Salut à tous ! :D alors aujourd'hui, comme vous avez du vous en douter la semaine dernière, une bataille s'annonce, avec du drama, des révélations et des morts ! OUI ! IL Y AURA DES MORTS ! PAS UN ! MAIS PLUSIEURS ! ^^ « Mais qui va mourir, Lili ?! » o.O No spoil mes petits poulets ! ^^
Alors il faut que vous sachiez plusieurs choses sur ce chapitre. :) Alors pour commencer, c'est un de mes chapitres préférés ! :D j'ai adoré l'écrire, j'ai aimé écrire la bataille sur l'ile des Parenvrilles, j'ai aimé faire mourir mes victimes (RIP guys) x) et l'une de ces morts est un vœu qu'on aurait aimé voir dans ma fic « Points communs » et qui m'a inspiré pour cette fic ! Mais j'en dis pas plus à ce sujet ! ;) Ensuite, ce chapitre contient pas mal d'indices sur les évènements à venir pour la suite du passé ! :D Pour une bonne partie de l'histoire, j'ai dû faire des recherches sur les bouquins de l'auteur, me documenter sur des personnages et des éléments qui ne figurent pas dans les films ou les séries. Donc comme toutes les données étaient en anglais, j'ai fait de mon mieux pour traduire et comprendre de quoi ça parlait, pour ensuite les transcrire avec logique dans ma fic et essayer de donner un peu d'originalité à l'histoire :) voilà, voilà . Si certains ont lu les livres, j'espère que vous serez contents de retrouver toute ces données dans les prochains chapitres ! ^^ Alors petite réponses aux reviews…
Dans ma fic, Viggo et Ryker sont bien de la même famille, mais ils ne sont pas frères comme dans la série. :) Ryker appartient au passé en tant qu'ancêtre, et Viggo appartient au présent en tant que descendant. Voilà :) Donc n'espérez pas en voir un apparaitre dans l'époque de l'autre, ce n'est pas possible et ce n'est pas prévu au programme x)
Oui, Verika finira avec des gros bleu sur le front à force de se taper la tête contre les murs et de se prendre la tête pour tout ça x) Et désolée qu'elle vous énerve ou qu'elle vous fasse de la peine. C'est une fille compliquée niveau émotions, je vous l'accorde x) Et non, vu qu'Harold arrête pas de parler d'elle dans le présent, c'est que c'est loiiiiiiiiiiiiin d'être fini avec elle dans le passé ! ;)
Et je suis également désolée pour tous ceux qui soutiennent le couple Hiccstrid, et de la peine que vous ressentez pour Astrid. Tout ce que je peux vous dire pour vous consoler, c'est qu'il y aura très peu d'Hiccstrid dans cette fic, mais je n'en dis pas plus non plus à ce sujet. :)
Voilà, voilà ! Je suis contente que le chapitre précédent vous ait plus, mais j'espère que celui-là vous plaira encore plus ! :D Hésitez pas à me faire part de vos avis dans les reviews !^^ Encore merci à tous, bonne lecture et à la semaine prochaine ! Bisous ! ^^
Chapitre 15 - Les histoires de Johann
- LES DRAGONS ATTAQUENT ! Hurla un garde posté sur la muraille
Sans plus attendre, tout le monde fonça à son poste. Verika et Marina s'empressèrent d'aller chercher leurs arcs pour vite se poster sur la tourelle de défense. Avant de s'en aller, Verika croisa le regard de Dagur et lui adressa un sourire confiant, mais également un regard qui voulait dire « soit prudent ». Dagur fit de même avant de s'emparer d'une arbalète afin de tirer sur les dragons qui approcheront en premier. Stoik et Oswald se rendirent au village et se joignirent au combat, tout comme Harold et ses amis. Les dragons étaient à peine arrivés que ça tirait dans tous les sens ! Aussi bien du côté des vikings que du leurs ! Et avec la pluie et le ciel sombre, ce n'était pas facile, mais étant des vikings, rien ne leur faisait peur ! Seulement, il y avait un gros hic dans cette bataille. Sur Berk, la majorité des dragons était des Gronks, des Vipères, des Cauchemars Monstrueux et des Hideux Braguettaure, des Milles Tonnerres et des Terreurs Terrible. Là, les espèces qui les attaquaient, en plus des dragons habituels, leur étaient inconnues ! Ou du moins, ils les reconnaissaient grâce au peu d'informations récoltées sur eux dans le livre des Dragons. Parmi ces nouvelles espèces, on pouvait voir des Krokpic, des Coupeurs de pluie, des Grognes Boiteur et des Krachfeu. Face à une telle armada, les vikings allaient avoir du fil à retordre ! Mais c'était toute leur vie de tuer les dragons ! Et pour venger leur ile et leurs disparus, chacun d'entre eux ne se gêna pas pour abattre le plus de dragons possible. Et avec l'aide des Parenvrilles et des chasseurs, le combat serait plus équilibré !
Gueulfor faisait comme à son habitude. Avec le maitre forgeron local, ils fournissaient les armes aux combattants et réparaient le plus vite possible les armes usées. Harold et ses amis fonctionnaient en équipe et réussirent à abattre quelques dragons, des plus balèzes jusqu'au plus petit qui s'acharnaient en groupe sur une personne au hasard, tels des sangsues. Durant leur bataille, un Grogne Boiteur s'empara de Varek et l'emporta avec lui dans les airs. Mais avant qu'il ne soit trop tard, le dragon fut abattu par Harold et Varek chuta à terre avec le dragon, et se retrouva malheureusement coincé entre le sol et le dragon mort. Varek tenta tant bien que mal de se libérer et les autres seraient bien venus l'aider si un groupe de trois dragons ne s'était pas interposé entre eux ! Face à Varek, un Gronk atterrit face à lui et le regarda d'un air mauvais. Quand il vit le dragon ouvrir la bouche, prêt à lui cracher une boule de lave en pleine figure, Varek poussa un cri de terreur strident et gratta le sol pour essayer de se libérer le plus vite possible. Mais c'était trop tard. Le Gronk tira et Varek eut le haut de son corps carbonisé et fondu en un rien de temps… Horrifié, le groupe regardait ce qu'il restait de lui en train de se faire consumer par les flammes. Poussant un cri de guerre, leurs forces se décuplèrent et ils mirent à terre les trois dragons, puis le Gronk responsable de la mort de leur ami.
