Ndla : Je suppose que tout le monde s'est dit "merde un deuxième chapitre ? Elle a encore des choses à nous reprocher ?" Je vous rassure tout de suite : non ! J'ai longuement hésité à mettre ce second OS pour la bonne et simple raison qu'il y a une plus grosse part de moi dedans. Histoire que vous évitiez de croire que ça me botte de me mettre au-dessus des autres (au cas où j'aurais offensé quelques personnes). Par contre, en aucun cas je ne reviens sur mes propos exprimés dans "Et puis quoi encore ?" Je ne fais que régler mes comptes avec moi-même. Rien d'autre, je tiens à le préciser.

Certains me demanderont "Tu gâches toute l'importance de tes revendications, pourquoi avoir mis ce fichu OS à la suite ?" Je vous répondrais "Parce que", à vous de faire le reste de la réponse.

Je vous préviens, vous serez déboussolé, c'est normal. Si vous arrivez à y comprendre quelque chose, je vous félicite. C'est pour tranquilliser ma conscience.

Bonne lecture, bonne visite pauvre fo... lecteur/lectrice !


Et la suite ?

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― Alleeeeeez ! S'il te plait Lau-chan !

Le revoilà, l'autre, qui me pourchasse depuis que j'ai publié un OS incendiaire, me cramant le bout des doigts au passage et consumant le peu d'égo que j'avais. D'ailleurs, où est passé le reste ? J'avais tout instillé dans ce texte et je n'ai pas assez fait attention, je me suis fait prendre à mon propre piège. J'ai parlé de moi car il m'avait semblé plus facile de me prendre en exemple. Bien mal m'en a pris.

Il agite mon cerveau depuis que j'ai posté cet OS, ce beau ténébreux de quatre ans mon aîné, ce chieur de première catégorie. Ça faisait longtemps qu'il ne m'avait plus hanté.

― Quatre ans que j'attends ça, il faut que tu t'y remettes !

Juste après avoir annoncé que j'avais plus envie de m'y atteler. Je me dis que Dame Inspiration et ma plume se sont liguées contre moi. Quatre ans, ça paraît aussi long que court. Pour moi, ce fut très court. Quatre ans… ça correspond à quoi d'autre ? J'ai un vague souvenir… Est-ce que ça fait vraiment que deux semaines qu'il me harcèle ?

― Tu vas t'en vouloir si tu n'écris plus sur moi, tu devrais parler du sujet passionnant que je suis.

― La ferme Jimini Cricket, quand j'aurai besoin de tes conseils, je m'adresserai à toi. J'ai plus envie de retourner là-dedans. Je suis très bien là où je suis.

C'est vrai, je suis bien dans le petit bain que constitue l'underground de l'écriture : la fanfiction. J'ai raccroché ma veste de « rêveuse en solitaire » pour publier officieusement. Jamais je n'aurais pensé que je me serais taillé une place là-dedans, encore aujourd'hui, je n'y crois pas. Par excès de curiosité – malsaine – je me demande ce qui peu bien circuler sur moi puisque le bouche à oreille est courant dans ce milieu. Je me fiche de l'opinion qu'on peut se faire de moi. Ce n'est rien d'autre que de la curiosité. Curiosité d'analyste, aurait envie de dire mon égo inexistant (ce qui paraît paradoxale).

Vexé, j'ai l'impression de le voir hausser les sourcils et prendre cet air hautain que je lui connais. Si je ne l'avais pas reconnu, j'aurai difficilement pu affirmer que c'est moi qui l'ai fait naître.

― Tu t'es leurré suffisamment longtemps. Je te pardonne tes infidélités puisque ces projets n'ont jamais abouti et que la fanfiction n'est qu'un passe-temps mais va falloir revenir à ton premier amour maintenant !

C'est qu'il commence à casser mes noix inexistantes là ! Je crois que j'ai trouvé qui m'a fauché tout mon égo. Moi qui essaye de comprendre ce qui m'arrive, me voilà avec ce surexcité au comportement si versatile que ma plume s'emballe à chaque fois que je parle de lui.

― Tu te prends pour qui ? Je vais te faire vieillir de trente ans, on va voir si tu feras toujours le malin âgé de 54 ans.

L'énergumène au charme indéniable momentanément calmé, je reprends :

― Je suis occupée, va voir ailleurs si j'y suis, je dois trouver un moyen de me rattraper pour ce satané OS !

