Titre : Arrêtez-le, si je mens
Auteur : Keyko-sama
Bêta-Lectrice : Frozeen
Résumé : La trace de la créature se rapproche... Elle se rapproche d'un peu trop près.
Rating : Explicite
Genre : Humour, Amour, Tristesse, Angoisse et Amitié (HATAA)
Fandom : Teen Wolf
Paring : Sterek surtout.
Warning : Violence verbale, description de violence physique, insultes, Fake Relationship, le prénom de Shérif Stilinski est John, happy!Derek, versatile!Sterek et je mentionne les Mpreg.
Disclamer : Teen Wolf ne m'appartient pas, l'idée ne m'appartient qu'à moitié (je l'ai eue en regardant un gif set sur tumblr).
Note 1 : Excusez ma mauvaise utilisation des mythologies, je sais que c'est horrible, j'en fais des cauchemars en pensant à cette ignominie.
Note 2 : Bonne lecture =)
Chapitre 3 : L'attaque
Derek et Stiles étaient au supermarché, choisissant des melons. Depuis cette histoire d'alibi, ils passaient énormément de temps ensemble. Ils étaient tout le temps collés l'un à l'autre tout le temps et, apparemment, faire les courses ensemble était quelque chose qu'ils faisaient désormais ensemble.
« Qu'est-ce que tu penses de celui-là ? » Demanda Stiles en prenant l'un des fruits en main.
Le loup-garou se pencha pour renifler et secoua la tête de droite à gauche, fronçant les sourcils. Il y avait une drôle d'odeur qui sortait du fruit et ça ne lui plaisait pas. Il tenta de s'expliquer.
« Si tu veux le manger aujourd'hui, celui-ci n'est pas assez mûr.
-Mmh... » Stiles colla son nez au cucurbitacée, tentant de sentir ce que le jeune homme voulait dire.
Derek tendit la main pour en prendre un autre, plus mou sur les côtés avant de l'apporter à son nez, après quelques inspirations il le donna à son faux amant.
« Celui-ci est bien. »
Il le donna au jeune homme qui le mit dans un sac, faisant pleinement confiance aux sens du lycanthrope.
« Alors, tu as du nouveau pour les... » Il haussa un sourcil, faisant comprendre à Derek de quoi il parlait sans pour autant le nommer. L'homme secoua sa tête de droite à gauche avant de soupirer.
« J'ai fait le tour de la forêt tous les jours, sauf la nuit où on a dormi ensemble.
-Hm... Donc le dernier était il y a trois jours, si ça se passe bien une fois par mois à peu près, on a environs trois semaines pour retrouver la créature avant que ce truc fasse une nouvelle victime. »
Derek hocha la tête tout en choisissant des cerises. Stiles insistait pour qu'ils fassent une salade de fruits. Apparemment, maintenant qu'il était le 'petit-ami' de l'adolescent, lui aussi avait droit au traitement 'je décide ce que tu dois manger'. C'était à la fois agréable que quelqu'un s'occupe de lui et terrifiant. Il ne voulait pas se laisser leurrer par cette douce sensation.
Soudainement, Stiles se pencha vers lui et lui embrassa la nuque, il bloqua sa respiration, n'osant pas bouger avant que le jeune homme ne se penche sur son oreille.
« McCall nous regarde, détends-toi.
-Hu...
-Tu ne devineras jamais ce que ce crétin m'a dit ! Il croit toujours que tu es le tueur sauf que maintenant, il pense qu'on est bien ensemble. Il m'a dit que je me faisais manipuler par toi.
-Qu'est-ce que tu lui as répondu ?
-D'aller se trouver autre chose à faire que de m'emmerder. Il essaye de me faire douter de ton amour pour moi, je lui ai répondu que si il pensait qu'il pouvait me faire croire que tu n'étais pas réellement amoureux de moi, il était encore plus con que ce que je pensais. »
Derek continua à choisir les fruits, ne prenant que les meilleurs. Il savait que l'agent le regardait et il devait avouer que c'était particulièrement irritant. Si il n'avait pas un contrôle parfait sur son loup, il se serait transformé pour lui arracher la tête avec ses griffes.
« Calme-toi. » Lui demanda Stiles, en voyant les yeux bleus.
