Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

UA-Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.

Marine, comme tu te doutes, oui Pharaon va vouloir se venger. Merci pour ton commentaire

Léa26, merci à toi pour ta fidélité et ton review à chaque chapitre.

Camillou, merci! J'espère que l'histoire continuera à te plaire

Bonne lecture.


Chapitre 18

Vravrona maison d'Angelo

Shion regarda à nouveau sa montre, il était presque dix sept heures. Pour la énième fois, il promit au petit garçon qu'à l'instant où il aurait des nouvelles de l'hôpital, il serait le premier informé. Kiki retourna à la cuisine rejoindre Mü avec qui il préparait un gâteau pour fêter le retour de Shiryu. Le Tibétain sourit en entendant la voix enthousiaste du rouquin expliquant à son frère comment mélanger les ingrédients. Ikki avait appelé l'hôpital pour prendre des nouvelles de son jeune frère et avait été rassuré. L'agression dont Shun avait été victime n'avait pas aggravé son état. Néanmoins, le médecin avait interdit les visites pour aujourd'hui. Aphrodite et le Japonais avaient repris le chemin de leur appartement. Quant à Saga, il avait disparu après l'appel d'Aioros. Son regard se porta sur son amant occupé à brosser les petits chatons.

"Mü?"

"Oui..." Répondit celui-ci en le rejoignant

Il s'assit près de son grand frère en soupirant d'aise et but une gorgée de sa boisson glacée. Kiki le suivait de près, se léchant les babines pleines de chocolat.

"Tu sais pourquoi Saga est parti si vite?"

" Une surprise pour Minos... enfin c'est ce que j'ai cru comprendre."

"Comme nous avec Shiryu? Il va faire un gâteau?"Demanda le rouquin enthousiasmé

"Non ...je ne crois pas Kiki" s'esclaffa Mü en imaginant la scène saugrenue d'un Saga faisant une pâtisserie.


Mü voulant distraire le petit garçon qui s'impatientait, lui montrait comment faire des esquisses. Surpris, il regardait avec étonnement ses ébauches, le gamin avait du talent. Quand un bruit de pas se fit soudain entendre. Kiki leva la tête et vit Shiryu. Il laissa choir son crayon et se leva d'un bond pour se jeter dans ses bras le faisant involontairement grimacer de douleur. Mais Shiryu garda un visage stoïque ne laissant rien transparaitre aux yeux de son petit frère, de peur qu'il ait de la peine. Il remarqua alors qu'il était au bord des larmes. Il prit le rouquin dans ses bras et le serra tendrement contre lui.

"Le méchant monsieur ne va plus te faire mal hein?" s'inquiéta Kiki gardant la main de Shiryu dans la sienne.

"Non plus jamais... qu'est ce qui sent aussi bon."Ajouta-t-il le regard gourmand

"Un gâteau au chocolat ...Tu veux le goûter? "N'attendant pas la réponse, il se précipita vers la cuisine suivi de Mü.


Pendant que la conversation se déroulait sur les événements passés, Dohko avait trouvé un subterfuge pour éloigner Kiki avec lui sur la plage. Minos après moult regards vers sa montre, vit Saga les rejoindre seul...seul? Pourtant Aioros lui avait dit qu'il allait le chercher. Tout sourire le Grec demanda à Minos surpris et ronchon, de venir avec lui. Il le déposa devant la maison qui était presque finie d'être rénovée. Le Norvégien fronçant les sourcils, se demandait à quoi tout ça rimait. Il regarda l'architecte faire un demi-tour et repartir non sans un grand signe de main.

À l'intérieur, Aioros était nerveux, il vérifia une énième fois que tout était en place pour la soirée. Puis il inspecta sa tenue : pantalon en toile noire et chemise gris perle. « Très classe songea t-il avec un sourire satisfait ».

Cela allait faire trois semaines qu'il avait conclu ce marché... Trois semaines qu'il lui offrait ce qu'il voulait. Trois semaines qu'il faisait abstinence sur le sexe. Risible n'est-ce pas lorsqu'on a payé un prostitué pour ses services? Mais il voulait attendre, lui montrer qu'il comptait autrement que pour la libido. Puis le Norvégien avait failli mourir et il avait décidé de ne plus patienter. Et ce soir, il allait ...il fut coupé dans ses réflexions par Minos qui l'interpellait et Aioros se précipita pour ouvrir un sourire vissé aux lèvres.

Le Norvégien était là devant lui, le visage interrogateur, il le laissa entrer et referma la porte derrière lui. Il le regarda inspecter la pièce avec attention et curiosité.

"Pourquoi tu avais fermé la porte? Whaoo... ils ont bien avancé!" s'exclama-t-il

"Oui...j'ai fait venir une équipe supplémentaire...viens ..." Le Grec lui prit la main et l'emmena sur la nouvelle terrasse.

Minos s'arrêta net à la vue de la table décorée d'une nappe en tissu mauve, une serviette de cette même couleur en forme de cœurvenait illuminer et donner de la profondeur à l'assiette noire qui lui servait de support, des couverts en argents disposés de chaque côté des assiettes, des verres et coupes à champagne transparents et pour parfaire cette magnifique décoration un chandelier à cinq branches au style baroque trônait au milieu de la table.

