Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA-Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.
Leia26, je te remercie de laisser un commentaire à chaque chapitre! C'est vraiment gentil^^.
Marine, merci pour ton review! Oh oui pauvre Angelo ...
Athena, merci pour tes reviews! Je sais que lorsqu'on aime un personnage, on aime le voir souvent. Cela m'arrive souvent avec Shiryu;)Je comprends donc ta frustration vis-à-vis de Shun et Aiolia. Mais je peux t'assurer que je ne l'ai pas envoyé à l'hôpital pour m'en débarrasser et je suis désolée que tu puisses le penser. Tu sais, je pouvais simplement le faire mourir;) .J'espère que cette histoire continueras à te plaire, malgré tout^^.
Bonne lecture.
Chapitre 24
Samedi 7 Octobre ...
Angelo entra dans la chambre sans faire de bruit. La lumière du jour filtrant à travers les volets, il fit le tour du lit pour contempler le beau visage de son chaton qui dormait. Il posa le plateau et caressa doucement l'ébène de ses cheveux qui glissèrent entre ses doigts. L'Italien eut un rictus amusé au petit soupir de Shiryu et déposa un bisou sur son front, son nez, ses yeux...
Le jeune homme se réveilla sous les douces caresses. Il ouvrit doucement les paupières et sourit à Angelo, qui l'embrassa sur le coin des lèvres en murmurant:
"Bon anniversaire mon chaton."
"Merci mon amour... mais il ne fallait pas, je pouvais le prendre en bas." Ajouta le jeune homme en voyant le plateau posé sur la table de chevet.
" J'en avais envie... thé pour toi et café pour moi." fit l'Italien
Shiryu se plaça confortablement et Angelo déposa sur ses jambes recouvertes d'un drap le petit déjeuner. Le Japonais prit la tasse que lui tendait son amant, un sourire joyeux aux lèvres et but une gorgée de la collation.
"Il est très bon..."
"C'est moi qui l'ait fait...Un croissant? Une tartine avec de la confiture?"Demanda l'architecte le couteau en main.
"...? Tu es sûr que tu vas bien? "
"Ouais... Pourquoi?"
"Je te trouve vraiment bizarre en ce moment..."
"Que vas-tu chercher là...cela ne te fait pas plaisir?"
"Si...bien sûr! Alors...pain avec du beurre et de la confiture de fraise" Fit le jeune homme essayant de ne pas pouffer en voyant la concentration de l'Italien badigeonnant la tartine.
Ils avaient à peine fini le petit déj' qu'Angelo enleva le plateau et le posa par terre. Il se pencha sur son jeune amant et posa ses lèvres sur celles si tentatrices de son vis-à-vis. Shiryu y répondit immédiatement. L'Italien se sépara des lèvres rougies par le baiser et sortit de la poche arrière de son jean une petite boite noire. Il la lui tendit en murmurant doucement, avec une voix tendre et grave.
"Ton premier cadeau, celui-ci je voulais te le donner en particulier..."
Surprit le jeune Japonais prit la boite et l'ouvrit. Il sortit une bague en or blanc constituée de deux anneaux centrés entrelacés et d'un intérieur plat où il put y lire; (Tu e nessun altro)
"Toi et personne d'autre." Souffla-t'il la gorge serrée
Angelo lui prit la main gauche et glissa l'anneau à son annulaire puis il l'embrassa doucement.
" Toi et moi pour toujours mon amour."Murmura-t-il
Shiryu ne put empêcher les larmes de lui monter aux yeux et il se blottit contre son amant. Il ne pouvait pas être plus heureux.
Quelques temps plus tard, le jeune Japonais descendait les escaliers quand il vit Aiolia les monter, celui-ci s'arrêta à sa hauteur le sourire aux lèvres :
"Bon anniversaire Shy'..."
"Merci ..."
"Je vais chercher mes clefs dans la chambre de Shun..."
"Ah bon vous partez?"
"On va donner un coup de main à Milo. Comme Minos n'est pas encore revenu de Los Angeles, Il a besoin de main d'œuvre ..."Ajouta le Grec en continuant de grimper quatre à quatre le reste des marches.
Shiryu finit de descendre les escaliers et se rendit dans la cuisine, il se refit un thé en regardant par la fenêtre qui donnait sur l'arrière. Il vit dans le petit champ d'oliviers, Kiki assis sur un banc, Mü à sa droite et Shion à sa gauche tournant les pages d'un album. Le jeune homme prit sa tasse en main et sortit rejoindre ses deux frères qui observaient chaleureusement cette scène depuis la terrasse. En le voyant venir Shun se leva et l'embrassa sur la joue pour lui souhaiter son anniversaire, suivi de Dohko qui le prit tendrement dans ses bras pour faire de même.
"Merci ...Où est Angelo?"
"Dans son bureau avec Saga, ils parlent certainement boulot." Répondit Shun
"Hum...il y a longtemps qu'ils sont assis là-bas? " demanda Shiryu à Dohko en montrant du menton les trois homologues.
"Une petite heure, ils ont beaucoup à se raconter. Mais elle est très belle cette bague! Un cadeau d'Angelo?" demanda le détective en apercevant l'anneau.