« Désolé, c'est juste que ça m'énerve de voir ce gars traîner partout autour de moi.
-Je sais. » Il lui fit un bisou sur la joue. « Mais imagine que ce qu'on est en train de faire, c'est en train de l'énerver à l'en étouffer. »
Derek se sentit sourire devant l'air malicieux du garçon, ils se penchèrent l'un vers l'autre, front contre front.
« Comment il est ? » Demanda Derek, toujours dos au McCall.
« Il est rouge de colère et... Ha ! Il est en train de partir ! Je crois que notre amour a fini par le tuer...
-Si seulement. » Ricana le loup-garou en sortant un peu de son emprise.
Quand ils se détachèrent, ils purent voir plusieurs personnes les regarder, dont une vieille dame aux cheveux blancs coiffés en chignon. Elle fronça les sourcils.
« Stiles, c'est toi ?
-Oh... Oui madame Bourne... Et voici...
-Derek Hale. » Finit-elle, surprise. « Et bien... C'est étonnant de vous voir tous les deux. Le shérif...
-Il est parfaitement au courant ! » Coupa Stiles, prenant la main de Derek. « Notre relation n'est pas cachée, du tout.
-En même temps... » Apprécia la dame. « Quand on a quelqu'un d'aussi beau avec soi, je peux comprendre qu'on veuille le montrer à tout le monde. Vous êtes adorable ensemble. »
Et ce fut comme si ce qu'elle avait dit avait jeté un charme sur les gens autour parce que tous commencèrent à sourire et à les regarder comme un couple normal. Ils étaient acceptés, comme si c'était normal. Même si la communauté de Beacon Hills étaient loin d'être homophobe, Derek ne s'était pas attendu à ça. C'était agréable. Ils rentrèrent et déballèrent les courses, le loup-garou réfléchissant toujours.
« C'est plutôt chouette. » Dit Stiles sur le ton de la conversation. « Mon père va pouvoir être réélu, j'ai l'impression que les gens nous aiment bien...
-Oui. Je vais aller faire un tour en forêt pour voir si je trouve quelque chose.
-Reviens dans pas trop longtemps !
-Dans pas plus de deux heures. »
Il haussa les épaules, cette conversation était bien trop domestique à son goût, c'est comme si ils étaient vraiment ensemble, c'était plutôt... dérangeant. Parce qu'il commençait à s'y habituer et ce n'était pas bon. Pas bon du tout.
« Tu m'embrasses avant de partir ? » Demanda le jeune homme en tendant ses lèvres.
« Si tu fais des recherches, envoie-moi un message si tu trouves quelque chose.
Derek ne se retourna même pas et partit, entendant les rires du brun accompagner sa sortit.
Il parcourut les bois plusieurs heures, réfléchissant à ce qu'il savait et reniflant les environs. Plus personnes ne venaient dans les bois depuis ces incidents, laissant l'air quasiment pur (à part les allers-et-venues des policiers et des cadavres). Il n'y avait aucune logique sur les lieux des morts et Stiles n'avait pas encore trouver ce qui reliait les victimes. On était à douze victimes et quatre d'entre elles s'étaient plaintes de fièvre quelques jours avant d'être tuée. Mais il n'y avait aucun moyens de savoir pour les autres car elles vivaient seules. Deux d'entre elles étaient sœurs et avaient été retrouvées en même temps.
Derek se frotta les yeux. Il y avait quelque chose qu'il ne comprenait pas mais il n'arrivait pas à savoir quoi. Scott avait essayé de faire son travail d'alpha en protégeant le territoire, il s'occupait de parler aux familles des victimes et de faire des rondes dans la ville tandis que le plus âgé s'occupait de la réserve...
Et chaque fois qu'il allait dans une scène de crime, une chose l'avait gêné mais il n'avait jamais su quoi... Il s'assit sous un arbre, dans la terre. Il ferma les yeux. Bon, si il était dérangé ce n'était pas son côté humain qui l'était. Visiblement, son loup s'agitait chaque fois qu'il était à l'endroit des meurtres. C'était des sacrifices pour un ancien dieu, c'était certain... Mais lequel ? Et plus important, par quoi ?