― « Et puis quoi encore ? »

Je le foudroie du regard mais je me rends compte de la bêtise de ma colère. Evidemment qu'il est au courant, il s'est offert une place de choix dans mon crâne. Son but est de me ralentir, c'est tout. J'opine, notant qu'il apparaît à chaque fois que j'ouvre sur une page blanche. Si ça ce n'est pas une coïncidence ! Il n'y croit pas plus que moi, logique.

―Quel personnage de One Piece pourrait convenir ? Je ne me vois pas embêter à nouveau mes deux lascars favoris, je cherche un dialogue bien plus poussé…

Non pas que Sanji soit idiot mais je suis une femme. Pour le coup, c'est un problème. Il n'enfoncera jamais assez le clou pour m'obliger à dire ce que je cherche à me faire avouer. Mon harceleur se met à réfléchir.

― Et la jolie brunette avec qui tu as quelques points communs ? Je parle pas du physique évidemment, elle est largement mieux servie par la nature que toi.

Pourquoi l'ai-je fait avec autant de franchise ? D'accord, je me fiche pas mal du physique, n'empêche que ce ton condescendant me tape sur le système. Il pourrait avoir du respect pour sa créatrice !... Quoique, si ça fait aussi longtemps qu'il attend, je comprends sa hargne. Je ne suis pas d'humeur à la supporter. Ni une ni deux, j'attrape mon ordinateur et c'est avec satisfaction que je lance :

― C'est gentil de m'aider, on se revoit plus tard ?

Le temps d'admirer son air surpris sur son visage d'ange, à peine a-t-il le temps de protester que le décor s'efface. Le voilà parti avec et un bateau familier apparaît autour de moi. Je me retrouve à la proue du Sunny, assise face à cette femme aux longs cheveux noirs, au sourire mystérieux et lisant un de ces livres sur l'histoire d'un pays disparu qui me ferait dormir. Sur la table qui nous sépare se trouve une pile de bouquins et une tasse.

Sanji, que je n'ai pas vu arriver, s'empresse de réparer cet « oubli » et dépose une tasse. Thé vert, j'avais zappé que je l'avais programmé dans la foulée. Il se souvient de notre discussion mais ça ne le fait pas rester pour autant. Zoro est à la vigie et mon côté « lemoneuse » ne peut pas s'empêcher d'inciter Sanji d'aller le voir. Merci petite plume perverse !

― Alors MlleLau, pourquoi reviens-tu cette fois ?

Qu'est-ce que… Ah oui, forcément. Je me tiens devant Robin, l'un des seuls personnages qui arrivent à me piquer ma plume pour contrôler l'histoire. J'angoisse d'un coup.

―Deux semaines que tu tournes en rond et, bien que tu sois en vacances, tu n'as produit que deux OS. Tu as pourtant beaucoup en cours, tu affirmais même que les défis proposés par une de tes homologue t'inspiraient. C'est peu en comparaison de certaines périodes et ce n'est pas l'inspiration qui te manque, que se passe-t-il ?

Je l'ai faite un peu plus directe, histoire de ne pas tourner en rond trop longtemps.

― C'est à propos du précédent. Je suis assez mitigée, j'avais jamais écris sur un coup de tête. Il m'arrive de boucler un OS en une journée mais j'obéis à un rituel. Pas avec celui-ci. Il y a eu tellement de réponses, tellement d'avis contraire… J'en ai même accepté un qui m'a mise hors de moi, une anonyme, c'est dire !

― Tu n'y répondras pas ?

― Bien sûr que non, je suis au-dessus de ça.

― Alors pourquoi l'accepter ?

― Parce qu'elle est incapable de prendre une décision par elle-même, voilà pourquoi !

Par la culotte d'Andrasté* ! Je me tourne sur ma gauche et remarque qu'il est là ! Avec cette voix que j'imagine assurée et trop douce, ces courts cheveux noirs gominés et ces yeux gris rieurs, vêtu de son costard-cravate habituel. Le dandy qui me harcèle depuis deux semaines, me hante depuis quatre ans.

Sauf que là, il n'a pas du tout envie de rire. Moi non plus.

― Qu'est-ce que tu fiches ici toi ? C'est plus du Self-Insert, c'est carrément un mauvais Crossover !

― Alors tu admets que je suis un personnage à part entière ?

