Salut à tous ! :D Tout d'abord, un très grand merci à vous tous ! J'ai été super ravie de tous vous retrouver pour la reprise, de lire vos commentaires et j'espère avoir le plaisir de vous revoir pour les prochains chapitres ! :D Alors petites réponses à vos reviews… ^^
Oui. Verika est du genre impulsive, mais en même temps, sa réaction peut se comprendre. Faut savoir que comparée à Valéria, elle a un caractère très différent ! Ce qui m'a permis de ne pas les confondre quand j'écrivais, mais aussi pour que vous ne soyez pas perdus malgré certaines similitudes entre elles ! ;) Et je suis très contente qu'au final, elles vous plaisent autant l'une que l'autre ! ^^
Marina ? Victime d'un drame ? Mmmmh… Peut-être. :) Après tout, cette fic est surtout basée sur le drame ! Et pour la romance, j'avoue que je n'ai pas pu faire autrement ! La romance, c'est mon truc ! J'y peux rien ! xD
Concernant notre cher Furie Nocturne, il sera bientôt présent dans l'histoire, rassurez-vous. :) Mais ne vous attendez pas à voir des dragonniers dans cette fic. Les Vikings chassent les dragons et ils les TUENT ! Mouhahahaha ! xDD
Beuh ? On n'adhère pas au couple que Verika forme avec Dagur ? On privilégie la friendzone ? On pense qu'Harold soit le seul qui puisse avoir une petite copine ? o.O bah tant pis pour vous, parce que vous allez encore en avoir ! Mouhahahaha ! Mais alors… cela sous-entend qu'ils seront un couple officiel de la fic ?! ... Oui.^w^
Concernant le fait qu'Harold sache lire autre chose que de l'écriture runique… euh… j'avoue que sur le coup, je me suis sentie un peu bête en lisant ce commentaire dans les reviews…. x) ce genre de détail m'avait complétement échappé lors de l'écriture ! x) Mais j'ai trouvé une bonne parade que j'aurais pu inclure à temps dans la fic ! :D et si Johann le Négociant avait possédé dans ses marchandises un livre écrit en écriture standard, et que Varek était curieux d'étudier, puis qu'il en aurait fait part à Harold qui l'aurait également étudié par curiosité ? :D alors ? ^^
Voilà, voilà ! Je tâcherai également de faire davantage part des impressions d'Harold sur le mode moderne ;) Comme d'hab, laissez une review avec un fav et un follow si ça vous a plu ! ^^ Encore merci à tous, bonne lecture et à vendredi pour la suite du présent ! :D
Chapitre 7 - Visite surprise
Ce matin, Harold se réveilla à son aise. Il tarda même à se lever tellement il était bien dans ce lit spacieux et super confortable ! Ça changé du mobilier rudimentaire de son temps ! Mais du bruit en cuisine le tira de son lit. Se doutant qui ça pouvait être et ce qui s'y passait, il descendit avec le sourire. Et quand il fut en bas de l'escalier, son sourire s'élargit. Valéria était occupée de préparer le petit déjeuner tout en fredonnant.
- Bonjour, Val. Dit-il en s'asseyant sur sa chaise
- Mmh ? Oh, bonjour, Harold. Bien dormi ?
- Mieux que je ne l'aurais pensé. Et tout ça… c'est grâce à toi.
- Merci… rougissait-elle. Ce matin, c'est des céréales. Choisis ce que tu préfères.
Elle lui indiqua du regard deux boites de céréales posées sur la table. Harold lisait au sucre ou au chocolat. Il choisit donc les céréales au chocolat et en versa dans son bol. Valéria lui servit ensuite un grand verre de jus d'orange.
- Merci.
- De rien. Tu veux du lait dans tes céréales ?
- Euh… oui, s'il te plait.
Elle lui donna la bouteille de lait qu'elle venait de prendre dans le frigo, s'asseya face à lui et se servit un bol de céréales au chocolat. Elle versa également du lait dedans et mangea calmement. Harold trouvait que c'était bon les céréales. Ou bien le goût du chocolat ? Pour lui, comme pour tout ce qu'il avait déjà mangé depuis son réveil, il trouvait que c'était vraiment une étrange nourriture, mais il pourrait vite s'y faire.
- Et toi ? Tu as bien dormi ?
- Très bien, merci. Souriait-elle. Après le petit déjeuner, je vais aller faire un tour en ville. Tu veux venir avec moi ?
- Euh... oui, pourquoi pas. Ou allons-nous ?
- Si je te le dis, tu ne voudras pas me suivre. Dit-elle en ajouta un petit clin d'œil.
Harold lui adressa un sourire en retour, puis ils continuèrent de déjeuner. Harold aida Valéria à débarrasser la table, puis s'étant mis d'accord sur qui irait se laver en premier, Valéria se dirigea vers sa chambre pour faire son lit et Harold retourna dans la sienne pour rassembler ses nouvelles affaires. Sa toilette se déroula mieux que la veille et les vêtements que Valéria lui avait prêtés lui allaient assez bien même s'il flottait un peu dedans. Après ça, il retourna déposer ses affaires dans la chambre, puis il refit son lit. Mais sans prévenir, il ressentit une douleur au niveau de sa jambe amputée. Serrant les dents, il s'asseya sur le lit, retira sa prothèse, la posa sur le lit et commença à masser sa jambe. Depuis qu'il était amputé, ça lui arrivait de ressentir des pics de douleurs. Mais Gothi, la guérisseuse du village, lui fournissait un onguent efficace pour soulager la douleur. Mais Gothi n'existait plus et il n'avait pas de cet onguent dans ses affaires. Le cœur à nouveau alourdi par la réalité, Harold ferma les yeux mais grogna face à la douleur.
