Salut à tous ! :D Je suis contente de pouvoir répondre à vos reviews, parce que le site était en maintenance cette semaine et que du coup, je ne pouvais pas lire les reviews que je recevais. :/ Et puis je n'avais pas trop envie de publier mon chapitre sans vous répondre :3 Alors voilà...
Ravie que le couple Dagur x Verika vous plaise ! Et rassurez-vous, vous n'aurez pas fini d'entendre parler d'eux ! ^^ Et j'avais prévenu que Verika avait un caractère très différent de Valéria ! ;)
Ooooh… On veut que Marina rencontre un garçon pour qu'elle ne soit plus seule et triste ? Ce vœu va se réaliser. Patience. Et les autres vœux aussi. ;)
Comment, où et quand Harold va revoir Verika ? Réponse dans ce chapitre ! No spoil dans les commentaires ! ;D
Voilà, voilà ! Je suis toujours aussi contente de vous retrouver dans les reviews ! ^^ Et je suis toute aussi contente de voir que cette fiction plait de plus en plus au fils des chapitres, et que vous m'en faites part dans les reviews ! :D J'espère que la suite vous plaira toujours autant ! ^^ Un grand merci à chacun d'entre vous et bonne lecture ! Bisous ! ^^
Musique : The rains of Castamere - Instrumental
Chapitre 10 - Réfugiés
Cette nuit fut la pire que Berk ai jamais connue...
Les dragons étaient vite revenus à la charge après leur dernier raids, offrant peu de temps aux villageois pour se remettre des pertes, réparer les dégâts et guérir de leur blessures. Les dragons étaient deux fois plus nombreux et deux fois plus acharnés que d'habitude ! Mais ce que les villageois avaient surtout remarqué, c'est que le pillage était la dernière préoccupation des dragons ! Cette nuit, ils s'étaient contentés de détruire tout ce qu'ils pouvaient ! Et pour couronner le tout, le carnage avait été orchestré et soutenu par le Furie Nocturne, qui luisait de sa démoniaque lueur bleutée…
Pendant que « ses troupes », qui s'était divisées en plusieurs groupes pour brûler les forêts, tuer les villageois et réduire le village en cendres, le Furie était parti vers les hauteurs avec plusieurs autres dragons et avait commencé à tirer sur le sommet de la grande salle. La roche se fissurait de plus en plus, et le vacarme alerta les villageois à terre et dans la salle. Le sommet de la montagne se sépara alors du reste, et s'écrasa lourdement vers la terre. La hutte de Gothi fut délabrée et l'accès à la grande salle fut condamné. Ceux qui avaient tenté de s'enfuir de la grande salle furent écrasés sous les débris, alors que les autres furent enfermés vivant, puis carbonisé par un dragon via un interstice dans les hauteurs de la grande salle.
Stoik était figé de voir ça, et d'entendre les hurlements de son peuple ! Sa haine envers ces démons volants se décupla et il exerça sa rage sur les reptiles qui avaient le malheur de passer entre ses mains ! De même pour les autres guerriers ! Plusieurs dragons furent mis à terre, tout comme certains Vikings. Mais la totalité du village fut ravagé et l'immense incendie s'étendait sur toute la végétation alentour. Après leur victoire, les dragons s'en allèrent chez eux avec quelques provisions, mais le Furie Nocturne lança encore quelques salves de tirs plasma pour son plus grand plaisir.
Les survivants se rassemblèrent sur la grande place, parmi les rues et les maisons en ruine et en flammes, mais aussi parmi la fumée et les pluies de cendre. Harold et sa bande était tous sains et saufs, tout comme Stoik, Gueulfor, Mulch et quelques villageois. Parmi les morts… il y avait le père de Rustik qui selon ce dernier, se trouvait dans la grande salle. Il y avait Baquet qu'on avait retrouvé gisant sur le sol, littéralement carbonisé avec son seau fondu sur la tête. Sven le silencieux s'était fait emporter avec ses moutons, mais comme il ne parlait pas, personne n'avait pu l'entendre crier à l'aide depuis le ciel. Quant à Gothi, elle était malheureusement chez elle. Pour preuve, on avait retrouvé son bâton non loin des débris de sa hutte. Pour les autres villageois, c'était des morts habituelles et classiques. Brulés, emportés, jetés depuis les hauteurs, transpercés, déchiquetés…
Après avoir rassemblé les morts et les vivants, et soigné au maximum leurs blessures, ils purent pleurer leur morts avant de les brûler sur un grand bucher funéraire. C'est tout ce qu'ils pouvaient faire pour eux. Les enterrer ? A quoi bon. Les mettre sur des bateaux funéraires ? Vu le peu de navires épargnés par les dragons, ça ne servait à rien non plus. Et les survivants risquaient d'en avoir besoin pour eux même. Après la cérémonie, Stoik regardait les rues ravagées du village. Il s'en voulait de ne pas avoir suffisamment réussi à protéger son peuple de ses maudits démons. Et à cause d'eux, ceux qui vivaient encore n'avaient plus de foyer et de quoi vivre. Tout reconstruire et replanter prendrait trop de temps et tout le monde risquait de mourir de faim et de froid avant d'avoir fini.
- Stoik ? Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Demanda Gueulfor
- Ça m'attriste de devoir annoncer ça, mais… nous allons devoir quitter Berk.
- Quitter Berk ?! Tu… t'es sérieux papa ?! S'étonna Harold
- Oui, fils. Répondit gravement le chef
- Mais enfin, Stoik… c'est… c'est chez nous ici ! Nos ancêtres ont vécu sur ce tas de cailloux depuis des siècles ! On ne peut pas partir ! Expliqua Gueulfor, aussi abasourdi qu'Harold
- En temps normal, c'est ce que je me suis toujours dit, Gueulfor. Mais là, les dragons ont vraiment gagné. Tout remettre en œuvre pour nous permettre de revivre prendrait beaucoup trop de temps et c'est inenvisageable. Il faut aller là où nous pourrons recevoir de l'aide.