Les chasseurs de dragons ne se faisaient pas prier pour combattre ! Avec les catapultes, leur treuils anti-dragon et leur flèches faites de racine de dragon raffinée, ils abattaient les dragons qui se trouvaient près des quais. Ils épargnèrent les plus vaillants et les enfermèrent dans des cages en acier qui résistaient aux dragons. Pour les autres, ils les achevèrent sans pitié.
Stoik et Osvald combattaient côte à côte comme au bon vieux temps. Et leur âge ne posa aucun problème ! Au contraire, ils avaient l'impression d'avoir rajeuni et se réjouissaient de chaque dragon tué ! De son coté, Dagur s'en donnait aussi à cœur joie ! Tirant et abattant le maximum de dragons avec une multitude d'armes laissées un peu partout autour de lui, les dragons tombaient comme des mouches. Dagur prenait soin d'éviter de se faire tuer et toucher, mais à un moment deux dragons se dressèrent contre lui. Avec un sourire sadique, et le cœur en liesse de voir un tel challenge, il chargea sur eux avec une arme dans chaque main. Non loin de lui, Eret se battait vaillamment contre un Mille Tonnerre. Mais derrière lui, un Vipère s'approchait sournoisement, prêt à le tuer. Dagur fronça le regard et lança sa double hache sur le Vipère qui tomba raide mort. Surpris, Eret eut la mauvaise idée de tourner son regard avant d'achever sa première cible. Il ne put malheureusement pas esquiver le puissant coup d'aile du Mille Tonnerre qu'il reçut dans le torse. Eret vola et s'écrasa contre un mur. Il était encore vivant, mais mal en point. Le Mille Tonnerre s'approchait pour l'achever, mais Dagur arriva juste à temps pour exécuter le dragon, puis il s'approcha d'Eret. Ce dernier tentait de se relever et quand il vit Dagur, il le remercia.
- Merci de m'avoir aidé….
- Pas de quoi. Entre tueurs, on doit bien s'entrainer. Au fait, c'est moi ou tu as craqué sur Verika ? Tu sais, la rouquine aux cheveux courts ? Demanda-t-il gentiment
- Hein ? Euh… tu crois que c'est le moment de parler de ça alors que les dragons continuent de nous attaquer ? S'étonna Eret
- Oh, désolé, je disais ça comme ça. Mais avoue que quand la bataille sera finie, tu en auras des choses à lui raconter, mmh ? Insista-t-il avec un clin d'œil
- C'est sûr. Ça a l'air d'être une fille incroyable…
- Je vois qu'elle te plait, hein ? Avoue. Souriait-il
- On peut dire ça.
- Mmh, mmh.
Son regard se posa sur un des épines du Vipère. Dagur jeta un coup d'œil autour de lui. Personne ne semblait être dans les parages ou se souciait de lui. Il ramassa alors l'épine et l'observa un moment avant de regardait Eret d'un air sévère, ce qui inquiéta le jeune homme.
- Sauf qu'il y a un petit détail à rectifier.
Dagur planta brutalement l'épine droit dans le cœur d'Eret. Le pauvre fut littéralement sous le choc, ne comprenant pas pourquoi Dagur venait de faire ça ! Et avec le peu de force qu'il lui restait, il alternait son regard entre l'épine et Dagur. Et avant qu'il ne meure, Dagur lui donna une explication avec un grand sourire
- Verika est à moi. Et elle ne sera jamais à quelqu'un d'autre !
Dagur enfonça davantage l'épine dans son corps et Eret mourut, les yeux grands ouverts et terrifié, et du sang qui coulait de sa bouche. Dagur s'en alla, le laissant ainsi, gisant assis contre le mur.
- Et puis d'façon, je déteste qu'on touche à mes affaires. Ronchonna-t-il en haussant les épaules, avant de retourner au combat
Du haut de la tourelle, les filles ne cessaient de tirer leurs flèches et d'abattre efficacement les dragons les plus proches grâce à leurs compétences en archerie. Et en duo, elles faisaient des merveilles. Même que Verika avait eu le bras déboité par Ryker, la douleur s'était quand même calmée malgré qu'elle ne cessait de se servir de son bras. A un moment, et de loin, Verika vit Dagur en mauvaise posture contre un Krokpic. Apeurée, elle hurla son nom et pointa son arc vers le dragon. Mais la distance et les toits gênaient son angle de tir ! De ce fait, elle ragea en donnant un coup de pied contre la paroi de la tour.
- Descends l'aider ! Ordonna Marina
- Quoi ?! Non, je ne te laisse pas !
- Ça va aller ! Va vite l'aider avant qu'il ne soit trop tard !
Verika hésita encore un moment et descendit hâtivement de la tourelle via l'échelle. Elle sauta vers le toit le plus proche et se mit à courir tout en sautant de toit en toit, arc à la main. En pleine course, elle ne quittait pas Dagur du regard et vit qu'il faisait de son mieux contre le dragon, mais elle ne put voir à temps une boule de feu s'abattre sur le toit. Le toit explosa et Verika glissa tout le long. Et avec la pluie, ça glissait beaucoup trop et elle avait du mal à se retenir ! Harold n'était pas loin et s'était protégé des débris volants. Mais le réflexe qu'il eut en voyant Verika dégringoler, fut de courir vers elle pour la rattraper avant qu'elle ne tombe au sol vu que le bâtiment était assez haut. Verika atterrit dans les bras d'Harold mais avec l'effet de la chute, il s'écrasa avec elle sur le sol boueux. Résultat, Harold était en dessous et elle au-dessus. Et bien qu'ils fussent assez prêts, ils pouvaient clairement plonger dans le regard de l'autre. Malgré tout ce qui s'était passé et dit la veille, le cœur de Verika se remit à battre très fort et pareil pour lui. Mais brusquement, elle se rappela pourquoi elle n'était plus dans la tourelle. Son visage devient sévère et elle s'extirpa des bras d'Harold, sans pour autant le remercier.
- Lâche-moi ! Mon arc… où est mon arc ?! S'exclama-t-elle en le cherchant partout sur le sol boueux
Elle le trouva de justesse, car Dagur, qui venait de se prendre un coup de griffe dans le bras, était à la merci du dragon et le regardait d'un air inquiet et furax. Un genou à terre, Verika décocha illico sa flèche qui se planta dans la gorge du dragon. Le dragon hurla de douleur et Dagur en profita pour lui couper la tête avec l'épée qu'il tenait avec son bras valide. Verika respirait très fort, et regardait son amant avec soulagement. Dagur regarda un instant le dragon gisant au sol, puis se tourna lentement vers elle. Quand il lui adressa un sourire reconnaissant, Verika intensifia le sien. Les dragons étaient moins nombreux, mais la bataille faisait toujours rage sur l'ile. Soudain, un rugissement aigu et continu retentit dans les airs. Le Furie Nocturne venait de signaler son arrivée et s'apprêtait à frapper Thor sait où. Tous les guerriers résistèrent à la tentation de lever les yeux au ciel pour éviter d'être distrait et de se faire avoir par leurs cibles. Le dragon noir lança ses salves en rafles sur plusieurs endroits du village et l'un de ses tirs frappa sur la tourelle où se trouvait encore Marina.
