Salut à tous ! :D Je suis ravie que le chapitre précédent vous ait plu et vous ait fait rire ! Merci ! ^^ Alors petites réponses aux reviews…

Vous me faites rire avec vos réactions concernant Verika ! Les avis sont vraiment très partagés ! ^^ Je vous avais prévenus qu'elle était spéciale. :) Pour sa défense, elle a quand même eu des malheurs qui l'ont traumatisée, et puis n'oubliez pas qui est son père ! C'est quand même Alvin le traître ! :D Et quand on voit le caractère qu'il a dans la série, soyez pas surpris si sa fille à un caractère impulsif, agaçant et similaire au sien ! xD Mais je pense que vous l'apprécierez par la suite. ;)

Et oui. Pauvre petit Poulet. Et encore, ce n'est pas fini, puisque ma fic contient du drama ! Alors après Alvin, quelques Berkiens et le Poulet… qui sera la prochaine victime ? :D (Mode bande annonce de film d'horreur ! xD)

Oui, dans cette fic, Krokmou est l'Alpha des dragons, donc soyez pas surpris si quand il vient foutre la merde chez les viking, il brille de mille bleu ! :D BDM je sais ! xD

Non, Astrid n'a pas fini de vouloir arranger les choses. Et en effet, c'est triste qu'Harold friendzone notre blondinette adorée x) Mais qui sait ? Ça risque peut être de changer ? Ou pas ! xD

Alors je vous garantis qu'il y aura encore de la bagarre, de la romance, des scènes reprises de la série, des envies de meurtre concernant Gustav, des attaques de dragons, de la tension dans l'air, des regards qui tuent, et plein d'autres surprises ! ^^

Aujourd'hui, c'est encore un chapitre sur le passé, mais la semaine prochaine, on retourne dans le présent ! ;) Encore mille mercis à vous tous et bonne lecture avec un de mes passages préférés de la série ! Bisous ! ^^


Chapitre 11 - Stratagème

Kognedur dût maintenir son frère par les épaules afin de le ramener à leur chambre. Ils marchaient lentement dans les couloirs et les escaliers du fait que Krane n'arrêtait pas de pleurer. Ces pleurs alertèrent Astrid, Varek et Rustik qui sortirent de leurs chambres et suivirent les jumeaux dans la leur.

- Qu'est ce qui se passe ? S'inquiéta Varek

- Ils ont tué son poulet.

- Hein ?! Qui ça ? S'étonna Astrid

- Les cuisiniers. Ils ne savaient pas que c'était le sien.

- Oh… Désolée Krane.

- Mon poulet… mon petit poulet aux plumes si douces… ils... ils l'ont… bouhouhouhou…. Sanglota-t-il en boule sur son lit.

- Eh bah… quelle journée… Soupira Varek

- Mouais. C'est clair… Soupira Rustik

- Et il est ou Harold ? Demanda Kogne

- Il est parti faire un tour.

- Ça, c'est à cause de ses retrouvailles avec Verika. C'est sûr que même pour nous, ça ne s'est pas passé comme on l'avait espéré. Dit Varek

- Elle nous déteste tous. Comment t'aurais voulu qu'elle réagisse ? En nous accueillant à bras ouverts ? Rétorqua Astrid

- Humph. Vu le caractère qu'elle a attrapé, elle nous aurait prise dans ses bras pour mieux nous tordre le cou ! Rétorqua Rustik

- C'est sûr qu'elle l'aurait fait au repas, vu ce que tu lui as dit. Ajouta Kogne avec un petit sourire. Mais de toute ma vie, j'ai jamais vu quelqu'un regarder les gens avec autant de haine et de froideur. Même les regards furieux de Stoik ne valent rien !

- Mouais. Mais le pire, c'est pour Harold. C'est à lui qu'elle en veut le plus. Ajouta Astrid.

- Ça date d'y a 15 ans tout ça. Elle n'a pas laissé cette histoire de côté ? S'étonna Varek

- Bien sûr que non. Fit Krane.

Il se redressa calmement sur son lit, puis remit bien son casque et ses dreadlocks avant d'essuyer ses larmes. Il semblait plus ou moins calmé de la mort de son poulet et tout le monde le regardait, attentif à ce qu'il allait dire.

- C'est le schéma classique des comédies romantiques. Un garçon rencontre une fille… la fille rencontre un garçon… le garçon trahit la fille… la fille hait le garçon… le garçon perd la fille… la fille et le garçon se retrouvent des années plus tard… et au final, l'un d'eux perd l'autre avant de se laisser mourir pour le rejoindre…

- Oh mes dieux… j'en pleure à chaque fois… bouhouhou… Sanglota Kogne

- Attends une minute. On sait tous ce qu'Harold ressent pour elle, mais tu crois sérieusement que derrière toute cette colère, elle éprouverait des sentiments pour lui ?! S'étonna Varek avec des yeux ronds

- Et oui mon cher Varek. C'est le pouvoir de l'amour et personne n'y peut rien.

