Salut à tous ! :D Tout d'abord… MERCI ! *w*J'ai été extrêmement ravie de vous retrouver dans les reviews ! Et je suis contente de voir que le début de cette fic vous plait, que vous vous poser des questions et que vous avez des attentes ! Pas de soucis à ce niveau-là, j'y travaille ! ;) Alors pour répondre à quelques questions…
Oui, on verra Harold sur des skis pour qu'il fasse un joli rouler bouler dans la neige x) Oui, de la romance et du drama s'annonce ;) alors oui, j'ai conscience qu'un humain ne peut pas être toujours en vie au bout de mille an dans la glace et que la procédure pour décongelé quelqu'un et le soigner ne se passe pas du tout comme ça x) mais pour les besoins de la fic, j'ai dû faire l'impasse sur la réalité sinon ce serait trop long et chiant, et je voulais surtout pas que mes lecteurs s'ennuient et s'impatientent. Oui, parce que je sais que vous voulez de l'action, bande de gloutons ! x) et vous en aurez ! ;) Et ne vous en faite pas, vous saurez bientôt pourquoi il s'est retrouvé dans la glace ;)
Oui, les dragons seront présents dans cette histoire, mais pas vraiment en flashback. Que je m'explique. Quand j'ai fait des recherches pour une nouvelle fic, je voulais faire une histoire qui se passe dans le monde viking, mais aussi dans le monde réel sous forme d'UA. J'ai donc décidé de mélangé les deux ! Vous aurez donc des chapitres qui parlent du passé et d'autre du présent ! :D Bon je spoil un peu, mais la semaine prochaine, on change d'époque ! Direction l'époque Vikings ! :D
Pour la trame… euh… oui et non. Disons que mon Harold ne vivra pas les événements majeurs du film, mais certain passages/événements des films et de la série seront repris et légèrement modifiés. Je voulais faire une histoire un peu différente, en fait. Pas une suite d'un des deux films ou de la série actuelle. :)
Voilà, voilà ! Comme d'hab, laissez une petite review si ça vous a plu, ça fait toujours plaisir ! ^^ Et si vous avez des questions/attentes, hésitez pas à me les poser ! Encore merci d'être de nouveau la pour cette nouvelle aventure ! ^^ A vendredi ! :D
Musique : Imagine Dragons - Monster - Music Video Cover by RUNAGROUND
Chapitre 2 - Une bonne étoile
Durant tout le trajet jusqu'à la sortie de l'hôpital, Harold avait reçu de nombreux regards assez curieux de la part des patients, des visiteurs et du personnel médical. L'origine ? Sa tenue assez curieuse et peu ordinaire, et ça, il en avait conscience, tout comme Valéria qui lui fit gentiment la remarque.
- C'est ta tenue qui les intrigue.
- J'ai vu.
- Et y'a pas qu'eux que ça intrigue. Y'a moi. Tu t'es cosplayé en quoi?
- Cos... quoi ?
- Euh... Cosplayé, ça veut dire être déguisé en un personnage spécifique. Genre là, t'est déguisé en quoi ? En viking, non ? Vu que tu portes une armure d'écailles avec une tête de dragon sur ton épaule.
- Euh... si on veut. Mais je... woh !
Le duo venait enfin de passer la double porte coulissante. En voyant les voitures, la vie urbaine assez mouvementée, tous ces gens vêtus étrangement comme Valéria et les gens de l'hôpital, mais en voyant également les immeubles s'élever vers le ciel, Harold ne se sentait pas très bien. Il prit alors conscience que le monde avait beaucoup trop changé depuis le début de son hibernation. Mais il comprit aussi que tout ceux qu'il avait connu avaient disparus depuis longtemps. il était donc seul au monde, dans un monde qu'il ne reconnaissait pas. Et s'il voulait survivre, il allait devoir s'adapter. Ce qui n'allait pas être facile.
- Harold ? ça va ?
- Je... non. Non, ça ne va pas...
- Qu'est ce qui y'a ? s'inquiéta Val en voyant son air abattu
Harold s'approcha d'un banc à moitié enneigé et s'asseya dessus, la tête entre ses mains. Valéria s'accroupit devant lui et posa ses mains sur ses genoux.
- Harold ? l'appela-t-elle d'une voix triste mais douce
- C'est juste que... en voyant tout ça... tout ce qui nous entoure, je me rends compte que j'ai dormi pendant trop longtemps. Je ne reconnais rien...
- Désolée Harold. Mais ça va aller, je suis là pour t'aider.
Elle lui avait dit ça avec sincérité. Elle avait d'autres choses à penser, comme la gestion et l'ouverture prochaine de la station, mais elle avait envie de lui venir en aide.
- Merci mais... pourquoi tu m'aides ? Tu ne me connais pas...
- Parce que... c'est normal ? non ? souriait-elle. Allez viens, on va aller manger un morceau chez Chris. Tu verras, il fait d'excellents Cheeseburgers maison !
- Je ne sais pas ce que c'est...
- Oh. Bah tu verras, tu ne seras pas déçu ! Allez viens. Ça ira mieux dans cinq minutes. Souriait-elle en lui tendant la main.