- Harold ? Ce… ça va ? demanda Valéria qui se tenait près de la porte
- Oui, oui, ça va…
Pas la peine d'essayer de mentir, elle n'était pas dupe. Surtout qu'elle voyait bien qu'il massait sa jambe amputée. Son regard se posa un instant sur la prothèse qui était sur le lit, puis elle alla dans la salle de bain. Elle chercha un tube de crème dans la boite à pharmacie, puis retourna dans la chambre d'Harold et lui tendit le tube.
- Tiens.
- C'est quoi ? Demanda-t-il en regardant Valéria et le tube d'un air curieux
- Quelque chose qui calmera la douleur.
- Ah. Merci. Dit-il en prenant le tube.
- Ce que je vais demander est peut être délicat, mais… est ce que tu veux que je masse ta jambe avec la crème ?
- Non, merci. Je ne veux pas qu'on la regarde, ni qu'on y touche. Dit-il en la cachant davantage
- Oh. D'accord. Euh... oublie pas de te laver les mains après, la crème colle. Je te laisse.
Légèrement vexée mais compréhensive de son refus, Valéria alla dans la salle de bain pour se laver. Harold soupira puis appliqua la crème en massant sa jambe. Il sentait le produit produire un agréable effet de chaleur qui aidait à atténuer la douleur. Il laissa sécher, puis il remit sa prothèse. Les mains collantes, il se dirigea vers la salle de bain, totalement perdu dans ses pensées. Mais il se rappela que Valéria était partie se laver ! Harold descendit alors dans la cuisine pour se laver les mains dans l'évier. Ne sachant pas quoi faire ensuite, il tourna en rond dans le salon et regarda les objets de décoration, son regard s'attardant dans les livres de la petite bibliothèque. Il en vit un qui attira son attention, mais ayant soudainement une grosse envie, il remonta en haut et alla direct aux toilettes. Quand il eût fini, il tira la chasse en appuyant sur le bouton au-dessus de la cuvette, en se disant que ça devait servir à évacuer. Mais en tirant la chasse, il entendit un long cri strident qui venait de la salle de bain. Ne perdant pas de temps pour venir en aide à Valéria, Harold boutonna vite fait son pantalon et entra dans la salle de bain sans penser un seul instant que Valéria pourrait être nue !
- Val ?! ça va ?! oh !
Mais la jeune femme était sortie de la douche, trempée et grelotante dans son peignoir.
- HAROLD ! SORS DE LA ! s'exclama Valéria en maintenant son peignoir contre elle
- Euh… oui, je vais sortir, mais qu'est ce qui se passe ? Pourquoi t'a crié ?
- JE… rhh. T'est allé aux toilettes ? demanda-t-elle d'un ton légèrement sévère
- Oui, mais… comment tu le sais ?
- Parce que quand on tire la chasse, la personne qui prend une douche se prend directement une douche glacée ! Et je te jure que ce n'est pas agréable !
- Désolé, je… je ne savais pas. Je vais sortir et ne plus toucher à rien le temps que tu…
Quelqu'un sonna à la porte. N'attendant personne ce matin et n'étant pas prête, Valéria demanda à Harold d'aller ouvrir pour elle. Il accepta mais au moment où il allait sortir de la salle de bain, Valéria l'interpella d'un ton plus gêné cette fois.
- Harold, attends !
- Quoi ?
- Ta… braguette est ouverte… rougissait-elle
- Hein ? Ah. Euh… merci. Rougissait-il
Il referma correctement la fermeture de son jean et descendit ouvrir pendant que Valéria finissait de se sécher et de s'habiller. Harold ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec une blonde aux longs cheveux raides qui le regardait avec la bouche entrouverte puis avec un petit sourire.
- Tu es Harold ?
- Euh… oui, et toi, tu es… ?
- Moi, c'est Cami. Enchantée ! Valéria est là ?
- Oui, elle est en haut mais…
- Ce n'est pas grave, je vais attendre dans le salon.
Cami entra dans la maison sous le regard d'Harold qui ne savait pas trop s'il aurait dû la laisser entrer. Après tout il n'avait aucune preuve qu'elle était une amie de Valéria. Il referma la porte et ne quitta pas Cami des yeux.
- Val ! C'est moi !
- Oui, Cami ! J'arrive dans deux minutes ! s'exclama-t-elle depuis la salle de bain
- Ça roule !
Elle s'asseya sur le canapé et ne pût s'empêcher d'adresser quelques regards à Harold. Elle ne lui adressa pas trop la parole mais elle gardait son petit sourire, vu que c'était avec sa meilleure amie qu'elle voulait discuter. Quand à Harold, il se mit à bouquiner le livre qui l'avait intéressé. Valéria descendit dix minutes plus tard, habillée, coiffée et maquillée de manière très simple.
- Salut Cami. Dit-elle en lui faisant la bise.
- Salut !
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je vais en ville. Tu viens avec moi ?
- J'avais prévu d'y aller de toute façon, mais oui, pourquoi pas. Harold, tu viens ?
- Euh... je crois que je vais rester ici. Ma jambe me lance encore un peu et… je ne veux pas trop me faire remarquer si jamais ça me relance
- D'accord. On revient dans une heure. Fait gaffe quand même.