- MARINA ! Hurla Verika
Le tir avait frappé une partie de la tourelle et avait bousillé l'échelle par laquelle Verika était descendue. La blonde était blessée à la jambe et ne pouvait s'échapper de la tourelle qui manquerait de s'effondrer aux moindres chocs supplémentaires. Le tout tenait encore en équilibre grâce aux fondations solides, mais il fallait agir vite ! Verika se mit donc à courir vers l'escalier de pierre qui lui permettrait d'accéder à la tourelle, mais qui lui ferait perdre plus de temps que si elle escaladait le mur. Mais à peine avait telle commencé à courir qu'un Gronk fonça de toutes ses forces vers la tourelle qui se mit à s'effondrer sous les yeux horrifiés de Verika. Tout comme Dagur, Harold et le groupe, elle dut courir loin de la zone et se mettre le plus vite possible à l'abri. Quand la tourelle heurta le sol, ce fut comme une secousse sismique pour ceux encore debout. Verika et les autres tombèrent à terre et se protégèrent comme ils pouvaient face aux lancers de gravas. Mais quand tout fut fini, Verika tourna son regard vers les débris. Encore plus horrifiée, elle courut à toute vitesse vers la tourelle déchue et déblaya le plus vite possible les décombres. Elle aperçut enfin Marina, la tête en sang callé contre les pierres.
- Oh non, Marina…
- Ver…. Murmura-t-elle faiblement
- Accroche-toi… Je vais te sortir de là…
Elle l'extirpa au mieux et grimaça quand elle vit du sang, des bleus, et de graves blessures sur la majeure partie de son corps.
- Verika…
Avec le peu de force qu'il lui restait, elle tendit sa main ensanglantée vers la joue de Verika, qui s'empressa de la serrer dans la sienne tout en regardant son amie à travers ses yeux inondés de larmes
- Marina !
- Merci… pou... pour tout… Murmura-t-elle avec un faible sourire
- Non… ne me quitte pas, Marina ! Accroche-toi ! Tu vas t'en…. L'implora-t-elle
Mais Marina ferma lentement ses yeux et poussa un dernier soupir, tandis que sa main venait de perdre sa vitalité. Elle était partie. Le visage ravagé par l'horreur et le chagrin, Verika serra le corps de Marina contre elle et éclata un sanglot. Dagur ferma tristement les yeux, les poings serrés. Harold et ses amis assistaient tristement à la scène, et leurs cœurs se serrèrent quand Verika poussa un immense cri de désespoir. Le Gronk responsable de la chute de la tourelle volait non loin du reste de la tour. Derrière ses mèches dégoulinante de pluie et de sang, Verika l'avait vu et son visage fut instantanément ravagé par la haine. Elle reposa Marina et avec rapidité, elle décocha une flèche en direction du Gronk. Le dragon esquiva la flèche, et furieux d'être pris pour cible, chargea droit sur Verika. Harold et les autres voulait intervenir, mais Dagur les dissuada d'un simple geste du bras. La tête baissée, Verika lâcha son arc et attendit que le dragon s'approche.
- Gronk… Vipère… Cauchemar… Braguettaure… Furie Nocturne… Enuméra-t-elle calmement
Le Gronk était très prêt, la mâchoire grande ouverte. Le bon moment étant enfin venu, Verika dégaina l'épée qu'elle avait à sa ceinture.
- … je les déteste ! S'exclama-t-elle, furieuse
Elle esquiva la charge du dragon avec un pas sur le côté et planta son épée dans sa gorge. Elle était tellement enfoncée que la pointe de la lame ressortait de l'autre côté de la tête !
- JE VOUS DÉTESTE TOUS ! Hurla-t-elle
Le sang sur son visage se mêlait à la pluie et à ses larmes. Elle ôta son épée en appuyant son pied sur la joue du Gronk qui tomba raide mort. Elle respirait calmement, la main resserrée sur son épée. Elle adressa un regard à Dagur et aux autres, avant de lever son regard vers le ciel à cause d'un cri du Furie Nocturne. Après en avoir fini avec le village, le Furie Nocturne, qui luisait encore une fois de sa lueur bleutée, avait décidé de s'attaquer aux quais avec quelques dragons encore présents. Ils avaient l'intention de détruire les navires, surtout celui des chasseurs, mais manque de chance pour eux, les occupants n'étaient pas des vikings ordinaires. C'était des chasseurs de dragons et ils avaient l'habitude de ce genre d'assaut. Quand Ryker aperçu le dragon noir, un mauvais sourire joyeux s'étendit derrière ses moustaches. Ces hommes s'en prirent aux sous fifres et Ryker se chargea lui-même de tirer sur le Furie avec un simple arc. Il attendit le bon moment et tira. Le dragon esquiva l'attaque, mais Ryker contre-attaqua avec une arbalète munie d'un puissant carreau imbibé de racine de dragon. Le Furie se prit inévitablement le projectile en plein dans l'abdomen mais à la plus grande surprise de Ryker, elle ne lui transperça pas les écailles et donc, le poison ne pouvait agir sur lui ! Ryker ordonna qu'on lui tire dessus avec les treuils mais le dragon esquiva toutes les chaines de justesse. Ryker en profita pour lui lancer une hachette qui atteignit encore une fois son abdomen, mais qui ne le blessa toujours pas ! Constatant qu'ils avaient réussi à l'atteindre deux fois, et que ces adversaires étaient beaucoup plus coriaces que les autres, le dragon décida de battre en retraite vers les îles du nord. Il poussa un puissant cri et tous les dragons encore en vie suivirent le mouvement. Ryker observait cette fuite avec un regard mauvais, rageant qu'aucune de ses armes n'aient réussi à transpercer ses écailles.
