Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA-Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.
Merci marine! Moi sadique? Bon un petit peu alors^^.Encore merci pour ta review.
leia26, merci pour ton commentaire et tes encouragements. J'espère que la suite continuera à te plaire!
malaca17, merci pour ton gentil commentaire et ton soutient. Une réconciliation entre Camus et Milo? La réponse dans ce chapitre:)
Camillou, c'est moi qui te remercie de ton soutient! Merci pour ton si gentil commentaire...
mgs,( sans mauvais jeu de mots) tu as raison, il le prend ;)Merci pour ta review. Voici la suite:).
Encore merci pour vos reviews.
Bonne lecture^^.
Chapitre 26
Un silence éloquent perdura, personne ne prononça le moindre mot. Surtout, qu'ils ressentaient la colère et le ressentiment qui commençait à gronder en Angelo. Il écuma sur place avant de laisser sa rage s'exprimer, il donna un grand coup sur la table en renversant le contenu des verres, semblant donner raison à ses amis...
Shun fronça les sourcils, il était sous le choc de ce qu'il venait de se passer. Déconcerté il glissa une deuxième fois un regard vers les photos éparpillées sur la table à la vue de tous. Dire qu'il fut indigné et en colère contre l'Italien, eut été un euphémisme. Sortant finalement de sa léthargie, il se précipita dehors voulant rattraper Shiryu. Il s'arrêta pour sonder la route à la recherche de son frère qu'il ne put distinguer dans le noir malgré un ciel étoilé et une lune brillante. Ses yeux se remplirent de larmes, il avait vu tant de douleur dans son regard. Il sursauta lorsqu'il sentit une main sur son épaule et se retourna pour voir Aiolia. Il ne l'avait même pas senti s'approcher. Le châtain lui prit doucement la main et la serra en signe de réconfort. Shun lui fit un petit sourire triste en suggérant:
"Je pense qu'il doit être à la plage."
"Hum...t'as raison... il voudra éviter de tomber sur Dohko." Fit le châtain en l'entraînant à sa suite d'un pas vif.
"Qu'est-ce qui va se passer maintenant Lia? " Demanda le jeune homme d'une voix essoufflée, coordonnant son pas à celui de son amant.
"Sais pas... cela va dépendre d'Angelo..."
"..."
"Regarde c'est lui là-bas...il va vers la crique."
Ils suivirent, en faisant attention aux pierres, le sentier étroit menant vers la plage. Ils le distinguèrent de loin s'asseyant au pied d'un arbre à moitié couché sur le sable.
Angelo ayant aperçu Shun sortir et Aiolia le suivre, allait faire de même. Mais il fut stoppé dans son élan par Shura qui lui attrapa le bras, il se dégagea avec colère.
"Fiche moi la paix!"S'énerva-t-il en le fusillant du regard.
"Laisse-lui un peu de temps..."
"Shura a raison... laisse passer la nuit .Demain vous verrez tous les deux les choses sous un autre angle." Essaya de le convaincre Saga
" J'm'en contre fiche de ce que vous pouvez penser ou dire... C'est maintenant que je veux aller le rejoindre, lui parler, lui expliquer et personne... je dis bien personne ne va m'y empêcher!" Vociféra l'Italien.
"Tu crois vraiment que Shiryu est dans un état à t'écouter et surtout de comprendre?" Rétorqua Aphrodite ne se préoccupant pas de la colère de son ami, il avait parlé en regardant la preuve flagrante de son infidélité, cherchant néanmoins un indice, un truc qui clocherait sur ces fichues photographies.
" Je crois surtout qu'il faut qu'il digère ce qu'il a vu sur ces photos, s'il y arrive un jour. Moi à sa place..."
"Toi tu la fermes... Car crois-moi ce n'est pas l'envie de te foutre une raclée qui me manque. Alors un conseil...fiche le camp de suite!" Siffla l'Architecte dans ses dents, hors de lui.
Voyant l'éclat de fureur dans les yeux d'Angelo. Pharaon recula d'un pas, puis haussa les épaules, maintenant il avait ce qu'il voulait .Alors pas la peine de forcer le destin et de recevoir le poing de l'Italien dans la figure. C'est avec un petit sourire sardonique qu'il quitta la salle.
"T'as quand même été un ..."
"Putain...vous ne comprenez pas à quel point ça me fait mal de le voir souffrir ainsi?! Et pour une connerie, un adultère que je n'ai peut-être pas commis!" Rugit l'Italien fixant ses amis avant de sortir, coupant de ce fait Saga dans sa désapprobation.
Ne cherchant plus à le raisonner, les protagonistes entendirent la voiture de l'architecte démarrer sur les chapeaux de roues. Ils semblaient perdus. Aphrodite se laissa tomber sur une chaise en soupirant, il prit la bouteille d'alcool devant lui et se versa un verre. Puis sans un mot, il la leva en haussant un sourcil interrogateur. Après quelques signes affirmatifs de mouvements de tête, il remplit plusieurs verres. Ce fut Milo qui rompit ce silence pesant:
"J'arrive pas à croire qu'Angelo ait pu faire ça!" S'écria-t-il interloqué
"Dis-moi Shura... Tu n'as pas eu l'air surpris de voir ce qu'il y avait sur les photos?" Remarqua Camus
"Non et oui...Angelo a reçu les mêmes photographies dans la matinée. Avant de les détruire, il me les a montrées. Je sais que Queen a aussi reçu les mêmes. Par contre que Shaka sorte les photos, m'a stupéfié. "Finit-il en faisant une grimace.