"Oui, "fit fièrement le jeune homme en levant la main pour la montrer à ses deux frères. Puis il l'enleva et leur désigna l'inscription en Italien:
"Cela veut dire, toi et personne d'autre."
"C'est un magnifique cadeau...on dirait une alliance. Aiolia? Pourquoi tu ne m'as pas offert une bague ? Ajouta Shun en levant un sourcil quand il vit son lion venir vers eux.
"De quoi parles-tu?"
"De ça...regarde comme cet anneau est beau ...un vrai gage d'amour qu'a fait Angelo à Shy."
"Je t'ai offert un voyage en France...c'est pas romantique ça?"
"Si c'est romantique...mais ce n'est pas un gage d'amour." Rétorqua Shun en essayant de garder son sérieux.
Il avait envie de rire en voyant son Grec décontenancé. Il fit un clin d'œil à Shiryu et Dohko pour les rassurer puisqu'eux aussi commençaient à le regarder d'un air surpris. Shun ne put se retenir plus longtemps et éclata de rire:
"Je te charrie... Bien sûr que le séjour en France était un magnifique cadeau."
"Qu'est-ce que tu peux être diablotin par moment...viens m'embrasser pour te faire pardonner ..."
Shun ne se fit pas prier. Il se leva et se mit sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur celles de son amant.
"Bon ce n'est pas tout ça, mais Milo nous attend..." Fit le chatain en se séparant de son lutin.
Une fois que les deux amoureux furent partis, Shiryu discuta un moment avec son grand frère devant un thé attendant que la petite famille Ariès vienne les rejoindre pour finir la décoration de la salle que Milo leur avait prêtée.
Au même moment, au commissariat de police d'Athènes...
Queen entra en poussant devant lui un homme menottes aux poignets, il s'adressa à un agent.
"C'est un dealer, mettez-le en garde à vue..."
Il regarda vers le bureau du commissaire Degel et vit Sylphide lui parler et à la tête que faisait le lieutenant, ce que lui disait son supérieur n'avait pas l'air de lui plaire. Il alla ouvrir son ordinateur et tapa son rapport. Quelques minutes plus tard, il aperçut le Belge se rendre vers un policier et lui donner des ordres. Ensuite il revint à son bureau se trouvant face au sien, il ouvrit un tiroir et y mit dedans un dossier. Queen jeta un rapide coup d'œil à son confrère :
"Alors...un désaccord avec le chef?"
"Oui et non...d'après lui... On a épuisé toutes les pistes logiques sur l'affaire du meurtre de Valentine".
"Hum...malheureusement ce tueur est très intelligent et très organisé...rien ...aucune trace de lui dans l'appart'."
"Oui je sais... pour l'instant, il manque d'effectifs .Toutefois j'ai réussi à le convaincre de me laisser sur l'affaire ..."
"Tu sais quoi exactement de ce type? Normalement c'est moi qui devais continuer l'enquête, mais j'ai été mis sur un autre coup...Je peux peut-être t'aider?"
"Pas grand chose...Il a les cheveux noirs, les yeux noirs, un tatouage représentant un sphinx..."
"Où..."Demanda vivement l'Allemand en le coupant.
"Je ne sais pas...Valentine ne me l'a pas dit..."Soupira tristement Sylphide
" Ouais avec ça on ne va pas aller loin ... Pourquoi est-il noté dans le dossier: Peut-être d'origine Égyptienne?"
"Valentine avait révélé à un jeune homme à la fête d'anniversaire d'Aiolia que le continent de son amant était l'Afrique, enfin sa ville puisque une petite partie de son pays se trouve en Asie. De ce fait, il a tout de suite pensé à l'Egypte."
" Bonne déduction...Mais dis-moi, pourquoi t'avais l'air en colère dans le bureau du chef?"
"Parce qu'il a sous entendu que Valentine renseignait cet amant. Le patron est quasi-certain qu'il a été tué par son amant et que celui ci était de mèche avec le tueur Arès..."
"Waouh...Il en est venu comment à cette conclusion?"
"Du fait que le commissaire l'avait vu regarder discrètement un dossier confidentiel qui se trouvait posé sur son bureau. Il y avait d'inscrit le nom de l'hôtel où un comptable Harmodios était planqué et l'heure à laquelle il devait se rendre au tribunal. Il fut tué juste à sa sortie d'une balle en plein cœur...Et d'après le chef Degel personne d'autre n'était au courant sauf les hommes qui devaient le protéger. Mais je ne peux pas y croire... jamais...non... jamais mon ami aurait trahi en divulguant ces renseignements...même par amour..."Ajouta tristement le Belge.
"Je me souviens de cet affaire, cette personne devait témoigner contre un député soupçonné de blanchiment d'argent et le comptable avait été mis sous protection... Mais comment Valentine a pu mettre la main sur ce dossier et pourquoi il était ici?"
"Parce que c'était notre brigade qui assurait sa protection de sa sortie du bâtiment jusqu'au tribunal."
" C'est plausible comme raisonnement... je sais que vous étiez les meilleurs amis du monde, mais peut être qu'il a voulu revenir en arrière et dénoncer son amant et cela expliquerait pourquoi il a été tué...