Dire que le Norvégien fut surpris serait un euphémisme. Aioros tira une chaise lui faisant signe de s'asseoir, ce qu'il fit en silence .Il prit nerveusement un couteau qu'il fit tourner entre ses doigts puis le reposa. Le Grec prit une petite cloche en argent la faisant sonner. Aussitôt un serveur arriva et déposa des canapés tandis que le deuxième ouvrait la bouteille de champagne.

"Aioros pourquoi?"

"Parce que j'en avais envie ...champagne?"

"...Oui"

La soirée passa comme par magie. Les serveurs étaient partis depuis un petit moment. Ils parlaient tous les deux de tout et de rien. Minos était euphorique, c'était la première fois qu'on lui faisait une telle surprise. En fait, jamais personne ne l'avait invité au restaurent entre autre. Non pour lui c'était les chambres minables où le client le sautait puis disparaissait. Alors là...ça lui faisait tout bizarre... qu'il le payait, qu'il lui offrait des cadeaux... Ok! Mais tout ça... Bordel qu'est-ce qu'il lui prenait à ce Grec?

"Minos?"

"Hum..."

"Tu veux encore du dessert?"

"Non... Mais ..."

Minos se leva, contourna la table et rejoignit le Grec qui ne le quittait pas du regard. Il noua ses mains autour de la nuque d'Aioros, il l'attira vers lui et l'embrassa, longuement avec ardeur. Le Grec mit fin à leur baiser passionné, sans le lâcher ni s'écarter de lui. Il souffla:

" Hum... délicieux."

" Et si on recommençait "proposa le Norvégien

Aioros ne se fit pas prier. Il s'empara de ses lèvres puis de sa langue. Sans perdre de temps et sans que leurs bouches se séparent, il déboutonna la chemise du Grec et, après l'avoir fait glisser sur ses épaules, entreprit d'ôter la sienne. En quelques instants, le jeune homme se retrouva dénudé jusqu'à la taille.

"Tu as le droit de me toucher " susurra Minos en venant se placer à califourchon sur lui.

Aioros glissa lentement sa main sur le torse du jeune homme. Il respirait de plus en plus vite, son cœur cognait dans sa poitrine. Minos se frottait maintenant contre lui, son bassin venant en rythme rencontrer celui du Grec, dont l'état d'excitation était de plus en plus évidente.

"Oh, Minos..."

Ledit Minos noua ses bras autour de son cou et se pencha pour lui mordiller le lobe de l'oreille. Il glissa:

"Tu as des capotes?"

Merde! Il laissa échapper un grognement de frustration. Minos prit appui sur ses épaules et le regarda dans les yeux un fin sourire sur les lèvres.

"J'en ai dans la chambre"

"Hein! Mais quand les as-tu mis ?"

"Ya trois jours quand cette pièce fut finie...je suis prévoyant."

Minos se mit debout et lui prit la main l'emmenant à sa suite. Une fois dans la chambre, il ouvrit le tiroir de la table de chevet et se tournant vers lui il lui montra un éventail de sécurité, des capotes de plusieurs couleurs.

Il commença à enlever langoureusement ses vêtements et lorsqu'il fut nu, il leva les yeux. Le regard d'Aioros brûlait le corps de Minos. Le Norvégien avait l'habitude de ce genre de chose, c'était son gagne-pain, mais cette fois c'était différent. Cette soudaine nudité le gênait, lui qui pourtant vendait son corps se sentait intimidé, pudique et mal à l'aise devant le Grec.

Ledit Grec n'arrivait pas à détourner son regard, contemplant chaque partie de celui-ci avec une certaine satisfaction. Ce soir il allait pouvoir goûter chaque parcelle de cette peau blanche qui était si douce.

"Comme tu es beau!" murmura-t-il

Minos rougit ravi du compliment, puis se dirigea vers Aioros.

"Par contre toi tu es toujours habillé, il va falloir que je remédie à tout ça..."

Il poussa doucement Aioros sur le lit. Il se mit à califourchon sur lui et embrassa sensuellement son torse, passant sa langue sur ses abdos bien dessiné laissant un soupir sortir de la bouche du Grec. Puis il chuchota sensuellement à son oreille:

" Je te promets que tu vas passer une nuit mémorable..."

Sa main s'attarda sur la ceinture pour enfin la déboucler et faire glisser son pantalon. Il mordilla un peu son bas ventre pour finalement lui retirer son boxer. Il approcha sa bouche vers membre dressé de son amant, mais ne fit qu'y poser le bout de ses lèvres le faisant gémir. Toujours sur Aioros qui ne cessait de caresser ses cuisses sensuellement, il se pencha et attrapa un préservatif et du lubrifiant, Il mit la capote entre les jambes du Grec et lui demanda:

"Tu veux me préparer?"