" Je m'en veux tellement de les lui avoir donné ce soir." fit le l'Indien d'un ton navré.
"Angelo avait prévu de tout lui dire demain matin. Puis tu ne pouvais pas savoir ce que contenait l'enveloppe." Dit son amant pour le rassurer.
"Pharaon avait raison en disant avoir vu le nom de Shiryu sur l'enveloppe." Observa soudainement Saga.
"Justement vous ne trouvez pas qu'il a insisté un peu beaucoup? J'ai même cru à un instant qu'il le faisait exprès pour que Shaka se souvienne de les avoir...J'en viens à me dire que s'il savait pour l'enveloppe, c'est soi, il a vu qu'on la mettait dans la boite aux lettres ou il l'a mise lui-même." Observa judicieusement Rhadamanthe.
" Ouais c'est possible après tout on ne connait pas grand chose de lui sauf qu'il travaille pour Shaka et qu'il s'est lié d'amitié avec Shiryu..."Ajouta Ikki en fronçant les sourcils.
"Oh la... vous allez un peu vite...non? Ok je ne sais quasiment rien sur lui, à part les formalités d'usage ...mais de là, à l'accuser d'avoir pris les photos et de les avoir envoyées..."
"Puis pourquoi il ferait un truc pareil?"
"Pour l'instant ce ne sont que des affabulations." Répondit Shura.
Néanmoins il se dit que Rhadamanthe n'avait pas tort.
"Angelo ne t'a rien raconté?"Questionna Mü
"Si ..."
"Alors qu'est-ce que tu attends pour éclairer nos lanternes." Le pressa Aphrodite...
Sur la plage...
Soudain, Shiryu sentit une main se poser sur son épaule, le faisant légèrement sursauter. Il se retourna pour se retrouver face à face avec son frère qui l'observait d'un air inquiet. Il essuya d'un revers de manche effréné, les larmes salées qui humidifiaient ses joues. Puis il laissa son regard se perdre sur la surface paisible de la mer qui brillait sous l'éclat de la lune. Il souffla:
"Ça va Shun...tu peux rentrer".
"Non je ne te laisse pas ici ... "
"Aiolia n'est pas avec toi?".
"Si, il est à la lisière de la plage...".
"..."
"Tu sais ...il...il...ne t'a peut-être pas trompé...Donne-lui au moins la chance de s'expliquer et..."
"De s'expliquer?! Tu te fous de moi? Expliquer quoi? Y'a rien à expliquer...il a bu et il s'est retrouvé le matin nu avec l'autre enfoiré... Ah oui il ne faut surtout pas oublier les photos qui prouvent qu'ils n'ont pas fait que dormir..."
Il fixa son frère avec irritation et émit rire amer, puis continua:
" Mais après tout quoi de plus normal...l'alcool excuse tout, n'est-ce pas?!
Shun fronça les sourcils sous les paroles acerbes.
"Les photos ne prouvent rien du tout... Et"
"Ils ont couché ensemble... Est-ce qu'il l'aurait fait s'il avait été complètement sobre? Sans doute pas. Encore que... Franchement aujourd'hui, je suis plus sûr de rien."
"Shy... viens on rentre."Fit encore une fois Shun, ne sachant plus quoi lui dire.
Il savait que son frère était trop en colère pour l'écouter et il pouvait le comprendre.
"Non, je reste encore un peu ici...Et j'ai besoin d'être seul pour l'instant".
"Mais je ne veux pas te..."
"S'il te plait...Je te promets que je remonte dans quelques minutes." Ajouta Shiryu avec lassitude.
"Shun?" L'Interpella Aiolia à quelques mètres de là. Mais assez près pour entendre des brides de la conversation.
Le jeune homme se retourna vers la voix et vit que son lion avait avancé un peu et lui tendait la main. Shun comprit à ce geste qu'il voulait qu'il laisse Shiryu tranquille. Incertain, il regarda la tête aux longs cheveux noirs qui regardait au loin et la main d'Aiolia. Puis avec un soupir triste, il rejoint le châtain.
Angelo descendait discrètement les marches en maugréant dans ses dents. Il avait cherché partout dans la maison en faisant attention de ne pas réveiller les dormeurs. Manquerait plus que Dohko ou Kiki lui tombent dessus! Il ressortit dehors et d'un coup s'admonesta, merde quel con...il aurait du commencer par la crique. Il en prit la direction et tomba sur Shun et Aiolia qui remontaient vers la maison. Ils passèrent près de lui sans un mot. Néanmoins, le détective fit un signe affirmatif de la tête pour lui indiquer qu'il allait dans la bonne direction, c'est-à-dire la plage. Il soupira en continuant, Shun ne lui avait pas adressé la parole, mais son regard chargé de réprobation en disait long.
Ses yeux se portèrent sur une ombre, une silhouette, à quelques mètres de lui. Le jeune homme à qui elle appartenait n'avait pas l'air de l'avoir vu, il resta quelques secondes à l'observer. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête à cet instant? Il n'eut pas la réponse à sa question. Par contre, lorsque la voix du jeune homme s'éleva sans vraiment s'en rendre compte, il retint son souffle.
"Pourquoi Angelo...pourquoi tu nous as fait ça..." Souffla Shiryu dans la pénombre.