C'est là que quelque chose le frappa, l'odeur de mort. C'était comme si elle s'était déposée sur l'endroit. Un humain ne pouvait pas le sentir mais c'était comme si une centaine de personnes étaient mortes à cet endroit. L'odeur était trop forte pour un sacrifice. Il prit son téléphone et appela Stiles. Il n'eut pas à attendre longtemps avant que celui-ci ne décroche.
« Coucou mon amour ! »
Il put entendre Scott rire à côté de lui et Lydia murmurer un 'incroyable'. Visiblement, il avait invité ses amis chez lui. Il grogna, il aurait pu demandé !
« Une odeur de mort. » Répondit-il sérieusement.
« Excuse-moi ?
-Il y a une odeur de mort là où les gens ont été tué mais trop forte. C'est comme si plusieurs centaines de personnes avaient été tuée à l'endroit du sacrifice. La créature qui a fait ça transporte avec elle une odeur de douleur et de meurtres.
-D'accord... ?
-Il s'agirait d'une créature qui a été ressuscitée... Quelque chose qui est revenu à la vie et qui a pris l'odeur des enfers
-D'accord... Mais tu es sûr de toi ? Ce serait une créature revenue à la vie ?
-Parfaitement certain, j'ai senti la même chose quand... »
Derek s'arrêta, les mots restant bloqué dans sa gorge, ça lui arrivait souvent que les mots lui fassent défaut et ne veuillent pas sortir.
« Derek ? Tu dois travailler et communiquer avec moi, mon grand. Tu sais que tu peux me faire confiance ?
-J'ai senti la même chose juste après que Peter soit revenu à la vie. L'odeur a fini par disparaître mais... Je m'en souviens encore.
-Ok... Donc, on peut déjà barrer les vampires de la liste, vu que les victimes n'étaient pas vidées de leur sang... Dommage, j'aurai voulu donner un coup de pied à la mythologie Twilight... Hum... J'imagine que les zombies aussi, ils m'ont pas l'air assez malins mais je vais voir avec Deaton. Je vais faire des recherches. Tu rentres quand ?
-Je vais faire quelques tours encore, histoire de voir si je trouve quelque chose maintenant que je sais quelle odeur chercher. Tu veux bien envoyer un message à Peter pour lui faire part de ma découverte ?
-D'accord. Sois prudent, d'accord ? Je ne voudrais pas qu'il arrive quelque chose aux fesses de mon loup-garou préféré.
-Hey ! Je croyais que c'était moi ton loup-garou préféré !
-Ta gueule, Scott ! »
Derek lui raccrocha au nez, un sourire aux lèvres. Comme il l'avait dit, il fit quelques tours dans la forêt mais il n'y avait rien ni personne. Ce ne serait pas pour ce soir, il rentra chez lui pour y trouver Stiles sur son ordinateur.
« Salut, mon cœur ! » Dit le jeune homme sans même lever les yeux de son travail.
Derek ne répondit que par un grognement. Ce n'était pas un son déplaisant ou qui signifiait que Stiles n'était pas le bienvenu, c'était pour montrer que le loup-garou prenait connaissance de sa présence et l'acceptait. Il sentit son estomac se nouer en se rendant compte qu'il espérait que Stiles dorme avec lui ce soir. Ce n'était pas bon. Pas bon, du tout... Parce que le loup à l'intérieur de Derek commençait à voir celui-ci comme son compagnon.
« Je t'ai fait des steaks et des patates, c'est dans le micro-onde. » Commenta Stiles en tapant du pied. « Et si tu veux des légumes, j'ai fait des petits-pois, y en a encore dans la casserole. Et pour le déssert, la salade de fruits. »
Le loup-garou partit à la cuisine pour se servir une assiette et revint dans le salon pour manger dans le canapé. Il détestait manger seul, même si ça lui arrivait assez souvent alors un peu de compagnie lui ferait du bien.
« Derek d'amour ?
-Hm...
-Quand le trou du cul qu'est l'agent McCall a dit que tu avais été arrêté pour racolage... » Derek ne répondit pas, il aurait dû se douter que Stiles allait en reparler. « C'était vrai ? »
Il prit le temps d'avaler sa bouchée pour se donner le temps de réfléchir à une réponse. Il savait qu'il pouvait faire confiance à Stiles et avec cette histoire (et même un peu avant), ils étaient devenus très proches. Il se décida donc à être honnête avec lui.