Sylphide hochant la tête d'un air sombre ...
"Tu n'as peut-être pas tort...Néanmoins cela fait mal de se dire qu'il a certainement été assassiné par celui qu'il aimé tant...Au point de devenir aveugle à l'amour d'un autre" fit-il d'un ton morne en se calant avec lenteur dans sa chaise.
Queen le dévisagea avec interrogation, le Belge avait une mine d'enfer, des cernes béantes se dessinaient sous ses yeux, il avait l'air de quelqu'un qui n'avait pas fermé l'œil depuis un moment.
"Alors comme ça cet amant serait de connivence avec le tueur Arès... Et aussi un tueur professionnel... Mais dans ce cas Hadès est toujours en danger?"
"Peut-être...Le Commissaire Degel l'a mis sous surveillance, même si l'avocat n'est pas d'accord. Il pense qu'on a plus de chance de le coincer ainsi...Bon j'ai fini...je rentre...Et toi?"
"Je termine ce que je fais et je vais me coucher. Passer la nuit sous couverture dehors, m'a tué."
"Oui mais au moins tu as réussi ta mission ...Pas comme moi qui..."
"Arrête! Ce n'est pas ta faute si on n'arrive pas à retrouver ce tueur. Tu sais, il suffit d'une petite erreur de sa part..."
"Hum c'est ça ...mais vois-tu je n'y crois plus trop..."
Queen regarda pensivement le policier saluer ses collègues et sortir du commissariat. Il savait que son homologue était amoureux depuis longtemps du Belge et qu'il avait du mal à se remettre de sa mort. Ces pensées dérivèrent sur Pharaon...qui es-tu vraiment? Le gentil garçon amoureux transit du Japonais ou quelqu'un qui joue un jeu malsain envers Shiryu et Angelo? Dans ce cas pourquoi? L'Allemand ferma l'ordinateur, se leva et prit sa veste essayant de chasser ses doutes. Hier après-midi, il avait porté le verre à son ami qui travaillait dans le département de la police scientifique. Maintenant il n'y avait plus qu'à attendre... Quoi qu'il en soit, pour le moment, il allait laisser Pharaon briser le couple et l'aider car il voulait que son Italien revienne vers lui. Même si pour l'architecte, ce n'était que sexuel. Après tout il ne faisait rien de mal ... à part œuvrer pour séparer un couple qui n'aurait jamais dû être ensemble...
Vravrona villa d'Angelo...
Angelo poussa un soupir en regardant s'éloigner d'un bon pas Saga. Enfin! Il était parti rejoindre Mü et les autres. À peine eut-il disparu de sa vue qu'il se précipita sur la boite aux lettres. Il resta un instant figé en apercevant la fameuse enveloppe bleue, puis réagit et prit le courrier. Il s'apprêtait à retourner dans son bureau lorsqu'on l'apostropha:
"Bonjour Angelo...Shiryu est là?"
L'Italien se retourna et répondit sèchement au jeune homme devant lui qui jeta subrepticement un œil sur le courrier:
"Non...il est chez Milo". Angelo arqua un sourcil interrogateur sur l'Égyptien dont il avait surpris le regard. "Tu m'excuses mais je dois terminer un truc pour être libre ce midi."
"Oui je comprends...je vais les rejoindre."
"C'est ça..."
L'Architecte lui tourna le dos et rentra .Il ne vit pas le regard noir et mauvais qu'avait eu à son encontre Pharaon.
"Alors comme ça on a surveillé le facteur? Hahaha t'as la frousse hein? Mais vas y détruis les photos...m'en fiche ...y en a d'autres ...Quelle mauvaise surprise tu vas avoir lorsque Shaka va donner une certaine autre enveloppe bleue à ton chaton." Proféra-t-il silencieusement, en marchant rejoindre ses amis...Un sourire satanique apparu sur ses lèvres à ce mot: amis
Angelo ouvrit fébrilement l'enveloppe et en sortit son contenu. Il ferma un instant les yeux en soupirant, puis il prit son briquet posé sur un petit meuble. Il l'alluma et plaça une photo sous la flamme au dessus de la poubelle. Soudain, il fut interrompu par le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvrit et la voix de Shura crier:
"Angelo!"
Ledit Angelo eut un instant de panique, de son pouce et l'index, il écrasa la flamme et rangea la photo avec les deux autres dans le tiroir de son bureau. Puis il sortit en maudissant la terre entière.
" Qu'est ce que tu fous là?" demanda l'Italien agacé.
"Merci pour l'accueil... je venais apporter la viande pour le barbecue de ce midi...Y'a un truc qui ne va pas?"Ajouta l'Espagnol en voyant la mine sombre d'Angelo.
" Qu'est-ce que vous avez tous à me demander ça? Je vais très bien ...seulement je voudrais finir un travail pour pouvoir emmener Shiryu au resto' ce midi... Et vois-tu, je n'y arriverai jamais si on n'arrête pas de me faire chier!" lança-t-il le regard noir.
"..."
"..."