Il crut un instant qu'il savait qu'il n'était pas loin. Ce n'était pourtant pas le cas. Il pouvait presque le toucher. Cédant à une pulsion, Il leva la main et la laissa retomber aussitôt.
"Shiryu..."
Le Japonais écoutait le flux et reflux apaisant des vagues. Pourquoi ? Ce mot se répétait en boucle dans sa tête. Il se figea au son de la voix et tenta par réflexe de cacher son visage humide et ses yeux rougis. Il ferma brièvement ses paupières en inspirant avant de les rouvrir et de se relever. Il se fit violence pour ne pas laisser de nouvelles larmes naissantes sur les coins de ses pupilles rouler sur ses joues. Son cœur lui faisait atrocement mal, il le brûlait de l'intérieur...
Il recula pour s'éloigner, d'un geste vif Angelo l'attrapa par le bras pour ne pas qu'il parte. L'Italien plongea son regard dans celui de son chaton, cherchant désespérément, un peu de mansuétude, mais celui-ci le fixait avec colère.
"Pourquoi?"Murmura Shiryu, alors que de traiteuses larmes s'échappaient de nouveau de ses paupières.
"Shy...je..."Tenta vainement l'Italien.
Mais le jeune homme ne voulait rien entendre. Il se sentait trahi par celui qu'il aimait et ça lui faisait mal. Angelo disait l'aimer...Alors pourquoi ?
"Pourquoi?!"
"Je..."
"J'avais confiance en toi !" Hurla Shiryu
"Bon ... Puisque tu ne veux rien entendre et que je me refuse à te laisser dans cet état, tu viens avec moi."
"Non..." S'écria son jeune amant avant de pousser violement son vis-à-vis et de partir en courant.
Il courait à en perdre haleine. À aucun moment, il ne regarda en arrière pour voir s'il le suivait, ne pensant qu'à le fuir.
Pendant une microseconde, l'Italien resta là, planté, hébété. La colère recommença à monter en lui. Il commença à le suivre d'un pas rapide, il rejoignit le chemin jusqu'à se mettre à courir pour l'atteindre. Il le rattrapa au moment ou celui-ci se rendait dans le bureau. Angelo prit une voix dure et cinglante:
"Qu'est-ce que tu penses faire dans cette pièce?"
"Dormir...tu ne croyais quand même pas que j'allais coucher avec toi?!" persiffla Shiryu
"Non...bien que ta place est dans mon lit..."fit l'Italien en entraînant Shiryu malgré le regard courroucé de ce-dernier à sa suite dans les escaliers.
"Elle n'y est plus Angelo...Lâche...moi!" Gronda-t-il d'une vois basse pour ne pas être entendu de ses frères entre autre...
L'Italien soupira, mais ne s'arrêta que devant la porte de la chambre. Le jeune Japonais se dégagea brusquement, pour ouvrir la porte et se faufila à l'intérieur la claquant au nez d'Angelo. Il ne prit pas la peine d'allumer et resta le dos collé sur la porte.
" Shiryu..." souffla la voix dépitée de l'Italien derrière ladite porte.
Le jeune homme ne répondit pas et Angelo secoua légèrement la tête. Il donna un léger coup à la porte avec ses doigts, mais celle-ci demeurait fermée. Soupirant fortement d'impatience, il passa une main lasse derrière sa nuque.
"S'il te plaît..."
La lassitude était pleinement perceptible dans le ton sa voix, et Shiryu l'imaginait aisément en train de coller sa tête contre la porte en bois. Mais il était bien trop furieux contre lui pour l'écouter.
"Va-t'en Angelo!" chuchota d'une voix étouffée le jeune homme en s'essuyant rageusement les joues.
Il l'entendit descendre et se dirigea vers le lit et s'y laissa tomber à bout de force. Il saisit son oreiller et enfonça sa tête dedans étouffant ses sanglots silencieux.
Pendant ce temps chez Milo...
Saga et Mü avait reprit la route depuis cinq minutes puisque leur demeure se trouvait à peu de kilomètres de Vravrona. Kanon et l'avocat les accompagnèrent. L'Espagnol et Shaka venait de partir à leur tour emmenant le petit Haruto qui dormait à point fermé pour rejoindre la maison d'Angelo. Par contre le Suédois ainsi que Ikki hésitaient à les suivre, il était prévu qu'ils dorment dans le canapé clic-clac se trouvant dans le bureau. Cependant vu la situation et l'état de colère d'Aphrodite envers son ami, le fleuriste demanda à Milo s'ils pouvaient passer la nuit chez lui.
Eaque fut le dernier à partir. Milo ferma la porte et chercha Camus du regard, il le vit mettre les verres dans le lave-vaisselle. Il s'approcha doucement de son vis-à-vis et le retourna tendrement:
"Laisse...demain on va avoir du renfort pour tout débarrasser..." Souffla-t-il en se penchant vers lui.
Les lèvres de Milo explorèrent timidement son cou, depuis le creux de sa clavicule jusqu'à l'arrière de son oreille, Camus eut un gémissement indécent. Tandis qu'une main se glissa doucement sous le polo bleu, caressant sa peau couleur ivoire.
