Bonsoir mesdemoiselles messieurs !
Voici encore un OS sortit tout droit de mon imagination. Il pourrait faire office de suite à "The calm after the storm" bien que ce ne soit pas le but originel.
Je remercie de tout mon petit coeur Katkitten4, Jane Doe51, Florale et Menthealys pour leurs reviews super gentilles, vraiment merci beaucoup !
Je vous avoue avoir quelques doutes sur ce texte, alors j'espère vraiment qu'il vous plaira !
Bonne lecture à tous :)
L'ascenseur du FBI s'ouvrit sur Jane et Lisbon. C'était leur premier jour de travail depuis LEsoir. Sans surprise, c'était Jane le plus détendu des deux. Lisbon appréhendait les regards qui allaient se poser sur eux : Teresa Lisbon, qui n'hésitait jamais à montrer combien Jane l'énervait, était maintenant en couple avec lui. Oh, ça aurait été pire s'ils étaient toujours au CBI. Elle pouvait parfaitement s'imaginer les regards braqués sur eux et les bruits de couloir. Brr. Le cauchemar.
Ils entrèrent dans les locaux côtes à côtes. Wylie, Fischer, Cho, ils étaient déjà tous là, et bien-sûr, ils étaient déjà tous au courant. Comme Lisbon l'avait prévu, les agents essayaient de cacher leurs regards curieux, sauf Cho dont le visage était aussi inexpressif qu'à l'accoutumée. Lisbon et Jane les saluèrent le plus naturellement possible. Pitié, qu'ils ne fassent aucun commentaire, pitié.
Abbott surgit de son bureau avec les documents de la nouvelle affaire en main. Il salua l'équipe et lança un regard complice à Jane et Lisbon.
- J'ai le plaisir de vous annoncer que l'agent Lisbon a annulé son transfert à Washington, dit-il formellement bien que ça soit tout à fait inutile. Il ajouta qu'il était heureux que Lisbon reste parmi eux.
- Merci, répondit-elle poliment avec un sourire un peu gêné. A côté d'elle, Jane avait un sourire rayonnant.
Abbott leur fit une rapide présentation de la victime et des circonstances de la mort avant de les inviter tous à se rendre sur la scène de crime.
Ils arrivèrent sur le lieu en question une vingtaine de minutes plus tard. La victime, une jeune femme, était au sol, allongée à la lisière d'une forêt, à côté d'une rivière. Les agents étaient regroupés autour du corps et la police locale ainsi que les scientifiques faisaient leur boulot un peu plus loin. Lisbon n'arrivait pas à se concentrer. Elle n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil nerveux à Jane, s'attendant à ce qu'à tout moment, il fasse quelque chose de déplacé envers elle. Et elle voyait bien qu'elle avait raison de s'inquiéter : il était agité et très souriant, trop souriant. Et puis, lui aussi n'arrêtait pas de lui lancer des petits regards.
Lisbon se surprit à penser que c'était peut-être tout simplement du bonheur.
- Jane, une théorie ?
Lisbon reprit ses esprits en entendant Fischer et essaya de se focaliser sur l'affaire.
- Cette jeune femme était en couple mais s'apprêtait à le quitter.
Jane se déplaça pour observer le cadavre sous un autre angle et passa devant Lisbon. A sa surprise, et aussi, admettons-le, à sa déception, il ne fit aucun geste envers elle. Depuis quand Jane était-il plus professionnel qu'elle ?
- Elle n'avait pas beaucoup d'amis et travaillait trop pour un salaire scandaleux. Son futur ex petit ami n'était pas assez disponible pour elle. Elle aimait particulièrement les bijoux à fleurs et les citronnades. Et elle avait une passion assez étrange pour, hum… Les casseroles en fonte.
Lisbon se rendit soudainement compte que si elle était nerveuse, c'est parce-qu'elle voulait que Jane fasse quelque chose. Elle avait envie de lever les yeux au ciel, de rougir ou de le réprimander parce-qu'il n'était pas professionnel. Elle avait envie de devoir se retenir de sourire devant tout le monde. Parce-qu'elle s'était toujours imaginé que ça serait comme ça, d'être en couple avec Patrick Jane. C'était un sentiment bizarre, mais comme elle ne pouvait pas combler cette envie par elle-même, elle vérifia que ses collègues étaient occupés avec l'enquête et elle dirigea son regard vers le consultant. Celui-ci ne tarda pas à plonger ses yeux dans les siens. Leurs regards restèrent accrochés assez longtemps pour que Lisbon soit satisfaite. Elle lui adressa un imperceptible sourire avant de détourner le regard.
Il était maintenant temps de quitter la scène de crime. Abbott donna ses directives.
- Cho et Jane, vous allez interroger les parents de Mayer. Lisbon et Fischer, vous irez voir son petit ami. Wylie, vous allez retourner au bureau et faire quelques recherches sur ses fiches de paye.
