CHAPITRE 2
Disclaimer : Je ne possède pas Glee. (J'avais oublié de le faire la dernière fois. Je vais me faire arrêter par la poliiiice ! *cri de peur*)
Bref, je profite de cette note d'auteur pour répondre aux reviews auxquels je n'ai pas pu répondre. :3
Tatoune, Eliseee, sulfur, Lise, amande : Merci beaucoup pour la review gentille ! La suite est là. )
Mme. Criss : Haha, ta review m'a vraiment fait rire ! Merci beaucoup pour le compliment, et NON je ne suis pas folle. Juste un peu dérangée. (hem, hem…). Le deuxième chapitre est là, ne t'inquiète pas ! (Je ne crois pas que tu l'aies lu en entier…). Bisous !
LittleBlue : J'aime bien ton pseudo, avant tout. Le bleu gère. Bref, merci beaucoup pour Kurt et Quinn. Non, mais je sens quand même que tu es cool malgré tout. Tu as raison pour le blockbuster, ce serait assez exceptionnel je pense ! Ton analyse de Blaine est bonne. Tu m'as fait éclaté de rire dans le hall de la piscine quand j'ai lu « le fils caché de Zeus » ! XD Je ne sais pas trop, on va voir où ça nous mène, mais en gros c'est ça l'idée –je crois. Et bien, elle est là !
- Bonjour Blaine ! fit une voix chantante alors que le bouclé poussait la porte.
Il leva à peine la tête, puis se souvint. Il était à la phase 1, « Je suis gentil pour qu'ils s'attachent à moi ». Il en avait un peu ras-le-bol, en réalité.
Il fit un sourire totalement forcé, hypocrite, mais à force d'entraînements et d'expérience, il passa.
- Bonjour, répondit le garçon.
- Pourquoi ne m'appelles-tu jamais par mon prénom, Blaine ?
Et merde. Il était grillé, et ce dès le deuxième jour… C'était mauvais, très mauvais.
- Euuuh… Ce n'est pas poli d'appeler ses parents par leurs prénoms… tenta-t-il.
- Beaucoup d'enfants appellent leurs parents par leurs prénoms, contra la brune.
- Eh bien… Pas moi.
- Appelle-moi par mon prénom, s'il te plait Blaine.
Que lui répondre ? Il ne se rappelait plus du prénom de cette femme, uniquement de son nom de famille. Sandra ? Sarah ? Savannah ? Sophie ?... Le bouclé commença à paniquer, tout en gardant un calme apparent en dehors. Soudain, il se souvint ce qu'on lui avait appris à l'A.A.
« Si tu es en mauvaise posture, joue sur l'affectif. Fais semblant. »
Faire semblant. Toujours la même rengaine. Machinalement, Blaine s'avança, prit la femme dans ses bras –maladroitement, pour faire croire qu'il était gêné-, et murmura :
- La seule chose que je voudrais, c'est de t'appeler Maman.
Il se mordit presque la langue à cette phrase dégoulinante d'amour, mais se retint et se contenta de continuer à la serrer, espérant que son stratagème fonctionne.
Une main douce caressa ses boucles, et il se figea avant de se rappeler qu'il devait donner le change. Il fit alors mine de s'apaiser à ce geste, et écouta la voix tendre lui chuchoter :
- Tu peux m'appeler Maman, Blaine. Je n'étais simplement pas sûre, si tu étais prêt ou non…
- Mais c'est le cas, coupa Blaine. Je vais dans ma chambre.
- … D'accord, sourit la brune.
Il monta, un léger sourire satisfait aux lèvres. Il avait maîtrisé cette affaire en beauté. Après avoir poussé la porte de sa chambre, il fit voltiger le sac qui n'avait rien de mandé à travers la pièce, et enfin il s'allongea sur son lit.
- Tu veux dire, « il s'affala lourdement dans une position qui évoquait fortement une baleine échouée sur le rivage. ».