Une impression de vide envahit subitement Camus, lorsque les lèvres de Milo se décollèrent de lui. Il leva un regard implorant vers le Grec, la peur l'envahissant. Allait-il tout arrêter d'un coup ? Mais les lèvres replongèrent aussitôt vers lui, pour jouer délicatement avec les siennes. Tantôt les picorant, tantôt les mordillant. Camus entrouvrit doucement sa bouche. Il voulait plus que de simples effleurements, que de simples mordillements. À sa plus grande joie, Milo ne se fit pas prier. Il plaqua plus durement sa bouche contre la sienne, passa une main dans ses cheveux et approfondit le baiser.
Finalement, ils se séparèrent, à bout de souffle. Milo posa un regard confus sur le Français et sourit en voyant ses joues rougies par le plaisir. Lui-même devait être dans le même état.
"Tu peux dormir dans ma chambre si tu veux..."
Un léger malaise s'installa après la proposition de Milo. Car même s'ils se voyaient tous les jours et sortaient ensemble depuis presqu'un mois maintenant, ils n'avaient pas recouché ensemble. Aucun des deux ne faisait le premier pas. Milo attendait que son amant vienne vers lui, pourquoi? Parce que tout simplement, il avait peur de le bousculer. Il regarda Camus avec un petit sourire légèrement contrit.
" Je voulais dire que je te laissais mon lit, moi je dormirai sur le fauteuil."
"Comme tu veux je vais prendre ma douche avant toi" Rétorqua le Français d'une voix impassible, même s'il était déconcerté.
Après une bonne douche, froide de préférence, Milo entra dans la chambre doucement pour ne pas réveiller le Français qu'il croyait endormi. Il s'installa sur le vieux fauteuil et remonta la couverture jusqu'au menton. Ne trouvant pas le moyen de dormir, il soupira.
"Tu n'arrives pas à dormir." fit Camus, ce n'était pas une question mais une constatation.
"Non..."
"Le lit est grand tu sais...on peut le partager...ou faire autre chose"
Une lueur de surprise passa dans les yeux du Grec, le temps que les paroles de Camus prennent toute leur signification.
"Tu veux que je ..."
" Oui et alors il est où le problème? Si ... je ne t'attire plus. Dis le...Je préfère que tu sois honnête avec moi." Le coupa le Français d'un ton acrimonieux.
"Tu me demandes si je n'ai plus envie de toi!? Pourquoi? Qu'est ce que j'ai dit ou fait, qui puisse te faire croire cette ineptie?"
"Toi justement...Depuis que l'on s'est remis ensemble, on n'a pas fait l'amour...alors excuse-moi de douter."
"Mais bon sang! Je pensais que tu voulais du temps ... Sais-tu combien de douches froides j'ai pu prendre? Sans parler des fois où je me suis soulagé seul? "
Irrité, Milo rejeta le plaid et se leva pour appuyer sur l'interrupteur qui éclaira la pièce. Il se retourna vers le lit, et vit une des scènes des plus aguichante et excitantes. Camus lui offrant une jolie vue. Il portait seulement une chemise qui lui arrivait à mi-cuisse à moitié ouverte, laissant apparaître son torse subtilement musclé. Il était tellement beau...
"Pourquoi tu portes ma chemise?" demanda Milo sentant son cœur qui commençait à s'emballer.
Le visage tourné vers lui, Camus murmura un air de défi se reflétant dans ses yeux bleu océan:
"Fais-moi l'amour Milo"
Ledit Milo resta un peu figé sur place, observant son si désirable compagnon lui offrant son corps. Lentement, il avança vers le lit où Camus lui tendait les bras.
Le Grec approcha doucement ses lèvres et les scella sur celles de Camus. Ce simple frôlement alluma un feu de passion qui les embrasa. Le Français répondit à son baiser avec dévotion saisissant le visage parfait de Milo entre ses deux mains pour l'attirer encore plus vers lui. Les dernières barrières de l'indécision s'affaissèrent. Le Grec posa ses mains sur les hanches de son homme, collant son bassin au sien. Camus s'agrippa à son cou, leur baiser n'en finissant pas, il laissa ses doigts parcourir ses cheveux soyeux et encore humides. Milo le serra un peu plus contre lui, le tenant fermement par la taille. Le bas ventre du Français s'affola, frissonnant de plaisir...
Au même moment...
Pharaon Jouissait, mais pas dans un acte sexuel. Non, il jouissait parce que son plan machiavélique commençait à porter ses fruits. Il eut un sourire torve en se remémorant la scène.
"Tu vois Arès... Je peux être aussi tordu que toi et bien meilleur... Tu voulais bien te venger des frères n'est-ce pas? Cependant, je n'oublie pas ta priorité... Hadès! Il y a aussi ce Minos, ce sale prostitué a osé me narguer, mais il ne perd rien pour attendre. Je vais tous les tuer en même temps. Quoi que...je ne tuerais peut être pas tout de suite Shiryu. Je sais ce que tu penses, ne jamais laisser de témoin...Cependant vois-tu c'est le seul à m'avoir vraiment donné son amitié et j'l'aime bien. Je viens de briser son couple ça ne te suffit pas? Enfin je verrais ...Ah oui j'avais oublié l'autre con de Queen, je vais le zigouiller. J'ai plus besoin de lui et il peut devenir dangereux. Alors t'en penses quoi? Tu vois... j'applique tes instructions. Fier de moi?"
À quelques mètres de là...