Au village, les survivants venaient en aide aux blessés et au plus démunis. Comparé à l'île de Berk, les dégâts étaient largement moins pires et les morts étaient moins nombreux. Faut dire aussi que l'île était plus consolidée et qu'il y avait plus de guerriers pour la défendre. Osvald et Stoik s'étaient séparés pour apporter leur aide, marchant dans les rues enflammées et les nuages de cendre. Et quand Stoik vit son fils, il fut soulagé, tout comme Harold.
- Papa ! Oh, Thor soit loué…
- Moi aussi je suis content que tu n'aies rien, fils.
- Tu vas bien ?
- A part quelques courbatures et égratignures, ça va. Je ne suis plus tout jeune mais j'admets que j'ai toujours la forme pour chasser ces maudits démons volants.
- Y'a beaucoup de pertes de votre côté ? Demanda Harold
- Moins de morts que sur Berk, fils. Et pas trop de blessés graves. Et du votre ? Y'a des blessés ?
- Bah... si on veut… Soupira tristement Astrid
- Bonjour ma petite maman ! C'est l'heure d'aller à l'école de massacre de dragon ?
- Qu'est ce qui ne va pas chez lui? S'inquiéta Stoik en posant son regard sur Gueulfor
- Bah chef… y'a la jambe de bois déjà. Ensuite, y'a le crochet, et puis la mauvaise haleine... et sa nuque trop étrange ! Non mais sérieux, vous… Répondit Krane
- C'est rien, ça va aller. Il s'est juste prit une poutre sur la tête. Conclu Rustik
Ce que vit Stoik l'inquiéta encore plus. Gueulfor était à présent collé à Rustik et il était en train de… rugir et de montrer les crocs ?!
- Rhoaa ! Rhoaa ! Rhoaa ! Je suis un dragon ! Rhoaa !
- Oh mon Thor… Soupira Rustik
- Oooh… regarde ma queue ! Dit-il en remuant son popotin. Dis ? Les dragons… ça essaie de mordre leur queue ou de cracher du feu dessus ? Je n'en sais rien.
- Moi non plus. Soupira de nouveau Rustik, complètement blasé
- Euh… ouais. Et à part lui ? D'autres dégâts ? Demanda Stoik
Le groupe devint silencieux, le visage accablé par le chagrin
- Fils ? S'inquiéta le chef
- On a perdu Varek… Répondit tristement Harold.
- Et Marina… Ajouta Astrid
Du doigt, elle montra Verika qui était à genoux aux coté du corps de son amie, et aux cotés de Dagur qui l'avait rejoint pour la consoler. Mais Verika repoussa la main que Dagur avait posé sur son épaule, puis elle prit le corps de Marina dans ses bras et marcha seule en direction de la plage, ignorant tous ceux qui la regardaient tristement.
- On fait quoi maintenant, papa ? Demanda Harold
- Comme sur Berk, fils. On s'occupe de nos morts, on éteint les incendies et on soigne les blessés. Pour les disparus, Osvald a dit qu'il fallait les ramener sur la place du village.
- Et pour Gueulfor ?
- Le soleil… c'est une patate qui brille tout la haut et il est recouvert de beurre noisette ! Souriait Gueulfor avec un sourire rêveur en regardant le léger rayon de soleil qui venait d'apparaître dans le ciel
- Ouais. Et la lune est une jolie boule de glace. Répondit Rustik avec un sarcasme amusé.
- Que l'un de vous le surveille. Soupira tristement Stoik
- D'accord, papa.
Le groupe se répartit alors les tâches, pendant que Stoik et Harold emmenaient ce qui restait du corps de Varek. Sur la plage, Verika continuait d'avancer et de pleurer silencieusement, et elle arriva à un petit bateau de pêche. Elle déposa Marina dans le fond et la recouvrit à moitié avec un vieux drap qui se trouvait dans le fond de la coque. Agenouillée sur le sable, elle ne savait pas trop quoi lui dire parce qu'elle n'en avait pas la force. Tout ça parce qu'elle l'avait écoutée, elle l'avait laissée seule et n'avait pas pu lui venir en aide. Mais grâce à Marina, elle avait pu sauver Dagur. Et pour ça, elle lui dit merci tout en pleurant et en lui caressant tendrement la joue. Elle avait du mal à réaliser que Marina était morte… elle continuait de lui caresser la joue et de remettre correctement ses mèches de cheveux platine autour de son visage, tout en lui chantant une dernière fois sa berceuse que Marina adorait et qui avait également su la consoler quand elle été trop triste.
Le ciel est noir, les collines opales…
Quand arrive du nord, une tempête royale…
Entends la chanson de sa majesté….
De sa cape, il couvre le monde entier…
Dort, dort, mon petit, dort…
Il secoue ses ailes…
Lève les yeux au ciel…
Dort, petit ange, dort…
Elle lui donna un baiser sur le front, lui dit adieu, et la recouvrit totalement du drap, le cœur lourd. Elle accompagna le navire dans l'eau et le poussa de toutes ses forces vers le large. Elle revint en marche arrière sur le sable, s'empara de son arc et embrassa la flèche avec un tonneau en flamme qui se trouvait à ses côtés. Avant de tirer, Verika prononça les paroles pour les funérailles vikings.
- Voyez cela, je vois mon père… Voyez cela, je vois ma mère… Je vois mes frères, je vois mes sœurs… Les voilà qui m'appelle et me demande de prendre place à leur côté dans le palais du Valhalla… là où les braves vivent à jamais…
Elle versa encore une larme et tira sa flèche qui atteignit le navire. Elle demeura sur place à regarder le bateau se consumait petit à petit par les flammes. Et par chance, il ne pleuvait plus. Elle aurait aimé que ce drame n'arrive jamais, mais elle trouva un peu de réconfort en se disant que sa meilleure amie rejoindrait les dieux sur la mer et non sur un bûcher. C'était ce que Marina souhaitait. Et maintenant, elle était de nouveau avec sa famille et elle esquissa un faible sourire. Quand le navire fut entièrement consumé par le feu et l'océan, Verika fronça le regard. Elle avait l'impression de ne plus rien ressentir. D'être comme une coquille vidée de tous sentiments, à part la colère. Mais aussi de ne plus avoir d'intérêt pour qui que ce soit. Même qu'elle ne pleurait plus depuis un moment, elle essuya les dernières traces de larmes sur ses joues et se jura de tout faire pour que le responsable de sa mort disparaisse une bonne fois pour toute. Elle retourna alors dans la forteresse, direction sa chambre, l'armurerie et la salle d'entrainement. Elle avait la ferme intention de préparer le nécessaire pour son futur voyage et la traque que ça allait impliquer. Quand elle traversa les rues du village ravagées et fumantes, elle croisa bien évidemment bon nombre de personnes mais elle fit comme si elle n'en avait rien à faire. Mais quand elle vit Harold et Dagur au loin, son cœur battait douloureusement et elle les regardait d'un air triste et contrarié. Elle claqua alors la langue pour se ressaisir avant de poursuivre sa route. Les deux vikings la regardèrent s'éloigner, puis échangèrent un simple regard avant de retourner aider leurs pères.