- De l'amour ? Pff ! C'est débile ! Elle l'aurait massacré tout à l'heure ! Ça se voyait dans son regard ! Rétorqua Rustik qui ne croyait pas du tout aux discours des jumeaux

- C'est sûrement parce qu'elle porte une carapace… Mais j'avoue que c'est dur à croire. Supposa Varek, la mine pensive

- Non mais sérieux ? Tu y crois à ses bêtises ? Lui demanda Astrid, perplexe

- Vous n'y croyez pas ? On va vous le prouver ! Annonça Krane. Mais il nous faut d'abord élaborer un plan…

- Ouais. Un plan génialissime qui nous montrera que Verika tient encore à Harold… Ajouta Kogne d'un air songeur

- Ooook. Je vais vous laisser élaborer vos idées débiles et je vais aller m'entraîner. A plus.

- Et moi, je vais aller visiter la forteresse. Je suis sûr que j'aurais beaucoup à apprendre sur l'histoire de cette forteresse historique. Signala Varek

Astrid et Varek laissèrent donc les jumeaux réfléchir à un plan. Rustik resta avec eux et attendit qu'ils trouvent quelque chose. Pas que ça l'intéressait plus que ça, mais il voulait trop savoir ce que ces deux têtes de mouton iraient chercher pour obtenir des réponses ! Et réfléchir à tout ça aidait Krane à se remettre de la mort de son poulet domestique.

- Mmh… trop débile… pas assez dangereux… non, ça, ça ne marchera jamais… oh attend ! non, trop destructeur. Même pour nous… Réfléchissait Krane, les bras croisés

- Je pense avoir trouvé quelque chose !

Kogne en fit part à son frère en chuchotant à son oreille. Curieux, Rustik tendit l'oreille, mais n'entendit rien.

- Mmh… pas mal ! Ça pourrait le faire, frangine ! Approuva-t-il avec un sourire

- Mais pour que ça le fasse encore plus, il nous faudra de ton aide, Rustik.

- De moi ? Pour un plan certainement débile ? Vous n'êtes pas sérieux ?

- Oooh que si ! Et crois-moi, il n'est pas si débile que ça ! Et il devrait beaucoup te plaire ! Souriait-elle

- Oh ? dans ce cas, j'écoute. Souriait-il

oO*Oo

Harold se baladait tranquillement dans les couloirs, histoire de se familiariser avec sa nouvelle demeure. C'était le bordel dans sa tête. Il pensait à tout et n'importe quoi si bien qu'il ne fit pas attention à Dagur et manqua de le percuter en tournant dans un couloir.

- Salut Harold ! Ou devrais-je t'appeler… mon frère !

- Ton frère ? S'étonna Harold avec une grimace

- Oui ! Mon frère d'arme ! Tout comme moi, tu combats les dragons avec la même hargne ! Et puis, on se connait depuis tellement d'années. C'est comme si on était des frères ! Tu n'es pas de cet avis ?

- Pas du tout. Tu n'es en aucun cas mon frère. Et tu ne le seras jamais. Rétorqua-t-il froidement

- Oh ? Je croyais pourtant que c'était le cas depuis tout ce temps.

- Humph. Un frère, comme tu dis, n'aurait jamais agi comme toi tu l'as fait.

- Rho la, la, mon frère… tu veux donc bousiller nos retrouvailles pleine d'émotions avec un souvenir datant d'y a 15 ans ?

- Rentres-toi ça dans le crâne, Dagur. Je ne suis pas ton frère. Et c'est en aucun cas des retrouvailles pleines d'émotions.

- Vraiment ? Après tout ce qu'on a vécu, toi et moi ?

Harold le fixa sévèrement sans rien dire. Il sentait bien que Dagur voulait mettre ses nerfs à vif mais il ne tomberait pas dans son piège.

- Bah alors ? Tu ne me sors pas une petite blague ? Ou même une petite répartie acerbe ? Mais c'est que je les adore, Harold ! Entre frères, on a fini par développer une sorte de langage rien qu'à nous !

Harold leva les yeux au ciel et passa son chemin sous le sourire joyeux de Dagur qui éclata de rire avant de s'en aller à son tour. Harold grognait et grimaçait tout le long du couloir. Il arriva ensuite dans une petite cours pavée ou se trouvait un saule pleureur et quelques fleurs. Trouvant l'endroit joli et reposant, Harold s'asseya sur le banc en bois et profita du calme qui régnait dans ce lieu. De plus, il faisait bon et y'avait du soleil. Harold leva la tête et s'efforça d'apprécier la douce chaleur du soleil sur son visage, sans penser au reste.

oO*Oo

Non loin de la cour, Verika et Marina effectuaient leur ronde sur les murailles. Verika n'avait pas dit un seul mot depuis qu'elle avait quitté la table et Marina avait plusieurs fois voulu entamer une conversation, mais en voyant le regard de son amie, elle abandonna. Sauf que cette fois, elle se lança avec un sourire timide.

- Je pense avoir eu un coup de foudre.

- Pardon ?

Devant le regard rougissant mais heureux de son amie, Verika s'intéressa au sujet mais redouta d'en savoir plus.

- Avec qui ?