« Oui.
-Oh... Tu... C'était vraiment difficile à New-York ? » Stiles se mordit la lèvre mais regardait résolument son écran.
« Parfois... Mais je n'ai jamais été... enfin, quand je revenais du boulot, je passais par une rue connue pour ses prostitués et parfois des gens me proposaient de me payer. Je prenais l'argent et m'en allait sans rien faire, et si ils me menaçaient, je pouvais toujours me défendre. Puis ce n'est pas comme si ils pouvaient m'attaquer en justice, tu vois ? Mais un jour, j'ai accepté de coucher avec un policier... Alors il m'a arrêté.
-Oh... C'était juste un plan pour se faire de l'argent facile ?
-Ouais.
-Donc tu n'as pas...
-Non.
-Oh putain, je suis soulagé. »
Il se leva de sa chaise et partit prendre Derek dans ses bras, plongeant sa main dans ses cheveux. Depuis qu'ils étaient supposés 'sortir' ensemble, l'humain se donnait pas mal de droit. Il prenait souvent le brun dans ses bras ou l'embrassait sur la joue comme si le loup-garou lui appartenait... Et après Derek s'étonnait que son loup pensait que Stiles était son compagnon. Il se détendit au contact du brun et poussa un soupir.
« J'ai eu peur que ce soit vrai... McCall est un connard de m'avoir dit ça, j'ai pas arrêté de stresser depuis et je savais même pas comment te faire parler de ça.
-Tu aurais pu faire comme d'habitude : me poser la question directement et puis m'emmerder jusqu'à ce que je réponde. »
Stiles rigola avant de reprendre.
« Papa a dit qu'il ne voulait pas que je reste la semaine prochaine parce que je dois me concentrer sur mes études. Mais il a dit que tu pouvais venir à la maison. Parfois j'ai l'impression qu'il oublie qu'on ne sort pas vraiment ensemble... »
Derek ne pouvait pas lui en vouloir, ça lui arrivait de plus en plus souvent à lui aussi.
« Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire sans ta présence indispensable ici... » Ironisa le loup.
« Hey ! » Se plaignit Stiles. « Tu m'adores ! Tu ne saurais pas quoi faire sans moi ! Cesse de mentir ! »
Et c'était vrai... Au moins, il l'aurait contre lui une nuit de plus.
« Et ! Je t'ai acheté un t-shirt flash !
-Quoi ? Il est pas question que je porte ça !
-Oh ! S'il te plait ! Tu serais trop mignon !
-T'es vraiment trop con !
-Mais c'est pour ça que tu m'aimes ! »
Il ne pouvait pas nier ça.
Derek était dans les bois, en pleine nuit, en train de s'assurer qu'il n'y aurait pas de mort. La fréquence des morts variait entre trois à quatre semaines. Le dernier meurtre avait été il y a une semaine donc il y avait peu de chance qu'il découvre quoique ce soit mais il valait mieux prévenir que guérir.
Il était donc en train de déambuler quand soudainement, il sentit cette odeur, une odeur de mort. Il n'hésita pas avant de foncer vers l'endroit où il pensait le trouver. Plus il se rapprochait, plus l'odeur était forte, c'était une odeur de cadavre en décomposition absolument insupportable. Soudainement, il entendit des sons de tam-tam et un chant horrible, une voix doucereuse et aigüe, sordide. Sa bouche se remplit d'un goût de sang et de terre mélangé qui le dégoûta... Et quand il fut sur place, il ne vit rien... Et la musique s'arrêta. Il resta deux secondes sans bouger, complètement en alerte. Et puis, il ne put que sentir une force invisible le cogner violemment contre un arbre, le faisait cracher une gerbe de sang. Cette force le maintenait contre l'arbre. Il sentit alors des mains se mettre à lui toucher les yeux et une douleur atroce lui traverser ceux-ci. Et la créature poussa un cri de frustration avant de le jeter à terre avec rage. Il sentit des griffes invisibles lui déchirer la peau du dos et des bras et on le balança à nouveau contre un arbre. Il avait dû se casser une côte parce qu'il avait du mal à respirer. Quand quelque chose vint lui enserrer la gorge, il n'était plus qu'un tas de gémissement et de douleur. La créature le jeta encore une fois à terre après lui avoir enfoncé une main dans l'estomac. Derek fut jeté au sol et il entendit des pas s'éloigner, et l'odeur de mort disparut. Il essaya de se relever mais il avait dû se casser la jambe parce qu'il découvrit très vite que ça lui était impossible.
