Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

UA-Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.


Leia26 je te remercie pour ta fidélité. J'espère que la suite te plaira :)

Makae, Merci pour ton enthousiasme et ton commentaire !

Marine, tu vas avoir quelques réponses à tes questions dans ce chapitre. Merci pour ta review.

Ignis, merci pour ton enthousiasme et ta fidélité! Et oui que de bouleversements...mais dans ce chapitre il risque bien d'en avoir encore...

PS: Je tenais à préciser que Frazil m'a aidé pour le lemon de ce chapitre, elle a ajouté la petite touche sentimentale qui lui manquait. Merci pour ta générosité Frazyl.

Bonne lecture


Chapitre 20

Vendredi cinq septembre hôpital d'Athènes.

Shun sortait de la petite salle de bain de sa chambre d'hôpital, avec sa trousse de toilette et regarda autour de lui pour voir s'il n'avait rien oublié. Cela faisait maintenant deux semaines qu'il y vivait, mais son séjour aboutissait aujourd'hui, ses blessures étaient guéries. Seule une petite cicatrice blanchâtre sur son torse témoignait de la trace de la balle. Il fermait son sac quand Aiolia entra:

"Prêt mon petit lutin ? "

" Oui...Heu...tu peux ramener ces papiers à l'accueil?" Demanda Shun en les montrant d'un signe de tête, puis il ajouta:" Je voudrais aller voir Hadès."

Un silence lourd prit place dans la chambre. Le blond le fixa un long moment avant de réagir et de l'interpeler:

"Pourquoi? Après tous ce qu'il t'a fait subir...je..."

"J'ai pris ma décision Aiolia." le coupa le jeune homme doucement, " Je veux lui parler...je veux savoir s'il a vraiment des regrets. C'est important pour moi...puis je pense que tout le monde a droit au pardon. Non?"

"Ouais si tu le dis...t'es certain que tu ne veux pas que je vienne avec toi?"

"Sûr..." fit Shun en se levant sur la pointe des pieds, il posa sa bouche sur la sienne, ses lèvres se firent aussi légères que des ailes de papillon. "Je ne serais pas long..."Ajouta-t-il en ouvrant la porte.

Aiolia prit les papiers ainsi que le bagage etregarda le jeune homme traverser le couloir jusqu'à ce qu'il le perde de vue.

Au même endroit dans la chambre d'Hadès...

Depuis une heure qu'Eaque était là, Hadès ne lui avait presque pas adressé la parole se contentant de lui faire des Hum, ah, non, oui... Quittant la fenêtre où il s'était appuyé, le Népalais s'avança vers le lit. Fusillant du regard l'avocat, il s'enquit:

"Qu'est-ce que j'ai encore fait pour que tu me fasses ton air des mauvais jours?"

"Tu oses me le demander! Sache mon cher que je suis ici depuis six jours et que tu n'as daigné venir me voir qu'une fois avant aujourd'hui..."

"Je t'ai expliqué pourquoi...Je vais travailler pour Milo et comme il a déjà repoussé la date d'ouverture d'une semaine, à cause du retard des livraisons des vitrines, entre autre, maintenant, il faut mettre les bouchées doubles pour qu'il puisse ouvrir la semaine prochaine. Voilà pourquoi je ne peux venir tous les jours."

" Ah oui...Parce qu'avec ton bras en attèle, tu penses les aider beaucoup? "Déclara Hadès ironique.

"Au moins avec eux je me sens utile, ils savent m'écouter et ..."

"À moi aussi tu m'es très utile. Tiens, comme maintenant ... "fit Hadès en soulevant le drap, il montra son entrecuisse." Ferme la porte à clef et viens me montrer ton efficacité..."se moqua-t-il d'une voix clairement amusée.

Ce n'était pas possible! Eaque fixait l'homme couché dans son lit. Son teint pâle, ses cheveux noirs, ses yeux verts profonds, qui semblaient se moquer.

"C'est ce que je suis pour toi un jouet? Pourtant il n'y a pas longtemps tu m'avais déclaré que tu tenais à moi ...c'était du pipeau?"

"..."

"Qu'est-ce qu'il va se passer pour nous quand tu vas sortir...? "

Oui, Eaque jouait avec le feu, mais il voulait savoir où il allait . Ces mots prononcés par Hadès ce jour-là l'avait amené à espérer. Une vie, une vie avec lui, c'était ce qu'il désirait, mais il voulait que ce soit dans les deux sens, il attendait sa réponse dans une attente douloureuse.

"Rien n'a changé tu peux continuer à vivre chez moi...On en a déjà discuté non?"

"Je me suis mal exprimé Hadès... Je veux que l'on vive ensemble comme un couple. Plus comme un prostitué et son client... Et toi?" Demanda-t-il difficilement

" Je sais, je sais, je pense que moi aussi, d'une certaine façon." Affirma l'avocat

"Qu'est-ce que tu veux dire par une certaine façon?"

Hadès poussa un soupir contrarié.

" Là tu commences vraiment à me fatiguer. Donne-moi un verre d'eau au lieu de dire tes inepties"

" J'abhorre ce côté de toi, cette partie froide et dure qui ressort, cette violence dont tu fais preuve et …"

" Je suis comme ça point barre! Et puis qu'est-ce que tu veux à la fin...je t'ai proposé de venir vivre chez moi."

"Et je dois me contenter de ça ?"

"Oui."

" Non mais tu rigoles ? Rien n'a changé alors? Je n'aurai qu'à attendre qu'un jour tu me dises que je ne te sers plus à rien, que tu n'as plus besoin de ton sexe boy!" Lança-t-il avec violence

" N'oublie pas que nous sommes dans un hôpital... alors baisse d'un ton ...Sache que je ne t'ai jamais rien promis Eaque. "Gronda-t-il entre ses dents.

