Disclamer: Les personnages appartiennent à Masami Kurumada.

UA-Yaoi.

Un grand merci à ma gentille beta lectrice Zarbioide et merci à Frazil pour son aide.


Désolée pour le retard, mais j'ai eu un mal fou à terminer l'épilogue:( En fait je ne voulais tout simplement pas achever cette histoire. Néanmoins, je suis quand même arrivée à la finir. Cependant je ne vous cache pas avoir eu un pincement au cœur de mettre le mot fin.

J'espère que cet épilogue ne vous décevra pas!

Bonne lecture^^


Épilogue.

Sept mois plus tard à Los Angeles...

Dans un luxueux restaurant se trouvant dans un quartier chic de Beverly Hills, les frères Élysion étaient installés à une table ronde couverte d'une nappe blanche en lin. Ils finissaient leur café dans un silence pesant. Depuis la venue de Minos plus rien n'allait pour eux. Et pour leurs malheurs, ils n'avaient pas réussi à convaincre leur invité qui venait de les quitter, de signer un contrat avec leur société. Contrat qui devait les sauver de la faillite.

"On est mal..."Soupira Hypnos exacerbé.

"Tu peux le dire..." Rétorqua Thanatos en regardant sa montre Cartier la mine sombre.

Il fit un signe discret au maître d'hôtel pour que celui-ci lui apporte la facture. Il regarda pensivement l'homme venir vers eux et déposer l'assiette avec le lecteur de carte bleu. Il inséra ladite carte et tapa son code secret.

Tandis que son frère payait, Hypnos regarda distraitement autour de lui. Lorsque soudainement, il fronça les sourcils mécontents en voyant Mime entrer dans le restaurant, accompagné de Saori Kido. Il fut déconcentré de son observation par les paroles prononcées discrètement par le maître d'hôtel. Celui-ci tendait la carte bancaire à son jumeau:

"Je suis désolé monsieur Élysion mais... le paiement est refusé..."

"Mais que..."

"Tenez prenez la mienne." Murmura le blond en sortant à son tour sa carte bancaire priant pour ne pas avoir une double humiliation.

"Désolé, elle ne passe pas non plus..." Chuchota le maître d'hôtel d'un air gêné.

"Je ne comprends pas! Je...Je suis désolé pour ce désagrément. Certainement un malentendu... je n'ai pas d'argent sur moi...et toi ?" Ajouta-t-il à l'encontre de son jumeau.

Celui-ci lui répondit par la négative d'un signe de tête, trop furieux pour parler car son regard acier venait de rencontrer à son tour les yeux noisette moqueurs de Mime. Ce dernier s'installa face à celle qui les avait acculés à leur ruine.

"Pouvez-vous servir un autre café à mon frère...Je vais chercher de l'espèce."

"Bien sûr monsieur..."Fit poliment l'homme avant de partir.

"Et tu comptes trouver où cette argent?" Demanda Thanatos en arquant un sourcil.

Hypnos resta un instant songeur puis il fixa son frère en remarquant aigrement:

"J'ai bien peur que tous mes amis aient oublié que j'existais ...en tout cas, ils ne répondent plus à mes appels...et toi?"

"Pareil...on est devenu des pestiférés... lança amèrement Thanatos. Argol! S'exclama-t-il soudainement. Il est sorti de prison depuis deux semaines...si tu lui demandais il ..."

" Après la façon dont on l'a reçu lorsqu'Il est venu pleurer à notre porte pour demander de l'aide? Le coupa le blond. Puis de toute façon, il ne doit pas avoir un copeck en poche."Poursuivit-il avec une moue dépitée.

"C'est sa faute aussi! Personne n'a obligé Argol à s'amouracher d'un dealer." Rétorqua froidement Thanatos.

"Oui...Mais tu sais très bien qu'il n'a pas eu le choix. Lorsqu'on a ...dû se séparer de lui. Il a eu une mauvaise passe et il s'est mis à jouer au poker. Malheureusement, il a non seulement perdu ce qu'il avait de côté, mais il a bêtement emprunté une somme d'argent assez conséquente à un usurier. Ce prêteur, chose qu'il ne devait pas savoir, était un dealer...Par la suite comme tu le sais et, pour son malheur, il est devenu l'amant de ce type." Soupira Hypnos faussement empathique.

Thanatos haussa un sourcil en regardant le blond, on aurait pu croire que celui-ci compatissait. Seulement il connaissait bien son Jumeau et il savait qu'il n'était pas sincère. Toutefois pour l'instant, ce qui le préoccupait, c'était de trouver l'argent et il ne voyait qu'une personne. Son frère dut avoir la même réflexion car il lança en se levant:

"Albérich...Oui c'est ça...je vais l'appeler."


Deux mois plus tard dans le bureau de Maître Alberich de Megrez. On pouvait entendre les voix mécontentes des frères Élysion:

"Comment ça... vous ne pouvez rien faire!"

"Pouvez-vous nous dire pourquoi on vous paie, cher maître?"

Interloqué par autant de mauvaise foi, l'avocat haussa les sourcils et se pencha en avant pour répondre à son interlocuteur sèchement :

" Justement parlons-en! Vous ne me payez plus et ce depuis quelques mois...En plus cela requiert de votre comptable pas de moi. "

"Nous le savons bien... mais cet incapable s'est empressé de démissionner en nous laissant dans le pétrin. Quelle ingratitude ! "Soupira Thanatos.

" Peut être qu'avec un salaire... il serait resté. »Répliqua Albérich d'un ton acide.

" Ce n'est pas de notre faute si la vente de l'entreprise n'a pas suffi à rembourser toutes nos dettes ! "

"Nous avons mis aussi notre maison en vente et aussitôt que celle-ci aura trouvé un acquéreur, sachez cher maître que nous vous solderons la somme due immédiatement." Riposta Hypnos.

"Vous ne pouvez vraiment rien faire pour empêcher l'huissier de prendre le reste de nos meubles?"

"Non...Soupira l'avocat légèrement agacé. Il y a huit jours, il vous a délivré un ordre de paiement. Vous avez passé ce délai et demain, il va se présenter à votre domicile pour une saisie...Même vos …"

"...Voitures." Termina Hypnos le visage fermé.

"Je ne veux pas être pessimiste messieurs...Mais la vente de votre demeure ne suffira pas à rembourser toutes vos dettes."

Il y eut un instant de silence glacial et pesant qui régna dans la pièce. Silence interrompu par Hypnos qui venait de se lever pour se diriger vers la fenêtre ouverte où il alluma une cigarette en murmurant:

"Pas besoin que vous nous le rappeliez maître...On sait très bien que nous n'avons plus rien."

"Merde! Et tout ça à cause de cette pute de Minos...Et de ce Mime qui nous a trahi...C'est lui qui a divulgué à Saori Kido les noms de nos collaborateurs...On ne pourrait pas l'accusé d'usurpation ?" Lâcha Thanatos en regardant l'avocat avec rage.