Après avoir sillonné les rues du village, Astrid se dirigea à son tour vers la plage, histoire de voir s'il y avait d'autres victimes de ce côté-là. Elle ne vit rien sur le sable mais quelque chose attira son attention vers l'horizon. Elle n'était pas sûre, mais elle avait l'impression de voir quelqu'un flotter sur la surface… ou alors était-ce un bout de bois ? Vu le carnage causé par les dragons, ce ne serait pas étonnant que quelqu'un ai fini à la mer. Elle se mit à courir le long de la plage et entra dans l'eau pour atteindre ce qui, en effet, était un bout de bois flottant et qui se rapprochait progressivement de la rive. Mais sur ce bout de bois se trouvait une personne qu'elle connaissait bien.
- Johann ! S'exclama-t-elle
Le pauvre homme était à moitié dans les vapes. Astrid attrapa le bout de bois et l'emmena le plus vite possible sur la plage. Elle tira ensuite Johann loin de l'eau et l'allongea sur le sable. Elle s'agenouilla à ses côtés et l'appela tout en lui donnant de légères claques sur la joue.
- Johann ? Hé ! Johann ! Tu m'entends ?
- Oh… ma tête, je… ma... mademoiselle Astrid ?
- Salut, Johann. Souriait-elle, soulagée de le voir ouvrir les yeux
- Par les dieux… si je vous parle, c'est que je ne suis pas encore parti au Valhalla ?
- Rassure-toi Johann. Tu ne nous quitteras pas tout de suite. Souriait-elle
Elle était soulagée qu'il soit toujours en vie. Mais que faisait-il ici ? Elle réglerait ce détail plus tard. Pour l'heure, elle devait le ramener à l'intérieur de la forteresse pour le soigner, car le pauvre était recouvert de brûlures. Encore une question dont il lui fallait une réponse, même si elle avait déjà une idée de ce qu'il lui était arrivé.
- Johann, tu peux marcher ?
- Je... je crois que oui. Mais je me sens faible et j'ai mal partout…
- Ça ira mieux dans peu de temps, tu verras.
Elle l'aida à se remettre sur pied et passa son bras autour de son épaule. Elle l'aida à marcher jusqu'à la forteresse fumante à cause des feux éteints. En chemin, elle tomba sur Harold qui accourut directement vers eux.
- Johann ?!
- Oh... maître Harold… vous êtes là…
- Qu'est ce qui s'est passé ? Demanda Harold en regardant Astrid
- Je n'en sais rien. Je l'ai trouvé dans la mer, accroché à un bout de bois.
- Il est blessé… il faut qu'on l'emmène vers la grande place. Je vais t'aider.
Elle ne refusa pas son aide car Johann était loin d'être léger. Ils arrivèrent sur la grande place, là où se trouvait le coin pour soigner les blessés, mais aussi pour le bûcher de fortune pour les disparus. Astrid regardait avec désolation tous ces gens disposés sur le bois ou qu'on ramenait dans des charrettes. Elle soupira tristement et posa Johann sur une caisse en bois. Harold était également curieux de savoir ce qui était arrivé à son ami commerçant. Astrid trouva de l'eau et de quoi soigner ses plaies. Elle donna l'eau à Johann qui la but d'une traite.
- Merci mademoiselle Astrid… et merci mille fois de m'avoir sauvée de la noyade.
- de rien, Johann. Tu nous raconte ce qui t'es arrivé ? Demanda-t-elle en commençant à soigner son bras.
- Bien entendu… voyez-vous, j'étais en route pour l'île de Berk afin d'établir mes échanges commerciaux. Plus je m'approchais des quais, plus je trouvais étrange que personne ne m'accueille, mais je fus encore plus horrifié quand j'ai vu que l'île était complètement ravagée et qu'aucune âme n'y vivait… Je n'ai pas eu le courage d'entrer dans le village, alors je suis reparti. J'ai mis les voiles vers l'île des Parenvrilles mais durant le trajet, j'ai subi l'attaque d'une petite armée de Terreur Terrible… J'ai eu du mal à me débarrasser d'eux. Je ne suis pas un guerrier, moi…. Bref. Après que ces vermines ont saccagé mon beau navire et que j'ai réussi à éteindre les brasiers, j'ai repris la route. Mais le malheur m'a frappé une seconde fois quand un hideux Braguettaure a surgit furtivement de l'océan et a fait exploser mon navire… j'ai juste et le temps de m'accrocher à un morceau de la coque et prié les dieux pour que cette bête ne m'achève pas…. je me souviens avoir dérivé un moment vers l'île, puis j'ai dû à moitié perdre connaissance…
- Pauvre Johann… je suis désolée… Soupira tristement Astrid
- Même si je suis ruiné à cause de ses dragons, mon cœur est soulagé de voir mes amis sains et saufs. Souriait-il en regard successivement les deux jeunes vikings
- Nous aussi, on est super content que tu sois en vie, Johann. Souriait Harold
- Merci maître Harold. Mais je ne peux pas en dire autant pour eux… soupira-t-il en regardant le tas de cadavre.
Ils adressèrent à leur tour un regard navré pour tous ces valeureux guerriers, puis Astrid continua de le soigner et Harold rejoignit les villageois pour leur venir encore en aide. Quand la majorité du village fut sillonnée, il était temps pour d'allumer le bûcher géant. Le corps d'Eret avait également été retrouvé et Ryker le regardait d'un air suspicieux, tandis que Dagur demeurait neutre et que Kogne pleurait à chaude larmes. Krane ne comprenait pas pourquoi elle pleurait autant comme ça, tout comme leurs amis. Elle lui répondit qu'Eret était l'homme de ses rêves, qu'il était sa vie, son tout… mais que si elle pleurait, c'était également pour Varek. Tout le monde demeura silencieux puis quand le brasier fut éteint, ils firent ce qu'il fallait avec et continuèrent d'aider les survivants. Sauf Dagur. Ce dernier s'était éclipsé de la foule pour aller rejoindre Verika, car il s'inquiétait de son état. Il la trouva dans la salle d'entrainement, assise sur un tabouret en train d'affûter les pointes de ses flèches tout en fredonnant sa berceuse. Et par terre, il y avait pas mal d'armes variées disposé devant elle. Elle n'avait pas relevé la tête quand Dagur était entré et elle continuait de fredonner et d'affûter ses flèches.
