Bonjour à toutes et à tous !

Je n'avais pas écrit depuis quelques années, et quand j'ai retrouvé mes fics, j'ai trouvé très dommage de ne pas les continuer. En tout cas je me souviens que celle-ci me tenait particulièrement à coeur à l'époque, et j'ai réalisé que c'était un peu dégueulasse de ma part de l'abandonner alors qu'elle était tout de même suivie.

De l'eau a coulé sous les ponts, pour vous comme pour moi, et je ne sais pas si cette fic sera suivie aujourd'hui (beaucoup d'entre vous ne doivent plus êtres actives sur le site, depuis le temps!), un rappel s'impose donc pour celles et ceux qui souhaiteraient la suivre :

Cette fic est la suite de ma fic "Shooting Stars, Nice Bike", il est donc conseillé de la lire en premier. Pour celles et ceux qui n'ont pas envie de la lire, voici un petit résumé (plein de spoilers, évidemment) :

En dernière année à Poudlard, Sirius Black remarque une jeune fille solitaire et pour le moins désagréable. Il décide de lui faire découvrir ce qu'est la vie sociale en devenant son ami, mais plus leur relation avance, plus il s'aperçoit qu'il ressent plus que de l'amitié pour elle. Après quelques obstacles et même une séparation, ils se mettent enfin ensemble. Maïa lui apprend alors son secret : elle est née de l'union entre une sirène et un sorcier, et si elle est habilité à vivre sur terre comme dans la mer, son espérance de vie est très courte. Ils quittent ensuite Poudlard et ont une enfant, Sélène. Maïa meurt lorsque Sélène a un an. Sirius est dévasté et commence à s'éloigner de ses amis et même de l'Ordre du Phoenix. Deux ans plus tard, Lily et James meurent. Sirius, souhaitant poursuivre Peter pour rendre justice à ses amis, et ne faisant plus confiance à personne, dépose la petite Sélène à l'orphelinat sorcier le plus proche. Il compte venir la chercher directement après avoir réglé son compte à Peter, mais malheureusement, vous connaissez la suite de l'histoire, et Sélène grandira à l'orphelinat sans jamais connaitre l'identité de ses parents.!

J'espère que vous serez nombreux et nombreuses à lire et à reviewer ce chapitre,

Bisous et Bonne Année 2017 !

Moony


Les cours sont terminés. Je marche dans les couloirs du quatrième étage, sans un regard pour les élèves autour de moi. J'ai décidé de prendre le chemin le plus rapide pour retourner à mon dortoir. La journée a été éreintante. Des cours barbants, un repas insipide... Je n'ai qu'une hâte : m'allonger sur mon lit, fumer une cigarette et enfin être au calme !

Je prends soin de fixer droit devant moi, mais je ne peux m'empêcher de remarquer les oeillades des étudiants sur mon passage. Pas tous, non, mais certains garçons m'observent du coin de l'oeil, certains autres passent une main dans leurs cheveux ou sur leurs visages quand m'aperçoivent. Les filles, elles, m'ignorent. Certaines s'amusent à éclater de rire sur mon passage, mais je ne suis pas dupe. Elles aiment bien me faire croire qu'elles se moquent de moi, qu'elles me méprisent, mais je sais bien la vérité... Ces pauvres filles sont rongées par la jalousie. Comment ne pas les comprendre ? Je suis belle et mystérieuse. Je sais que ça a l'air prétentieux, dit comme ça, et ça l'est peut-être, mais depuis mon plus jeune âge, j'ai remarqué les regards que posent les garçons sur moi. J'ai fini par comprendre que je peux les mener là où je le veux, en m'y prenant de la bonne manière.

Mais je ne crois pas que ce soit forcément de ma beauté ou de mon mystère que les autres filles sont jalouses. A Poudlard, d'autres filles sont aussi belles, aussi gracieuses que moi, je le sais. C'est ma liberté que les autres filles envient. Je n'ai peur de rien, honte de rien, je ne respecte aucune règle ni aucune convention qu'on m'impose. Si une règle me plait, je la suis, et si une autre ne me plait pas, je l'enfreins. Je me comporte comme bon me semble, dis ce que bon me semble, et je couche avec qui j'en ai envie. A mon avis, c'est précisément ça, qui plait tant aux hommes, et qui fait tant envie aux femmes.