Aioros attrapa la bouteille de lubrifiant et en mit une grosse noisette sur ses doigts. Puis, il se pencha pour embrasser Minos, tandis que sa main alla préparer le Népalais à sa venue. Minos délaissa alors les lèvres du Grec pour enfouir sa tête au creux de son cou, poussant de petits gémissements. Aioros sentant que le jeune homme était prêt, il le pénétra lentement, précautionneusement, centimètre par centimètre, savourant ses longs gémissements. Une fois enfoncé jusqu'à la garde, il resta tranquille quelques secondes, le temps de voler un baiser à son amant puis de déposer de légers baisers le long du cou du jeune homme, avant d'arriver à son épaule et de la mordiller. Le premier coup de dent correspondit au premier coup de butoir et bientôt, les gémissements du Norvégien reprirent de plus belle, poussant Aioros à donner de longs coups de reins puissants pour mieux les entendre. La nuit ne faisait que commencer pour nos deux amants.

Chez Angelo

Profitant de la fraicheur qu'apportait ce début de soirée Dohko et Shion étaient partis se balader sur la plage. Une petite brise marine vint leur caresser le visage, leur lécher la peau. Le Tibétain soupira d'aise.

"Dieu que cela fait du bien ce petit vent."

"..."

"Dohko?"

"Tu vas leur dire quand?"

Grand soupir, Shion se laissa tomber dans le sable face à la mer, il replia ses genoux et les entoura de ses bras. Il resta pensif un moment semblant un peu perdu, mélancolique et tourna la tête vers son amant qui venait de s'asseoir à côté de lui.

"Demain...pendant que Kiki sera à l'école. Je ne voulais pas ternir cette fin de journée..."

"Hum tu as raison...Dis... tu as parlé à Mü tout à l'heure...Il reste en Grèce?"

"Oui... il va me manquer... " Soupira Shion

Dohko passa un bras autour de ses épaules et l'attira à lui dans un geste tendre. Au bout d'un moment le Tibétain l'interpella:

"Alors ton enquête...ton détective a trouvé quelque chose sur la mère d'adoption de Kiki et de ses frères?"

"Je l'ai appelé ...il était sur une piste, il doit me rappeler demain. Ce dont nous sommes sûrs c'est que Shun a vraiment été adopté et Kiki lui a été enlevé .Quant à Shiryu ... aucun dossier d'adoption ...on rentre?"Ajouta-t-il en se levant et en tendant la main à son amant.

Pendant ce temps sur la terrasse

Shiryu était au téléphone avec Pharaon, il fronça les sourcils en entendant la voix chevrotante de l'Égyptien, inquiet il lui demanda:

"Qu'est ce qui ne va pas ? "

"..."

"Pharaon?"

"... je... mon amant est parti... il m'a laissé..."

"Oh ...c'est peut être mieux ainsi ...non?

"Non!...Je l'aimais ... il...il vaut mieux que l'on se voit demain, là j'ai besoin d'être seul"

"Comme tu veux...passe demain matin. Demain après midi je vais voir Shun..."

"... à demain"

Shiryu ferma son portable, pensif sous le regard de l'Italien qui n'écoutait plus que d'une oreille distraite la conversation de ses hôtes et amis.

"Qu'est-ce qu'il voulait?"

"Il prenait de mes nouvelles..."l'informa-t-il en reprenant sa place dans les bras de l'Italien qui les resserra délicatement autour de lui.

Au bout d'un certain temps, la fatigue se faisant sentir Shiryu bailla à s'en décrocher la mâchoire, il regarda l'heure et se leva quittant le doux confort du torse de l'architecte, pour aller se coucher. Il fut suivi peu de temps après par Angelo, laissant en tête à tête les deux amants et Shura.

L'Espagnol finissait sa bière tranquillement lorsque Dohko lui demanda des nouvelles de Shaka.

"Il revient après demain, ainsi j'aurai le temps de préparer la chambre du petit...j'ai une question à te poser... "

"Oui?" Shion sollicita

"Pourquoi ton avocat est en Grèce incognito? J'ai ouï dire, qu'il posait certaines questions sur Angelo et qu'il avait pris rendez-vous avec le juge Regulus"

"Je... comment le sais-tu ?"

"N'oublie pas que je suis avocat... mais comment je l'ai appris n'a aucune importance!" L'Espagnol posa sa cannette d'un geste sec sur la table et se pencha face au Tibétain en ajoutant d'une voix basse d'où perçait une colère froide. " Mais sache bien qu'Angelo n'est pas seulement un ami, il est aussi comme un frère...Je préfère te prévenir... je ne te laisserai pas lui enfoncer un couteau dans le dos sans intervenir!"

" Il n'est pas question de ça! "

"Il est question de quoi alors?"

"Je ne peux rien te dire pour l'instant je dois parler à Angelo et Shiryu avant."

"C'est à propos de Kiki? Tu leur parles demain matin sans faute, compris."

"..."

" Qui ne dit mot consent...Bon... je ne dirai rien ce soir. Mais ne tarde pas, sinon je le ferai..."

"Shura ? Ton indic a oublié de te dire que mon avocat était reparti en Amérique cet après-midi.

" Hum...quel scoop! J'attends demain ...Sur ce bonsoir"

Dohko eut furtivement un petit sourire qui n'échappa pas à son amant

"Tu trouves ça amusant ? Tu as vu sa façon de me parler?"

