Titre : Arrêtez-le, si je mens
Auteur : Keyko-sama
Résumé : Stiles a un plan pour sortir Derek de la merde. Mais peut-être qu'il aurait dû s'abstenir vu qu'il est en train de rendre la vie du loup-garou particulièrement gênante.
Rating : Explicite
Genre : Humour, Amour, Tristesse, Angoisse et Amitié (HATAA)
Fandom : Teen Wolf
Paring : Sterek
Warning : Violence verbale, description de violence physique, insultes, Fake Relationship, le prénom de Shérif Stilinski est John, et Happy!Derek (oh ! Et un bottom!Derek aussi... Parait que c'est un warning alors... mais bottom!Stiles aussi je suis une fan du verstatile!sterek alors je crois que je n'en écrirai que des comme ça). Et je mentionne les Mpreg.
Disclamer : Teen Wolf ne m'appartient pas, l'idée ne m'appartient qu'à moitié (je l'ai eue en regardant un gif set sur tumblr).
Note 1 : J'ai bien peur que mes personnages soient OCC... Pourtant, j'ai essayé.
Note 2 : Je fais ce que je veux de la mythologie, d'accord ? (En gros, regardez pas de trop près mes références, je sais que c'est pas juste géographiquement parlant et que je mixe trois (à quatre) mythologies différentes... Mais heu... On va dire que c'est pas très grave, que je le sais et que je suis désolée. Profondément et sincèrement.
Note 3 : Bonne lecture =)
Chapitre 2 : Le dîner
Derek était assis sur son lit, regardant Stiles étaler ses affaires un peu partout dans sa chambre, il s'était même approprié un tiroir 'presque vide' pour y mettre ses caleçons, ses t-shirts et un jeans de rechange. Sa salle de bain possédait désormais deux brosses à dents et Stiles en avait mis une chez lui pour Derek, elle était de couleur verte et le jeune homme lui avait dit de retenir que toutes ses brosses étaient toujours bleues ("D'ailleurs le bleu est ma couleur préférée, retiens ça !"). Le garçon prenait cette histoire très à cœur et quelque part, ça faisait mal au loup-garou autant que ça lui donnait espoir. Il avait tellement envie que ce soit vrai. Le jeune homme le sortit de ses pensées en s'adressant à lui avec une voix hésitante.
« Voilà... Hum... Je pense que c'est tout. » Il se gratta la nuque et reprit. « Bien envoyé au commissariat, en tout cas, t'as bien rabattu le caquet à ce crétin de McCall. Belle inspiration en parlant de mes mains, j'y ai presque cru »
Le loup haussa les épaules et regarda sur le côté. Il était inquiet que McCall se mette à répandre la rumeur qu'ils sortaient ensemble. Ça allait être terrible face aux habitants. Stiles était encore mineur, après tout.
« Je pense qu'on devrait se poser des questions. Comme ça, si McCall essaye de nous piéger, on saura quoi répondre. Je suis pratiquement sûr qu'il va faire des test, mais l'avantage c'est qu'on se connaît depuis pas mal de temps. Alors tout d'abord : comment on s'est mis ensemble ?
-Je t'ai demandé de sortir avec moi et tu as accepté. » Répondit lentement Derek, comme si c'était une question stupide et qu'il s'adressait à un demeuré, l'humain s'insurgea.
« Pourquoi c'est toi qui proposes ?
-Bon, alors tu m'as demandé de sortir avec moi et j'ai accepté. » Concilia le jeune homme, pas plus embêter que ça.
« Mais elle est nulle cette histoire !
-Mais pourquoi on ferait compliqué ? Gardons les choses simples, ce sera plus facile à retenir.
« Mais parce que jamais il nous croira ! » Eclata le garçon. « Comment j'ai fait pour te draguer ? C'est important ça aussi.
-Tu n'as pas eu besoin de me draguer, Stiles. » Dit-il entre ses dents. « Je suis tombé amoureux de toi, tu n'arrêtais pas de me stalker ou de m'accuser de meurtres alors on passait pas mal de temps ensemble. Tu as appris à me connaître et tu as compris que je n'étais pas un meurtrier et moi j'ai appris que tu n'étais pas si agaçant que ça. Et plus on était ensemble, moins j'avais envie de t'étrangler. »
Il lança un regard long à Stiles, valait mieux ne pas ajouter trop de détails stupides. Tout le monde savait que Derek n'était pas du genre à faire des déclarations d'amour stupides, ou à emmener les gens danser. Et puis, moins ils mentaient, plus ils croiraient à cette histoire.