Harold jetait un regard à sa main puis à elle. En la voyant lui sourire, il retrouvait un peu l'espoir que son malheur s'arrange. Mais c'était à cause de quoi ? A cause d'elle ? De son sourire ? Ou bien de sa gentillesse ? Avec un léger sourire, il prit sa main et elle l'emmena vers sa voiture garée sur le parking. Devant l'étrange véhicule roulant et métallisé, Harold la regarda avec des yeux surpris. Qu'est-ce que c'était que ça ? Ça servait à se déplacer ? Il regardait alors Valéria ouvrir sa portière et entrer dans la voiture, et il fit de même. Il s'asseyait sur le siège du côté passager, referma la porte et regarda l'intérieur de l'engin avec curiosité. Ce nouveau monde risquait d'être tout aussi intéressant qu'effrayant en fin de compte. Valéria mit sa ceinture et démarra le moteur. Harold mit aussi la sienne avec une légère difficulté puis quand il fut enfin attaché, ils se mirent en route vers le restaurant de Chris.
En route, Harold semblait impressionné et terrifié de... surfer sur le sol ! Mais ça le rendait légèrement malade. Voyant qu'il était un peu pale, Valéria appuya sur un bouton et la vitre du côté d'Harold s'abaissa. Il se hâta de prendre une grande bouffée d'air ce qui amusa la conductrice. En même temps, le dossier d'Harold glissa de ses jambes et tomba sous le siège. Ils arrivèrent assez vite au restaurant et quand ils descendirent de la voiture, Harold s'appuya dessus pour reprendre son souffle.
- Ne t'en fais pas. A force, tu vas vite retrouver l'habitude des transports. Mais si t'es pas bien, c'est aussi parce que tu n'as pas mangé.
- Si tu le dis...
Il la suivit jusqu'au restaurant situé sur le trottoir d'en face, non sans recevoir encore des regards intrigués des passants, mais aussi des quelques clients à l'intérieur, ce qui commençait à l'agacer. Valéria leur adressa un sourire poli puis elle emmena Harold vers le fond du restaurant afin d'être tranquilles. Harold appréciait cette attention de sa part, mais aussi la chaleur du restaurant ainsi que les bonnes odeurs qui flottaient dans l'air. Il ne savait pas à quoi appartenaient ces odeurs, mais ça lui ouvrait encore plus l'appétit. La jeune femme enleva son cache-nez, son bonnet, ses gants et son manteau, puis adressa un autre sourire à Harold avant de tourner sa tête vers Chris qui venait d'arriver.
- Salut Val. Ça va ?
- Ça va bien, Chris. Je te présente Harold. Un ami.
- Eh bien, salut Harold.
- Salut.
- Il ne connait pas tes succulents cheeseburgers maison. Tu nous en apporte deux avec des frites et deux sodas, s'il te plait?
- Ça marche ! conclut-il en allant vers la cuisine.
Vu qu'ils allaient être tranquilles pendant un petit moment, Valéria comptait en profiter pour en savoir plus sur lui. Mais Harold semblait gêné par autre chose.
- Qu'est ce qui y'a ?
- Je ne pourrais pas payer ce que tu as commandé.
- C'est rien. ça me fait plaisir. Souriait-elle Alors... euh... en attendant que notre repas arrive, parle-moi un peu de toi.
- J'hésite à le faire.
- Pourquoi ça ? s'étonnait-elle
- Tu ne pourrais pas tout comprendre. Tu me prendrais pour un fou. Soupirait-il avec contrariété
- Vraiment ? Pourtant, t'en a pas l'air. T'as juste l'air complétement perdu. Ecoute... le fait d'écouter est déjà une forme d'aide, Harold. Au pire, ne me raconte pas les détails. L'encourageait-elle
- Je n'ai pas très envie de...
- Excusez-moi... tenez. Bon appétit. Les coupa Chris qui venait d'arriver avec les commandes
- Merci Chris. Bon appétit, Harold
- Toi aussi.
En voyant la copieuse assiette et au combien ça avait l'air bon, Harold se jura de ne pas laisser une seule bouchée partir à la poubelle ! Imitant Valéria qui avait déjà entamé le sien, l'agréable effet d'avoir le ventre remplie d'un bon repas chaud lui faisait du bien. Et c'est vrai que c'était bon ! Comme Valéria, il mettait du Ketchup dans son assiette et trempait ses frites dans la sauce. Et le soda aidait parfaitement à faire descendre tout ça ! Comparé à ce qu'il mangeait autrefois, c'était une curieuse nourriture mais qui était absolument délicieuse ! Harold reprenait des forces et se sentait déjà bien mieux.
- Donc... tu me disais ? reprenait-elle entre deux bouchées
Harold nota qu'elle était vraiment têtue ! Mais comment pouvait-il raconter son malheur sans passer pour un fou ? Pourtant, dès qu'il l'avait vu, il avait tout de suite eu le sentiment qu'il pouvait lui faire confiance. De plus, elle lui avait été d'une grande aide jusque-là. La moindre des choses, ce serait donc de ne pas la repousser et de lui faire confiance. Mais si elle le repoussait ? Si elle le prenait pour un fou ? Il se retrouverait de nouveau seul... Il hésita encore un moment, puis en croisant de nouveau le regard curieux des clients, il décida de ne rien dire, et encore moins de regarder Valéria dans les yeux. Cette fille lui rappelait trop quelqu'un et la regardait une seconde de plus était insoutenable.