"Oui tu as raison...c'est moi qui m'étais pris à rêver. Excuse-moi mais je dois partir..."Souffla le Népalais

Sentant des larmes traîtresses poindre derrière ses yeux, il quitta la chambre à grands pas, sans prendre le temps de refermer la porte derrière lui. Il s'était attendu à quoi? Hadès restera Hadès...Et portant il l'aimait tellement ce type, qu'il savait qu'il allait continuer à espérer, comme un con.


Shun hésita un instant au pas de la porte entrouverte, il allait s'annoncer quand il vit son beau père perdu dans ses pensées, il semblait triste. Se décidant il frappa et entra.

L'avocat reprit aussitôt ses esprits. Il leva un regard surpris sur le jeune homme qui l'observait au bout de son lit, le jaugeant comme il le faisait souvent quand il vivait avec lui. Il manquait plus que ça et de deux, il jeta un rapide coup d'œil vers la porte... non... pas de Shiryu. Il s'admonesta, pourquoi pendant un fragment de seconde, avait- il pu croire qu'il puisse venir le voir?

"Que me vaut l'honneur de cette visite? Ne me dis pas que tu es venu prendre de mes nouvelles?" Ironisa Hadès

"Heu...Oui ..."Hésita Shun

"Ah...Comme tu peux le voir, je vais bien... Ton frère t'a raconté notre conversation? Enfin si on peut appeler ça une conversation."

"Je...Shiryu m'a dit que tu...tu avais des regrets envers nous et ..."

"Et tu voudrais m'entendre te le confirmer? Alors oui Shun je regrette de vous avoir malmenés...content ? "

"Hum...Je voudrai juste... savoir pourquoi tu... tu étais si distant avec nous. Ce qu'on a ressenti pendant des années, était ton indifférence, tes silences, tes mauvaises humeurs et tes punitions...Et pourtant on avait tellement besoin de réconfort... on avait besoin de toi."

"Il ne faut quand même pas exagérer...Oui j'étais dur, mais je ne t'ai jamais frappé!"

"Si une fois..."

"Ce n'était pas moi . Tu sais très bien maintenant que c'était Ares sous mes traits."

"Peut être cette fois-là...mais n'en profite pas pour tout mettre sur le dos de ce tueur. Shiryu m'a expliqué pourquoi tu ne nous avais jamais porté dans ton cœur. Ce que notre mère t'a fait, nous on y était pour rien et tu n'avais pas à te venger sur ses enfants. Oui je t'en veux. Mais je me suis dit que tout le monde avait droit au pardon … alors me voici devant toi pour te dire que j'accepte tes regrets..."

Le cœur de Shun battait à tout rompre, il avait réussit à surmonter sa peur. En fait cet homme à moitié allongé dans le lit lui faisait pitié d'une certaine façon.

Une lueur de surprise passa dans les yeux d'Hadès, le temps que les paroles de Shun prennent toute leur signification.

"Shun...je ne peux revenir en arrière...je sais que je n'ai pas été un beau père à la hauteur. Et je le regrette, mais laissons le passé derrière. Tu sors aujourd'hui? "

"Oui...Aiolia m'attend à l'accueil ...et toi tu quittes l'hôpital bientôt?"

"Dans une semaine... "Voyant son beau fils regarder la porte, il affirma avant qu'il ne s'en aille "Shun...je sais que vous pensez que je ne vous aime pas, mais sache que j'ai toujours eu de l'affection pour vous...Bon maintenant j'aimerais que tu me laisses, je suis fatigué..."Ajouta-t'il d'une voix condescendante en posant sa tête sur l'oreiller.

Le jeune homme le toisa de ses iris vert émeraude, perplexe un moment, puis lui lança avant de partir:

"J'espère qu'un jour, tu nous diras ta signification d'affection, car on n'a pas la même définition de ce mot, tous les deux."

Il sorti en fermant doucement la porte derrière lui ne voyant pas le regard troublé d'Hadès qui ouvrit la bouche pour l'interpeller et la referma aussitôt. Il ferma les yeux en soupirant exaspéré. Qu'est-ce qu'ils avaient aujourd'hui à venir lui faire la morale?

Le lendemain en fin d'après-midi.

Queen entra dans le café où il venait souvent, il s'assit sur un des tabourets face au comptoir commandant une bière. Il jeta un œil autour de lui, le bar était presque désert, seul deux hommes qui devaient avoir la trentaine et deux couples étaient assis autour d'une table. À deux chaises de la sienne un homme grisonnant sirotait, d'après la couleur de la boisson et la forme du verre, une liqueur peut-être un cognac. Il but une gorgée de sa bière, il entendit quelqu'un entrer, il jeta un œil par curiosité et vit un jeune homme vêtu d'un tee-shirt blanc simple, d'un jean noir. Il était beau. Ses cheveux corbeaux encadraient son visage pâle, de même couleur que ses cheveux, ses yeux étaient d'une teinte ébène.

Le jeune homme avança à l'autre bout du comptoir, s'assit sur une chaise et il commanda quelque chose. Puis il le regarda pendant quelque instant. S'arrêtant à son visage, il lâcha un léger sourire. Queen ne lui rendit pas et avala une deuxième gorgée de sa bière. Il regarda une seconde fois le jeune, il savourait sa boisson. Le policier but son breuvage petit à petit, tout en regardant de tant en tant le jeune homme, qui lui aussi faisait la même chose.