Comme c'était curieux. Avant, Abbott avait l'habitude de mettre tout le temps Lisbon avec Jane et là, comme par hasard…
A l'entente de cette mise en équipe, Jane et Lisbon se regardèrent à nouveau instinctivement. Jane fit une petite moue mais il était aussi amusé. Lisbon leva très légèrement les yeux au ciel, comme si il en faisait des tonnes, alors qu'elle ressentait exactement la même chose. Pas que ça l'ennuyait d'être séparée de Jane pendant quelques heures, mais en réalité, c'était la première fois qu'ils se séparaient depuis qu'ils étaient ensemble. Ils partirent donc chacun de leur côté et Jane se retrouva dans la voiture avec Cho. Il y eut un moment de silence avant que l'asiatique prenne (pour une fois) l'initiative de parler.
- J'avais rien vu arriver, déclara-t-il de son habituelle voix neutre.
- Tu me déçois, Cho, répondit Jane du tac au tac.
- Je croyais que tu tapais sur les nerfs de Lisbon.
- C'est très certainement toujours le cas, dit le consultant avec un sourire.
Cho lui jeta un regard avant de le reporter sur la route, visiblement dépassé par la situation.
- Tu sais, j'ai conscience d'avoir de la chance, reprit Jane.
Cho hocha la tête.
- Ça fait longtemps que tu es amoureux d'elle ?
Jane eut un moment de réflexion.
- Je ne sais pas vraiment. Oui, je pense, mais je ne l'avais pas réalisé jusqu'à ce que Pike arrive. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas… je ne pouvais pas…
- Vivre sans elle, compléta Cho à la surprise de Jane.
- C'est à peu près ça, admit-il.
Cho se tut quelques instants avant de reprendre :
- Mais tu es sûr que tu ne lui pas dit que tu l'aimais pour la retenir plutôt que parce-que tu as de vrais sentiments pour elle ?
Jane le regarda avec l'air le plus sérieux du monde.
- Non, je… non. J'en suis sûr. J'ai de vrais sentiments pour elle, Cho, je t'assure.
L'agent hocha la tête à nouveau et ils arrivèrent à destination.
Tout le monde était de retour au FBI à midi et ils pouvaient s'accorder une pause. Quand Jane se retrouva seul avec Lisbon dans la cuisine, il n'hésita pas plus d'une seconde. Il frôla son bras de sa main, lui faisant implicitement la demande de le suivre. Lisbon savait qu'elle ne devait pas mais sur le moment, elle ne réfléchit pas longtemps. Il l'entraîna dans un coin désert du FBI et posa ses mains sur sa taille avant de l'embrasser ardemment. Elle lui répondit d'abord avec autant de ferveur mais finit par le repousser gentiment en posant ses mains sur son torse.
- Jane, on est au FBI, souffla-t-elle.
L'argument ne sembla pas le convaincre car il captura à nouveau ses lèvres. Bien qu'elle n'avait aucune envie de le stopper, Lisbon était et devait rester la plus raisonnable. Quand les lèvres de Jane quittèrent les siennes pour se balader dans son cou, Lisbon en profita pour faire une nouvelle tentative.
- Jane…
En le disant, elle s'aperçut que ça ressemblait plus à un encouragement qu'à autre chose, alors elle refit un essai.
- Jane !
Ç'eut l'effet escompté. Jane se détacha d'elle pour la regarder.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il innocemment.
- Tu sais très bien ce qu'il y a, on ne peut pas s'embrasser ici.
Jane pencha la tête sur le côté comme si elle disait n'importe quoi.
- C'est vrai, on ne va pas commencer, n'importe qui pourrait arriver et nous surprendre, tu imagines si c'était Abbott ?
- Si c'était Abbott il prendrait des pop-corn, Teresa.
Elle le frappa à l'épaule en rougissant.
- Peu importe, je ne veux pas que ça arrive. Tu n'as qu'à apprendre à te contrôler.
- Tu devrais apprendre à te contrôler, répliqua-t-il.
Lisbon prit un air offusqué.
- Pardon ? J'ai pourtant eut comme l'impression que c'était toi qui venait de te jeter sur moi.
Jane rapprocha son visage du sien et la fixa intensément.
- Je trouve que tu n'es pas très résistante pour quelqu'un qui veut absolument suivre le règlement à la lettre.
Lisbon perdit ses moyens face à ce regard de Jane.
- Arrête de me torturer, gémit-elle.
Jane sourit et passa sa main dans son dos. Il perçu les frissons qui lui parcoururent l'échine.
- Allez, souffla Lisbon, espérant qu'il comprenne le « Laisse-moi et partons d'ici » sous-entendu.
Jane finit par obéir et se recula au soulagement/regret de Lisbon.
- Vas-y en premier, dit-elle en se reprenant. Je viendrai dans deux minutes.
- Tu es parano, fit Jane en riant mais en y allant tout de même.
Si elle voulait suivre le règlement, elle allait avoir du mal.