- Je n'ai rien à dire, Valéria. Je suis juste une personne qui n'a pas eu de chance et qui a visiblement tout perdu. Et à partir de maintenant, je vais devoir vivre avec cette réalité pour le restant de mes jours.
Il continuait de manger le reste de son assiette dans le calme, le regard baissé. Voyant qu'il ne voulait rien dire de plus, Valéria finit de manger sans rien dire de plus. Quand il eut fini, Harold se leva de table, le regard décisif, sous le regard curieux de la jeune femme. Et cette fois, il la regardait dans les yeux, en signe de politesse.
- Harold ?
- Valéria. Je te remercie pour tout ce que tu as fait. Mais à partir de maintenant, je préfère me débrouiller seul. Et si jamais nos chemins se recroisent, j'espère que ce jour-là, tout sera arrangé pour moi. J'espère que tu me comprends.
- Euh... oui, je... je comprends.
- Merci...
Se sentant quand même un peu mal d'agir comme ça envers elle, Harold lui adressa un signe de tête amical avant de sortir du restaurant sous le regard intrigué de tous. Quand la porte se referma, Valéria se laissa tomber contre la banquette et soupira tristement, ignorant les clients qui lui avait adressé un bref regard. Elle ne s'attendait pas à ce qu'Harold agisse comme ça. Elle se mordit la lèvre d'un air songeur, puis elle se rhabilla à toute vitesse, paya l'addition et fonça dehors.
A peine sorti, Harold c'était pris une légère bourrasque glacée. Le temps était assez frais et avec juste sa combinaison sur le dos, il avait froid. Pourtant, de l'époque où il venait, le froid ne le gênait pas autant que maintenant. Les conditions météorologiques auraient-elles changé et empiré au fils du temps ? En marchant le long du trottoir enneigé, Harold ne savait pas où aller.
- Harold ! Attends !
Il fit demi-tour et vit Valéria courir vers lui.
- Valéria ? Qu'est-ce que...
- Tiens. Dit-elle.
Elle lui donna son bonnet, ses gants, puis elle lui passa son écharpe bien épaisse autour du cou. Malgré le vent frais, elle demeurait calme et insensible au froid, comme si ça ne la dérangeait pas. Harold la regardait perplexe alors qu'elle terminait d'ajuster l'écharpe.
- Voila. Tu auras moins froid comme ça.
- Mais... et toi ?
- J'ai un bon pull à col roulé et je suis en voiture. Et puis ça ne me dérange pas.
- Ecoute, c'est gentil mais... je ne peux pas accepter.
- A défaut de me raconter ton histoire, accepte au moins ça.
- Mais...
- S'il te plait. Insista-t-elle
Son regard était suffisamment convainquant pour qu'Harold décide d'abandonner. Elle était beaucoup trop gentille avec lui. Elle l'avait aidé à l'hôpital, elle lui avait offert un repas et maintenant, elle lui donnait ses propres affaires alors qu'il l'avait gentiment rejetée ! Cette fille était la gentillesse incarnée. Elle tourna un instant la tête vers un bâtiment situé sur le trottoir d'en face et son regard devenait alors très sérieux, et inquiet.
- Harold. Je ne sais pas si c'est par fierté, par orgueil ou pour autre chose que tu veuille régler ton problème tout seul, et c'est tout à ton honneur. Mais cette nuit, ils ont annoncé à la météo une des nuits les plus froides de la semaine. Et comme je sais que tu n'accepteras plus rien de moi, car tu vas me dire que j'en ai déjà trop fait, je veux que tu acceptes quand même ce dernier geste de ma part.
Elle lui mit dans la main une certaine somme d'argent qu'Harold regardait avec un léger étonnement. C'était quoi ces drôles de papiers rectangulaire de couleur ?
- Qu'est-ce que... ?
- Il y a de quoi t'offrir une nuit dans l'hôtel situé juste là, avec un petit déjeuner pour demain matin. Et prendre le bus si tu veux te déplacer.
- Non, je... je ne peux pas accepter ! C'est... c'est beaucoup trop...
- Je sais, mais c'est de bon cœur. Alors accepte cet argent, s'il te plait.
Il ne savait plus quoi dire et se contentait de la regarder en serrant l'argent dans sa main.
- Merci Valéria.
- De rien. Bon, je vais te laisser tranquille. Ravie de t'avoir rencontré et aidé.
Elle fit demi-tour et s'éloigna, les mains dans les poches. Harold n'avait pas bougé et la regardait partir. Quelques pas après, elle se retourna pour lui sourire.
- Et bonne chance pour tes recherches !