J'ai encore parlé trop vite, je viens de le flatter. Coup d'œil vers Robin qui a encore son petit sourire en coin. Sûre qu'elle m'a fauchée ma plume grâce à lui ! Pas trop difficile puisqu'il habite ad vitam aeternam dans mon esprit depuis sa naissance.

― Puisque tu te dis mariée à ta plume, je me suis dit qu'elle avait voix au chapitre. Il en est le plus grand représentant.

Quand est-ce que j'ai dit ça ? Moi mariée à ce type ?

― Que dalle ! Je suis ici pour autre chose. Je ne veux pas m'expliquer pour mon coup de gueule qui était peut-être un peu trop confus.

― Certains diraient long.

― Ces gens ne savent pas de quoi ils parlent. Long ? Ça ? Confus, je veux bien mais long ? J'aurais pu faire pire, je me suis concentrée sur l'essentiel ! Si tu me rajoutes ce type qui se prend pour un Jimini Cricket, ce texte va être aussi confus que le précédent !

― Voilà qu'elle insulte ses lecteurs !

― Va chercher Pinocchio au lieu de me chercher des noises toi !

Robin intervient, instillant la raison qu'il fallait à cette discussion.

― Tu tenais donc à ajouter des précisions ?

Je réfléchis sur ce que je voudrais déballer. Savoir mon gentleman à côté de moi, prêt à me descendre, me perturbe. J'ai beau l'avoir crée de toute pièce, il échappe à mon contrôle et ça me déplait. Depuis ma terrible décision, celle qui a signé ma reddition après l'acceptation de mon échec, je le vois me tourner autour avec espoir. Robin a raison, deux OS en deux semaines alors que j'ai de l'inspiration à revendre, c'est anormal. Il n'y est pas étranger.

― L'inspiration m'est revenue grâce au soutient de quelques personnes. Je tiens à les remercier de tout mon cœur. A ceux qui disent qu'ils n'ont pas à commenter nos écrits parce que ce serait nous passer la brosse à reluire, j'aimerais leur rire au nez. Ils n'ont pas compris ce que j'ai expliqué auparavant et ils me navrent parce qu'ils ne comprendront jamais. Je veux que les lecteurs aient plus de considération envers les auteurs grâce à qui ils passent tant de bons moments à lire. On les fait rire, pleurer, angoisser, on peut bien avoir quelques miettes en échanges.

― Acide, légèrement hautaine et sensible, comme je l'aime.

J'ai pas envie de fumer le calumet de la paix avec ce type tout de suite. Je déteste cette part de moi, celle qu'il représente, c'est surement ça le problème ! Je n'ai aucun respect envers ma plume.

― Par cet OS, je voulais que les auteurs qui se sentent concernés par ce problème ne se croient pas seuls et ne baissent pas les bras. J'ai réagi trop tard mais j'espère que le message passera et que les lecteurs comprendront qu'on n'a pas besoin de compliments. On veut juste s'assurer qu'ils ont passé un bon moment à nous lire, à nous suivre. Qui se sentirait d'attaque après avoir essuyé des insultes ou des silences obstinés ?

Robin voit la faille dans ma carapace. Je comprends que l'écriture de cet OS a un lien étroit avec l'arrêt de mes publications personnelles. Ça a forcément touché mon dandy.

― Tu ne trouves pas que ton premier arrêt correspond à un autre moment de ta vie ? demande Robin.

La finaude ! Je cherche bien, croise le regard du fripon qui attend patiemment que le déclic se fasse.

― Mon inscription sur ff*.net ?

― Et quand t'es-tu réellement remise à écrire ? Aussi bien dans la fanfiction que dans tes écrits personnels ?

Ah. La lumière vient enfin de s'allumer dans mon crâne. Le Grand Manitou a côté de moi a dû s'en apercevoir car il s'exclame :

― Alléluia ! Elle a trouvé la lumière au bout du tunnel !

J'ignore sa remarque et je réponds :

― A peu de chose près un an et six mois mais je me suis replongée dans l'écriture de fanfiction plus sérieusement il y a un an. Ça correspond au retour de Jimini Cricket ici présent, je viens de m'en rendre compte.

C'est pas son vrai nom. Il s'en fiche du moment que je lui accorde le temps qu'il estime nécessaire.

― Elle a enfin trouvé le mode d'emploi pour utiliser son cerveau correctement, c'est pas trop tôt.