- Et… c'est où « la » ? Demanda Gueulfor
- Chez Osvald.
Gueulfor n'en revenait pas de ce qu'il venait d'entendre, tout comme Harold. Ils allaient tous quitter leur foyer… et partir chez les Parenvrilles pour demander de l'aide et l'hospitalité ?! Bon. C'est sûr qu'en entendant ça la première fois, Harold était pas très enchanté. Mais après avoir analysé la situation, il devait reconnaitre qu'ils n'avaient pas le choix. Et puis c'était une condition du traité de paix de venir en aide aux autres. Il entendait son père rassurer ceux qui étaient toujours en vie et leur énonça son plan. Comme Harold et Gueulfor, certains n'étaient pas très emballés de quitter leur ile natale mais ils comprirent et acceptèrent l'ordre sans contester. Le temps que Stoik et Gueulfor aille jeter un œil aux navires, il demanda à Harold et ses amis de veiller sur les survivants.
Sur tous les navires, seul trois étaient quasiment intacts. Selon l'estimation de Gueulfor, ça pouvait être réparé très vite et de manière fiable pour le trajet. Rassemblant quelques volontaires, il se mit aussitôt au travail. Stoik retourna veiller sur son peuple et confia à Harold la mission de rassembler le plus de vivres et d'affaires utiles pour le voyage. Avec ses amis et quelques volontaires, ils rassemblèrent tous ce qui n'avait pas trop souffert du carnage. La récolte fut maigre en nourriture, et pour l'eau, ils purent en rassembler une bonne quantité avec des seaux et des amphores. Pareil pour des couvertures, des bougies, des armes… Krane trouva même un poulet qui se baladait au milieu d'un enclos saccagé, et ne pouvant se résoudre à l'abandonner, il le prit avec lui.
- On n'abandonne pas les poulets. Lui souriait-il
Les réparations furent terminées deux heures plus tard. Ils embarquèrent tous dans le calme et les provisions furent distribuées sur les trois navires. Après être sûr de n'avoir oublié personne, ils mirent les voiles, le cœur lourd de devoir quitter leur village.
oO*Oo
Le ciel commençait à peine à s'éclaircir. Sur l'ile des Parenvrilles, tout le monde dormait paisiblement, mais quand les navires des Berkiens atteignirent les quais, Osvald fut réveillé par un garde qui frappa à sa porte et l'informa de la nouvelle. Quand il fut enfin sur les quais, et surtout en voyant de plus près l'état des villageois, Osvald comprit que cela ne ressemblait pas à une visite de courtoisie et que c'était beaucoup plus grave que ça. Stoik alla à sa rencontre et s'étreignirent comme deux frères. Stoik lui fit un bref rapport sur la situation et Osvald, très compréhensif, rassura son ami en lui disant qu'il avait bien fait de venir. Avec une attitude digne d'un chef, il demanda à ses hommes d'aider les Berkiens à descendre des navires et de les emmener dans la salle du banquet. Il demanda également qu'on réveille les cuisiniers et qu'on leur rapporte de la nourriture, des couvertures et qu'on fasse également venir des soigneurs. En un rien de temps, tout le monde fut conduit à l'intérieur et tout le monde put se rassasier, se reposer, se faire soigner ou encore pleurer. Osvald ne cessait de recevoir des remerciements et de la gratitude qu'il remercia à chaque fois par un humble signe de tête et un frêle sourire. Il alla voir Stoik qui se faisait soigner son bras afin de discuter calmement sur la suite du programme. Osvald proposa alors que pour la journée, cette salle serait leur lieu de résidence le temps qu'on trouve à chacun des Berkiens un endroit où loger. Stoik ne sut quoi dire et remercia chaleureusement son ami.
Marina se leva tôt, réveillée par les nombreux bruits de va et viens dans les couloirs. Mais Dagur et Verika dormaient encore, profondément endormis dans les bras de l'un et l'autre. Intriguée, Marina se leva et suivit le personnel qui portait des couvertures et d'autres choses en très grand nombre.
- Mais qu'est ce qui se passe… ? Murmura-t-elle
Sa route la conduit directement jusqu'à la salle à manger et elle écarquilla les yeux de voir autant de monde dans la salle ! Surtout des blessés ! Elle alla voir son chef et ne put s'empêcher de l'interroger.
- Euh... chef ?
- Ah. Marina.
- Qu'est ce qui se passe ? qui sont tous ces gens ?
- Les habitants de Berk. Leur île vient d'être ravagée par les dragons.
- Oh non… qu'est-ce qu'ils vont devenir ?
- Pour le moment, ils récupèrent et se remettent de leurs mésaventures. Le temps que je trouve ou les loger, ils resteront dans cette salle.
- Ah.
- Ecoute. Je sais que ce que je t'ai dit te donnera envie d'aller informer Verika et Dagur, mais… vas-y quand même en douceur. Je te rappelle qu'elle ne les a pas vus depuis 15 ans et que sa réaction risque de ne pas être agréable.
- Compris, chef.
Osvald retourna aider les Berkiens et Marina ne put s'empêcher d'entrer dans la salle. Elle avait de la peine de voir tous ces vikings blessés, abattus, en larmes ou se restaurer en silence. Dans la foule, elle vit celui qui devait être le chef de Berk. Et vu sa grande barbe rousse et sa carrure colossale, ça ne pouvait être que le chef. Et sa théorie se confirma quand elle l'entendit appeler son fils. Elle entrouvrit la bouche quand elle vit un jeune homme aux cheveux brun et aux yeux vert, et unijambiste, s'approcher de son père. Ne pouvant rester plus longtemps ici, Marina courut vers les chambres avertir ses amis.