C'était lui qui lui souriait, là. Il rangea l'argent dans ce qui lui servait de poche et continua de regarder Valéria s'éloigner et attendre devant un passage piéton. Quand elle partirait au volant de sa voiture garé en face, il commencerait ses recherches et passerait la nuit dans cet hôtel. Mais là, il avait envie de regarder jusqu'au bout la seule personne qui lui avait apporté un peu de lumière dans les ténèbres qui l'entourait. Mais aussi parce qu'après, il savait qu'il ne la reverrait plus jamais.
Le petit piéton vert venait de s'illuminer. Se protégeant du vent avec le col de son manteau, Valéria avançait la tête légèrement baissée. Mais au croisement, une voiture qui venait d'ignorer les feux rouges arriva à toute vitesse. Ayant vu le danger arriver, Harold se précipita instinctivement vers elle pour la sauver. Valéria s'aperçut du danger mais n'avait pas eu le temps de réagir. Figée sur place, elle se sentait ensuite tirée vers l'arrière, loin de la route, pour atterrir en toute sécurité dans les bras d'Harold. Emprisonnée dans ses bras et beaucoup trop près de son visage, elle plongea son regard dans le sien, le cœur battant à toute vitesse sous le coup de l'émotion. Harold faisait de même en plongeant dans son regard noisette parsemé de petites taches vertes, tout en sentant son propre cœur qui cognait dans sa poitrine.
- Tu... tu m'as sauvée...
- C'était à mon tour de te venir en aide...
- Merci... Bon... je vais rentrer et... faire plus attention cette fois. Souriait-elle un peu maladroitement en s'écartant de ses bras
- D'accord.
- Encore merci.
Cette fois, elle lui serra la main pour le remercier. Mais aussi bizarre que ça l'était pour eux, ils n'arrivaient pas à détacher leur mains l'une de l'autre. Presque comme deux gosses, ils tentaient de se lâcher et de partir.
- Euh... faut que j'y aille... souriait-elle
- Je sais. Moi aussi.
Petit instant de gêne. Valéria était rougissante. Ses joues étaient encore plus rouges à cause de la situation qu'à cause du froid. Harold se décida à la laisser s'en aller puis il la vit monter dans sa voiture rouge et partir au loin. Ça y est. Elle était partie.
Harold avait un drôle de pincement au cœur. Qu'est-ce qu'il avait ? Pourquoi se sentait-il bizarre ? Pourquoi il n'avait pas eu envie de la laisser partir ? Il avait pourtant exprimé le désir de vouloir rester seul pour régler ses problèmes ! Ou alors était-ce à cause de sa raison personnelle qui le dévastait de l'intérieur, mais dont il avait tout fait pour ne pas inquiéter davantage Valéria ? Haussant les épaules, il préféra chasser cette raison de son esprit, puis il se mit à réfléchir à ce qu'il allait faire. A l'hôpital, il avait vu la date avec l'année actuelle. 2016. Comprenant que beaucoup trop de temps s'était écoulé, il lui fallait trouver des infos sur les vikings, qu'il sache ce qu'était devenu son peuple au cours du temps. Et où trouver ce genre d'infos ? Dans des livres. Et ça tombait bien, parce qu'une bibliothèque se trouvait juste à l'angle de la rue.
Une fois à l'intérieur, il était bien content d'être au chaud plutôt que dehors. La bibliothécaire lui adressa un sourire et un bonjour amical, puis elle haussa un sourcil en voyant sa tenue. Ignorant son regard, Harold s'approcha du comptoir pour formuler sa requête.
- Bonjour. Dites-moi, est ce que vous avez des livres sur tout ce qui concerne l'époque vikings ?
- Bien sûr, monsieur. Sur la rangée tout à gauche, vous trouverez tout ce qui concerne votre domaine de recherche. Mais avant, je vous demanderais d'inscrire votre nom et votre prénom, ainsi que la date et l'heure de votre visite.
- d'accord.
Avec l'aide de la pendule numérique qui se trouvait à coté, c'était facile pour lui de remplir la feuille. Il inscrit « Harold Haddock » et s'en alla dans le rayonnage correspondant à ses recherches, après avoir adressé un léger sourire à la dame qui le lui rendit avant de retourner à son travail. Il ne perdit pas de temps et trouva rapidement le secteur recherché. En voyant les rangées de livres, il ne savait déjà plus où donner de la tête. Il pensa à son ami Varek, qui était un grand adorateur de la littérature.
- Varek... si tu étais là, t'aurais déjà trouvé ce que je cherche...
Penser à lui l'attrista, surtout qu'Harold se rappelait parfaitement ce qu'il lui était arrivé. Pour oublier sa peine, il chercha le plus de livres liés à ses recherches et au final, il se retrouva avec une dizaine de livres dans les bras. Il s'installa ensuite à table et commença à lire.
oO*Oo
Quand Valéria était rentrée dans sa voiture, elle avait posé son sac sur le siège du côté passager et n'avait pas traîné pour démarrer la voiture et rentrer chez elle. Elle avait du travail à faire et ça l'aiderait à oublier ce garçon. Durant tout le trajet, et même quand elle se gara devant chez elle, elle ne remarqua même pas que le dossier d'Harold était toujours dans sa voiture. Elle passa la porte, ôta son manteau qu'elle jeta sur le canapé, puis elle monta se laver les dents, se passer un coup d'eau sur le visage, et attaqua tout de suite la paperasse administrative tout en se forçant de ne pas penser à Harold. Durant toute l'après-midi, ça avait marché. Et en plein travail, quelqu'un sonna à sa porte. Elle descendit ouvrir et Cami lui adressa un sourire.