- Raaah, mais TAIS-TOI…
- Jamais ! Tu m'aimes trop pour ça ! Autant que… Que…
- Que ? Tu n'aurais plus tes mots ?
- Non, j'ai pleins d'idées de jeux de mots, mais toutes ont été utilisées par l'association des PVCEI.
- PVCEI ?
- Petites Voix Chiantes Et Ironiques. Ou, Pingouin Volant Cool Et Ipocrite. Tiens, c'est une bonne idée. Le pingouin sera mon animal fétiche !
- … Hypocrite s'écrit avec un H.
- Nooon. Laisse-moi y croire, je n'ai pas de mot en I.
- Tu fais pitié.
- Dis le mec qui n'a même pas de nom de famille officiel.
Blaine ne répondit pas et soupira. La petite voix avait raison, et cela l'agaçait. Il n'avait jamais la même identité au fil des mois, et par la même occasion, ne gardait jamais les mêmes amis. Parfois, il ne pouvait même pas s'en faire, lorsqu'il bouclait des « missions » très rapidement. Pour un petit ami, ce n'était même pas la peine.
- Un petit ami, hein ? Intervint la voix très chiante dans sa tête (à qui il fallait trouver un nom.)
- Tu sais que je suis gay.
- Ouais, mais pas les lecteurs…
- Abrutie.
- Beuuuuh… J'essaye de rendre service à l'humanité…
Blaine secoua la tête, et ouvrit son agenda. Les choses à faire étaient relativement simples, et peu nombreuses. Tout en ouvrant son manuel de chimie, le bouclé se remémora sa journée. Il avait fait la connaissance d'une jeune fille agréable, Marley. Ses longs cheveux châtains, ses yeux bleus et tendres ainsi que la douceur de ses gestes l'avaient immédiatement poussé à aller vers elle, et son instinct s'était avéré juste. La jeune brune, bien que timide, semblait toujours prête à aider, et était adorable.
Avec elle, Naya. Aussi douce que son amie, mais elle paraissait cacher une détermination et une force que l'on ne soupçonnerait pas au premier abord. Belle brune, peau plutôt pâle, yeux bleus glacés, à l'apparence enfantine mais, d'après Blaine, bien plus mature que Marley, peut-être autant que lui. A vérifier.
Naya avait un an de moins que Marley et lui.
- Et tu ne parles pas du mystérieux garçon méga séduisant que t'as pas osé aborder ?
- Oh, mais pourquoi est-ce que tu existes ?!
- Parce que tu es mentalement atteint.
- Tu me gonfles.
Il lui sembla entendre un rire moqueur, mais pour sa santé mentale –ou ce qu'il en restait-, il ne s'attarda pas dessus.
Le mec en question, Blaine n'en connaissait pas grand-chose. Il traînait avec une jeune punk aux mèches roses, un air fatigué collé au visage, Quinn d'après ce qu'il avait entendu.
Blaine savait juste qu'il était juste qu'il était châtain, qu'il avait de magnifiques yeux bleus et qu'il était assez, même très séduisant.
Il referma ses cahiers, soupira et enfonça la tête dans ses oreillers. Nouer n'importe quelle relation était inutile et sans issue, avec ce qu'il faisait.
Le châtain poussa la porte du petit appartement qu'il habitait, et posa son sac près de l'entrée. Alors qu'il s'affalait sur le canapé, son portable vibra dans sa poche.
Le garçon l'extirpa de son jean et vit le nom qui s'affichait : David Karofsky.
« Manquait plus que ça, soupira Kurt. » D'un geste rapide, il effleura l'écran pour décrocher et porta le cellulaire à son oreille.
- Qu'est-ce que tu veux, David ?
- J'ai quelque chose à te demander.
- Je m'en doute. Si c'est pour du trafic de drogue, je n'adhère pas cette fois.
- Ce n'est pas exactement ça.