- Toi aussi. Euh... vous aussi. Souriait-il
Cami accentua discrètement son sourire. Les filles sortirent et se dirigèrent vers la voiture bleue de Cami. A peine à l'intérieur, Cami se tourna vers Valéria qui accrocha sa ceinture.
- Je comprends mieux maintenant. J'espère que je ne vous ai pas dérangés ? ricana-t-elle
- Comment ça ? oh non, non, tu ne nous a pas dérangés, vu qu'on ne faisait rien.
- Comment ça, rien ? Val. Je n'ai jamais vu une de tes conquêtes m'ouvrir la porte ! A moins que ce soit un homme à tout faire, y'a de quoi se poser des questions, non ?
- Si on veut.
- Au fait, il est là depuis quand?
- Depuis jeudi soir, après que je t'ai raccompagné.
- Depuis jeudi soir ?! Et tu ne me donnes pas de nouvelles ?! Pas de ragots croustillants ?! Oooh, petite cachottière ! Pas étonnant que t'a fait la morte ! Pouffa-t-elle dans son délire.
- Je n'ai rien à raconter sur nous parce qu'il ne s'est rien passé, Cami. Souriait-elle en levant les yeux au ciel
- Quoi ? Tu ne vas pas me dire que t'arrives à rester de marbre devant un mec aussi beau !
- Euh… oui, enfin… non… bref. Et je ne voulais pas faire la morte.
- Vraiment ? Tu ne donnes pas de nouvelles depuis le ciné et tu ne réponds pas sur ton portable. Vu que t'as pas mal de boulot à cause de l'ouverture, et que tu semblais contrariée par rapport à ce garçon, je me suis dit que t'avais envie d'être tranquille un moment et que tu m'enverrais un message pour dire quoi.
- Désolée, Cami. Pas que je n'ai pas voulu te voir, mais... c'était un peu le cas. Je voulais voir personne en fait.
- Comment ça se fait ? On… est ce que j'ai dit ou fait un truc jeudi ?
- Non, ce n'est pas toi. C'est Harold. Avoua-t-elle avec un léger sourire
- Hein ? Mais… Bon. Le temps qu'on arrive en ville et pour que tu te fasses pardonner, raconte-moi tout.
- Ok… soupira-t-elle, amusée
Valéria lui raconta tout. Absolument tout ce qui s'était passé depuis qu'elle l'avait raccompagnée chez elle après le cinéma, jusqu'à ce qu'elle débarque ce matin. Y compris le coup du pommeau de douche la veille, qu'elle avait légèrement flashée sur son torse nu et aussi le coup de la douche froide. Cami ne cessait de sourire, de s'étonner et de rire de ce qu'elle entendait. Mais elle remarqua que Valéria était détendue et souriante en parlant de lui. En avait-elle conscience ? C'est ce que Cami voulait vérifier.
- Avoue que tu te sens bien quand t'es avec lui ?
- Sa présence est agréable, je ne le nie pas. Avec toi et Chris, il arrive à me faire oublier le coup de pression que j'ai pour lundi.
- Merci, Val. Du coup, il va rester chez toi ?
- En attendant, oui.
- En attendant quoi ?
- Bah qu'il… se réhabitue au monde. J'te rappelle qu'on ne sait pas depuis combien de temps il est resté coincé sous la glace.
- Mmh, mmh. Et l'autre nana ?
- Verika ? Sujet mort. D'après ce que j'ai compris, elle n'est plus de ce monde.
- Oh… je vois. Voilà, on y est. Dit-elle en se garant sur le parking du centre commercial.
Elle se gara, puis elles descendirent de la voiture et continuèrent de discuter au sujet d'Harold.
- Donc vu qu'il n'y a pas d'obstacle, tu vas quand même essayer de sortir avec lui ?
- Non.
- Mais pourquoi ?
- Mais parce que je ne le connais pas assez pour vouloir sortir avec lui.
- Et l'amour impulsif ? ça ne te dit rien ?
- Mais je… Cami. Même que je voudrais, et j'avoue que c'est dur de résister à son charme, il semble troublé de la perte de cette Verika. Alors je pense qu'il vaut mieux attendre avant de… tenter une approche. Voilà.
- Et t'espères réussir à te faire aimer en l'hébergeant et en lui achetant des fringues ? Bien joué ! félicita-t-elle d'un ton blagueur
- Mais ça n'a rien à voir ! Je me comporte avec lui comme une personne normale qui veut venir en aide aux autres ! C'est tout ! je…
- Val. Tu sais quoi ?
- Non ?
- Tu es trop mignonne quand tes joues sont rouges et que tu essaie de te justifier au sujet d'un garçon. Pouffa-t-elle
- Mais je… oh toi j'te jure ! riait-elle en lui ébouriffant un peu les cheveux
- Naaan mon lissage ! J'ai mis une heure à tout lisser ! T'abuses ! Grommela-t-elle en remettant bien ses cheveux
- Tout comme toi ! Na ! pouffa Valéria
Elles sillonnèrent les rayons pour trouver des habits plus convenables pour Harold. Rapidement, elles lui trouvèrent une tenue complète. Un jean noir, un t-shirt à manches longues noir avec un t-shirt kaki cousu par-dessus, un gilet épais à capuche noir, des baskets noires, une paire de boxers noirs, des chaussettes, un bonnet, un cache-nez et des gants. Cami entraina Valéria vers les produits hygiéniques pour homme, et Valéria acheta de la mousse à raser, de l'after-shave, du déodorant, un shampoing douche, un peigne, des rasoirs, puis Cami lui tendit un parfum.