" Au cas où tu l'aurais oublié ...Je te signale que tu savais que je venais apporter les grillades."
"J'avais oublié..."grommela l'Italien
"Tu travailles sur un projet de chantier?"
"Ouais..."
"Ça ne peut pas attendre lundi?"
"Peut-être...tu veux une bière?"
"Oui..."
Angelo se rendit dans la cuisine, il ouvrit le frigo pour sortir la boisson. Après avoir décapsulé la canette, il alla rejoindre son ami et la lui tendit.
"Merci... pour le restaurant vous allez au port Raffina?"
"Hum...on part dans une heure..."
Angelo sortit son paquet de cigarettes et en mit une à sa bouche, puis se souvint que son briquet était resté dans le bureau. Il se leva en expliquant:
"Je vais chercher du feu."
Une fois dans la pièce, il ouvrit le tiroir et resta un instant indécis. Devait-il les brûler tout de suite? En avait-il le temps? Angelo décida que oui...Les garder était trop dangereux. Il jeta une photo dans la poubelle et y mit le feu, en prit une deuxième, lorsqu'il sursauta.
"Angelo c'est ...?"
Putain de merde...L'Italien remit en vitesse les autres photos dans le tiroir, qu'il claqua. Shura regarda son ami avec un
froncement de sourcils, dans un mélange de surprise et d'incompréhension.
"Pour toi...tu as oublié ton portable dehors..."
"Ah ..."
Il le lui prit brusquement des mains et s'appuya sur le bureau pour être certain que l'espagnol ne vienne fouiner.
Shura s'appuya sur le chambranle de la porte fixant son ami puis son regard se tourna sur la petite fumée qui sortait de la poubelle.
Angelo ferma son portable et le mit dans sa poche de jean, le tout en jetant discrètement un œil dans la corbeille et fut consterné de voir que la photographie avait calciné que d'un coté laissant un petit tas de cendres. Et bien entendu la partie visible était le bas. On voyait bien la cicatrise de l'Italien sur sa cuisse gauche et pas que ça...
"Ton destructeur de documents ne fonctionne plus?"
L'Architecte fut foudroyé sur place. Mais quel con! Il n'y avait pas pensé...
"Non...Enfin si"
"Et tu caches quoi de le tiroir?"
L'Italien le foudroya du regard sentant la colère gronder en lui.
"Tu deviens parano mon vieux...je rangeais un dossier. Ça va mon-sieur est content ou il a d'autres questions aussi connes?!"
Shura plissa les yeux et fronça les sourcils, sondant Angelo, il était persuadé que l'autre mentait. Néanmoins, il leva les mains en signe de capitulation et se dirigea vers le bureau.
"Quoi encore?" questionna l'architecte, énervé.
"Si tu veux bien te bouger, je pourrais prendre ma clé USB que j'ai oubliée il y a deux jours. Justement dans ce tiroir à lequel tu t'accroches autant."
Poussant un soupir d'agacement Angelo ouvrit le compartiment et chercha ladite clé sous l'œil attentif de son vis-à-vis.
"Qu'est ce qui ne va pas Angi...?"
L'Italien se raidit, hésita un instant, puis il sortit la fameuse enveloppe et la claqua sur la table en laissant échapper dans un petit ricanement:
"Ça..."
Fronçant les sourcils l'Espagnol la prit et en sortit les deux photos restantes. Stupéfié, il ouvrit les yeux de consternation et resta bouche bée devant ce qu'il voyait. Un silence assourdissant s'installa et les deux amis se dévisagèrent. Angelo n'affichait aucune expression, mais son vis-à-vis décela dans ses yeux du désarroi.
"Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ? lui demanda-t-il dans un soupir désespéré.
"Quoi...fait quoi?"
"Tromper Shiryu avec Queen!"
"Mais non ! Comment tu peux penser une chose aussi horrible ?" S'insurgea l'Italien.
"C'est pas lui, là sur toi?" demanda Shura, pète-sec
"Si ...mais on n'a rien fait...j'me suis réveillé dans ce lit avec lui à mes côtés et pour tout te dire ...j'me souviens plus de rien... t'as pigé?"
"Non! Tu m'excuses mais non...je pige pas...ce que je vois moi sur cette photo, c'est que vous êtes nus tous les deux dans ce lit et dans une pose ...obscène.
"..."
"Je suppose que les photos t'ont été envoyées anonymement?"
"..."
"Je prends ce silence pour acquiescement... Et pas un instant tu n'as pas pensé que Queen pouvait être derrière ça?"
"Fait chié...bien-sûr que j'y ai pensé...et aussitôt qu'il m'a prévenu, j'ai été mettre les choses au point... dis- moi?! Comment il pouvait être avec moi et prendre les photographies en même temps? Hein? Puis pourquoi ferait-il ça?"
"T'es devenu handicapé du cerveau? "
"Tu sais que tu commences à me les casser "siffla Angelo avec une colère sourde dans la voix
" Mais ouvre les yeux bon sang! Queen est amoureux de toi depuis des années."
"N'importe quoi... il a simplement pris l'habitude que je l'appelle pour passer du bon temps et justement j'ai accepté de diner avec lui pour bien lui faire comprendre, que ces moments-là étaient irrémédiablement finis."