La voix de Karofsky lui expliqua ce qu'il avait à faire, et il soupira une nouvelle fois. Il rentrerait encore tard, ce soir.
Il écrivit un rapide mit à sa sœur qu'il colla sur le frigo, expliquant brièvement ce qu'elle pouvait manger, et lui demandant de ne pas l'attendre. Il signa, puis ouvrit le frigidaire pour contempler la nourriture entreposée : une bouteille de lait, une de jus de fruits, quelques yaourts et du jambon blanc… Maigre récolte… Il ouvrit les tiroirs à côté, qui contenaient paquets de riz, pâtes et soupes, ainsi que des fruits et des pains au lait ficelés dans un emballage plastique. Un paquet de céréales, aussi. Deux conserves de raviolis en boîte terminaient ses quelques provisions, et ils étaient deux adolescents à vivre ici… Il devait impérativement aller faire les courses, ou voler deux trois trucs selon l'argent disponible. Sa sœur et lui vivaient tous les deux dans un appartement plutôt étriqué, que Kurt payait, sans adultes. Ils n'avaient plus d'adultes autour d'eux depuis maintenant un certain temps…
Secouant la tête pour éviter de penser à ça, Kurt sortit de l'appartement, le ferma à clé et partit dans la direction que son boss lui avait indiqué.
Quelques heures plus tard, il ouvrit maladroitement la porte, harassé, et s'effondra sur le canapé. Il retira chaussures, chaussettes et pantalon avant de saisir une couverture et de la tirer rapidement sur ses jambes. Une porte s'ouvrit alors, mais Kurt était déjà profondément endormi.
Une jeune fille s'approcha du châtain, lui caressa la joue doucement puis remonta la couverture jusqu'à son menton. Elle sourit tristement à la vue de son frère si épuisé, puis alla se servir un verre d'eau avant de partir se recoucher.
Vvv… Vvv… Vvv…
« Que quelqu'un arrête ce bruit… » Marmonna Kurt. « Par pitié… »
Les vibrations cessèrent, et le jeune homme enfonça la tête dans un oreiller. Au moment où il se rendormait, son téléphone se remit à vibrer. En râlant, Kurt se saisit de son portable pour voir l'ID appelant de Quinn apparaître à l'écran. Il décrocha et porta le cellulaire à son oreille.
- Je sais que tu dormais, Kurt, commença la voix de Quinn.
- Alors pourquoi est-ce que tu m'as réveillé ? maugréa-t-il.
- Je veux… Je voulais… Kurt, tu m'inquiète, avoua-t-elle.
- Mais pourquooooooi ? Je vais bien… marmonna Kurt.
- Non, c'est faux, coupa Quinn.
- Qu'est-ce que tu veux exactement ? s'agaça Kurt.
Un léger silence passa. Kurt se leva, s'étira douloureusement et se dirigea vers la petite cuisine
- Tu ne m'as jamais raconté ce que tu faisais le soir, souffla la jeune fille. Ni pourquoi tu vis seul avec ta sœur.
- Quinn, ce n'est pas le moment, soupira Kurt.
- Tu ne me fais pas confiance ? murmura Quinn, l'air blessé.
- Si… Si, bien sûr… balbutia Kurt.
- Alors pourquoi me caches-tu des choses ? S'emporta l'ancienne blonde.
- …
- Kurt.
- Quinn, se moqua Kurt.
- Parle-moi, supplia-t-elle. Je suis ta meilleure amie…
- …Je dois y aller.
- Att…
Kurt raccrocha, puis posa son téléphone sur la table avant d'enfouir sa tête entre ses mains. Il ne cachait pas des choses à Quinn par plaisir. Il faisait ça pour la protéger, comme sa sœur.
- Kurt, qu'est-ce que tu veux pour le petit déjeuner ? demanda une voix douce.