« Et quand on s'est mis ensemble exactement ? » Demanda Stiles.
« Hm... On a qu'à dire le deux novembre. On fêtait mon anniversaire.
-Ton anniversaire c'est le deux novembre ?
-Hum...
-Tu as quel âge, exactement ?
-Vingt-trois ans.
-On a que six ans de différence ? » S'étonna Stiles, les sourcils levés. « Il y a vraiment pas de quoi en faire toute une histoire, je suis majeur bientôt en plus, le 7 juillet.
-Mmh.
-Tu as une question à me poser ? »
Derek pencha la tête sur le côté, se demandant ce que l'agent pourrait bien demandé. Il finit par hausser les épaules, il était assez mal à l'aise avec cette histoire. Mentir était une chose mais mentir pour quelque chose d'aussi personnel c'était... dérangeant.
« Tu es donc... bisexuel ? Vu que tu étais attiré par Lidya ? Quand est-ce que ça a changé ?
-Ouais, je suis bisexuel et ça fait longtemps que Lidya n'est plus qu'une amie pour moi. J'étais à fond sur Danny à l'école mais je le cachais parce que j'avais pas vraiment envie de le crier sur les toits. Et toi ? Tu es bi depuis quand ?
-Je suis un loup-garou, ça n'a jamais eu beaucoup de sens pour moi ces histoires. Depuis toujours, du coup, je pense. Depuis combien de temps je sais que tu es attiré par les garçons ?
-Depuis longtemps, je t'ai dit que j'étais intéressé par Danny et tu m'as dit que c'était normal en m'avouant qu'il t'était arrivé de craquer pour des mecs... Mais on a dit ça sur le ton de la conversation y a un moment.
-Parce que c'est tellement le genre de conversation qu'on aurait. » Répliqua Derek avec un air ironique.
« On sort ensemble, alors oui, on a ce genre de discussions. Autre question ! Quel est ton plat préféré ?
-La lasagne aux épinards.
-Quoi ? Sérieux ? Pas la viande crue ? »
Le loup-garou sentit ses yeux se lever au plafond, envoyant une prière au ciel pour que les dieux arrêtent de le torturer.
« Toi c'est les curly fries. » Dit Derek.
« Comment tu sais ? » Le garçon avait l'air choqué, alors pour l'embêter, Derek poursuivit en souriant malicieusement.
« Je sais pas mal de choses sur toi... » Et puis ce n'est pas comme si il passait son temps à en manger. « Je connais même ton vrai nom. » Confia-t-il.
-Impossible ! » Cria le jeune homme, scandalisé.
Derek lui lança un petit regard amusé, croisa les bras avant de prononcé lentement et distinctement :
« Gościsław.
-Qui te l'a dit ? » Gémit-il. « Et comment arrives-tu à le prononcer ? Même moi je n'y arrive pas. »
Derek sentit ses yeux rouler avant de sourire.
« A ton avis ? Ton père.
-Le traître ! J'arrive pas à y croire. Comment ça se fait qu'il te dit tout à toi » S'énerva-t-il. « Même Scott ne le sait pas.
-Je ne le dirai à personne... Peut-être.
-Tu es exécrable ! » Grogna le garçon.
Il bouda environs trente secondes avant de poursuivre.
« Bon... Et quelle est la taille de ton engin ?
-Quoi ? » Le loup pencha la tête sur le côté, pas sûr de comprendre.
« Ton. Engin. »
Stiles sépara chaque mot et fit quelques petits haussements de sourcils séducteur au loup avant de laisser son regard descendre jusqu'à l'entre-jambes du loup... Qui rougit firieusement avant de hurler.
« Il est hors de question que je réponde à cette question !
-On est censé avoir couché ensemble !
-Uniquement parce que tu l'as dit. Si j'avais eu mon mot à dire, je t'aurai dit d'annoncer qu'on ne ferait rien avant que tu n'aies l'âge légal.
-Impossible.