- Salut Val !
- Salut Cami. Qu'est ce qui t'amènes ?
- D'habitude, je n'ai pas de raisons particulière pour vouloir voir ma copine, mais là, si. Je suis venue te rapporter ceci.
Elle lui tendit son portable, ce qui étonna Valéria. Comment ça se fait que ce soit Cami qui l'ait ?! Elle l'avait pourtant mis dans la poche de son manteau !
- Où tu l'as trouvé ?
- C'est Chris qui l'a trouvé. D'après lui, tu as du le perdre quand t'es venue manger ce midi au restaurant. Il l'a récupéré et quand je suis passé le voir, il m'a demandé de te le remettre.
- Ah. Merci.
- Et il m'a dit un autre truc. Il m'a dit que tu n'étais pas venue seule ce midi. souriait-elle
- Ah. Quel bavard celui-là. grommela-t-elle en roulant les yeux au ciel
- Tu étais avec qui ? demanda-t-elle en s'asseyant sur le canapé
- Tu ne vas pas me croire. J'étais avec le gars qu'on a retrouvé coincé sous la glace.
Les yeux de Cami s'écarquillèrent de surprise. Valéria esquissa un sourire en coin en voyant la tête de sa meilleure amie. Elle était sure qu'elle ferait cette tête !
- Sérieux ?! Oh vas-y raconte ! Je veux tout savoir ! Comment tu t'es retrouvée à manger avec lui ?
- Bah hier soir, il était déjà libéré de la glace et à la demande du médecin, je suis allée à l'hôpital pour voir si je le connaissais.
- Et c'est le cas ?
- Non. Je ne l'ai jamais vu nulle part. Mais le truc, c'est qu'il a réagi à ma présence ! Le cardiogramme c'est emballé juste pour quelques secondes !
- Woh... ! Et après ?
- Je suis rentrée et je suis retournée le voir ce matin. Et c'est au moment où j'allais partir, qu'il m'a agrippé la main ! Mais pas sauvagement ! C'était plus du genre... « Non, ne t'en va pas ! »
- Oooh c'est trop mignon ! Et après ? Il a ouvert les yeux et il t'a parlé ?
- Oui.
- Et il t'a dit quoi ?
- Euh...
C'est à ce moment qu'elle se rappela d'un truc auquel elle n'avait pas vraiment prêté attention à l'hôpital, et que maintenant, elle trouvait ça curieux et compréhensif vis-à-vis de la réaction d'Harold au restaurant.
- Val ?
- Bah en fait, il ma regardée d'un air presque choqué et il a prononcé le prénom d'une autre fille.
- Aie... il est déjà casé... grimaça Cami
- Faut croire. Quand on est sortis de l'hôpital, je l'ai emmené manger un morceau et j'ai essayé d'en savoir plus sur lui pour l'aider, et histoire de faire connaissance, mais... il évitait de me regarder et il m'a en quelque sorte gentiment envoyée sur les roses. Je suppose qu'il doit essayer de la retrouver, même si ça risque de poser un problème vu qu'il a dit qu'il ne reconnaissait rien de cette ville.
- Comment ça ?
- Selon le docteur, il souffrirait d'amnésie à cause de son séjour sous la glace.
- Oh le pauvre...
- Mouais. Y'a juste qu'a espérer qu'il s'en sorte, qu'il retrouve la mémoire et qu'il retrouve cette fille.
- T'est triste qu'il ait refusé ton aide ?
- On ne peut pas forcer les autres à accepter de l'aide, Cami. Mais d'un côté... oui, je suis un peu dég.
Valéria se leva du canapé et alla dans la cuisine pour préparer deux mugs de tisane à la pomme et cannelle.
- Et sinon, lui ? Comment il est ? demanda Cami depuis le salon
- Alors déjà... il s'appelle Harold, il a 21 ans, des cheveux bruns en bataille, une légère barbe... et des yeux d'un vert hypnotisant. Et pour rectifier ce que j'ai dit, il est plus que « pas mal ».
- Il est beau, c'est ça ?
Avec un léger rouge aux joues et un petit sourire, Valéria fit oui de la tête pendant qu'elle versait de l'eau chaude dans les mugs. Même qu'elle ne voulait plus trop penser à lui, Valéria était toujours dans le même état quand elle versa les sachets de thé dans l'eau bouillante. Cami souriait de voir ça, constatant que sa meilleure amie avait un léger béguin pour ce garçon. Elle retourna dans le salon avec et Cami continua sa discussion.
- Merci. Dommage qu'il soit déjà pris, je suis sûr que t'aurais aimé sortir avec lui.
- C'est un peu tôt pour affirmer ce genre de choses. Alors oui, il est beau, mais en général, j'aime connaitre un peu plus le garçon avant de savoir si je voudrais sortir avec. Et comme il a rien voulu me dire, et que visiblement, il a déjà quelqu'un dans sa vie, je préfère en rester là et pas me prendre la tête avec lui.
