le tira par la main, tandis que de l'autre, il appuyait sur les touches composant le numéro de portable de Minos.
Shiryu croisa le regard d'Angelo un instant, l'échange visuel fut impénétrable. Haussant les épaules, le jeune homme se dirigea vers la cuisine. Il décida de préparer le diner pour le soir, un truc que l'on pouvait réchauffer de préférence.
Un moment plus tard, adossé au chambranle, Angelo croisa les bras tout en contemplant son chaton qui lui tournait le dos, les mains encombrées de victuailles. D'une voix sensuelle, il accompagnait la chanson que diffusait la radio et qui avait attiré l'Italien dans la cuisine. Le jeune homme s'interrompit soudain pour se précipiter vers la cuisinière, sur laquelle débordait une casserole. Angelo en profita pour arriver à pas de loup derrière lui et lui poser les mains sur les hanches. Shiryu sursauta, mais en sentant qu'il l'embrassait dans le cou, il se retourna.
Il souffla sur une cuillère avant de lui en faire goûter le contenu. Angelo la lui prit des mains. Puis il le souleva et l'assit sur le plan de travail.
"Puis-je savoir ce qu'il y a dans l'autre casserole?"
" Des légumes... tu es fâché pour ce que j'ai dit à Queen? "
"Oui et non... tu étais saoul...mais tu as été franchement insultant... ne parlons plus de lui... chaton...qu'est ce qui ne va pas? De quoi as-tu peur?"
Le jeune homme eut un instant d'hésitation, puis décida de lui faire part de ses craintes :
" J'ai...j'ai peur de te perdre...peur que tu ailles chercher ailleurs ce que moi je ne te donne pas .Et comme tu passes beaucoup de temps avec l'Allemand..."
"Je vais te le redire une dernière fois! Je n'ai pas couché avec Queen... Capisci?"
Shiryu sauta du plan de travail, et alla au réfrigérateur d'où il sortit une bouteille d'eau, il s'en versa un verre. Il but une gorgée et regarda l'architecte d'un air exaspéré.
"Ok... on ne parle plus de lui...rien que de toi et moi...Oui... je te crois quand tu me dis que tu m'es fidèle. Mais pour combien de temps? J'ai la frousse que tu te lasses d'attendre que je sois prêt ... Que tu ne m'aimes pas autant que je t'aime...Angelo? Tu croix que l'on se comporte comme un couple amoureux? Dis-moi, quand sommes-nous sortis rien que nous deux...faire un resto', une balade...je ne sais pas moi ...un truc rien qu'à deux. JAMAIS !"
Angelo croisa les deux magnifiques orbes vertes qui le toisaient. Était-il aveugle pour ne pas s'être aperçu de la souffrance, de la peur de son chaton ? Ces paroles le firent cogiter et il dut admettre que Shiryu avait raison ...il avait beau chercher dans sa mémoire, pas une fois ils avaient fait une sortie rien qu'eux deux. Quel con il pouvait être ! Il était à fond dans son boulot, à fond pour ses amis, à fond pour Kiki. Dans tout cela il avait oublié Shiryu...pas qu'il ne lui prêtait pas attention...non! Mais Il s'était comporté en égoïste...assuré de son amour, il l'avait délaissé. Il l'avait laissé seul avec ses doutes et ses peurs.
"Tu veux bien m'embrasser ?"
Ce n'était qu'un murmure, mais Angelo l'avait parfaitement entendu. Il caressa doucement la joue de son chaton et remonta son menton vers son visage. Ses yeux brillaient, il sentait bon, le ventre de l'Italien se serra tant il réalisait à quel point, il s'en voulait de l'avoir fait souffrir par son comportement. Il caressa ses lèvres du bout des doigts, retraçant leur contour, appréciant leur douceur. Puis lorsqu'il n'y résista plus, il fondit dessus, laissant ses lèvres rencontrer celles de celui qui faisait battre son cœur. C'était doux et lent, puis Shiryu se rapprocha un peu plus de l'Italien pour passer une main dans ses boucles. Se séparant quelques instants des lèvres de son chaton, Angelo voulut lui dire combien il l'aimait.
"Je ..."
"Bonjour...!" Les interpella la voix de Dohko "Bon sang... quelle chaleur en plus dans le taxi, il n'y avait pas la clim... Auriez-vous un truc à boire, on est déshydraté " Rajouta-t'il en se plaignant.