- Tiens, sens-moi ça. Tu ne trouves pas que ça lui irait ?
- Mmh ? …. En effet. Mets le dans le caddie.
- Bon, je crois qu'on a tout ce qu'il faut. On passe en caisse ?
- J'te suis.
Elles payèrent les courses et retournèrent à la voiture. Une fois les courses dans le coffre, elles remontèrent dans la voiture.
- Qu'est-ce qu'on fait ? On rentre ?
- Je dois faire une dernière course avant.
- Où ça ?
- A l'hôpital.
Cami emmena donc Valéria à l'hôpital et demanda à Cami de rester dans la voiture en prétendant en avoir pour pas longtemps. Retournant dans le service du docteur Smith, elle parvient à le croiser dans les couloirs. N'ayant pas de patient à voir dans la minute, il prit le temps et la peine de discuter avec Valéria, devinant qu'elle devait être là à cause d'Harold. Il lui posa une courte série de questions routinières, et Valéria répondit positivement mais brièvement. Vu que tout allait bien concernant Harold, le docteur lui demanda la raison de sa visite. Quand elle lui exposa la situation, le médecin hocha la tête, puis il la laissa dans la salle d'attente durant dix minutes pour ensuite revenir avec une grande boîte en carton. Il lui donna les conseils et remarques habituels, puis la laissa régler le colis à l'accueil. Tenant la boîte avec un sourire empli d'espoir en sortant de l'hôpital, Valéria retrouva Cami dans la voiture.
- C'est quoi ? demanda-t-elle en regard la boite d'un air curieux
- Quelque chose qui lui sera très utile. Souriait-elle
Cami lui rendit son sourire et démarra la voiture avec la musique à fond de balles. Pour rigoler, elle chantait une chanson à tue-tête et Valéria ne tarda pas à chanter a tue-tête aussi. Elles arrivèrent à la maison avec le sourire, mais avant de sortir, Cami lui parla d'une chose importante.
- Tu as prévu quoi ce soir ?
- Ce soir ? euh… je ne sais pas. Je sais que j'ai encore du boulot qui m'attend, j'ai deux trois bricoles à faire…
- Et tout ça avec un mec super mignon dans la baraque ? bon courage.
- Mais t'a fini, oui ? s'il te plaît tant que ça, demande-lui de sortir avec toi ! riait-elle
- C'est vrai ?
- Oui.
- Mmh…. Nan, j'te le laisse. Même qu'il me laisse pas indifférente, je sais que tu l'a vue la première. Dit-elle avec un clin d'œil
- Trop aimable. Bref, pourquoi tu me demande mon programme de la soirée ?
- Bah je me disais que pour te détendre avant le grand jour, une petite fête entre potes te ferait du bien. On ferait ça chez moi pour 21H. Chris aura fini de bosser et viendra nous rejoindre.
- C'est super gentil.
- Tu vas venir avec Harold ?
- On verra si ça le branche. Sinon, je te dis quoi par sms.
- Ça marche. Bon bah je vais rentrer et commencer à tout préparer.
- Tu veux qu'Harold et moi on vienne t'aider ?
- Nan, nan, nan ! toi, tu t'occupes de ce que tu as à faire et de ton invité.
- Comme tu veux. Je te dis à ce soir alors ?
- A ce soir !
Valéria descendit de la voiture, récupéra ses courses et fit un bref signe de la main à Cami qui venait de repartir en remettant la musique. Valéria ria légèrement puis rentra chez elle. Harold était dans le salon en train de lire son livre, mais s'en détacha quand Valéria passa la porte.
- Ça été ?
- Impec ! Tiens, c'est pour toi. Dit-elle en lui tendant les sacs de fringues
- Pour moi ? Mais…
- Ta-ta-ta ! Avant de râler, regarde. Souriait-elle en s'asseyant dans son fauteuil.
Harold regarda dans les sacs et sortait les articles un par un. A chaque fois qu'il prenait un truc, il le regardait avec un léger sourire, mais aussi avec curiosité, se demandant ce que certaines choses pouvaient être, ainsi que leurs fonctions. Ça, c'était pour les produits. Pour les vêtements, il était tout aussi surpris mais content.
- Ça te plaît ? demanda-t-elle
- Euh, oui, c'est… c'est super gentil, Val. Mais ça a dû te coûter…
- Ce n'est pas un souci. En tout cas, je suis ravie que ça te plaise, Harold. Avec Cami, on a essayé de choisir des couleurs qui pouvaient te plaire et qui allaient avec ton physique. Ta combinaison noire m'a pas mal aidé pour choisir.
- Je ne sais pas quoi dire, Val. A part merci et… que t'es vraiment trop gentille.
- Merci. Mais j'espère que ça... te fera tout aussi plaisir. Lui souriait-elle en lui tendant la boîte.
- Encore une folie ? soupira-t-il d'un air amusé
Elle haussa les épaules et se mordit les lèvres, impatiente de savoir la réaction d'Harold. Quand il ouvrit la boite, il eut un léger hoquet de frayeur, mais deux secondes après, il prit l'objet dans les mains et le regarda avec stupeur. Une prothèse en forme de jambe.
- Je me suis dit que ça serait plus pratique pour marcher et que tu te sentirais plus à l'aise. Et puis avec un jean, des chaussettes et des baskets, personne ne verra que tu portes une prothèse. Tu te sentirais de nouveau…
- … comme avant.