- Je crois qu'il s'appelle Mastik…Rougissait-elle

- Hein ?! Rustik ?! Oh non… me dit pas que t'a craqué sur lui ?!

- Bah quoi ? Comment tu veux ne pas craquer sur lui ? Je le trouve trop beau avec son menton carré, ses bras musclés, sa carrure… et ses yeux bleus.

- Oh ce n'est pas vrai… Soupira Verika en plaquant une main sur son visage

- Pourquoi tu dis ça ? T'es pas contente pour moi ?

- Si, mais j'aurais, euh… préféré que ce ne soit pas sur lui que tu craques. Avoua-t-elle

- Pourquoi ? Parce qu'il est de Berk, c'est ça ?

- Disons que j'aurais du mal à apprécier ton petit ami si c'est quelqu'un que je déteste. Ça aurait pu être n'importe qui d'autre de l'ile, ça n'aurait pas posé de problème.

- Verika. Je ne suis pas en guerre avec les Berkiens. Ils ne m'ont rien fait !

- Et ce que je ressens vis-à-vis d'eux, ça ne te préoccupe pas ?

- Mais c'était y'a 15 ans ! Depuis tout ce temps, tu as trouvé le bonheur, non ? Alors pourquoi tu ne laisses pas ta colère dans le passé ? Si tu faisais la paix avec eux, tu pourrais gagner encore plus !

- Faire la paix ?! Pour qu'on me refasse encore un sale coup ?! Non merci ! Rétorqua-t-elle sévèrement avant de reprendre la route

- Mais enfin… vous étiez tous des gosses ! Si ça s'était passé à l'âge adulte, ils auraient tous fait quelque chose pour t'empêcher de partir ! Verika ! Hé ! Verika ! L'appela-t-elle en lui courant après

- La conversation est finie. Concentre-toi sur ton poste, Marina.

- C'est ce que je fais, mais ça ne m'empêche pas de parler en même temps et de désapprouver ton attitude !

- Mon attitude sur quoi ? Ton coup de foudre ou envers ceux de Berk ?

- Les deux ! Mais surtout pour ce que je pense ressentir envers Rustik ! Je trouve que tu n'agis pas comme une amie, la !

- Quoi ?!

- Parfaitement ! Depuis le début de notre amitié, je t'ai soutenue et encouragée pour toi et Dagur ! J'ai toujours été contente pour vous deux et je suis vexée que tu ne fasses pas pareil pour moi, quand le bonheur se présente enfin pour moi !

Verika s'apprêtait à lui répondre quand elle entendit de l'agitation dans la cour. Elle y jeta un œil depuis les hauteurs et vit Harold et Rustik qui se… battaient ?!

oO*Oo

Harold ouvrit les yeux après quelques minutes et frotta ses yeux légèrement éblouis par le soleil. Il n'avait pas remarqué que Rustik se tenait à côté de lui, les bras croisés et qu'il arborait un grand sourire. Depuis une fenêtre, les jumeaux étaient aux premières loges pour assister à la mise en œuvre de leur plan.

- Salut ! Fit Rustik

Harold tourna sa tête vers lui, la main toujours collé contre son œil et surpris de le voir aussi souriant.

- Euh… salut ?

Sans qu'il s'y attende, Rustik lui colla son poing dans la figure et Harold passa par-dessus le banc. Il se releva en s'accoudant au banc, et après avoir frotté son visage endolori, il adressa un regard furieux à son agresseur.

- Mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi ?!

- Prépare-toi ! J'te provoque en duel Harold Haddock ! Alors défends-toi ! annonça-t-il à haute voix tout en tapant son poing dans sa main

- Que je me défende ?! HA !

Harold fut saisi de voir Rustik s'emparer de sa hache et de la planter avec force dans le banc en poussant un puissant cri de guerre. La hache se planta à deux doigts de la main d'Harold, qui continuait de regarder la hache avec des yeux ronds. Ne le voyant pas réagir plus que ça, Rustik essaya d'extirper sa hache du banc tout en s'adressant à son ami.

- Gniééé…Allez, bat toi ! Ordonna discrètement Rustik

- Quoi !? S'étonna Harold

- Bat toi contre moi ! Chuchota-t-il. Qu'est-ce que tu dis ? A mort ?! C'est ce que tu veux ? Un combat à mort ?! S'exclama-t-il en sachant que Verika regardait depuis les murailles

- Quoi ?! Mais qui a dit ça ? Personne n'a dit ça ! Protesta Harold

- Si ! Toi ! HAAA ! S'exclama-t-il en moulinant sa hache au-dessus de la tête du jeune viking

Depuis leur fenêtre, les jumeaux se réjouissaient de voir Rustik si acharné pour la réussite du plan ! Mais ils désespéraient de ne pas voir Harold réagir plus que ça, surtout qu'ils voyaient Verika qui regardait le soi-disant combat aux côtés de sa copine. De leur côté, les filles ne quittaient pas des yeux les deux jeunes hommes, intriguées de voir ce qui allait se passer. Même si Marina semblait s'amuser et se réjouir de la prestation de Rustik, Verika, elle, ne laissait aucune émotion s'afficher dans son regard ou sur son visage. Elle ne disait même rien. Mais intérieurement, elle se demandait pourquoi ils faisaient tout ce cirque grotesque ? Ayant quand même une petite idée, elle ne s'en préoccupa pas plus que ça et continua de regarder pour voir le dénouement final de ce « duel ». Dans un élan de pur guerrier viking, Rustik brandit sa hache dans l'air en poussant un cri de guerre et la planta de nouveau dans le banc. Manque de bol, elle était belle et bien coincée et il essaya de l'extirper ! Harold, trouvant tout ceci ridicule et incompréhensible, s'en alla en haussant les épaules. Ne voulant pas le laisser partir avant d'avoir réussi sa mission, Rustik lui courut après et lui donna une pichenette dans l'oreille.