Quand il eut terminé sa bière, il en commanda une deuxième. Le jeune homme se leva et il s'assit juste à côté de lui, il le regarda un instant, mais voyant le froncement de sourcils mécontent du flic. Il finit par lui dire:

"Désolé de vous fixez de la sorte, mais vous êtes bien le policier qui faisait la ronde autour de la maison d'Angelo? Et un ami du fils de Marcus?"

"Heu...oui...vous les connaissez?"

"Oui ...vous ne vous souvenez pas, mais on s'est croisé chez le vieil homme. Je suis son locataire. Quant à l'Italien, je suis ami avec Shiryu, vous voyez de qui je parle, un beau..."

"Oui très bien je sais qui il est..." le coupa Queen ne voulant pas parler de ce Japonais qui lui avait volé son Angelo. "Maintenant je me souviens de vous avoir aperçu ...je vous offre quelque chose "Le convia-t-il pour passer un peu de temps avec quelqu'un, étant d'humeur morose.

"Volontiers une bière fera l'affaire."

"Lucas tu nous sers deux bières, sil te plait ? On s'installe à une table."

Une heure après ainsi que plusieurs verres, ils conversaient comme de grands amis, lorsque leur bavardage se porta sur leurs amours. Lâchant un soupir las, Pharaon s'appuya contre le dos de sa chaise en fixant Queen, il glissa l'air désabusé:

"J'aime comme un fou un jeune homme...mais pour mon malheur, il pense être amoureux d'un autre...c'est terrible d'aimer et de ne pas l'être en retour..." lâcha-t-il dans un soupir

"À qui le dis-tu...vois-tu, je suis dans ton cas...sauf que moi, je le suis depuis des années. Quand il était en couple et qu'il venait me rejoindre que pour faire l'amour, je me contentais de ses visites. Mais...mais maintenant il est fou d'un jeune Japonais et..."

"Japonais? Quenn je crois que l'on parle de la même personne...celui que j'aime en secret, c'est cet ami Shiryu...Et toi ce ne serait pas Angelo celui pour qui ton cœur bat?"

"...Si..."Répondit le policier surpris, puis dépité il ajouta "Si seulement il avait été attiré par toi ce Japonais de malheur, il aurait fait deux heureux. Mais hélas je les ai vus ensemble et ils ont l'air accrochés l'un à l'autre."

"Ouais tu crois?...Moi je n'en suis pas si sûr que ça. Le fait est que Shiryu pense avoir des sentiments pour Angelo. Mais il confond tout, tu comprends avec son ...enfin je ne trahis pas un secret, travaillant dans le commissariat où la plainte avait été déposée, tu dois savoir pour le ..."

"Viol?" Anticipa l'Allemand "Mais toi comment le sais-tu?"

"Il me l'a dit. Je viens de te dire qu'on était des amis. Oui alors je te disais...il était mal et ton Italien était là, il l'a accueilli, aidé et surtout l'a dragué. D'après ce que j'ai entendu autour de moi et de toi mon cher, il y a quelques minutes ...il est très porté sur le sexe..."

"Hum...et alors?"

"Je pense que...non... je suis certain qu'une fois qu'ils auront fait l'amour, ton Italien aura vite envie de te retrouver. Mais le problème est qu'il se sentira, comme un vrai salaud, et gêné de le tromper ...encore plus de le quitter. Le pire c'est qu'ils vont rester ensemble par pitié. La solution serait que Shiryu surprenne son Angelo avec un autre et là, connaissant son caractère, à coup sûr ce serait la fin de leur relation..."

"Ouh là! Tu y vas fort. Remarque, je ne demande que ça... mais qui va le détourner de son Japonais?" L'Allemand plissa les yeux comprenant où l'Égyptien voulait en venir. "Ah c'est ça...ne compte pas sur moi! Tu ne connais pas Angelo?! Flic ou pas il ne se gênera pas pour me mettre son poing dans la figure..."

Queen prit son verre nerveusement et le but d'une traite, il mit de l'argent sur la table et se leva. Il regarda Pharaon faire de même. Après une hésitation, il lui demanda:

"T'as quelque chose de prévu pour ce soir? Je t'invite à manger..."

"Pourquoi pas, rejoignons-nous dans nos déboires...et on pourrait peut-être faire plus que manger..."Susurra Pharaon qui à non pas douter fera tout ce qu'il est possible pour que son plan aboutisse. Et pour se faire, il avait besoin de Queen. Un sourire pervers naquit sur ses lèvres.

"Remarque quand je t'ai invité, j'avais cette pensée en tête. Pourquoi ne pas nous amuser...Et puis on pourra reparler de ton idée..."Ajouta l'Allemand tout aussi pernicieux.

Ils sortirent tous les deux ayant en tête la même idée, celle de démolir le couple Angelo/Shiryu...

Pendant ce temps chez Angelo...

Angelo regarda son travail avec satisfaction, il avait bien avancé sur la création générale d'un bâtiment. Il tapa sur la touche pour enregistrer ses modèles et soupira en étirant ses muscles devenus douloureux au fil de la journée qui avait était rude en travail. Ce matin il avait coordonné l'intervention des entreprises réalisatrices de l'hôtel de Shion. Puis il avait travaillé sur un nouveau chantier. Quant à Saga, il ne chômait pas non plus .L'Italien eut un sourire de contentement, le contrat qu'ils avaient eu avec Shion pour l'hôtel avait été très bénéfique en tout point de vue. Heureusement car son compte en banque en avait bien besoin. Quoi qu'il n'était pas dans le rouge et qu'il pouvait voir venir. Il ouvrit le tiroir du bureau pour y récupérer son paquet de cigarettes. Manquerait plus qu'il soit vide... Mais à son plus grand soulagement, il en restait la moitié. Il en extirpa une et l'alluma en sortant dehors. Il expira, relâchant la fumée blanche et il senti ses muscles se détendre. Il eut un petit sourire en repensant à la veille.