- Verika ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Ça ne se voit pas ? Rétorqua-t-elle
- Si. Et euh… tu comptes faire quoi de tout ça ? Les emmener avec toi sur le navire des chasseurs ?
- Non. Je dois encore faire mon choix. Mais le plus important, c'est mes flèches. Je les affûte suffisamment pour que ça transperce davantage les écailles de ces démons.
Dagur fronça le regard sans répondre. Sa voix était sèche, son regard était empli de colère et la manière qu'elle employait pour affûter ces flèches laisser voir qu'elle faisait ça en grande partie pour passer ses nerfs.
- Verika. Je…
- Je n'ai pas envie de discuter, Dagur. J'ai du boulot, alors laisse-moi tranquille. Rétorqua-t-elle sèchement
Elle n'avait même pas prit la peine de le regarder pour lui dire ça. Elle ne cessait de regarder ces flèches et de les affûter tout en fredonnant.
- Je peux t'aider si tu veux.
- Non, merci.
- Ah. Alors est ce que…
- Dagur. Casse toi. Ordonna-t-elle.
Cette fois, elle avait daigné lever son regard pour lui dire ça et Dagur n'osa pas ajouter quoi que ce soit face à un tel degré de colère. Il savait qu'elle souffrait par rapport à Marina et c'est vrai qu'il valait mieux la laisser gérer sa colère dans son coin. Il se contenta d'hocher la tête et de sortir de la pièce. Verika reprit alors son travail en chanson. Derrière la porte, Dagur resta sur place à se demander ce qu'il pouvait faire pour l'aider. Après Alvin, elle venait de perdre quelqu'un d'autre qu'elle aimait. Elle aimait Marina comme une sœur. Il mourrait d'envie de retourner dans la pièce et de provoquer Verika en duel pour qu'elle passe ses nerfs, comme la dernière fois, mais il ne le fit pas. Pourquoi donc ? Il n'en savait rien. Peut-être pour les même raisons qui l'on poussé à ne pas lui répondre. Il soupira et s'éloigna de la pièce, en espérant que d'ici ce soir, elle se soit un peu calmée.
Bien après l'heure habituelle pour manger, Verika avait fini de préparer ses flèches, puis elle s'était occupée de ses dagues et de son épée. Elle s'entraîna à l'arc, au lancer de dague, et massacra plusieurs bouts de bois avec son épée, esquissant un sourire de voir ses armes aussi tranchantes. Ayant un petit creux, elle n'avait pas tellement envie de manger, comme la plupart des convives qui étaient venus se restaurer après leur labeur. Mais elle se força à aller manger avec les autres et s'asseya légèrement à l'écart. Vu la froideur qu'elle dégageait, personne n'osa lui adresser la parole et encore moins la regarder de manière insistante. En voulant prendre le plat de côtes de yaks braisés, elle leva un sourcil en voyant Johann le négociant assis à table avec eux, blessé et recouvert de bandages. Celui-ci croisa son regard et la salua poliment, comme à son habitude.
- Oh, bonjour mademoiselle Verika
Elle hocha poliment la tête et se servit deux côtes de yaks. Elle les mangea sans rien dire mais tourna la tête quand elle vit Ryker débarquer dans la salle, l'air sévère.
- Qu'est-ce que vous faites ici, Ryker ? Demanda Stoik
- J'ai eu le privilège d'affronter le Furie. Cependant, il est intouchable.
- Pardon ?
- On ne peut pas le blesser. Ses écailles sont trop épaisses et du coup, nos flèches toxiques et nos armes sont inefficaces. Je vais donc devoir augmenter mon prix vu que la traque risque d'être plus ardue.
- Hors de question. On vous a promis une somme en échange de vos services, alors trouvez le moyen de vous débarrasser de lui, mais le prix n'augmentera pas. Rétorqua Osvald
- Et comment voulez-vous le vaincre si nos armes sont inefficaces ? La traque peut prendre autant de temps qu'il faudra, mais mon or n'attendra pas.
- J'ai une idée de ce qu'il vous faut pour le vaincre. Informa Johann.
- Comment ça, le brocanteur ? S'étonna Ryker. Tu as ce qu'il faut dans ta camelote ?
- Hélas, non. Mon navire et ma marchandise ont sombré dans les profondeurs obscures de l'océan. Et je n'avais pas ce qu'il vous faut, de toute façon.
- Alors comment comptes-tu nous aider ? S'impatienta le chasseur
- En vous racontant une histoire.
- Oh nooon…. Soupiraient Rustik et les jumeaux
- On t'écoute, Johann. Dis-nous tout. L'encouragea Harold
Tout le monde avait cessé de manger pour écouter Johann. Ryker écoutait aussi, intrigué de ce que le marchand allé lui sortir comme fable. Mais il restait en retrait, debout et les bras croisés.
- Très bien. Au cours de mes voyages, j'ai rencontré bien des personnes, marchandé toute sorte de trésors et de marchandises, mais j'ai également eu le plaisir d'écouter milles et unes histoires. Et celle que je m'apprête à vous raconter m'a été conté par un vieux forgeron à qui j'avais vendu du…
- Johann. Pas trop longue l'histoire, s'il te plait. Recommanda Harold avec un léger sourire
- Euh… oui, excusez-moi. Ce forgeron m'a donc raconté qu'il existait une épée unique capable de tuer un dragon comme le Furie Nocturne…. La Dragonsword.
- J'aime bien ce nom, moi. Continue. L'encouragea Rustik
- Avec plaisir, maître Rustik. Cette épée serait faite à partir de l'os d'un dragon longtemps disparu, mais qui serait plus fort que le Furie Nocturne. Sa lame aurait donc le pouvoir de transpercer ses écailles et donc, sa chair.
