CHAPITRE 4
Disclaimer : Je ne possède pas Glee (j'aimerais bien pourtant…)
Salut ! Me voici avec un nouveau chapitre. Pour une raison obscure, quelqu'un s'acharne sur cette fiction, (j'ai réussi à oublier mon téléphone à genre 2h de chez moi, avec le chapitre 4 et 5 dedans, et mon ordi a purement et simplement... Planté, et pour le remplacer il va falloir attendre jusqu'à septembre. Il risque d'avoir de longues attentes pour des chapitres à suivre, j'en suis désolée d'avance.) mais je vais quand même poster ça avant de partir ! Bonne lecture -je suis bavarde aujourd'hui...- !
- Mais qu'est-ce que tu faisais, enfin ? râla Quinn alors que Kurt arrivait en SVT, ignorait royalement le prof et s'asseyait à sa place habituelle.
- Je dansais avec les pingouins-lamas, Quinny, répondit distraitement Kurt.
- Et moi je suis la reine d'Angleterre, rétorqua Quinn.
- Je t'ai toujours dit que tu étais royale, Quinny.
- Tu es un idiot, s'agaça la jeune fille.
- Mais tu m'aimes quand même, soupira Kurt.
- Oui, avoua-t-elle.
Kurt lui lança un regard quelque peu surpris. Lors de ce genre de conversation, ces déclarations étaient la plupart ponctuées d'un soupir agacé, d'un petit rire ou quelque chose du genre. Le fait de répondre positivement à ça avait légèrement réveillé Kurt, ce qui était plus que nécessaire. Il se racla la gorge et se redressa un peu.
- Je parlais avec le beau mec que tu as décidé de m'envoyer pour éviter à avoir la tâche ingrate de me réveiller, décida-t-il d'expliquer.
- Je savais que c'était une bonne idée, murmura plus pour elle-même Quinn. Il t'a réveillé bien mieux que je l'aurais fait, non ?
- Effectivement, Quinny. Mais toi tu me tapes pour me réveiller, alors je préfère son réveil.
Quinn lui lança un coup d'œil, puis lui donna une petite tape sur le bras.
- Tu vois ! démontra Kurt. Je suis maltraité.
- Vous feriez un couple si mignon, rêvassa-t-elle en l'ignorant royalement.
Encore une fois, Kurt fut étonné de sa réponse. Ce n'était pas le genre de Quinn de faire dans… Ce que font les filles en général, piailler, imaginer des couples, le rose, tout ça. Dans Quinn, la seule chose rose, c'était ses cheveux.
- Euh, Quinn, dois-je te rappeler que je ne me mets pas en couple, fit Kurt. Les coups d'un soir sont bien plus marrants.
- Abruti.
- Comme si tu envisageais de t'engager dans une relation, Quinny, s'amusa Kurt. Toi comme moi sais que nous ne voulons pas… ça.
- … Pourquoi est-ce que tu as raison ? Râla Quinn.
- Parce que je suis un génie, répliqua orgueilleusement Kurt.
Quinn se contenta de soupirer à cette remarque arrogante, et commença à se balancer d'avant en arrière pour s'occuper. Kurt vit à l'éclat mort qu'exprimaient ses yeux qu'elle était perdue dans des pensées plus ou moins joyeuses.
Ignorant les demandes du prof, qui cessèrent quelques minutes plus tard, il sortit son lecteur mp3, et parcourut ses chansons. Il regarda d'un air nostalgique les titres de Barbra Streisand défiler. C'est ce qu'il écoutait avant…
Avant tout ce bordel.
Il secoua la tête et appuya sur une chanson, située entre un morceau métal et un autre d'Eminem.
"Young And Beautiful - Lana Del Rey."
« Will you still love me when I'm no longer young and beautiful
M'aimeras-tu encore quand je ne serai plus jeune et belle?
Will you still love me when I got nothing but my aching soul
M'aimeras-tu encore quand je n'aurai rien excepté mon âme douloureuse?