"Et vous enfoncer encore plus! N'oubliez pas que Melle Kido est puissante et qu'elle a une dent contre vous... puis cela ne serait pas judicieux de votre part. On a déposé une plainte à votre encontre et, d'après le plaignant, c'était plus que du harcèlement sexuel..."

"Le procès est prévu dans deux mois et... Nous vous faisons confiance pour contrecarrer la version de ce type et la mystifier." Répliqua Thanatos dans la plus totale indifférence.

"Non...je ne crois pas...Messieurs ...Revenons au sujet de ma convocation... Je... tenais à vous avertir que je ne vous défendrai pas."

"Pourquoi? Parce que nous vous devons de l'argent?" s'exclama le blond d'une voix accusatrice.

"Entre autre...mais surtout parce que je vous avais conseillé de vous mettre au vert..."

"Mais mon cher... Au cas où vous l'auriez oublié...Vous n'avez pas craché dans la soupe ...vous avez participé plusieurs fois à nos perversions sexuelles et pris votre plaisir sans vous demander si la personne était vraiment consentante. "

"N'essayez pas le chantage avec moi messieurs...Vous seriez perdant."

" Comment osez-vous!" Siffla Thanatos ivre de rage.

"J'ose ...Maintenant messieurs, je vous prierai de quitter mon bureau, j'ai un autre rendez-vous."Les congédia froidement l'avocat en se levant.

Hypnos arqua un sourcil narquois et rétorqua d'un ton acerbe:

" Vu la façon charmante dont vous nous chassez cher maître. Sachez que je n'aurai aucun remord à vous décrédibiliser."

"Comme vous voulez. Cependant n'oubliez pas de me régler au plus tôt la somme que vous me devez encore...Messieurs..."Ajouta-t-il en leur montrant la porte.

Fulminant, Thanatos se leva brusquement en faisant tomber sa chaise :

"À ce que je vois le rat quitte le navire !"

Sans saluer l'avocat il quitta la pièce suivi de son frère qui ferma la porte derrière eux. Ils quittèrent l'immeuble et tournèrent à droite au bout de la rue pour appeler un taxi lorsqu'ils se souvinrent qu'ils n'avaient plus un kopeck en poche:

"Minos l'a sa vengeance ...J'espère qu'il ne saura jamais le mal qu'il nous a fait."

"Moi aussi Thanatos...Moi aussi..."

"Hum ...Tu crois qu'on va faire de la prison?"

"Il n'y a pas eu de témoins, puis ce type faisait de l'auto-stop et il était d'accord pour nous suivre..."

" Il pensait vraiment qu'on allait le loger pour la nuit comme ça gratos... Le con! Tout se paie dans la vie."

" C'est un fait...En plus il ne peut rien prouver...On reste sur notre version des faits...il nous a proposé ses services moyennent une nuit sous notre toit et une somme d'argent..."

" On va gagner ce procès, comme on l'a gagné contre cette pute de Minos." Affirma méchamment Thanatos.

"Certainement...Heureusement que j'avais planqué un vase chinois du XVIII siècle avant la venue de l'huissier."

"Oui et que tu l'aies acheté sous un nom d'emprunt...Mais encore faut-il que tu trouves un acheteur."

Hypnos arqua un sourcil narquois et répondit:

"Je sais qui sera preneur, monsieur Chang et le prix qu'il va me proposer. Ce type me harcèle à chaque fois que l'on se rencontre pour que je lui vende."

"Tu ne peux pas trouver un autre acheteur? J'ai entendu dire que c'était un Yakusa..."

Le blond fusilla son frère du regard et lui répondit sèchement:

"Réfléchis un peu! Il ne va pas me demander le certificat de vente. Bon maintenant, il faut trouver et ça le plus vite possible un bon avocat qui ne regardera pas d'où proviendra l'argent qu'on lui versera."

"Hum...un avocat bon et véreux en somme." Lâcha l'argenté en échangeant un regard entendu avec son jumeau.

"Exactement... tiens d'ailleurs je vais en parler à monsieur Chang. Il doit avoir quelques noms dans son agenda" Affirma le blond avant de sortir son portable.

Aéroport d'Athènes...

Il était un peu plus de dix-sept heures lorsque Camus rejoignit le hall de débarquement afin de récupérer son bagage. Il poussa un soupir de soulagement, il revenait d'Angleterre pour la promo de son livre et n'aspirait qu'à rentrer chez lui car Milo lui manquait à un point inimaginable. Il se dirigea vers la sortie en regardant autour de lui pour apercevoir une tête familière, lorsqu'il croisa une paire d'yeux bleus clairs qui le fixait et Camus n'y décela aucune rancune. Il remarqua aussi le regard contrarié du jeune homme qui se tenait à côté de Julian. Pendant un instant le Français ne sut s'il devait aller à leur encontre ou les saluer de loin. Il choisit cette deuxième option et fit un signe de tête.

Julian eut un petit sourire à ce geste et après avoir murmuré quelque chose à son compagnon, il s'approcha:

"Bonjour Camus!" L'interpella-t-il gentiment

"Bonjour Julian..."Répondit le Français quelque peu mal à l'aise.

"Je tenais à te féliciter...J'ai appris que tu avais remporté un prix littéraire."

"Oui j'ai beaucoup de chance ...Et...c'est grâce à toi que..."

"Je te coupe tout de suite! Je n'ai fait que te présenter un éditeur. Ne te dévalorise pas Camus. J'ai lu ton roman et tu as énormément de talent."

" Bonjour Camus..."Fit le jeune homme qui venait de s'approcher discrètement d'eux en posant sa main sur le bras de son patron dans un geste possessif.

"Sorrento." Sourit Camus.

Le Français avait compris lorsqu'il avait rencontré le jeune homme chez Julian qu'il était secrètement amoureux de son patron.

"Julian... il faut que nous nous rendions en salle d'embarcation." Continua le jeune homme.

"Oui...Sourit tendrement l'interpellé. Camus... j'ai été content de notre rencontre."Continua-t-il en passant un bras autour de la taille de Sorrento.

"Moi aussi..."

Le Français les regarda partir pensif. Il était ravi et dans un sens soulagé que Julian se soit enfin rendu compte de l'amour que lui portait son jeune secrétaire et qu'il le lui rende enfin. Le Grec était quelqu'un de bien et méritait d'être heureux. Il quitta des yeux les deux hommes lorsqu'un petit sourire apparut sur ses lèvres en voyant son amant venir vers lui d'un pas vif.

Il dévisagea Milo, tout le temps que celui-ci mit à le rejoindre et ne fut pas surpris de le voir soudainement froncer les sourcils d'un air ennuyé. Néanmoins ce fut avec un grand sourire qu'il posa une main sur sa hanche et l'embrassa aux coins des lèvres.