- AIE ! Que je me batte contre toi, c'est hors de question, Rustik ! S'exclama Harold avec agacement

- Vous avez vu ça ? Le futur chef est un lâche ! S'exclama Rustik à haute voix, les mains sur les hanches

Harold se stoppa, frappé par le mot que Rustik venait d'employer. Si y'a bien un mot qu'Harold avait fini par détester depuis le départ de Verika, c'était bien le mot « lâche » ! Quand Rustik vit qu'Harold s'était arrêté et qu'il semblait bouillonner de colère, il en remit une couche avec joie !

- Hé ouais, t'a bien entendu ! Approche ! Frappe-moi ! Avoue que t'en a trop envie… Souriait-il d'un air malicieux

A bout de nerfs et ne pouvant que céder à cette offre, Harold fit demi-tour et s'approcha à grands pas de Rustik.

- D'accord. Mais rappelle-toi, c'est toi qui l'a cherché !

Rustik souriait d'un air satisfait et triomphant. Confiant, il ferma les yeux et écarta les bras avec le sourire, afin de laisser à Harold le plaisir de lui coller une bonne droite. Harold leva le poing droit et le colla en plein dans la mâchoire de Rustik ! Ce que le jeune Jorgenson n'avait pas prévu, c'est qu'Harold puisse cogner aussi fort ! Harold avait mis tellement de volonté et de force dans sa droite, que Rustik recula de deux pas ! Les jumeaux et Marina grimacèrent face à l'impact du coup, mais Verika n'avait pas réagi comme eux. Elle n'avait pas réagi tout court. Elle demeurait droite et indifférente à ce qui se passait en bas.

- AIE ! Pourquoi t'a fait ça, t'est fou ?! Euh… attend une seconde, j'crois que… euhrg...

Rustik s'effondra par terre sous le regard navré d'Harold. Il était lui-même surpris d'avoir réussi à mettre K.O. un gaillard comme Rustik ! Et y'avais pas que lui qui était surpris !

- Ça, c'est incroyable… Soupira tristement Kogne

- Qui l'eut cru ? Un viking maigrichon et unijambiste avec une telle rage en lui ! S'étonna Krane

- Et vu les réactions inexistantes de Verika, je crois qu'on ne peut plus rien faire…

- J'suis d'accord.

- Mais la bonne nouvelle c'est que Rustik c'est pris un coup en plein milieu du visage.

- Ouais ! Mais j'aurais tellement voulu apprécier de plus près...

Vu que le spectacle était fini, Verika quitta les murailles pour rentrer dans la forteresse par la partie sud. Mais elle esquissa malgré tout un sourire discret par rapport à ce qui venait de se passer, ce qui la fit rager de l'intérieur de sourire bêtement pour ce genre de truc. Elle claqua la langue et retrouva bien vite son air indifférent. Mais Marina, au lieu de la suivre, était descendue aider Harold et s'assurer que Rustik n'avait rien. Verika l'avait vu partir, mais ne lui fit aucune remarque. Après tout, elle préférait être seule pour le moment. Elle admettait également que Marina n'avait pas tort au sujet de son coup de foudre et de son attitude. Même que la blonde avait craqué sur un habitant de Berk, elle devait quand même être heureuse pour elle et lui rendre la pareille. Sans pour autant avoir envie de lui dire, elle souhaitait que ça marche entre eux et qu'elle soit aussi heureuse qu'elle et Dagur. Mais pour ce qui est de pardonner et de faire la paix avec eux, c'était autre chose et il lui fallait du temps pour y réfléchir. Les jumeaux accoururent aussi au chevet de Rustik qui bafouilla quelques mots quand Harold le releva.

- Aaaaw… m'an… pa'… Harold y m'a tapé… En plus j'ai trop soif…

Il retomba direct dans les pommes. Marina posa délicatement sa tête sur ses genoux mais n'osa pas trop le toucher de peur de lui faire mal. Sa présence, légèrement plus douce et chaleureuse que celle de Verika, ne dérangea pas du tout Harold. Ce dernier adressa plutôt un regard sévère aux jumeaux.

- Emmenez-le dans sa chambre. Et… trouvez un bon bloc de glace.

Rustik fut emmené dans sa chambre et Marina lui trouva un bon bloc de glace qu'il mit sans tarder contre sa joue. Elle les laissa discuter entre eux et Harold put enfin obtenir des réponses à cette comédie. Les jumeaux lui apportèrent les réponses tant attendues, et Harold, scié du plan absurde du trio, se mit à faire les cents pas.