Pourquoi lui avais-je donné mon sarcasme et mon sens de la répartie ? Y a pas à dire, il fait parti de moi, ce satané gentilhomme ! Essayer de m'en débarrasser revenait à vouloir me débarrasser de ma plume. Tout commence à s'éclaircir de mon esprit. Moi qui pensait qu'écrire de la fanfiction et que les écrits perso étaient incompatibles. Quelle énorme erreur !

― Quelle ahurie !

― Arrête de lire dans mes pensées pigé ?

L'impression de consulter une thérapeute conjugale se fait de plus en plus claire et, tout d'un coup, je me rends compte que c'est exactement le rôle que Robin tenait à jouer. Eclair de compréhension. Ces deux loustics sont de mèche et me font passer pour une imbécile. J'entendrais presque une voix ricaner dans mon cerveau « parce que t'en es une ! » Crétin va !

J'essaye de me faire menaçante, sans succès :

― Ne jouez pas avec mon cerveau tous les deux sinon ça va mal se passer ! Je suis pas là pour parler de moi mais de mon ressenti par rapport aux commentaires.

― Ça revient à parler de toi, réplique Robin. Le point de départ, c'est ton OS, les raisons pour lesquelles tu l'as écris. On ne s'est pas si éloigné du sujet que ce que tu crois.

J'en viens à me dire que cet OS va être un beau bordel, lui aussi.

― Y a aucun rapport entre moi, ce dandy et mes lecteurs là-dedans.

― Bien sûr que si, tes écrits.

J'ai pas envie d'entendre la suite. J'ai VRAIMENT pas envie.

― Si tu n'as aucune considération pour ce que tu écris, comment veux-tu te faire comprendre par tes lecteurs ? Te laisser aller au fil de la plume, ce n'est pas ton style. Tu la maltraites, voilà pourquoi elle t'en veut.

Il est extrêmement bizarre qu'elle parle de ma plume au féminin alors que son grand représentant est un homme. Je déconseille à tous, même à mon pire ennemi si tant est que j'en ai un, de vivre cette expérience. J'ai l'impression qu'elle ridiculise ce qui fait ma fierté.

Oups. J'ai pensé trop vite.

― Elle ose enfin dire que je suis sa fierté, c'est le plus beau jour de ma vie !

Voilà que l'autre abruti s'approche de moi, entourant mes épaules de son bras bien que j'essaye de me tenir loin de lui.

― Ma plume me drague, c'est normal ?

Robin affiche un air qui veut clairement dire que « oui ».

― Elle cherche à avoir ton attention. Tu affirmes écrire pour les autres mais tous tes projets sont la preuve que tu écris aussi pour toi, pour te satisfaire d'un manque.

Wow wow wow, ça devient trop personnel là !

― Je n'ai aucun manque. Je suis blessée dans ma fierté après mon échec.

― Et ton inconscient, par le biais de ta plume, insiste parce qu'elle sait que tu es capable de réussir. C'est pour ça que tu n'as pas définitivement arrêté d'écrire. Tu veux t'attaquer à un plus gros challenge, écrire sur ton univers à toi. C'est pour ça que tu es aussi amère.

― Robin, je t'adore mais là non !

Ma contre-attaque est faible. J'ai dû mal à réfléchir avec un bel homme à côté de moi, même s'il s'agit de ma création.

― Ne partages pas et continue, tu le rendrais si triste si tu ne le faisais pas !

Voilà qu'elle parle de ma plume au masculin. Ce qui veut dire que son choix était intentionnel tout à l'heure. Robin est une petite rusée, est-ce un scoop ? Pas vraiment. Je préfère qu'elle s'attaque à d'autres, ce n'est pas amusant d'être sa proie. J'y réfléchirai à deux fois maintenant, c'est promis !

― Dire qu'au départ, je voulais me racheter auprès de ceux que j'aurai involontairement offensé. Ils vont me prendre pour une psychopathe, pour sûr. Sauf si certains ont déjà lu mes précédents écrits, eux, ils en concluront que j'ai complètement disjoncté. A partir du moment où tu parles avec un homme que tu as créé de toute pièce, tu peux être sûr qu'on te réserve un lit dans un asile.

― Ah, tu n'avais pas compris ?

A voir les visages des deux tortionnaires, quelque chose m'a échappé.

― C'est ta plume qui t'as conduite ici par deux fois. Nous n'existons pas ailleurs que dans ta tête.