- Il t'a vraiment rien dit ?
- Non. Il avait peur que je le prenne pour un fou.
- Il en avait l'air ?
- Pas du tout. Il avait juste l'air malheureux et perdu...
Valéria devient songeuse en repensant au regard d'Harold quand il avait vu l'extérieur de l'hôpital. Progressivement, elle devenait triste et Cami s'en aperçut. N'aimant pas voir les gens tristes, elle changea vite de sujet de conversation.
- Bref. arrêtons de parler de lui. ça te dit d'aller voir un film ?
- Tu veux aller voir quoi ?
- C'est toi qui choisis !
- Ok. Alors on y va. dit-elle en se levant du canapé, suivit de Cami qui était contente de revoir un sourire sur le visage de Valéria.
oO*Oo
Plus les heures passait, plus ses recherches n'avançaient pas. Il n'y avait rien dans ses livres sur la tribu des Hooligans ! Ou du moins des textes qui parlent en particulier du destin de sa tribu. Tout ce qu'il avait trouvé, c'était l'histoire des vikings dans sa globalité. Ça le rendait fou de ne pas trouver ce qu'il recherchait! Et pour rien n'arranger, il avait faim. Mais il n'abandonnait pas pour autant. Ignorant sa faim, il resta concentré sur ses lectures, sa tête soutenue par sa main qui agrippait nerveusement ses cheveux. Au bout d'un moment, il fut interrompu à cause de la bibliothécaire.
- Monsieur ? Je vais devoir vous demander de sortir.
- Pourquoi ? Je n'ai pas fini mes recherches !
- Je sais bien, mais il faut que...
- Je ne fais que lire et je ne dérange personne ! Pourquoi vous voulez me mettre dehors ?! demandait-il à bout de nerfs
- Parce que c'est l'heure de la fermeture, monsieur. Répondait-elle gentiment, quoique surprise et mal à l'aise.
- Je... oh. Dans ce cas... est-ce que je peux laisser tout ça comme ça et reprendre à l'ouverture demain matin ?
- Euh... normalement les gens rangent les ouvrages avant de partir monsieur.
Harold était donc contraint d'abandonner ses recherches pour la nuit. Après les avoir rangés, il suivit la bibliothécaire qui ferma la porte à clé et qui s'en alla, le laissant seul, les bras croisés devant la porte pour se tenir chaud. Harold n'avait même pas fait gaffe que c'était déjà le soir. Pourtant, les lampes de la bibliothèque c'étaient allumés à une certaine heure. Que faire maintenant ? Son estomac gargouillait affreusement et son esprit ne lui envoyait que des images de délicieux cheeseburgers. Il bavait d'envie d'en remanger, mais le souvenir de tous ces gens qui le dévisageaient le dissuada d'entrer dans le café-restaurant qui se trouvait en face de lui. En voyant les gens manger de délicieux repas chauds et de copieux sandwichs, il sentait sa faim s'agrandir et devenir pesante. Ça faisait mal d'avoir le ventre qui gargouille. Détournant finalement son regard, il marchait jusqu'à l'hôtel avec l'agréable idée d'être au chaud et de passer une bonne nuit. Il entra dans l'hôtel et s'adressa à l'unique réceptionniste coiffé de longs cheveux noirs.
- Euh... Bonsoir.
- Oh, bonsoir monsieur. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- Je voudrais dormir ici.
- Ah je regrette, monsieur. Ça ne va pas être possible.
- Mais j'ai de l'argent ! Dit-il en lui montrant ses billets
- Je vois ça. Mais nous sommes complets.
- Ce n'est pas vrai... et euh... est ce qu'il y aurait un autre hôtel dans cette ville ?
- Oui, deux rues plus loin, mais avec les vacances et le tourisme, les hôtels sont vite complets monsieur. Désolé.
- Je vois. Merci. Murmura-t-il.
Il sortit lentement du bâtiment. Le réceptionniste s'excusa encore, mais Harold l'ignora et ne l'entendait plus. Harold sentait l'agréable impression d'espoir et de sûreté s'échapper dans l'air glacial. Le revoilà à présent seul dans les rues désertes et enneigées. Que faire maintenant ? Il n'arrêtait pas de se poser cette question ! Ça devenait sérieusement agaçant ! Voulant se protéger du vent, il mit le bonnet et les gants que Valéria lui avait donnés, et entoura bien son cou avec l'écharpe de Valéria qui sentait bon la pêche. Les bras croisés, il marchait le long des rues, essayant de trouver une solution pour cette nuit, mais il n'en trouva pas. Il rejeta de nouveau l'idée de retourner dans le café-restaurant, se disant qu'il ne pourrait rester indéfiniment à l'intérieur et qu'il ne supporterait pas l'idée d'être constamment dévisagé. Non. Harold avait beau réfléchir à tout, il n'avait qu'une envie. Retourner dans cette station, là ou apparemment tout avait commencé, afin de s'y laisser mourir. Il n'avait rien à faire dans cette époque. Surtout sans sa famille et ses amis, ni même...