Hier en fin d'après -midi, Shion et Dohko avaient emmené un Kiki fou de joie pour le week-end sur la petite île de Naxos, des randonnées à cheval étaient prévues, Ils revenaient dimanche en fin d'après-midi. Trop content d'avoir son fils pour ces deux jours, le PDG avait réussi à repousser leur départ d'une journée. Sortant de ses pensées il regarda sa montre. Merde qu'est-ce qu'il foutait ce traiteur? L'Italien fit les cent pas dehors tirant sur sa cigarette, merde qu'est-ce qu'il foutait ce traiteur? La sonnerie de son portable l'extirpa de ses réflexions et il écrasa le mégot dans le cendrier avant de fouiller dans sa poche à la recherche du petit objet, il décrocha et eut un sourire attendri en voyant que c'était Shiryu...

"Oui...chaton?"

"J'ai oublié de t'appeler avant de prendre le bus ...je serai à l'arrêt dans vingt minutes..."

"..."

"Angelo?"

" À tout à l'heure..."Répondit précipitamment l'Italien en fermant son portable.

"...?" Le jeune homme plissa les yeux surpris ...il lui avait raccroché au nez !

Plus dix minutes environ de l'arrêt à ici... Pas de temps à perdre, songea l'architecte en composant le numéro du traiteur lorsqu'il vit la camionnette se garer.

"Pas trop tôt! Vous êtes en retard!"

"Oui désolé Angelo mais on a eu un contretemps. Où doit-on déposer les plats?"

"Dans la cuisine ... "

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les plats étaient dans le frigidaire, le traiteur proposa en voyant l'état de stress de son client:

"T'as besoin d'aide à ce que je vois..."

"Ouais ...je suis à la bourre...vous pouvez déposer les amuse-gueules dans un plat? Moi je m'occupe de la table..."

"George... dépêchons-nous."

Peu de temps après la fourgonnette partait. Angelo regarda sa montre, parfait ... il avait le temps de prendre sa douche.

Au même moment chez Julian...

Installé confortablement dans une chaise longue Julian avait attrapé la main du Français qui passait à ses côté, le faisant tomber sur lui. Il bougea de manière à ce qu'il se retrouve sous lui. Le Grec s'installa à califourchon sur Camus.

« J'ai envie de toi... »

Il baissa la tête et prit les lèvres de son amant avec gourmandise en enlevant les boutons de la chemise. Puis quittant la bouche frémissante, il partit à la conquête de son cou arrachant des soupirs d'excitation à son partenaire à chaque mordillement...

" Mmmm... arrête...je..."

"Ou...oui...tu as raison allons dans la chambre. "Souffla Julian abandonnant le corps du Français, se levant il lui tendit la main

"Non...je...j'en ...pas maintenant...!" bégaya Camus en relevant à son tour ignorant le geste de son amant

Le Grec ressentit un pincement désagréable qui ne lui plut pas. Il ne comprenait pas la soudaine distance qu'instaurait Camus entre eux. Avait-il fait ou dit quelque chose qu'il lui ait déplu? Il se creusa la tête mais n'en trouva pas la raison, et cela l'énerva un peu plus. Il répondit un peu brusquement:

"Fais comme tu veux. Personne ne t'oblige à rien."

"Tu as parfaitement raison... "

Il fronça les sourcils mécontent. Il n'aimait pas la tournure que prenait leur conversation. Il lui faisait quoi, là? D'une voix agacée, il rétorqua:

"Cette situation ne peut plus durer !"

"Quoi ? Quelle situation ?"

" Ne fais pas l'innocent tu sais très bien de quoi je parle ...c'est à cause de lui n'est-ce pas?" Répliqua-t-il plus durement qu'il ne l'aurait voulu.

"..."

"Tu l'as revu?"

"Oui...bêtement en me promenant...on ne s'est presque pas parlé mais..."

"Tu t'es aperçu que tu ressentais encore des pulsions pour lui? Mais c'est normal vous avez été amants des années et..."

"Non Julian c'était plus que des pulsions..."

" Alors c'est simple Camus ...le problème est... Tu m'aimes ou… tu l'aimes ? "demanda abruptement Julian.

Camus eut un mouvement de recul surpris par la question. Il se versa un verre d'eau et montra le pichet à Julian qui secoua négativement la tête, son cœur battait la chamade. Cette conversation sonnait le glas de leur relation quand bien même celle-ci venait à peine de commencer.

Julian s'assit dans un fauteuil face au Français. Le menton dans les mains, il l'observa un long moment sans que Camus ne lui rende son regard. Il préférait largement les teintures de la nappe, mais face à son insistance, il finit par tourner son regard vers lui. Il semblait perdu.

"Je crois que J'aime toujours Milo..." dit-il dans un souffle

Le Grec fronça les sourcils.

"Tu crois... "

"Non j'en suis sûr...Julian je...je suis tellement désolé...je t'aime énormément et s'il n'y avait pas Milo ..."

"Mais il y a Milo, il y a toujours eu Milo et pourtant tu l'as quitté. Pourquoi m'as-tu fais croire que tu m'aimais? Te rends-tu compte au moins du mal que tu me fais!" Il avait dit ces paroles très calmement mais on pouvait ressentir de la colère dans sa voix.