Il resta plusieurs heures contre les feuilles mortes à respirer la terre et à trembler de froid avant de se lever. Sa jambe lui faisait très mal et il boitait mais au moins il parvenait à s'appuyer sur son autre jambe. Sa guérison n'avait jamais été aussi lente. Il s'appuya contre tous les arbres sur son chemin. Il rentra chez lui, fit quelque pas et tomba sur le sol dans un cri. Peter n'était toujours pas rentré, il n'avait donc personne pour l'aider. Il se mit en position assise. Il avait toujours aussi froid et son corps semblait protester contre chacun de ses mouvements. Il se releva encore une fois et sautilla jusqu'à son canapé avant de s'enrouler dans une couverture qui traînait là. Il portait le t-shirt que Stiles lui avait acheté, il était désormais plein de sang mais bizarrement, pas déchiré. Comme si la créature avait le pouvoir de le déchiqueter de l'intérieur. Il eut un frisson et s'enroula un peu plus dans sa couverture. Il s'occuperait de nettoyer ses blessures demain, il était trop fatiguer pour se désinfecter pour le moment...
Il se réveilla à cause d'un cri de panique et des mains sur son visage. Quand il ouvrit les yeux, ce fut pour voir Stiles au-dessus de lui, blanc comme un linge.
« Bordel de merde ! Qu'est-ce qui t'es arrivé ? »
Il lui retira la couverture d'au-dessus de lui pour voir tout le sang séché qu'il avait sur lui, ainsi que plusieurs blessures qui continuaient de saigner.
« Mais c'est pas vrai ! T'es complètement fou de rester comme ça ! Il faut qu'on aille les laver... Viens, on va dans la salle de bain ! » Paniqua le brun.
Derek voulu le suivre mais au moment où il tenta de s'appuyer sur sa jambe, celle-ci refusa de coopérer, toujours douloureuse.
« Je n'arrive pas à marcher. » Dit-il.
« Quoi ? »
Stiles avait l'air extrêmement choqué. Derek grimaça. Il n'avait pas voulu le mettre dans l'embarras, il était certain que ces blessures n'étaient rien. Stiles l'aida à se lever puis le conduisit à la salle de bain où il le fit s'asseoir sur un tabouret. Le loup-garou avait l'air dans un sale état.
« Je vais t'aider à enlever ton t-shirt, d'accord ?
-Hm... »
Avec énormément de précaution, l'humain leva le t-shirt avant de le jeter dans un coin. Il prit connaissance des blessures et grimaça. Il y avait du sang partout et certaines blessures avaient l'air infectée. Il prit une grande inspiration. Il n'arrivait pas à y croire. Il prit un gant de toilettes et une bassine qu'il remplit d'eau et se mis à nettoyer le torse et le dos. Quand il eut une meilleure vue d'ensemble, il mit du désinfectant sur chacune des plaies.
« Certaines blessures ont besoin d'être recousues. » Dit-il avant de se mordre la lèvre d'inquiétude. Qui lui avait refourgué un abruti pareil ?
« Pas besoin.
-Pas besoin ? Quand est-ce que c'est arrivé ?
-Hier soir.
-On est cinq heures de l'après-midi ! Tu devrais être guéri ! Et si tu l'es, je ne veux même pas savoir dans quel état tu étais hier soir. Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Pourquoi tu n'as appelé personne ? » Il y avait presque des larmes dans sa voix, il avait l'air extrêmement choqué.
Derek sentit ses sourcils se froncer par l'incompréhension. Prévenir quelqu'un ?
« Je... Je ne pensais pas que quelqu'un en aurait quelque chose à faire.
-Tu ne pensais pas qu'on en aurait quelque chose à faire... » Répéta Stiles, éberlué.
« Et bien... Scott n'est pas mon plus grand fan et on ne peut pas dire que tu n'aies pas suggéré plusieurs fois de me tuer donc j'ai pensé...