Dans leur chambre, Dagur et Verika étaient toujours endormis. Dagur avait le torse collé contre le dos de Verika et son visage était niché dans ses cheveux courts. Verika se réveilla la première, et quand elle senti le souffle chaud de la respiration de Dagur, elle se mit à sourire et caressa tendrement son bras qui entourait sa taille. Dagur se réveilla progressivement en resserrant son emprise sur sa taille et embrassa sa nuque.
- Bonjour. Dit-elle
- B'jour… murmura-t-il, le nez dans ses cheveux
- Tu as bien dormi ?
- Quand t'est là, toujours.
Il lui caressa le ventre, puis il fit lentement descendre sa main vers la zone intime de sa belle qui ne put s'empêcher d'apprécier quand elle senti Dagur la caresser.
- Mais sentir ta peau chaude et douce au réveil ne me donne vraiment pas envie de me lever…
- Je vois ça… Dit-elle, les yeux fermés
Dagur continua de la caresser et prit plaisir à voir Verika se mouvoir et gémir de plaisir. Et encore plus en la voyant se mordre la lèvre. Son corps nu se courba et se colla de plus en plus contre celui de Dagur, mais au moment où ils allaient passer à l'étape supérieure, quelqu'un frappa à la porte, faisant rompre le charme entre les deux amoureux.
- Oh c'est pas vrai… QUOI ?! S'exclama Dagur, furieux et frustré
- Dagur ! Verika ! C'est moi ! Ouvrez ! S'exclama Marina de l'autre côté de la porte
- Ça ne peut pas attendre ?!
- Non ! Il faut que je vous parle ! Maintenant !
- C'est bon, je vais ouvrir. Dit Verika en se levant.
Elle remit sa tunique bleue ciel, son sous vêtement et son pantalon bleu marine pendant que Dagur soupirait de mécontentement. Verika se frotta les yeux et alla ouvrir. En voyant son drôle de regard, la rouquine s'inquiéta.
- Qu'est ce qui se passe, Marina ?
- Euh… assieds-toi, ça vaut mieux.
- Mais pourquoi ?
- Je ne sais pas trop comment annoncer ça, mais…
- Abrège, Marina ! S'exclama Dagur
- Berk est là.
- Hein ?! Attend, de quoi tu… bon. Entre.
Marina rougissait de rentrer dans la chambre alors que Dagur était encore couché et probablement nu sous les draps, mais elle rougissait aussi de voir son corps musclé et couvert de cicatrices. Elle attendait que Verika ait fermé la porte et la regarde pour mieux expliquer la nouvelle.
- Bon. Qu'est-ce que tu veux dire par… « Berk est là » ? Tu veux plutôt dire… un messager, non ?
- Nan, nan. Le village tout entier de Berk est ici. Dans la forteresse.
- QUOI ?! S'exclamèrent Dagur et Verika, abasourdis
Marina les regardait successivement sans rien dire. Osvald l'avait prévenue sur les effets d'une telle annonce.
- Comment ça « le village tout entier » ?! Explique-toi ! demanda Dagur
- Berk a été ravagé par les dragons. Ils sont arrivés y'a peu de temps et Osvald les a tous logés dans la salle à manger.
- Je n'en reviens pas… Murmura Verika
- Et encore. Je n'ai pas fini.
- Quoi encore ?
- Harold est là, lui aussi.
Verika eût un léger hoquet de surprise et s'asseya lentement sur le rebord du lit, sous le regard inquiet des deux autres.
- Ça va aller ? Demanda Marina
- Si ça va aller… ?
Verika se retourna d'un bloc vers Marina qui demeurait calme, mais intérieurement inquiète en voyant le regard empli de colère de la rousse.
- Je ne les ai pas revus depuis 15 ans ! Si encore c'était juste deux-trois personnes le temps d'une simple visite, ça passerais. Je serais restée ici pour éviter de les voir. Mais la… c'est le village entier qui s'installe chez nous ! Et Harold est là, lui aussi ! Ce qui veut dire que je ne vais pas pouvoir circuler librement sans les voir, me faire interpeller ou ressentir de la colère à leur égard ! Comment tu veux que j'aille bien en sachant ça ?!
- Je…
- Marina. Sort. Je prends le relais. Intervient Dagur.
- D'accord.
La blonde sorti de la chambre en adressant un dernier regard navré à la rouquine qui faisait de son mieux pour contenir sa colère et sa peine. Quand la porte fut fermée, Dagur se rapprocha de la jeune femme et l'enlaça de dos.
- Ecoute. Je sais que ça doit être dur pour toi. Mais vu que personne n'a parlé de toi quand j'y suis allé la dernière fois…. peut-être que personne ne te reconnaitra ?
- Humph. Ça m'étonnerait. On n'oublie jamais les enfants des Traitres. Jamais... Murmura-t-elle tristement, avec une pointe de colère dans la voix
- Qu'est-ce que tu comptes faire alors ? Tu ne vas pas rester ici indéfiniment ? Ils ne sont pas prêts de partir, Verika.
- Vu ce qui leur est arrivé et les engagements qu'Osvald doit respecter, j'en doute pas. Seulement… je ne me suis pas préparé à les revoir ici. Tous. Et surtout pas… lui.
- Je sais. Mais dis-toi une chose. Souriait-il
Le son de sa voix lui parut très intrigant tout à coup. Verika tourna son visage vers le sien et haussa un sourcil quand elle le vit sourire d'une façon assez victorieuse et mauvaise.
- Maintenant qu'il est là, on va pouvoir faire ce qu'on a prévu. Tu t'en rappelles ?
- Oooooh… oh que oui, j'm'en rappelle. Souriait-elle en se souvenant de leur discussion à ce sujet.
- Bien. Dans ce cas, je vais me préparer et aller rendre visite à mon frère ! Tu m'accompagne ?
