Chapitre 1 : Arrivée au Square Grimault.
Une semaine après avoir reçu la lettre de Harry, Hermione fit ses bagages et descendit dans le salon pour annoncer à ses parents qu'il était temps pour elle de partir. Evidemment, les au revoir durèrent assez longtemps, ses parents lui demandant sans arrêt si elle ne voulait pas rester un jour de plus, mais Hermione dit qu'elle ne pouvait pas repousser l'invitation de Harry. Après avoir passer le perron de la porte d'entrée. Hermione marcha vers un coin tranquille et où personne n'allait, pour pouvoir transplaner au Square Grimault. Hermione aimait bien ce moyen de locomotion qui était bien plus pratique que la poudre de cheminette et bien plus rapide que le balai pour pouvoir voyager, surtout si on ne voulait pas être vu. Quelques secondes après, elle arriva dans un parc qui faisait face à la maison de Sirius Black, le parrain d'Harry, et qui appartenait désormais à son filleul. Elle toqua à la porte d'entrée et quelques secondes plus tard, elle s'ouvrit sur son ami Harry qui se jeta sur elle en la serrant de toutes ses forces.
« Hermione, que je suis content de te revoir !
- Moi aussi Harry, crois-le bien, mais là, je dois t'avouer que tu m'étouffes un peu, juste un peu.
- Oh excuses-moi Mione. Dit-il en se retirant. »
Elle eut alors le loisir de contempler son célèbre ami. Il était très grand, mince, il avait des cheveux d'un noir de jais qui semblait n'avoir jamais été coiffés et des yeux verts émeraudes, les mêmes que sa mère, à en croire tous les sorciers qu'Harry avait croisé sur sa route et sur le front, il n'y avait aucune trace de la cicatrice en forme d'éclair, le signe que Voldemort avait disparu de la surface de la terre pour toujours. Harry lui fit signe d'entrer dans la maison. Elle semblait être moins délabrée que la dernière fois qu'elle était entrée dedans. De toute évidence, Harry et Ginny avait entamés des travaux pour rendre leur cocons plus accueillants à d'éventuels enfants, si toutefois ils voulaient y vivre pour toujours.
« Nous avons entamés des travaux pour la rendre définitivement plus accueillante pour pouvoir recevoir. Mais malheureusement, nous n'avons toujours pas trouvé de moyens pour enlever le tableau de la mère de Sirius, ni même le moyen de la faire taire.
- Je pourrais peut-être voir dans mes livres ce que je peux faire. Fit Hermione.
- Oui, c'est une très bonne idée, mais en attendant, on va aller dans la cuisine, les autres doivent nous attendre. »
Lorsqu'elle entra dans la cuisine, elle fut ravie de constater que Ron, Ginny et Remus s'y trouvaient et qu'ils avaient le sourire malgré tout. Ron était tout aussi grand qu'Harry, mais plus costaud que lui, et avait les cheveux roux et des taches de rousseurs, caractéristique de la famille Weasley. Ginny, la jeune sœur de Ron et petite amie de Harry, avait elle aussi les cheveux roux et était à peu près de la même taille qu'Hermione. Quant à Remus, il paraissait toujours aussi fatigué, à cause de sa lycanthropie, mais ses yeux couleurs miel exprimaient le bonheur qu'il ressentait de revoir Hermione.
Harry invita Hermione à s'asseoir et lui offrit du jus de fruit et des petits gâteaux. Il lui demanda ce qu'elle avait fait depuis la fin de la guerre.
« Et bien, je suis allée chercher la potion de souvenance que le professeur Rogue m'a donné en héritage, puis je suis allée en Australie pour retrouver mes parents et après cela, nous sommes rentrés à Londres.
- Rogue t'a donné quelque chose en héritage ? Demanda Ron, incrédule.
- Oui, je dois avouer que je ne m'y attendais pas. Il a pensé à tout !
- Mais comment savait-ils que tu avais rendus tes parents amnésiques ? Demanda Ginny.
- J'imagine que côtoyer le tableau d'Albus pendant presque un an a dû lui donner des idées. Déclara Remus, amusé.
- Et comment se sont passé les retrouvailles avec tes parents. Demanda Harry ?
- Beaucoup plus facilement que je ne l'espérais. Je leur ai fait croire que j'étais une touriste qui cherchait un toit pour passer la nuit, ils m'ont acceptés tout de suite, après il m'a suffit d'attendre qu'ils aient le dos tourné pour mettre de la potion dans leur verres et après l'avoir bu, ils m'ont reconnus. Mais assez parlé de moi, et vous ? Qu'avez-vous fait ?