-Impossible ?
-Si tu étais mon petit ami, te sauterai dessus et te forcerait à rester au lit avec moi des journées entières et si tu te refuses à moi ? Je me frotte contre toi et je t'excite jusqu'à ce que tu me...
-Stiles ! » Coupa-t-il, gêné.
« On a qu'à dire que ça s'est passé comme ça. Tu t'es battu noblement et tu auras tenté de me résister jusqu'au bout mais tu ne pouvais plus dire non à mes doigts pornographiques et à ma bouche obs...
-Pitié, arrête-toi là. »
Derek se cacha le visage dans ses mains, il avait avoué à Stiles les deux parties qu'il aimait le plus sur lui et tout ça sans réfléchir... Heureusement qu'il croyait que c'était une blague, sinon il ne pouvait qu'imaginer les taquineries du garçon. Il Poussa un soupir qui en disait long sur sa fatigue et sur ce qu'il pensait de Stiles et de ses bêtises.
« Et si je te dis combien je mesure, tu me le diras ?
-Je ne veux pas savoir quelle est la taille de ton pénis, Stiles.
-Mais je...
-Non !
-Mais il me faut cette information ! Elle est capitale !
-Bien sûr ! On va sûrement te demander quelle est... Oh ! Et puis je n'en sais rien, d'accord ? Je ne me suis jamais mesuré ! » Eclata-t-il.
« Quoi ? Mais tous les ados se mesurent ! C'est presque un rite de passage ! »
Le loup soupira avant de hausser les épaules. Qu'est-ce qu'il en savait ?
« Une taille normale, j'imagine ? Quatorze centimètres peut-être ?
-Oh seigneur ! YES ! »
Derek lui fit une tête extrêmement peinée comme si les délires de Stiles lui infligeaient réellement des douleurs physiques.
« Quoi ?
-Je mesure quinze centimètres et demi ! Je suis plus long que toi !
-... »
Il se laissa tomber dans son lit, les mains sur le visage et rouge de gêne. Au lieu de l'énerver cette information le faisait rougir... Et l'excitait probablement un peu. Il était en train de fantasmer... Ouais. Il n'était qu'un pervers.
« J'ai des grains de beauté sur tout le corps sinon. Même sur mes fesses.
-Hm... »
Non, ça ne lui donnait pas envie de le déshabiller pour vérifier. Pas. Du. Tout.
« Et toi ? Je veux dire, je sais déjà que tu as ton tatouage sur ton dos... Tu en as d'autres ?
-Non.
-Est-ce que tu es circoncis ?
-... non. » Ses mots étaient de plus en plus gêné, il avait envie de ne plus participer à cette conversation. Il voulait qu'un catastrophe arrive maintenant pour le faire disparaître, il n'était pas difficile peste soudaine, irruption volcanique, attaque cardiaque foudroyante...
« Sérieux ? Moi oui. Tu te rases les poils pubiens ?
-... non.
-Moi non plus. Mais je ne suis pas très poilus... Oh ! Et...
-Stiles ! Pitié, plus de questions à caractère sexuel. Je suis certain que l'agent McCall ne s'intéressera pas d'aussi près à nos ébats.
-Non mais une dernière ! Tu es plutôt au-dessus ou en-dessous ? Parce que tu as l'air d'être le mec tout le temps au-dessus mais je refuse d'être dans une relation où...
-Stiles ! Je m'en fous ! Tu peux raconter à tout le monde que tu es tout le temps au-dessus et que j'adore l'avoir dans le cul. Je m'en contre-fous. Juste tais-toi !
-Mais...
-Quoi ?
-Si on était vraiment dans une relation amoureuse, tu me laisserais... ?
-Je ne vois pas en quoi ça te regarde.
-Curiosité. »
Il s'installa sur une chaise, regardant Derek qui était toujours allongé sur son lit à se cacher. Stiles le trouvait mignon à être timide pour ce genre de chose. Il ne s'attendait pas à ce qu'il soit du genre à être gêné pour répondre à ça, il s'imaginait que le loup était plutôt fier de son corps. Il le regarda silencieusement et intensément jusqu'à ce que son aîné abandonne et se décide à parler.