"Mais je pensais sincèrement que je t'aimais...enfin c'est ce que je croyais...jusqu'à ce que je me rende compte que je mélangeais amour avec amitié et désir...je vais partir Julian ...je crois qu'en ce moment je ne fais que faire souffrir les gens que j'aime..."

Alors qu'il se levait, Julian voulut le retenir. Mais il ne le fit pas car il savait que ça ne servirait à rien. Camus s'arrêta un instant pour le regarder.

"Prends-soin de toi Julian. Je sais que tu m'en veux énormément à cet instant et tu as raison... mais je voudrais que tu saches que j'aurai toujours de l'affection pour toi .Tu es un être formidable et je suis certain que ton âme sœur n'est pas loin. Il te suffit de regarder autour de toi...»

Incapable de prononcer le moindre mot, il le laissa partir. Quand il se retrouva seul, le vide prit place dans son corps et dans sa tête. Il alla se réfugier dans son bureau et regarda par la fenêtre. Il le vit sortir de la maison valise à la main pour se diriger vers son véhicule.

Après un dernier regard sur la villa, Camus s'en détourna pour rejoindre sa voiture. Il la démarra et roula, partant loin de tout ça. Il jeta un dernier regard dans le rétroviseur et accéléra. Il ne reviendra plus en arrière. C'était fini.

Retour à Vravrona maison d'Angelo

Shiryu descendit à son arrêt sans oublier de lancer un " au revoir" au chauffeur, puis marcha lentement vers la maison. En passant devant celle du vieux Marcus, le chien Mars arriva en courant et lui sauta dessus pour lui donner de petits coups de langue en guise de salut. Depuis qu'il apportait de temps en temps des petits plats au vieil homme, Mars en profitait aussi en mangeant les restes et depuis ils étaient devenus de grands amis sauf à cet instant où il lui bavait dessus. L'aboiement du chien avait interpellé Marcus qui arriva en s'écriant:

"Ah c'est toi! Rentre deux minutes, j'ai une bouteille de liqueur pour Angelo que j'ai faite moi-même..."

Et c'est dix minutes plus tard que le jeune homme bouteille en main sorti de la demeure pour rejoindre la sienne, enfin celle d'Angelo, mais c'était pareil, non. Il repensa à la conversation qu'il avait eue avec Pharaon. Il ne se souvenait plus comment il en était arrivé à parler de sa relation avec Angelo, mais le fait est, qu'il lui avait avoué qu'ils n'avaient pas encore eu de relations sexuelles. Sidéré l'Égyptien lui avait dit ne pas le comprendre, surtout avec un homme tel qu'Angelo. Il avait aussi ajouté qu'à trop attendre il pourrait bien aller voir ailleurs. Ces mots lui avaient fait peur, mais Pharaon ne pouvait pas savoir et il l'avait conseillé par amitié.

En arrivant, ne préférant pas sonner, il fit le tour de la villa pour rejoindre la terrasse, sachant que l'Italien devait s'y trouver. Il ne l'aperçut pas, mais à son grand étonnement, il vit que la table du salon de jardin était recouverte d'une nappe à carreaux vichy rouge et blanc. Un vase rempli de fleurs champêtres, décorait cette dernière, ainsi qu'une petite statuette d'Athéna. Il eut un petit sourire en voyant la déco c'était du Angelo tout craché. Un peu déçu de ne pas se retrouver seul avec lui, il se demanda qui l'Italien avait invité. Il se dirigea vers la cuisine pour se servir à boire quand il fut tiré en arrière.

"Ahhh ...Non mais t'es malade ...tu m'as fait peur!" S'écria-t-il posant l'acool sur le plan de travail

Il vit Angelo lui offrir un grand sourire, visiblement content de lui.

"Bonne journée chaton?" Lança-t-il joyeusement.

"Oui..."

Le jeune homme n'eut pas le temps dans dire plus que l'Italien s'était penché pour l'embrasser, il entrouvrit ses lèvres qu'Angelo dévorait avec passion de sa langue. Shiryu resserra ses bras autour de son cou pendant que l'architecte le plaquait contre lui un peu plus en appuyant une main dans le bas de son dos. Ce furent de délicieuses secondes pour tous deux.

Étant toujours dans ses bras, Shiryu le contempla subrepticement, ses cheveux comme d'habitude retombaient légèrement sur les oreilles et sur le front en mèches désordonnées, ses yeux d'un bleu foncé, intenses, frangés de cils sombres le sondaient. Baissant le regard, il vit qu'il portait un tee-shirt double col V gris délavé dont les rebords étaient blancs et un jean qui moulait ses jambes et ses fesses. L'Italien était à couper le souffle, son cœur s'emballa, ses pommettes rosirent légèrement. Et pour cacher sa rougeur, il se retourna et lui montra la table.

"Qui vient manger ce soir?" demanda le jeune homme essayant de reprendre contenance.

"Personne... simplement une soirée juste tous les deux. Je veux que personne n'appelle, que personne ne vienne, je veux être seul avec toi. " Dit-il mi-figue mi-raisin.

Le jeune sourit, touché et surtout content d'avoir son homme rien qu'à lui. Et peut-être que ce soir serait le bon soir...

" Ça te plaît ? Fit Angelo, l'enlaçant

"Beaucoup. Tu me laisses dix minutes ? Je vais prendre une douche et me changer, d'accord ? "Fit-il, déposant un baiser sur sa joue.