- Tout ce que j'aurais voulu, c'est que vous me demandiez mon avis avant de mettre au point votre plan débile ! Lâcha-t-il enfin

- On voulait juste t'aider au sujet de Verika, c'est tout.

- Sauf que je ne vous ai rien demandé ! Je ne veux pas qu'on m'aide ! Et si je devais tout régler, ce serait à ma manière ! Et seul ! C'est compris ?

- Oui. Mais tu peux être sûr qu'on ne recommencera pas pour une bonne raison.

- Et je peux savoir laquelle ? Demanda Harold en croisant les bras

- Bah… déjà parce que Verika avait l'air d'en avoir rien à faire. Tu aurais pu te faire démolir le portrait ou te faire embrocher, elle n'aurait pas réagi.

- Ah.

- Mais pour être honnête, ce n'est pas que pour ça qu'on laisse tomber. C'est parce qu'on a compris la principale raison qui a fichu en l'air tout notre plan.

- C'est à cause de toi. Avoua Kogne

- Moi ?! S'étonna Harold

- Ouais. Parce que t'est très nul comme acteur. Avoua Krane

- Donc… pour que Verika me remarque et me prenne pour un guerrier valeureux, vous avez demandé à Rustik de m'attaquer ?

- De te surprendre ! On préfère ce mot, vois-tu. Répondit Kogne

- On voulait une réaction authentique ! C'était mieux !

- Et on n'a pas été déçus du voyage. Pas vrai Rustik ? Souriait-elle en adressa un regard ravi à Rustik

Mais ce dernier l'ignora et extirpa avec surprise une de ses dents.

- Ah ! Oh, c'est ma dent ?!

- Le truc c'est qu'on se doutait pas que Thor et son marteau puissant s'abattrait sur la faible mâchoire de Rustik… Soupira tristement Krane

- Rhoo… cette situation, c'est vraiment n'importe quoi… Soupira Harold. Bon. Maintenant que l'incident est clos, promettez-moi d'arrêter de monter vos plans de dingue ! Les gronda-t-il sévèrement

- Euh... d'accord. Répondirent-ils en cœur

Rustik fit également oui de la tête. Harold s'en alla dans sa chambre et les jumeaux échangèrent un regard triste avant de retourner dans la leur. Marina avait discrètement veillé les va-et-vient depuis sa propre chambre, et quand les portes des deux chambres se refermèrent, elle sortit de la sienne pour frapper à celle de Rustik. Le jeune homme reposa son bloc de glace et alla ouvrir et fut surpris de voir la jeune femme lui sourire avec un pichet à la main.

- Salut. Je ne te dérange pas ?

- Euh… non. Qu'est-ce que tu veux ?

- Je me suis dit qu'après ce que tu viens de vivre, un verre d'hydromel te ferait du bien. Ça te dit ?

- Euh... ouais, pourquoi pas. Entre.

Ravie, Marina entra de nouveau dans la chambre et servis deux verres d'hydromel. Rustik prit le sien et but une bonne gorgée sous le regard toujours aussi ravi de Marina.

- Au fait, ça va ? Tu n'as pas trop mal à la mâchoire ?

- Ha ! Pas du tout ! En fait, j'ai fait croire à Harold qu'il avait réussi à me faire super mal. A force de combattre les dragons et de m'entraîner, je prends souvent des coups ! J'suis rodé à force ! Héhé.

Il fanfaronnait, mais en vérité, sa mâchoire lui faisait un mal de chien et l'hydromel aidait plus ou moins à calmer la douleur.

- Vu ta carrure, je n'en doute pas ! De tout ton groupe d'amis… tu dois être le plus fort et le plus résistant, non ? Demanda-t-elle après avoir jeté un regard plutôt intéressé à ses bras musclés

- Euh… ouais ! Carrément !

Malgré son sourire prétentieux, il était intérieurement inquiet et étonné. D'ordinaire, aucune fille ne l'abordait, ne lui souriait, ne restait en sa présence plus de 5 minutes ou ne le complimenter sur son physique et sa force ! Se sentant légèrement mal à l'aise, il but d'une traite le reste de son verre.

- Haaaa ! Ça fait du bien ! Je te remercie pour le verre mais là, je vais te demander de sortir. Non pas que tu me gêne, mais j'ai besoin de récupérer un peu. Non pas à cause du coup de poing, mais de ce qui s'est passé sur notre île.

- Je comprends. Souriait-elle, nullement vexée

Elle lui laissa le pichet d'hydromel et se dirigea vers la porte. Avant de l'ouvrir, elle se tourna vers Rustik et lui accorda un sourire charmeur.

- On se voit au diner, Rustik.