« Je ne vois pas pourquoi je ne laisserai pas mon compagnon me pénétrer. » Répondit-il finalement (et le regrettant déjà). Il n'était pas rouge à proprement parler mais Stiles avait l'impression que si Derek était rasé, il pourrait voir une jolie couleur écrevisse.
« Sérieusement ? Ça ne te pause pas de problèmes ?
-Je ne suis pas un macho, Stiles. Et... Et je ne vois pas pourquoi je parle de ça ! Pose d'autres questions.
-D'accord, d'accord ! Tu portes quoi comme sous-vêtements ?
-Je ne porte pas de sous-vêtements. » Répondit Derek, rougissant pour de bon et se disant qu'il aurait dû mentir.
-Oh mon dieu ! Si Lydia savait ça, elle ferait dans sa culotte... Est-ce que tu rougis ?
-Non.
-Oh tu rougis ! C'est trop...
-Tais-toi, Stiles ! »
Il se mit sur le ventre, la tête entre les bras. Ce garçon avait pour but de le faire mourir de honte, il en était certain. Peut-être que rester en prison, n'était pas le pire des destins.
« Je porte des boxers en général. Et j'en ai énormément à motif de super-héros... Et tu dors en pyjama ?
-Seulement un pantalon jogging... Nu quand il fait trop chaud ?
-Wow... Si on dort ensemble, je vais probablement avoir envie de te violer.
-On ne dormira pas dans le même lit.
-Là... Je suis déçu. »
Derek avait mal à la tête.
« Au fait, ton père nous a invité à dîner. Et je pense que McCall a pu l'entendre et pourrait avoir envie de s'inviter
-Quoi ? Pourquoi tu ne l'as pas dit tout de suite ? » Hurla l'humain, tout à coup beaucoup plus inquiet.
S'en suivit une longue et pénible conversation sur toutes les questions que l'homme pouvait poser... Jusqu'à ce qu'ils arrivent à ce dîner, l'un des pires auquel le brun avait assisté. Attention, la nourriture était vraiment délicieuse, quand le shérif s'y mettait, il était un véritable cordon bleu. En revanche, l'ambiance était un peu moins délicieuse. Comme prévu, afin de gagner du temps, John avait accepté que Rafael McCall vienne manger chez lui (le connard voulait probablement vérifier que Derek viendrait plus qu'autre chose). Ça lui permettait de poser toutes les questions qu'il voulait dans une ambiance moins glauque que celle de la prison.
Le loup-garou n'arrivait pas à empêcher son pied de taper nerveusement contre le sol, le silence était pesant, même Stiles ne savait pas quoi dire. Derek se lécha la lèvre avant de se lever pour ouvrir le frigo, il avait besoin de bouger un peu avant de se transformer sous l'agitation. Ça faisait longtemps qu'il se sentait comme chez lui ici -c'était lui qui faisait les courses et à manger en général, alors vous pensez bien qu'il ne se sentait même plus comme un invité. Il repéra quelque chose à l'intérieur qui le calmerait : de la bière. Il ne pouvait pas en ressentir les effets mais pendant un bref instant, l'alcool lui faisait tourner légèrement la tête. Il s'en prit une.
« Vous voulez une bière, shérif ?
-Hey ! N'encourage pas mon père à boire ! » Explosa l'adolescent. « C'est mauvais pour lui !
-Elles sont light, Stiles. Et ce n'est pas une bière qui va le tuer. » Soupira le loup-garou.
Il en prit deux avec lui et en posa une devant le shérif qui lui lança un petit regard de remerciement. Stiles ferait mieux de se calmer, son pauvre père n'osait même plus ouvrir la bouche pour demander à manger, c'était de la dictature.
« Tu as l'air très à l'aise, ici, Derek... » Remarqua McCall avec un air qui voulait dire que ça ne lui plaisait pas du tout.
« Il passe pas mal de temps à la maison, » intervint Stiles.
« Et comment est-ce que vous, John Stilinski, pouvez accepter que votre fils soit avec un homme plus âgé que lui alors que celui-ci est encore mineur ? » Accusa l'agent, sous-entendant pas si subtilement que ça que l'homme en face de lui était un mauvais père.
John prit une gorgée de sa bière, fusillant McCall du regard. Se faire critiquer par ce gars-là, il y avait de quoi rire.