"Ça va Milo ?" lui demanda Camus, qui se doutait d'où lui venait son trouble.

"Hum ... C'était bien Julian qui entrait dans la salle d'embarquement?"Continua son vis-à-vis après quelques secondes de silence.

"Oui, ainsi que son secrétaire particulier et très... proche...Si tu veux mon avis, ils sont amants."Fit Camus d'un ton de confidence tout en lançant un regard de côté à son interlocuteur.

Milo plissa un sourcil de curiosité et dévisagea son amant d'un air taquin:

"Le secrétaire...c'est celui qui était à ses côtés? Il est plutôt beau gosse et puis ...t'as vu son postérieur!"

"Non mais ! S'exclama Camus avec un air scandalisé que démentait l'ombre d'un sourire. Depuis quand tu regardes les fesses des autres..."

"T'inquiète, les tiennes sont bien plus belles..." Répondit le Grec avec un clin d'œil amusé. Alors cher talentueux écrivain...content d'être rentré? " Continua-t-il en souriant.

"Oh que oui! Hâte d'être à la maison" s'exclama Camus en prenant sa valise pour sortir de l'aéroport.

Le 4 Septembre, Athènes ...

Le baptême de la petite Yuna âgée de cinq mois, venait de se terminer et tous les invités souhaitaient leurs meilleurs vœux aux heureux parents, Aldebaran et Marine . Ils se rendirent ensuite chez le couple pour fêter joyeusement la cérémonie.

Fier comme Artaban, Kiki tenait dans ses bras Yuna qui gazouillait en faisant bouger son hochet. La petite fille laissa tomber le jouet comme par amusement. Hadès passant devant eux à ce moment-là, le rattrapa de justesse et le tendit à la fillette qui le prit de sa petite main potelée en mettant aussitôt le hochet dans sa bouche pour le mâchouiller.

"Tu as vu comment elle a souri" Remarqua Kiki les yeux brillants de joies.

"Oui ...Elle est très belle et éveillée pour son âge..."

"Oh que oui! Je suis si content d'être son parrain..."

"Elle a beaucoup de chance cette petite, elle ne pouvait pas avoir un meilleur parrain que toi."Affirma Hadès en souriant avant d'aller rejoindre Eaque en grande conversations avec Minos, Aioros, Rhadamanthe, Kanon, Milo et Camus.

Son regard glissa discrètement sur les autres convives en pleine discussion eux aussi. Depuis le réveillon de Noël, la glace s'était brisée avec ses beau-fils. Bien-sûr cela ne c'était pas fait comme ça...il y eut un moment de méfiance de la part de certains et d'animosités d'autres comme Ikki, Aiolia, Angelo, mais surtout Shion et Dohko. Ils ne lui avaient jamais reprochés verbalement d'avoir été un mauvais beau-père. Néanmoins leurs regards et leurs silences parlaient pour eux. Cependant et certainement pour Eaque, il avait fini par être...toléré, par la bande d'amis. Il eut un petit soupir de satisfaction et son regard brilla d'amour en se tournant vers son amant qu'il avait rejoint. L'homme qui lui avait apporté l'amour, mais aussi appris à savoir en donner.

"Angelo? Tu es certains que l'ouverture de l'hôtel pourra se faire pour février de l'année prochaine?"

"Certain...j'ai demandé au chef de chantier de faire accélérer quelque peu la cadence."

"Demander? Dis plutôt que tu l'as menacé ainsi que les entrepreneurs de ne plus travailler avec eux s'ils ne finissaient pas dans les temps... Je vois encore leurs têtes! Les pauvres ..."Précisa Shiryu .

En repensant aux paroles menaçantes de son amant et à la frénésie qui s'en était suivie, le jeune homme eut un petit sourire.

" C'est vrai que tu as été dur. Normal que le chantier ait du retard ! Ils ont à ta demande, envoyés certains de leurs ouvriers pour la rénovation de la maison du vieux Marcus." Intervint Saga en secouant la tête.

Angelo eut un petit rire avant de dire:

"N'empêche que ça a eu du bon car j'ai eu Alexi ce matin au téléphone. Il m'a affirmé que la semaine prochaine vous pourrez emménager."Fit l'Italien en se tournant vers Shion et Dohko.

"Ah tant mieux! Ce n'est pas qu'on n'aime pas vivre avec vous mais...Et je pense que vous serez d'accord avec moi, un peu d'intimité sera la bienvenue." Affirma Shion .

Un sourire coquin et sensuel apparut sur le visage d'Angelo lorsqu'il croisa les iris verts pétillant d'amour de son chaton. Le sourire aux lèvres, Shiryu se pencha et déposa un baiser sur la joue de son amant avant de se redresser et de demander à Kiki qui les regardait d'un air intéressé :

"Et toi Kiki? Tu es content d'aller vivre dans ta nouvelle maison?"

"Oui...Et puis ce n'est pas comme si je partais loin...c'est presque à côté... Et de toute façon vous gardez ma chambre." Ajouta-t-il en posant un regard scrutateur sur l'Italien.

Kiki savait bien qu'il pourrait aller chez Angelo et son frère lorsqu'il en sentirait le besoin. Bien sûr, il était heureux d'aller vivre avec son père qu'il adorait et Dohko. Néanmoins tout ça était nouveau pour lui et il voulait encore une fois être rassuré.

"Et comment mon grand! C'est ta maison et elle le restera. "Le tranquillisa Angelo.

"Cela a dû être un crève-cœur pour Marcus de devoir vendre sa demeure."

"Oui ...mais il devenait trop vieux pour y vivre seul et après sa dernière chute dans les escaliers, son fils Nikos a insisté pour qu'il aille vivre chez eux à Héraklion." Intervint Kanon en prenant la coupe de champagne qu'Aldébaran venait de remplir.

"Il me manque un peu et Mars aussi. "Soupira Shiryu.

"Je me rappellerai toujours de sa liqueur...comment il appelait ça, déjà? "s'esclaffa Mü .

" De l'eau de vie je crois, avec de l'échalote et un crapaud séché qui prenait presque toute la bouteille." Répondit Shiryu en faisant une grimace.

"Quand je pense qu'on a vidé les deux bouteilles..."Poursuivit Minos.

'N'empêche qu'on en tenait une sacrée." remarqua Shun en échangeant un regard espiègle avec ses trois comparses de beuverie.

"Qu'est-ce que j'aurais donné pour voir ça!" S'exclama Aphrodite dépité.


Lorsque le repas fut terminé tout le monde aida joyeusement les hôtes à débarrasser la table. La petite Yuna commença à pleurer et Haruto qui passait par là en courant, se figea. Il regarda Kiki qui berçait la petite et lui parlait doucement pour la calmer. Il tourna sa bouille vers Marine en la fixant de ses grands yeux vert olive où on pouvait lire de l'inquiétude et il l'interrogea:

"Pourquoi il pleure le bébé? Elle a mal?"