- Et où est ce qu'on la trouve cette merveille ? Demanda Rustik avec intérêt
- D'après ce qu'il m'a dit, elle serait toujours avec son possesseur, Grimbeard L'horrible…
- Grimbeard l'horrible ?! Attends, je le connais ce gars-là ! C'était le plus grand pirate du monde ! S'exclama Krane
- Et aussi un grand champion de natation. Il aurait remporté une course plutôt originale en 3 mois, 5 jours et 6 heures. Ça c'est de l'info. Ajouta Kogne
- En effet. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qu'il faut savoir, c'est que Grimbeard et son épée reposent dans leur bateau qui aurait fini au fond d'une grotte sous-marine. Ajouta Johann
- Hein ? Comment le navire aurait-il pu finir dans une grotte ? S'étonna Astrid
- Parce que d'après ce qu'on dit, des anguilles géantes l'auraient entraîné à l'intérieur. Depuis, on aurait plus jamais revu Grimbeard. Voilà. Conclut Johann
- Mais si ce que tu dis est vrai, alors cette île doit exister. Tu sais où elle est ?
- Bien entendu, maître Harold. Dès que j'aurais une carte de l'archipel, je vous indiquerai sa position exacte.
- Merci, Johann.
Ryker intervint à ce moment-là.
- Une épée en os de dragon ne suffira pas pour vaincre cette bête. Je vous rappelle que nous avons affaire au plus puissant des dragons. Il nous faut quelque chose qui soit encore plus efficace que la racine de dragon raffinée pour le mettre à terre et l'achever avec cette épée. Si du moins elle existe. Railla Ryker
- Mmh… une toxine plus efficace ? Mmh… oh ! Euh… nan. Bafouilla Johann d'un air gêné
- Johann ? Ça existe ? Demanda Astrid
- Oui, mademoiselle Astrid. Mais je n'ose pas trop en parler…
- Dis toujours, le brocanteur ! On n'a pas que ça à faire !
- Comme vous voulez. Ce que vous pourriez avoir besoin… c'est du poison de Vorpent. C'est un poison noir venant d'un très petit dragon toxique de couleur jaune, dont l'espèce a maintenant disparu et qui avait la capacité de tuer n'importe quel dragon avec une simple morsure, ou en vous piquant avec sa queue en forme de flèche. Et le seul remède à ce poison, moquez-vous si vous voulez, c'est une pomme de terre que la victime doit manger. De plus, le Vorpent avait également la possibilité d'engourdir ses victimes, sans que celles-ci ne se rendent compte qu'elles ont été touchées. Que ce soit les humains ou les dragons.
- Voilà qui est intéressant. Mais où est ce qu'on peut trouver ce poison si ces dragons n'existent plus ? Demanda Ryker
- En fait... une seule personne en posséderait encore. D'après les rumeurs… c'est une sorcière très cruelle du nom d'Excellinor…
Stoik et Osvald furent surpris d'entendre ce nom. Voilà bien des années qu'ils ne l'avaient pas entendu ! Cette vieille chouette était encore en vie ?! Impossible ! La suite risquait de ne pas être très agréable à voir et à entendre…
- … et elle raffolerait de ce poison pour tuer ses ennemis. Et euh… c'est…
Johann marqua un blanc, jouant nerveusement avec ses bagues. Visiblement quelque chose devait le terrifier ou l'ennuyer. Harold ne l'avait jamais vu dans cet état !
- Johann ? Dis-nous ce qui a l'air de t'effrayer.
- Ce n'est pas ce que je m'apprête à dire qui m'effraie, maître Harold… C'est les conséquences de mes paroles sur quelqu'un ici présent… dit-il sans lever les yeux de ses mains
- Ah ? Sur qui ? Demanda Kogne
- Johann. Le temps presse. Plus vite on aura cette épée et ce poison, plus vite on ira chasser ce dragon une bonne fois pour toute. Argumenta Astrid.
- Je sais bien, mademoiselle Astrid… mais soit. Excellinor… serait emprisonnée dans un arbre… sur l'île des traîtres.
L'île des traîtres. Voilà un nom qui fit discrètement serrer les poings de Verika. Elle qui n'en avait plus entendu parler et qui n'y était plus jamais retournée depuis la mort de son père… voilà qu'elle allait devoir y retourner ! Cette idée ne l'enchanta guère, et Dagur s'en doutait.
- Quoi ?! Dans un arbre ?! C'est possible ça ?! S'étonna Krane, complètement scié
- Si c'est une sorcière, c'est possible. Argumenta Kogne en haussant les épaules.
- Sans aucun doute. Mais je ne saurais vous dire si elle est vivante ou morte.
Mais Johann semblait toujours contrarié.
- Johann ? Autre chose à nous dire sur cette sorcière ?
- Oui. Euh… en plus d'être une sorcière… c'est… elle est en fait... la… la mère d'Alvin.
Tout le monde eut un hoquet de surprise, mais Verika resta figé sur place, son regard toujours posé sur Johann qui osait à peine croiser son regard.
- Attend… que… qu'est-ce que tu viens de dire ? Demanda-t-elle le plus calmement possible. Tu voudrais dire… que j'ai une grand-mère ?!
- Oui, mademoiselle Verika. Je sais la souffrance que vous éprouvez pour la mort de votre père, mais…
Verika fut sciée de cette nouvelle. Elle se mit à trembler de rage et se leva d'un bon de la table, et adressa alors un regard glacial envers Stoik et Osvald qui si étaient tout juste préparés.
- Vous le saviez ?
- Oui, Verika. Mais on ignorait qu'elle était encore en vie. Répondit Stoik
- Et encore moins prisonnière d'un arbre. Nous te le jurons sur les dieux. Assura calmement Osvald
- Mmh, mmh… Et qu'est-ce que je dois apprendre d'autre ? Que j'ai un frère ? Une sœur ? Que ma mère est toujours en vie ? Ou que j'ai encore de la famille qui vit dans l'archipel ?! Demanda-t-elle, suffisamment sur les nerfs pour oser hausser la voix
- Non. A notre connaissance, tu es fille unique, tout comme ton père. Et nous ne savons rien au sujet de ta mère, ni si tu as un autre parent vivant. Quant à Excellinor, elle a été bannie de Berk pour sorcellerie bien avant ta naissance. Mais depuis toutes ces années, elle a été assez discrète. On ne savait donc pas si elle était vivante, morte, et encore moins où elle vivait.
- Bah maintenant, on le sait. Merci Johann. Rétorqua froidement Verika
- Ne m'en voulez pas, mademoiselle Verika. Mais…
- T'en vouloir ? Ha ! Bien sûre que si je t'en veux, Johann ! Si tu le savais depuis longtemps, pourquoi tu ne m'a rien dit ?!
