CHAPITRE 3

Disclaimer : Rien est à moi. Enfin, pas Glee. Ma folie m'appartient.

Réponses aux reviews anonymes :

Guest : C'est que tu espionnes cheesy ? :o Délinquant. Oh, merci beaucoup, venant de toi ça me réjouit :3 Tu es très sympa finalement. Alors, non, Elo a eu UN PASSAGE en avant-première, pas le chapitre. Attention ! :D Bref, merci, bisous !

cecile78, Eliseee, sulfur : Merci beaucoup pour la review !

Mme. Criss. : Ton pseudo me fait toujours rire. x') Le cri du début fait un peu peur, par contre ^^" Tu fais bien de mettre "soeur", parce que ce n'est pas sa soeur, c'est "la petite voix chiante qu'il se coltine pour que son inconscient comble le manque". :3 Merci ! :D Bye !

zed : Je suis contente que tu aimes, et pour ma part j'adore le prénom de Naya aussi. eh bien, la suite est là !


Une vibration, juste une. Mais le nœud que Blaine avait au ventre se renoua plus vite que la lumière, car il n'avait qu'un contact dans son téléphone : l'agence.

Evidemment, la petite voix chiante dans sa tête se manifesta à un moment aussi inattendu qu'à l'habitude. Indésirable, aussi.

« - Oh mon Dieu !

- Quoi ?

- Tu…

- Je ?

- Tu n'as qu'UN contact dans ton téléphone…

- Mais meurs…

- Je ne peux pas. C'est bête hein ? Mais un adolescent avec UN SEUL contact… Oh mon DIEU… »

Quand il recevait des messages de l'agence, c'était soit une nouvelle mission, soit des instructions.

Discrètement, il sortit le cellulaire pour ouvrir le message, effectivement de l'A.A.

« Passe le plus vite possible à la phase 2, des clients te demandent. »

Et merde. Correctement dit, cela donnait : « Dépêche-toi de briser le cœur de deux personnes, d'autres attendent pour subir le même sort. » Blaine déglutit en fermant les yeux un instant. Il appréhendait déjà d'être insupportable avec les Anderson. Des émotions retenues trop longtemps se battaient pour remonter et lui donnaient la nausée, mais il les obligea à disparaitre rapidement. Il ne devait rien ressentir.

- Blaine, ça va ? murmura Marley. Tu n'as pas l'air bien.

- Je… Oui. Ça va, marmonna Blaine.

Cachant le téléphone sous la table, il tapa un SMS rapidement.

« Il est trop tôt pour la phase 2. »

La réponse lui parvint aussitôt, et il pâlit véritablement lorsqu'il lut les mots écrits sur son écran.

« Si tu n'es pas efficace, tu sais ce qui arrivera à Emily. Tu sais très bien que nous n'apprécions guère perdre de l'argent et des clients. »

Blaine ne prêtait à présent plus aucune attention au cours de géographie. Sa sœur était menacée.

« Vous ne pouvez rien lui faire, elle fait partie des meilleurs éléments de l'agence. »

« Vous faîtes les mêmes résultats, donc considère qu'il peut t'arriver quelque chose à tout moment également si ta sœur ne coopère pas. Nous pouvons faire ce que tu sais si tu te montres récalcitrant. »

Bien sûr que Blaine savait de quoi l'A.A parlait. Il l'avait subi, sa sœur sans doute également –il n'en était pas sûr, l'un comme l'autre détestait en parler- et il ne voulait pas que ça lui arrive une autre fois par sa faute.

Alors, lentement, Blaine tapa un mot, un seul.

« Entendu. »

Le portable vibra de nouveau, pour afficher un dernier message.

« Commence dès demain. »

Il ne répondit pas, et baissa simplement la tête quelques secondes pour réfréner toutes ces saletés d'émotions qui le pénalisaient et qui mettaient en danger sa sœur. La phase 2 devait commencer, et il n'avait pas John. Sophia –dont il avait enfin retenu le prénom- était entre ses mains, il pouvait la briser aisément, mais il n'était pas assez proche de son mari.

Il se mit à réfléchir activement à comment faire. Peut-être qu'en l'atteignant par le sport…

Il ne remarqua même pas le regard de Naya posé sur lui.