-Si tu n'étais pas déjà couvert de blessures je te ficherai un coup de poing ! Tu crois vraiment que je veux que tu meures ? »
Le loup-garou n'osa pas répondre, mais ses sourcils étaient presque en train de se toucher.
« Tu es le plus grand trou du cul que la terre n'aie jamais porté ! Bien sûr que je suis inquiet quand il t'arrive quelque chose. Bien sûr que je ferai n'importe quoi pour t'aider si tu as mal quelque part ou si tu as besoin de moi. Comment oses-tu penser que je te veux mort ? T'es vraiment un imbécile ! »
Et juste à ce moment-là, Stiles le prit encore une fois dans ses bras.
« Je te fais confiance, d'accord ? Et tu es mon ami ! Je me fous de ce que les autres peuvent penser mais je t'ai toujours estimé, d'accord ? Oui, des fois j'ai envie de t'étrangler mais je ne t'ai jamais vraiment voulu mort ! Tu m'énerves ! Tu m'énerves tellement et parfois j'ai envie de te foutre une raclée mais je ne veux pas que tu souffres... Je ne veux pas que qui que ce soit d'autres te fassent du mal.
Alors la prochaine fois, appelle-moi ! Quand papa va apprendre dans quel état tu es, il va devenir dingue ! Tu crois qu'il aurait fait quoi sans toi ? Il t'adore ! Si tu n'étais pas trop vieux, il t'aurait sûrement adopté. »
Derek ne savait pas trop comment répondre à part en hochant la tête.
« Bien ! » Conclut Stiles en bandant les blessures. « Si jamais elles ont du mal à se refermer, je te jure que je t'emmène chez Mélissa... Maintenant, je vais te faire à manger et tu vas me dire tout ce que tu as appris ! C'est compris ?
-Compris. » Obéit facilement Derek.
Si on avait demandé à Derek, il n'aurait jamais cru que Scott pouvait être un véritable alpha. Mais Stiles ? Il en était probablement un. Chaque fois que le loup-garou était avec lui, il ne pouvait s'empêcher d'obéir à chacun de ses ordres. Bien sûr, il tentait de combattre ses instincts et de forcer Stiles à faire ce que lui voulait mais si le jeune homme le désirait vraiment, Derek ne pouvait rien faire d'autre que d'accepter ce que le jeune homme voulait de lui. Et quand il prenait sa voix autoritaire ? Derek n'avait plus qu'à hocher la tête à ce que l'humain avait à dire. C'était probablement pour ça que Peter avait voulu transformer Stiles. Il lui avait d'ailleurs dit plusieurs fois que c'était dommage que l'humain n'aie pas accepté, il aurait vraiment fait un loup-garou fantastique, bien meilleur que Scott et... et Derek ne pouvait qu'être d'accord (même si la première fois que Peter lui avait dit qu'il avait tenté de transformé Stiles, le jeune homme lui avait mis son poing dans la figure).
Il était assis à table, sa jambe lui faisait toujours aussi mal mais il pouvait la sentir guérir lentement. Stiles étaient en train de faire de la purée et des saucisses, les premières choses qu'il avait trouvées. Derek était en train de le regarder, se demandant ce qu'il devait dire.
« Qu'est-ce qui t'a attaqué ? » Demanda Stiles.
« Je ne sais pas trop... C'était invisible ? Et ça m'a aveuglé.
-Comment ça, ça t'a aveuglé ? »
Derek se mordit la lèvre. Comment dire à quelqu'un qui pensait que vous étiez important 'ça a tenté de m'arracher les yeux'.
« J'ai senti ses doigts sur mes yeux. » Finit-il par dire, préférant taire la partie la plus effrayante.
« Attend... Est-ce que ça a tenté de te... » Dit Stiles, se tournant vers lui, effrayé, « sacrifier ?
-En tout cas, ça n'a pas réussit. Ça l'a mis en colère.
-D'où l'état...
-Quand je me suis approché, l'odeur de mort était plus forte, j'ai eu un goût de sang et de terre dans la bouche... Mes vêtements n'étaient pas déchirés, c'est comme si il m'avait déchiré de l'intérieur... Et... J'ai entendu des tambours ?
-Des tambours ? » S'étonna Stiles.