- Ça fait depuis des centaines d'années que je devrais avoir disparu de cette terre. Pourquoi les dieux m'ont-ils gardé en vie durant tout ce temps, puisque je veux déjà repartir... ? Je ne rejoindrais peut être pas le Valhalla, mais au moins, j'arrêterais de souffrir... se dit-il
Via un panneau d'informations, Harold trouva la direction menant à la station et marcha jusque-là-bas, dans le froid qui commençait à être de plus en plus présent, accompagné d'une légère tempête de neige.
oO*Oo
Valéria était au volant de sa voiture. Le film s'était terminé il y a une demi-heure et elle avait raccompagné Cami avant de repartir chez elle. De la neige commençait à tomber, et même qu'elle était au chaud, elle avait quand même mit le chauffage et chantait en playback la chanson que la radio diffusait.
If I told you what I was
Would you turn your back on me?
And if I seem dangerous
Would you be scared?
I get the feeling just because
Everything I touch isn't dark enough
If this problem lies in me
Ses doigts tapaient sur le volant au rythme de la musique et sa tête bougeait légèrement. Elle aimait cette belle chanson, cette douce et triste musique, et ses paroles possédant un sens émotionnel. Surtout qu'en plus, la chanson lui rappelait un garçon qu'elle essayait d'oublier. Repérant sa petite rue tranquille, elle mit le clignotant et tourna prudemment à cause de la neige, chantant a tut tête cette fois. Et comme c'était le refrain, l'envie d'augmenter le son et de chanter à haute voix était inévitable.
I'm only a man with a chamber who's got me
I'm taking a stand to escape what's inside me.
A monster, a monster
I've turned into a monster
A monster, a monster
And it keeps getting stronger.
Mais à ce moment-là, sa voiture venait de passer sur une fameuse bosse présente sur la route, mais qui était dissimulé par la neige. De ce fait, son sac à main posé sur le siège passager venait de tomber et glisser en dessous du siège.
- Oh génial... Heureusement que je suis arrivée. Soupira-t-elle blasée d'être coupée dans son élan de chanteuse
La musique continuait de tourner, et le petit choc et la chute de son sac avait suffi à la distraire de la route juste une seconde. Mais au moment où elle regardait de nouveau devant elle, elle vit une mince masse noire marcher sur la route, qui était dos à son champ de vision. Hurlant d'effroi sur le coup, elle appuyait de toutes ses forces son pied contre la pédale de frein. Alerté par la lumière des phares et le bruit des pneus qui freinaient, Harold s'était retourné, et sur le coup de la peur, avait dérapé vers l'arrière, un bras devant son visage. Résultat, il s'était maladroitement cogné le coin de la tête sur le rebord du trottoir.
- Oh merde…
Le souffle rapide, elle coupa le contact et sortit à toute vitesse de la voiture pour s'agenouiller auprès de lui, ignorant la neige qui leur tomber dessus.
- Hé ! Monsieur ?! ça va ?! Vous m'entendez ?! Oh là, là... pourvu que je l'ai pas... Harold ?!
Malgré qu'elle était surprise que ce soit lui, elle l'entendait faiblement gémir derrière son cache-nez, ce qui la rassura sur ses craintes et la fit sourire.
- Ouf... il est vivant. Mais il est gelé le pauvre... vite, mon portable... mince ! Plus de batterie ! Raté pour les secours...
Une idée lui venait alors en tête. Traîner Harold jusqu'à l'intérieur. Mais d'abord, elle devait se garer et récupérer son sac. Elle ne perdit alors pas de temps.
- Ne t'en fais pas, je me dépêche ! Ne bouge pas ! Enfin, je sais que tu ne risques pas de bouger, mais je vais revenir quoi qu'il arrive ! Le rassura-t-elle alors qu'il était à moitié dans les vapes.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle s'était garée vite fait, elle avait récupéré son sac et avait refermé sa voiture avant de retourner auprès d'Harold. Mais le plus difficile serait de le traîner jusqu'à l'intérieur ! Car même si elle n'était pas du genre fragile, c'était tout de même une femme. Et traîner un homme était loin d'être une chose facile en plus d'être peu habituel. Heureusement que son quartier était tranquille. Personne ne semblait être à la fenêtre et ne semblait avoir entendu l'accident. Faut dire que vu l'heure, tout le monde devait dormir. Logiquement. Se donnant le maximum de courage, elle l'attrapa en dessous des épaules et le traîna le long de la petite allée en serrant les dents. Prenant garde à ne pas lui cogner la tête contre les trois marches menant au petit préau, elle arriva enfin à lui faire passer la porte qu'elle se hâta de vite refermer. Reprenant un instant son souffle, elle le traîna ensuite sur le petit tapis posé devant la cheminée. Elle l'alluma avec plusieurs allumettes, puis elle s'occupa de faire revenir Harold à lui tout en enlevant le plus de neige collée à sa combinaison.
- Hé, Harold ? Tu m'entends ? c'est moi ! Val ! Eh ho ? Oh le pauvre, il est complètement gelé...