"Mais non chéri...elle est fatiguée" Le renseigna la maman en posant son torchon.

"Laisse Marine...Je vais la coucher, l'avisa Shaina en prenant le bébé des bras du rouquin. Aller mon ange au dodo..." chuchota-t-elle doucement.

La petite fille s'arrêta un instant de pleurer et de gesticuler pour regarder de ses grand yeux bleu violet sa marraine, puis elle se remit de plus belle à pleurnicher.

Marine se mit à rire en voyant la mine déconfite du garçonnet qui suivait la jeune femme du regard. Puis en haussant les épaules, le petit partit en courant semblant oublier la petite Yuna.

Il revint quelque instant plus tard en courant, suivit de peu par Shaka passablement énervé.

"Haruto...Dis moi tout de suite où tu as mis mes clefs de voitures?"Exigea-t-il d'un ton sévère.

"Non...J'suis le pirate et j'ai caché des trésors..."Refusa le garnement en faisant la moue.

"C'est quoi cette histoire de pirate?" Demanda Eaque.

"Je cache des trésors et vous devez les trouver... C'est trop marrant!" s'écria Haruto retrouvant son sourire

"Vous? Tu as pris d'autres choses?"

Le petit garçon opina vivement de la tête trop content d'avoir réussi à cacher ce qu'il avait dérobé sans être vu.

"Oui! À tout le monde, puis y'avait des cartes et... un fabuleux trésor dans une belle boite!"

"Haruto, ce n'est pas bien de prendre ce qui ne t'appartient pas. Dis-moi où tu les as cachés... " Intervint posément Shura.

Le garçon sembla pensif puis il posa ses iris olive mi-interrogateur, mi-indigné sur l'Espagnol:

"Mais papa Shura ? Tu as dit que c'était mieux de jouer au pirate qu'à Superman."

"Ouais papa Shura ? Pourquoi c'est mieux que Superman?" S'enquerra d'un ton moqueur l'Italien.

Shura grimaça avant de répondre:

"Parce qu'il a failli se jeter du balcon...on a eu la peur de notre vie...Alors tu comprends que je préfère le voir cacher des...objets... que sauter de n'importe où."

"Vi...Je suis plus Superman... Maintenant je suis le pirate Spa...parrow ..." S'exclama Haruto pas peu fier.

"Il est quand même terrible ce garnement..." Souffla Rhadamanthe à l'oreille de Kanon faisant sourire celui-ci.

"Haru? Et à moi tu veux bien le dire?" Demanda Kiki.

"Ben non...je te dirais rien...vous devez trouver." Rechigna le garçonnet en croisant ses bras devant lui.

Gros soupirs...tout le monde connaissait le petit bout d'homme, le gronder ne servait à rien, sinon le faire pleurer et ils savaient que celui-ci était tenace. Quant à l'Espagnol et son amant, il ne fallait pas compter sur eux pour l'obliger à leur dire où il avait planqué ce qu'il avait pris... ils fondaient littéralement lorsqu'Haruto les appelaient réciproquement...papa Shura et papa Shaka.

Comme d'un seul homme tout le monde se leva et chacun fouilla dans ses poches de veste posée soit sur les dos de chaises ou dans le salon sur le canapé. Il manquait des clefs pour certains, le portefeuille d'Hadès et de Rhadamanthe. Angelo passa sa main dans ses cheveux avec contrariété et Aiolia blanchit. Le Grec se mit à chercher avec dextérité suivit aussitôt par ses compagnons.

"J'ai trouvé des clefs!" S'écria Shun en brandissant un trousseau.

"Ce sont les miennes... "S'exclama Eaque content.

"Et moi ça..." Fit Shiryu en reposant la pierre d'où il avait trouvé dessous une pièce de un euro.

" Allez Haruto... Tu l'as mise où la petite boite? Dis le, pour faire plaisir à tonton Aiolia..."Chuchota doucement le châtain pour ne pas être entendu de ses amis et surtout de Shun.

Cependant il n'arriva pas à faire céder le petit garnement. Il passa nerveusement la main dans ses cheveux. Puis il tourna la tête vers Aldébaran qui revenait de la cuisine et jeta un regard paniqué à Angelo lorsqu'il vit que le Brésilien tenait une enveloppe ...

"Pour toi Angelo... Fit-il en fronçant les sourcils. Tu ? Mais ça vient de..."

Angelo ne laissa pas le Brésilien continuer et lui prit précipitamment des mains l'enveloppe blanche.

"Surtout faut pas te gêner!"

"Bah quoi vieux! Y'a pas de mal à ..."

"Bébé! Ne soit pas indiscret..."Le sermonna Marine. Elle avait bien vu à la figure que faisait l'Italien qu'il valait mieux ne pas insister.

"Il y a quoi dans cette enveloppe?" s'enquerra à son tour Shiryu surpris de la réaction d'Angelo .

"Rien d'important..."

"Ben alors? Pourquoi t'as l'air si gêné?"Persévéra Aphrodite.

"..."

Un silence surpris et interrogateur se fit. Angelo se sentit rougir comme un collégien. Il soupira et après un regard scrutateur sur Aiolia qui lui fit un signe discret, il se tourna vers Aldébaran et Marine pour leur demander:

"Je sais que c'est votre journée mais si cela ne vous dérange pas...J'ai...quelque chose à demander à Shiryu."

"Moi aussi..."Ajouta précipitamment Aiolia.

"À Shiryu?" Fit Shun interloqué.

"Mais non! À toi."

"Pas de problème ..." Acquiesça immédiatement la rousse remplie de curiosité. Et à voir les visages des autres, elle n'était pas la seule.

"Bah voila...Heu..."Commença le Grec décidant de se jeter à l'eau avant de perdre son courage.

Et ce, malgré le regard agacé de l'Italien à qui il venait de couper l'herbe sous le pied. Mais à sa décharge tout ceci n'était pas prévu.

Cependant son discours qu'il avait si bien préparé pour le jour d'anniversaire de Shun, fut brusquement interrompu par l'arrivée d'Ikki qui revenait de l'atelier de sculpture situé au fond du jardin.

"Je viens de trouver cette petite boite...Et y'a quelque chose à l'intérieur... fit-il en fronçant les sourcils. Qu'est-ce qu'il y a bien dedans?"Ajouta-t-il pensif.

N'étant pas au courant de ce qu'il venait de se passer, il fut non seulement surpris de se voir enlever brusquement l'écrin des mains, mais aussi du regard mi-soulagé, mi irrité du châtain.

"Il se passe quoi ici?"

"Angelo et Aiolia ont ...un truc à dire à leurs amours..." le renseigna Aphrodite.

"Alors! Vous attendez le dégel?" Les interpella Kanon en arquant un sourcil narquois.