Que… Quoi ? N'essayez pas de foutre le bordel dans ma tête ! Je ne suis pas cinglée, seulement une auteure… Ce qui n'est qu'un synonyme quand on y pense.

― Je pensais que tu en avais conscience, me sort le gentilhomme qui m'a lâché entretemps.

― Je suis juste devant mon écran en ce moment ?

― Bien sûr idiote !

Qu'il ait lourdement insisté sur le « idiote » aurait dû me vexer mais je suis sur les rotules. Ça fait deux semaines que je me creuse la cervelle et que je tourne en rond et cette stupide plume me nargue. Ce n'est même plus moi qui commande.

― Bon, il est temps d'en terminer avec cet aparté ! On va retourner à la dure réalité Lau-chan.

― C'est pas toi qui décide !

N'en faisant qu'à sa tête, il se lève et m'enlève en me prenant dans ses bras. Je devrais être ravie, un bel homme qui vous porte ça ne se refuse pas, mais je veux rester encore un peu dans ce monde bien plus beau que le vrai. Ils décident de tout à ma place, ce n'est pas juste. On me vole ma plume !

― Nous avions écris le scénario à ta place. Excuse-nous mais c'était le seul moyen de te faire comprendre que mépriser ta plume ne te mènerait à rien. Tu as trop d'inspiration pour la laisser pourrir dans un coin de ton cerveau. Il fallait absolument qu'on te fasse redescendre de ton petit piédestal.

― Tu es là pour m'emmerder, c'est ça que tu tentes de me dire ?

― Tout juste !

Et il y prend plaisir, ce stupide petit…

Robin me salue poliment de la main tandis que le décor s'efface à nouveau, je retrouve ma chambre, mon bureau, mon ordinateur. Depuis quand suis-je assise devant cet écran ?

― Super et maintenant ? dis-je à voix haute en me croyant seule.

Deux mains se posent sur mes épaules et cette voix, celle de mon gentleman, se fait entendre :

― Et bien écris ! Sèmes le doutes, tu aimes l'ambiguïté, le "pas fini" n'est-ce pas ? Frustre tes lecteurs, faut leur en faire voir de toutes les couleurs !

Du coin de l'œil, j'arrive à le voir sourire. Ce même sourire qui illumine mon visage inconsciemment. Finalement, je vais laisser tranquille cette part de moi. Je suis comme n'importe quelle auteure : une débutante. Je devrais me laisser une chance et arrêter de me descendre à tout bout de champ. Me mettre sur un piédestal, ce n'est pas non plus mon truc. Ce coup de gueule sera mon exception à la règle.

Et la suite ? On verra bien où l'inspiration et ma plume me conduisent.

― Pendant que j'y pense, la prochaine fois que tu décides de te restreindre à la fanfiction, c'est pas un tour chez cette Robin que tu vas gagner mais le devoir de me supporter tout un mois. Nuit et jour, crois-moi, tu n'aimeras pas ça.

... Bon, j'en étais où déjà moi ? Ah oui. Le respect de ma plume. Un gros challenge.

Bien, bien bien bien... Semons alors. Allons-y, la grande œuvre qu'est ma vie, comme chaque existence sur cette fichue planète, est sur le point de se poursuivre.

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*Mon côté geek qui ressort. Comprendra qui voudra. Sinon no comment.

Bravo, toi qui a fini de lire, tu es aussi... sain d'esprit que moi (prends ça comme un compliment). Si tu cherches un sens et que tu tiens à faire une critique négative, non seulement tu dois t'en abstenir sinon je vais brûler ton clavier grâce à ma force mentale mais tu dois aussi te convaincre que l'auteure tenait à s'essayer à l'absurde. Ce n'est pas totalement vrai mais va falloir t'en convaincre.

J'y pense maintenant, mais le rapport reviews/vues est pas mal : 28/343 vous pouvez être applaudi (ceci n'était pas une remarque sarcastique, je sais que vous en avez l'habitude avec moi mais, croyez-moi, cette phrase n'en était pas une... Croyez-moi. ) J'étais un peu trop pessimiste pour le coup.

Il n'y a pas d'obligation de reviewer (parce qu'avant on était obligé ? ha !) ou de commenter. Je me remets seulement à ma place, la boucle est parfaitement bouclée.

Bien, sur ce, je m'envole vers le pays Imaginaire avec mon sexy dandy. Mitraillette et pâte d'amande, j'vous aime putain !