- Oui. J'ai conscience que ta prothèse en acier te tient à cœur, mais…
- Merci, Val. Mais encore une fois, ça m'ennuie que tu aies acheté tout ça pour moi. Qu'est-ce que je peux faire pour te remercier ?
- Mmh… tu peux faire deux choses.
- Lesquelles ? demanda-t-il avec une légère appréhension
- Premièrement, va vite te changer pour me montrer de quoi tu as l'air dans tout ça. Souriait-elle
- D'accord. Et la deuxième chose ?
- Je te le dirais quand tu seras descendu.
Harold lui rendit son sourire puis monta avec toutes ses nouvelles affaires, pendant que Valéria alla faire la petite vaisselle du déjeuner. Harold disposa tout sur le lit, puis posa tous les produits sur la commode avant de refermer la porte et de se changer. Dix minutes plus tard, il était entièrement vêtu de ses nouveaux habits qui lui allaient comme un gant ! Mais il lui resta une dernière chose à mettre. Sa nouvelle prothèse. Il la sortit délicatement de sa boîte et la regarda sous toutes les coutures d'un regard curieux, puis il soupira. Il admettait que ce serait bien pour lui de mettre ça. Il se sentirait comme avant et il aurait moins de contrainte avec le regard des autres. Il s'asseya sur le lit, détacha sa prothèse en métal qu'il rangea dans la boite de sa nouvelle prothèse, la mit en suivant les instructions, puis enfila la seconde chaussette et la seconde basket. Il descendit son jean et se regarda dans le grand miroir avec une certaine stupeur. En se voyant debout sur deux jambes, il avait l'impression que l'accident ne s'était jamais produit ! Qu'il avait toujours sa jambe ! Harold tenta quelques pas et n'arrêtait pas de sourire.
Mourant d'envie de retourner voir Valéria, il se hâta de descendre. La jeune femme avait fini la vaisselle, et en entendant du bruit dans les escaliers, elle se mit à sourire et se tourna vers Harold qui en était à la moitié. Elle fut ravie du choix des couleurs qui lui allait vraiment à ravir. Mais ne voyant pas sa jambe en métal, son sourire s'élargit encore plus. Harold lui adressa un sourire et continua de descendre, mais en ne regardant pas devant lui et n'ayant pas l'habitude de cette nouvelle prothèse, il trébucha vers l'arrière et glissa jusqu'en bas sur ses fesses. Valéria se rua vers lui pour l'aider, et quand Harold se redressa et que leurs regards se croisèrent, ils se mirent à rire.
- Bah alors ? On tient plus sur ces guibolles ? demanda Valéria
- Faut que je m'habitue à la prothèse. Souriait-il
- Au fait, elle te va ? Faut pas changer la taille ?
- Elle est parfaite. Comme tout le reste. Et toi ? Qu'est-ce que t'en pense ?
- J'en dis que t'aura la classe pour la fête de ce soir.
- Hein ? quelle fête ?
- C'est la deuxième chose que je voulais te demander. Ce soir, Cami fait une fête chez elle. Ça te dirait de venir avec moi ?
- Avec plaisir. Je crois que je te dois bien ça.
Ils se souriaient puis restèrent comme deux idiots à se regarder en étant toujours par terre. Un coup de sonnette les ramena à la réalité et Valéria se hâta d'ouvrir la porte. Quelle ne fut pas surprise de voir son oncle !
- On… Oncle Viggo ?! s'exclama-t-elle, agréablement surprise
- Bonjour, Valéria. Souriait-il
Trop contente de le voir, Valéria l'enlaça avec un grand sourire. Viggo lui rendit son étreinte avec un petit rire amusé. Harold les regardait depuis la cuisine et esquissa un léger sourire devant des retrouvailles très touchantes. Valéria et son oncle rentrèrent à l'intérieur, et comme Viggo s'y attendait, il subissait déjà un interrogatoire.
- Mais comment ça se fait que tu sois déjà là ? Je croyais que tu arrivé lundi, pour l'ouverture ?
- Tu n'es pas contente de me voir ? souriait-il
- Euh… si, bien sûr que si ! c'est juste que je suis surprise et contente.
- Je vois ça. Laisse-moi te regarder, Val.
Il lui prit délicatement son menton et la regarda attentivement. Valéria ne cessait de sourire, ce qui fit sourire Viggo.
- Tu as changé. La dernière fois que je t'ai vu, tu devais avoir 13 ans, si ce n'est presque 14. Et regarde-toi. Tu es devenue une belle jeune femme. Le portrait de te mère quand elle avait ton âge.
- Merci... Toi, tu n'as pas changé. Tu es comme dans mon souvenir. Si ce n'est que tu te laisses pousser la barbe et je trouve que ça te va mieux que de ne pas en avoir.
- Merci, Val. J'ai toujours apprécié ton honnêteté. Souriait-il
Son regard se tourna vers Harold. Lui qui croyait qu'il ne l'avait pas encore vu.
- Et qui est ton jeune ami ?
- Oh, il…
- A moins que ce garçon soit muet, je pense qu'il peut se présenter tout seul. Pas vrai mon garçon ? souriait-il d'un air taquin envers sa nièce
- Euh... oui monsieur. Je m'appelle Harold.
- Viggo Grimborn. Ravi de te rencontrer. Dit-il en lui serrant la main.
Harold sentit son cœur rater un battement quand il entendit son nom. Grimborn ?! Non... Impossible ! Il ne pouvait pas avoir de lien avec…
- Est-ce que tout va bien ? s'inquiéta Viggo.