Une main crispée sur le coffret à bijou, Aiolia inspira un grand coup pour se donner du courage et se lança :

"J'ai quelque chose pour toi, Shun...Normalement je devais te l'offrir vendredi, mais...c'était sans compter sur Jack Sparoow" Ajouta-t-il avec un petit sourire en coin.

Il ouvrit la boîte tout en s'avançant vers son lutin. Il ne remarqua pas les regards attendris de ses amis trop obnubilé par son jeune amant. Ce dernier avait fixait ses magnifiques prunelles émeraudes sur lui et le Grec sentit une boule d'émotion lui monter à la gorge.

Comme dans un ralenti Shun vit Ailoia se mettre à genoux devant lui et lui tendre la petite boite noire.

" Me ferais-tu l'honneur de m'épouser Shun."

Shun se mit à rougir en prenant l'écrin. La bague qu'elle contenait, était un anneau en or blanc assez simple, mais c'était celle qu'il avait un jour regardé en s'extasiant dessus ...Mais? Comment Aiolia pouvait le savoir? Shiryu! Il était avec lui ce jour là...Il leva son regard ému et heureux vers son lion et s'écria en se jetant dans les bras de celui-ci:

"Vouiiiiiii...Bien sûr que je le veux!"

Aiolia émit un rire sonore à la réponse enthousiaste de Shun. Il aimait aussi le jeune homme pour son côté enfantin. Il était vraiment adorable quand il était comme ça. L'émotion lui serrant de nouveau la gorge, le châtain prit la main de son lutin et glissa délicatement la bague au doigt de son amour avant de l'embrasser passionnément, sous les applaudissements de leurs frères et amis. Les compliments fusèrent de partout.

"Whaooo super!"s'écria Kiki en sautant dans les bras de Shun.

"Toutes nos félicitations!"

"Vous allez vous marier en Grèce?"

"Elle est magnifique cette bague!"

"Je suis content pour toi Shun" Fit Shiryu après l'avoir étreint.

"Merci...C'est toi qui a aidé Aiolia pour le choix de la bague n'est-ce pas?"

"Oui ..."Sourit le jeune homme avant de laisser sa place à Aioros qui voulait féliciter Shun et son cadet. Tandis que Milo donna une claque affectueuse sur l'épaule du châtain.

"Alors vieux... t'as décidé de sauter le pas?"

"C'est le fait que Saga et Mü se soient mariés il y a quatre mois, qui t'a décidé à faire ta demande?" Ajouta Camus.

"Bah... Je dois avouer que j'y ai songé ce jour là. Puis cela ne m'a plus quitté. J'aime mon lutin et j'ai envie qu'il reste l'homme de ma vie...toute la vie. "

Kiki les bras croisés devant lui, écoutait religieusement la conversation. Il fronça les sourcils en remarquant qu'on lui tendait un mouchoir en papier.

"Tiens ..."Fit Aphrodite un petit sourire aux lèvres.

"Pleure pas...Une poussière dans l'œil..."Marmonna celui-ci.

"Mais oui c'est ça, une poussière..."

"Oui en Grèce et quant à la date ? Début de l'année prochaine...Bien-sûr si tu es d'accord." Fit Aiolia en souriant devant l'expression heureuse de son petit lutin.

Shun se leva sur la pointe des pieds et passa ses mains autour de la nuque de son lion pour l'attirer à lui. Ilséchangèrent un regard très amoureux avant que le jeune homme déposa tendrement ses lèvres sur celles de son amour.

"Oui cela me convient parfaitement." répondit-il le rose aux joues.

Ravi, Aiolia serra un peu plus son jeune amant contre lui et avec un sourire espiègle se tourna vers le Japonais qui était resté muet depuis l'annonce:

"Tu as perdu ta langue cher beau-frère? "

"Non... j'ai un truc à dire..."Marmonna l'interpellé en avançant vers eux, s'attirant le regard surpris et inquiets des autres.

"Ikki..."Le menaça Aphrodite.

Shun croisa les bras et plissa les yeux en interpellant son aîné d'un ton d'exaspéré:

" Ne recommence pas à faire ta mauvaise tête."

Sans répondre, Ikki se planta devant les deux amants et posa son regard alternativement sur Shun, puis sur le châtain. Malgré leurs chamailleries, le Japonais estimait Aiolia .Il remercia mentalement le Grec, grâce à lui, Shun s'était épanoui et auprès de lui, il trouvait le bonheur auquel il avait droit après l'enfance qu'il avait eue. Quittant les yeux bleu clair, il serra son frère contre lui et l'embrassa sur la joue avant de le relâcher.

"Je te souhaite tout le bonheur possible... Et toi t'as intérêt à continuer à le rendre heureux." Ne put-il s'empêcher d'ajouter, un air taquin s'allumant dans ses yeux, en fixant Aiolia.

"Pour ça t'as pas d'inquiétudes à avoir ..."Sourit l'interpellé.

"Bien... Qui veut du champagne ?" Lança Aldébaran à la cantonade.

Le Brésilien s'éclipsa et revint quelques minutes plus tard avec une bouteille de champagne.

Shiryu sentit les bras d'Angelo lui entourer la taille et sa tête se nicher au creux de son épaule. Le jeune homme tourna légèrement le visage vers son amant et celui passa la main sur sa taille en un geste possessif puis l'attira un peu plus contre lui pour lui souffler à l'oreille:

"Épouse-moi..."

"Pardon ?" fit Shiryu, s'écartant soudainement d'Angelo pour pouvoir le regarder.

Dans un même temps Shura se souvint que son ami allait annoncer quelque chose avant d'être interrompu. Il le questionna:

"Au fait Angelo? Que voulais-tu dire tout à l'heure?"

"Epouse-moi," répéta l'Italien un peu plus fort sans tenir compte de la question de l'Espagnol.

Shiryu regarda longuement son amant, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, n'en revenant pas.

"Tu... Tu es sérieux ?" Balbutia-t-il.

"Qu'est-ce qu'il dit? "Fit Rhadamanthe en se tournant vers Kanon. Le blond discutait avec Minos et de ce fait, les deux amis n'avaient pas entendu la question d'Angelo.

" J'crois bien que c'est une demande en mariage..."Sourit l'interpellé.

"Oui chaton, répondit Angelo. Épouse-moi. Enfin, si tu veux bien de moi…"Reprit-il taquin.

Silence curieux, tous attendaient la réponse. Réponse qui prenait du temps à venir. Le jeune Japonais fixait d'un air niais l'Italien.

"Mais...tu ...tu veux m'épouser?" Redemanda-t-il médusé.

Du coup il s'attira les regards surpris et exaspérés des autres protagonistes. Ne voyant rien venir, ils s'exclamèrent dans un ensemble:

"Shiryu ? Ta réponse..." Sourit Dohko

"Puisqu'il te le dit!"

"Ohé ici planète terre..."

"Le monsieur t'a demandé si tu voulais l'épouser!"