- Ça roule ! Souriait-il

Son sourire s'accentua et Marina quitta enfin la pièce. Une fois la porte refermée, Rustik abandonna son faux sourire pour se retrouver avec un visage stupéfait

- Je rêve ou elle m'a dragué ?

oO*Oo

Verika rentra chez elle par la porte principale, arrivant ainsi dans la salle du trône désert. La première chose qu'elle vit en rentrant, c'était le trône d'Osvald. Avec un soupir contrarié, elle s'en approcha. Si elle était contrariée, c'est parce qu'elle n'arrêtait pas de penser à ce que Marina lui avait dit au sujet des Berkiens. Et comme pour l'histoire du coup de foudre, elle admettait que son amie avait pas tort sur ce sujet la non plus. Elle s'asseya sur le trône d'Osvald et ferma les yeux pour réfléchir et faire le point. Mais une voix la fit sortir de ses pensées. C'était celle d'Osvald, qui s'adressait à la jeune femme depuis le haut de l'escalier gauche de la salle.

- Tu es contrariée, n'est-ce pas ?

- En effet. Et apparemment… vous aussi. Répondit-elle en levant son regard vers lui.

- Oui. Parce que je me fais du souci pour toi. Ajouta-t-il en descendant les marches

- Pour moi ?

- Oui, Verika. J'ai conscience que la présence des Berkiens et de tes anciens amis te perturbe et que tu leur en veux. Mais c'était y'a 15 ans. De l'eau à coulé sous les ponts depuis tout ce temps. Et tu es heureuse maintenant, non ?

- Oui, Marina m'a dit la même chose. Et j'ai… j'ai conscience de tout ça dans ma tête, mais au fond mes tripes…

- C'est plus fort que toi. Je sais ce que tu ressens.

- Vraiment ? S'étonna-t-elle

- Oui. Quand j'ai perdu la mère de Dagur, j'étais en mission diplomatique dans un autre village. Elle n'était déjà pas très bien avant que je m'en aille, mais elle a insisté pour que j'aille négocier la paix. Elle m'avait rassurée qu'elle irait mieux à mon retour, mais… la maladie l'a emportée avant que je revienne. Je m'en suis voulu pendant des années de ne pas avoir été là pour la soutenir et être auprès d'elle pour ses derniers instants. Je l'aimais tellement... mais avec le temps, cette douleur a fini par s'estomper et j'ai pardonné envers tous ceux pour qui j'éprouverais de la colère.

- Co… comment vous avez fait pour vous débarrasser de cette colère ?

- Je n'ai pas pu m'en débarrasser. C'était impossible. J'ai dû me l'approprier et ne pas l'oublier, et j'ai du tout faire pour que plus jamais je n'aie à revivre ça.

- Et ça a marché ?

- Oui. Mon fils est toujours là, ainsi que toi et Marina. Souriait-il

- Donc si je veux trouver la paix intérieure comme vous… il faut que je…

- Il faut que tu fasses tout ton possible pour vivre en paix avec cette douleur et que tu trouves le courage de leur pardonner. Dit-il en lui relevant tendrement le menton

- Je ne sais pas si j'en ais le courage… je crois que j'aimerais reprendre un nouveau départ avec eux, mais… quand je les regarde… je ne peux pas m'empêcher de leur en vouloir. C'est pour ça que je viens souvent ici et m'asseoir sur votre siège. Pour essayer de réfléchir et trouver des solutions à votre image. Explique-t-elle tristement

- Et ça t'aide ?

- Par moments, oui. Depuis quelques années, ça m'a aidé. Mais pour ce problème, j'ai l'impression que c'est inutile…

- Dans ce cas, je n'ai qu'un dernier conseil à te donner Verika. Suis ton cœur. C'est lui seul qui décide et influe sur nos décisions. Si tu parviens à l'écouter, tu y verras plus clair. Souriait-il

Elle lui rendit son sourire, même s'il était un peu triste et qu'elle avait toujours l'air contrarié. Osvald lui ébouriffa tendrement ses cheveux courts, ce qui la fit rire. Osvald la laissa à ses réflexions, et Verika le suivait du regard tout en remettant bien ses cheveux. Verika resta encore un moment sur le trône en bois puis se rendit aux cuisines pour manger un morceau. Il est vrai qu'elle n'avait pas pu finir son repas vu qu'on lui avait aisément coupé l'appétit. Pensant être tranquille le temps d'avaler un casse-croûte, elle fut étonnée de voir Varek, assis à table, le nez plongé dans un gros bouquin avec une assiette de biscuits à ses côtés. Il s'arrêta automatiquement de lire et de manger quand il vit Verika.

- Salut Verika. Euh... tu veux un biscuit ? Demanda-t-il timidement

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

- J'étais parti visiter la forteresse et je suis finalement tombé sur la bibliothèque. Et comme j'ai attrapé un petit creux en farfouillant les étagères, je suis venu ici et je n'ai pas pu m'empêcher de lire la suite de ce bouquin merveilleux qui raconte…

- Ce n'est pas un endroit pour lire, Varek. Ici, il y a des gens qui travaillent.

- Oh, je… je sais mais… bon, bah je vais aller lire dans ma chambre. Merci pour votre gentillesse et vos biscuits absolument délicieux. Dit-il à l'attention du personnel.