Shaka ouvrit la porte d'entrée discrètement laissant passer Shura qui portait Haruto. Le couple traversa le couloir pour rejoindre les escaliers menant aux chambres. Soudain ils remarquèrent par la voute s'ouvrant sur le séjour, une ombre assise sur le canapé. Les yeux bleus clairs de l'Indien scrutèrent Shura et d'un accord tacite sans un mot l'Espagnol lui donna le petit. Puis le blond monta tenant précautionneusement l'enfant, tandis que son amant alla retrouver son ami. Il s'essaya à côté de lui en silence, dans la pénombre il le cheveux d'Angelo étaient en bataille certainement à force d'y avoir passé la main, sa chemise était à moitié ouverte, les manches retroussées jusqu'au coude et il tenait dans sa main droite une bouteille de Tsipouro.
L'Italien l'observa d'un œil belliqueux pendant qu'il prenait place, oubliant la bouteille qu'il avait dans sa main durant quelques instants. Puis il but une autre gorgée de sa bouteille qui commençait à se vider. L'avocat grimaça à l'odeur que dégageait son ami. Une forte odeur d'alcool.
" T'as quand même pas descendu cette bouteille?" Chuchota l'Espagnol en montrant l'alcool du menton.
"Qu'est ce que ça peut te foutre...si j'ai envie de noyer ma colère dans l'alcool, c'est mon droit..." Rétorqua son vis-à-vis d'une voix devenue un peu traînante à cause de l'alcool.
"Ouais après tout ce n'est pas moi qui vais avoir un mal de tête carabiné demain...pourquoi ça sent autant?"
"J'en... ai renversé un peu sur moi et il va me falloir plus qu'une bouteille pour être vraiment saoul."
"Après qui es-tu en colère...toi-même?"
"Moi, Queen, ce connard de Pharaon et..."
"Et?"
"Shiryu..."
"Tu lui as parlé?"
"Il aurait fallu qui j'y arrive...monsieur...n'a pas voulu m'écouter. Tu t'rends compte, il m'a claqué la porte au nez..." grinça l'Italien en fronçant les sourcils.
"Il est trop en colère ...mais demain il se sera calmé et vous pourrez vous expliquer. Shiryu est une personne sensée et compréhensive."
Angelo eut un petit rire dérisoire et avala une autre gorgée avant de répliquer.
"Ça se voit que tu ne le connais pas bien. Le gamin peut être très têtu...une vraie teigne quand il le veut."
Trouvant que la soirée avait été forte en émotion, Shura lui prit la bouteille des mains et en but une gorgée, il plissa les yeux en l'avalant.
"Whaou...c'est, c'est fort!"
"Ouais c'est pas pour les mauviettes," fit Angelo en la lui reprenant et en avalant une autre gorgée.
"Tu ne vas pas rester ici toute la nuit à te soûler? Aphro et Ikki sont restés pour la nuit chez Milo .Tu peut dormir dans ton bureau..."
"J'ai un lit j'te signale...Voyant le regard sceptique de son ami il ajouta: Ok j'vais dormir dans le bureau."
"Je vais t'aider à ouvrir le canapé-lit..."
"Non...je peux le faire ...va te coucher."
" Heu...Angelo...je...je sais que tu n'as pas voulu le tromper et que tu l'aimes...Cependant... Je sais aussi que tu tiens bien l'alcool..."
"Viens-en au fait."
"Très bien comme tu veux...Même dans un état d'ébriété, si tu avais baisé avec Queen tu t'en souviendrais. Ou alors, il aurait fallu que tu sois carrément ivre mort. Je t'ai déjà vu aussi dans cette deuxième configuration et crois-moi tu ne passes pas inaperçu...Sur ce, je vais écouter ton conseil et aller me coucher. Tu ferais bien de faire de même."
Angelo regarda son meilleur ami quitter le séjour en fronçant les sourcils un rictus dérisoire naquit au coin de ses lèvres. "Ouais t'as peut-être raison Shura". Marmonna l'Italien dans ses dents, mais...Il porta la bouteille de nouveaux à sa bouche...avant de s'arrêter net...Mais alors...
Le lendemain matin chez Milo...
Le réveil fut doux pour Camus. Son Grec était là, étendu à ses côtés, tout contre lui, un de ses bras entourait sa taille pour le maintenir tout près de lui, Camus sentait son souffle doux dans sa nuque. Le corps chaud de son amant pressé contre lui, il aurait voulu ne jamais quitter cette position et rester ici dans ce lit pendant des heures. Pourtant, en dépit de cette nuit enchanteresse, il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il allait advenir d'eux deux. Comment réagirait Milo à son réveil ? Regretterait-il ? Ou était-ce le pardon total et définitif que Milo lui avait donné cette nuit?
Pendant que Camus était dans ses réflexions, il n'avait pas entendu son amant se réveiller et la main qui lui caressa le dos le fit sursauter. Il se retourna face à Milo qui le regardait arborant un sourire tendre.
"Bonjour toi"
Un silence embarrassé lui répondit, le Grec fronça les sourcils, une petite ride plissa son front et son sourire devint timide. Camus passa son pouce sur le sillon comme pour le faire disparaître.
"Il y a un truc que l'on a toujours pas éclairci..."
"Ah bon... quoi?"
"Notre futur..."
"Nous allons prendre un nouveau départ..."
"Ça veut dire qu'il y a toujours un nous."
"Une bonne fois pour toute. Il y aura toujours un nous ... Toujours ... Parce que je t'aime Camus... C'est niais de le dire comme ça, mais c'est vrai. Je t'aime et je t'ai toujours aimé et je t'aimerai toujours ... J'arriverai jamais à renoncer à toi ... Quand je suis avec toi, je suis bien ... Je ... Je ne veux pas te perdre ... J'arrive à rien sans toi."