- Avec joie. Souriait-elle
Tous deux revêtirent leur armure avec meilleure humeur. Au cours de ces quatre années, Dagur n'avait pas cessé de prendre du muscle qu'il avait dû en changer deux fois avant de porter définitivement celle-ci. Une belle armure d'acier et de cuir marron, avec le symbole des Parenvrilles forgé sur son torse. En sortant de la chambre, Marina les rejoignit en chemin. Mais quand ils furent pas loin de la salle, ils croisèrent la route d'Osvald qui était en compagnie de Stoik. A peine avait-il posé son regard sur elle que Stoik la reconnue.
- Verika ?
La jeune femme ne répondit pas. Elle se contenta de fixer Stoik dans les yeux, sans rien dire et sans bouger. Depuis la dernière fois, elle trouvait qu'il n'avait pas changé, si ce n'est qu'il avait quelques cheveux et poils blancs, ainsi que des rides. Mais les souvenirs et la colère qu'elle ressentait pour lui n'avaient pas pris de rides, eux ! Ils étaient toujours intacts ! Son cœur se mit à battre et son sang se mit à bouillir. Mais quand Osvald l'appela, et qu'elle croisa son regard, elle redevint calme et inclina faiblement la tête en guise de salut.
- Tu as bien grandi. Comment vas-tu ? Demanda-t-il aimablement, malgré le silence pesant
Elle n'avait toujours pas envie de lui parler ou de lui répondre. Elle n'avait rien à lui dire. Et si elle osait lui parler, Stoik risquerait de regretter d'avoir lancé le dialogue. Elle se contenta alors de baisser le regard et de s'en aller loin du secteur réserver aux Berkiens. Les deux vieux chefs savaient pourquoi elle s'en allait, ainsi que Dagur. Ce dernier alla la rejoindre après avoir adressé un regard froid envers Stoik. Marina fit de même mais avec un regard neutre. Stoik et Osvald retournèrent donc dans la salle et Harold, en voyant l'état de son père, s'inquiéta.
- Papa… ? Tout va bien ? Demanda-t-il une fois qu'Osvald fut parti de son coté
- Disons… Que j'ai revu une petite fille qui a bien changé depuis la dernière fois que je l'ai vu.
- V… Verika ? Ou… ou est-elle ?
- Partie je ne sais où après que j'ai croisé sa route.
Harold s'apprêtait à sortir de la salle, mais son père le retint en posant sa main sur son épaule.
- Fils. Si tu ne veux pas souffrir, ne va pas la voir.
- Il le faut, papa. Ça fait 15 ans que je l'ai pas revue !
- Je ne disais pas ça par rapport à ça. Quoiqu'un peu, enfin de compte. Non, si je te dis ça, c'est parce qu'elle m'a regardé avec un regard empli de colère. Donc si elle te voit, tu subiras le même regard. Si ce n'est plus.
- Je suis prêt à prendre le risque. Répondit-il avec détermination
Il dégagea gentiment son épaule et courut la retrouver. Stoik l'avait suivi du regard avant de soupirer tristement et de retourner aider les siens. Astrid et les autres avaient assistés de loin à la scène et comprirent de quoi il s'agissait. Et bien entendu, ils ne purent s'empêcher de suivre le jeune viking.
Verika marchait très vite, les larmes aux yeux. Revoir Stoik, ou même n'importe qui d'autre du village était beaucoup plus douloureux qu'elle ne l'avait imaginé. En revoyant ce grand guerrier massif, les souvenirs mêlés à son départ lui revenaient en mémoire, et elle avait mal en y repensant. Une fois dans la salle d'entrainement, qu'elle ouvrit avec un puissant coup de pied et qu'elle referma avec un autre, elle laissa ses épaules s'abaisser et elle releva la tête. Elle ferma les yeux et soupira, laissant d'autres larmes s'écoulaient sur ses joues. Mais elle les essuya rapidement en entendant la porte s'ouvrir. Elle savait que c'était Dagur et Marina, puisqu'il n'y avait qu'eux et Osvald qui venait dans cette salle pour s'entrainer.
- Hé… ? ça va… ? Demanda Marina
- Tu vois ma tête ? J'ai l'air d'aller bien ? Rétorqua froidement la rouquine
- Verika… Soupira-t-elle tristement
- Désolée. Non, je ne vais pas bien, Marina. Revoir Stoik… C'était plus dur que je ne le croyais. En le revoyant, je me suis rappelée de chaque détail concernant mon départ de Berk, et j'ai toujours aussi mal qu'il y a 15 ans…
Dagur la regarda en fronçant légèrement le regard. Il s'approcha d'elle et s'apprêta à lui donner un coup de poing, mais Verika contra aisément son attaque avec son avant-bras, même si son visage reflétait de l'étonnement.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Frappe. Passe tes nerfs.
Il lui adressa un sourire en l'attaquant avec son autre poing. Verika le contra aussi tout en lui rendant son sourire. Les deux amoureux se battaient sérieusement, tout en s'amusant, comme ils l'avaient toujours fait depuis l'enfance.
oO*Oo
Courant à moitié dans les couloirs de cette grande forteresse, Harold avait demandé à plusieurs résidents s'ils avaient vu Verika. Et grâce à leur indications données en toute innocence, sa route le conduisit jusqu'à la salle d'entrainement. Pour ses amis, ils durent faire comme lui, mais en demandant s'ils avaient vu un jeune homme avec une jambe en métal. Et comme Harold, leur route les mena au même endroit.
oO*Oo
Verika et Dagur avait cessé de se battre après que Dagur ait réussi à l'immobiliser contre le mur. Ça avait bien aidé la jeune femme de « passer ses nerfs » sur Dagur. Après cela, elle avait demandé à Marina de se mettre en hauteur et de lui tirer des flèches, le but pour Verika étant de les attraper avant qu'elle n'atteigne le sol. C'était un de leurs exercices favoris depuis qu'elles maitrisaient l'archerie. D'ordinaire, Verika était très douée pour les intercepter, mais pas cette fois. A cause de ses souvenirs et de la présence des Berkiens sur l'île, ça la perturbait tellement qu'elle n'en attrapa que la moitié ! Ce qui fit réagir Dagur.