"Que veux-tu c'est un méditerranéen, il a le sang chaud ...remarque comme ça tu as un petit aperçu de ce qui t'attend demain..."

"..."

Cette nuit-là

Il était un peu plus de trois heures du matin. Le jeune homme s'agitait dans son sommeil, semblant en proie à d'horribles cauchemars. Soudain, il se réveilla brusquement, complètement en nage et le souffle court. Il fixa quelques instants le plafond en essayant de reprendre sa respiration. N'arrivant pas à se calmer, il se leva en grimaçant de douleur. Il décida d'aller jusqu'à la salle de bain pour se rafraîchir. Arrivé dans la salle d'eau, Shiryu ouvrit en grand les robinets du lavabo, et s'aspergea plusieurs fois le visage d'eau glacée. Il ferma les robinets et il releva la tête percevant son reflet dans le miroir. Son visage était meurtri, son torse avait des hématomes venant encore une fois de la même personne mais de son sbire aussi.

"Un cauchemar?"

Sursautant Shiryu se retourna vers celui qui venait de prononcer ces deux mots.

"Oui..."

"Pourtant tu n'en faisais plus depuis quelques jours...c'est à cause du kidnapping?"

"Entre autre..."

" Tu as encore revécu ton viol...n'est-ce pas?"

"Il m'a embrassé dans cette geôle ...j'ai eu envie de vomir. J'étais terrifié tu sais ...le revoir là devant moi me traitant de sa petite pute... J'avais une telle rage au fond de moi. Pourquoi? Pourquoi je n'ai pas réagi de cette façon le jour où il m'a violé? "

"Ne dis pas n'importe quoi...tu sais très bien que tu t'es défendu...Il y a autre chose n'est-ce-pas...Le fait de passer cette captivité avec Hadès ?"

"..."

"Pourquoi tu n'es pas venu dormir dans ma chambre ?"

"Je... "

" Tu ne me fais pas confiance ?"

"Bien sûr que si ! C'est juste que…"

"On est ensemble après tout…On est… un couple, non ?"

"Oui mais… enfin… c'est justement ça le souci."

" Quoi ? "

"..."

"Alors!… oh, d'accord, je vois. C'est à propos de… du manque de … d'intimité, c'est ça ?"

"Oui, je… je ne sais pas trop comment le dire… mais je… j'ai peur que tu finisses par te lasser d'une relation platonique...Et...je sais bien que tu en as envie..."

Angelo se pencha vers lui et l'embrassa tendrement. Il passa une main dans son dos et le tira à lui et l'emmena jusqu'à leur chambre où ils s'allongèrent sur le lit restant dans les bras l'un de l'autre.

"Je t'ai déjà dit que je patienterai. Je n'ai pas l'impression que tu réalises à quel point je suis fou de toi. Je comprends que faire l'amour pour l'instant puisse te répugner. Tout ce que je veux c'est pouvoir te tenir dans mes bras, que tu sois à mes côtés à mon réveil."

"Faire l'amour avec toi ne peut pas me répugner...Je...j'ai ..."

Shiryu craqua laissant enfin sortir le tumulte des émotions par lesquelles il était passé pendant cette captivité. Par la terreur, le dégoût, quand Ares l'avait embrassé de force, mais aussi la rage et la haine. Le ressentiment et la colère envers Hadès qui n'avait toujours rien compris et réfutait ses fautes. L'angoisse qui s'était instauré en lui et qui l'avait enfin quitté pour la remplacer par le soulagement et la joie quand il avait vu Angelo et qu'il avait appris que ses frères allaient bien. Alors oui... là maintenant... il fallait qu'il évacue tout de lui pour ne garder que la chaleur rassurante de ces bras qui l'entouraient avec amour. Un long moment, il laissa couler ses larmes contre l'épaule de l'Italien qui lui murmurait des paroles rassurantes à l'oreille.

Le lendemain matin

Tôt le lendemain, ils retrouvèrent leurs homologues pour prendre un petit déjeuner, sous les bavardages de Kiki tout excité de sa première journée d'école. Shura arriva à son tour et alla tranquillement se verser un café pour venir s'asseoir à côté d'Angelo. Buvant le breuvage il darda son regard sur Shion qui émiettait son croissant.

"Alors Kiki ... premier jour dans cette nouvelle école!"

"Oh oui... Shura... Je suis content et puis Johann m'a déjà fait connaitre pleins d'amis ... je vais chercher mon cartable... on y va?" Demanda-t-il à Angelo

Angelo se leva pour aller chercher ses clefs de voiture tandis que Shiryu se dirigea vers la cuisine où il prit un encas qu'il avait préparé pour son frère et une petite bouteille d'eau.

"En route ..." les interpella l'Italien

Ils arrivèrent rapidement devant l'établissement, il gara sa voiture sur le petit parking à droite de l'école. Cela ne prit pas longtemps avant qu'une horde d'enfants court jusqu'à lui, suivit du directeur de l'école qui était aussi le père de Johann.

"Bonjour. Johann? Va montrer la classe à Kiki ..."

Le petit garçon allait suivre son ami, mais il hésita et regarda son frère en lui demandant:

"Shi tu viens me rechercher tout à l'heure?"