Angelo eut un petit sourire en voyants ses amis s'impatienter de la réponse de Shiryu. Il connaissait son chaton et savait que celui-ci cherchait encore le pourquoi du comment. Il braqua ses orbes bleu foncé dans les prunelles vertes.

Semblant sortir de sa torpeur et prenant lentement la mesure de ce que son amant venait de dire, son air interdit se mua en un sourire radieux.

"Oui..." Répondit enfin le jeune homme en rougissant.

"Oufff...Pas trop tôt" Soupira Milo

"J'ai failli avoir une crise cardiaque!" S'écria Aphrodite la main sur le cœur, sous les rires des autres.

Angelo serra son amant contre lui et l'embrassa tendrement sous les regards émus et les exclamations de leurs pairs.

"Merci chaton..."Murmura-t-il d'une voix rauque.

"Et pourquoi ne pas faire un double mariage ? "Lança soudainement Eaque content de son idée.

Tous les visages se tournèrent alors vers les deux couples. Aiolia et Angelo se regardèrent d'un air complice.

"Bah en fait c'était déjà prévu...Angelo avait entendu Shiryu me donner le nom de la bijouterie et me décrire la bague. Plus tard il m'a avoué que lui aussi voulait faire sa demande en mariage. Alors d'un commun accord on a pensé que cela serait bien de se marier le même jour."

Angelo voulut demander aux deux frères si cela leur convenait. Mais il n'en eut pas l'occasion car la fratrie opinait de la tête dans un même ensemble:

"Oui...cela serait super!" Affirma Shun

"Il va falloir se renseigner à la mairie si le maire veut bien célébrer un double mariage."Poursuivit Shiryu en fronçant les sourcils, pensif.

"Il veut ...le rassura Angelo en lui faisant un clin d'œil en montrant l'enveloppe. On a été retirer les dossiers à la mairie hier matin et j'ai mis le mien dans la boite à gant. Et, je l'ai oublié..."

"Tu n'avais pas fermé les portières...Et un pirate est passé par là."Pouffa Kanon.

"Ouais... Tout le monde est libre le samedi 4 Février?"Demanda l'Italien

Une brusque clameur s'éleva et tous partirent dans un grand éclat de rire lorsque Kiki s'exclama avec une moue:

"Oui mais... comment je vais faire moi pour choisir de qui je vais être le témoin!"

"Tu ne peux pas être le témoin d'un de tes frères car tu es trop jeune ...Dans un sens, c'est bien comme cela tu n'auras pas à choisir entre les deux." Lui expliqua Shion en souriant.

Aldébaran ouvrit une autre bouteille de champagne et versa le liquide dans les coupes. Marine l'aida à distribuer les verres puis le Brésilien leva le sien en souriant:

"À la merveilleuse rencontre de trois adorables frangins dont j'ai fait la connaissance un jour de juillet sur l'île de Paros.

Shun leva son verre à son tour et regarda tous ses amis. Puis d'une voix émue, il déclara:

"Aldébaran, c'est nous qui avons fait une merveilleuse rencontre ce jour là...C'est grâce à toi si nous sommes arrivés à Athènes. Grâce à toi si nous avons rencontré Angelo et ses merveilleux amis qui sont devenus les nôtres. Puis le destin faisant bien les chose, le fait que nous venions vivre chez toi, poursuivit avec reconnaissance Shun ,dans un sens a permis les retrouvailles avec mon grand frère... Je t'aime ani, ajouta-t-il affectueusement à l'encontre de son frère. Aiolia...Tu te rends compte? Reprit-il en se tournant brusquement vers son amant. Sans Aldé! On ne se serait peut-être pas revus et tu serais avec un autre...beurk" Grimaça comiquement le jeune homme faisant rire l'assemblée.

"Et oui! Mais... je t'ai rencontré mon petit lutin. Répliqua le châtain ses yeux bleus brillants d'une étincelle malicieuse. Pour reprendre plus sérieusement. Au fait, je crois sincèrement qu'on aurait fini par se revoir un jour ou l'autre...deux âmes sœurs ne peuvent pas, ne pas se trouver."

Le châtain prit sa coupe et la leva en fixant tendrement son lutin et lui dit avant de lui déposer un doux baisé sur les lèvres de Shun:

"Je t'aime."

Ikki ému s'essuya discrètement une larme qui s'était traitreusement échappé. Il lança un œil à son amant et s'aperçut qu'Aphrodite lui tendait un autre mouchoir avec un petit sourire moqueur. Il leva les yeux au ciel tout en esquissant un léger sourire.

"À toi Shiryu!" l'interpella joyeusement Kiki.

"Bah...Heu...pas facile de passer après Shun...Il a tout dit...grimaça-t-il. Pour reprendre plus sérieusement. C'est vrai que l'on doit beaucoup à Aldé. Vous êtes un couple formidable et la petite Yuna a bien de la chance de vous avoir comme parents."

Shiryu sourit aux époux qui avaient les larmes aux yeux et continua en souriant:

"Je tenais aussi à vous remercier tous pour votre aide, votre soutien et votre accueil...vous êtes de belles personnes, poursuivit-il à l'encontre des autres. Puis...J'ai eu aussi l'immense bonheur de revoir mon grand frère Dohko que j'aime énormément..."

"Idem petit frère. Je suis fier de toi, fier de ce que tu es...fier de l'homme que tu es en train de devenir. "

Angelo fit un discret clin d'œil à Dohko et lança avec un micro sourire:

"Ouais, seulement il faudrait qu'il soit moins têtu. Tu ne trouves pas?"

"Hum... si... C'est vrai qu'il peut être parfois buté..." Laissa échapper l'aîné avec un petit rire.

Il avait compris qu'Angelo voulait détendre l'atmosphère .Et il était du même avis car les remerciements des frères avaient émus ses amis et il avait remarqué quelques yeux brillants de larmes.

"Mais non! Je ne suis pas têtu. Seulement un peu..." Se défendit le jeune homme.

"Tututut ! "Fit Angelo en posant un doigt sur les lèvres de son chaton pour lui imposer le silence. Il se rapprocha et chuchota:

"J'préfère l'autre façon de te faire taire..."

"Ah laquelle?"Fit Shiryu en penchant légèrement la tête comme si il réfléchissait.

Avec un petit sourire en coin, Angelo n'attendit pas plus longtemps pour capturer les lèvres si tentantes de son jeune amant. Soudain ils entendirent une question qui les fit revenir sur terre.

"On voulait vous demander ...Qu'est-ce que vous faites pour Noël cette année? Car avec Hadès on avait pensé à vous inviter pour passer les fêtes de fin d'année à la montagne. "Demanda Eaque.