- Euh… oui monsieur. Vous… voulez quelque chose à boire ?
C'était la seule chose qui lui était passé par la tête.
- Volontiers. Mais je vais plutôt laisser Valéria s'en charger. Tu te rappelles de comment j'aime mon café, ma grande ?
- Bien sûr. Dit-elle en se dirigeant vers la cuisine
- Je vais vous laisser discuter en famille. Signala Harold
Harold prit le livre qu'il lisait avant le retour de Valéria, puis il monta en haut et s'enferma discrètement dans sa chambre. N'en revenant toujours pas de l'identité de son oncle, il s'asseya sur son lit, posa ses coudes sur le livre et se prit la tête entre ses mains à cause des souvenirs qui assaillaient son esprit. En bas, Viggo prit place à table et regarda sa nièce préparer son café qu'elle tendit deux minutes plus tard.
- Et voilà ! Corsé. Tout simplement.
- Impressionnant. Je vois qu'après toutes ces années, tu t'en souviens toujours.
- Comment oublier ? De toute la famille, tu es le seul à le boire sans sucre et sans lait. Souriait-il
- Humph. J'ai toujours dit à tes parents que tu étais quelqu'un qui savait se servir de sa tête et que tu deviendrais quelqu'un qui s'en servirais toujours. Et je n'ai pas eu tort, car aujourd'hui, tu reprends le flambeau de la station. La félicita-t-il en buvant une gorgée de son café
- Oh c'est juste le temps que papa et maman reviennent, tu sais. Et même si je sais comment la station fonctionne et comment mes parents procèdent, je n'ai pas encore leur expérience et leur habitude.
- D'où l'intérêt de cette épreuve. Mais je sais que tu parviendras à la traverser tout comme cette angoisse que j'arrive à lire en toi.
- Euh, je…
- Ne t'en fais pas Val. C'est toi qui es aux commandes, mais nous sommes tous là pour t'épauler et te conseiller. D'où l'intérêt de ma présence. C'est pour ça que je suis arrivé plus tôt. Je voulais être là pour être à tes cotés et te soutenir pour lundi matin.
- Merci, mon oncle. C'est super. Souriait-elle. Mais tu penses que j'en suis vraiment capable ? Pas que j'en doute, mais…
Viggo posa sa tasse et regarda sa nièce droit dans les yeux en lui maintenant le menton.
- Val. Tu angoisses et c'est normal. Mais écoute bien ce que je vais te dire. Je sais de quoi tu es capable. Je l'ai toujours su. Tu n'as pas à t'en faire pour lundi. T'arrivera à tout gérer parce que tu as ça dans le sang. Et plus tard, tu succéderas à ta mère, comme elle a succédé à la nôtre.
- Merci.
- De rien. C'est la vérité. Et puis si tu n'étais pas à la hauteur, tes parents ne seraient pas partis en voyage. A ce propos, as-tu des nouvelles ? J'ai essayé de les joindre mais la ligne était déjà occupée.
- Oui, j'ai eu maman récemment. Ils vont très bien et ils ont l'air de s'amuser comme des fous !
- Je suis content de l'apprendre. J'ai toujours su qu'elle voulait faire ce genre de voyage. Et quand ils se sont mariés, elle s'est juré de faire ça pour leurs 30 ans de mariage. C'est beau, tu ne trouves pas ?
- C'est vrai. Ça donne envie de rencontrer l'âme sœur et de vivre les mêmes choses qu'eux. Quand on voit tous ces couples qui divorcent et qui ne s'entendent plus, ça rassure de voir que l'amour est toujours là pour certains d'entre eux. Ces gens-là sont les plus chanceux du monde.
- Rêves-tu de ça ?
- Oh là, je ne me penche pas trop sur la question, mais… un jour, pourquoi pas ? souriait-elle en haussant les épaules
- Est-ce que ton petit ami pourrait avoir la chance de faire partie de ce futur projet ?
- Quoi ? Oh, non, non, ce n'est pas mon petit copain ! On est juste amis.
Viggo ria discrètement derrière sa tasse de café. Même qu'elle savait qu'il la taquinait, elle se sentait gênée et toute rougissante.
- Au fait… tu n'as pas de bagages ?
- Si. Ils sont déjà dans ma chambre d'hôtel. Je vais séjourner là-bas en attendant que la station ouvre.
- Je croyais que les hôtels étaient complets ?
- Quand on a de l'influence, en plus d'un petit pourboire, on arrive toujours à obtenir ce que l'on souhaite. Souriait-il
- Ah. Pas faux.
- De ce fait, tu peux annuler ma réservation à la station.
- D'accord. Mais tu aurais pu dormir ici, tu sais ?
- J'ai des affaires à régler et j'aime pouvoir m'en occuper à mon aise. Pas que ta compagnie me soit désagréable. Tu comprends ?
- Je comprends.