"Mais oui bien sûr..."

Rassuré il partit en courant avec ses amis. Le directeur se tourna vers eux en souriant, il leur serra la main:

"Kiki est un petit garçon très sociable et très vif, ne vous inquiétez pas, il va vite avoir une ribambelle d'amis..."

Après leur avoir expliqué certains détails sur le fonctionnement de l'établissement, il les laissa pour rejoindre un professeur qui l'appelait.

Quinze minutes plus tard

Shion leva les yeux au ciel et soupira, ses longs cheveux voletaient doucement au vent, il avait le regard fixé au loin. Laissant Dohko au téléphone, il était venu sur la plage se promener un peu, espérant se déstresser. Il regarda l'heure et se décida à rentrer avant qu'Angelo ne parte pour Athènes. Le plus dur était à faire, il devait leur annoncer qu'il était le père de Kiki. En fait ça ce n'était pas le plus dur...non cela restait à venir... Il claqua plusieurs fois ses paupières faisant fuir les larmes qui menaçaient de s'en échapper.

Arrivant sur la terrasse, il vit Dohko en pleine conversation avec l'Italien. Quand son amant l'aperçut, il lui fit un petit sourire d'encouragement avant de l'informer:

" Shion...comme tu le sais, j'avais téléphoné aux parents du petit garçon disparu le même jour que celui de mon petit frère et je leur avais expliqué mes doutes. Hé bien ils viennent de me recontacter. Ils veulent savoir... Ils voudraient exhumer le corps..."

"Oh et tu es d'accord?"

"Oui...j'ai longuement réfléchi. Je voudrais en avoir le cœur net... savoir qui est dans cette tombe."

"Mais pourquoi ce soupçon après toutes ces années? "Le questionna Angelo

"Parce qu'il y a eu des faits nouveaux...mais je laisse Shion vous en parler et vous comprendrez le pourquoi de ma démarche."

Son amant venait de lui tendre une perche. Maintenant, il n'avait plus le choix que de la prendre et de sauter.

"Shiryu? Tu peux venir s'il te plait cela te consterne aussi." l'interpela le Tibétain

Surpris le jeune Japonais posa le sac de croquettes pour chaton et alla s'asseoir près d'Angelo dont il prit la main dans la sienne .Il ne savait pas pourquoi, mais il fut pris soudain d'une sourde angoisse. Shion avait l'air tellement grave.

"Voilà je ...j'avais remarqué les deux points sur le front de Kiki et il s'avère comme vous avez pu le remarquer, Mü et moi avons les mêmes...qui plus est la date de naissance ainsi que la couleur de cheveux entre autre... De ce fait, je me suis mis à espérer qu'il soit mon petit garçon, mon bébé enlevé il y a presque dix ans. Cette perspective grandissant en moi, j'ai fait faire un test d'ADN et... il est positif... mon intuition était bonne...Kiki est mon fils."

"Mais...comment tu as fait pour avoir l'ADN sans qu'on le sache? " l'interrogea Shiryu en le scrutant d'un air déconcerté.

" Un jour en revenant de chez Milo, Kiki a fait une chute et je l'ai soigné...je...j'ai gardé le coton imbibé de sang ..."

"Comment as-tu osé faire ce test sans nous en parler!"S'écria l'Italien

"Quand je l'ai fait... je n'étais pas vraiment sûr du résultat ... et c'était ça ou ..."

"Ou quoi? Tu as agi derrière notre dos...tu squattes chez moi depuis des jours et pas un mot. Et aujourd'hui le premier jour de l'école, tu nous apprends avec cet air détaché que Kiki est ton FILS! Tu te fous de ma gueule! Tu sais ce que tu es? Un sale faux-cul qui nous a donné un coup de couteau dans le dos...et toi aussi " Ajouta Angelo lançant un regard réprobateur au détective qui restait muet se contentant d'écouter.

"Si quelqu'un doit être à blâmer, ce n'est en aucun cas Dohko. Sache qu'il ne le sait que depuis peu... Et depuis notre retour de voyage, j'ai essayé de vous le dire ...Mais au cas où tu l'aurais oublié, cela a été très mouvementés ces jours-ci..."

"Ouais c'est ça, monsieur le fourbe, prends moi pour un con."

" Le fourbe que je suis, va vous dire ce qu'il envisage à propos de son fils ... je l'emmène avec moi au Etats-Unis.

"Non! Shion non!" L'interpella Shiryu en se levant " Tu ne peux pas faire ça!"

"Je suis désolé, mais ma décision est prise..."

Les mâchoires d'Angelo se crispèrent, ses poings se nouèrent et ses yeux s'assombrirent soudainement. Il se pencha au-dessus de la table faisant face à Shion et cracha d'un ton cassant:

"Si tu crois que je vais te laisser faire...tu peux te foutre le doigt dans l'œil et je te préviens si..."

"Stop arrêtez! Regardez- vous... JE...JE...mais vous oubliez un truc. Il n'y a pas de JE! Il y a un IL... que va-t-il dire, comment va-t-il réagir ?...On parle de Kiki, non?...car c'est bien lui qui va être déstabilisé encore une fois, c'est lui qui va souffrir le plus..."