Il prit la main de Camus dans la sienne et la caressa doucement en lui souriant. Le Français rougit un peu face à cette déclaration, maintenant il en était certain, depuis le début Milo et lui étaient faits l'un pour l'autre.
Une page était tournée. Désormais, ils pourraient savourer leur amour sans doute, sans remord... Ils étaient sûrs d'une chose... leur couple n'était pas mort, il sortait des flammes pour mieux revivre un peu comme le phénix...
Au même moment chez Angelo...
Shiryu avait envie de rester dans son lit toute la journée. Mais dans moins de quelques minutes, il allait voir débouler un petit rouquin tout excité. Alors même s'il n'en avait vraiment pas envie, il devait se lever. Il se retourna pour une énième fois dans son lit. Il soupira et regarda son cadran, neuf heures. Il aurait tout fait pour repousser l'affrontement, mais il ne pouvait pas repousser éternellement la discussion qu'il devait avoir avec Angelo, même s'il avait une peur terrible qu'elle annonce la fin de leur couple.
Il sortit de son lit. Il n'allait pas se morfondre sur son sort pendant des heures! Il se regarda dans le miroir. Ces cheveux étaient en bataille, les yeux cernés et gonflés à force d'avoir pleuré, démontraient sa nuit difficile. Une bonne douche allait lui faire un bien fou.
Lorsque le jeune homme arriva dans la cuisine et salua tout le monde se forçant à esquisser un sourire. Shion et Dohko levèrent la tête de concert pour lui répondre. Kiki sauta dans les bras de son frère et l'embrassa sur la joue.
"Pourquoi t'as mis des lunettes de soleil?" S'exclama le rouquin en allant rejoindre sa place devant son bol de céréales.
Pendant un instant Shiryu ne sut que dire, puis il expliqua en espérant que tout le monde le croie:
"J'ai trop bu hier et la lumière du soleil me fait mal, voila pourquoi je porte ça" fit-il en montrant ses lunettes sur son nez.
Kiki parut satisfait de la réponse et alla finir ses céréales. Tandis que Shura contemplait son breuvage noir depuis un moment sans prononcer un mot. Sentant qu'un truc clochait et après un regard de connivence avec son amant, le Tibétain annonça qu'il allait faire les valises entrainant Kiki à sa suite. Dohko acquiesça et les regarda partir. Un silence tendu s'ensuivit. Son regard perçant et inquiet glissa vers son jeune frère.
"Qu'est-ce qui ne va pas Shiryu?"
"Rien je te..."
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Dohko s'approcha et lui enleva doucement les lunettes. Interdit Shiryu ne réagit pas assez vite. Lorsqu'il vit ses yeux rougis, son sang ne fit qu'un tour. Qui avait pu faire pleurer son frère aussi fort?
"Qu'est-ce qui s'est passé? Tu t'es fait mal? Angelo?" Questionna Dohko d'une voix pressante, mais douce.
Shiryu mal à l'aise détourna le regard, puis sentant que ses larmes menaçaient de revenir, il voulut quitter la pièce au plus vite.
" Rien de bien grave, simplement une petite dispute avec Angelo et comme j'avais un peu bu... tu sais l'alcool donne des émotions exagérées. Pour moi ce fut la sensibilité, d'où mes larmes. Alors ne t'inquiète surtout pas. Maintenant excuse-moi, mais j'ai un truc à faire" Ajouta hâtivement le jeune homme en se dépêchant de sortir.
Dohko se tourna vers l'Espagnol et demanda plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu :
" Que s'est-il passé ?"
Un silence embarrassé lui répondit et Shura l'invita à se rasseoir avant de lui présentait une tasse de café. Dohko prit place au moment où Shun et Aiolia entraient en les saluant. Après avoir répondu aux salutations il pressa l'avocat:
"Alors ?"
L'Espagnol haussa les épaules d'un geste las et commença alors à raconter pour la énième fois les évènements de la nuit passée:
" Il y a eu une dispute entre Angelo et Shiryu ...parce que les photos ..."
Shura résuma toute l'histoire au frère de Shiryu. Celui-ci écoutait le récit silencieusement, mais on pouvait voir sur son visage une myriade d'émotions défiler, passant de la surprise à de la colère pour finir par de la perplexité. Une fois qu'il eut fini, l'avocat alla rejoindre Shaka qui devait faire prendre un bain au petit Haruto.
"C'est quand même bizarre cette histoire de photos...marmonna comme pour lui même le détective. Aiolia tu les as vues, tu es sûr que ce n'est pas un montage."
"Non je ne crois pas...D'après Angelo, ils étaient bien tous les deux nus dans le lit lorsqu'il s'est réveillé le matin. Mais je vais aller au commissariat les faire analyser cet après-midi. On sait jamais..."
"Hum."
Il se leva et quitta la cuisine sous les regards songeurs de ses vis-à-vis. Puis Aiolia prit une tartine et en tendit une à son lutin le sortant de ses pensées.
"Il faut se dépêcher, après le petit dèj, on conduit la petite famille au port Raffina. "
"Vas-y seul, moi je dois rester pour Shiryu."Fit son vis-à-vis en beurrant sa tranche de pain.