« Je ne sais pas trop... Tout est confus. » S'excusa le loup-garou. « Il faut envoyer des messages à Peter pour lui dire sur quoi chercher... Même avec le peu dont je me souvienne, ça peut aider. »
Il en avait un peu trop pris sur la gueule pour se rappeler de plus que : rencontre avec l'arbre, rencontre avec le sol, tam-tam, odeur de mort, mal aux yeux. Si il y avait autre chose, il avait oublié. La nourriture fut devant lui et Stiles était en train de passer ses mains dans son cou. Derek ne dit absolument rien, se laissant faire tout en commençant à manger. Ses yeux se fermaient tout seul et ses muscles se détendaient de plus en plus. Il avait confiance au jeune homme et le laissait à ses côtés alors qu'il était blessé. Ce n'était pas quelque chose qu'un loup-garou faisait avec tout le monde "s'isoler pour lécher ses blessures" prenait un sens très littéral quand on naissait garou.
« Je vais t'emmener à la maison jusqu'à ce que tu sois guéri. Pas de discussion ! » Ordonna Stiles.
Derek ne trouva pas de quoi répliquer. Il était trop fatigué pour ça. Il se laissa donc complètement prendre en charge par celui que son loup considérait comme son compagnon. Parce que qu'est-ce que Stiles pouvait être d'autre ? Il touchait Derek, le marquait, s'occupait de lui. Et Derek avait juste envie de dormir, alors il allait obéir. Il laissa Stiles préparer un sac de vêtement pour lui, le laissant le conduire chez lui.
Il s'installa dans la jeep et ses yeux commencèrent à se fermer, la fatigue ayant raison de lui. Bercé par le bruit de la voiture et par le mouvement. Son corps avait vraiment du mal à s'en remettre visiblement. Il n'était plus que semi-conscient, remarquant à peine que dès qu'il y avait un feu rouge, Stiles passait sa main sur ses bras, juste pour s'assurer de sa présence. Si Derek n'avait pas déjà été complètement fou du jeune homme, maintenant il était définitivement perdu : son loup l'avait totalement accepté comme sien et ne demandait qu'à être chouchouté comme un gentil petit chiot en manque d'amour. Quand ils allaient 'casser', ça ne se passera probablement pas aussi facilement que prévu ni pour lui, ni pour son loup. Sa courte journée se termina sur Stiles conduisant tandis qu'il perdait complètement conscience sur le monde qui l'entourait.
Au feu rouge d'après, quand Stiles se retourna ce fut pour voir Derek complètement endormi sur le siège passager. Il sourit, le loup-garou était tellement mignon, sa bouche légèrement ouverte, il respirait doucement et visiblement, il n'avait aucune intention de se réveiller. Quand ils arrivèrent, Stiles dut faire le tour de Betty, sa voiture, pour venir chercher le bel au bois dormant. Le loup-garou se réveilla uniquement à demi et se laissa gentiment guider vers la chambre de l'adolescent.
Le loup était profondément endormi et ne sentit rien quand l'humain eut le plaisir de le déshabiller pour lui mettre un pantalon jogging. Le pire ? C'est que Derek ne portait vraiment pas de boxer et le jeune adolescent vierge et célibataire se retrouva à observer les parties génitales de son faux-petit-ami avec insistance pendant une période inconfortablement longue. Il finit sa besogne le plus rapidement possible avant de s'enfuir pour aller traîner sur son ordinateur, se réfugiant dans ses recherches. Il s'y réfugia si bien que quand il regarda à nouveau son réveil, il constata qu'il était minuit passé. Il se passa une main dans les cheveux avant de se tourner vers le corps endormi à côté de lui.
Stiles regarda le visage détendu, il avait presque l'air innocent là. Sans la culpabilité qui semblait lui serrer le cœur à chacun de ses mouvements. L'humain passa une main sur les lèvres semi-ouvertes. Seigneur, il avait envie de l'embrasser... Mais il ne le ferait pas. Kate avait profité de lui, Jennifer avait profité de lui et il était hors de question que'il en fasse de même. Il allait draguer Derek... oui ! Et pour ça... Il avait besoin de conseils ! De conseils d'une personne qui ne se moqueraient pas de lui. Oui, Stiles était du genre optimiste.
Le jeune homme se mit en pyjama et s'installa à côté de Derek, le prenant dans ses bras et s'endormant contre lui avec un petit soupir d'aise, s'abandonnant pratiquement tout de suite au sommeil.