Toutes ces pimbêches ont trop été habituées à suivre tout un tas de petites règles officieuses dont on les a bassinées depuis leur plus tendre enfance. Ne te tiens pas comme ça, on voit ta culotte, Mets un soutien-gorge blanc sous ton chemisier blanc, Ne jure pas, Ne fume pas ou tu auras mauvais genre, Ne couche avec un homme que si tu l'aimes, et qu'il t'aime, et que vous êtes majeurs, Ne t'habilles pas comme-ci ou comme-ça, Fais honneur à ta famille, Ne blesses pas tes amis, Réussis tes examens... Des règles stupides, imposées par des générations de vieilles femmes aigries et mal baisées. Personne ne m'a appris ces règles.

Lorsque je suis arrivée à Poudlard, les seules lois que je connaissais étaient celles de l'orphelinat. Ne vole pas. Range tes affaires. Soit toujours à l'heure au dîner et au couvre-feu. Des règles essentielles à ses yeux, des règles compréhensibles pour la vie en communauté et qui méritent qu'on les applique. Rien à voir avec une couleur de sous-vêtement qui serait acceptable ou non. A Poudlard, tout est différent. Le règlement intérieur est long comme la bible, et plein de règles toutes plus loufoques les unes que les autres. Sans parler des règles tacites que les étudiants s'appliquent entre eux... Ne pas respecter les règles m'a valu ma réputation d'asociale, de trainée, de rebelle. Honnêtement, je n'en ai rien à cirer. Je compte bien vivre comme bon me semble, aussi longtemps que je le pourrai.

A bien y réfléchir, ces conventions ne sont jamais respectées par les garçons, et personne ne les en blâme. Les garçons peuvent coucher avec une fille différente chaque soir de la semaine, ils peuvent sécher les cours et se cacher dans les couloirs du château en pleine nuit, ils peuvent fumer et boire des Whisky Pur Feu dans les salles communes. Personne ne leur dit rien. Parce qu'ils sont des garçons, on trouve cela normal que "jeunesse se passe". Je me considère comme l'égale des garçons. Ils peuvent bien me surnommer Salope ou Garce, je vis comme je le souhaite et j'emmerde les conventions et leurs chiens de garde.

Perdue dans mes pensées, j'ouvre la porte du dortoir de la tour Gryffondor sans même m'en apercevoir. Le spectacle que je trouve là me fait bien vite revenir sur la terre ferme. Katie et Angelina sont à genoux par terre, derrière mon lit, et quelque chose se refléte sur leurs visages et les illumine. Je comprends immédiatement de quoi il s'agit et mon sang ne fait qu'un tour.

- Mais qu'est-ce que vous faîtes ?! Leur crié-je. Mes colocataires tressautent, prises sur le fait, et la lumière qui les éclairait s'éteint brusquement, dans un claquement sourd.

- Tu m'as fait peur Sélène tu es folle ! S'exclame Katie, une main sur son coeur. Je cherchais les boucles d'oreilles que tu m'as empruntées Samedi dernier, tu te souviens ?

Effectivement, ce matin, cette couillone de Katie s'est plainte de ne plus trouver ces boucles d'oreilles. En partant en cours, je lui ai conseillé de les chercher dans ma table de chevet, là où je me souviens les avoir rangées. Cela n'explique pas qu'elles s'y mettent à deux pour fouiller dans des choses qui ne ressemblent en rien à des boucles d'oreilles.

- Vous m'avez plutôt l'air de fouiller, toutes les deux... Répondé-je, les dents serrées. C'était une règle d'or, à l'orphelinat : ne fouille pas dans les affaires des autres et ne les laisse pas fouiller dans les tiennes. Angelina souffle et sort du dortoir, sans m'adresser un regard. Katie lève les yeux au ciel.