"Il a tellement bien compris que vous avez fini tous les deux dans ton lit"
" Merci, ça fait plaisir de se sentir soutenu."
"Et si tu me racontais le début de ta soirée peut être que cela t'aiderait à te souvenir?"
Shura n'avait pas tort...Il y verrait peut-être plus clair en la relatant justement. Il se vit donc narrer les évènements, depuis le moment où Queen avait frappé à sa porte de chambre ce fameux jour-là...
Ailleurs au même moment...
Les autres compères s'éclataient en gonflant les ballons que Kiki voulaient absolument pour la décoration de la salle. Une ambiance joyeuse se faisait ressentir. Haruto s'amuser à courir après, les faisant voler à coup de pied.
"Saka...regarde-moi! T'as vu je soute bien."
"Oui tu shootes très bien...mon ange" Sourit le blond
Pharaon entra et les vit riant comme des cons à s'envoyer des ballons de toutes les couleurs. Pathétiques.
"Bon anniversaire Shiryu...je passais te demander si tu avais besoin d'aide."
"Merci...Il ne reste plus qu'à suspendre les ballons...Tient, mets ceux-ci à la porte d'entrée. "
L'égyptien les lui prit des mains et une fois dehors, il les accrocha en montant sur l'escabeau déjà posé sur le mur. Il s'apprêtait à descendre lorsqu'il entendit le grognement sourd d'un chien .Il se retourna et aperçut Mars qui montrait ses crocs.
"Va-t-en...allez...dégage sale clébard..." Gronda-t-il en faisant un signe de la main.
Voyant qu'il continuait à grogner, il voulut lui mettre un coup de pied. Grosse erreur le chien bondit et attrapa son bas de pantalon tirant dessus.
"Saleté de chien! Tu vas lâcher ma jambe!"
Attiré par les cris, nos amis se précipitèrent et virent l'échelle tanguer dangereusement ainsi que l'Égyptien qui finit par chuter dans de grand mouvements de bras pour atterrir lourdement sur l'herbe se retrouvant sur le dos avec Mars qui tirait toujours sur le bas de son jean. Après une microseconde de surprise Shiryu s'élança. Il fit reculer le chien et s'aperçut avec soulagement, qu'il n'y avait pas de sang.
"Il n'a rien?"
"Heureusement qu'il n'est pas tombé de haut!"
"Il est cro nul... il shait même pas voler..."
"Non c'est sûr qu'il n'est pas Superman." Pouffa Kiki
"Beuk...il fait cro mal shuperman... moi je shais...regarde!"
L'enfant prit la pose qu'il avait vu tant de fois à la télé. Celle de l'homme d'acier, une main sur la hanche, un poing levé vers le ciel et la nuque renversée.
"Tu n'es pas blessé ?" demanda Mü en serrant les lèvres pour ne pas s'esclaffer à la vue du petit garçon trop comique dans son imitation. Il lança néanmoins un regard amusé à ses homologues qui ne pouvaient s'empêcher de retenir leur rire.
Quand à Kiki, et Johann, ils se tenaient les côtes tellement ils rigolaient en voyant le petit garçon imiter superman et surtout de Pharaon ...Ledit Pharaon, mécontent, pestait mentalement. Il se leva aidé du Japonais et de Mü.
"Kiki? Tu veux bien emmener Mars avec toi derrière la maison?"Demanda Shaka.
"Oui...allez viens le chien ...Haruto ? Tu viens ,on va jouer au ballon."
"Viii..."
Le petit garçon toujours le poing en l'air, parti en courant suivi du rouquin, de Johann et de Mars. Dohko les suivit du regard en souriant et s'exclama:
"Vous ne devez pas vous ennuyer avec ce petit garnement..."
"Oh que non..."Affirma gaiement le blond
"Je vais avec eux. On ne sait jamais les bêtises qu'ils pourraient faire. Et puis, je ne tiens pas à courir après les poules du poulailler." Dit Shion en allant rejoindre les enfants.
"Excuse-nous d'avoir rit Pharaon, mais il faut avouer que la situation était assez ...burlesque" Dit Saga avec amusement.
"Parlez pour vous, moi elle ne me fait pas rire...Je ne comprends pas que ce chien ne soit pas attaché! Le jour où il s'attaquera à un des enfant vous rirez moins."
"Mais je peux t'assurer qu'il n'est pas méchant...Il voulait certainement jouer...tu as croisé Shura en route?" Ajouta Shaka voulant changer de conversation.
"Oui et j'ai vu en passant Angelo qui prenait le courrier dans la boite aux lettres...tient en parlant de ça...il avait une grande enveloppe bleue dans la main...peut être le dossier pour tes études que tu dois recevoir?"
" Ha oui! Moi aussi Shy' j'ai un courrier à te remettre... On l'avait mis dans la boite aux lettres du magasin... Il est dans mon sac de voyage. Tu me feras penser à te le remettre."
"OK...Bon j'y vais, Angelo doit m'attendre...vous me suivez?"
"Pars devant, on finit d'accrocher le reste de ballons."