- Concentre-toi, Verika ! Ne laisse pas tes émotions influencer tes réflexes ! Si on combat des dragons, ils te tueront en un rien de temps !
- Je sais ! Mais je n'arrive pas à me… AH ! Concentrer… Maugréa-t-elle quand une flèche passa à ça de son bras.
- Qu'est-ce que je fais ? J'arrête ? Demanda Marina depuis les hauteurs
- Non. Continue ! ça va aller… Dit-elle en se concentrant
Soudain, la porte s'ouvrit lentement et presque sans un bruit. Verika n'avait pas fait attention, ni au regard que Dagur avait en regardant la porte. C'est surtout en voyant que Marina ne tirait plus de flèches qu'elle leva son regard vers son amie.
- Bah alors ? Qu'est-ce que t'attends ? Tire ! Ordonna Verika
- Euh… Dit-elle, mal à l'aise
- Verika… ?
Verika ne reconnaissait pas cette voix, mais elle avait une idée sur la personne qui venait de prononcer son nom. Surtout de cette manière ! Elle tourna lentement son regard vers la porte, le cœur battant. Et elle le revit enfin. Harold. Malgré sa surprise et sa colère toujours présente à son égard, elle admettait qu'il avait beaucoup changé et que ce n'était plus la crevette d'antan. Il était tellement méconnaissable que son cœur se mit à battre d'une drôle de manière qu'elle préférait ignorer. Elle mit ça sur le compte de la surprise de le revoir. Quand à Harold, il n'arrivait pas à détacher son regard. Il ne la reconnaissait pas ! Ou du moins, elle était devenue très différente de la petite fille de son enfance ! Pareil pour Dagur quand son regard se posa inévitablement sur lui. Lui aussi avait beaucoup changé !
- Dagur ?
Dagur lui répondit tout en se mettant aux côté de Verika qui ne pouvait s'empêcher de sourire d'un air à demi mauvais. Elle savait que Dagur aller se marrer, et que du coup, elle aussi.
- Surpriiiiiiiiiise Harold ! Je t'ai manqué ? Oooh, bien sûr que oui ! Oh ! Euh… tu connais, Verika ? Attends une minute… oui, tu la connais ! Quand vous étiez gosse, vous étiez amis, tout ça, tout ça, héhéhé…
- Humph. Vu sa tête, on dirait qu'il a vu un fantôme. Se moqua-t-elle en croisant les bras.
Harold ne sut quoi leur répondre. Déjà que son changement physique et son regard bleu glacial le laissait sans voix, mais le fait de la voir sourire et se moquer presque comme Dagur lui faisait un drôle d'effet. Au bout de tous ce temps, elle était donc devenue comme lui ? Harold n'était pas sûr d'apprécier, ni de s'y faire. Verika vit ensuite Astrid et les autres membres du groupe débarquer dans la salle. Eux aussi avaient beaucoup changés. C'est à peine si elle les reconnaissait ! Et quand son regard bleu gris se posa sur Astrid, elle comprit tout de suite pourquoi elle était probablement devenue le centre d'attention d'Harold… De beaux cheveux blonds tressés, un joli minois, de beaux yeux couleur azur, des formes gracieuses et probablement de la hargne au combat.
- Et quand y'en a un qui débarque, les autres suivent peu après. Rétorqua-t-elle
- Woh, attendez une minute… C'est Verika ?! S'étonna Krane
- Et c'est bien Dagur, non ? Dit Kogne
- Quel sens de l'observation. Bien que je n'ai pas du tout envie de bavarder avec vous, sachez que nous sommes en plein entrainement et que vous n'avez rien à faire ici. Alors retournez auprès des vôtres et laissez-nous. Pigés ? Exigea-t-elle
- Verika. On ne s'est pas vu depuis 15 ans ! Tu ne trouves rien d'autre à nous dire que de foutre le camp ?
- T'a tout gagné, Astrid. Sauf si vous voulez vous battre, la, vous pouvez rester. Marina ?
Depuis les hauteurs, Marina comprit son intention et décocha une flèche que Verika attrapa en plein vol, sans s'être retournée et en ayant juste bougé le bras. Avec un sale sourire en coin, elle brisa la flèche avec la force de sa main, et Dagur souriait d'un air très satisfait en voyant que la colère de sa belle suffisait à accomplir de telles prouesses.
- Mais je ne vous garantis pas que vous en ressortissiez vivant. Conclu-t-elle en laisser tomber la flèche en miettes sur le sol.
- Ecoute, on ne veut pas se battre. On veut juste parler. Insista gentiment Harold
- Je n'ai rien à dire. A aucun de vous ! Alors soit vous partez de votre plein gré, soit c'est moi qui vous fous dehors !
- Wouhouhou ! ça se complique les enfants ! Se marrait Dagur en pianotant ses doigts entre eux
En même temps, Dagur souriait de voir Verika si en colère et si menaçante, mais surtout de voir le groupe en train de la regarder avec stupeur et désolation ! Surtout Harold !
- Euh… et si on veut rester pour voir de quoi t'es capable au combat ? Demanda Krane en levant timidement la main
- A vos risques et périls dans ce cas. Répondit Verika en accentuant son sale sourire.
- Trop cool ! S'enthousiasma Kogne qui empoigna son épée
- Aller ! On y va ! S'exclama Krane, épée à la main
Verika s'empara de sa propre épée et engagea le combat contre les jumeaux, sous le regard ravi de Dagur et Marina. Mais malheureusement, les jumeaux ne faisaient pas le poids face à elle, même en unissant leur force. Verika esquivait et contrait aisément chacune de leurs attaques, ce qui la fit sourire au bout d'un moment.