« Je fais confiance à Derek, c'est un homme bien. Et je fais aussi confiance au jugement de mon fils. » Son regard se fit moins dur et il sourit. « Et puis, vous connaissez Stiles. Si je lui refuse quelque chose, il va le faire quand même, mais en cachette, et les conséquences seront plus dures. Je préfère être au courant de tout que d'avoir à le découvrir par moi-même dans des circonstances plus brusques.
-Merci papa. » Sourit Stiles en prenant la main de Derek dans la sienne. Le loup-garou se laissa faire avec précaution. Il devait se rappeler que ce n'était pas réel, surtout pas tomber dans le piège.
« Alors ? Comment vous vous êtes mis ensemble ? » Demanda l'officier McCall, il avait pris un ton tranquille comme si ça l'intéressait mais bien sûr, ce n'était que pour gagner des informations.
« Grâce à Stiles. » Dit gentiment Derek, lui caressant les doigts.
« Ce gars ! » Fit Stiles en souriant. « Il ne se serait jamais déclaré, même après un million d'années. Si je n'avais pas été là, il serait encore à traîner chez moi tous les jours, à me regarder avec de grands yeux tristes. »
Derek sourit avant de frotter son pouce contre le dos de sa main. Ce qui était pathétique, c'est qu'il était exactement dans ce cas-là.
« C'est lui qui s'est déclaré, le jour de mon anniversaire. » Confia-t-il tendrement. « Il m'a plus ou moins forcé la main parce que je n'avais pas envie de sortir avec quelqu'un de plus jeune que moi... Dont le père avait, en plus, une arme à feu sur lui.
-Voyons ! Comme si papa allait te tirer dessus, parfois j'ai l'impression qu'il te préfère à moi.
-Si tu le laissais manger de temps en temps...
« Bon... » Interrompit l'agent McCall avec un air un peu agacé, apparemment, il en avait assez d'être gentil et voulait passer aux choses sérieuses. « Stiles, quel est le nom des parents de Derek ?
-Heu... Je... Sa mère s'appelait Talia. » Il prit un air gêné. « Mais je ne sais pas quel est le nom de son père, on en parle pas vraiment...
-Derek ? »
Derek se mordit la lèvre avant de soupirer.
« Talia et William. » Il y avait dans son expression quelque chose qui voulait dire 'je ne répondrais à aucune autre question sur ma famille, allez mourir'. Il envoya un regard bien senti à l'agent et même lui eut la décence de paraître gêné avant de pousuivre.
« Derek, quel est le vrai nom de Stiles ?
-Ah non ! Cette question est injuste ! Je refuse que tu répondes Derek ! Je ne veux pas que d'autres personnes soient au courant ! » Cria-t-il.
Derek rigola et décida de le dire très vite, comme un sparadrap qu'on arrache.
« Gościsław.
-Derek ! » Cria-t-il outré pendant que l'agent les regardait avec un air étrange.
« C'est pas comme si il allait arriver à le répéter après l'avoir entendu une fois.
-Bien... » Dit l'agent en fronçant les sourcils, comprenant enfin pourquoi le garçon voulait qu'on l'appelle par un surnom.
Quand le repas fut terminé (et que Derek et Stiles eurent fini de faire la vaisselle), l'agent McCall disposa devant eux des feuilles de papier et des bics. Il avait également prit un classeur pour le mettre entre eux ("C'est pour éviter la triche ? On se croirait en primaire !" grogna Stiles). On demanda au shérif de partir et le petit délire put commencer. Apparemment, si ils pouvaient prouver qu'ils étaient réellement ensemble, l'alibi pourrait être accepté. Même si l'agent signalait tout de même que ça ne prouvait rien et que Derek restait un suspect ("C'est du harcèlement!" s'était indigné le jeune homme).
« Bien, je vais poser des questions et nous allons voir si vos réponses correspondent. »
Derek soupira, se disant que ça allait mal finir.
« Quel était votre premier rendez-vous ? »
Le loup-garou se retint de grogner et écrivit 'Chez moi, il m'a forcé à regardé Avengers', c'était ce que Stiles et lui avait convenu. Quand il eut fini d'écrire, il releva la tête. Stiles était encore occupé à écrire. Il leva un sourcil puis posa son menton sur sa main, regardant l'adolescent se concentrer. Cinq minutes plus tard, l'hyperactif était encore occupé. Même l'agent commençait à se demander ce qu'il en était.