- Et je n'allais quand même pas m'imposer chez toi alors que j'étais censé arriver deux jours plus tard. Et puis la chambre d'ami est déjà prise, puisque ton petit copain c'est dirigé vers celle-ci. Je ne voudrais surtout pas gâcher son séjour. Blagua-t-il
- Euh, je… Attends… comment tu sais qu'il est dans cette pièce? s'étonna Valéria
- J'ai une bonne ouïe, Val. Je ne suis pas très fort physiquement, mais je sais me servir de ma tête, de ma logique et de mes sens. Regarde. Là, on est dans la cuisine. En montant l'escalier, la chambre de tes parents, la tienne et le bureau de tes parents se trouve du côté du salon. Or la chambre d'ami se trouve de l'autre côté du couloir, juste au-dessus de la cuisine. Et quand il est monté, j'ai entendu la porte se fermer et des bruits de pas à l'intérieur. Mais malgré l'isolement, si tu tends l'oreille, tu devrais entendre… ceci. Dit-il en indiquant le plafond du doigt
Valeria tendis l'oreille et entendit en effet quelques bruit de pas. Elle était impressionnée de l'ouïe et de la déduction de son oncle, vu qu'il était en bas depuis son arrivée !
- Woh. Je... je suis impressionnée ! Je ne savais pas que tu avais une si bonne ouïe, alors que moi, je n'avais pas fait gaffe aux bruits de pas, ni au reste…
- Je vais te raconter une petite histoire. Quand j'étais petit, j'allais souvent à la chasse avec mon grand-père. C'est d'ailleurs au cours d'une chasse que je me suis faite ces trois belles cicatrices à la gorge. Cicatrices qui donnent un certain mystère et un certain charisme d'après certaines personnes que j'ai rencontré durant ma carrière. Hin, hin… enfin bref. En pleine excursion dans la forêt, on commença à avoir soif, nos gourdes étant vides. Il connaissait la forêt par cœur, mais ce n'était pas mon cas. Il nous a donc emmenés à un endroit proche d'un cours d'eau, puis il m'a demandé de me fier à mon ouïe afin de réussir à localiser le point d'eau. Mais avec tout le bruit de la vie forestière, j'avais du mal à me concentrer et à savoir quelle direction prendre. Mais après un sage conseil de sa part, j'ai finalement trouvé la patience d'écouter. Nous pûmes nous abreuver et ce fut l'heure de rentrer. Et à chaque sortie avec lui, j'améliorais cette capacité qui m'a finalement permis de me sortir de pas mal de situations au cours de ma vie. Conclut-il
- Autre que la chasse, ça te sert pour d'autres choses ? s'étonna Valéria
- La vie nous offre de nombreux pouvoirs, Val. Autant savoir tous les utiliser. L'intelligence, la force, le cœur ou encore les cinq sens humains. Je suis d'ailleurs convaincu que quand je serais très vieux, j'aurai la meilleure ouïe de toute la maison de retraite.
Ils rirent ensemble, puis Viggo bu le reste de son café avant de se lever.
- Bien. Je vais y aller. Merci pour le café.
- De rien.
- Salut ton petit ami de ma part.
- Mais ce n'est pas mon….
- Val, t'a pas à te justifier sur ce genre de choses. Surtout pas devant moi. C'est normal à ton âge de fréquenter des garçons, mais je ne vais pas t'ennuyer avec des sujets que tu connais depuis assez longtemps.
- Merci, mais… bonjour le malaise. Maugréa-t-elle toute rougissante.
Avec un sourire, il se dirigea vers la porte puis quand ils furent devant la porte, Viggo se tourna vers sa nièce avec un regard des plus sérieux.
- Qu'est ce qui y'a ? demanda Valéria
- La vie ne m'a pas offert le grand amour, ni des enfants. Mais laisse-moi te dire une chose, Val. J'aurais été heureux d'avoir une fille comme toi.
Emue de l'entendre dire ça, Valéria continuait de lui sourire. Viggo embrassa son front puis lui prit délicatement son menton.
- Je suis fier de toi. Tout comme tes parents. N'en doute jamais.
- Merci…
- Veux-tu que l'on dîne ensemble demain midi ? C'est moi qui invite.
- Euh… ce serait avec joie, mais ce soir je vais à une fête chez une copine. Et je doute qu'on rentre avant minuit et qu'on soit… clean. Dit-elle en faisant des guillemets avec ses doigts
- Je vois. Soirée anti-stress avant le grand jour ?
- On peut dire ça.
- Vous avez bien raison. Vous êtes jeunes, alors profitez-en ! Je te vois lundi, Val. Amuse-toi bien avec tes amis.
- Merci, mon oncle. A lundi. Et merci d'être passé ! salua-t-elle
Il lui adressa un signe de la main tout en continuant de marcher jusqu'à sa voiture qui était d'un beau noir de jais. Quand il fut au loin, Valéria referma la porte et monta voir Harold avec bonne humeur. Elle toqua à la porte et reçu une faible autorisation d'entrer deux secondes plus tard. Elle leva un sourcil quand elle fit Harold assis en tailleur sur son lit, l'air songeur.
- Hé, ça va ? demanda-t-elle en entrant dans la chambre
- Ouais, ça va.
- T'es sûr ? T'a quand même fait une drôle de tête quand ta serré la main de mon oncle. Qu'est ce qui s'est passé ?
Il ne pouvait pas lui dire la vraie raison de sa stupeur. Elle ne le comprendrait pas. Et Harold avait en partie du mal à accepter cette révélation. Qu'allait-il lui dire ? Comme il jouait nerveusement avec les lacets d'une de ses chaussures, il n'eût d'autre choix que de lui mentir. Mais Valéria ne méritait pas qu'on lui mente. Pas après tout ce qu'elle avait fait pour lui. Mais Harold devait aussi se protéger d'une réaction négative si jamais il lui disait la vérité et qu'elle le prendrait pour un fou. Et en regardant ses lacets, il eût une idée.