- Ha ! C'est tout ce que vous avez dans le ventre ?! S'exclama-t-elle, moqueuse et victorieuse
Elle donna un coup de pied dans la poitrine de Kogne qui fut projetée au sol, et elle brisa l'épée de Krane en deux avec la sienne. Le jeune Thorston regarda avec des yeux ronds son épée brisée et Verika rangea la sienne dans son fourreau. Elle remit sa petite frange en place et s'autorisa à émettre un commentaire assez sarcastique.
- Quand je vois la qualité de vos armes et vos talents au combat, je ne suis pas si étonnée que les dragons ai pris le dessus.
- Tu ne sais pas ce qui s'est passé là-bas, Verika ! Alors évite de nous juger ! Rétorqua sévèrement Harold
- Ou sinon quoi ? Tu vas me donner une leçon pour avoir insulté les tiens ? C'est vrai que j'ai entendu dire que tu n'étais plus le minable petit lâche d'autrefois ! Mais tu oublies une chose, Harold. Je suis ici chez moi et je dis ce que je veux. Pigé ? Alors si plus personne ne veut se mesurer à moi…. sortez d'ici. Ordonna-t-elle froidement en les pointant avec son épée.
- Quelle ambiance ! Pouffa ouvertement Dagur
Harold la fixa encore un instant, le regard sévère et les poings serrés. Verika faisait de même, résolue à ne pas se montrer vulnérable à cause de leur présence. Harold croisa le regard de Dagur qui souriait toujours, et ça l'énervait tellement de le voir aussi satisfait, qu'il préféra s'en aller.
- Venez. On s'en va. Dit-il enfin aux autres
Ils s'en allèrent, et Verika claqua violemment la porte à l'aide de son pied. De l'autre côté de la porte, le groupe regardait avec effarement la porte close mais pas Harold. Lui, s'était contenté d'avancer, les poings serrés et le visage sévère. Ses amis échangèrent un regard triste avant de le suivre et de retourner auprès des leurs. Dans la salle, Verika respirait profondément sans lâcher la porte du regard. Sa main serrait tellement fort son épée que sa peau se mit à blanchir.
- Comment tu te sens ? Demanda Dagur
- Je n'en sais rien. Je suis partagée entre plusieurs sentiments.
Elle soupira un bon coup, jeta son épée qui se planta dans une caisse en bois, et ramassa les flèches plantées au sol.
- Tu veux reprendre l'entrainement ?
- Oui. Je n'ai pas trop envie de quitter cette pièce. Mais si vous voulez sortir, je ne vous en empêche pas.
Marina lui envoya une flèche qui se planta à ça de son pied. Ayant compris le message, Verika leva la tête et rendit à Marina le sourire que cette dernière lui adressait. Elles reprirent l'entrainement, tout comme Dagur qui faisait des tractions. Ils restèrent dans cette pièce jusqu'à l'heure du repas, repas qui fut servi dans les cuisines, laissant la salle à manger aux Berkiens qui se restauraient et se reposaient. Mais qu'elle ne fut pas la surprise de Verika en voyant Osvald manger en compagnie de Stoik, Gueulfor, d'Harold et ses amis ! Ignorant le regard de leurs « invités » Verika se mordit la langue pour éviter de parler et prit place à table. Dagur et Marina s'asseyaient à ses côtés, Dagur se retrouvant à côté de son père et Marina se retrouvant à côté de Varek. Elle lui accorda un faible sourire quand elle croisa son regard, mais elle se mit bêtement à fixer Rustik et à rougir quand il lui adressa un regard. Les joues légèrement rouges, elle remplit son assiette et se mit à manger, comme tout le monde. Harold se trouvait bien entendu face à Verika et tous deux prirent soin de ne pas se regarder. Tout le monde l'avait remarqué, ce qui créa un nouveau malaise en plus de celui qui régnait déjà. Mais Osvald s'en moqua et fit une annonce.
- J'ai de bonnes nouvelles, Stoik.
- J'écoute.
Tout le monde se mit à écouter, y compris Verika.
- Ce matin, j'ai fait une annonce concernant votre situation. Et bon nombre de mes villageois sont prêts à héberger chez eux au moins une ou deux personnes le temps que nous trouvons une solution plus colossale pour votre ile.
Cette nouvelle rassura les Berkiens et Verika. S'ils pouvaient tous squatter ailleurs, ça l'arrangerait beaucoup !
- Je... merci, Osvald. Sans toi et les vôtres, nous serions perdu. Merci.
- Oui. Merci beaucoup, Osvald. Remercia Harold.
- Il est normal de venir en aide aux autres, surtout envers nos voisins et amis. Cette après-midi, je ferai venir dans la salle du trône tous ceux qui voudront héberger les vôtres.
Verika esquissa un léger sourire. Dès ce soir, elle serait libérée de leur présence dans sa demeure. Dagur se réjouissait aussi de cette nouvelle et Marina restait neutre vu qu'elle ne les connaissait pas. Elle tentait de rester neutre, tout en luttant pour être indifférente à quelque chose qui la contrariait depuis peu. Le repas se poursuivit avec une meilleure humeur qu'au début, et Gueulfor, ne put s'empêcher de s'adresser à Verika qui se trouvait dans son champ de vision.
- Alors Verika. Osvald nous a dit que tu étais membre de la garde de l'ile ?
Bien que n'ayant pas du tout envie de parler à Gueulfor ou aux autres Berkiens, elle ne s'arrêta pas pour autant de manger et garda les yeux rivés sur son assiette. Dans sa bouche, son morceau de mouton prenait très cher !
