Bonjour à tous,

Nous vous retrouvons avec un nouveau texte du Noël des Sorciers.

En vous souhaitant une bonne lecture,

Yunoki & Baderoh


Célébration rime avec Maraudeur(s) en action par Pandelfique

Remus se retourna sur son lit, alors que le froid s'immisçait peu à peu en lui. Il envoya une main peu réveillée chercher sa couverture pour la rabattre sur sa tête. Il trouva la-dite couverture un peu glacée, mais ne s'en soucia pas.

Lorsqu'il atteignit son cou, il hurla et se leva d'un bond, maudissant celui qui avait mis de la neige dans son lit.

Ce ne fut qu'après avoir connecté ses trois neurones embrumés qu'il se rendit compte de plusieurs choses. Tout d'abord, ce qu'il avait pris pour son lit n'était qu'un tas de poudreuse informe. Par ailleurs, il n'était vêtu que d'un caleçon rouge et blanc et de chaussettes dépareillées roses et vertes. En outre, il s'aperçut qu'il n'avait plus sa baguette.

Enfin, il leva les yeux et vit qu'il était dans une rue moldue très passante et que tout le monde le regardait très bizarrement. Impossible de transplaner devant tout ce monde.

Une fois de plus, il maudit Sirius Black.

Alors qu'il fouillait du regard le lieu, cherchant un éventuel habit, deux hommes vêtus de bleu s'approchèrent. Remus reconnut pour son plus grand malheur deux policiers moldus.

Monsieur, veuillez nous suivre, sans opposer de résistance, s'il vous plaît.

Écoutez, je sais que cela peut paraître bizarre, mais ce n'est pas vraiment ce que vous croyez, c'est moi la victime dans l'histoire, commença Remus.

Désemparé, le loup-garou jeta un coup d'œil en arrière, où toute une foule s'était agglutinée pour observer son arrestation. Heureusement qu'il existait des gens encore assez stupides chez les moldus pour se préoccuper des affaires des autres.

Tout en continuant à baragouiner excuses et autres plaisanteries aux deux policiers – qui commençaient sérieusement à en avoir marre de bosser, c'était Noël, merde – il commença à reculer discrètement, un pas après l'autre, vers la foule.

Au moment où il se retourna pour fuir, il sentit un crochet le saisir au nombril et disparut sans pouvoir s'échapper.

Le lycanthrope reconnut la sensation d'un Portoloin. Il se demanda tout d'abord quel était l'objet transformé, puis s'inquiéta de savoir où ce maudit Black allait l'envoyer. Car Remus n'était pas stupide, non, loin de là. Il savait très bien qui était le responsable de ces malheurs. Et il allait lui faire payer en rentrant, foi de Remus Lupin !

OoOoOoOoO

Comme à l'accoutumé, Remus rata son atterrissage de Portoloin. Désorienté, il s'étala de tout son long sur les dalles froides. Il grimaça, se disant qu'il était bon pour avoir quelques bleus.

Le lycanthrope se releva sans plus attendre, curieux, mais angoissé de voir ce que Sirius avait encore trouvé. Visiblement, il avait sorti le grand jeu, et des arguments imparables devant Dumbledore, car Remus se trouvait maintenant dans Poudlard.

Dans la Grande Salle de Poudlard, plus précisément. A l'heure du déjeuner.

Remus rougit de honte et de colère. Les élèves, d'abord confus et étonnés, riaient maintenant de bon cœur devant la mine déconfite de leur ancien professeur si peu habillé.

Les professeurs, eux, essayèrent de cacher leur fou-rire, plus ou moins en vain. Flitwick ne dissimulait aucunement ses gloussements, tandis que les lèvres de MacGonagall tressautaient imperceptiblement. Seul Rogue gardait son air blasé, se moquant intérieurement de celui qui lui avait mené la vie dure avec ses amis, quelques années auparavant.

Albus Dumbledore esquissa un sourire en coin et conjura une cape qu'il envoya vers Remus, tout en s'approchant du lycanthrope. Il posa une main sur son épaule et s'exclama bruyamment :

Eh bien, mon cher Remus, que me vaut l'honneur de cette visite impromptue ?

Inutile de mentir, Professeur, je sais très bien que Sirius vous a soudoyé, car vous avez permis l'arrivée de mon Portoloin, rétorqua-t-il en lançant un regard à faire trembler Bellatrix Lestranges.

Enfin, mon garçon, vous savez que je suis imperméable à toute tentative de corruption ?

Excepté si cette tentative comprend des bonbons aux citrons, n'est-ce-pas ? questionna Remus, sa pseudo-colère oubliée.

Je ne peux ni confirmer ni infirmer cette affirmation, déclama le Directeur avec un clin d'œil malicieux.

Remus soupira, amusé.

Eh bien, Monsieur le malfrat, pour me dédommager des torts que vous m'avez causé, j'imagine que vous ne verriez aucun inconvénient à ce que j'utilise votre cheminée ?

Faites, mon cher Remus, faites, je vous en prie, répondit Dumbledore. Je ne vous accompagne pas, vous connaissez le chemin.