Angelo leva les yeux au ciel, fulminant en silence. Il va falloir qu'il pense à ne plus inviter autant. Non mais franchement, arriver comme ça... Puis pourquoi, ils avaient écourté leur petit voyage. Une dispute entre eux? L'Italien les regarda discrètement pendant que Shiryu leur donnait une boisson. En zieutant bien, Shion n'avait pas l'air dans son assiette... Enfin maintenant qu'ils sont là. Il finirait sa discussion avec son chaton plus tard.
Shion chercha du regard son amant pour y puiser la force, mais celui ci discutait avec Shiryu et l'architecte. Dohko avait il raison, devait-il attendre?
"Mü n'est pas là?" s'entendit-il demander
"Non...enfin si, il est là-bas, il fait bronzette."
"Ah...Euh Angelo je voudrais..."
"Waouh... vous êtes revenus..."S'écria la voix joyeuse du petit rouquin qui sauta dans leurs bras. Vous venez ? On s'amuse trop bien ... " Ne leur laissant pas le choix, il les entraina à sa suite.
Shiryu regarda l'heure et décida que pour le repas du midi, des salades feraient l'affaire. Angelo qui rangeait tranquillement ses croquis, jeta un œil autour de lui, personne à l'horizon. Puis il regarda son chaton qui s'activait en cuisine. Il le rejoint et lui prit le plat des mains.
"Shiryu...on n'a pas fini notre conversation de tout à l'heure...je voulais te dire que je..."
"Ça va vous deux... les interpella Aiolia qui se dirigeait vers le frigo où il prit une boisson. Ah oui...Aioros conduit Minos à l'hôpital pour voir son ami, ils vont rester sur Athènes."
Fulminant l'Italien avait envie de meurtre. Ce n'est pas vrai, ils s'étaient passés le mot! Il regarda le détective passablement agacé. Il grommela entre ses dents en allant chercher ses amis que l'on entendait s'esclaffer joyeusement.
Shiryu tourna les yeux vers son futur beau frère en lui envoyant un regard d'excuse.
"Et Shun?"
"Il prend une douche. Je lis mon courrier et je fais de même ...On va faire un tour au Port Raffina." termina-t-il en ouvrant enfin cette enveloppe.
Aiolia fronça les sourcils en sortant de l'emballage des photos et une sorte de dossier.
" Ce sont des photos d'Hadès?" Il commença à lire puis regarda son vis-à-vis déconcerté.
"Quoi? Qu'est ce qu'il y a ?... Aiolia?!"Insista Shiryu
Interdit, il lui montra deux photos d'Ares d'avant et Ares sosie d'Hadès en continuant de lire le dossier.
"Il y a tout dedans... ce type Niobé, donne tout sur un certain Ares. Il dit qu'il est le frère d'Hadès. D'après ce qui est marqué, il veut se venger de lui ... tiens...Il y a même son adresse. Regarde ce qu'il a marqué derrière, Ares est un pervers narcissique, manipulateur, n'éprouvant ni sentiments, ni émotions. Il est non seulement le meilleur tueur professionnel du moment, mais c'est aussi le plus sanguinaire, surnommé le Caméléon ...je vais passer un truc vite fait pour me rendre au commissariat."
"Oui...j'espère qu'ils vont réussir à l'arrêter!" Énonça le jeune Japonais pour lui même car le détective était déjà parti se changer.
Pensif Shiryu posa les photos sur la table et regarda une des feuilles, se demandant ce que ces chiffres pouvaient bien dire. Au fait ...on dirait bien ceux d'un compte bancaire pensa-t-il, quand la voix de Pharaon derrière lui le fit sursauter.
"Bonjour! Je ne te dérange pas longtemps... je passais simplement prendre les documents que tu devais me sortir sur l'ordi'..."
"Ah oui ...ils sont dans le bureau. Je vais les chercher."
Shiryu s'éloigna laissant l'Égyptien seul sur la terrasse. Pharaon curieux de voir ce que regardait le jeune homme, s'en approcha discrètement. Il fronça les sourcils en reconnaissant Ares, il poussa les photos pour lire les papiers et il eut un rictus de contrariété. Il se recula en entendant les pas de Shiryu. Il tendit la main pour prendre ce qu'il lui donnait en le remerciant.
"Tu veux boire un truc?"
"Non...une autre fois, là ...le vieux Marcus m'attend... tu es seul?"
"Hum...Ils sont tous à la plage sauf Aiolia et Shun qui vont bientôt descendre pour se rendre à Athènes"
"Ah... toujours ok pour demain?"