- Après être resté quelques temps au Terrier, Ginny et moi avons décidé de remettre cette maison à neuf et Ron est venu nous rejoindre quelques jours plus tard pour nous aider. Quant à Remus, nous lui avons proposé de venir habiter ici, étant donné qu'il n'avait nul part où aller.
- Oui, et j'avoue que je me suis découvert des talents de bricoleur que je ne connaissais pas. Déclara Remus.
Cet aveu de Remus eut pour effet de faire rire toute la tablée et pendant le reste de la journée, Hermione, aidée de Remus et de Ginny, chercha dans ses livres le moyen d'enlever le tableau de la mère de Sirius, en vain. Ce ne fut qu'à l'heure du dîner qu'ils interrompirent leur recherche. Arrivée dans la cuisine, elle vit que c'était Kreattur, un elfe de maison qui paraissait peu commode à première vue, mais qui savait tout de même se montrer serviable, qui avait fait la cuisine et mit la table. Elle le regarda d'un air interrogatif.
« Si c'est ce que tu te demandes, saches que Kreattur est payé et qu'il a même le droit à des jours de congés. Dit Harry, d'un ton bienveillant. »
Il n'avait pas oublié toutes les actions qu'avaient menés Hermione pour la SALE, la Société d'Aide à la Libération des Elfes et il ne voulait surtout pas qu'elle se dise qu'il est en faveur de l'esclavage des elfes de maisons alors que c'est faux.
Après le repas, les convives allèrent dans le salon pour parler de tout et n'importe quoi et vers les onze heures du soir, Ginny, Ron et Harry allèrent se coucher. Hermione et Remus se retrouvèrent seul. Pendant quelques minutes, le silence régna jusqu'à ce qu'Hermione décide de le rompre.
« Comment allez-vous professeur Lupin ?
- Je vais bien Hermione, ne t'en fais pas, mais s'il te plais, appelles-moi Remus, je ne suis plus ton professeur.
- Oui, désolée pro... euh Remus je veux dire. Ma question va peut-être paraître déplacée mais... comment vivez-vous la disparition de... de...
- De Nymphadora ? Pas très bien je dois dire, elle me manque énormément... en tant qu'amie.
- En tant qu'amie mais pas en tant que femme ?
- Oui, quand nous avons commencé notre relation, je pensais que nous aurions des relations plus intimes, des gestes que se font deux amoureux mais pas deux amis, mais malheureusement, c'est le contraire qui s'est produit. Même sa grossesse et la naissance de Teddy n'ont rien changés. A vrai dire, si elle avait survécu à la guerre, je ne suis pas sûr que nous serions restés ensemble...
- Oh, je vois. Mais en parlant de Teddy, vous ne l'avez pas emmené avec vous ?
- Non, après la mort de Dora, sa mère m'a dit qu'il n'était pas bon qu'un bébé reste avec moi... à cause de ma condition, et elle voudrait que je me trouve quelqu'un d'autre pour pouvoir le récupérer, ce dont je comprends parfaitement. Le problème, c'est que je ne pense pas que je retrouverais quelqu'un d'autre, et je ne pourrais jamais le récupérer. »
Le regard de Remus s'assombrit à ce moment là. Hermione tenta de réconforter Remus.
« Je pense que vous avez les compétences qu'il faut pour élever Teddy seul, et je suis sûre que vous retrouverez quelqu'un un jour. Vous le méritez amplement.
- Mais qu'est ce que je pourrais leur offrir à Teddy et à cette éventuelle femme ? Je suis pauvre, vieux et un loup-garou. Personne ne pourrait vouloir de moi.
- Je pense que votre amour leur suffira et ils ne verront pas que vous êtes vieux, pauvre et un loup-garou. Votre fils vous admirera et votre femme vous aimera assez pour passer au delà de cela.
- Hermione... merci ! Dit-il.
- Sur ce je vais me coucher, bonne nuit... Remus ! Fit-elle avant de monter les escaliers. »
Remus la regarda monter les escaliers. Elle avait tellement changé depuis le jour où il l'avait rencontré. Elle n'était plus l'adolescente de 13 ans qui s'enthousiasmait toujours pour rien. En même temps, quoi de plus logique, elle doit avoir près de 18 ans maintenant. Mais quand même, au niveau du physique, elle s'était considérablement embellie, ayant les formes là où il fallait et elle était tellement intelligente... C'était sur ces pensées que Remus alla se coucher à son tour.