Verika regardait les cuisiniers qui rendaient au jeune viking son sourire, puis Varek qui rangeait ses affaires. Elle avait le sentiment d'avoir été méchante pour rien alors qu'en vérité, Varek ne faisait rien de mal. Mais ça été plus fort qu'elle.

- Je vais juste reprendre quelques biscuits et je m'en vais. Ajouta-il

- C'est bon, reste. C'est moi qui m'en vais. Dit-elle en faisant demi-tour

- Attends ! Prends au moins un gâteau. Ils sont tout frais et tout chauds !

Elle se retourna et vit Varek lui tendre le plateau de biscuits. Ne pouvant ignorer son ventre qui gargouillait, elle en prit finalement quelque uns avant de sortir de la cuisine sans dire un mot. Varek poussa un léger soupir triste et replongea alors dans sa lecture en mangeant un autre biscuit. Engloutissant les biscuits les uns après les autres tout en marchant dans les couloirs, Verika se demanda ce qu'elle pouvait faire. Elle avait l'impression que dès qu'elle voudrait aller dans une pièce, elle verrait à chaque fois un des membres du groupe. A cette pensée, elle s'arrêta net. Elle n'avait pas fait gaffe que Varek était toujours dans la forteresse, alors que lui et les siens devaient être hébergés par les villageois ! Elle voulut faire demi-tour pour aller le questionner, mais elle entendit des bruits de hache non loin de la salle d'entrainement. Intriguée, Verika s'y rendit et vit Astrid s'entraîner au lancer de hache. Ayant entendu la porte s'ouvrir, Astrid fit demi-tour et lui adressa un sourire sincère.

- Salut.

- Qu'est-ce que tu fais ici ?

Elle prit conscience qu'elle avait déjà posé cette question à Varek, et sur le même ton. Astrid fut étonnée du ton froid de sa question, ainsi que de son air étonné et à demi furax.

- Bah… Je m'entraîne.

- Pourquoi tu t'entraînes ici ? Y'a pas assez de place à l'extérieur ?

- Pourquoi j'irais dehors alors qu'il y a tout ce qu'il faut ici ? S'étonna innocemment Astrid

- Parce que cette salle est réservée à l'entrainement de ceux qui vivent ici ! Les villageois ne débarquent pas dans notre salle d'entrainement quand bon leur semble ! Sinon, ce serait le bordel ! Expliqua sévèrement Verika

- Mais… je vis ici, Verika. Répondit-elle gentiment

- Que... quoi ?

- Plus personne ne pouvait nous héberger au village. Alors Osvald nous a proposé de loger ici.

- Comment ça « nous » ?

- Bah Stoik, les autres membres du groupe et moi.

Voilà qui explique encore la présence d'Astrid et Varek dans la forteresse ! Elle se demanda quand est ce qu'elle aurait été mise au courant ? Au moment d'aller se coucher ? Au souper peut être ? Et pourquoi Osvald ne l'avait-il pas informé lors de leur discussion ? Peut-être voulait-il qu'elle change elle-même d'attitude envers eux, après lui avoir fait part de ses sentiments à leurs égards ? Se rappelant ce qu'il lui avait dit, elle eut le sentiment de s'être injustement emportée. Verika soupira et s'excusa de son mieux auprès d'Astrid.

- Bon. Bah dans ce cas-là, entraîne-toi bien. Dit-elle en faisant demi-tour

- Attend Verika ! Je... pourquoi tu t'entraînerais pas avec moi ? J'aimerais que tu me montre de quoi tu es capable ! Avec tes compétences à l'épée et à l'archerie, le lancer de hache, ça doit être de la rigolade pour toi, non ?

Verika ne s'était pas retournée. Elle aurait voulu lui répondre que oui, c'était de la rigolade. Elle voulait aussi rester avec elle pour lui prouver qu'elle était plus forte qu'elle. Mais quelque chose en elle l'empêchait de répondre, de bouger ou de se retourner. Astrid pensa en avoir deviné la cause et tenta encore une fois d'ouvrir le dialogue

- Ecoute. Je pense savoir ce que tu ressens... Et… je ne sais pas si ça peut t'apporter quelque chose mais… sache que je suis vraiment désolée de n'avoir rien fait ce jour-là.

Verika laissa son visage succomber à la tristesse. Les paroles de la blonde avaient eu un drôle d'effet en elle et dans son cœur, si bien qu'elle sentait ses yeux lui piquaient.

- Tu as le droit de nous en vouloir. On était tes amis et on a rien fait pour les empêcher de t'emmener avec eux. La seule excuse qu'on avait… c'est qu'on était des enfants et qu'on n'avait pas le pouvoir d'agir et de contester.

Ses larmes devenaient de plus en plus conséquentes. Pendant qu'Astrid parler, plusieurs larmes s'étaient écoulées de ses joues malgré les efforts de Verika pour ne pas céder au chagrin.

- Mais si c'était arrivé durant notre adolescence ou dans notre vie actuelle, sache qu'on aurait tous contesté les ordres de Stoik ! On ne sait pas ce qui se serait passé mais… on aurait agi. Enfin voilà, je… je voulais que tu sache tout ça.