Tard dans la soirée, la fraîcheur de la nuit força nos deux amoureux à rentrer. Ils débarrassèrent les assiettes et les posèrent dans le lave-vaisselle. Ils allumèrent ensuite la télé et amenèrent la bouteille de champagne ainsi que les desserts dans le salon. Ils étaient installés désormais dans le canapé conversant joyeusement. Ils profitaient de ce moment ensemble, picorant de temps à autre une mignardise. Shiryu était blotti contre Angelo qui lui caressait doucement le dos. Le jeune homme aurait pu s'endormir ainsi, confortablement installé dans ses bras.

"C'est Milo qui a fait les minis desserts, n'est-ce pas?"

"Hum...Tiens...en parlant de ça. Tu vas continuer à travailler avec Milo ou avec Shaka? Et tes études, tu les places où?"

"Nous y voilà. Je te l'ai déjà dit je veux être Dessinateur Technique en Architecture entre autre, les études je pourrai les faire par correspondance et mon stage dans votre agence..." Voyant Angelo froncer les sourcils, il ajouta:"J'en ai parlé à Saga et il est d'accord et toi?"

" Ouais...tu pourrais aider Marine . Tiens en parlant d'eux, ils ont prolongé leur voyage au Brésil d'une semaine. Tu aurais vu la tête de Saga! Mais revenons à toi. Tu ne peux pas concilier deux boulots en plus de tes études."

"Je sais ...Une fois qu'Eaque aura retrouvé l'usage de son poignet, il va me remplacer et moi je continue chez Shaka avec Mü. Et oui mon cher, ils vont s'associer pour agrandir le magasin.

"..."

"Angelo...merci pour cette soirée."

"De rien chaton je l'ai apprécié moi aussi...on va se coucher?" demanda-t-il lui tendant la main que Shiryu prit volontiers.

Une fois dans la chambre Angelo se déshabilla pour ne garder que son boxer. Lui qui avait l'habitude de dormir nu ne se sentait pas très à l'aise, mais c'était pour le gamin. Au moment où il s'allongeait, Shiryu sortait de la salle de bain en peignoir. Après un instant d'hésitation le jeune homme le fit glisser par terre et se glissa sous les draps pour aussitôt se blottir dans les bras de l'Italien qui passa sa main dans ses cheveux d'ébènes.

Angelo fronça les sourcils, Shiryu n'avait pas mis son bas de pyjama, se serrant un peu plus, il se tétanisa soudain, puis se redressa en s'exclamant :

"T'es nu !"

Le Japonais prit une légère inspiration et se lança :

"Angelo... je... tu veux bien me faire l'amour ?"

Un silence tendu se fit dans la chambre, Shiryu avait l'impression que son cœur allait exploser tellement il battait fort dans sa poitrine. Il avait tellement préparé ce moment qu'il ne savait plus très bien s'il avait eu raison. Il était mort de peur mais en même temps ne pouvait s'empêcher de songer qu'il devait avancer et que seul l'italien serait à même de l'y aider.

Finalement, Angelo tendit un bras hors du lit pour pouvoir allumer la lampe de chevet. L'Italien le regarda longuement avant de s'allonger sur lui en appui sur ses deux bras pour le regarder. Gêné, le jeune homme se mit à rougir et ferma les yeux.

" Shiryu ! Regarde-moi !" Ordonna Angelo doucement.

Lorsqu' il vit les deux yeux verts désorientés, mais où on pouvait aussi entrevoir du désir, s'ouvrir pour le regarder, il ne put résister, il captura ses lèvres avec une extrême douceur,percevait-il qu'il tentait de maîtriser son propre désir pour ne pas l'effrayer. Ses sens commençaient à s'échauffer, il avait tellement désiré ce moment, tellement espéré au fond de lui et pourtant il avait si peur de ne pas arriver à le mettre assez en confiance pour qu'il puisse enfin passer ce cap si difficile. Et puis, il n'y avait eu personne d'autre depuis plusieurs semaines et malgré tous ses efforts, l'Italien sentait que le désir montait en lui. Si fort, si puissant qu'il en eut peur. Mettant fin au baiser, il plongea son regard, perçant et tendre à la fois et lui demanda.

" T'es vraiment sûr de toi ? "

"Oui... je... je veux que tu effaces ce qu'il m'a fait... Montre-moi ce qu'est l'amour. Apprends-moi ce que c'est que d'être aimé par celui que l'on aime..."

"Shiryu... si tu as la moindre peur... je veux que tu me le dises... un non ou stop et aussitôt j'arrête... Ok? "

Pour toute réponse, le jeune homme leva son visage et l'embrassa. Tout doucement au début, puis l'échange se fit de plus en plus passionné. Ce fut presque instinctif, comme si ils avaient tous deux attendu ce moment avec une même impatience et que leurs corps n'attendaient que ce signe pour se réveiller. Au fur et à mesure la chaleur s'emparait d'eux, s'infiltrait dans la moindre de leur cellule. L'excitation montait, fébrile et impatiente. Les mains d'Angelo se mirent doucement en action, ses lèvres suivirent et il enleva son boxer. Il passa une main légère sur le sexe de Shiryu, mais sentit ce dernier se crisper soudainement à son contact. Il se mordit la lèvre inférieure, maudit sa précipitation et la retira, domptant son propre désir en venant doucement caresser sa joue.

"Ne ferme pas les yeux mon amour, regarde-moi c'est Angelo... jamais je ne te ferais mal..."