"Il n'a pas besoin de toi, mais d'Angelo...laisse les régler leurs problèmes."
" Mon frère a besoin que je le soutienne ...surtout après ce que lui a fait Angelo." répliqua Shun en mordant dans sa tartine.
" Faut quand même pas exagérer...puis si ton frangin n'avait pas été si têtu, Angelo aurait pu s'expliquer. Le malheureux...ton frère ne lui a laissé aucune chance de le faire."Rétorqua son lion.
"À t'écouter on dirait que c'est Shy qui est en tort?!" S'énerva le jeune homme qui failli s'étouffer avec sa tartine, ses yeux verts lançaient des éclairs.
"J'ai pas dit ça...". Le cendré leva ses orbes bleues sur son petit lutin dont les joues avaient rougi sous la colère, il essaya de calmer les choses: "On va pas se disputer à notre tour...Je voulais seulement te faire comprendre que pour l'instant, ils ont besoin d'être seuls."
"..."
Un silence se fit, Shun semblant réfléchir à la situation fronçait les sourcils. Aiolia eut un petit sourire, il le trouvait vraiment mignon avec son air renfrogné placardé sur le visage. Le jeune homme leva ses yeux émeraude sur le châtain clair et surprit son sourire.
"Qu'est-ce qui te fait sourire ainsi?" fit-il en relevant un sourcil interrogatif
"Toi!T'es tellement craquant quand tu fais la moue."
"C'est ça moque toi par dessus le marché."
"Mais non mon petit lutin...je te trouve simplement adorable quand tu boudes."
Shun le regarda quelque secondes en avalant ce qu'il avait dans la bouche. Puis un sourire enjôleur naquit sur ses lèvres. Il se leva, mit son bol dans le lave-vaisselle et passa devant lui en murmurant.
"Attend tu n'as pas encore tout vu...Surtout ce soir quand tu vas faire ceinture, tu vas me trouver magnifique..."
Aiolia ne dit rien, suivant la silhouette gracieuse de Shun des yeux avant de le suivre, perdant un peu son sourire. Mais il se rassura car la petite lueur qu'il avait cru voir dans le regard de son lutin lui prouvait bel et bien le contraire. Enfin il l'espérait.
Au moment où Dohko entra dans la chambre, Shion fermait sa valise, il se retourna doucement et l'interrogea du regard.
"Il y a un problème avec Shiryu?" S'enquerra-il.
"Oui ...Kiki est dans sa chambre?"
" Il est parti donner à manger aux chatons...Que s'est-il passé?"
Dohko ferma la porte à clef et alla s'asseoir sur le lit invitant Shion à faire de même. Il lui raconta tout depuis le moment où ils avaient quitté la salle la veille au soir. Le Tibétain n'en revenait pas, jamais il n'aurait pu imaginer qu'Angelo trompe Shiryu. Après un petit moment de méditation, il demanda à son amant:
"Tu ne trouves pas ça bizarre? Puis pourquoi des photos et pas une caméra...Il est possible que ces photos soient un montage?"
"Je ne les ai pas encore vues...Heu...Shion je voulais..."
"Me dire que tu vas te rendre en Crète à Héraklion pour enquêter." Augura son amant.
"Oui, à l'Hôtel El Greco, celui d'Angelo...Je ne sais pas si je vais y trouver une réponse. Mais au moins, j'aurai essayé...Tu es sûr que cela ne t'ennuie pas que je ne vienne pas?"
"Non, je sais que tu veux aider ton frère et je le comprends. Puis on ne part que deux jours, alors je crois bien que je vais tenir" Affirma le Tibétain un léger sourire aux lèvres.
"Ah non? Même pas un chouya?"
"Si..."
Dohko lui rendit son sourire. Une immense gratitude se lisait dans ses yeux verts. Il amena son visage au sien et
ils échangèrent un baiser passionné, contenant tout leur amour.
Après avoir accompagné Dohko et Shion ainsi que Kiki jusqu'à la voiture d'Aiolia, ils la regardèrent s'éloigner puis Shaka demanda à Haruto si cela lui ferait plaisir d'aller chercher des coquillages. Bien entendu le petit fut enthousiaste et claqua des mains en s'écriant :
"Viii... ze veux des quillages..."
Comprenant pourquoi son si merveilleux amant avait proposé cette petite randonnée sur la plage Shura prit la main du petit et ils partirent tous les trois laissant seuls Angelo et Shiryu. Ils restèrent quelques secondes, plongés dans le regard de l'autre. Un air de défi se reflétait dans les yeux verts. Tandis que dans les bleus foncés on pouvait y déceler de la détermination.
Celui-ci fit un pas de côté pour partir lorsqu'une voix sèche lui demanda:
"Tu vas m'ignorer encore combien de temps comme ça ?!"
Haussant les épaules, Shiryu continua sa route sans prêter attention aux dire de l'Italien et entra dans la cuisine pour se faire un thé. Angelo le suivit commençant à sentir l'énervement pointer son nez. Il l'attrapa sans le brusquer par le bras, le forçant à le regarder.
" Tu vas m'écouter à la fin? Il n'y a personne d'autre dans ma vie et il n'y en aura jamais d'autre! Mais merde Shiryu... t'as pas encore compris que je t'aime en à mourir et que personne ne viendra changer ça?!