« Stiles ! Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda-t-il au bout d'un moment.
« Je mets des détails sur ce rendez-vous, parce que si vous écoutez Derek, ça aura l'air absolument pourri. » Expliqua-t-il comme si c'était très intéressant. « Je suis sûr qu'il a juste mis 'chez moi, Stiles m'a forcé à regardé Avengers', ou un truc du style ! Tu n'as même pas mis ce que j'ai fait à mangé ce soir là ! » Se plaignit-il.
Derek prit son bic et écrivit soigneusement 'il m'a brûlé un steak et on a fini par commandé des pizzas'.
« Je suis certain que l'agent McCall n'a pas besoin de tous les détails, Stiles. » Finit par soupirer Derek.
« Mais il y a des détails très importants. Surtout que tu as aimé Avengers ! » Lui reprocha le jeune homme.
Le pire, c'est que cette histoire s'était vraiment passée. Stiles avait appris que Derek n'avait jamais vu le film et était venu chez lui avec de la nourriture et le film. Tout ça parce que Scott avait un rendez-vous avec Kira et qu'il se sentait seul. Ils avaient décidé de prendre cette histoire au cas où il y aurait des questions plus précises.
L'agent McCall reprit les feuilles, presque exaspéré et lut le roman de Stiles en diagonale.
« Stiles, je ne te demande pas un livre, des phrases courtes me suffisent.
-Mais comment...
-Courtes ! Bon... Questions suivantes : qui initie en général les pratiques sexuelles ? »
Il n'y eut aucune hésitation quand Derek écrivit 'Stiles', il était sûr que le jeune homme allait répondre ça aussi vu leur petite conversation. Ils rendirent leur feuilles à l'agent McCall qui poussa un soupir.
« Stiles... Tu as répondu 'Ne croyez pas Derek'. »
Derek faillit s'étouffer avant de le regarder avec un air étrange, ce garçon n'était pas normal.
« Oui ! Parce que je suis sûr qu'il a juste marqué 'Stiles'. Mais vous savez, il me regard avec ce petit air de 'je te veux mais je n'ose pas venir alors s'il te plait viens vers moi et fais-moi tien' et alors je suis obligé de...
-Stiles ! » Se plaignit Derek, rouge.
« Question suivante, » continua McCall avec un air très fatigué. « Quand vous vous disputez qui essaye d'arranger les choses.
Derek fronça les sourcils, ne sachant pas trop quoi mettre à ça... Il finit par dire 'Personne, on boude jusqu'à ce qu'on oublie pourquoi', ils étaient tous les deux trop têtus pour s'excuser. Vu la tête de McCall, ils avaient la même chose.
« Sur quel sujet a été votre dernière dispute ? »
Derek se gratta la joue. D'une certaine façon, il était sûr que 'Stiles ne voulait pas me laisser aller parler aux fées', n'était pas une bonne raison. Il finit par marquer 'on a souvent de petites disputes, je ne me souviens pas'. Quand ils rendirent leurs papiers, McCall leva un sourcil.
« Comment se fait-il qu'aucun de vous ne se souvienne de votre dernière dispute ?
-On se dispute souvent pour des trucs de gamins. » Expliqua facilement Derek. « Lui ! » Dit-il en pointant Stiles. « Peut m'exaspérer au plus haut point très facilement et en moins de quelques secondes.
-Et tu dis ça comme si tu n'aimais pas ça ! » Rigola le jeune humain.
Derek était impressionné, ils avaient vraiment l'air d'un couple amoureux. Il rougit sans s'en rendre compte avant de reprendre son bic.
« Combien de fois par semaine avez-vous des relations sexuelles ? »
Après un petit débat intérieur, il décida de mettre 'trois', c'était un chiffre honnête, après tout. Stiles devaient aller en cours après tout, il rendit son papier.
« Bon... Là, il y a un problème. » Dit McCall, presque content de lui.
« Ha ? » Demanda Stiles, ayant l'air sincèrement étonné, malgré son cœur qui se mit à battre plus vite. « Ce n'est qu'une estimation.