Décidément, personne n'écoutait, en géographie.

Naya fixait Blaine, encore concentrée sur le léger flirt entre son frère et lui.

Si son frère commençait une relation –une vraie, bien sûr, pas des coups d'un soir comme il en avait l'habitude-, il s'éloignerait d'elle. Une détresse qui lui coupa quasiment la respiration envahit la poitrine de la jeune fille à cette pensée. Elle aimait tellement son grand frère. Il était tout son univers, avec Marley bien sûr. Sa mère était morte alors qu'elle était très jeune, à six ans. Kurt en avait alors huit. Leur père ne s'occupait plus d'eux depuis maintenant quelques mois, elle n'avait aucun contact avec lui –et son frère refusait catégoriquement qu'elle le voie, même pour quelques heures. Ce n'est pas comme si elle le désirait.

Quoi qu'il en soit, elle ne pouvait pas accepter que ce brun débarque et lui vole l'amour de son frère. Elle en souffrirait trop.

Le petit brun avait l'air profondément absorbé dans les textos qu'il recevait, puis lorsqu'ils cessèrent, il sembla sur le point de vomir. Elle se demanda brièvement pourquoi. Le bouclé avait probablement des secrets. Intéressant… Elle pourrait peut-être les utiliser pour le faire partir.

Lorsque, à l'heure du déjeuner, elle vit son frère reluquer Blaine sans se gêner, elle décida que oui, elle allait user des secrets du brun pour le sortir de sa vie.

Le faire disparaître, avant qu'il ne s'y installe tellement qu'elle n'aie plus aucune place. Elle ne voulait pas voir disparaître l'amour envers elle dans les yeux d'un autre de ses proches.

Naya devait coûte que coûte accéder à son téléphone, à présent.


- Kuuuurt ! Allô la Terre, ici les Martins !

- Nooon, ne me dis pas que tu regardais ce dessin animé idiot ? s'exclama le châtain, sortant de sa contemplation.

- Eh bien, rougit Quinn, je devais le regarder de temps à autre. Bref, arrête de fixer ce gamin !

- Je fais encore ce que je veux, fit Kurt en tirant la langue puérilement.

- Et après, on est les « durs » du lycée ? intervint une voix. Quel euphémisme.

Quinn autant que Kurt se retourna, pour froncer les sourcils quasiment au même moment. Santana Lopez. LA garce du lycée. Le genre de fille qui vous fait un coup bas, ou vous lance une pique atrocement bien placée, simplement pour s'amuser.

- Qu'est-ce que tu veux, Lopez ? siffla Kurt.

- Ce que je veux ? Hummel, je veux être la reine du lycée. Tous vous regarder d'un air hautain. Hors, c'est toi. Avec Quinny Punkie à tes côtés en tant que second transparent, et ton air d'ange du malheur, ta lueur je-m'en-foutisme au fond des yeux, tu reste le plus populaire. Tu as juste à avoir cette belle gueule et tout est facile, tu apparais comme un badboy sexy.

Quinn ouvrait la bouche pour répondre à la pique, mais Kurt l'arrêta sans un regard. Juste sa main, un doigt dressé en l'air. Ses yeux, d'un bleu glacial et sans expression, fixaient sans ciller Santana. Il se leva lentement, et s'approcha de la latina. Tous les regards étaient probablement dirigés vers eux à présent, vu le silence qui avait recouvert la cafétéria en quelques instants. Pathétiques moutons qui n'ont rien de mieux à faire.

-Je n'ai pas « juste à avoir cette belle gueule et tout est facile », jeta brutalement Kurt. Tu n'imagines pas ce que j'ai traversé pour devenir ce que je suis aujourd'hui, pétasse, alors ne viens pas me voir en prétendant tout savoir.

-Je ne prétends pas tout savoir, rétorqua la latina. Mais dans ce que je sais, je peux dire sans problème que tu te donnes des airs. Ou alors que tu nous cache des choses que personne n'est censé savoir…

Cette fois, ce fut Santana qui se rapprocha du châtain. A présent, leurs souffles se croisaient presque. Les regards bleus et noirs s'affrontaient, et Kurt fut particulièrement satisfait de dépasser Santana de quelques centimètres.