I know you will, I know you will
Je sais que oui, je sais que oui. »
« Quelle abrutie, se dit Kurt. Il ne t'aimera plus. Une simple âme douloureuse n'est pas suffisante pour les gens. »
- Kurt Hummel !
C'était presque un cri. D'un geste nonchalant, Kurt retira un écouteur d'une de ses oreilles pour lever un sourcil ennuyé.
- Quoi ?
- Je vous prierai d'écouter en classe, exigea le professeur. Que vont dire vos parents face aux commentaires des professeurs sur votre bulletin ?
La dernière phrase retourna un couteau dans sa poitrine. Quinn se figea sur sa chaise, ferma les yeux un court instant comme pour signifier « Non, cela ne vient pas de se passer… » puis les rouvrit, posant son regard sur lui.
Les yeux bleus glacés du jeune homme se drapèrent une nouvelle fois d'un voile d'indifférence. Impassible.
-Alors ? Insista le prof. Je ne pense pas qu'ils apprécieraient.
Kurt ferma les yeux, et remit ses écouteurs. Il monta le volume à fond, se perdit dans la chanson et ne vit pas le regard coupable que le prof lui lança lorsqu'un élève lui apprit que la mère de Kurt était morte.
-Naya ! Naaaaaayaaaaa ! Oui, je te parle à toi !
La petite brune daigna enfin se retourner, et aperçut le bouclé qui depuis tout à l'heure tentait d'attirer son attention et qui se prenait des vents monumentaux -c'était assez marrant, en fait-. Voyant qu'il avait enfin réussi, il ouvrit la bouche :
- Je voulais savoir pourquoi tu m'ignores. Dès que je discute avec Marley, tu as les yeux dans le vide, et tu ne me parles jamais.
- En fait, je ne t'aime pas, lâcha Naya d'un ton sec.
Blaine ouvrit des yeux étonnés, mais ne parut pas s'en offenser.
- Pourquoi ? demanda-t-il simplement.
Naya décida d'être franche.
- Je n'aime pas le fait que toi et mon frère flirtiez du regard ainsi.
- Ton frère ? fit Blaine en penchant la tête sur le côté.
- Oui. Je m'appelle Naya Hummel.
Le brun ouvrit réellement un regard surpris, et rougit légèrement.
- A… Alors Kurt, c'est ton… frère ?!
- Mon grand-frère, oui.
- Mais pourquoi n'apprécies-tu pas…
Blaine hésita. Comment appeler ce qu'ils faisaient ? Un flirt ? Heureusement pour lui, Naya avait compris.
- Tu n'as pas à savoir ça, trancha Naya. Mais tu comprends, je ne veux pas perdre mon frère.
Malgré lui, le garçon rit légèrement. Comme si elle pouvait le perdre. Blaine n'était là que pour quelques semaines au maximum. Il n'avait rien le temps de faire avec Kurt, comme avec tous les autres mecs qu'il avait pu croiser. Le stress et l'inquiétude eurent raison de lui et il partit dans un fou rire incontrôlable.
- Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?! s'agaça Naya.
- P… Pardon, haleta Blaine, tentant de maîtriser ses éclats de rire qui faisaient retourner les gens dans le couloir.
Il reprit son calme, sous le regard plutôt vexé de Naya.
- Ecoute, Naya, commença-t-il, tu n'as pas à t'en faire pour Kurt et moi. Il n'y a rien entre nous,…
Blaine prit une légère inspiration à ces mots. Ce n'était pas totalement vrai. Mais Naya n'avait pas besoin de le savoir.
- …et il n'y aura rien, je peux te l'assurer, finit-il.
- Comment peux-tu en être si sûr ? s'étonna malgré elle la brune. Les sentiments ne se contrôlent pas.
- Oh, ne t'inquiète pas, souffla Blaine. Je sais ce que je dis.
Sur ces mots, il partit. Plus loin, il s'arrêta au casier qu'on lui avait attribué à McKinley. