Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.
UA-Yaoi.
Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son soutien et son aide.
Marine, merci de continuer à soutenir mon histoire! Quant à Pharaon? À voir dans ce chapitre;)
Leia, merci pour tes encouragements, j'espère que cet avant dernier chapitre continuera à te plaire^^.
Merci à toutes et tous pour votre soutien!
Bonne lecture^^.
Chapitre 32
Aéroport d'Athènes...
La voiture de police se stationna un peu en retrait pour ne pas attirer l'attention des badauds. Après que le véhicule du lieutenant Albafica se fut garé devant l'entrée de l'aéroport, celui-ci ouvrit la portière et alla chercher les valises dans le coffre. Puis Shion et son fils descendirent à leur tour, prirent leurs bagages et le précédèrent dans le hall. Soucieux le Tibétain regardait Kiki, celui-ci n'avait pas desserré les dents depuis leur départ se contentant de répondre par des onomatopées. Ilsoupira, une énième fois et ce, depuis qu'il avait appris à son fils leur départ pour Los Angeles.
Lorsque Dohko lui avait suggéré cette idée, il avait approuvé immédiatement. D'ailleurs cette pensée avait déjà germée dans son esprit au moment où il avait su que son fils était en danger. C'était la seule solution qu'ils eussent trouvé pour le protéger de Pharaon. Shion poussa un soupir las, il aurait tant aimé que son compagnon vienne avec eux à Los Angeles. Mais il pouvait comprendre que Dohko veuille rester aux côtés de son frère qu'il venait de retrouver depuis peu... et quand bien même.
Le petit cri ravi de son fils, le fit quitter brusquement ses pensées. Il le vit courir au devant de trois hommes tirant leurs valises. Arrivé à leur hauteur Kiki éleva son visage vers Shura.
"Salut..."Sourit-il en déposant un bisou sur sa joue et il fit de même à Minos et Rhadamanthe.
L'Espagnol fronça les sourcils et regarda ses homologues aussi surpris que lui de voir Shion et son fils en ce lieu, mais de plus, accompagnés par le lieutenant Albafica.
" Pourquoi êtes-vous ici?" Demanda l'Espagnol avec un air d'intense curiosité.
"On doit prendre l'avion pour aller en Amérique...à cause de Pharaon!" Les renseigna Kiki ne laissant pas le temps à son père de répondre.
Trois paires d'yeux interloqués les fixèrent. Shion les prit à l'écart pendant qu'Albafica prenait la main du garçon trouvant une excuse pour l'éloigner un peu, le temps que son père puisse raconter ce qu'il venait d'arriver aujourd'hui.
Quelques minutes plus tard, après avoir salué leurs amis, ils passèrent enregistrer les bagages et ensuite se dirigèrent vers les portiques du contrôle de sécurité. En attendant l'annonce de l'embarcation, le lieutenant les invita à prendre une collation.
Albafica posa deux sandwichs sur la petite table où ils s'étaient assis. Kiki baissa
tristement la tête, ses mèches voilant son visage, il regarda l'encas sans le toucher l'air morose. À ses côté Shion sentit son cœur se serrer de tristesse en distinguant une larme couler le long de la joue du garçon.
"Il faut que tu manges quelque chose Kiki, on a beaucoup d'heures d'avion et...Mais... qu'est ce qu'ils font là?" Continua-t-il surpris de voir arriver son frère et Saga.
Le policier suivit le regard de son vis-à-vis et aperçut à son tour deux hommes venant dans leur direction. Mü s'approcha de Kiki en souriant et il se pencha pour ébouriffer la chevelure rousse en murmurant quelque chose à son oreille, mots qui amenèrent le sourire aux lèvres de son fils à son grand soulagement.
"Mais..."
"On vous accompagne... Affirma Mü déterminé, ne laissant pas le temps à son frère d'essayer de les en dissuader. Aussitôt que Dohko nous a avertis que vous partiez, on s'est concerté et on a décidé de venir avec vous. Saga a téléphoné d'urgence à l'accueil et on a eu de la chance... il restait des places!"Continua-t-il en montrant les billets.
"Mais...et toi Saga ton travail ?" Fit Shion en lançant un regard interrogatif à son beau frère.
"Rien qui ne peut attendre quelques jours ..."
"Alors dans ce cas, je suis ravi de vous ...
Shion fut coupé dans sa phrase par la sonnerie de son téléphone. Sous le regard interrogatif de ses alter-égo, il l'ouvrit et vit le nom de son amant sur l'écran. Un fin sourire étira ses lèvres et Il s'éloigna légèrement pour répondre. Il discuta un petit moment avec Dohko puis le Tibétain ferma son portable, les yeux brillants de satisfaction d'avoir discuté avec son amour avant de prendre l'avion.
Parking de l'aéroport...
Dans un même temps, Kanon se garait sur le parking situé à côté de l'aéroport juste au moment où son amant, Minos et Shura sortaient. Le blond et le Norvégien se dirigèrent vers le médecin tandis que Shura après un signe de la main à ses amis, se rendit d'un pas vif vers un taxi qu'il avait hélé.
Le Grec répondit aux signes de l'avocat et tourna la tête pour voir les deux protagonistes venir vers lui. Il fixa ses deux orbes d'un magnifique bleu persan sur Rhadamanthe. L'Anglais sentit son cœur battre à une allure folle... Kanon était la beauté incarnée.
Ladite beauté incarnée s'approcha de son amant et passa une main derrière sa nuque et l'autre dans les cheveux blond .Leurs lèvres se frôlèrent puis se gouttèrent franchement, se délectant l'une de l'autre. Leurs langues partirent pour une danse effrénée, heureuses de se retrouver.
"Hey! Ce n'est pas que j'suis pudique...Mais J'vous signale que vous êtes sur un parking!" les interpella Minos.
Les deux amants se séparent, haletant, les yeux voilés de désir. Front contre front, les yeux dans les yeux.
"Dieu que tu m'as manqué!" Souffla le Grec.
"Pas autant qu'à moi" Sourit le blond.
" Ouais, c'est bon, ça va, on a compris... vous êtes heureux de vous retrouver..." Grogna Minos en levant les yeux au ciel.
"Qu'est-ce qu'il a le cendré, il est de mauvais poil?"L'interpella Kanon d'un ton moqueur.
Puis reprenant son sérieux, il voulu les prévenir des menaces de l'Égyptien à l'encontre de Hadès et de la fratrie. Mais à peine ouvrit-il la bouche que Rhadamanthe le devança:
"On vient de rencontrer Shion et Kiki à l'aéroport...il nous a tout raconté à propos de l'autre psychopathe..."
"J'me doutais qu'il n'était pas net... mais à ce point?! Ça doit être terrible pour les frangins d'avoir cette menace au-dessus de leurs têtes..."Remarqua le Norvégien en fronçant les sourcils.
"Oui je me doute...Mais n'oublie pas Minos, qu'Hadès aussi est dans la mire de tire du tueur." Rétorqua Rhadamanthe la mine sombre.
"Oh lui...je dois avouer que j'm'en fiche."Fit son vis-à-vis en haussant les épaules.
Voyant que la conversation allait dégénérer entre les deux amis, Kanon prit les devants en proposant:
"Bien et si on y allait? Minos... Pourquoi ne viendrais-tu pas dormir à l'appart'?"
"C'est gentil, mais..."
"Pas de mais... tu viens point barre. Il commence à faire noir et en plus avec l'autre fou qui traine peut-être dans les parages? "
"Kanon a raison...Fit le blond en regardant sa montre. Il est dix huit heures trente...On prendra un truc à manger au traiteur. C'est sur notre route."
Les yeux anthracite fixèrent ses alter-égos. Il resta songeur un instant puis en montant à l'arrière du véhicule, il déclina l'invitation de ses amis:
"Merci mais... non...Puis Eaque doit venir ce soir."
"Ça c'était avant l'épisode Pharaon...il va certainement rester avec Hadès." Affirma le Grec.
Minos haussa les épaules.
"C'est quand même non... Mais par contre ... reprit-il. Vous pouvez me prendre un menu au traiteur... tiens pourquoi pas du poisson?"
Rhadamanthe se tourna vers le Norvégien assis derrière Kanon et arqua un sourcil en rétorquant d'un ton narquois:
"À vos ordres votre seigneurie."
Avec un petit sourire amusé Kanon démarra et la voiture s'éloigna de l'aéroport pour se diriger vers Vravrona.
Athènes appartement de Shura...
Lorsque Shura entra dans l'appartement, il vit son amour assis sur le canapé du salon. À son entrée l'Indien leva la tête et son visage se fendit d'un sourire ravi. Il se leva et avec ardeur se jeta dans les bras de l'avocat qui le serra contre lui.
"Tu m'as manqué. " souffla-t-il en le regardant tendrement dans ses yeux.
Sa voix grave fit frissonner le blond qui passa ses bras autour de son cou en murmurant:
"Toi bien plus. "
"Cela reste à prouver, mon petit lotus..."
"Tais-toi et embrasse-moi."
L'Espagnol eut un petit sourire et attira encore plus Shaka contre lui. Il posa sa main sur son cou, et du bout du pouce, leva doucement sa tête. Il se pencha en prenant les lèvres si douces de son amour.
"SHurrraa! Tu m'a cro manqué..." S'écria soudainement Haruto en courant vers eux.
Les deux amants se séparèrent et Shura réceptionna le petit garçon qui se jeta littéralement dans ses bras. Haruto plaqua sa bouche sur sa joue pour lui donner un baiser sonore. Puis il le fixa de ses grands yeux olive semblant attendre quelque chose.
"Toi aussi, tu m'as manqué très très fort..." Répondit l'Espagnol en l'embrassant à son tour sur sa joue rebondie.
"Comme ça?" s'exclama le garçonnet heureux en élargissant ses bras
"Encore plus..." Rétorqua Shura en souriant.
Il déposa le petit garçon par terre et ouvrit sa valise pour en sortir une peluche blanche et un coffret de dix voitures miniatures.
"Whaouu il est cro beau l'ours...Merci!"S'écria-t-il
Le petit garçon lui sourit de toutes ses petites dents et disparut avec sa peluche du séjour à la vitesse de la lumière, pour en revenir aussi vite en lançant:
"Ze l'ai mis dans mon lit!"
Shura sourit et ébouriffa les cheveux en bataille du petit Haruto. Celui-ci se saisit des petites voitures et se mit à jouer avec, imitant les bruits de moteurs. L'avocat le regarda tendrement et sourit:
"Il est incroyable."
"Tu l'as dit … "Approuva à mon tour Shaka, plein de tendresse pour ce tout petit bout d'homme.
Étonné il vit Shura lui tendre un coffret. Il le prit dans ses mains et ouvrit la jolie boîte de ses doigts fins, il en sortit une superbe statue de Bouddha, symbole de la paix. Shaka l'examina sur toutes les coutures, la statuette était de très grande qualité avec des pierres de gemme turquoise travaillées à la main...Le blond était ébahi par la beauté du bouddha, jamais il n'en n'avait vu un aussi magnifique.
"C'est une pièce rare... Où l'as- tu trouvé?"
"Chez un brocanteur...Il te plait?"
Pour toute réponse, Shaka se blottit dans les bras de son amant et avant de l'embrasser, il lui murmura un tendre:
"Merci..."
"Hum...Il faut que je te dise... Pharaon..."Souffla le blond en se détachant de la bouche tentatrice.
"Oui je sais...On est tombé sur Shion et le lieutenant Albafica..."
Ils furent interrompus par la sonnette de la porte d'entrée. Surprit Shura questionna des yeux le Tibétain.
"Aphrodite...Il m'a dit qu'il passait pour me remettre un lotus Berthelotii que je lui avais commandé et ensuite il va rejoindre Ikki chez Angelo...Je t'expliquerai. "Ajouta-t-il en allant ouvrir au fleuriste.
Athènes, Salon de thé de Milo...
L'horloge affichait dix huit heures quarante cinq quand les derniers clients sortirent. Le salon de thé n'avait pas désempli de la journée. Camus alla aider Eaque à débarrasser les tables occupées quelques minutes auparavant. Ils furent vite rejoints par Milo.
"Heureusement que tu as investi dans deux lave-vaisselles..." lui fit remarquer le Français en empilant les petites assiettes sur un plateau.
"Oui tu peux le dire... Et bonne nouvelle, je viens d'avoir la cousine de Marine au téléphone. Elle est arrivée depuis trois jours et elle recherche du boulot. La cerise sur le gâteau? Elle était serveuse dans un restaurant en Italie. "
"C'est super! Tu lui as donné rendez-vous pour demain j'espère? Car franchement je ne sais pas comment vous allez faire la semaine prochaine tous les deux..."Continua Camus en faisant une petite grimace.
"Je sais et malheureusement avec ce qui se passe, on ne peut pas compter sur nos amis..."
"Je n'ose même pas m'imaginer dans quel état d'esprit ils doivent être... et moi qui doit partir en France dimanche pour la promo de mon livre..."Soupira le Français
Il se tourna vers le Népalais qui avait l'air à mille lieux d'eux:
"Tu t'inquiètes pour Hadès? Continua-t-il en voyant son air pensif... Eaque?"
L'intéressé s'extirpa de ses réflexions et concentra son attention sur ses deux amis et patrons en face de lui qui, pour l'instant, restaient silencieux en le regardant d'un air curieux.
"Hum?"
"Tu t'inquiètes pour Hadès..." Répéta Camus.
"Oui...Je l'ai eu tout à l'heure au téléphone et il avait l'air de se moquer de la menace de Pharaon."
"Peut-être ne veut-il pas montrer sa peur? "
"Et comment cela se passe avec lui? Toujours d'humeur belliqueuse?" Questionna le Grec en emportant le plateau rempli de vaisselles sales dans la cuisine.
"Non tout va bien...je crois qu'il a vraiment changé...enfin il fait tout pour..."
"Ah tant mieux...j'suis content pour toi." Répondit Milo en poussant la porte de son pied pour entrer dans la pièce.
Ils entendirent soudainement un bruit de vaisselles brisées et un grognement de mécontentement:
"Merde..."
Les deux hommes restaient dans la salle échangèrent un regard entendu en souriant et ils continuèrent à débarrasser. Un coup frapper à la vitre de la porte d'entré les firent se retourner de concert. Les deux protagonistes aperçurent celui qui insistait et furent surpris de voir Hadès. Eaque alla ouvrir à son amant tandis que Camus par discrétion rejoignit Milo.
"Mais...Que fais-tu là? T'as oublié qu'on veut te tuer?!" l'apostropha d'emblée le Népalais.
"Merci pour l'accueil...moi qui pensais que tu serais content que je vienne te rechercher à ton travail?"
"En temps normal, sache que j'en aurais été heureux mais là...tu es inconscient ou quoi?"
"Non...cependant ce cinglé ne m'empêchera pas de vivre normalement...Je ne vais pas rester cloîtré à cause de lui..."
"Si...le temps que la police l'arrête! Puis ce n'est que pour quelques jours..."
"Franchement Eaque, c'est un tueur professionnel et s'il veut vraiment me tuer rien ne pourra l'en empêcher! Même planqué dans mon appart'...Puis... qui te dit qu'il n'est pas parti ailleurs... dans un autre pays? Et qu'il reviendra accomplir sa vengeance plus tard ? Dans un mois, un an, voir plus... je fais quoi pendant ce temps? Je refuse de vivre de cette façon..."
"Oh après tout fait ce que tu veux ...Comme d'habitude, tu te moques carrément de mes sentiments et..."
"Tes paroles sont injustifiées! S'insurgea l'avocat en le coupant. Néanmoins saches que je comprends ta réaction et je conçois que tu sois inquiet...Et...cela me touche ..."Ajouta-t-il un peu plus doucement
"Mais Hadès... c'est normal que je m'inquiète... Parce que je tiens à toi... Je t'aime et rien qu'à penser qu'il puisse t'arriver quoi que ce soit ...ça me terrifie" Affirma Eaque tout en pensant; Comment pourrais-je continuer à vivre sans lui.
"Parce que tu penses que je ne m'inquiète pas? Tu penses que je n'ai pas peur que ce tueur ne s'en prenne à toi comme Ares? Et mes beau-fils... tu crois que je n'y pense pas?"
"Si !bien sûr...Tiens d'ailleurs Minos vient de m'appeler, Shion est parti avec Kiki pour Los Angeles. Il a voulu l'éloigner."
"Il a bien fait et, demain matin j'envisage de me rendre au domicile d'Angelo pour...j'ai des recommandations à leur faire "
"Des recommandations? Tu vas te faire mettre dehors en moins de temps qu'il faut pour le dire...Enfin Hadès?!" S'exclama Eaque en secouant la tête négativement.
"Je me suis mal exprimé...je voulais dire les renseigner sur ce que mon père leur avait légué et qu'ils ne pourront percevoir qu'au jour de leur vingt et un ans."
"Ça c'est une bonne idée d'approche." Se moqua gentiment le Népalais.
"Eaque...Je...je ne pourrais supporter qu'il te fasse du mal...et...le mieux serait que l'on ne se voit plus pendant un temps...si je m'éloigne de toi... il te laissera peut être tranquille."
"C'est pour me dire ces conneries que tu es venu? "
"Comprends-moi... je t'aime et je ne pourrais pas vivre sans toi."
Le regard d'Eaque se voila et il baissa les yeux vers ses mains tenant toujours les petites fourchettes et les posa sur un plateau. Il se racla la gorge et leva le regard pour croiser les orbes vertes de l'avocat qui le fixaient avec amour. Son cœur fit un bon dans sa poitrine et il répliqua tendrement:
"Moi non plus...Tu sais. Tu n'es pas seul Hadès on est deux et, quoi qu'il se passe, je serai à tes côtés... Néanmoins promets-moi que tu ne feras pas de bêtises? Genre... essayer de le trouver ou autre?"
"Promis" Assura Hadès avec un clin d'œil.
"Bien... Fin de la discussion... Tiens aide moi à terminer de débarrasser. On aura fini plus vite."Continua-t-il vivement pour alléger leur conversation.
"À vos ordres chef " S'inclina Hadès en imitant le salut militaire.
Il se mit au travail de bon cœur, Eaque ne pouvait s'empêcher de sourire en le voyant faire et éclata de rire lorsque celui-ci prit son pied dans le rebord du rideau et s'affala de tout son long par terre. Stoïquement, il se releva et fronça les sourcils en voyant son amant s'amuser à ses dépends. Il s'approcha de son vis-à-vis en prenant un air outré :
"Tu n'as pas honte de te moquer?"
"Non..."Sourit le Népalais.
Le coin de la bouche d'Hadès se releva légèrement en ce petit sourire en coin qui lui était propre. Il se pencha et captura les lèvres de son compagnon pour un baiser enflammé.
Dans un même temps dans la cuisine, Camus avaient fini de remplir les deux lave-vaisselles. Le Français en mit un en marche et regarda autour de lui. Son regard tomba sur Milo en flagrant délit d'espionnage. Il écoutait par la porte entrouverte la conversation des deux amants. Le Français plissa les yeux et un petit sourire naquit sur ses lèvres. Il approcha discrètement et posa sa main sur l'épaule gauche de son-vis-à-vis en murmurant à son oreille:
"La curiosité est un vilain défaut..."
Milo sursauta à l'approche de Camus et se retourna la mine boudeuse:
"Non mais ça va pas de me faire une peur pareille... J'aurai pu avoir une crise cardiaque..." Grommela le Grec
"N'importe quoi...Mais, ne recommence pas!" S'exclama Camus en voyant que celui-ci inclinait discrètement la tête entre l'ouverture de la porte.
"Ohhh...Whaouuu..."souffla Milo
"Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Dis-moi!"Chuchota le Français en poussant son homologue.
Devenant à son tour inquisiteur malgré lui...Oui... malgré lui! Car ce n'était pas sa faute si son amant murmurait des onomatopées le conduisant à l'indiscrétion.
"Mieux... je vais te montrer." Affirma Milo en lui décrochant un sourire taquin.
Il passa un bras autour de la taille de Camus et prit les lèvres de son amour dans un baiser, à la fois tendre et passionné.
Villa de Minos et Aioros...
Pharaon ouvrit discrètement les volets clos et regarda par la petite ouverture. Cette nuit, la lune brillait dans le ciel presque sans nuages. Il poussa un soupir en les refermant, cela ne l'arrangeait pas. Il voulu se rendre dans la cuisine seulement dans la pénombre, il ne fit pas attention à la marche séparant le séjour de la pièce et manqua de perdre l'équilibre. Rageant et pestant contre Minos qui n'arrivait pas, il prit son portable dans sa poche puis pour l'énième fois Pharaon regarda l'heure. Il devrait bientôt arriver.
Toujours son mobile dans les mains, il composa un numéro et quelques secondes plus tard une personne décrocha:
"Monsieur..."
"Ils sont toujours dans le salon de thé?"
"Oui et il y a deux policiers en civils qui font le guet."
"Bien... Vous devez les intercepter pendant le trajet...Vous savez ce que vous avez à faire?"
"Oui monsieur..."
Après quelques recommandations, l'Égyptien ferma son portable, un sourire satisfait aux lèvres, oubliant pendant un instant Minos. Il avait eu raison le jour où il avait sauvé ce mafioso d'une mort certaine. Cet homme lui avait affirmé qu'il avait une dette envers lui. Le jour était arrivé de se faire rembourser et, le mafieux tenait sa promesse en appelant un ami mafioso vivant en Grèce pour que celui-ci mette à sa disposition quelques hommes pour l'aider dans sa vengeance.
Une voiture s'arrêta doucement devant la maison. Pharaon fut aussitôt aux aguets et alla se cacher discrètement.
Le véhicule avança doucement dans l'allée et s'arrêta. Minos ouvrit la portière et descendit, suivi de Rhadamanthe et Kanon. Surpris le Norvégien leva un sourcil inquisiteur:
"On entre avec toi ..." fit Rhadamanthe d'un ton qui n'acceptait aucun refus de la part de son ami qui ne tenta même pas de discuter.
"Bien comme vous voulez...En même temps vous pourrez vérifiez dans les placards, au cas où Pharaon ne s'y trouverait pas?" Se moqua Minos en ouvrant la porte.
Quinze minutes et un apéritif plus tard, le cendré regardait la voiture de ses deux amis rassurés, s'éloigner. Il rentra et referma la porte lorsque son portable retentit. Il vit le nom de Eaque et décrocha, celui-ci demanda s'il tout allait bien et en même temps s'excusa une seconde fois de ne pas pouvoir venir ne voulant pas laisser Hadès seul ce soir. Minos le rassura et après un moment ferma son mobile en maugréant dans sa barbe. Bon sang qu'est-ce qu'ils ont tous? Ce n'était pas lui que ce cinglé menaçait! Le mobile sonna de nouveau et cette fois-ci son interlocuteur fut Angelo. Lorsqu'il raccrocha, il était un tant soit peu rassuré de savoir que ses amis étaient sous protection et qu'ils allaient bien. Il se rendit dans la cuisine pour mettre au micro-onde son plat, lorsqu'il se frappa le front...Quel con! Il l'avait oublié dans la voiture.
Le Norvégien allait prendre son portable qu'il avait posé sur la table lorsqu'une voix sinistre et moqueuse se fit entendre.
"Bonsoir Minos..."
A ces mots, le Norvégien se figea littéralement et ses yeux s'écarquillèrent. Son cœur s'accéléra, il voulut se tourner vers celui qui venait de le saluer narquoisement, mais n'eut pas le temps de réagir qu'il sentit quelque chose dans sa nuque et tomba au sol.
Pharaon raccrocha et barra un des trois noms des traiteurs à qui Angelo avait l'habitude de faire appel. Il essaya le deuxième, le préféré de Shiryu.
"Restaurant Fu Liu"
"Bonsoir monsieur, je viens d'avoir mon ami au téléphone et il m'a dit avoir commandé chez vous..."
"À quel nom sil-vous plait?"
"Monsieur Maschera..."
"Oui...En effet"
"Ah bien...Pourriez vous me faire livrer des Ramens avant d'aller chez lui? S'il n'est pas trop tard bien sûr...Ma maison se trouve sur son passage à quelques mètres de la sienne. "
"Attendez...Vous avez de la chance monsieur mon livreur allait partir. Vous pouvez me passer votre commande et votre adresse s'il vous plait?"
Pharaon le renseigna avant de raccrocher avec un sourire satisfait. L'appel n'avait duré que quelques instants et après avoir rangé son portable ses yeux se portèrent sur Minos assis par terre, les poignets attachés derrière le dos.
"Tellement prévisibles, ricana-t-il. Ils sont tous tellement prévisibles que cela en devient risible. Ils sont d'un pathétique... Tu ne trouves pas Minos? "
Le tueur se baissa sur le Norvégien qui venait à peine de reprendre ses esprits, un sourire sadique apparut sur ses lèvres lorsqu'il lui donna un coup de pied dans les côtes. Il étira un petit rictus victorieux en le voyant faire une petite grimace de douleur.
"Tu ne dis rien? Pas grave, toute façon ce que tu pourrais dire, ne m'intéresse pas."
"Espèce d'ordure..."
L'Égyptien le prit par le haut de son tee-shirt et le releva pour le claquer contre le mur.
"Quelle grossièreté...Mais venant d'une pute, cela ne m'étonne guère..."Lâcha-il en le toisant d'un air froid.
"Pourquoi... fais-tu ça? Moi... je sais que tu ne m'aimes pas mais..."
"Dis plutôt que je te déteste." Grinça son vis-à-vis le regard haineux.
"Mais...reprit le Cendré, Je pensais que tu avais de l'affection pour Shiryu et ses frères?!"
"J'en ai pour Shiryu...Pas pour ses frères... je me fiche complètement d'eux ...Toute façon, je dois les tuer pour satisfaire Ares..."
"Ares est mort... Sa vengeance n'est pas la tienne!"
"Si! Je dois le faire...je lui ai promis."
"Qu'est-ce que t'en a à foutre?! Il est mort..."
Il fut coupé par un violent coup de poing dans l'abdomen le faisant plier en deux. Un genou toucha le sol, il retint un cri de douleur et cracha:
"Débile dégénéré..."
Pharaon serra les poings et envoya un autre coup de pied dans les côtes du Norvégien puis un deuxième et un troisième. Celui-ci eut la respiration coupée, avec les mains attachées dans le dos, il ne pouvait que subir. Il se recroquevilla instinctivement, essayant de reprendre son souffle tout en se protégeant des éventuelles prochaines attaques.
L'Égyptien se baissa et attacha ses chevilles. Un petit rictus mauvais étira ses lèvres lorsqu'il se pencha pour lui chuchoter à l'oreille.
" Fini de jouer... "
Minos souffrait affreusement. Ses côtes lui faisaient un mal de chien et ça le brûlait à l'intérieur à chaque respiration. Il sentit une vague de colère mêlée de frayeur, le submerger... Impuissant il vit l'Égyptien partir vers la cuisine et en revenir avec un couteau. Couteau qu'il fit courir doucement le long de la joue du Norvégien, le faisant descendre sur le cou mais ne pressant pas assez fortement pour que ça le coupe puis soudainement, il l'enfonça dans la jambe de sa victime. Le cendré ne put retenir un cri de douleur.
"Je sais cela fait mal..."fit Pharaon d'un ton compatissant puis il posa le portable de son vis-à-vis à ses côtés et ajouta moqueur: "Dommage...la blessure soignée à temps ne serait pas mortel. Mais hélas... il ne te reste que peu de temps avant de perdre tout ton sang et de mourir".
Dans une semi inconscience, Minos entendit la sonnette et entraperçut Pharaon prendre son arme et se diriger vers la porte. Le bruit d'un corps qui tombe puis l'Égyptien revint portant sur lui la veste du livreur. Il ouvrit une mallette pour en sortit une perruque châtain clair un peu bouclée et mit la casquette du pauvre homme allongé sur le sol. Il alla vers le miroir et mit des lentilles bleu ciel.
Avant de sortir le tueur revint vers lui et dit d'un ton ironique:
"Tu m'excuses mais je ne vais à mon grand regret pouvoir assister à ta mort"
Pharaon se sentait tout puissant et jouissait presque de cette terreur qu'il pouvait apercevoir dans les yeux brouillés de larmes du Norvégien. Une haine sourde envahit Minos et malgré la douleur il s'écria:
"J'espère que...que...tu vas... crever...en...foiré!"
Pharaon leva un sourcil narquois, avant de partir dans un éclat de rire dément. Puis Il se dirigea vers la porte d'entrée en lançant sans se retourner:
"Adieu Minos..."
Il sortit un mobile jetable de sa poche et composa un numéro. La porte se ferma, laissant Minos dans l'horrible attente de sa mort.
Vravrona chez Angelo...
L'atmosphère dans la maison était des plus étranges. On pouvait y ressentir l'angoisse, comme si tout pouvait partir en vrille en un instant. Pourtant malgré le danger qui planait au dessus de leurs têtes. Les habitants de la maison faisaient comme si de rien n'était. Enfin, ils essayaient.
Aiolia et Shun étaient montés. Ikki voulant se rendre dans la chambre de Shura inoccupée pour joindre Aphrodite, passa devant celle de son jeune frère et vit la porte entrouverte. Curieux, il donna un coup discret. N'obtenant pas de réponse, il entra doucement et fronça les sourcils en ne voyant personne. Puis il eut un rictus de mécontentement, car d'où il était, il pouvait entendre à travers le bruit de l'eau qui coulait de faibles gémissements de plaisir provenant de la salle de bains.
Sous la douche, les deux amants ne se privaient pas de leurs envies l'un de l'autre, oubliant pour quelques temps Pharaon et son désir de vengeance.
Levant les yeux au ciel, l'ainé quitta la chambre en grommelant. Néanmoins un petit sourire tendre vint effleurer ses lèvres quand son mobile sonna et qu'il vit le nom de son fleuriste.
Angelo suivit du regard son chaton entrer dans la cuisine précédé par son frère. Il soupira longuement en passant une main dans ses cheveux rebelles, il s'appuya à l'embrassure de la voute séparant le séjour de l'entrée en faisant distraitement tourner son briquet entre ses doigts et contempla pensivement la cigarette qu'il n'avait pas encore allumée...Il savait que le jeune homme avait peur...Peur de ne jamais plus être en sécurité, mais surtout, la peur de voir ceux qu'il aimait être en danger de mort. Néanmoins et cela n'étonnait pas Angelo, le jeune homme n'en laissait rien paraître. Et lui se sentait tellement impuissant. Il allait le rejoindre lorsque le lieutenant l'appela.
Shiryu ouvrit le réfrigérateur et en sortit une boisson. La montrant à Dohko, il demanda:
"Tu en veux?"
"Oui...ça va toi?"
"Dohko! L'interpella Angelo entrant soudainement dans la pièce. Sylphide vient d'avoir un appel du commissaire Degel... l'avion en partance de Los Angeles est retardé, car il y a eu une alerte à la bombe!"
Alarmé, l'interpellé se tourna vers l'Italien en entendant ses dires et demanda avec inquiétude:
"Et Shion...Kiki?"
"Ils vont bien...le vol a été différé de trois heures."
"Pharaon?" Demanda Shiryu au policier qui les regardait sur le pas de porte.
"Peut être...Néanmoins on a aucune certitude...Mais ne vous inquiétez pas, ils sont bien protégés, le chef a fait le nécessaire... " Les rassura Sylphide.
"Et...qui nous dit que ce n'est pas une feinte de ce fou?" Remarqua Angelo en posant un regard pensif sur son chaton.
Le portable du lieutenant sonna de nouveau et celui-ci s'éloigna un peu des protagonistes. Lorsqu'il revint vers eux, le Belge les fixa d'un air préoccupé.
"Ce n'est pas bon. Hadès et son compagnon viennent de se faire enlever... Et les deux policiers attachés à leur surveillance sont à l'hôpital... L'inspecteur est en route pour les interroger.
"On est en plein délire là! Sylphide...peux-tu me dire, comment ce dégénéré a bien pu enlever deux hommes et en même temps envoyer deux flics à l'Hosto?" s'enquerra l'Italien un tantinet énervé.
"T'as raison...Impossible sans complices...Pharaon est un tueur professionnel dans ce cas, il doit avoir des connaissances dans ce milieu. Tu sais, il lui a sûrement suffit d'un coup de téléphone pour avoir des hommes de main à ses ordres pendant un certain temps..." Exposa le lieutenant avant de rejoindre le séjour.
Shiryu se mordit la lèvre inférieure et plissa le front, en proie à une profonde réflexion. Puis il lança, d'un ton décidé en posant son regard sur son ainé:
"Va rejoindre Shion...Ils ont plus besoin de toi que moi... Et je me sentirai plus rassuré en te sachant à leurs côtés... Aux côtés de Kiki" Continua le jeune homme en posant doucement la main sur le bras de son frère.
Le détective hésita un instant, puis il prit son cadet dans les bras le serrant doucement contre lui:
"Merci petit frère... je serais de retour aussitôt que l'avion aura décollé...Fit-il en embrassant tendrement son cadet sur la joue.
Il prit les clefs qu'Angelo lui tendait et, avant de partir se tourna vers celui-ci.
"Je sais qu'il est entre de bonnes mains."
"Je donnerai ma vie pour lui.." souffla l'Italien en attrapant d'une main la taille de son chaton pour l'attirer tendrement tout contre lui.
Dohko quitta la cuisine et quelques secondes après, ils entendirent la voiture démarrer. Un profond silence s'était abattu dans la pièce avec une même question...Où était Pharaon en ce moment? Angelo avança son visage vers celui de Shiryu, dont les prunelles vertes étaient embuées par les larmes, et captura ses lèvres avec douceur.
Shun et Aiolia préparaient la table dans la salle à manger lorsqu'Ikki les rejoignit à son tour l'air plus serein qu'à son arrivée. Sa discussion avec Aphrodite lui avait fait un bien fou:
"Aphrodite sera là dans quarante cinq minutes. Il a décidé de venir passer la nuit ici...j'lui manque trop." Sourit-il fièrement.
"Qu...oi!"S'exclama Sylphide en s'étranglant avec son verre d'eau.
"C'est du grand n'importe quoi..." Soupira Aiolia en se frappant le front.
"Ouais, c'est bon, ça va toi!" Bougonna Ikki.
"Qu'est-ce que vous n'avez pas compris dans plus personne ne doit venir aujourd'hui!" Gronda le belge.
"Bah quoi...vous êtes prévenu?! Puis j' vous mets au défi de l'empêcher de venir..."
"Tu aurais dû au moins essayer."Répliqua Angelo.
" J'ai pas eu le temps, il avait déjà raccroché... Pourquoi ya des baguettes chinoises sur la table?" Continua Ikki en fixant les couverts asiatiques d'un air suspicieux.
"On mange chinois...Je pensais que tu aimais?" S'étonna innocemment Aiolia en étirant un petit rictus victorieux fier de son coup.
Ikki plissa le nez de dégout et le toisa d'un œil accusateur, élargissant un peu plus le sourire de notre cher détective.
"Aiolia...Je pensais que tu avais demandé à mon frère s'il aimait ? Non mais des fois tu te comportes vraiment comme un gamin!" Râla le cadet en fronçant les sourcils de colère.
Un sourire de connivence apparut sur les lèvres d'Angelo et Shiryu, amusés de voir Shun disputer son lion. Tandis qu'Ikki jubilait et avait un petit sourire en lançant un œil narquois sur Aiolia.
"Faut quand même pas exagérer...Puis il y a certainement une pizza au frigo...y'a qu'à la mettre au four...Bon ok j'y vais... continua-t-il en voyant son lutin plisser les yeux.
"Laisse ... tu serais capable de faire exprès de mettre chauffer une bolognaise sachant que j'aime pas." ronchonna Ikki en se dirigeant vers la cuisine
"En plus d'être grognon... Monsieur... est difficile." Le nargua Aiolia.
"Tu sais ce qu'il te dit le grognon?" Répliqua le Japonais sans même se retourner.
"J'abandonne ..."Soupira Shun en se laissant choir sur une chaise tout en secouant la tête défaitiste.
"Les pizzas sont dans le congèle du cellier. " Cria l'Italien.
Sylphide ferma son portable et ouvrit légèrement un volet en prévenant ses alter-égos:
" Le livreur est là...Non Angelo! Mes collègues s'en occupent." Ajouta-t-il, lorsqu'il vit celui-ci se diriger vers la porte d'entrée.
Revenant sur ses pas l'Italien rejoignit le lieutenant à la fenêtre. Angelo fronça les sourcils, le livreur parut hésiter puis il haussa les épaules avant de donner les sachets aux policiers qui vérifièrent le contenu ...après quoi il se dirigea rapidement les mains dans les poches de son jean vers l'endroit où il avait garé sa camionnette de livraison. De là où il était, il ne vit pas vraiment le visage du livreur, mais l'arrière de sa casquette portant le logo au nom du restaurant; Fu Liu, le rassura. Voila qu'il devenait parano, pensa-t-il en secouant la tête.
Un collègue de Sylphide apporta les menus pendant qu'Ikki surveillait la cuisson de sa pizza. Il fut bientôt rejoint par Angelo et Shiryu venus chercher les boissons.
" Y'a plus d'eau ?"S'exclama l'Italien en regardant dans le frigidaire.
"Si je crois qu'il en reste dans le cellier, laisse j'y vais..." Proposa son jeune amant.
"Je vais avec toi..." L''interpella Angelo en le suivant et fermant la porte derrière eux.
Il regarda son chaton aller dans le fond de la pièce et prendre une bouteille. Se tournant vers l'Italien, pour remarquer que celui-ci était à ses côtés et le fixait avec intensité.
"Je savais bien qu'il en restait ..." souffla-t-il en plongeant ses yeux verts dans ceux de son amant.
Angelo enlaça son chaton et se pencha doucement vers lui. Le jeune homme releva le visage et déposa ses lèvres sur celles de son amour. Ce dernier accentua leur baiser avec passion. Lorsqu'ils se séparèrent Shiryu murmura en se blottissant de nouveau contre lui.
"Je t'aime tellement..."
"Moi aussi...et je ne laisserai pas ce fou te faire du mal." dit-il en déposant un baiser dans ses cheveux.
Le jeune homme eut un petit sourire tendre. Malgré qu'il fasse tout pour la cacher, Angelo avait discerné son angoisse. Maintenant il était un peu plus serein. Il avait confiance en lui pour le protéger. La confiance en soi même, était aussi une chose que son amant lui avait fait découvrir et qu'il continuait à lui faire ressentir à chaque seconde passée à ses côtés.
Le sourire aux lèvres, Ikki prit des couverts dans un tiroir. En v'la deux qui avaient envie de se retrouver un petit moment seuls, se dit le frère de Shun en retournant dans le séjour. Il laissa ses yeux voyager vers la table où son cadet discutait tranquillement avec Aiolia, quand la sonnette de la porte d'entré retentit. Sylphide quittant sa surveillance déclara:
"C'est le livreur...il a certainement oublié quelque chose?"
Ikki fronça les sourcils et se tourna vers la table questionnant du regard Shun qui vérifiait les sachets avec son lion. Lorsque soudain son jeune frère s'écria:
"Oui! Il manque le menu que Dohko avait commandé..."
"Bien...Et puis mes collègues m'auraient prévenu s'ils avaient le moindre soupçon."
Le lieutenant se dirigea vers la porte d'entrée. Toutefois d'un geste comme pour se rassurer, il toucha son revolver dans son étui. Il ouvrit pour se retrouver face au livreur souriant qui lui tendit un sachet. Il le prit et n'eut pas le temps d'esquiver le moindre geste que Pharaon tira une fléchette endormante puis une deuxième. Le policier ouvrit la bouche pour crier, mais il n'en eut pas le temps qu'il s'écroula dans la seconde. Néanmoins Sylphide ne fit aucun bruit en tombant, vu que le tueur d'un geste vif avait anticipé la chute en le soutenant pour le poser lui même sur le sol.
Le sac en papier que le lieutenant tenait, tomba dans un bruit très léger. Néanmoins cet imperceptible entrechoquement avec le sol, attira l'attention de nos protagonistes se trouvant dans le séjour:
"Lieutenant?" Interpella Ikki un tant soit peu inquiet tout en se dirigeant vers l'entrée.
Simultanément, Aiolia attrapa sa veste d'un geste vif pour sortir de sa poche un flingue sous le regard inquiet de Shun. Puis soudain le jeune homme paniqué, cria le nom de son ainé lorsqu'il vit celui-ci s'écrouler dans un bruit sourd. Il voulu se précipiter vers lui mais le châtain le retint de justesse par le bras. Ils n'eurent pas le temps de faire quoi que ce soit qu'ils virent apparaitre Pharaon braquant un pistolet sur eux, pas celui à fléchettes...Non...Une arme à feu.
Ils demeurèrent parfaitement immobiles, sans dire le moindre mot. Aiolia avait encore son pistolet dans la main droite, mais le temps qu'il lève le bras et tente de tirer, son ennemi aurait déjà actionné la détente de son révolver. Risque qu'il ne puisse prendre car l'Égyptien avait dans sa ligne de tir, Shun.
"Vas-y ...Qu'est-ce que t'attends? Non? Le nargua Pharaon sans élever la voix. Bon alors... poses-moi tout de suite cette arme et recule de deux pas avant que je n'éclate la jolie tête de ton lutin." Continua-t-il plus sèchement.
Sachant que ce fou le ferait sans aucune hésitation, il posa le pistolet à ses pieds et recula en levant les mains en l'air tandis que son rythme cardiaque s'accélérait en voyant l'air hagard de Shun.
Le plus jeune avait l'impression que le sol s'écroulait sous ses pieds. Les battements de son cœur étaient vifs... Il ne s'était jamais senti aussi terrifié, paniqué, désorienté qu'à cet instant-là. Il voulut dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Il essaya de respirer correctement, ses yeux noyés de larmes fixant son frère étendu sur le sol.
Suivant son regard Pharaon eut un sourire méchant puis s'approchant de Shun, il lui tendit une paire de menotte et braqua l'arme sur sa tête. Ensuite il fit signe à Aiolia de mettre ses mains derrière son dos pour que le jeune homme puisse le menotter.
Merde... Il était piégé...Néanmoins, ils avaient encore une chance...minime certes... mais il espérait qu'Angelo et Shiryu eussent entendu un bruit ou ... Aiolia coupa cour à ses réflexions en entendant la question posée sèchement du tueur.
"Où sont Shiryu et l'Italien?"
À suivre...
Cette fois-ci le prochain chapitre sera le dernier, suivit d'un petit épilogue^^.