- Je… je ne voulais pas vous bercer d'illusions en vous informant de son existence alors que j'ignorais si elle était toujours en vie ! De plus, si on résonne tout ça… si elle est prisonnière d'un…arbre, c'est qu'elle est morte, non ? De plus, ça fait un moment qu'on n'entend plus du tout parler d'elle…
- Je vois.
- Euh… Verika ?
- Quoi ?
- Si cette sorcière est ta grand-mère… donc d'une certaine manière… t'en est une aussi ? Demanda Krane d'un ton innocent
- Je ne suis pas une sorcière. Rétorqua-t-elle froidement
- T'est sûre ? T'a jamais ressenti de trucs bizarres quand t'était près du feu ou d'un cadavre ? Demanda sérieusement Rustik
Elle grimaça de rage et attrapa sauvagement Rustik par le col de son haut.
- JE NE SUIS PAS UNE SORCIÈRE, D'ACCORD ?! Lui hurla-t-elle au visage
Elle sortit une dague, la calla sous la gorge de Rustik et continua de le fixer dans les yeux tout en respirant très vite. Après s'être calmée, elle lui adressa un sourire malicieux.
- Mais je veux bien faire un essai avec ton cadavre, Rustik ! Et ça vaudra aussi pour ce que tu as fait à Marina ! Conclu-t-elle sur un ton plus sévère
- Hein ? De… de quoi tu parles ?
- Ne fait pas l'innocent !
- Verika, calme-toi. Ordonna calmement Osvald
- Que je me calme… ?
Elle lâcha brutalement Rustik qui tomba à la renverse avec sa chaise et regarda Osvald depuis le bout de la table. Elle s'apprêtait à répondre sévèrement envers son chef, mais le souvenir de Marina l'en empêcha. Folle de rage, elle prit alors sa chaise et l'envoya violemment dans le décor, loin de la table. La respiration saccadée, elle se tourna froidement vers les convives.
- Bah vous savez quoi ? La sorcière va aller se calmer dans son coin. Bon appétit.
Elle quitta la pièce en claquant brutalement la porte, mais il y avait encore un interstice. Un silence de mort régnait dans la pièce, mais se silence prit fin quand Osvald se leva de table et donna fermement ses instructions.
- Johann, tu indiqueras sur une carte les lieux pour chercher cette épée et ce poison, et tu informeras le groupe de ce qu'il faut savoir en plus sur ces objets. Quand à vous, finissez de manger, préparez vos affaires et reposez-vous. Un long voyage vous attend et vous aurez besoin de…
- Oooooh ! Regardez qui voilà ! C'est ma p'tite moman d'amour !
- Gueulfor, lâche-moi !
De l'autre côté de la porte, Verika semblait avoir croisé Gueulfor. Le regard de Rustik s'écarquilla, lui qui avait pourtant réussi à le faire dormir dans sa chambre ! Et visiblement, la sieste a pas duré longtemps et n'a pas dû annuler les effets de son délire. En entendant Verika râler contre Gueulfor, et vu l'état de colère dans lequel elle se trouvait, ils eurent tous peur pour Gueulfor. En entrant dans la salle du trône, ils virent Gueulfor en train de serrer Verika dans ses bras et de vouloir lui faire un bisou sur la joue. Mais la jeune femme se débattait en grimaçant face au concept et face à la mauvaise haleine du forgeron.
- Eurk… non, Gueulfor… ! Lâche-moi… ! Mais restez pas plantés la ! Faites quelque chose ! Ordonna-t-elle sévèrement au groupe
- Il délire ! Que veux-tu qu'on fasse ? Protesta Rustik
- Au pire, joue le jeu. Suggéra Krane
- Ouais. Ça ne peut pas être si… terrible. Approuva Astrid avec une légère grimace
- Quoi ?! Nan, Gueulfor, arrête ! Ça suffit ! Gronda Verika
- Oooh… ma p'tite moman… tu es toujours aussi belle et tu as la peau toujours aussi si douce… viens que j'te fasse un bisou !
Il était trop tard pour intervenir. Gueulfor venait de tendre ses lèvres vers la joue de Verika et cette dernière, écœurée quand ses lèvres et sa moustache touchèrent sa joue, l'envoya balader en lui donnant un coup de pied dans sa jambe de bois, puis une violente claque. Mais Gueulfor tituba un moment et trébucha la tête la première contre le trône en bois. Verika plaqua sa main sur sa bouche, navrée de ce qu'elle venait de faire, pendant qu'Harold et ses amis accoururent auprès du forgeron.
- Gueulfor ?! Ça va ?
- RHOAA ! Rugit-il sévèrement
Il envoya balader Harold et Rustik avec deux puissants coups de bras, et fit de même pour ceux qui essayaient à leur tour de le stopper tout en continuant de hurler comme s'il était un dragon ! Même Stoik et Osvald ne purent le stopper ! C'est que pour un manchot et un unijambiste, il en avait de la force sous le coup du délire ! Après s'être débarrassé des deux chefs, il regarda d'un air féroce Verika et se mit à courir vers elle avec son crochet en l'air. Ryker regardait sans intervenir, jugeant inutile de se mêler de ce qu'il ne le regardait pas. Dagur faisait de même et ne quitta pas Verika des yeux. Son état le préoccupait plus que tout le reste. Elle demeurait immobile, navrée, mais prête à agir quand Gueulfor serait tout près d'elle. Elle esquiva agilement les coups de crochet du forgeron en furie, puis quand vint le bon moment, elle lui fit le coup du lapin qui le plongea directement dans un sommeil, le visage et la langue à même le sol. Verika le regardait toujours d'un air désolée, avant de se faire brutalement attraper par Harold au niveau du col. Il était tellement horrifié de ne plus voir Gueulfor bouger, qu'il n'avait pu s'empêcher de s'en prendre à celle qu'il aimait. Dagur n'intervint même pas, car il voulait vérifier un truc.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?!
- Rassure-toi, il n'est pas mort…. Je l'ai seulement endormi…
- Il ne faisait rien de mal ! Il délirait ! Ce n'était pas sa faute !
- Je sais…
- Alors pourquoi tu l'as frappé ?!
- Je… je suis désolée… S'excusa-t-elle, les yeux brillants
Harold relâcha légèrement son emprise et s'en voulait de s'être emporté alors que ça se voyait depuis le début qu'elle regrettait de l'avoir frappé. Il s'en voulait encore plus quand il croisa ses yeux bleu gris emplis de larmes. Elle se dégagea de son emprise en le poussant gentiment avant de s'enfuir en courant. Instinctivement, Harold lui courut après, suivis quelques secondes plus tard par ses camarades.