"Moi je viens avec toi, je vais aider Shura à préparer le barbecue" Annonça Dohko.
Les deux frères partirent en parlant gaiement avec Pharaon content de lui. Cela lui avait couté un jean, mais il avait réussi à parler de l'enveloppe ...
Maison d'Angelo...
L'Italien regardait par la fenêtre tournant le dos à Shura. Il aspira un grand coup sur sa cigarette et finit de relater son histoire. Lorsqu'il eut terminé un long silence s'ensuivit. Il se retourna sondant son vis-à-vis dans l'attente d'une réaction. L'Espagnol, consterné par les faits, finit par lâcher:
"T'es dans la merde là... et jusqu'au cou"
"Merci... mais vois-tu, ça je le savais déjà..."
"Dis le lui, car plus tu attends plus ..."
"Je ne fais que ça! Essayer... depuis hier, j'essaie de tout lui dire. Mais à chaque fois il y a toujours un imprévu..."
" Tu ne m'enlèveras pas de la tête que Queen n'y est pas pour rien..."
"Dis pas de conneries. C'est un flic, tu crois vraiment qu'il risquerait sa carrière ? Et pour quoi? Pour s'envoyer en l'air avec moi... J'y crois pas."
Angelo alla écraser son mégot dans le cendrier et prit les deux photos des mains de Shura. Il les mit dans le destructeur de documents. Il le fusilla du regard, lorsque l'Espagnol essaya de l'en empêcher. Haussant les épaules celui-ci le laissa faire. Ne prêtant pas attention à l'humeur massacrante de son ami. Non... bien plus que ça... son frère, il poursuivit.
"Tu sais, celui qui les a envoyés va recommencer et recommencer jusqu'à ce que Shiryu les voit."
"Fais pas chier! Je t'ai dit que j'allais tout lui avouer...mais aujourd'hui c'est son anniversaire et je veux qu'il soit heureux...alors tu peux me croire, personne, je dis bien per-son-ne, ne viendra gâcher cette journée." Rétorqua l'Italien menaçant...
Restaurant dans Athènes...
Aiolia et Shun entrèrent dans un petit restaurant grec et s'installèrent à une table. Le châtain saisit la carte de menu et tendit la deuxième au jeune homme, pour lui demander quelques secondes après:
"Qu'est-ce que tu prends?"
" Brochettes de poulet et salade grec."
"Moi aussi..."
Le serveur vint à leur table et ils passèrent leur commande.
"T'as vu Milo et Camus ... Ils ne loupent pas la moindre occasion de se toucher et de s'embrasser. Certain que dans très peu de temps, ils se remettent ensemble."
Shun regarda Aiolia qui lui sourit doucement, la tête visiblement ailleurs. Le serveur apporta les menus et ils dégustèrent leur repas. Le jeune Japonais entretenait la conversation, lorsqu'au bout d'un moment fatigué de monologuer seul, il interpella le Grec.
"Ohé je suis là...Y'a un truc qui ne va?"
"Non...Enfin si...Dohko m'a donné une nouvelle enquête, au... au Japon."
"Tu vas y aller?"
"Oui..."
Aiolia vit la déception se refléter un instant dans son regard. Il poursuivit en évitant cependant de croiser les yeux vert émeraude.
"C'est mon travail...Tu savais quel métier je faisais et fais toujours."
"... Combien de temps vas-tu partir?"
"Je ne sais pas ...Mais certainement pas plus d'un ou deux mois..."
"Et je fais quoi moi pendant ce temps?" Rétorqua Shun
"Comme d'hab.' Puis je ne te laisse pas seul...tu as tes frères et..."
"Je viens avec toi..."Le coupa-t-il
"Non tu ne peux pas venir... Sois raisonnable... je vais faire de la filature et dormir la plupart du temps dans ma voiture. Et tu as tes études."
"Alors si je comprends bien, tu pars deux mois et tu reviens. Puis tu repartiras ...combien de temps ? Et moi je suis sensé attendre sagement chaque retour?!Je... je n'en aurais pas la force ... Oui je sais que tu es détective! Ajouta-t-il devançant la réplique que son amant aller lui faire. Mais...mais je croyais que tu allais changer de travail...Quand on parlait d'avenir, jamais... pas une seule fois, tu m'as dit que tu voulais continuer tes enquêtes."
"Bah...heu...pour moi c'était évident...j't'ai jamais dit que je quitterais mon boulot... Fit Aiolia en passant une main nerveuse dans ses cheveux. Puis je suis bien obligé de travailler..."
Le Grec fit signe au serveur de leur apporter la facture. Il la paya et ils sortirent. Les deux amants marchèrent côte-à-côte en silence. Aiolia se risqua à jeter un coup d'œil au jeune homme qui boudait. Au bout d'un moment, il soupira et se mit face à Shun le forçant de se fait à s'arrêter.
"Allez mon petit lutin...Fais moi un sourire...j'aime pas quand tu fais la tête."
"Je ne fais pas la tête. Je suis triste et déçu "
"Qu'est-ce que tu crois! Que j'ai envie de partir? Hé bien non...ça va être dur pour moi aussi, tu sais...Ne pas te voir chaque jour mon ange..."