- Qu'est-ce que tu insinues ? siffla Kurt.

- Que chez toi, ça doit être le bordel complet, sourit narquoisement Santana. Tout le monde sait que ta mère est morte, et ça fait un bout de temps qu'on voit plus ton père aux réunions parents-profs.

Cette fille était décidément une garce. Rien ne l'arrêtait. Elle avait commencé à être ainsi, incroyablement méchante, quand sa petite amie –Brittany, une fille adorable que Kurt aimait beaucoup-, avait accepté l'offre d'un recruteur d'une école de danse réputée. Mike Chang, un autre danseur –asiatique, lui,-, avait d'ailleurs très mal supporté de ne pas avoir été remarqué. Bref. Il fallait une pique et vite. Kurt se rappela d'une conversation qu'il avait entendu du temps où Brittany était là.

-Et ta grand-mère, pas trop déçue que tu sois « du côté obscur de la force » ? la nargua-t-il. Pourtant c'est vachement marrant, ce côté. C'est dommage que Mamie ne le voie pas.

Ce fut au tour de Santana de pâlir légèrement. Elle commença à l'insulter en espagnol, puis partit à grands pas.

Quinn le ramena à leur table un peu de force, appuyant sur son épaule pour l'obliger à s'asseoir, et chassa d'un regard aigre les curieux.

- Elle a raison Kurt, on ne voit plus ton père aux réunions. Je ne l'ai jamais vraiment apprécié, mais… Mais pourquoi ? interrogea Quinn.

Kurt la regarda avec un regard vide de toute expression, et Quinn fronça les sourcils aux cernes sous les yeux glacés de son ami. Il parut se reprendre, puis se pinça l'arrête du nez, fermant les yeux le plus fort qu'il le pouvait, sûrement dans l'espoir de se réveiller. Rien à faire. Abandonnant, il rouvrit les yeux pour sortir son portable, le consultant : 1 nouveau message.

Il l'ouvrit, pour voir le nom de David Karofsky en haut de l'écran. Et merde ! Il lut rapidement le message, et il lui fallut toute sa volonté pour ne pas balancer le cellulaire dans la cafétéria. Mais s'il ne faisait pas ce que Dave voulait, il était foutu. Sa sœur également. Ils n'auraient plus aucune chance de survivre.

Alors, Kurt tapa une réponse rapide, quelques lettres, qui signaient déjà une prise de risque et de la fatigue supplémentaire. « D'accord. ». Sur ce, ignorant les questions de Quinn, il croisa les bras et plongea la tête dedans, tentant de rattraper le sommeil perdu.

- Excuse-moi… ?

C'était une voix légèrement hésitante. Pas assez aigue et douce pour appartenir à sa sœur, et pas suffisamment abimée par la cigarette pour qu'il s'agisse de celle de Quinn. Le possesseur de la voix semblait être un homme, du moins un garçon. Kurt leva enfin la tête de ses bras pour apercevoir le bouclé ami avec sa sœur, Blaine.

- Quoi ? lâcha aigrement le châtain.

En temps normal, il aurait fait un commentaire arrogant et vulgaire, sur ce que le brun désirait exactement, plein de mots crus et de sous-entendus, mais mon Dieu, il était épuisé. Il devait demander à Karofsky de cesser de lui coller des choses à faire toutes les nuits, sinon il allait finir par s'effondrer, se rouler en boule et s'endormir pour 10 ans en plein milieu d'un couloir. Celui ou celle qui oserait le réveiller serait exposé à une colère terrible.

- Ta copine, Quinn je crois, m'a demandé je cite : « de te réveiller parce qu'elle avait la flemme », expliqua Blaine.

- Alors, je pense que je vais la remercier de t'avoir offert sur un plateau, jolie petite chose, susurra Kurt, un sourire quelque peu lubrique étirant ses lèvres.

Enfin, il redevenait lui-même ! La fatigue ne restait jamais bien longtemps, il était trop habitué à lutter contre.

Le bouclé rougit, mais fit tout pour cacher le trouble que cette remarque lui avait apporté. Il baissa la tête et enfouit les mains dans ses poches. Kurt ne rata pas cette occasion et détailla sa tenue. Après tout, il était peut-être un mauvais garçon, mais il n'en aimait pas moins la mode. C'est quelque chose qu'on ne lui enlèverait pas.