Le châtain se retourna, et sourit à la vue de sa petite sœur, ses longs cheveux noirs coiffés en un chignon lâche et habillée d'une petite robe blanche cintrée par une ceinture noire.
- Tu es magnifique aujourd'hui, la complimenta-t-il.
- Merci, rougit-t-elle. Alors ?
- Euh, fais ce qu'il reste. Je vais m'habiller.
Sa sœur hocha la tête et partit vers les placards. Kurt revint quinze minutes plus tard, et s'assit sur une des deux chaises qu'il avait achetées il y a de cela quelques semaines.
- Avec qui tu parlais ? demanda sa sœur.
- Quinn.
- Qu'est-ce qu'elle voulait ? S'enquit-elle.
Kurt ne répondit pas, et enfourna quelques céréales dans sa bouche en lisant le dos du paquet –habitude qu'il avait le matin, à l'instar de beaucoup de personnes. La jeune fille n'insista pas, et ils continuèrent à manger en silence. Au bout d'un moment, elle prit la parole.
- Je me suis fait un nouvel ami, à l'école.
- Quelqu'un de ton âge, cette fois ?
- Euh, non…
- Rah, il faut aussi que tu aies des amis de ton âge !
- Peut-être, mais j'aime mes amis, ça me suffit.
- Hm. Alors, comment il s'appelle ?
- Blaine. Blaine… Anderson, je crois.
Kurt sourit légèrement à sa petite sœur, puis demanda.
- A quoi il ressemble ?
- Oh, il est bouclé aux cheveux noirs, assez petit, il a des yeux… Un mélange de vert et de doré, je crois.
Le châtain haussa un sourcil. Alors, sa sœur était amie avec le nouveau mec sexy ? Très bien, ça allait être plus facile de se rapprocher de lui.
- Il est un peu bizarre, mais il est gentil, termina Naya.
- Bizarre ? S'étonna Kurt.
- Enfin, il a l'air souvent ailleurs.
- Ah…
Kurt se leva et alla poser son bol dans l'évier. Il consulta rapidement l'heure, enfila une veste et sortit accompagné de sa sœur. Il ferma la porte à clé, puis partit d'un pas récitent au lycée.
Lorsqu'ils arrivèrent, Naya rejoint Marley, qui discutait avec ce Blaine. Kurt croisa son regard, et il le soutint quelques secondes avant de faire un sourire en coin. Le brun rougit légèrement, ce qui fit doucement rire Kurt.
Il rejoignit Quinn, qui ne dormait pas pour une fois. A la vue de sa mine encore inquiète, il soupira intérieurement et lui offrit un sourire.
- Kurt…
Elle allait continuer quand la sonnerie la coupa. Ses sourcils se froncèrent puis elle se dépêcha de suivre Kurt, qui partait en classe, le regard de Blaine le suivant également.
Alors que Marley claquait des doigts devant les yeux de Blaine pour l'obliger à écouter ce qu'elle racontait (une vague histoire sur Taylor Swift et des chevaux, Naya n'écoutait pas non plus), la brune suivit le regard de Blaine pour le voir tomber sur son frère. Elle haussa un sourcil, puis secoua légèrement la tête. Elle ignorait pourquoi son frère sortait tard le soir, mais elle savait qu'il était dans des ennuis et qu'elle n'y pouvait malheureusement rien parce qu'il refusait de lui en parler. Si Blaine commençait à s'intéresser à son frère, il plongeait dans un trou de problèmes la tête baissée.
Et puis, surtout, si son frère ne s'occupait plus d'elle, qui le ferait ?
Salut mes choux !
Me voici avec un deuxième chapitre de cette fiction (enjoy ! ça avance !). Je ne pensais pas que le premier chapitre allait avoir autant de succès, et je le redis encore : MERCI !
Ça fait chaud au cœur. CONTINUEZ A LAISSER DES REVIEWS, s'il vous plaît ! (genre, vraiment. Ça fait super plaisir.)