Hadès remercia le jeune homme du regardet le bénit intérieurement. En fait, il attendait le bon moment pour faire l'invitation. Mais avec l'annonce des mariages et surtout des remerciements de ses beaux-fils. Il s'était senti en dehors du groupe d'amis et pour avouer les choses, il était gêné car c'est lui que la fratrie fuyait ce jour là. Et maintenant, il n'osait plus les inviter de peur de leurs refus qui entraineraient celui des autres. De ce fait il fut surpris et touché de leurs réponses affirmatives.

Hadès avait enfin compris ce jour où ils étaient tous réunis pour fêter ensemble le baptême de Yuna qu'il était vraiment pardonné, que plus personnes n'avaient de ressenti à son encontre, qu'il fallait faire abstraction du passé et vivre dans le présent.

Cette magnifique journée toucha à sa fin et les invités commencèrent à partir en remerciant leurs hôtes. Ils respiraient tous cette joie de l'avoir partagée avec ceux qu'ils aimaient. Que cela soit, leurs amis, leurs frères ou leurs amants.

Le lendemain matin...

Shiryu se réveilla et sourit tendrement en voyant le corps contre lui. Il se pencha et déposa un doux baiser sur le front de l'endormi, et décida de se lever.Il se retourna doucement, prêt à s'extirper du lit mais il fut tirer en arrière doucement, son dos se collant contre un torse nu et des bras le serrèrent. Angelo lui déposa des petits baisers sur sa nuque.

"Tu vas où ?" Lui demanda-t-il, la voix encore ensommeiller.

"Préparer le café."

"Reste encore un peu près de moi."

Shiryu ne se fit pas prier er se cala plus confortablement contre l'Italien en soupirant de contentement. Il leva son visage vers lui et murmura sereinement:

"Merci"

"Pourquoi? Pour la demande en mariage?"

"Oui et... parce que tu as été là... tu es là jour après jour. Tu me soutiens et m'encourages, supportant mes crises, mes doutes. Me prenant dans tes bras pour me réconforter lorsque je fais ces cauchemars. Petit à petit, j'ai repris confiance en moi et tout ça grâce à toi. Nous sommes en couple depuis un an et à aucun moment, tu ne t'es plaint. Tu es là, tout simplement. "

" Tu sais, j'aime te réconforter...comme cette nuit ...C'était un pur délice. "Fit Angelo en l'observant paisiblement, un léger sourire amusé aux lèvres.

"Tu peux pas être sérieux!"

"Bien quoi? J'dis la vérité! C'était pas merveilleux cette nuit? "

A ces mots, un sourire mi-satisfait mi-amusé vint étirer les lèvres du jeune homme. Il s'allongea sur l'Italien et encra ses orbes vertes sur lui avant de répondre.

"Pour moi cela l'est toujours avec toi."

"Idem...Tu sais nous avançons vers un avenir qui n'est pas écrit, mais que nous écrivons au fur et à mesure. Et depuis un an nous l'écrivons ensemble main dans la main, comme deux personnes qui s'aiment...Dit sérieusement l'Italien avant de reprendre les lèvres tentatrices de son chaton. Maintenant, petit fainéant debout ! j'veux mon café..."Poursuivit-il en esquivant habillement l'oreiller que Shiryu lui lança en riant.

Le même jour, fin de matinée...

Minos prit son portable posé sur le buffet du séjour et l'ouvrit en souriant en voyant le nom de Rhadamanthe:

"Oui?"

Il laissa parler son correspondant, puis lorsque celui-ci eut fini, il le remercia et ferma son portable. Il ferma les yeux un instant savourant l'immense soulagement dû à ce que l'avocat lui avait raconté.

Silencieux Aioros regardait le visage de Minos passer par plusieurs myriades de sentiments. Il s'approcha doucement en fronçant les sourcils:

"Minos? Tu viens d'apprendre une mauvaise ou une bonne nouvelle?"

Le Norvégien fixa Aioros pendant quelques instant, semblant perdu dans ses pensés, il prit une profonde inspiration et expliqua la raison de cet appel:

"Rhad vient d'apprendre par un certain Mine qui vit à Los Angeles, que les frères Élysion viennent d'être condamnés à huit ans de prisons pour viol ...Il m'a dit aussi qu'ils étaient ruinés...Ils n'ont plus rien, même plus de maison."

"Ces ordures vont enfin payer leurs méfaits." murmura le Grec

"Ils n'ont pris que huit ans! Tu trouves ça juste pour tout le mal qu'ils ont fait?"

"Je sais...Et je comprends ta déception. Mais pour une fois, ils ont perdu et ont été condamnés ... Je ne les connais pour ainsi dire pas, mais j'ai remarqué leur train de vie. Et, le fait de savoir qu'une fois leur peine finie, ils vont se retrouver à la rue...Je présume que pour eux, la misère doit être pire que la prison..."

"Hum... t'as peut-être raison."Fit Minos pensivement.

"Bien-sûr que j'ai raison! Puis... certains détenus pourraient les trouver à leurs goûts et leur faire ce qu'ils t'ont fait...Ils le mériteraient. "Ajouta le Grec d'un ton impitoyable.

"Qu'est-ce que je voudrais être une souris! fit Minos avec un petit sourire féroce. Aioros sort les flûtes! Poursuivit l'argenté en se penchant dans le réfrigérateur pour en sortir une bouteille de champagne. On va boire aux malheurs de ces trois connards... Je dis bien trois car, mon ex a été vu faisant le trottoir...Tu t'rends compte n'est-ce pas d'un comique? "

"La boucle est bouclée..." Répliqua le Grec en versant le champagne dans les verres. À toi mon amour." ajouta-t-il en levant son verre.

"À nous..."compléta le Norvégien la mine comblée.

Dans l'après-midi...

Angelo et shiryu enlevaient les courses du coffre de la voiture, discutant gaiement de leurs achats. Lorsque leur discussion fut perturbée par le bruit d'un moteur d'une moto qui arriva dans leur direction. Ils ne pouvaient pas voir le visage du conducteur à cause de son casque. L'homme en descendit et vint vers eux. Il portait une veste noir en cuire et un jean de la même couleur avec des bottines de motard.

Shiryu sentit sa respiration s'accélérer et une peur lui tenailla l'estomac. Cette personne qui marchait dans leur direction avait non seulement la même stature que Pharaon, mais aussi la même façon de se déplacer. Non ce n'est pas possible, il est mort, se dit-il en essayant de reprendre ses esprits.

Angelo fronça les sourcils en voyant l'expression de son chaton et fit un pas vers le type en restant silencieux se contentant de regarder en attendant que celui-ci se présente.

L'homme retira son casque, il avait les yeux noirs mais la ressemblance avec le tueur s'arrêtait là. Shiryu eut intérieurement un soupir de soulagement et s'admonesta de sa pensée ridicule.

"Bonjour...Je m'excuse d'arriver comme ça à l'improviste mais je dois remettre ce courrier à Shiryu...C'est vous ? Demanda-t-il en fixant le jeune homme.

"Oui..."