Shion regarda le jeune homme qui avait les yeux remplis de larmes, le regarder d'un air suppliant. Il soupira intérieurement. Qu'est-ce-qu'il venait de dire ? Ce n'était pourtant pas la décision qu'il avait prise, il leva les yeux sur Dohko qui non seulement avait l'air surpris de ses paroles, mais peut être un peu en colère.

"Je...j'ai besoin de faire un tour" murmura-t-il en s'éloignant

"Ouais et n'oublie pas de faire ta valise en revenant de ta ballade. Ah oui pour ton hôtel ...cherche toi un autre architecte, moi j' travaille pas pour un enfoiré."

"Angelo!" Le tança Shiryu

Shion décidant de ne pas répondre à la pique de l'Italien continua d'un même pas vers la plage.

Après un instant d'hésitation le jeune Japonais dévia son regard de Shion qui disparaissait à sa vue pour le mettre sur le détective.

"Il a parlé par dépit n'est-ce-pas? Il ne va pas obliger Kiki à le suivre?"

"Je ne sais plus... j'étais certain qu'il allait faire une proposition raisonnable pour que le petit ne soit pas perturbé...mais là franchement, je suis aussi perdu que toi."

" S'il veut la guerre il va l'avoir..." Fulmina Angelo

" La colère est mauvaise conseillère Angelo," soupira le jeune homme "Tu te rends compte au moins que si tu ne l'avais pas agressé comme tu l'as fait, il n'aurait peut être pas réagi de cette façon?! "

"Moi l'agresser! T'es barge c'est bien lui qui fait des trucs derrières notre dos et qui nous menace de nous enlever la garde de Kiki et tu voulais que je réagisse comment ! Hein...dis-moi? "

"Pas en t'énervant en tout cas... "

" Excuse moi si j'ai réagi... MOI je ne suis pas resté apathique devant ce type. MOI je ne veux pas qu'il parte... par contre je ne comprends pas ton manque de réaction ..."

"Quoi! Comment peux-tu dire ça?! "

À peine avait-il prononcé ces mots qu'Angelo le regretta, il l'attrapa par les épaules pour qu'il se retrouve face à lui:

"Excuse-moi ... je suis tellement déboussolé que je dis n'importe quoi... j'peux être abruti par moment. "

Shiryu hocha lentement la tête positivement, un petit sourire naquit sur ses lèvres en acquiesçant:

" Je sais ..."

"J'ai peur qu'il ..."

"Ça aussi je sais"

"Comment fais-tu pour rester aussi calme? Je sais à quel point tu l'adores et..."

Shiryu lui mit un doigt sur ses lèvres en lui assurant:

"Shion est quelqu'un de sensé et je suis quasi certain qu'il fera passer le bonheur de Kiki avant tout, même s'il doit souffrir. J'essaie de me mettre à sa place et elle doit être atroce. Imagine sa joie quand il a découvert que son fils était vivant et qu'il l'avait retrouvé ...Imagine maintenant les tourments que cette situation lui apporte. Comment tu réagirais toi? Plus violemment que lui, ça c'est incontestable."

Dohko sourit sans rien dire, la sagesse même, ce jeune homme. Sentant une présence, il se retourna et vit Shion qui les avait rejoints silencieusement. Le Chinois le consulta du regard, il hocha la tête comme si Dohko lui avait dit quelque chose par "télépathie ". Le détective sut à cet instant que son amant était revenu sur sa décision. Il regarda ses vis-à-vis, la tension était palpable.

" Je tenais à m'excuser pour mes propos...je me suis emporté ... et n'ayez crainte, je n'ai plus aucune intention belliqueuse ..." Le Tibétain alla se rasseoir où il était quelques minutes avant et ajouta:

"Quand j'ai reçu le résultat du test. J'ai agi comme un égoïste, je ne voyais que mon bonheur de ces retrouvailles. Je me disais qu'il allait venir vivre avec moi. Mais mon homme m'a fait voir un autre point de vue, celle où Kiki serait malheureux si je l'emmenais". Le Tibétain prit la main de Dohko la serrant très fort entre ses doigts.

"J'ai vraiment pesé le pour et le contre. J'aime Kiki, ma plus grande joie est son bonheur et... c'est indubitablement avec vous qu'il est heureux...pour moi c'est le plus important. Alors, j'ai décidé de ne rien lui dire et de le laisser s'épanouir parmi vous...J'ai seulement une requête à formuler. Je voudrai être reconnu en tant que père sur papier. Je voudrai qu'il soit mon héritier... Angelo tu pourrais demander à Shura s'il voudrait bien s'en occuper et venir avec moi chez le notaire? Et si tu le permets, j'aimerai que l'on puisse rester ici jusqu'à notre départ dimanche, de ce fait être encore un peu avec lui" Ajouta-t-il en regardant l'Italien dont les paroles du Tibétain l'avait rasséréné, mais aussi ébranlé.

"Oui...y'a pas de problème... vous pouvez même rester plus longtemps si vous voulez et puis Shion...tu peux revenir en Grèce le plus souvent possible. Ce n'est pas comme si tu ne le verras plus ...je sais que j'ai été agressif tout à l'heure, mais j'ai réagis par affolement..."