- Tu débloques complet, Sélène. J'ai pas trouvé les boucles d'oreilles, j'ai vu la boite et j'ai pensé que c'était une boite à bijoux. Oui, j'ai été fascinée et j'ai regardé dedans quelques minutes, mais je te jure qu'on n'a pas touché ce qu'i l'intérieur.

Moi non plus je n'y ai jamais touché. Je contourne mon lit à baldaquin et récupère la boite que Katie a laissée par terre.

- Je chercherai tes boucles. Dis-je simplement, avant de refermer mon baldaquin derrière elle. Mon coeur bat encore la chamade quand j'entends Katie marmonner quelque chose, et s'éloigner.

Je laisse ma main caresser doucement le couvercle de la boite. Une boite de bois sombre, sculpté grossièrement, sans rien de bien luxueux. Mais lorsque j'ouvre le couvercle, une nouvelle fois, la magie opère. La lumière en jaillit. Immédiatement, les yeux me brûlent et s'emplissent de larmes. La puissance de cette lumière me fait cet effet à chaque fois. Deux sphères, minuscules, mais qui dégagent autant de lumière et de puissance que le soleil lui-même. Je me souviens, comme si c'était hier, du jour où on me l'a donnée.


C'était le jour de ma rentrée en cinquième année, il y a un peu plus d'un an. Après le banquet, McGonagall était venue me trouver, et m'avait priée d'attendre le professeur Dumbledore dans son bureau. La sorcière pincée m'avait menée sans un mot jusqu'à la statue, avait chuchoté le mot de passe, et s'était effacée, me laissant entrer seule dans le bureau du Directeur. Contrairement à ce que vous pourriez penser, je ne suis pas une habituée de ces convocations. Je suis assez maligne et assez discrète pour que mes entraves aux règlements restent inconnues du corps professoral. Comme tout le monde, j'ai déjà fait perdre une quinzaine ou une vingtaine de points à Gryffondor pour avoir bavardé en classe, ou pour avoir séché un cours, mais rien de plus grave que cela.

Avant ce soir-là, je n'avais été qu'une seule fois dans le bureau de Dumbledore, peu après mon arrivée à Poudlard. Le Directeur m'avait alors fait un discours sur les enfants des orphelinats. Il m'avait expliqué que de grands sorciers étaient issus d'orphelinats, certains même que je connaissais et dont jamais je ne pourrais me douter. J'avais essayé de lui demander de qui il parlait, mais il avait éludé ma question et avait continué sa tirade... Je n'avais pas tout compris, ni même tout écouté, et aujourd'hui je ne me souviens presque plus du tout de ce discours. Par contre, le bureau du Directeur, je le connais par coeur.

Les étagères branlantes, recelants un millier d'objets tous plus fascinants et absurdes les uns que les autres. Une sorte de fontaine en pierre, sur pied, dont je n'avais pas osé m'approcher. Et le phoenix, sur son perchoir, majestueux. L'oiseau incroyable me fixait de ses prunelles perçantes, ne me lâchant pas du regard tandis que je rejoignais la chaise face au bureau du professeur. Il avait secoué ses plumes et battu des ailes brièvement lorsque je m'étais assise, faisant miroiter mille et un reflets sur son plumage chatoyant.

- Bonsoir, Mademoiselle Loiseau. Avait dit Dumbledore en entrant dans le bureau.

- Bonsoir, Professeur.

- Avez-vous apprécié le banquet, Mademoiselle Loiseau ?

- Oui, Professeur. En réalité, le banquet avait été barbant, comme chaque année. Le tonnerre d'applaudissement qui avait suivi l'annonce du tournoi des Trois Sorciers ne m'avait pas atteinte. Je n'avais qu'une hâte, que Dumbledore m'annonce la raison de ma convocation dans son bureau. Il avait alors retiré ses lunettes en demi-lune et les avait astiqué avec un pan de sa robe. Une robe bien originale, soit dit en passant, puisqu'elle était à l'effigie du drapeau européen.