Le lycanthrope salua les Professeurs assis à leur table, ainsi que les élèves qu'il reconnaissait, avant de partir d'un pas digne, avec ses chaussettes roses et vertes.

L'ancien Professeur déambula dans les couloirs froids de l'école, intérieurement ravi de s'y balader. Arrivé devant la statue gardienne, il prononça le mot de passe ( Haribo, encore une folie de Dumbledore ). Tous les membres de l'Ordre connaissaient les mots de passes, au cas où il y aurait une urgence.

Une fois dans le bureau, Remus salua Fumseck, conscient qu'il s'agissait du seul animal l'approchant de plein gré, et se dirigea dans la cheminée. Il prononça l'adresse, disparut dans un tourbillon de flammes vertes...

… et s'étala une nouvelle fois par terre, enseveli sous un énorme tapis.

Une fois encore, il maudit Sirius, qui avait ensorcelé le tapis pour qu'il se comporte comme un chien. Remus se retrouva donc avec un tapis qui lui faisait des fêtes.

Maugréant contre ce sale cabot, le lycanthrope se releva et se dirigea vers la salle de bain, pour se réchauffer, en évitant habilement les assaut du tapis enragé.

Il se déshabilla sous les commentaires moqueurs mais habituels du miroir, puis alluma l'eau chaude au maximum. Malheureusement pour lui, Sirius avait prévu ses actions.

L'eau jaillit du tuyau sous pression, incontrôlable. Le tuyau lui échappa des mains, inondant d'eau glaciale toute la salle de bain, y compris Remus.

Celui-ci jura et arrêta immédiatement l'eau. Le sale cabot était allé jusqu'à trafiquer son endroit préféré !

Remus soupira et décida de ne pas nettoyer. Ce serait le boulot du fautif, après tout, c'était de sa faute.

Il se dirigea ensuite vers sa chambre. Sobre et peu décorée, il n'y avait que le strict minimum : un lit, une fenêtre, un bureau et une armoire. Il marcha jusqu'à celle-ci et l'ouvrit d'un coup sec.

Le lycanthrope envoya la main et essaya de saisir une de ses robes, mais celle-ci glissa hors de sa portée. Fronçant les sourcils, il réessaya de harponner le vêtement, mais il réitéra sa fuite, en descendant de son cintre, puis en partant hors de la chambre, rampant sur le sol.

Remus, soupçonnant un nouveau coup de Sirius, essaya de s'emparer d'une autre robe, qui eut la même réaction.

L'ancien Professeur soupira et abandonna, concluant à contrecœur de rester vêtu uniquement d'un caleçon et de chaussettes.

Il descendit au rez-de-chaussé, dans la cuisine, décidant de manger un morceau. D'un geste inconscient, il lança sa main en avant pour ouvrir un placard, mais s'arrêta juste à temps. Qui sait ce que Sirius avait encore trouvé ? Le cabot le connaissait tellement bien qu'il n'était pas difficile de prévoir ses actions, alors il avait sûrement piégé le placard de nourriture.

Remus resta immobile, essayant de deviner si l'évadé avait piégé ou non. Après cinq minutes de débat intérieur et trois gargouillements d'estomac, la faim prit l'ascendant sur la raison. Il ouvrit le placard précautionneusement et déguerpit immédiatement loin de celui-ci.

Voyant que rien ne sortait, émergeait, jaillissait du placard, il s'approcha prudemment de lui. Il le scruta minutieusement, sans rien déceler d'anormal, hormis un bout de papier adossé à une boîte de chocolat.

Se demandant quel nouveau tour avait inventé Sirius, il s'en saisit délicatement et l'ouvrit, lisant les griffonnements écrits.

« Salut Lunard !

Tu dois être en train de me maudire allégrement. Mon cadeau dans la ville moldue t'a plut ? J'aurais aimé voir ta tête quand tu t'es rendu compte de comment tu étais habillé. Et quand tu es arrivé à Poudlard, qu'est-ce que j'aurais aimé être là !

Tu devrais être heureux, j'ai sacrifié MA salle de bain pour toi ! N'est-ce pas une formidable preuve d'amitié ?

J'espère que tu retrouveras tes robes saines et sauves, imagine qu'elles soient allées se réfugier chez Buck... Quel dommage ! Promis je t'en payerai des nouvelles !

Je te laisse, je dois m'en aller loin de tes représailles.

A plus Mumus !

PS : Combien de temps as-tu hésité avant d'ouvrir le placard ? Je parierai pour cinq minutes... »

Remus jura à voix haute, amusé. A vrai dire, même s'il ne s'y attendait pas, il n'était pas étonné. Un vrai Maraudeur fête Noël !

Maintenant, il allait se retrancher dans une chambre pour préparer sa vengeance.

Ce n'était peut-être pas facile de vivre avec un Maraudeur qui confondait Noël et le 1er avril, mais Remus n'était pas en reste ! Il avait quand même vécu sept ans dans le même dortoir que James Potter et Sirius Black !

Le loup-garou s'éloigna en se frottant les mains, imaginant la tête du cabot lorsqu'il se retrouverait affublé d'un collier pour chien rose fluo et un tatouage bleu d'os en plastique...