- Euh… dis-moi. Avec quelle arme tu te bats ? Hache ? Epée ? Et cette armure ? Ce n'est pas fait avec la peau d'un dragon Vipère ? Je dois dire qu'elle est assez originale ! Tu l'as faite toi-même ou c'est le forgeron de l'ile qui l'a…
- Tu vas encore me poser combien de questions avant de réaliser que je ne veux pas répondre ? Rétorqua-t-elle froidement
- Verika. Ce ne sont que de simples questions. Rétorqua calmement Osvald.
- C'est vrai. Ce ne sont que de simples questions. Mais je n'ai simplement pas envie de répondre. Je veux juste finir mon repas tant que c'est chaud. C'est possible, non ? Répondit-elle
- Si on ne peut plus discuter ! Rétorqua Rustik en roulant les yeux au ciel
- T'as tout compris, Rustik. Je ne veux PAS discuter !
Elle fit un rapide tour de table en adressant des regards glacial à chacun d'entre eux. N'ayant plus faim et mourant d'envie de taper sur quelque chose, ou quelqu'un, elle préféra quitter la table.
- Verika ! Où vas-tu ? S'exclama Osvald
- A mon poste, chef ! S'exclama-t-elle sans se retourner
Elle se dirigea à grand pas vers les murailles, suivis du regard par les convives qui ne savait pas quoi dire.
- Eh bah… quel caractère… Soupira tristement Gueulfor
- Si vous essayez de vous mettre à sa place juste deux secondes, vous comprendriez son comportement. A moins que la fatigue et votre malheur ne vous aient pas laissé assez de jugeote pour comprendre ce qu'elle ressent ? Ou alors vous avez tout oublié ? Rétorqua Dagur avec sarcasme
- Dagur ! Gronda Osvald
Dagur leva les yeux au ciel et poursuivit son repas, écœuré de l'imbécilité des convives. Durant tout le reste du repas, on évita de parler de Verika et on parla de sujets moins fâcheux. Durant l'après-midi, les Parenvrilles et les Berkiens, plus ou moins rétablis, furent convoqués dans la salle du trône. Marina avait rejoint Verika aux murailles, mais Dagur se devait de rester au côté de son père. Il roulait déjà des yeux au ciel devant l'ennui qui l'attendait. A chaque famille ou personne seule annoncée, un Parenvrille leva la main pour l'emmener chez lui. En à peine une heure, tout le monde fut choisi. Et dans la salle, il ne resta que Stoik, son fils, et ses amis. Gueulfor était parti avec le forgeron de l'ile et Mulch avec le responsable des pêcheurs.
- Euh… et nous ? On fait quoi ? Demanda Rustik
- Mmh… vu que plus personne ne s'est présenté pour accueillir quelqu'un… je vous propose donc de loger ici.
- Sérieux ? Ici ?! S'exclama Rustik
- En effet, mon garçon.
Dagur avait craint la réponse à cette question et il en grimaça discrètement. Quand Verika sera revenu de sa ronde, elle n'allait pas du tout apprécier la nouvelle ! Surtout qu'il avait bien vu que ça l'avait soulagée de se dire que les Berkiens ne logeraient pas ici. Les dieux voulaient-ils donc qu'elle soit à bout de nerfs et qu'elle commette une bêtise ?
- Nous avons de nombreuses chambres ici. Poursuivis Osvald. Stoik logera dans une chambre, les filles logeront dans une autre, et pour les garçons, vous…
- Euh… moi, je ne me sépare pas de mon frère ! Rétorqua Kogne en croisant les bras
- Pareil ! Même si je voudrais parfois avoir mon propre cocon, je reste avec elle coûte que coûte ! Surtout après ce qu'on vient de vivre ! Rétorqua Krane en faisant de même
- Euh… Fort bien. Vous choisirez vous-même vos partenaires de chambre, dans ce cas. Je vais d'ailleurs vous y conduire pour que vous puissiez prendre un peu de repos. Suivez-moi.
Ils suivirent tous Osvald parmi les longs couloirs de la forteresse, et arrivèrent enfin aux couloirs des chambres. Stoik fut conduit dans une chambre située non loin de celle d'Osvald, de Marina et de quelques membres du personnel d'étage, dans le couloir opposé des chambres de Dagur et Verika. Une fois Stoik rentré dans la sienne après avoir salué son fils et ses amis, le groupe suivit Osvald de l'autre côté du couloir.
- Hé Dagur ? Tu crèches ou toi ? Demanda Krane
- Pourquoi tu veux le savoir ? Tu tiens à te prendre une dague en pleine tête si tu oses venir me déranger ? Rétorqua-t-il en souriant d'un air mauvais
- Pas vraiment, non.
Sans préciser qu'ils passaient devant la chambre de son fils ou celle de Verika, Osvald les emmena au bout du couloir, montrant de sa main trois chambres disponibles. Il les salua et repartit vaquer à ses affaires et Dagur fit de même. Là, ce fut le débat pour savoir qui partage la chambre avec qui !
- Nous, on prend cette chambre ! C'est déjà ça de réglé ! Annonça Krane
- Ouais ! On va tout de suite l'aménager en version Thorston ! A plus tard ! Souriait Kogne
- Oh non ! S'exclama Krane avec horreur
- Quoi ? S'étonna Harold
- Mon poulet ! J'ai oublié mon poulet dans la salle ! S'exclama-t-il en courant en bas pour aller le chercher
- Hé, attend ! Qui a dit que j'étais d'accord pour garder cette volaille avec nous ?! Va y avoir plein de plumes partout ! Hééééé ! Rétorqua sa sœur en lui courant après
- Génial. Je vais donc devoir partager ma chambre avec un garçon et subir les commérages. Grommela Astrid en les regardant s'éloigner
- Je peux te proposer d'être ma colocataire, Astrid. En tout homme galant. Se proposa Rustik en posant son bras autour de ses épaules
- Euh… non merci, Rustik. Je préfère encore dormir par terre, dans le couloir. Le repoussa-t-elle gentiment
- Si tu veux, t'a qu'à prendre une chambre pour toi, et nous, on partage la dernière. Proposa Harold
- Sérieux ? A trois dans un même lit ? S'étonna Astrid à moitié étonnée et amusée de l'idée
- Euh…
- Tu sais quoi ? J'ai trouvé mon partenaire. Et au moins, je ne serais pas ennuyée par les numéros de charme ou les ronflements. Désolée, Varek.