- Je sais, Mademoiselle Loiseau, que vous êtes très discrète vis à vis de votre passé. Vous ne laissez personne pénétrer votre jardin secret, si vous voyez ce que je veux dire. Il m'avait alors lancé un regard plein de malice, qui m'avait laissée pantoise. Qu'était-il en train d'insinuer ? Chacun entretient un rapport bien particulier à son passé, et il est tout à fait compréhensible que vous souhaitiez enfouir quelques secrets, dès lors que vous entrez à Poudlard. Je serais bien mal placé pour vous en blâmer. Néanmoins, le passé n'est parfois pas ce qu'il semble être, ni ce qu'on croit qu'il est. Je m'en suis aperçu moi-même il y a bien peu de temps. C'est pourquoi je tiens ce soir à vous faire un présent, en l'honneur de ce passé.

Encore une fois je n'avais rien compris à son discours, mais cela n'avait rien de surprenant. Dumbledore parlait souvent par énigmes. Mais, un cadeau ? En quel honneur ? J'étais à la fois pressée et anxieuse, ne sachant pas à quoi m'attendre. Dumbledore s'était alors penché sur sa droite et je l'avais entendu ouvrir un tiroir. Il avait fouillé à l'intérieur quelques instants, et il m'avait même semblé l'entendre jurer, avant d'en sortir une boite de bois, qu'il avait posée face à lui.

- Voilà une chose magnifique. Une chose qui vous appartient dorénavant. Elle vous aidera peut-être à comprendre qui vous êtes, d'où vous venez... Cela fait bien longtemps que cette chose est dans ce tiroir. J'ai longtemps hésité à vous l'offrir... Je pensais qu'elle vous ferait plus de mal que de bien, et j'ai choisi de la garder secrète, mais aujourd'hui les choses ont bien changé. Comme je vous l'ai dit, le passé n'est pas toujours ce qu'il parait, et même un sorcier tel que moi peut se tromper, parfois.

- De quoi s'agit-il, professeur ? Avais-je demandé, me penchant pour observer la boite de plus près. Il avait soupiré.

- De tout et de rien, ma chère, de tout et de rien... Et d'un geste nonchalant, Dumbledore m'avait invitée à quitter son bureau.


Un an plus tard, et après plusieurs nuits blanches à observer le contenu de la boite, à la retourner dans tous les sens, sans jamais oser saisir ce qu'elle contient, je n'ai toujours pas compris de quoi il s'agit. Des boules magiques, renfermant peut-être quelques pouvoirs que je pourrais utiliser... Mais je ne suis pas idiote, j'ai bien compris que ces sphères ont un rapport avec mes parents. Le discours sur le passé, le fait que Dumbledore disait garder cette boite depuis très longtemps... Tout concorde. Je sais que cette boite et ce qu'elle renferme devrait m'aider à comprendre mon passé, à découvrir qui sont mes parents et pourquoi j'ai été abandonnée. Malheureusement, je n'ai pas découvert le moyen de déchiffrer cette énigme. Pas encore. Doucement, je replace la boite dans le tiroir de ma table de chevet et décide de ne plus y penser. De toute façon, j'ai prévu autre chose pour ce soir, de bien plus amusant.


Environ une heure plus tard, alors que les autres élèves terminent leurs repas dans la Grande Salle, je suis allongée sur le ventre, la tête posée sur un oreiller qui n'est pas le mien. Je porte toujours mon uniforme, mais rien en dessous. Pile quand je commence à m'impatienter, j'entends la poignée de la porte tourner, et des pas claquer sur le sol. Je me laisse rouler sur le flanc droit, et écarte légèrement les deux pans de mon décolleté. Je trépigne, lorsque le velours épais du baldaquin s'ouvre. Weasley laisse échapper un hoquet de surprise, se tourne rapidement pour vérifier que personne nous a vus, et referme le baldaquin derrière lui. Je lui souris et lui fais signe de se taire en posant mon index sur mes lèvres. Il lève sa baguette, et sans un mot, lance le sortilège d'insonorisation.

- Surprise... Dis-je.

- Très bonne surprise. Répond-t-il.