Shiryu avait le souffle hâché et de nouveau les yeux clos. Son corps crispé témoignait de son désir. Voir son chaton dans cette situation d'attente renforça son besoin de le faire sien. Il passa alors sa main sur sa cuisse en la caressant et l'embrassa sur la tempe, prenant son menton entre ses doigts, il lui releva la tête et croisa ses yeux d'un vert gris si intense qu'il en frémit. Puis l'Italien approcha ses lèvres des siennes en les frôlant avec provocation

" Ça va aller... fit-il en taquinant ses lèvres. Calme-toi et détends-toi... ajouta-t'il d'une voix très tendre".

Avec délicatesse, il posa un baiser sur son ventre tout près de son nombril et frotta sa joue contre sa hanche. Il parcourut de sa langue son corps, les muscles presque discrets de son abdomen, les boutons de chair de son torse, le creux de son nombril. Avec patience et tendresse, il découvrit ce corps qui ne demandait qu'à s'offrir, à répondre à ses invites et peu à peu, parvint à le faire frémir dans un premier temps, puis quelques sons inarticulés franchirent les lèvres de son chaton. Longtemps il parcourut chaque pli de la chair tendre pour lui faire ressentir ce plaisir dont on l'avait privé jusqu'à maintenant.

Ce n'est qu'au bout d'un long moment qu'il parvint à son membre raidi qu'il commença par lécher avant de l'engloutir. Shiryu se crispa, ses mains se posèrent sur la tête d'Angelo comme s'il voulait l'arrêter, mais il les retira aussitôt en se laissant retomber en arrière dans un soupir de contentement. Après une hésitation, l'Italien remonta vers sa bouche pour l'embrasser.

"Est ce que ça va ?" demanda Angelo soucieux.

Il caressa la joue du jeune homme, sa paume était douce et chaude. Il continua à lui murmurer des mots doux, apaisants. Angelo se doutait du combat contre la peur que se livrait son chaton. Lui, il voulait lui faire découvrir autre chose que la brutalité. Il voulait lui apprendre l'amour. Tout doucement il reprit ses caresses. Le jeune homme soupira d'aise dans ses bras et se détendit peu à peu, il savait qu'il pouvait lui faire confiance.

" Tu peux me caresser aussi tu sais..." murmura-t-il.

Shiryu avait du mal à réfléchir. Il ouvrit les yeux pour tomber sur deux pupilles ravagées de désir mais aussi d'amour. Il plaça ses mains autour de son cou et prit sa bouche d'assaut, jouant avec sa langue, le baiser devint un échange passionné et enivrant, les laissant vite sans souffle .Le Japonais posa sa main sur la peau bronzé d'Angelo, timidement d'abord et la laissa lentement glisser, le faisant gémir. Ce qui l'encouragea à poursuivre, à goûter cette peau cuivrée et tannée par le soleil qu'il avait eu si souvent envie de lécher.

Puis quand leurs deux corps à bout de souffle devinrent trop durs à contrôler, Angelo posa son front contre celui du jeune homme et lui souleva les jambes pour le préparer à sa venue, avec tendresse et douceur, domptant son propre désir, attentif à la moindre réaction du corps de Shiryu. Il se doutait que c'était douloureux.

"On peut arrêter si tu veux ... "lâcha l'architecte essoufflé.

"Noo...non… Con...continue..."

Il commença à pénétrer dans cet anneau de chair, le sentant se tendre sous la douleur quand il le pénétra, pourtant avec toute la douceur qu'il put y mettre. Shiryu attrapa dans ses poings fermés les draps qui couvraient le lit, et se mordit la lèvre. Il avait fermé les yeux pour ne pas pleurer mais ses larmes débordaient et glissaient silencieusement sur ses joues. Son souffle était coupé par la douleur intense. Voulant le décontracter, l'italien cala sa main sous son cou, et posa ses lèvres contre celles crispées du jeune homme. Il avait peur. Shiryu avait peur d'être pris une nouvelle fois. Mais surmontant la peur et la douleur, il passa une main sur sa joue.

De longues minutes s'écoulèrent pendant lesquelles Angelo l'embrassa, le caressa, lui parla. Toutes ses attentions détendirent Shiryu qui sentait le désir revenir peu à peu en lui. Angelo releva ses yeux bleu nuit pour les planter dans ceux du jeune homme pour être sûr. Quand il le vit ses longs cheveux d'ébènes répandus sur le lit, son visage rosi, ses prunelles vertes mouillées mais affirmatives, qui le regardaient avec tant d'amour... Le souffle court, il ne put résister plus longtemps à cette vision aussi stimulante qu'excitante. Angelo amorça enfin un mouvement libérateur. Il avait réussi à faire taire son désir dans le seul but de ne pas blesser son amour. Il se retira aussi précautionneusement que possible pour revenir pareillement. Le frottement de son sexe sur les parois chaudes et si serrées le firent frissonner. Progressivement, il accéléra la cadence sous le gémissement croissant de Shiryu frissonnant de la tête aux pieds alors qu'il découvrait le plaisir pour la première fois de sa vie.

Sa main vint se fermer autour du sexe du jeune homme pour l'emmener avec lui dans ce monde dont il ouvrait les portes pour lui. Un monde qui serait le leur désormais, il se le promit alors que la jouissance les submergeait tous les deux.

Le reste de la nuit ne fut que mots doux, baisers parfois doux, parfois passionné. Ils ne firent plus que se câliner et Ils finirent par s'endormir, dans les bras l'un de l'autre, la tête de Shiryu enfouie dans le cou d'Angelo, qui arborait un grand sourire dans son sommeil.