"Réponds moi honnêtement...si jamais tu trouvais un autre travail ici...tu l'accepterais?"
Aiolia ancra son regard dans celui de Shun, qui attendait une réponse. Il réfléchit un peu, Il n'y avait pas vraiment pensé jusque là.
"...Bah...Ou...ais..."Répondit le Grec néanmoins peu sûr de lui.
" C'est fou ce que t'as l'air convaincu..." S'indigna Shun dépité.
Aiolia haussa les épaules, d'un air embarrassé et voulut prendre la main de son vis-à-vis, mais celui-ci la lui refusa en la mettant dans sa poche. Le Japonais reprit sa route pour rejoindre le salon de thé. À côté de lui, le Grec l'observait peiné. Il se mordit la lèvre, se sentant nul et son cœur se serra, en le voyant si distant avec lui, ne lui accordant aucun regard. Il savait qu'il l'avait blessé...
Un autre endroit dans Athènes...
À l'arrivée des deux amants, Eaque quitta à son tour le salon de thé pour aller se restaurer et chercher le cadeau pour Shiryu que Minos et Aioros avaient commandé avant de partir pour l'Amérique. Il avait eu au téléphone le Norvégien ce matin et il lui avait tout raconté, sur sa vengeance et les aboutissements qui allaient en résulter.
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le poteau électrique dressé devant lui, si bien qu'il le heurta de plein fouet et se retrouva au sol. Encore sonné, il entendit pourtant distinctement les rires de certains passants. Honteux, il regarda autour de lui et le vit...Hadès... Hadès qui arquait un sourcil moqueur. Il sentit le rouge lui monter aux joues sans qu'il ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Il se releva rapidement et lui adressa un regard noir. Cela ne sembla pas le déranger et un large sourire moqueur orna ses lèvres.
"Toujours aussi tête en l'air."
Vas-y moque toi... pensa-t-il maudissant la destiné qui lui avait mis Hadès sur son chemin.
"Tu vas avoir un sacré mal de tête."
"Je l'ai déjà...maintenant tu m'excuses, mais je dois y aller." fit-il sentant son cœur battre à grand coup.
"Où..."
"Quoi où?"
"L'endroit où tu te rends..."
"Qu'est-ce que ça peut te foutre! Maintenant dégage de mon chemin, il me reste plus beaucoup de temps pour me restaurer."
"Ah... tu te rends donc au restaurant, moi aussi. On peut y aller ensemble" L'interpella l'avocat.
Eaque qui avait avancé de quelques pas s'arrêta et se retourna vers cet homme qu'il détestait et aimait tant à la fois, surpris par son insistance.
"..."
"Laisse-moi t'inviter. " s'obstina Hadès malgré le regard peu amène du jeune homme.
"Pourquoi? Un bon mois que je n'ai pas de tes nouvelles...Tu m'as fais comprendre que je n'étais rien pour toi et là comme si de rien n'était, tu as le culot de m'inviter!"
"Tu comptes plus que tu ne le crois Eaque..."
"Menteur! Quoi? Tu as envie de t'envoyer en l'air c'est ça? Alors tu te dis, tiens le petit Eaque ferait bien l'affaire. Je vais l'amadouer et..."
Faisant fi des regards curieux de certains passants, dûs à la voix énervée du Népalais, Hadès le coupa et répondit imperturbable:
"Non... Je n'ai pas envie de m'envoyer en l'air comme tu le dis si bien. Je veux seulement que l'on passe un petit moment ensemble, je voudrais te parler et je te promets que c'est en tout bien tout honneur. Alors tu es d'accord ?"Insista-t-il
"...?"
Eaque resta coi, il pinça le dessus de sa main et il eut mal. Non il ne rêvait pas...C'était bien son ex client, ex amant, qui était devant lui ... il est trop gentil. Et ça! Ce n'était pas normal. Attention au piège, pensa le Népalais. Cependant il s'entendit répondre:
"Ok...mais pas dans un de tes restaurants snobs et je n'ai pas beaucoup de temps..."
"Bien ... cette auberge te convient?" Demanda-t-il en montrant d'un signe de tête l'enseigne d'une taverne.
Sans attendre sa réponse, il le tira par le bras pour traverser la route.
"Me disais aussi..."Marmonna dans ses dents Eaque.
Arrivés au restaurant, ils s'installèrent à une table un peu en retrait qu'Hadès avait choisie. Entre les deux protagonistes, l'atmosphère était lourde et pesante. Une serveuse vint leur donner la carte des menus et repartit vers une autre table.
Hadès parcourut sa carte, puis releva ses yeux verts et interrogea de façon muette son interlocuteur.
"Je vais prendre une salade d'agneau et feta."
"Ah bon! Tu ne veux pas d'entrée?"
"Non." répliqua sèchement Eaque.
" Comme tu veux...je vais prendre la même chose que toi."
La jeune serveuse vint prendre leur commande. Gêné du regard soutenu d'Hadès, Eaque détourna les yeux et son regard fit le tour du restaurant. Les plats arrivèrent rapidement, au plus grand bonheur du jeune homme.