Ses beaux yeux bleus brillent de désir et d'excitation. Je l'attrape par la chemise et l'attire vers moi. Je sais qu'avec lui, je dois toujours me montrer entreprenante. Il est toujours timide, avant nos ébats. Heureusement, il se décoince assez rapidement. Il passe une main sur ma cuisse, la fait lentement remonter sous ma jupe, et je peux sentir son étonnement lorsqu'il ne trouve pas de sous-vêtement. Partout où sa main passe, cela déclenche des fourmillements sur ma peau, comme s'il laissait une sorte d'empreinte sur chaque partie de mon corps qu'il touche. C'est ce qui rend le sexe avec Georges particulièrement bon. Des sensations presque nouvelles, un désir si puissant, je n'ai pas ressenti ça depuis mes toutes premières fois...

D'une main, je défais sa ceinture et l'incite à retirer son pantalon, ce qu'il fait immédiatement. Je commence à haleter, impatiente de le sentir en moi, ce qui arrive enfin. Je m'accroche à son dos, à sa nuque, à ses cheveux... Et je ne le quitte pas des yeux. Il s'agrippe d'une main à la tête de lit. Son regard passe de mes cheveux à mes lèvres, puis de mes lèvres à mes seins. Je m'enorgueillis de ce regard langoureux et affamé. Tout à coup, une chaleur intense m'envahit. D'abord mon sexe, puis mon ventre, ma gorge et enfin le plaisir vient. Un million de décharges, tellement bonnes qu'elles en font presque mal. Mon corps se cambre sans que je puisse le contrôler, jetant ma tête en arrière contre l'oreiller. Les dernières sensations me quittent quelques secondes plus tard.

- Tu es incroyable.

Lorsque nos yeux se croisent à nouveaux, alors que j'avais l'intention de me moquer de lui, ce que je trouve dans son regard m'en empêche. Il est en train de m'observer avec une sorte de fascination et d'appréciation que je n'ai jamais vu dans aucun regard. Je me sens rougir et m'oblige à me détourner, saisissant une cigarette que j'ai glissé dans un de mes bas, qui gisent au sol. Je l'allume, et tire longuement dessus en fixant le plafond. Il me prend la cigarette de la bouche, et tire dessus à son tour, allongé sur le flanc.

- Tu fais quoi pour Halloween ? Il pose la question sur un ton nonchalant, mais je vois bien sa pomme d'Adam bouger au rythme de sa déglutition. Je sens son stress. Je le fusille du regard. Pourquoi faut-il qu'il gâche tout ?

- A quoi tu joues Weasley ?

- C'est juste une question, qu'est-ce qui te prend ?

- Juste une question. Qu'est-ce que tu comptais faire ? Hein ? M'inviter au bal ? Venir me chercher en bas des escaliers, me faire danser un slow et puis me passer la bague au doigt ? Je croyais que les choses étaient claires entre nous, c'est pour ça que je continuais de te voir...

Je me lève et ramasse mes affaires à la hâte. Je m'assois sur le lit pour enfiler mes bas. Subitement, je me sens stupide de ne pas avoir mis de sous-vêtements.

- Je te jure que c'était qu'une question, ma parole tu es folle ! Piquée par son insulte, je ricane.

- Folle ? Et dire qu'il y a deux minutes j'étais incroyable...

Sans plus de cérémonie, je quitte le dortoir à pas de loup. Je ne croise personne jusqu'à rejoindre ma salle de bains. A nouveau, devant le miroir, je me sens ridicule. Je me défait de mon uniforme et entre dans mon bain. Je vous l'ai dit, je ne respecte ni les conventions, ni les règles. Sauf celle que je m'impose à moi-même. Ne jamais s'attacher.

Dommage, parce que Weasley a tout pour lui. Il est grand, beau, drôle, doué au lit, et il a ce regard... J'ai cru qu'il serait capable d'entretenir une relation sans sentiments, que je n'aurait été pour lui qu'une fille parmi les autres, un trophée à accrocher à son tableau. Et il aurait été la même chose pour moi. Mais ce soir, j'ai vu plus que ça dans son regard. J'y ai vu une sorte...de tendresse. La tendresse est surement un premier pas vers l'amour. D'abord des caresses, des embrassades, des mains qui se frôlent, des sourires échangés... Et puis le coeur qui bat, les papillons et toutes ces conneries. Non. L'amour, c'est impossible.