"Oui bien sûr."
"Bon j'y vais... salut!"
Hôpital Athènes
Hadès portable à l'oreille écoutait ce que lui disait le détective qu'il avait engagé pour s'assurer des dire d'Alexi. Il n'était pas du genre confiant. Puis il fallait reconnaître que l'idée que le photographe pouvait être celui qui se faisait passer pour lui, s'était également insinuée dans ses pensées. Bon après, il n'était pas comme son sosie, mais il trouvait qu'il lui ressemblait pas mal. Enfin si on enlève la couleur de yeux, de cheveux, de coupes, la barbe ...Puis il y avait cette cicatrise...alors là! Il s'était dit que non cela ne pouvait être lui...jusqu'a l'incendie qui avait remis le doute en lui... soit Eaque n'avait pas refermé derrière lui, soit l'incendiaire était déjà dans l'appartement et pour cela il fallait connaitre le code... Il se souvenait très bien de l'avoir composé devant Alexi.
"Vous êtes sûr...il est bien photographe?"
"Oui... Dimopoulos Alexi né de père Grec et de mère française. Une fois ses études finies, il a intégré un studio photo en tant que stagiaire. Puis il est devenu photographe de mode et artistique .Il a fait une exposition il y a un an à Paris "Au fil du temps" tout en noir et blanc.
" Vous avez une photo de lui?"
"Sur son blog il y en a une, je vous envoie le lien...si vous voulez plus de renseignements, je peux me rendre à Paris..."
Hadès vit venir vers lui l'homme dont il se méfiait encore, malgré les informations positives de l'enquêteur.
"Hum...je vous appelle ce soir pour vous confirmer si vous devez aller en France"
Il ferma son portable et serra la main qu'Alexi lui tendait. L'avocat lui raconta tout à partir de son arrivée à son appart', à celle de l'hôpital en concluant sur Eaque.
" Il a une intoxication par inhalation de fumée, on l'a mis tout de suite sous oxygénothérapie, et il doit passer une fibroscopie bronchique et ensuite une radiographie du thorax. "
"J'espère que ce n'est pas grave!"
"On le saura, une fois que les examens seront faits... Le médecin a dit qu'il avait des marques de strangulation sur le cou," ajouta-t-il. Le sondant du regard, il continua:
"D'après le commissaire Dégel, le criminel n'a pas voulu le tuer, mais le rendre inconscient. Il pense qu'il l'a mis dans une sorte de somnolence, se doutant qu'il allait reprendre conscience. Et je suis de son avis...Ce type est un vrai sadique. En fait ce monstre voulait qu'il meurt dans de terribles souffrances."
"Mon dieu... c'est affreux! Mais pourquoi ? Pourquoi voulait-il faire mourir Eaque dans de telles douleurs ? Tu crois que c'est quelqu'un qui en veut à ton amant?"
"Non...je ne pense pas... En fait ce type est un lâche qui n'ose s'en prendre directement à moi...et toi qu'est ce que tu en penses?"
Alexi n'eut pas à répondre car son mobile sonna au moment opportun. Il l'ouvrit, Hadès lui fit signe qu'il allait se chercher un café, il commença à s'éloigner quand le photographe l'interpella:
" Tu peux m'en apporter un s'il te plait..."
Sortant de chez Angelo
Pharaon à peine éloigné de la villa, prit son portable et appela Ares. Il lui raconta ce qu'il avait eu le temps de voir, les photos, son vrai nom, son lien de parenté, son ancienne adresse...et surtout un de ses comptes à l'étranger.
" Ce détective a tout lu?"
"Peut-être... je ne suis pas sûr"
"Il va aller au commissariat d'Athènes ... Je veux que tu reprennes ce dossier...Et tu peux le tuer...comment, je m'en fiche, cette fois-ci pas de pardon, si tu reviens sans les preuves...c'est bien compris! "
"Oui ...mais Shun va sûrement être avec lui."
Pharaon entendit le soupir de mécontentement au bout du fil.
"C'est le moindre de mes soucis...tant pis pour lui. Pharaon? Tu es bien sûr que personne d'autre ne l'a lu?"
L'égyptien eut un instant d'hésitation, il revoyait Shiryu regardant une des feuilles. Mais il n'était pas vraiment sûr qu'il ait eu le temps de bien tout lire. Il décida de ne pas en parler pour l'instant.
"Oui..."
" Bien..."