Le silence persistait entre eux. Le Grec releva les yeux vers le Népalais qui grignotait son repas, une expression pensive sur le visage.
"Ton bras ne te fait plus mal?"
"Non..."
"Ton travail te plaît?"
"Oui"
Hadès haussa un sourcil faussement blessé et eut un petit sourire amusé.
"Tu as un vocabulaire très riche à ce que je vois. Tu habites toujours chez ton Minos?"
"Oui...Mais tu voulais me parler, pas me poser des questions."Rétorqua le jeune homme en posant ses couverts pour le fixer.
"Exact... Néanmoins te questionner, c'est aussi te parler et sache que savoir ce que tu deviens m'intéresse."
"Comme je te l'ai dit je n'ai pas beaucoup de temps alors..."
"Pourtant le salon de thé n'ouvre pas avant une bonne heure."
"Je dois passer prendre un cadeau pour Shiryu...car au cas où tu l'aurais oublié, c'est l'anniversaire de ton beau fils aujourd'hui...Mais tu t'en fiches comme de l'an quarante n'est-ce pas ?"
Les mâchoires de l'avocat se crispèrent et il posa à son tour ses couverts en soupirant.
"Non je n'ai pas oublié...Tu sais, J'ai appelé Shun le jour de son anniversaire pour le lui souhaiter...je dois avouer qu'il a été surpris ..."
"Le contraire m'eut étonné...Et Shiryu tu vas faire de même?"
"Je ne sais pas... Si je le fais, je suis certain qu'il va me raccrocher au nez. Alors pourquoi me donner cette peine?"
"Pour lui prouver que tu ne mentais pas quand tu lui as avoué avoir des regrets ... "
" Oui peut-être ... de toute façon je dois lui parler...Mais revenons à nous. J'ai vraiment été un imbécile de première n'est-ce pas?"
"..."
" Malgré toutes les réflexions méchantes et stupides que je pouvais te faire, tu revenais à chaque fois pour finir par accepter de vivre avec moi. Pourtant il faut reconnaître que j'ai tous les défauts du monde : froid, distant, égoïste et la liste est encore longue."
" Tu peux aussi ajouter abruti, pervers..."
"Je savais ou du moins je me doutais que tu avais des sentiments envers moi et lorsque tu m'as avoué ton amour, je n'ai rien dit, rien fait. Je croyais que tu allais revenir comme d'habitude, mais pas cette fois-ci. Il a fallu que je te perde pour me rendre compte que tu ne m'étais pas acquis et que je t'avais traité comme un moins que rien pendant des mois...tu sais...Si tu revenais, je pense, et du moins je veux croire que je serais moins narcissique... comme tu vois j'essaie de changer.
"Tu essaies?! Oh mais quel courage... Toutefois, sache que je ne suis pas un jouet que tu peux utiliser, ranger dans un placard pour le ressortir quand l'envie t'en prend." Répondit le Népalais sèchement en se dégageant de la main posée sur la sienne.
Hadès fronça légèrement les sourcils et prit sa tasse de café pour se donner contenance. Il en but une gorgée et la reposa pour le regarder avec sincérité.
" J'ai eu une discussion avec Rhadamanthe, il m'a fait comprendre certaines choses. Je me suis remis en question et je me suis rendu compte que je n'avais pas seulement rendu malheureux mes beau-fils et toi. Mais qu'en agissant de la sorte, je me rendais malheureux moi aussi... Reviens Eaque..."
Ledit Eaque sentit son cœur battre du tambour dans sa poitrine. Il lui demandait de revenir vivre avec lui. Combien aurait-il donné pour entendre ces mots il y a un mois! Mais aujourd'hui il voulait plus et ce plus Hadès n'était pas encore prêt à le donner. Alors...
"Non...je ne peux pas... "
Hadès ne montra rien de sa déception et demanda la note. Ils gardèrent le silence et une fois qu'ils se retrouvèrent sur le trottoir face au restaurant, Eaque déclara:
"Je vais te laisser... J'ai à faire... merci pour le repas."
"Pourquoi ne veux-tu pas me laisser une chance? Tu disais m'aimer... "
"Parce que tu n'es pas encore prêt et moi non plus... Tu insistes pour que je revienne vivre avec toi...Pourquoi? Qu'est-ce qui te manque tant?"
" Toi... tout simplement toi...J'ai besoin de toi à mes côté. Ça c'est une certitude."
" Tu dis vouloir changer...Prouve-moi que tu le veux vraiment... "
Hadès s'approcha de lui en se penchant et le prenant par surprise, il déposa un léger baiser sur les lèvres du Népalais et murmura:
"C'est une promesse Eaque ..."
Sur ces mots Hadès partit le cœur satisfait, tout n'était pas perdu. Le brun resta un moment à le regarder interdit et reprit son trajet une fois que l'avocat fut hors de sa vue. C'est plongé dans ses réflexions, qu'il poussa la porte du salon de thé pour s'arrêter net... "Mince! J'ai oublié le cadeau de Shiryu! S'écria-t-il". Et repartit en courant dans le sens inverse sous les yeux surpris des quatre homologues.
À suivre.