- Mais je ne ronfle pas, moi ! S'étonna-t-il
Astrid emmena donc Harold dans une chambre, laissant Rustik et Varek seuls à seuls.
- T'a pas intérêt à prendre tout le lit et à ronfler, Varek ! Conseilla Rustik
- Je ne ronfle pas ! Et je ne bave surement pas contre mon oreiller !
- Je ne fais pas ça ! … Ou alors c'est parce que j'ai rêvé d'un énorme gigot de Snoggeltog. Se défendit-il
- Durant une saison estivale ? Se moqua Varek
- Rho la ferme, le ronfleur ! Ordonna-t-il en fermant la porte
- JE NE RONFLE PAS ! S'exclama Varek à travers la porte
Dans leur chambre, Harold et Astrid riaient de la dispute entre ces deux-là.
- Alors comme ça, je suis le partenaire idéal ? C'est gentil. Se moqua gentiment Harold
- Ecoute. A choisir, je préfère partager ma chambre avec toi. Ou encore avec Kogne, mais comme elle veut rester avec son frère...
- Que veux-tu ? C'est les jumeaux. Ils ont tout partagé depuis leur naissance. Et ce qu'on a vécu leur fait peut être réalisé qu'ils tiennent encore plus l'un à l'autre. Expliqua-t-il en s'asseyant sur le lit
- Sans doute. Et ça peut se comprendre. Approuva-t-elle en s'asseyant aussi sur le lit. Dis ?
- Mmh ?
- Ce… ça t'a fait quoi de la revoir ?
- Je ne sais pas. Ce n'était pas comme je l'avais imaginé.
- Et comment tu avais imaginé vos retrouvailles ?
- Je n'en sais rien. Mieux que ça en tout cas. Du moins, je l'espérais bêtement.
- Ah.
Petit moment de silence avant qu'Astrid ne revienne à la charge en essayant de parler de façon plus positive de leur ancienne amie et de ce qu'elle avait pu constater lors de leur retrouvailles dans la salle d'entrainement. Peut-être qu'Harold se prêtera au jeu et qu'il relativisera leur retrouvaille, aussi pénible soit-elle ?
- Tu sais… malgré la haine qu'elle nous porte et que je peux comprendre en un sens, je trouve plutôt cool ce que Verika est devenue. Elle est tellement plus... j'en sais rien… intense, fougueuse et j'adore ça ! s'enthousiasma-t-elle
- Ouais, ouais, c'est… C'est génial. C'est clair qu'elle a beaucoup grandi et changé depuis la dernière fois qu'on la vue.
- N'oublie pas que ça fait 15 ans, Harold. On a tous grandi, on n'était que des enfants à l'époque. On n'allait quand même pas rester tout petits jusqu'à la fin de nos vies ? Plaisanta-t-elle
- Je sais, mais…
- Mais quoi ?
- Bah… elle était si douce et si gentille… et aujourd'hui, elle est… pff, j'en sais rien.
- Energique ? Pleine de fougue et de caractère ? En quoi c'est un souci ? Je trouve ça génial ! Souriait-elle
- Astrid, y'a une différence entre être énergique et être… oh, laisse tomber. Dit-il en se levant
- Non, Harold, attend je… je ne voulais pas te…
- J'ai juste besoin d'être seul un moment. A tout à l'heure. Soupira-t-il avant de quitter la chambre.
Astrid soupira, se demandant bien comment les choses pourraient s'arranger ? Elle s'allongea sur le lit, et essaya de réfléchir à une solution, mais elle finit par s'endormir.
oO*Oo
Les jumeaux étaient redescendus jusque dans la salle à manger, là où ils avaient tous été accueillis. Mais aucunes traces du poulet. Ils cherchèrent encore et encore, jusque dans la salle du trône, et là, ils entendirent un caquètement prononcé, continu et horrifié ! Ça venait des cuisines ! Ils se ruèrent vers elle et là, ce fut l'horreur pour Krane ! Ils virent l'un des cuisiniers tenir le poulet par le cou, le corps plaqué contre la table. Le cuisinier avait une hache de cuisine levé en l'air, et avant que Krane n'ai pu intervenir, il l'abaissa et coupa la tête du volatile qui avait poussé un dernier caquètement, avant que sa tête tombe de la table et roula jusqu'aux pieds du jeune homme.
- Non… non, pas Poulet... il a tué Poulet…
- Hé mon gars ? ça va ? Demanda le cuisinier, étonné de sa réaction
Mais Krane fondit en larmes et tomba à genoux.
- POULEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEET ! Hurla-t-il
Abattu, il s'écroula au sol, chouinant comme un bébé en position fœtale devant tout le personnel qui ne savait pas trop comment réagir.
- Mais quel genre de monstre êtes-vous pour tuer un pauvre petit poulet… ? Bouhou… un pauvre petit poulet de rien du tout…. bouhouhou…
- J'suis désolé, je… je savais qu'il était à toi, ce poulet ! Et… S'excusa-t-il en tendant sa main vers lui pour le consoler
- Ne le touchez pas ! Vous ne croyez pas que vous en avez assez fait… ? Rétorqua-t-elle tristement en s'agenouillant aux côtés de son frère, toujours en larmes face à la tête du poulet gisant sur le sol