- Est-ce que c'est vrai ? Demanda-t-elle d'une voix grave

- De quoi ?

- Que vous auriez fait quelque chose ?

- Bien sûr, Verika ! Y'a pas un jour sans qu'on regrette ton départ… et… on voudrait sincèrement retrouver notre amie d'enfance.

Ne pouvant plus tenir, Verika céda au chagrin et fut secouée de soubresauts tout en pleurant en silence. Elle ne savait pas quoi dire face à des paroles qu'elle avait tellement rêvé d'entendre depuis toutes ces années, malgré sa colère et sa rancœur ! Peinée, Astrid s'approcha d'elle et posa sa main sur son épaule, mais Verika s'en dégagea gentiment.

- Verika…

- Ça ira, Astrid… je… Merci de m'avoir dit ça. Dit-elle en essuyant ses larmes

- De rien. Tout ce que j'ai dit est sincère. Et j'ai conscience aussi que ta confiance en nous ne se gagnera pas en un claquement de doigts, mais... je pense qu'on peut essayer, non ? Souriait-elle

- Oui. Pourquoi pas. Dit-elle avec un léger sourire.

Le fait d'avoir entendu des excuses sincères, et d'en avoir décelée la sincérité dans les yeux d'Astrid, avait en partie atténué sa colère. Il lui était donc plus facile de regarder Astrid, de lui parler et de lui sourire, même si ce n'était pas des sourires aussi prononcés que les siens.

- Génial. Alors ? Tu me montres ce que tu sais faire ? Dit-elle en lui tendant une hache

Verika prit la hache et la balança en plein dans le mille d'une cible, sans avoir bougé le reste du corps.

- Convaincue ? Souriait-elle

- Pas mal. Mais…

Astrid pris deux autre haches dans le tonneau et les lança ensemble sur deux autres cibles, et chacune d'elle frappa dans le mille.

- … deux haches valent mieux qu'une seule !

- C'est vrai.

- Mais vu ce que j'ai vu tout à l'heure avec la flèche, j'ai l'impression que ton domaine, c'est l'archerie !

- Exact. Mais je sais aussi me débrouiller aux combats rapprochés. Quand on chasse les dragons, vaut mieux savoir maîtriser plusieurs domaines. HA ! Dit-elle en lançant une hache sur une troisième cible

- Je n'aurais pas mieux dit ! De notre côté, on a également veillé à savoir maîtriser le maximum d'armes et types de combat. Dit-elle en lançant encore une hache

- Qui se débrouille le mieux dans le groupe ?

- Je dirais… tout le monde. En fait, chacun de nous à sa spécialité.

- Je vois.

Verika alla décrocher les haches avec Astrid, et Verika, un peu plus à l'aise que tout à l'heure, lança un sujet de conversation assez particulier.

- Dis.

- Mmh ?

- Concernant Rustik. Est-ce qu'il… a quelqu'un dans sa vie ?

- Euh… non, pourquoi ? Demanda Astrid, surprise de sa question

- C'est pour éviter qu'une amie souffre pour rien.

- Qui ? La fille qui est toujours avec toi ? Euh… Marina, c'est ça ?

- Oui. Elle, euh… a flashé sur Rustik.

- Quoi ?! T'est sérieuse… ? S'étonna davantage Astrid

- Humph. J'ai été aussi surprise que toi. Mais d'après mon souvenir… Rustik ne nous dragué pas depuis le début ?

- Oh que si. Et ça n'a pas tellement changé.

- Quoi, il te drague encore aujourd'hui ?

- Ça lui arrive par moment.

- T'est pas casé avec quelqu'un pour qu'il arrête de t'ennuyer ?

- Euh… non.

- C'est une blague ? S'étonna à son tour Verika

- Non.

- Ah. C'est drôle, j'aurais cru que t'étais en couple avec Harold.

- Hein ?! Non, on est amis. Se défendit Astrid, tout rougissante

- Bah voyons. Tu veux vraiment me faire croire qu'il n'y a rien entre vous ? La taquina Verika

Astrid eut un drôle de sentiment envers elle quand elle lui posa cette question. Elle ressentait comme un… un semblant de rancœur envers Verika. Bien sûr qu'il y aurait pu avoir quelque chose entre elle et Harold ! Mais c'était impossible vu que Verika avait toujours une place dans son cœur ! Elle avait presque envie de lui balancer cette info à la figure, mais comme elle avait réussi à établir un dialogue avec elle, et qu'après tout, ce n'était pas de sa faute, elle laissa tomber et lui répondit comme si elle était plus gênée qu'en colère.

- Non. Des amis. Rien d'autre. Insista-t-elle, les joues encore plus rouge.

- Mmh, mmh. Ok. Je ne t'embête pas davantage avec ça. Mais je reste surprise que tu n'aies pas de petit ami. Dit-elle d'un ton sincère

- Mmh. Euh… et toi ? Tu en a un ?

Elle s'apprêtait à lui répondre, quand un énorme brouhaha de nature métallique retentit en dehors de la salle ! Échangeant un regard intrigué et inquiet, les filles sortirent aux pas de course pour aller voir la cause de ce tumulte.