Sans plus tarder, elle ôta le bonnet qu'il portait et qui était complètement recouvert de neige, tout comme son écharpe et ses gants. Elle ôta ensuite son propre manteau qu'elle disposa sur lui comme une couverture, et avec son pull à col roulé couleur moutarde, elle le disposa délicatement sous sa tête pour lui faire un petit oreiller. Elle se retrouva en débardeur noire, les épaules et les bras à l'air, mais elle s'en fichait. Le feu dans la cheminée s'intensifiait et la chaleur commençait enfin à se propager, mais Harold était loin d'être tiré d'affaire. Valéria frotta ses propres mains à toute vitesse pour les chauffer et les appliquer sur les joues d'Harold. Elle fit ça plusieurs fois, puis elle s'occupa de ses mains en les massant dans les siennes pour les réchauffer. Progressivement, Harold semblait se détendre et ne plus souffrir du froid, ce qui rassurait sa sauveuse.
Elle se posait encore une fois quelques question sur lui, du genre... qu'est-ce qu'il faisait dehors en pleine tempête ? Pourquoi n'était-il pas à l'hôtel ? Dans ses pensées, elle le regardait avec espoir qu'il ouvre les yeux, tout en écartant les quelques mèches brune qui lui tombait sur les yeux. Tiré d'affaire, mais épuisé, Harold ouvrit faiblement les yeux et constata qu'il n'était plus dehors dans ce froid hivernal, mais au chaud devant un bon feu de cheminée. Et que devant lui, se tenait Valéria qui lui adressait un sourire réconfortant. Harold nota quand même, ou enfin, que cette fille avait une beauté naturelle, et avec l'éclat du feu dans ses cheveux châtain-roux, ça la rendait encore plus jolie.
- Valéria... murmura-t-il d'une voix faible
- Tout va bien Harold. Tu es en sécurité.
- Je... qu'est ce qui s'est passé... ?
- Bah... J'ai failli te rentrer dedans avec ma voiture, mais je te rassure, tu n'as rien. Juste un léger coup à la tempe que je vais soigner dans un instant. Mais comme j'avais plus de batterie sur mon portable, je n'ai pas pu appeler les secours. Alors je t'ai amené chez moi. expliqua-t-elle.
- Ah...
D'un côté, il était content de ne pas être de nouveau à l'hôpital. Il n'avait pas trop aimé l'ambiance qui y régnait, même si ces gens lui avaient aussi sauvé la vie. Et d'un côté, l'envie d'en finir avec la vie l'avait complètement quitté quand il vit Valéria lui sourire et prendre soin de lui.
- Et euh... A part ton état actuel, est ce que tout va bien ? Tu as mal quelque part ? Je dois appeler l'hôpital ?
- Non, non, je vais bien...
- D'accord. Et euh... est-ce que je dois contacter Verika ? Osa-t-elle demander
- Ça ne servirait à rien... elle n'est plus la... avoua-t-il d'une voix faible et triste
Valéria avait de la peine pour lui et elle ne chercha pas à en savoir plus à ce sujet. Du moins pour ce soir. Harold se mit à frissonner et elle le recouvrit vite d'un plaid qui était posé sur le canapé.
- Voilà. Sois tranquille, Harold. Je veillerais sur toi. Je vais aller chercher de quoi soigner ta plaie. Je reviens.
- Mmh, mmh... murmurait-il d'une voix faible
Il l'entendait monter à l'étage. Dans son esprit alourdi par une furieuse envie de dormir, la pensée d'une personne qui offrait davantage son aide à quelqu'un qui l'avait plus ou moins remballé le rendait perplexe. Mais il se sentait également reconnaissant. Mais n'ayant plus la force de penser où de réagir, Harold sombra dans un profond sommeil, bercé par la douce chaleur du feu et de ses couvertures. Malgré son cœur et son âme en peine, il se sentait bien là. Il était à l'abri pour cette nuit, mais demain, tout sera différent. Une solution lui viendra peut-être durant son sommeil.
Valéria était redescendue avec le matériel médical, mais en voyant Harold paisiblement endormi, tout comme à l'hôpital, son sourire s'étira avec douceur. Avec ce qu'il venait de vivre, il en avait bien besoin. Et elle était contente qu'il soit toujours en vie, parce qu'elle s'en serait a jamais voulu d'avoir accidentellement ôté la vie d'un pauvre malheureux. S'agenouillant auprès de lui, elle soigna la plaie avec rapidité, efficacité et discrétion. Harold ne s'était même pas réveillé et Valéria le regarda dormir un court instant, n'éprouvant aucune rancœur à son égard. Juste de la peine qu'il soit seul et que l'espoir de retrouver cette fille soit envolé. Osant lui donner une légère caresse affectueuse sur la joue comme pour lui dire bonne nuit et le rassurer, elle se releva pour ranger le matériel, manger un morceau et aller dormir.
Mais dormir où ? Dans sa chambre, ou sur le canapé afin de ne pas le laisser tout seul ? S'il lui arrivait un état secondaire et tardif à cause de sa chute, elle le verrait aussitôt et pourrait contacter les secours. Sa décision prise, elle mit son portable à charger et s'installa confortablement dans son canapé, se blottissant contre les oreillers et sous un autre plaid.