-Oui... mais Derek a mis trois... Et toi, tu as mis douze. »
Derek ne put que s'étouffer dans son rire. Il avait sincèrement mis douze fois ? Il dut planter ses griffes dans sa main pour s'empêcher d'éclater.
« C'est ma faute. C'est parce que j'ai compté par pénétration, Stiles a pris en compte toutes les activités sexuelles. Mais j'imagine que si on tient compte des fellations et autres... Oui ça doit faire à peu près douze. »
L'agent McCall n'avait pas l'air amusé, du tout. Mais les deux jeunes hommes commençaient doucement à s'amuser.
« Et Stiles, est-ce que tu es au courant de la vie de Derek Hale quand il était à New York ? » Il y avait un côté malicieux et vraiment sournois.
-Heu... Je... Non ? » Répondit le garçon, confus.
-Est-ce que tu sais qu'il a été arrêté pour racolage alors qu'il était à peine âgé de dix-sept ans ? »
Stiles regarda Derek avec surprise et le brun se mordit la lèvre. L'humain le regarda et Derek secoua sa tête de droite à gauche, lui disant qu'il n'en parlerait pas devant ce con et Stiles hocha la tête. McCall s'énerva en voyant l'échange.
« Ecoutez, cette histoire est ridicule. Vous n'êtes pas ensemble !
-Et pourtant... » Chantonna Stiles.
« Vous vous foutez de moi et nous le savons tous très bien.
-Ecoutez, je me fous de ce que vous croyez et nous le savons tous très bien. » Dit Stiles. « Mais j'aime Derek et je ne veux pas que vous le mettiez en prison parce que vous n'arrivez pas à accepter le fait qu'il était avec moi au moment des meurtres.
-Dis-moi Stiles, » attaqua le père de son meilleur ami, « si tu es gay, c'est parce que tu n'as pas eu une présence masculine assez forte quand tu étais jeune ? »
Derek voulut répondre, protéger le shérif. C'était injuste de le mêler à ça, mais apparemment, Stiles n'avait besoin de personne pour répondre à ce bâtard.
« Non, je suis gay parce que j'aime beaucoup avoir une présence masculine forte dans mon cul... Ou avoir ma forte présence masculine dans le cul d'un autre mec, si vous voyez ce que je veux dire. » Il lui fit un clin d'œil.
Le loup-garou ouvrit la bouche, choqué et mort de rire.
« Et ce béguin pour Lydia Martin ?
-C'est de la vieille histoire, nous sommes amis maintenant... Et vous le sauriez si vous étiez un meilleur père et que vous étiez un tant soit peu présent ! »
Il y eut un blanc, McCall regardait Stiles avec colère, Derek se battait pour ne pas rire.
« Ecoutez... » Finit-il par dire. « Stiles et moi sommes ensemble. Je suis amoureux de lui et j'espère que c'est réciproque...
-Bien sûr que ça l'est ! » Dit le jeune homme en se levant avec un air choqué. « Je t'aime Derek ! Et je t'interdis d'en douter. »
Derek sentit son cœur s'accélérer et regarda son faux petit-ami avec horreur. Il voulait tellement y croire, mais ce n'était qu'une mascarade. Et pourtant, le cœur n'avait pas accéléré, il avait menti et pourtant son cœur était resté calme, il avait menti sur quelque chose d'aussi profond comme... comme...
« Derek ! » Dit Stiles en se levant, complètement sous le choc de ce qu'il venait de dire. Il n'hésita pas à prendre Derek dans ses bras. « Je suis désolé... Je suis là... Tu peux me faire confiance, je te le jure. Je ne te trahirai jamais. Je ne suis pas elle. »
Il plongea ses mains dans les cheveux bruns. Toute couleur avait quitté Derek, il ne s'attendait pas à une telle déclaration, à un tel mensonge. La dernière fois que quelqu'un avait menti sur ce sujet, c'était...
« Je ne suis pas Kate, d'accord ? Je ne te ferai pas de mal... »
Bien sûr, Stiles avait compris. Ils étaient trop proche pour se cacher ce genre de choses. L'homme tremblait sans pouvoir s'en empêcher.