« Stiles ! Stiles ! » Entendit le jeune homme, se tournant vers une ombre rouge possédant plusieurs yeux. Il pouvait voir une flèche au-dessus d'elle.
Le jeune homme s'assit en face d'elle, les sourcils froncés tandis que des tam-tams se faisaient entendre. Il n'avait pas peur de ce qu'il voyait, il savait qu'il dormait et tant que l'humain savait qu'il était dans un rêve, il n'avait aucune raison d'être effrayé. Il n'avait aucune idée de ce qu'il était en train de regarder. Il avait vu ça pendant ses recherches mais de manière dispersée, maintenant, tout était ensemble et il savait que son esprit lui envoyait un message, un indice mais il était incapable de comprendre ce qu'il avait sous les yeux.
« Stiles ! » Dit à nouveau la forme rouge.
« Quoi ? » S'agaça-t-il. « Pourquoi tu répètes mon nom, comme ça ?
-Stiles ! Réveilles-toi ! »
Le jeune homme sursauta avant de se redresser, tombant sur son père qui était à l'embrasure de la porte, une tasse de café à la main.
« Tu vas être en retard en cours si tu ne te lèves pas tout de suite.
-Ha...
-Derek a passé la nuit ici ? » Demanda le shérif, plus ou moins étonné.
« C'est pas ce que tu crois ! Je peux tout expliqué ! » Commença Stiles, avant d'être coupé par Derek, légèrement ensommeillé.
« C'est le genre de phrase qu'on dit quand on ne peut rien expliquer du tout...
-Ta gueule Der ! » Dit le jeune homme, gêné.
« Stiles, je m'en fiche que Derek soit ici, je suis juste étonné que tu ne me l'aies pas dit, tu sais bien qu'il est toujours le bienvenu...
-Il s'est fait attaqué par la créature ! » Expliqua Stiles. « Et ses blessures ont du mal à guérir. Je lui interdis donc de quitter le lit jusqu'à nouvel ordre ! »
Derek se retourna pour se retrouver sur le dos et se releva légèrement, lançant un regard triste à John, lui demandant presque de lui venir en aide face à la dictature du plus jeune des Stilinski.
« Je suis privé de sortie.
-Je vois ça... J'espère que tu te remettras vite. » Dit gentiment le shérif. Il savait que son fils pouvait être extrêmement chiant et il n'avait aucune envie de se le mettre sur le dos en défendant les droits du loup-garou.
« Merci. » Soupira le loup, comprenant que sur ce coup-là il était seul et trop faible pour vraiment se plaindre.
« Je vais aller travailler, si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez-moi. Stiles, n'oublie pas d'aller à l'école et ne soit pas en retard... Pas trop en retard. » Ajouta-t-il en y repensant, sachant très bien que son fils n'allait pas simplement partir pour laisser son ami blessé se débrouiller.
« Merci papa ! » Dit Stiles tandis que l'homme partait, comprenant qu'il avait l'autorisation de celui-ci pour s'assurer que Derek irait bien avant de s'en aller pour de bon.
Derek voulut se recoucher, la sensation des os qui se remettaient lentement en place n'était pas la plus agréable qui soit. C'est là qu'il se rendit compte que Stiles était en train de lui caresser les cheveux, il rougit. Stiles ne s'en rendait peut-être pas compte mais il agissait comme un compagnon : il l'avait retrouvé blessé, alors il l'avait lavé, soigné puis amené à sa tanière pour le mettre en sécurité... Il ne manquerait plus qu'il le...
« Je vais aller te chercher à manger. » Fit Stiles, pas plus inquiet que ça. « Ne bouge pas ! »
Oui, qu'il le nourrisse... Derek était vraiment foutu.
Note de fin de Chapitre :
Oh mon dieu ! Merci pour tout l'amour que vous avez envoyé pour cette fic ! J'espère que ce chapitre ne vous aura pas déçu. Vous me donnez vraiment envie de continuer à écrire.
Vous pouvez remercier Frozeen de m'avoir relue et qui m'a aidée à améliorer ce chapitre pour vous. Rendez-vous demain pour de nouvelles aventures.
Merci à tous mes lecteurs et à une prochaine !