Pendant ce temps sur la plage:
Shion et Dohko faisaient un château de sable avec Kiki ainsi que Johann. Tandis qu'Aphrodite et Mû faisaient bronzette et que les autres nageaient. Doucement Shion amena le petit rouquin à parler de lui.
"Tu a l'air d'aimer beaucoup Angelo?"
"Oui...il est super et tu sais le juge a dit que maintenant il était mon papa de cœur."
Dohko leva les yeux de ce qu'il faisait sur son amant et ce qu'il y perçut lui fit mal. Il n'avait jamais vu un regard aussi triste, malgré le sourire sur les lèvres de son amant. Shion persista malgré tout.
"Et si un jour ...par exemple... ton papa te retrouvait un peu comme Ikki qui a retrouvé Shun. Tu serais content? Tu irais vivre avec lui?"
Kiki plissa le nez et réfléchit un instant en jouant avec la lisière de sa casquette, puis il déclara dans son langage d'enfant:
"Bah...j'ai été adopté alors c'est sûr j'ai plus de papa... enfin si maintenant, il y a Angelo et puis de toute façon, je ne veux pas d'un autre père, ni vivre ailleurs..."
Sur une petite route en direction Athènes
À l'orée de la petite route qui quittait Niaouli, se trouvait du côté gauche de la route un verger d'oliviers. Pharaon attendait, allongé dans les hautes herbes brûlées, le passage de la voiture d'Aiolia. Il pouvait facilement la voir arriver de loin, grâce à la vision longue portée de son fusil. Il eut un sourire présomptueux. L'idée d'avoir caché une moto pas loin de chez Marcus, avait été très intelligente. Il fut sorti de ses réflexions, lorsqu'il vit la Peugeot bleue arriver. Il n'hésita pas une seule seconde et tira. Le recul de l'arme s'amortit dans son épaule et il releva les yeux pour voir le pare-brise éclater. L'Égyptien démonta le fusil à lunette et le rangea rapidement dans son étui. Il ne devait pas trainer, il devait s'assurer de leur mort, n'étant pas sûr d'avoir touché le détective .La trajectoire avait été légèrement faussée par le silencieux. Il enfonça son casque et enfourcha la moto.
Le pare-brise éclata en milliers de morceaux ainsi que la vitre du côté du détective. Trop vite tout avait été trop vite! Surpris Aiolia ne parvint pas à contrôler sa voiture. Le volant tourna dans un sens, puis dans l'autre, sans qu'il ne puisse rien n'y faire. Malgré tous ses efforts pour redresser son véhicule, il n'y parvint. La voiture finit ça course dans un arbre.
Shun était sonné mais conscient, il sentit quelque chose de chaud sur son visage, qui coulait à partir de son front. Il passa sa main dessus et s'aperçut qu'il saignait. Le jeune homme redressa la tête malgré la douleur dans sa nuque et regarda Aiolia qui était penché en avant sur le volant, inconscient, des éclats de verre brillant dans ses cheveux. Il paniqua, car il pouvait voir du sang sur visage du Grec tourné vers la gauche. Il se battit avec sa ceinture de sécurité et réussit à sortir difficilement de la voiture. Il en fit le tour et essaya d'ouvrir la portière du côté d'Aiolia. Il parvint à l'ouvrir et glissa ses doigts sur son pouls, Dieu merci il battait.
Soudain il sentit une douleur et il ouvrit grand les yeux, il mit sa main à son thorax et la regarda surprit en voyant le sang. Il s'écroula en murmurant A...i...o...lia.
L'Égyptien se tenait debout à quelques mètres un pistolet à la main, il se dirigea vers la voiture, regarda derrière et n'y voyant rien il ouvrit la boite à gant d'où se trouvait le dossier, qu'il prit en jetant un œil au détective et vit du sang couler de sa tempe. Il sortit du véhicule, fit quelque pas vers sa moto et s'arrêta en fronçant les sourcils, Pharaon avait cru voir le détective bouger. Il reprit l'arme et fit demi-tour dans l'intention de lui tirer une balle dans la tête à bout portant. Cette fois-ci, il ne le louperait pas. Quand il vit une voiture arriver, il repartit en courant, enfourcha sa moto et quitta les lieux en quelques instants
La voiture s'arrêta à l'endroit de l'accident. Deux hommes et une femme en sortirent et se dirigèrent vers la Peugeot accidentée.
" Chérie ! Appelle les urgences ! " Dicta un des hommes en appuyant avec la paume de sa main sur la plaie de Shun pour essayer de stopper le saignement de la blessure.