Le lendemain matin, l'Italien fut le premier à se réveiller. Il se sentait bien, et ce sentiment de bien-être s'accentua lorsqu'il regarda le jeune homme qu'il aimait tant à ses côté. Soutenant sa tête de sa main droite, il contempla longuement son amant, car c'était bien ce qu'il était devenu cette nuit, son amant. De ses doigts il dégagea une mèche de ses cheveux noirs, afin de s'imprégner de son visage si doux et si beau. Ne pouvant résister, il déposa un tendre baiser sur les lèvres entrouvertes de Shiryu qui dans son sommeil prononça son nom. Ravi, il reprit son chaton dans ses bras et se rendormit le cœur léger.

Ce même jour au environ de neuf heures

Shaka débarrassait la table, mettant les bols dans le lave-vaisselle, tandis que Shura lavait le biberon que le petit Haruto avait savouré jusqu'à la dernière goutte. Le garçonnet le regardait faire de ses grands yeux vert olive. L'Espagnol revint vers lui pour le sortir de sa chaise haute, le petit lui donna des petites tapes sur ses mains en criant d'une voix chevrotante:

"Nan...pas toi...veux saka..."

Aussitôt le blond abandonna ce qu'il faisait pour se précipiter et serrer le garçonnet contre lui.

"Chut...je suis là ..."

Il regarda Shura en levant les épaules d'un air désolé et il posa le petit par terre. Puis il fit les gros yeux et en prenant une grosse voix, dit:

"C'est qui va manger le petit Haruto c'est moi!...Hey viens ici que je t'attrape." Ajouta-t-il en tentant tant bien que mal de l'immobiliser.

Il le tînt fermement contre lui d'un bras, et de l'autre, il le chatouilla de toutes ses forces, s'amusant de le voir se tordre de rire contre lui. Il adorait ce petit, c'était un véritable fripon et, du haut de ses deux ans, il s'exprimait parfaitement bien et en profitait pour le faire tourner en bourrique.

"Ah... pas peur !" s'écria-t-il joyeusement en se sauvant suivit de l'Hindou qui continuait à faire une grosse voix.

Shura savait que la cohabitation avec Haruto serait difficile depuis qu'il l'avait rencontré. Pourtant il y mettait du sien, mais rien à faire le garçonnet ne l'aimait pas. Par contre Shaka était adoré par le petit. Entendant les rires qui venant de la chambre, il décida de les rejoindre. Son amour ne pourra pas lui dire qu'il ne faisait aucun effort pour aller vers lui.

Quand il arriva à son tour, ils étaient tous les deux en pleine bagarre dans le lit les joues rouges des efforts fournis .Le petit sautait en hurlant de rire. Shaka s'écroula de son long en s'esclaffant:

"Pouce...tu as gagné..."

Haruto se laissa tomber sur le blond en soupirant d'aise, doucement Shura s'assit sur le bord en demandant:

"Tu le laves ou c'est moi...?"

Toujours allongé, le petit garçon le fixa en suçant son pouce et serrant sa peluche de l'autre. Puis il nicha sa tête dans le cou de Shaka en le serrant très fort de ses petits bras.

" Veux-toi...pas lui..."

Fronçant les sourcils l'Indien se redressa et s'adressa au petit:

"D'accord je vais te laver...Mais Shura va venir aussi..."

"Nan!...pas..."

"Si...et après on va aller se promener au parc..."

"Pac avec toboan..."

"Toboggan...Haruto. Vas-y dis-le..." le reprit Shura

"Tabognant..."répéta le petit d'un air fripon, faisant soupirer l'Espagnol.

Trente minutes plus tard, ils sortaient de la salle de bain le petit habillé tenant la main de Shaka qui se retenait de rire. Shura sortit à son tour trempé de la tête aux pieds et se rendit d'un air maussade dans leur chambre pour se changer.

Le blond montrait des images d'animaux au petit garçon lorsque l'avocat vint les rejoindre.

"Tu sais il ne l'a pas fait méchamment c'était pour jouer."

"Si tu le dis... "

"Mais oui..."

Tout d'un coup ils entendirent la voix plaintive du garçonnet, leur demander en les regardant les yeux verts remplis de larmes:

"Yei où maman... où papa?"

Et voilà, le couple savait bien qu'un jour ou l'autre, il allait leur poser cette question. Mais malgré tout ils se retrouvèrent penauds ne sachant que répondre. Ils s'accroupirent devant lui pour être à sa hauteur. Voyant que Shaka cherchait ce qu'il pouvait ou non lui dire vu son jeune âge, Shura décida que la vérité était la meilleur chose à faire. Il inspira et se lança:

"Tu sais mon cœur, ton papa et ta maman sont au ciel et ils ne reviendront pas...Mais on est là Shaka et moi...tu n'es pas tout seul..."

Le prenant dans ses bras pour le consoler sous les yeux remplis d'amour du blond qui lui fit un sourire réconfortant, il ajouta:

"On s'occupera toujours de toi et on t'aime très, très fort..."

Le petit leva son regard brillant vers lui et mit ses petits bras potelés autour de son cou, il lui fit un baiser sur la joue en murmurant

"Moi sausi à t'aime..."

Et sur ses mots, il parti en courant chercher son doudou pour revenir aussitôt leur prendre la main:

"Pomener pac tobognan...?"fit-il trépignant d'impatience.

"Oui en route la troupe!" Approuva le blond en lui prenant la main.

Ils sortirent de l'appartement suivit de Shura. Avait-il seulement compris ce qu'il lui avait dit? Était-il trop petit pour savoir la vérité aussi dure soit-elle? Shura était certain que oui, il avait bien fait...Et à chaque fois qu'il lui poserait des questions, il lui répondrait toujours par la vérité...

À suivre

Merci à ceux ou celles qui prennent le temps de lire ma fic.

Bisous