Shiryu avait écouté sans prononcer un seul mot, se contentant d'écouter, mais là, il ne put se retenir plus longtemps.

"D'après ce que j'entends, personne ne pense un instant à avoir une discutions avec Kiki. Tu n'as pas l'intention de lui dire que tu es son père?!"

Et voila! Je me disais aussi... lâchant un soupire de lassitude Angelo reporta alors toute son attention sur Shiryu. Il le regardait un sourcil levé se demandant ce qui lui passait encore par la tête. Quel raisonnement va-t-il nous sortir?

"Non... pourquoi ce ton accusateur? À ce que je sache c'est ce que tu voulais?"

"Si...mais sans mensonges! Et puis mince quoi! Il a le droit de savoir, sinon plus tard, il nous en voudra de notre silence... je ne veux pas trahir sa confiance ...il faut que tu lui parles avant de partir."

"Ah oui ...il rentre ce soir de l'école et je lui dis de but en blanc, Kiki tu sais je suis ton père, ta maman adoptive t'a enlevé quand tu étais bébé...super j'imagine déjà sa tête! À ton avis comment il va le prendre?"

"..."

Shiryu devait bien admettre que Shion n'avait pas tort. Pour leur mère ça n'allait pas être facile à digérer... et pour lui qu'en était-il? Avait-il été adopté ou enlevé? Pourquoi ça ne lui faisait pas plus de peine que ça? Pourtant il l'aimait cette mère par procuration. Peut être devait-il gérer chaque chose en son temps. Pour l'instant ce qui comptait c'était Kiki.

Dhoko à côté de lui hocha la tête en signe d'approbation.

"Je ne veux pas m'immiscer dans votre discussion, mais je pense que Shiryu a raison. Ok Kiki va sur le coup être déstabilisé... voir très mal le prendre pour sa mère .Mais il est encore un petit garçon et d'après ce que je sais, il était tout jeune quand elle est morte. Ce que je veux dire... c'est que le fait de retrouver un père, diminuera la tristesse d'apprendre que cette femme l'a enlevé."

"Peut être ... Cependant il l'aimait énormément, tout comme Shun et moi. Vous savez... je suis sûr qu'elle nous chérissait. Je ne veux pas minimiser le mal qu'elle a fait...Cependant je n'arrive pas la détester. On a eu une vie heureuse remplie d'amour, Jusqu'à ce qu'elle épouse Hadès. Néanmoins je persiste à penser que Kiki a le droit de savoir ...il suffit de l'emmener doucement à la vérité tout en amoindrissant les mensonges et le mal qu'elle a fait."

"Hum...peut être...mais pas maintenant... on repart dimanche ...mais je vais m'arranger pour revenir dans un mois et à ce moment là je lui parlerai ... "

Ils restèrent là, sans rien dire, chacun dans ses réflexions profitant du calme revenu, tandis que, subrepticement Pharaon, qu'ils n'avaient ni vu ni entendu, reculait doucement, un sourire sournois pendu aux lèvres.

Appartement de Rhadamanthe

L'Anglais était dans sa cuisine ultra moderne en train de préparer le petit déjeuner, il avait mis la radio qui diffusait une chanson de Robbie Williams. Il prit son assiette et s'assit attaquant sa collation d'un bon appétit. Kanon arriva à moitié endormi, simplement vêtu d'un boxer. Il tira une chaise et s'assit à côté de Rhadamanthe. Ils se regardèrent les yeux dans les yeux un petit sourire lascif se dessina sur leurs lèvres en repensant à leur nuit torride. Il posa une main sur la joue de l'Anglais et l'attira vers lui, il goûta les lèvres de son blond au goût de groseille. Rhadamanthe souffla en se détachant de la bouche de son fougueux amant :

"Je n'ai pas de rendez-vous avant cet après-midi...tu dois vraiment aller travailler ce matin? Tu es pourtant encore en vacances toute la semaine."

"Ouais, mais je n'ai qu'une visite à faire sur Athènes. Une vielle dame qui a besoin de son traitement et qui ne veux pas d'autre médecin que moi... tu peux me passer la cafetière?" Ajouta-t-il

Rhadamanthe plus occupé à caresser très sensuellement la cuisse de Kanon, qu'à écouter ses explications, susurra en lui versant son café.

"Tu es sûr que tu n'as pas le temps pour un petit câlin? "

"Je dois prendre ma douche...dommage que tu aies pris la tienne sinon on aurait pu la prendre en même temps..." Le nargua le Grec

Il n'eut pas le temps d'ajouter autre chose que l'avocat le prit par la main en l'entraina derrière lui en affirmant:

"Ce n'est pas grave je vais en prendre une deuxième."

Une heure plus tard Rhadamanthe travaillait dans son bureau lorsqu'il entendit un bruit venant de la cuisine. "Il est enfin réveillé pensa-t-il". Il soupira, Kanon lui avait fait promettre d'aider Eaque s'il en avait besoin et là pour l'instant il devait se débrouiller, sinon il l'aurait appelé, n'est-ce pas? Il reprit le document qu'il étudiait tout en insultant Angelo. Foutu Italien... il avait sournoisement réussi à leur refiler le Népalais. Personne n'avait rien vu de son stratagème, il fallait avouer que ses arguments tenaient la route. Le bruit d'un poing frappant la porte le fit sursauter.