Quant à la deuxième personne, elle appela la police en se penchant sur Aiolia qui reprenait conscience. Il murmura dans un souffle:
"Shun..."
Hôpital Evanghelismos d'Athènes
Aioros et Minos entraient dans le couloir de l'hôpital se dirigeant vers la chambre d'Eaque. Le Norvégien allait frapper à la porte quand celle ci s'ouvrit sur un homme aux cheveux châtain foncé avec quelques mèches plus claires. La main sur la poignée, il rappelait à Hadès son invitation à venir loger chez lui, le temps que celui ci reparte dans sa maison sur l'île de Paros. En partant, il leur fit un signe de tête. Minos le suivit des yeux en fronçant les sourcils, puis haussant les épaules, il entra suivit du Grec.
Eaque d'une main faible retira son masque à oxygène content de voir son ami. Il commença à relater son infortune du matin d'une voix enroué et il fut prit d'une quinte de toux. Hadès qui regardait par la fenêtre se retourna et lui mit d'office le masque respiratoire sur le nez.
"Je pense que pour aujourd'hui cela suffit! Vous devriez le laisser se reposer..." Ordonna-t-il
"Non... Minos reste encore un peu..." décréta Eaque passablement agacé qu'Hadès décide toujours pour lui.
"Bon comme tu veux...mais ne l'enlève plus et attend que le docteur donne son accord." conclut l'avocat dans un soupir.
Hadès sortit suivit Aioros qui voulait les laisser seuls. Ils se dirigeaient vers la cafétéria quand ils virent entrer des brancardiers transportant une personne qui fut emmené immédiatement en salle opératoire. Le Grec fut sidéré de voir son frère qui voulait suivre le brancard se disputer avec un infirmier voulant l'en empêcher.
"Voyant monsieur soyez raisonnable...il faut vous soigner!"
"Je vous dis que j'ai rien...je veux voir Shun!"
"Aiolia?..."
Cette voix il la connaissait...son cerveau s'était arrêté... Il ne pouvait s'enlever de la tête le sang tout ce sang sur Shun
"Aiolia? Répond..."
"Hein...Aioros?... Dis- leur toi que je n'ai rien...que...que...mon dieu Aioros ...je ne veux pas qu'il meurt!" Craqua le détective encore sous le choc.
Le médecin essaya de le résonner et déclara calmement:
"Monsieur... le temps que vous passiez les radios, je vais tout expliquer à ...?"
"Je suis son frère."
"À votre frère... je vous promets qu'aussitôt que j'ai des nouvelles du bloc opératoires. Je vous fais prévenir... de toute façon vous ne pouvez rien faire d'autre qu'attendre. "
Aiolia consentit enfin à suivre l'infirmier. Inquiet Aioros regarda l'urgentiste et lui demanda:
"Mon frère n'a rien de grave?"
"Non... quelques coupures dont deux, trois où il lui faut des points de suture, des éraflures et des équinoxes. Hélas ce n'est pas le cas du jeune homme qui était avec lui... on lui a tiré dans la poitrine."
"Il va s'en sortir docteur..." s'enquit Hadès désirant presque ne pas avoir la réponse.
"Pour être honnête je ne sais pas ..." Avoua le médecin avant de les laisser.
Le temps passait aussi lentement qu'un escargot, quinze minutes, trente minutes, une heure. Aiolia était revenu en fauteuil roulant malgré ses protestations, il attendait avec son frère, Hadès et Minos qui les avait rejoints .Tandis que les aiguilles de l'horloge murale se trainaient lamentablement. La porte de la salle d'attente s'ouvrit sur Angelo, Shiryu, Ikki et Aphrodite. Un moment plus tard se fut Milo qui apparut. S'asseyant près de son ami, il demanda s'il avait eu des nouvelles de Shun.
Aiolia voulut répondre mais seul un murmure étranglé sortit de sa gorge. Son frère assis à sa gauche lui pressa l'épaule en signe réconfort. Angelo tenait la main de Shiryu dans la sienne. L'Italien le regardait soucieux, il n'avait pas prononcé un seul mot depuis leur arrivée se contentant de fixer la porte.
Puis au bout de quelque temps, le chirurgien fit son apparition. Il semblait épuisé et son visage était impénétrable. Aiolia hagard bondit sur ses pieds. Il ouvrit la bouche puis la referma. Ce fut Ikki qui prit la parole.
"Shun?"
À suivre
Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.
Bisous
