Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA-Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.
Ignis, Leia26, Malaca17 et Marine, un grand merci pour vos gentils commentaires et votre fidélité à l'histoire. Je suis contente que vous aimez toujours cette histoire et j'espère que la suite et presque fin continuera à vous plaire!
Merci à toutes et tous pour votre soutien!
Bonne lecture^^.
Vendredi, bureau de maitre Albérich de Megrez... Los Angeles...
Albérich de Megrez, assis à la grande table de la salle de réunion, réfléchissait sans faire attention aux frères Elysion qui discutaient à propos du rendez-vous avec maitre Asuras. En cet instant, son visage normalement impassible arborait quelques lignes d'inquiétude qu'il chassa assez vite. Il leva la tête vers ses clients :
"Messieurs... Avez-vous réfléchi à ce que je vous ai dit? Je suis quasi-certain, qu'il va vous demander d'enlever votre plainte. Je voudrais avoir votre avis avant qu'il n'arrive avec maître Wyvern?"
"Il n'y a rien à réfléchir...C'est non! D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi vous posez cette question?" L'apostropha Thanatos.
"À moins que ces avocats vous fassent... peur..." Suggéra Hypnose en levant un sourcil narquois.
Albérich eut un petit sourire en coin et posa un regard condescendant sur les jumeaux puis rétorqua:
"Non je n'ai peur de personne...Cependant les voir collaborer ensemble… Je trouve ça suspect! Je me méfie de Maître de Wyvern, c'est un rapace et contrairement à Maître Asuras...il n'hésite pas à détourner subtilement la loi. "
Un coup discret les interrompit et le trio se tourna vers la porte qui s'ouvrit sur un secrétaire. Ce dernier leur annonça l'arrivée des deux défendeurs.
"Vous pouvez les faire entrer." Ordonna l'avocat en se levant pour aller les accueillir à leur entrée dans son bureau.
Une fois les salutations d'usages faites, Albérich lança un regard aux jumeaux qui n'avaient pas bougé d'un pouce se contentant d'observer les arrivants. Thanatos s'adossa à sa chaise croisant les bras sur sa poitrine, tandis qu'Hypnos eut une moue dédaigneuse. Puis avec un sourire faussement bienveillant, il les salua.
"Pourquoi ce rendez-vous? Et où sont vos clients?" Demanda-t-il aussitôt qu'ils furent installés autour de la grande table.
"Chez eux...on n'a pas vu l'utilité de leur présence puisque nous sommes là pour les représenter." Rétorqua Shura.
" Qu'est-ce que vous voulez ?" Demanda abruptement Thanatos en plongeant son regard acier dans ceux d'Onyx de l'avocat.
"Trouver un arrangement..."Répondit l'Espagnol stoïque.
"Comme?"
"Retirer votre plainte..."
Thanatos fronça les sourcils avant de décroiser les bras. De toute évidence, Albérich avait raison en s'attendant à quelque chose dans ce genre. Les jumeaux se regardèrent quelques secondes dans les yeux, sans ajouter un mot avant que le cendré n'explose.
"Il n'en est pas question...après ce que ce prostitué a osé faire..."
"Que nous proposez-vous?" s'enquerra Hypnos coupant de ce fait son frère trop impulsif.
Shura sortit un dossier de son porte document et le donna à maître de Megrez. Celui-ci lut la proposition et les interrogea d'abord du regard comme s'il ne comprenait pas. Puis un sourire torve naquit sur ses lèvres:
"Vous êtes sérieux là?" Fit-il en passant le dossier aux jumeaux.
"Oui ...comme il y est stipulé, mes clients vous proposent de vous restituer leurs parts acquises aux deux actionnaires, aux prix qu'ils les ont achetées...si vous retirez votre plainte.
Les frères Élysion restèrent un moment stupéfiés devant cette demande des plus risibles. D'ailleurs ils éclatèrent de rire, puis reprirent leur sérieux en voyant les airs on ne peut plus détachés des avocats de la défense. Thanatos secoua la tête avec mépris, tandis qu'Hypnos eut un sourire ironique.
" Voyons messieurs! Soyez un instant sérieux...Vous vous doutez que votre demande est inacceptable?" Lança maître de Megrez.
" Oui bien sûr... elle pourrait l'être...et croyez-moi que je comprends votre réaction, soupira d'un air faussement sincère l'Espagnol pour reprendre aussitôt. Mais néanmoins mon collaborateur maitre de Wyrvern a quelques déclarations écrites à vous montrer. À leur lecture... je pense que vous comprendrez que notre demande peut être prise en considération."
De concert, les jumeaux se tournèrent sidérés vers Albérich. Celui-ci leur répondit en haussant les épaules pour leur montrer qu'il était aussi surpris qu'eux. Pour le coup aucun des frères ne trouvèrent rien à répliquer.
Profitant de ce moment d'apathie, Rhadamanthe se leva et déposa sur la table devant Abérich et ainsi que la fratrie, un dossier. Il alla se rasseoir calmement en faisant un petit sourire de connivence à Shura. La réaction ne se fit pas attendre longtemps.
Thanatos abattit son poing sur la table, le regard dur, fixé sur les deux avocats.
"Nous ne céderons pas à votre chantage! Ce sera leurs paroles contre la nôtre! "S'écria-t-il ivre de rage.
" Votre parole? Sachez que la parole de monsieur Mime Benetnash vaut autant que la vôtre et j'oserai dire plus! Surtout qu'il n'est pas le seul à vouloir témoigner à votre encontre...Comme vous pouvez voir sur les autres attestations...Il y a aussi celle d'un ami proche du jeune Jabu...Et à ses dire, vous l'auriez acculé au suicide..."
Un silence flotta un instant dans la salle. Puis un nouvel accès de rage traversa le cendré, qui d'un mouvement sec du poignet envoya valdinguer le dossier à travers la table.
"Comment osez-vous?! Notre avocat ici présent, saura faire comprendre à vos témoins ce qu'ils encourent à faire des déclarations aussi aléatoires ..."
Aucun des deux défenseurs ne sourcilla, puis Shura leva un sourcil et demanda:
"Serait-ce des menaces vis-à-vis des témoins?"
"Bien entendu que non! Répliqua vivement maître de Megrez. Mon client s'est laissé emporté par... vos... accusations messieurs...En effet, vous venez d'insinuer, qu'ils avaient poussé un jeune homme au suicide... il va de soi que je ne peux accepter de tels propos..."
"Alors n'acceptez pas...Je vous avouerais que vos réprobations nous indiffèrent. La question est: Allons-nous jusqu'au procès ?"Lâcha Rhadamanthe d'un ton abrupt.
"Vous oubliez mes chers maîtres que ce ne sont pas mes clients qui sont accusés... mais les vôtre ..."
"Oui bien sûr... Cependant pour les défendre, nous n'avons pas d'autre choix que de faire ressortir le pourquoi du comment...Minos toujours ...traumatisé... par la violence que vos clients ont eu par le passé à son encontre, n'a pu réfléchir adéquatement à ses agissements, ni aux conséquences qu'il pouvait en découdre... Il va sans dire que je ne cautionne pas son acte...mais je peux le comprendre et je peux vous assurer que le jury aussi..."
"Vous savez très bien que vous ne pouvez revenir sur une affaire déjà jugée." Rétorqua Abérich de Megrez.
"Il n'a eu que ce qu'il méritait cette sale pute... puis on n'était pas seul, son mec était là aussi ... Je peux vous assurez qu'il en redemandait et..."
"Et... de toute façon cette affaire a été classée et nous avons été acquittés." Coupa Hypnos peu enclin à ce que son frère continue sur une route sinueuse et dangereuse.
"Oui...Néanmoins je peux lancer certains sous-entendus... et... même, si le juge fait part au jury de ne pas en tenir compte...sachez que malgré tout ils ne reteindront qu'un mot ...Viol..."Rétorqua l'Anglais.
"Bien... fit Shura en se levant, nous étions venus pour un arrangement, mais vu votre refus de conciliation ...nous, nous retrouverons donc au tribunal."
Rhadamanthe quitta sa chaise à son tour en jubilant intérieurement, s'il ne se trompait pas Shura avait frappé fort en leur faisant croire qu'il se moquait de leur refus. Il posa longuement son regard sur maitre de Megrez et vu la lueur qu'il y décela, il sut qu'il n'était pas si loin de la vérité. Il continua la feinte de l'Espagnol en s'adressant à l'avocat de l'accusation et aux jumeaux:
"Ah oui! Un dernier mot avant de vous quitter. Ce que mon confrère a oublié de vous dire... c'est que... deux plaintes vont être déposées à votre encontre, messieurs Elysion...Néanmoins... Je pourrais essayer de convaincre les plaignants... si de votre côté, vous faites un petit effort pour monsieur Hagen Merak que vous avez licencié abusivement, pour avoir refusé le... droit de cuissage..."
"Comment osez-vous!" Cria Thanatos en se levant brutalement.
" Et que vous retirez votre plainte sur nos clients...mais puisque vous n'avez rien à vous reprocher... Je vous dis moi aussi... rendez-vous au tribunal." Continua Rhadamanthe faisant fi de l'homme en colère, clôturant ainsi la conversation.
Ils se dirigèrent tous les deux vers la porte lorsqu'ils entendirent:
" Maîtres..."
Alberich de Megrez lança un regard aux jumeaux pour avoir leurs assentiments. Il eut un signe affirmatif sec d'Hypnos et continua:
" Cela ne sert à rien de s'énerver... Je crois que mes clients se sont emportés...je pense que nous pouvons revenir sur votre proposition..."
"Oui discutons de votre...suggestion... Après tout même si nous aurions assurément gagné ce procès, il serait une perte d'argent pour nous et ...Enfin bref...Mettons-nous d'accord pour une somme de rachat des actions ..." lâcha le doré avec son plus beau sourire hypocrite.
Tandis que Thanatos se laissa tomber sur sa chaise en leur lançant un regard venimeux.
Rhadamanthe et Shura se lancèrent un regard complice. Jubilation serait le mot exact de ce qu'ils ressentirent à ce moment-là. Ils firent semblant d'hésiter avant de finalement retourner s'asseoir s'abstenant scrupuleusement de montrer leur soulagement.
Lundi dans la matinée, Los-Angeles...
Lorsque la sonnerie de la porte d'entrée retentit, Aioros alla ouvrir et accueillit l'Espagnol. Minos ayant emboité le pas de son amant, lança un regard questionneur sur l'avocat.
"C'est fait... le procureur a accepté que la plainte soit retirée ..." Sourit Shura
"Une bonne chose de faite...Merci." Dit le Grec en soupirant de soulagement.
"Rhadamanthe n'est pas avec toi?" Ajouta Minos soulagé même s'il ne le montrait pas.
"Non, il avait un rendez-vous avec Mime à l'entreprise de Saori Kido pour une espèce de plan dont je ne veux rien savoir. Mais quoi qu'il en découle de ce projet...je pense que le mieux pour toi, serait de retourner en Grèce aussitôt que tu auras signé le contrat pour la restitution des actions aux frères Elysion... "
"Ouais n'empêche que j'aurai aimé être là avec vous vendredi..." Marmonna Minos.
" Rhadamanthe avait sûrement ses raisons pour avoir exigé que tu ne viennes pas ...D'ailleurs on a rendez-vous avec eux en début d'après-midi ... Aioros? Tu peux réserver des vols pour la Grèce ? "
"Oui...viens dans mon bureau, je vais le faire tout de suite..."
Une fois installé devant son ordinateur, il demanda en fixant Minos:
" Trois avec toi?"
" Pourquoi pas quatre? Tu ne viens pas?" Fit le Norvégien en fronçant les sourcils.
"Je ne pourrai pas te rejoindre avant quinze jours... Voyant l'air morose de Minos, il ajouta désolé: J'ai des rendez-vous importants et beaucoup de travail, vu que Shion n'est pas encore rentré...mais... promis mon loup dans deux semaine, je serais à Athènes ..." Continua le Grec en se penchant sur le Norvégien assis à ses côtés pour déposer un baiser sur le coin de ses lèvres.
"Arrête de me donner ces petits noms ridicules... "Gronda Minos en le fusillant du regard.
Aioros répondit à son amant par un clin d'oeil et un petit sourire taquin, puis se tournant vers l'avocat, il ajouta:
"Je n'en reviens toujours pas que vous avez convaincu les jumeaux non seulement d'enlever leur plainte mais aussi à racheter toutes les parts que Minos détenait au prix qu'ils ont été achetées ?"
"On a bluffé en faisant croire aux jumeaux que les personnes qui ont accepté de témoigner contre eux allaient leur faire un procès...Ce qui était en fait un mensonge. Puis Rhadamanthe a su par Mime, qu'ils venaient de recevoir le jour même de notre rendez-vous, une énorme commande ...et dans ce cas, détenir la totalité des actions ne pouvait que les rendre plus riche. Sûrement le pourquoi de leur affabilité à accepter le montant demandé...Néanmoins, ils ont beaucoup ergoté, mais voyant que nous restions sur nos positions, ils ont cédé. Je trouve..."
L'avocat se tut subitement et fixa un certain Minos. Il venait soudainement de comprendre ce qui se tramait. Pour sa part, ledit Minos tentait par tous les moyens d'éviter de faire face à Shura, très intéressé pour le coup, aux heures des vols.
Aioros vit le regard contrarié de l'avocat et tourna ses prunelles bleues perplexes sur le Norvégien.
"Minos...Je...La commande? C'est pour cela que Rhadamanthe et Mine sont avec Saori Kido? En fait les jumeaux ne pourront pas l'honorer? C'est ça?"
"Je pensais que tu ne voulais rien savoir? "
"Saori, ayant les noms des entreprises chez qui la société Elysion se fournit à bas prix, va pouvoir les contrer en achetant chez ces mêmes fournisseurs à un prix plus élevé et elle en a largement les moyens ..." Continua Shura.
"De ce fait s'ils ne peuvent plus honorer leur contrat! Ils courent droit à la faillite...Pas mal du tout ce plan!" Termina le Grec en souriant d'un air satisfait.
"Cela te fait rire?" Fit Shura interloqué de la réaction du Grec.
"Ouais...Et alors? En plus ces cons pour racheter les parts ont non seulement fait les fonds de tiroirs, ils ont dû aussi emprunter...Quant à Algol...Rhada s'en occupe aussi..." Ajouta Minos.
Il eut un petit sourire satisfait aux lèvres qui n'atteignit pas ses yeux remplis de haine. En pensant à ces types, un frisson de dégoût lui traversa tout le corps. Puis l'assouvissement d'avoir finalement accompli sa vengeance l'envahit. Mais pas que ça...Non...Surtout le sentiment d'avoir enfin obtenu que la justice lui soit rendue.
Mardi dans l'après-midi : Vravrona maison d'Angelo...
Shiryu entendit la porte claquer et eut un sourire. Angelo et Shion devaient se rendre sur le chantier du futur hôtel de celui-ci. Il tourna la tête vers son frère en survêtement qui versait du thé dans deux bols.
"Tu aurais dû venir courir avec moi." Remarqua celui-ci en s'asseyant.
"Je devais étudier..."Répondit le cadet en prenant la chaise face à son aîné et but une gorgée de thé.
"Bon cela sera pour une autre fois...Shiryu...Tu es toujours ami avec Pharaon?" Demanda soudainement Dohko.
"Oui? Pourquoi?"
"Bah ..."
Shiryu comprit l'inquiétude de son frère et dit d'un air sérieux:
"Tu sais Dohko...j'ai commencé moi aussi à douter de Pharaon... et toi? Cela faisait un moment n'est-ce pas? Au fait depuis quand?"
"Le jour où je vous ai montré comment vous défendre...Il avait beau prétendre ne pas savoir se battre ...mon expérience en la matière m'a fait penser qu'il mentait... Néanmoins je me suis dit qu'il avait sûrement des raisons qui ne regardaient que lui. Puis je n'y ai plus pensé...jusqu'aux photos." Ajouta pensivement son aîné.
"Hum...moi cela a commencé le jour ou je l'ai rencontré dans Athènes et qu'il m'a offert un verre...Non... en fait, je crois que c'est depuis le premier jour ...mais j'ai eu honte de mon comportement lorsqu'il m'a raconté sa vie et surtout quand j'ai vu la joie sur son visage quand j'ai accepté de devenir son ami..."
Un silence tomba, Dohko observa son frère et but une nouvelle gorgée:
"Aiolia a eu des nouvelles du commissaire Degel?"
"Pas encore...Peut-être ne trouveront-ils rien ...Puis Pharaon n'est hypothétiquement qu'une personne possessive en amitié... " Le rassura Shiryu en souriant.
Dohko plissa les yeux et rétorqua:
"Possible...Quoi que je le pense plus tordu que ça...Alors méfie-toi..."
"T'inquiète ..."Fit le jeune homme en se levant. Tu m'excuses mais je dois porter ce plat à Marcus et je préfère y aller pendant que Pharaon est à Athènes."
"En effet c'est mieux...moi je vais prendre une douche...j'en ai grand besoin..." Affirma son ainé avec une petite mimique comique.
Au même moment: Athènes commissariat de police...
Aiolia se présenta à l'accueil du commissariat pour demander si le commissaire Dégel était là et à la réponse affirmative du policier, il se dirigea vers son bureau en saluant ceux qu'il connaissait au passage. Avant qu'il n'ait le temps de frapper à la porte, celle-ci s'ouvrit sur l'inspecteur qui fit passer devant lui un jeune homme brun d'environ vingt-cinq ans et Sylphide.
" Encore merci Monsieur..."
"Pas de quoi... Queen était un ami et je pense qu'il aurait voulu que je les apporte."
" Vous avez raison ...Vous pouvez laisser vos coordonnées au lieutenant s'il vous plait?
Le commissaire regarda les deux hommes s'installer au bureau du Belge. Puis il fit signe au Grec de le suivre et referma la porte derrière eux.
"Je suppose que vous venez pour savoir si j'ai réussi à avoir des renseignements sur ce type dont vous doutez?" Soupira l'inspecteur.
"Oui...Comme de mon côté, je n'ai rien trouvé... je me disais..."
" J'ai téléphoné aux affaires étrangères et... cet homme n'est pas connu des forces de polices... Vous savez toutes les personnes douteuses ne sont pas forcements des assassins... Puis je dois avouer qu'en ce moment je suis pris avec le meurtre de Queen ... excusez-moi." Continua-t-il en appuyant sur une touche du téléphone pour appeler le lieutenant Albafica.
"Lieutenant... pouvez-vous venir tout de suite...merci." Fit Degel en ouvrant un dossier.
"Bon je vais vous laisser...tenez la photo de Pharaon, on sait jamais"
La porte du bureau s'ouvrit et le policier entra:
"Bonjour Aiolia "
"Salut Alba." Répondit le Grec à en posant la photographie devant le commissaire. Puis il se leva un peu désabusé d'être toujours au même niveau vis-à-vis de Pharaon, c'est à dire...le néant.
Il se dirigea vers la porte et posa sa main sur la poignée, lorsque l'inspecteur l'interpella d'un ton surpris:
"Mais... c'est le même homme?!"
"Quoi... Pharaon? "
"Le jeune homme qui sortait à votre arrivée, était venu me remettre deux photos que le Lieutenant Alraune lui avait demandé de prendre en cachette...Au fait, il l'avait prise la veille de la mort de Queen ...regardez ... "
Aiolia revint vers lui et contempla lesdites photos, il eut un choc en les voyant, sur la première Pharaon seul avec un air suspicieux et sur la deuxième, les deux hommes s'embrassaient.
"Alors ...Ils se connaissaient ? Et d'après ce que je vois... ils étaient très proches." Remarqua le Grec en posant son doigt sur celle où ils étaient enlacés.
"Certainement...Vous savez où il habite?" Demanda son vis-à-vis en faisant signe au lieutenant d'aller avertir ses collègues.
" Ouais, et... s'il était aussi l'amant d'Ares? " Continua le Grec tout en inscrivant l'adresse.
"Alors... il est temps qu'on l'arrête car Hadès et ses beau-fils seraient en danger...C'est à côté d'Angelo?" Remarqua l'inspecteur en lisant la destination.
"Presque, mais il n'y est pas en ce moment, il travaille au magasin de Shaka : Le Lotus."
"Je connais...Aiolia? Vous vous tenez à l'écart..." l'invertit le policier en prenant sa veste pour sortir précipitamment suivi de ses hommes.
Pendant ce temps...
Shiryu entra dans la maison sous les aboiements joyeux de Mars qui lui fit la fête comme à chaque fois qu'il venait:
"Marcus?" Appela-t-il.
Le jeune homme s'accroupit et caressa le chien en commençant à lui parler : Et toi tu ne sais pas où il est ton vieux maitre? Puis il éclata de rire quand Mars lui lécha le visage. Il se releva et se dirigea vers le réfrigérateur, l'ouvrit et y mit le plat. Il prit un stylo posé sur la table et laissa un mot pour Marcus. Il allait ressortir lorsqu'il lança un regard vers les escaliers, Pharaon n'était pas là puisqu'il commençait à travailler au magasin pour quinze heures trente. Il haussa les épaules et voulu faire demi-tour en tentant de ne pas y penser. Mais ce fut plus fort que lui, il fallait qu'il sache. Le cœur battant la chamade, il monta les marches. Devant la porte, il toqua par sécurité et après un instant n'ayant pas de réponse, il entra discrètement.
Shiryu jeta un regard autour de lui nerveusement, puis ouvrit les tiroirs de la commode un par un en les fouillant...rien. Soupirant il ouvrit le dernier et sentit un objet rectangulaire comme un cadre, il le sortit des sous vêtements et...un froid glacial l'envahit...Ares? C'était la photo d'Ares?
Il paniqua un instant ne sachant ce qu'il devait faire...Néanmoins il reprit vite ses esprits, remit le cadre à sa place et continua ses recherches. Si Pharaon était l'amant d'Ares...alors, il était certainement celui qui avait tiré sur son frère et Aiolia .Subséquemment aussi celui qui avait tué Valentine et... Queen? Mais dans ce cas pourquoi?
Perdu dans ses pensées, il s'approcha du lit et regarda en dessous. Il fronça les sourcils en voyant une sorte de mallette rectangulaire noire qui faisait à peu près quatre vingt dix centimètres de longueur. Le jeune homme la tira et essaya d'ouvrir, mais il n'y arriva pas car il y avait deux serrures à combinaisons .Il essaya plusieurs fois puis il abandonna en soupirant. Soudain il entendit les aboiements plutôt des grognements de Mars. Shiryu se tétanisa en entendant gronder la voix de Pharaon:
"La ferme sale clébard!"
Merde! Shiryu se retourna vivement sur lui-même et il courut vers le seul endroit possible pour s'enfuir la fenêtre. Celle-ci donnait sur un arbre auquel il était facile de s'accrocher. Il l'ouvrit en silence et se hissa sur le rebord au même moment où il entendit les pas de Pharaon dans l'escalier. Il sauta vite sur l'arbre.
L'Égyptien mis la clef dans la serrure en soupirant d'énervement. Quel con! C'était bien la première fois qu'il oubliait de fermer la porte de sa chambre. Mais soudain il suspendit son geste...il crut entendre un petit bruit. Fronçant les sourcils, il l'ouvrit pour entrer sondant du regard la pièce. La fenêtre ouverte attira tout de suite son attention et il s'y précipita et regarda vers le bas .Un sourire machiavéliquement apparut sur ses lèvres en voyant le jeune homme aux cheveux de jais sauter au pied de l'arbre et partir en courant : Que faisais-tu dans ma chambre mon petit Shiryu?
Pharaon allait sortir de la pièce pour rattraper le fuyard lorsque son regard capta un des tiroirs de la commode. Celui où la photo d'Arès y était cachée, il alla l'ouvrir et remarqua tout de suite que le cadre n'était pas à la bonne place. Alors Shiryu savait... Et le poursuivre ne servirait à rien car le jeune homme était loin d'être idiot, il avait certainement déjà appelé la police...Néanmoins la situation ne le préoccupa pas plus que ça. Il savait qu'il était temps de quitter la Grèce pour un autre pays. De toute façon il avait tout prévu...vu qu'il avait été contacté pour un contrat, deux cibles au Japon. Il prit un sac de voyage pour y mettre quelques vêtements, le cadre d'Ares et la photo de Shiryu. Ensuite il sortit de sous le lit, la mallette contenant un fusil et plusieurs armes blanches. Il souleva le matelas où était caché un pistolet, il le prit et le cacha dans son dos le faisant tenir avec la ceinture de son pantalon. Puis il descendit en courant prendre sa moto. Tous ses mouvements avaient été précipités, mais sans aucune panique.
À quelques mètres de là, maison d'Angelo...
Dohko, les cheveux encore humides de la douche qu'il venait de prendre, descendait les escaliers pour se rendre dans la cuisine où il avait laissé son portable lorsque la porte d'entrée s'ouvrit violemment le faisant sursauter.
"Dohko!"
Surpris du ton alarmé, le brun se retourna et vit Shiryu courir vers lui. Arrivé aux côtés de son ainé, le jeune homme se pencha en avant pour reprendre son
souffle. Les battements de son cœur étaient vifs. Il sentait son pouls raisonner dans ses tempes.
En remarquant l'état d'agitation de son frère, Dohko s'inquiéta:
"Ça va pas ? Qu'est-ce que t'as ?"
"Je...j'ai..." balbutia son-vis-à-vis tentant de reprendre son souffle.
"Respire et reprends ton calme..."
"J'ai... trouvé une... photo d'Ares dans la chambre de Pharaon" fit Shiryu reprenant un peu son calme grâce à la voix apaisante de sont frère.
"Mais bon sang! Qu'est-ce qui t'as pris? "
Puis décidant que ce n'était pas le moment des reproches. Il mit la main sur son épaule d'un geste rassurant et l'emmena dans le salon:
"Tu a fouillé sa chambre?"
"Oui et..."
Et Shiryu lui raconta ses découvertes .Une fois qu'il eut fini son récit. Dohko soupira et affirma:
"Tu as bien fait d'appeler tout de suite la police...Néanmoins je suis étonné qu'il ne t'ait pas vu...Tu en es certain?" Demanda-t-il, les sourcils légèrement froncés.
"Non...Pour être honnête je l'ai supposé, vu qu'il ne m'a pas poursuivi...Maintenant, je me dis qu'il avait peut être mieux à faire."
"Comme s'enfuir..."
Shiryu sursauta en entendant son portable sonner. Il le prit et ses yeux s'ouvrirent tout grand de stupeur en voyant le numéro de l'appelant.
"Pharaon." Chuchota-t-il comme ci, celui-ci pouvait l'entendre.
"Vas-y, réponds et
active le haut-parleur pour que je puisse entendre la conversation."
Ce que fit Shiryu en appuyant sur la touche. La voix froide de l'égyptien l'interpella:
"Je pensais que tu étais mon ami?"
"Mais je le suis ..."
"Menteur...S'énerva son interlocuteur. Puis dans un soupir las, il continua. Sache que je t'ai vu tout à l'heure...Pas bien...pas bien du tout mon petit Shiryu... Pourquoi avoir laissé la photo?"
" J'ai deviné que l'amant, dont tu parlais, était Arès et je n'ai pas voulu t'enlever le seul souvenir qu'il te restait de lui"
En disant cela Shiryu fronça le nez et leva les épaules en fixant son frère, sachant que son mensonge était énorme. D'ailleurs, ils entendirent un rire moqueur à l'autre bout du fil.
"Tu me fais bien rire... Bon maintenant jouons carte sur table... je suis comme Ares un tueur professionnel, mais ça, tu l'as deviné n'est-ce pas? Je sais que la police va bientôt arriver...Alors excuse-moi, mais je vais faire court...Oui j'étais son amant. Oui j'ai tué le flic Valentine. J'ai tiré sur la voiture d'Aiolia et j'ai voulu le tuer ainsi que Shun. Hélas, soupira-t-il. Je les ai loupés... Erreur que je vais rétablir vis-à-vis de ton frangin."
Ces derniers mots firent frémir Shiryu, son visage se décomposa peu à peu, il lança un regard sur son frère et il le vit contracter sa mâchoire de colère. Mais malgré son appréhension, le jeune homme ne put s'empêcher de demander:
"Et Queen?"
"Aussi...Dommage c'était un bon coup, mais il devenait dangereux et puis il ne voulait plus continuer notre plan."
"Alors les photos... c'est toi qui les a pris? Mais pourquoi?"
"Non pas pourquoi! Mais à cause de toi...Tu comprends, je voulais que tu te sépares de ce connard d'Italien... il voulait empêcher notre amitié...Il s'est mis en travers de nous."
Une vérité indéniable s'imposa à l'esprit de Shiryu et il eut une sueur froide : Pharaon détestait Angelo et il eut tout à coup peur qu'il ne veuille s'en prendre à lui. Il ferma les yeux quelques secondes le temps de se recentrer et rouvrit ses paupières laissant apparaitre ses iris vertes brillantes de larmes qu'il contint en continuant d'écouter le psychopathe au bout du fil.
"Mais ça c'est le passé, parlons du présent, je vais quitter la Grèce...Cependant avant, je dois tenir ma promesse faite à Ares...Tuer Hadès, Shun, Kiki et toi mon ange ...
Les visages des deux frères se décomposèrent en quelques instants. Ils purent entendre le rire sadique de l'Égyptien. Dohko instinctivement se rendit à la fenêtre et il aperçu au loin le tueur sur la moto. Il fit un signe au jeune homme pour lui faire comprendre que Pharaon n'était pas loin et de continuer à le faire parler pendant qu'il sortait de la pièce. Celui-ci couru jusqu'à sa chambre et prit au dessus de la garde robe, une boite fermée à clef qu'il ouvrit avec dextérité et sortit un pistolet puis redescendit. Pendant ce temps la conversation continuait.
"Mais ... Toi mon ange tu seras le dernier...Par contre je ne sais pas qui je vais tuer en premier? Shun? Kiki? Tu en penses quoi Shiryu?"
La panique s'empara une nouvelle fois du jeune homme et son cœur bondit dans sa poitrine. Il fut perdu puis il se mit à le supplier:
"Non je t'en pris...Ne fais pas de mal à mes frères...S'il te plait Pharaon...Je ferais tout ce que tu voudras mais laisse-les...Pharaon?"
Silence complet, puis un petit bruit indiqua au jeune homme que le portable du tueur venait de se fermer. Le moteur d'une moto se fit entendre. Au même moment Dohko atteignit la porte d'entrée. Son cadet le suivit et regarda comme au ralenti, son frère lever son arme et tirer. La moto fit une petite embardée, mais néanmoins continua sa route. Dohko se précipita vers sa voiture pour poursuivre l'Égyptien. Shiryu voulu le suivre quand il entendit un petit sifflement et il vit que son ainé avait été touché au bras. Le jeune homme se précipita vers celui-ci lorsqu'un deuxième coup fut tiré.
" Planque-toi!" Hurla son vis-à-vis en se positionnant derrière la portière ouverte prêt à riposter.
Voyant que son frangin n'avait pas l'air d'être gravement blessé, il se cacha derrière le vieux chêne. Puis un troisième coup éclata. Shiryu comprit assez vite que Pharaon ne visait plus Dohko, mais les pneus de la voiture. Puis ce fut le silence. Le jeune homme jeta un œil sur son frère, celui-ci arme à la main se tenait prêt. Mais Pharaon était trop éloigné pour qu'il puisse l'atteindre. Il se pencha un peu et aperçut au loin l'Égyptien. Le tueur leur fit un petit salut de la main moqueusement avant de faire vrombir sa moto et de disparaître de leur champ de vision.
Quelques temps plus tard...
Cela faisait maintenant quinze minutes que Le commissaire Degel et ses hommes étaient repartis pour Athènes. Pendant que les policiers fouillaient la maison de Marcus. L'officier posa des questions à Dohko et surtout à Shiryu. Celui-ci expliqua ce qu'il avait vu dans la chambre de Pharaon. Puis il raconta sa conversation avec le tueur. L'inspecteur leur expliqua qu'il allait envoyer la photo de Pharaon ainsi que certaines descriptions aux chaines locales pour qu'ils soient diffusés. Avant de partir, il demanda à trois de ses policiers de rester en surveillance dehors et Sylphide avec eux dans la maison.
Shiryu se leva, il n'en pouvait plus d'attendre sans rien pouvoir faire. Son regard fit le tour de la pièce, en voyant Kanon finir de soigner le bras de son frère, ses yeux s'embuèrent. Dire qu'il aurait pu être tué par sa faute...
Le jeune homme se sentait tellement perdu et n'arrivait pas à croire à ces événements, il ne voulait pas y croire...Mais hélas Pharaon existait bien et ses menaces aussi.
"Shiryu..."
La voix d'Angelo retentit tout juste derrière lui. Il se retourna et se blottit directement dans ses bras, il les sentit se refermer autour de lui dans un geste protecteur. Le jeune homme mit sa tête contre son torse rassuré de l'avoir à ses côtés. Il poussa un long soupir tentant d'évacuer tout le stress qu'il ressentait.
L'Italien le serra un peu plus contre lui et lui parla doucement essayant de l'apaiser. Angelo serra les mâchoires, Il ne laissera pas ce cinglé faire du mal à son chaton et s'il fallait qu'il tue cet assassin de ses propres mains... il le ferait...
"Voilà ... je passerai demain pour changer le pansement." Déclara son ami médecin en s'adressant à Dohko.
"Merci..."
"Angelo! Je peux prendre ta voiture pour aller rechercher Kiki à l'école?" Demanda Shion qui revenait du bureau où il avait retenu des vols en partances pour Los Angeles.
"Ouais, les clefs sont sur le meuble dans l'entrée."
" Monsieur Arès? Un policier va vous accompagner." Lança le lieutenant Sylphide au Tibétain
"J'y vais aussi" Affirma Dohko"
"Je ne crois pas que..."
"Et Hadès?" demanda soudain Shiryu, coupant de ce fait la réplique du lieutenant.
"Ne t'inquiète pas...il est sous protection lui aussi. L'inspecteur pense que Pharaon va agir vite"
"Pourquoi? " Lui demanda Kanon en fermant sa mallette.
" Sachant qu'il est recherché, il a certainement déjà prévu son départ..." Expliqua le policier en suivant du regard Dohko précéder son amant.
"Oui mais de toute façon vous allez l'arrêter avant."Fit Shun dans un sourire qui se voulait rassurant, mais qui ne convainquit personnes.
D'ailleurs le geste qu'il fit en se rapprochant un peu plus du châtain le prouva. Celui-ci ressentant son désarroi enroula ses bras autour de sa taille. Et le jeune homme sentit le torse d'Aiolia se plaquer doucement contre son dos voulant lui transmettre un peu de sa force.
Tous les regards se dirigèrent vers le lieutenant qui faisait signe à un flic d'accompagner les deux hommes. Suivi de Kanon qui après avoir salué ses amis, partit à son tour. Puis Sylphide se retourna et répondit:
"On va tout faire pour..." Fut la seule réponse qu'il put leur donner.
Sylphide n'avait pas bougé de place depuis au moins quinze minutes regardant par la fenêtre. Aiolia discutait doucement avec Shun de l'incompréhension de Kiki, qui ne voulait rien entendre vis-à-vis de son éloignement. Une autre personne était debout et faisait les cent pas sous l'œil anxieux et pensif de Shiryu. Depuis combien de temps étaient-ils là, à attendre? Quoi au fait... que le tueur arriva à tuer l'un d'eux? Le cœur du jeune homme rata un battement et ses mains devinrent moites à la pensée qu'Angelo ou ses frères puissent être touchés, voir... il se fustigea mentalement. Non il fallait qu'il arrête de résonner de cette façon!
Il jeta un regard agacé sur la personne qui n'arrêtait pas de faire des allées et des retours.
"Tu vas finir par me donner le tournis Angelo ..."lâcha-t-il.
Au même moment, Dohko sortit de la cuisine avec un plateau où étaient posées des tasses fumantes.
"Je vous ai fait du café et du thé." Annonça-t-il d'un ton léger en posant le tout sur la table de salon en chêne grisé. Shion et Kiki sont encore en haut?" continua-t-il
"Oui..." Répondit son cadet la mine soucieuse
Angelo vint s'asseoir à côté de lui sur le canapé deux places gris clairet posa une main rassurante sur le genou de son chaton. Son regard s'encra dans les orbes verts nimbés d'inquiétude
"Tout va bien se passer..."
" Même si cela me fait mal de voir Kiki dans cet état...je... suis plus rassuré qu'il parte avec Shion le temps que tout se calme..." Déclara Shun d'un ton grave en se levant.
Aussitôt imité par Aiolia qui lui demanda:
"Où vas-tu?"
Le jeune homme souffla en levant les yeux au ciel. Il se tourna vers le châtain, mit ses mains sur ses hanches en plissant les yeux un brin énervé:
"Je vais aux toilettes...désolé mais tu ne peux pas y aller à ma place!"
"Non...mais je peux t'y accompagner"
"Mais..."
" C'est non négociable." le coupa son-vis-à-vis en lui faisant un clin d'œil.
"Voilà une moto?" Les interpella soudain Sylphide en sortant son arme.