- J'ai eu de nouveau une crampe à ma jambe. Je n'avais pas envie de t'inquiéter et de raconter à ton oncle que je suis… unijambiste.
- Oh. désolée Harold. J'aurais dû m'en douter. S'excusa-t-elle
- Ce n'est pas grave. La douleur est passée. Ta crème fait des miracles. Remercia-t-il
Elle retrouva son doux sourire, heureuse d'avoir pu l'aider de nouveau. Harold préférait la voir comme ça.
- Si tu es montée, je suppose que c'est parce qu'il est parti ? devina-t-il
- Oui, à l'instant. Il te salut, d'ailleurs.
- C'est gentil. Souriait-il
Valéria lui rendit son sourire avant de se lever et de redescendre en cuisine. Harold poussa un long soupir quand il l'entendit râler. Il alla la rejoindre et comprit pourquoi elle râlait. L'un des pieds d'une chaise venait de se déboiter alors qu'elle l'avait juste remit en place.
- Rhaa zut !
- Tu ne t'es pas fait mal ?
- Non, ça va. Mais manquerait plus que ça tiens…
- Si tu veux je peux réparer la chaise ?
- C'est vrai ? Ce serait super, ça. Euh... tu trouveras des outils dans le garage. Tu peux y accéder par la porte juste là.
Harold ouvrit donc la porte du fond qui donnait sur le garage. Il chercha de quoi réparer la chaise et revint dans la cuisine pour la réparer. En moins de 5 minutes, c'était fini. Verika eût tout juste le temps de débarrasser la table.
- Merci, Harold. Le bricolage et moi, ça fait deux ! souriait-elle, ravie.
- C'est normal. Tu me viens en aide, alors je peux au moins bricoler un peu. D'ailleurs, si tu as d'autre chose à réparer, je suis preneur. Et puis, faut bien que je m'occupe un peu
- Euh… oui, tu… tu pourrais couper du bois pour la cheminée ? Je ne voudrais pas qu'on soit en rade de bois si y'a encore du mauvais temps comme la dernière fois.
- Ça marche.
- Merci. Tout est dans le jardin. Sois prudent.
- Pas de bile.
Harold s'en alla dans le jardin en passant par une autre porte de la cuisine, et Valéria remonta dans sa chambre pour trouver de quoi se mettre lundi. Dehors, il faisait bon et y'avais pas trop de neige. Ayant eu l'habitude de faire ça dans son ancienne vie, Harold coupa sans soucis le bois, mais son esprit était rongé par les souvenirs et son cœur rongé par la colère lié à ses souvenirs et au nom de l'oncle de Valéria. Tout tourner en boucle dans sa tête, telle une rengaine, et Harold sentait la colère envahir ses mouvements ! Bien qu'il ait coupé assez de bois, il continuait encore et encore d'en couper, et ses coups de hache étaient de plus en plus forts ! Dans la maison, Valéria avait enfin trouvé la bonne tenue après avoir vidé la moitié de sa penderie. Elle mit donc une lessive en route, rangea la salle de bain et sa chambre. En plein rangement, elle se fige, attentive à un son. Elle reconnut la voix d'Harold et alla à la fenêtre. Elle écarquilla les yeux de le voir en t-shirt par un temps pareil, mais de le voir couper du bois avec acharnement. Elle se risqua à le rejoindre et de faire comme si de rien n'était.
- Alors ? Il en est ou mon bûcheron ? blagua-t-elle
- J'ai presque fini. Dit-il sans la regarder
- Euh... vu ce que tu as coupé, on en assez pour un bon moment ! merci Harold.
- De rien. Je vais ramener tout ça à l'intérieur.
- Je vais t'aider.
- Non, ça va. Je peux le faire.
- Bon d'accord. A la place, je vais te servir à boire. Dit-elle en emportant son gilet noir.
- Merci.
Après quelques allers-retours, le stock de bois était bien rempli. Harold s'essuya le front avec la manche de son t-shirt, puis rejoignit Valéria qui servait deux jus d'orange bien frais.
- Tiens.
- Merci.
- T'a une bonne maîtrise de la hache dis donc. Comment ça se fait ?
- Je… je sais plus.
- Dis-moi. Avant que tu… finisses sous la glace, qu'est-ce que tu faisais comme métier ? Vu comment tu manipules les outils et travaille avec le bois, tu devais être menuisier ? suggéra-t-elle
- Je…
Encore une fois, il n'avait pas le courage de lui dire la vérité. Il n'avait pas la tête à ça. Surtout pas après une telle révélation ! Ça le rongeait tellement qu'il n'arrivait plus à la regarder, ni à vouloir être avec elle. Bien que Valéria n'y était pour rien, elle faisait quand même partie de la famille de celui qui avait gâché sa vie ! Il voulait sortir d'ici et être seul pendant un bon moment. Il fronça le regard, se leva et enfila son gilet.
- Harold ? s'inquiéta-t-elle
- Je… j'ai besoin de prendre l'air. Dit-il en se dirigeant vers la porte
- Mais...
Elle n'avait pas eu le temps de finir sa phrase, qu'Harold avait déjà claqué la porte. Bien qu'étant perplexe de sa réaction soudaine, elle ne se risqua pas à se lancer à sa poursuite et prépara à manger, le visage rongé par l'inquiétude et la tristesse de voir qu'il souffrait beaucoup. Quand à Harold, il avait mis sa capuche et s'était mis à marcher droit devant lui, les mains dans les poches, ses pas ne le conduisant pas vers le centre-ville, mais vers la forêt.