"Oui?"

Passant la tête Eaque lui demanda en lui montrant le pot de Nutella.

"Désolé de te déranger mais je n'arrive pas à l'ouvrir."

"Donne... "

Rhadamanthe le prit et se rendit dans la cuisine suivi du jeune homme qui alla s'asseoir face à lui le regardant faire.

" Tu veux que j'en mette sur la tranche de pain?" Voyant qu'il opinait, il prit un couteau et la tartina de chocolat et la lui tendit.

"Merci...Je peux te poser une question?"

"Heu...oui."

"Tu ne nous as vraiment pas reconnus ou tu es embarrassé de dire qu'on a été les meilleurs amis à l'orphelinat? Mais je crois... non je suis certain! Tu as honte de nous, de ce qu'on est...des prostitués "

Sans répondre l'Anglais alla ouvrir le frigo pour en sortir une bouteille d'eau, il en versa un verre qu'il mit devant Eaque ainsi qu'un cachet.

"Kanon a dit que tu devais le prendre en mangeant...pour répondre à ta première question oui je vous ai reconnus et ce depuis un moment...et Oui ...à fortiori que personne ne sait que je viens d'un orphelinat."

"Pourquoi il n'y a pas de honte à être orphelin."

"..."

"Tu as payé Minos pour une nuit avec toi pourtant... tu savais qui il était, n'est pas?"

"Nuance je l'ai payé mais on n'a pas couché! En fait j'ai voulu qu'il passe une nuit tranquille. Pendant qu'il prenait une douche, j'ai laissé de l'argent sur le lit et je suis parti... Je m'en suis voulu un moment d'avoir fait semblant de ne pas le reconnaitre. Puis je me suis dit que je n'étais pas responsable, s'il était devenu une pute. Alors je m'en suis désintéressé. Trois mois plus tard c'est toi que j'ai rencontré comme alibi d'Hadès et j'apprends que toi aussi tu es un prostitué. Alors vois-tu... non, je ne tenais pas plus que ça à renouer avec vous..."

Après quelques secondes Rhadamanthe ajouta:

"Je ne comprends pas...comment vous en êtes arrivés à vous prostituer?"

"On n'a pas été adopté par un couple de riche Anglais nous! Nous...on a galéré...ceux qui ont jeté leurs dévolus sur nous n'étaient pas des gens bien. Je ne crois pas que t'expliquer le comment et le pourquoi t'intéresse vraiment! Sache qu'on continuera à jouer ton jeu, puisque tu ne veux plus rien avoir à faire avec nous... Bah rassure-toi nous non plus."

"Et Hadès?"

"Quoi Hadès?!"

"Bah heu... je préfère t'avertir ce n'est pas parce qu'il te paie pour passer du bon temps et que tu vis avec lui depuis un laps de temps que vous êtes un... enfin je veux dire ... "

" Vas-y dis le fond de ta pensée...tu veux savoir si ton ami avocat et moi sommes un couple? Et bien non, je suis seulement son sexe boy...son jouet favori...alors ne t'inquiète pas. De toute façon j'ai décidé de prendre ma vie en main. Hier à l'hôpital j'ai discuté avec Milo et bien qu'il soit au courant de mon... métier, sache qu'il m'a proposé du travail."

Eaque poussa sa tartine qu'il n'avait pas touchée et se leva pour quitter la cuisine

"Tu n'as pas faim? Tu n'as rien mangé."

"Non j'ai l'appétit coupé ...je vais m'allonger un peu."

Pris de remords Rhadamanthe le suivit du regard, là il avait exagéré un peu. Il avait bien vu les larmes dans les yeux d'Eaque. Si Kanon était là il lui aurait dit qu'il était un con snob imbu de lui même et il n'aurait pas tort. Pourquoi lui avoir posé cette question? Il se doutait pourtant de ce qu'éprouvait Eaque pour Hadès, ses yeux ne pouvaient mentir. Mais bon, ce n'était pas sa faute à lui, si Hadès ne répondait pas aux attentes du Népalais. En fait en y repensant l'avocat n'était pas si insensible que ça vis-à-vis du jeune homme. Il avait même vu Hadès poser un regard de bienveillance voir même de douceur sur Eaque quand celui ci avait le dos tourné.

Mais pour l'instant son médecin préféré allait rentrer et, il y avait un fait qu'il avait appris, c'était de ne plus rien lui caché. Il ne devait plus attendre, ne plus risquer de le perdre. Aussitôt que son amour serait rentré, il allait lui dévoiler son enfance, l'orphelinat et lui raconter comment ses deux ex amis l'avaient soutenu, défendu... Minos en gardait un souvenir...

À suivre

Au chapitre suivant vous aurez des nouvelles de Milo/Camus/Julian ainsi que le couple Shaka/ Shura avec le petit garçon et Minos qui va se livrer un peu à Aioros sans oublier bien-sûr mon couple fétiche entre autres...

Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.

Bisous