Sans prendre le temps de réfléchir, Angelo et Aiolia réagirent très vite en protégeant de leurs corps leurs jeunes amants. Il sembla à Shiryu que son cœur allait se décrocher de sa poitrine tandis que Shun s'était tétanisé. Lorsqu'ils entendirent une voix bien reconnaissable crier sur les policiers.
"Ikki! C'est mon frère..."S'exclama Shun incrédule.
"Vous pouvez le laisser passer..." Ordonna le lieutenant à ses hommes.
" Quels cons ...un peu plus, ils me tiraient dessus! Est-ce que j'ai une tête de tueur?!"
"Non celle d'un triple idiot ..."Rétorqua Dohko derrière lui.
"Ça va Ikki?"
"Ça va ? Tu me demandes si ça va ? S'écria-t-il incrédule. Bon sang ! Je viens d'apprendre que mon jeune frère est menacé par un tueur fou, comment veux-tu que ça aille ? ! Shun... Pourquoi tu ne m'as pas prévenu?"
"Parce que justement, je savais que tu allais venir et je ne veux pas que tu te mettes en danger." Admit Shun en soupirant.
"N'importe quoi! Toute façon j'ai bien l'intention de rester pour te protéger."
Aiolia ne sembla pas du même avis et rétorqua:
"Au cas où tu l'aurais oublié je suis là ...c'est à moi, son amant que revient ce rôle et je suis plus qualifié en la matière que toi
"Vraiment?" Railla Ikki
"Vous croyez que c'est le moment de vous chamailler comme des gamins?" S'emporta soudainement Shun agacée par leur comportement.
"Et pourquoi le frère de Shiryu est là lui? Pourtant ya Angelo pour le défendre?!Hein? Donc je reste."Fit Ikki en croisant fermement ses bras d'un air buté.
"Dohko vit ici...pas toi... puis il y a Aphrodite."Ajouta-t-il.
" Bah... je l'ai prévenu que je restais ici cette nuit."
" C'est ça... faut surtout pas me demander mon avis..."Grommela l'Italien dans sa barbe.
Le lieutenant regardait sans broncher ces hommes se défier dans le salon. Sylphide eut un petit sourire car étant ami avec certains d'entre eux, il connaissait bien leurs tempéraments trempés. Il reprit sa contemplation du dehors et son sourire s'effaça laissant place à de la tristesse. Ses pensées volèrent vers son ami Valentine. Ce Pharaon était un monstre...
Pendant ce temps à l'étage Shion essayait pour la énième fois d'expliquer à Kiki qu'il devait aller à Los Angeles avec lui le temps que tout soit redevenu à la normale. Le Tibétain mit le sac de voyage appartenant à son fils sur le lit et commença à y mettre ses vêtements. Puis il se tourna vers celui-ci en lui disant doucement:
"Je veux juste que tu saches que je fais tout ça pour ton bien. "
"Tu avais promis!" Protesta Le rouquin en produisant une sorte de gémissement plaintif.
Shion afficha un air peiné avant de soupirer. Il ferma le bagage et le posa par terre. Ensuite il s'assit sur le lit de Kiki et il lui fit signe pour qu'il vienne à côté de lui.
"Viens...s'il te plait."
Celui-ci s'approcha, boudeur. Shion agrippa les épaules de son fils, un geste qui montrait toute l'importance de la conversation qui allait suivre.
"Pourquoi réagis-tu de cette façon? Qu'est ce qui ne va pas mon cœur?"
La voix légèrement étouffée par des sanglots qu'il tenta de ravaler, Kiki exposa sa crainte:
"C'est juste que...papa...j'ai...j'ai peur que si je pars... je... ne les reverrai plus"
Automatiquement, Shion passa un bras autour des épaules de son fils.
"Dans mes cauchemars, l'homme tire par les cheveux Shiryu et j'entends des cris, des coups de feu et... Je... vois Shun hurler et...et... Shy ...je crois qu'il est mort !"S'écria le petit garçon dont le corps fut secoué de sanglot.
Shion l'attira contre lui en caressant ses cheveux. Ils restèrent ainsi un moment et tandis que le garçonnet s'essuyait les yeux en reniflant. Le Tibétain le rassura:
"Ce ne sont que des mauvais rêves chéri...et par moment, même si c'est prémonitoire cela ne veut pas dire que tout soit exact loin de là...Tu sais moi aussi je fais des mauvais rêves. Il faut juste savoir bien les interpréter et bien souvent, c'est le contraire... Tu comprends? "
"Ou...Oui"
"J'ai besoin que tu sois fort...Pour moi, pour tes frères. Tu peux faire ça ?"
L'enfant fixa ses chaussures puis hocha la tête d'un signe affirmatif.
"Tu promets qu'il ne va rien arriver à Shy et Shun?"
"Oui...promis..." Fit Shion en priant de tout son cœur pour qu'il ait raison.
Un moment plus tard, à quelques mètres de la maison...
Pharaon observait les lieux discrètement depuis un petit moment, lorsqu'il se plaqua au sol et eut un sourire cynique en voyant passer une voiture de police puis celle du lieutenant Albafica avec Shion et son fils à l'intérieur. Il rampa vers les buissons les plus proches. Il continua alors à progresser vers la maison et après avoir regardé autour de lui, il se leva discrètement, ouvrit la porte avec la clef dont il avait fait un double à leur insu et entra. L'Égyptien allait devoir rester caché là, en attendant le bon moment pour pouvoir enfin accomplir sa vengeance avant celle d'Ares.
À suivre.