Le plus petit avait un tee-shirt basique, un slim noir et des Converses bleues. Kurt laissa son regard traîner plus longtemps sur le slim, et rien que ce vêtement suffisait à assurer que le bouclé était bien du même bord que le châtain.

« - Enfin bref, je… Vais y aller, marmonna le brun, les joues toujours roses.

- Hep, hep, attends, le retint Kurt en se levant. »

Le châtain agrippa le poignet du brun, et le tira à lui en utilisant cette prise. Sans que le bouclé n'aie le temps de réagir, le plus grand colla leurs corps, passa une main possessive dans le bas de son dos et attrapa son regard mordoré dans le sien.

« - Ça te dirait qu'on se fasse un truc, toi et moi, un de ces soirs ? Chuchota suggestivement Kurt. Tu me plais bien.

Le bouclé tenta de se dégager, le visage cramoisi.

- Si c'est pour une baise rapide, tu peux aller te rhabiller, rétorqua-t-il. Je n'ai pas de temps à perdre avec ce genre de choses.

- Pourtant, ce n'est pas moi le problème, si j'en crois tes joues, se moqua Kurt en resserrant son étreinte.

Il laissa ses mains se balader négligemment sur les hanches du brun, appuya légèrement ses doigts sur celles-ci pour le rapprocher de lui, puis reprit.

- Ce n'est pas du temps perdu, je peux te l'assurer sexy, lança Kurt. On se sent vachement plus détendu après.

- Ecoute, euh…

- Kurt, s'amusa le châtain.

- Ecoute, Kurt, tu es très beau, sexy et tout ça, mais je n'ai pas le temps pour commencer quelque chose, même un coup d'un soir. Je ne veux pas laisser de… Enfin bref, trancha le brun, l'air plutôt agacé. Maintenant, lâche-moi ou…

Le plus grand n'écoutait que la moitié des choses que le bouclé avait prononcé, et la seule qu'il avait retenue était « tu es très beau, sexy ». Il fixait les lèvres du plus petit qui cessa de parler en s'apercevant du regard de l'autre garçon.

- Tes lèvres ont l'air…

Kurt s'arrêta, hésitant sur l'adjectif à employer. Le bouclé n'osait pas se dégager, le contact des mains sur ses hanches lui brûlait la peau et le déstabilisait plus qu'il ne le laissait paraître.

Il voulut reprendre la parole, mais le châtain fit quelque chose qui lui coupa la parole plus qu'efficacement.

Il posa ses lèvres à la commissure des siennes, doucement, aussi légèrement qu'un battement d'ailes de papillon. Même pas un baiser. C'était si léger que Blaine ne fut même pas sûr de ce qu'il venait de se passer. Ce contact remua cependant quelque chose dans son ventre, et la sensation des lèvres douces de l'autre garçon l'excita un peu plus que nécessaire.

En les retirant, Kurt esquissa un sourire moqueur qui fit légèrement redescendre Blaine sur terre.

- Délicieuses. C'est ça, l'adjectif que je cherchais. Il faudra que je les goûte mieux, un de ces jours.

Sur ces mots, il partit, attrapant son sac au passage.

S'il s'était retourné, peut-être aurait-il vu le rougissement de Blaine, et sa main posée à l'endroit où les lèvres de Kurt l'avaient effleuré.


Salut !

Bon, ce chapitre est sûrement plus court, mais j'espère que vous l'aimerez quand même ! *danse de l'espoir* *cette danse n'existe pas*

Je voudrais remercier (ok, le moment des remerciements !) tous ceux qui ont mis des reviews, ajoutés en favoris, followé -je ne sais même pas si ce mot existe-, ou encore parlés de cette fic à leur amis. C'est vraiment cool !

Je voulais parler du drame dont on a tous entendus parler, la mort de Cory. J'ai décidé pour ma part de ne pas faire d'O.S hommage, pour la bonne raison que d'autres le font bien mieux que moi et il y en a déjà assez. Voilà ! Donc, toutes mes condoléances à la famille, à Léa, à l'équipe de Glee et bien sûr aux gleeks.

Je vous aime !