"Je me présente, poursuivit-il. Je me nomme Kagaho et je suis un cousin de Pharaon...Pour ajouter précipitamment en voyant les deux regards méfiants : je vous rassure tout de suite! Je ne savais pas que Pharaon était un tueur professionnel et pour tout vous dire, on ne se fréquentait pas et je ne l'avais pas revu depuis des années. Néanmoins il y a un an de ça et à mon grand étonnement, j'ai reçu un coup de téléphone de sa part. Il m'a simplement parlé d'un ami merveilleux et il me l'a décrit...c'est pour ça que je vous ai reconnu." Conclu l'Égyptien en tentant une enveloppe à Shiryu.

"Mais alors si vous vous étiez perdu de vue comment se fait-il qu'il vous ait appelé pour vous parler de Shiryu et surtout comment avait-il eu votre numéro de téléphone et votre adresse?" Demanda Angelo soupçonneux.

"Je ne sais pas...Je suppose que cela a du être un jeu d'enfant pour lui...n'oubliez pas ce qu'il était...Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai reçu il y a un an de ça, une grande enveloppe avec à l'intérieur une lettre où Pharaon me demandait de vous remettre cette enveloppe à sa mort..."

"Et vous me la remettez qu'aujourd'hui? Pourquoi ne pas l'avoir postée?" Fit Shiryu en posant un regard scrutateur sur Kagaho.

"Tout simplement parce que je suis archéologue et que j'ai été absent des mois. Je suis rentré en France, il y a une quinzaine de jours. Comme je devais me rendre en Grèce pour une fouille archéologique, j'ai pensé qu'il serait mieux de vous la remettre en main propre...Voila messieurs vous savez tout...Je dois vous laisser ... Et, quoi qu'il y ait sur cette lettre n'oubliez pas qu'il était...dérangé."

Sur ces mots, il remit son casque et repartit vers sa moto. Une fois l'inconnu partit, Angelo envoya au jeune homme un regard mi-interrogateur mi-perplexe auquel Shiryu répondit d'un haussement d'épaules dubitatif.

Cela faisait un moment que Shiryu fixait le courrier en essayant de démêler les émotions qui tourbillonnaient dans sa tête. Il tourna son visage indécis vers l'Italien assis à ses côtés. Celui-ci ne disait rien, se contentant de faire acte de présence offrant le choix au jeune homme de lire cette lettre s'il le désirait sans s'imposer. Après un grand soupir Shiryu se décida à la lire.

Shiryu.

Si tu lis cette lettre c'est que je ne suis plus de ce monde.

Surtout ne te fais pas de scénario dans ta tête te demandant ce que j'avais vécu pour que je devienne un tueur. En fait, j'ai cet instinct de tuer depuis que je suis petit. Pour cause J'ai donné la mort à mon frère pour un peu d'argent sans aucun remord, je n'ai rien ressenti ...Enfin si de l'adrénaline. C'est ce jour là que j'ai rencontré Arès et que je l'ai suivi pour être ce que je voulais être. Un tueur à gage qui gagne sa vie sur la tête des autres. Je ne me suis jamais demandé quel autre métier j'aurais pu faire, car j'aime ce que je fais, puis tuer des gens est jouissif. Ce que j'aime le plus en donnant la mort ? Que la victime se voit mourir et savourer l'affolement, la peur, l'épouvante dans son regard.

Très peu de choses me tiennent à cœur sauf deux personnes qui ont eu une réelle importance à mes yeux: Arès, que j'ai aimé d'un amour passionnel et en même temps dans la peur. Oui tu lis bien dans la peur car je savais bien qu'un jour ou l'autre, on se serait entre-tuer. Puis il y a toi mon ami, mon amour.

Je suis heureux de t'avoir rencontré même si au début de notre " rencontre "Je t'ai détesté car Arès avait éprouvé du plaisir en te violant et j'étais jaloux. Puis ton sourire, ta gentillesse, ton amitié, ta sollicitude m'ont permis de rêver à plus. Parce que sans t'en rendre compte tu as fait de moi un homme qui pour la première fois de sa vie, eut envie de protéger, de te protéger.

Je voulais tant que tu m'aimes en retour, mais tu ne pouvais que me donner ton amitié et ça à cause de cet Italien! Malgré tout ça faisait du bien, de se sentir aimé, rien qu'un peu. Ça faisait du bien de compter pour quelqu'un, plus que comme un outil de mort.

Tu sais, j'ai toujours défini la mort comme une fin, ni d'enfer ni de paradis, le noir tout simplement. Et pourtant j'espère que j'ai tort, car sinon, jamais je ne te reverrai.

PS: Je me mets à rire car c'est certain que je ne te reverrai jamais. Une âme comme la tienne ne peut qu'aller au paradis ! Moi c'est Arès que je vais rejoindre...en enfer.

Sache que jamais je n'aurai pu mettre à terme à ta vie.

Maintenant je te dis adieu.

Pharaon.

Shiryu ferma la lettre et sentit la main d'Angelo se glisser dans la sienne. Il serra sa prise et l'Italien l'attira vers lui pour déposer un rapide baiser sur son front.

"Ca va?" Murmura-t-il.

"Oui ...Tiens lis-la, fit-il en tendant le papier à son amant. Il dit qu'il était tombé amoureux de moi...Tu le crois? "

"J'sais pas...Peut-être que dans son esprit tordu, il le pensait. Mais quoi qu'il puisse dire sur cette lettre ...Dis-toi bien qu'elle a été écrite par un tueur. Un fou qui voulait tuer toute ta famille..." Fit Angelo devinant le cheminement de pensées.

"Hum...Fit Shiryu semblant pensif pour conclure. Tournons la page Pharaon."

Ils échangèrent un long regard plein de tendresse et comme à son habitude l'Italien voulu détendre l'atmosphère car il n'aimait pas voir de la tristesse dans les yeux de son chaton.

"Oui et continuons celle de notre couple. Puis nous pouvons aussi continuer ce qu'on a commencé ce matin." le taquina-t-il le regard pétillant.

Shiryu s'esclaffa et poussa doucement son amant pour le faire s'allonger sur le canapé. Ensuite il se coucha dessus le dévorant de baisers au plus grand plaisir d'Angelo, plaisir qui fut de courte durée car ils entendirent une portière claquée et les voix de Kiki, son père et Dohko.

"Rassure-moi ...C'est bien dans une semaine qu'ils déménagent! "Soupira l'Italien avec exaspération que démentit l'ombre d'un sourire.

Un petit rire emplit la pièce alors que Shiryu aida son compagnon à se mettre debout.

FIN

À ma grande surprise et joie, vous avez été nombreuses à lire mon histoire ! Je vous en remercie^^.

Un méga merci à celles et ceux qui m'ont soutenu en mettant un commentaire:). Sincèrement cela m'a fait énormément plaisir.

J'espère vous revoir sur mon autre fic, post Hadès cette fois ci.

Encore merci!

Bisous