« Je sais Stiles, je sais... Je te fais confiance. »
Et sans pouvoir s'en empêcher, il le prit dans ses bras en retour, inspirant son odeur pour se calmer et surtout pour empêcher ses traits de devenir lupins. Il n'arrivait pas à croire qu'il était si faible.
« Cassez-vous ! » Finit par dire Stiles, énervé.
Le shérif n'était pas loin et vint chercher Rafael pour l'amener dans le salon, légèrement agacé par sa présence.
« Je pense que vous avez posé assez des questions...
-C'est des conneries ! » S'énerva l'agent. « Vous allez me faire croire que...
-Je ne vous fais rien croire du tout. Derek Hale est amoureux de mon fils. Il ferait tout pour lui et c'est réciproque. Ce gamin a eu assez de douleur dans sa vie ! Je ne vais pas l'interdire d'être heureux avec une personne qui se soucie vraiment de lui. Alors vous voulez accuser Derek Hale pour quelque chose qu'il n'a pas fait ? Allez-y mais vous vous trompez de voie. Ce n'est pas un criminel, et vu la vie qu'il a, c'est un peu un miracle, d'accord ? Mais c'est un bon garçon et il rend mon fils heureux. Alors je ne vous demande rien. Maintenant, cassez-vous. »
Il y eut un combat de regard... et Rafael partit.
Pendant ce temps, Stiles tenait toujours Derek contre lui.
« Je me suis ridiculisé face à ce crétin. » Râla le brun, tenant toujours l'humain contre lui.
« Nan. C'est lui qui est venu t'emmerder et tu t'en fous. Il s'est ridiculisé assez de fois devant nous pour qu'on puisse lui faire du chantage. »
Derek rigola un peu. Il devait lâcher Stiles, il le devait mais juste un peu plus longtemps... Il voulait en profiter.
Et il put en profiter jusqu'au soir...
« Stiles... Qu'est-ce que tu fais ? » Grogna-t-il.
« J'ai pas la place... »
Le jeune homme se retourna encore en soupirant et finalement vint prendre Derek dans ses bras en lui encerclant la taille.
« C'est pour être plus à l'aise.
-Je pouvais dormir dans la chambre d'amis, tu sais.
-Imagine que l'agent revienne ! Il se douterait de quelque chose si on faisait chambre à part.
-Comme si il allait revenir.
-Bon, peut-être que je voulais simplement une excuse pour dormir avec toi en sachant que tu n'as pas de sous-vêtements... »
Il laissa ses mains parcourir le dos de Derek et le loup-garou put sentir l'excitation du brun. Il soupira. Il avait accepté de dormir avec lui parce qu'avec la journée qu'il avait passé, il avait bien besoin de contact physique. Pour un loup-garou, le contact humain était quelque chose d'extrêmement rassurant, en particulier entre membres de meutes. Les mains de l'humain descendirent un peu plus au sud et le loup-garou l'arrêta en lui bloquant ses poignets. Il le prit cependant dans ses bras et cala son visage contre sa nuque.
« Si tu n'arrête pas tout de suite, je te fais arrêter pour harcèlement sexuel. » Murmura-t-il contre lui.
-Tu peux pas ! On est amoureux, ce serait contre productif.
-Stiles ?
-Oui ?
-Tais-toi et dors. »
Note de Fin de Chapitre :
Oh mon dieu ! Merci pour tout l'amour reçu pour cette fanfiction, j'avoue que ça m'a surprise. Désolée pour le retard, je pensais vraiment pouvoir mettre l'histoire pour midi mais visiblement je me suis trompée. Pour me faire pardonnée, j'essaye de corriger un autre chapitre pour tout à l'heure.
Alors, j'ai fini le découpage de cette histoire et il y a treize chapitres, peut-être un épilogue (avec un lemon qui sait ?) si j'arrive à me convaincre de l'écrire. Sinon, toujours pas de bêta donc si vous voyez des fautes sachez que je fais de mon mieux pour me relire mais c'est parfois difficile quand on a trop le nez dans l'histoire.
Gros bisous à tous, merci pour les commentaires !
Réponse aux commentaires des invités :
Akichlo : Oh je suis contente d'avoir illuminé ta journée =) j'espère que la suite te plaira/te plait tout autant ! N'oublie pas de me laisser un mail pour que je puisse te répondre ^_^ Bisou !