La voix de d'Angelo était si sincère et si forte que le jeune homme encra son regard dans celui de son vis-à-vis. Mauvaise idée, d'un parce qu'il sentit ses larmes revenir, et de deux parce qu'Angelo ne put se retenir d'aller planter ses lèvres sur celles de son chaton. Un baiser qui était doux à la base devient enflammé et fiévreux en moins de quelques secondes. Son propre gémissement le ramena
soudainement à la réalité. Honteux d'avoir succombé aussi facilement, Shiryu le repoussa violemment.
"Lâche-moi...tu entends... lâche-moi!"
Angelo esquissa un sourire rempli de sous-entendus.
"Seulement si tu me promets de ne pas fuir."
"Alors vas-y qu'on en finisse..." Soupira Shiryu en s'éloignant de quelques pas.
"Je sais que je ne peux revenir en arrière et je sais aussi que j'ai foiré. Ma plus grosse erreur a été de ne pas te parler avant... "
Angelo se servit un café et s'assit en faisant signe à son chaton de faire pareil .Puis il conta la soirée au restaurant et son réveil le lendemain matin.
"Shura m'a affirmé un truc qui m'a fait réfléchir...et j'en suis venu à me dire que je n'étais pas si saoul que ça..."
" Tu te fous de moi?! Tu es en train de me dire que tu savais que tu me trompais!" fit la voix tremblante de colère du jeune homme.
"Shiryu...non! Je...je me suis mal exprimé... Il faut que tu me crois..."
"Pourquoi tu ne m'as rien dit alors? Tu vois ce qui me fait le plus mal... c'est que désormais je ne pourrai plus te croire, plus te faire confiance."
"Putain... je ne t'ai pas menti tu vas comprendre ça! Et parles-en de la confiance ... tu prétends m'aimer, mais au moindre faux pas, tu me tournes le dos. Et le bénéfice du doute, tu connais? Mais non monsieur juge tout de suite. Coupable..."
"Pas besoin de juger...On voit bien sur les photos que tu ...tu couches avec l'autre enfoiré...Quand je pense que tu as osé m'offrir cet anneaux gageure de notre amour!" fulmina Shiryu
Furieux il enleva la bague et la jeta à la tête de l'Italien avant de partir en courant. La colère qu'il éprouvait à ce moment-là était telle, qu'elle avait besoin d'être évacuée. Des larmes de rages perlaient aux coins de ses yeux, il alla se réfugier dans sa chambre. L'instant d'après, Il entendit la porte s'ouvrir, cependant il ne bougea pas d'où il était. Il resta la, immobile tournant dos, regardant dehors sans rien voir.
"Shiryu..."
Angelo eut un soupir de colère, il l'attrapa par les épaules, le retourna et le plaqua contre le mur. Le jeune homme vit dans les yeux de son vis-à-vis qu'il était énervé, il le tenait tellement fort que Shiryu n'arriva pas à bouger. L'Italien mit une main à l'arrière de la tête de son chaton et baissa la tête pour capturer ses lèvres, lorsque le poing de Shiryu lui percuta le menton sans qu'Angelo n'eût le temps d'esquiver. Sa mâchoire se contracta très fortement. Il empoigna le devant du polo de son chaton et l'amena face à son visage, il gronda en appuyant sur chaque syllabe:
"Ne… refais…plus...jamais… ça..."
Le jeune Japonais, dont le cœur battait la chamade, recula d'un pas sidéré par ce qu'il venait de faire. La colère commençant à s'effriter, il baissa la tête pour que l'Italien ne vit pas ses larmes qui commençaient à affluer aux coins de ses yeux, larmes qu'il refoula rapidement. Il sursauta lorsque l'architecte parla.
"Je vais te le dire une dernière fois. Je n'ai jamais pensé un seul instant à te tromper". Continua Angelo d'une voix forte pour bien faire entrer ses mots dans la tête de son chaton. "Je peux comprendre ta colère, je peux comprendre que tu m'en veuilles de ne pas d'avoir parlé avant... Mais je ne peux pas comprendre que tu sois aussi pugnace."
Shiryu releva son menton bravement et calqua son regard au sien rétorquant:
"Tu prétends, que tu ne voulais pas me tromper? Le fait que tu t'es ...que vous vous êtes fait prendre en photos en douce, par je ne sais qui... ne change rien...C'est bien vous deux nus dans un lit et dans des poses obscènes... Alors moi ce que je constate, c'est que tu m'as trahi. Que tu t'en rappelles ou non n'y change rien. "
"Je suis sincèrement désolé Shiryu...mais je ne peux rien ajouter d'autre, seulement te redire que je t'aime...alors qu'est-ce qu'on fait? Tu veux quoi?" Il marqua une pause, puis plongea son regard bleu foncé dans ceux qu'il aimait tant. "Qu'on se sépare?"
"..."
" M'aimes-tu assez pour pardonner..."
Angelo ouvrit la main du jeune homme qui se sentait mal à l'aise et posa la bague dans sa paume.
"C'est un gage d'amour...à toi de voir ce que tu vas en faire."
Tétanisé Shiryu le regarda sortir puis il prit l'anneau entre ses doigts et ses larmes se mirent à couler...
À suivre
Alors à votre avis que va décider Shiryu?
Ma beta lectrice Zarbioide pense que: Shiryû est vraiment une tête de cochon et Angelo une tête de lard ^^.
*Le Tsipouro, est un authentique produit grec. Il n'est produit nulle part ailleurs qu'en Grèce. C'est une eau de vie locale (spiritueux)
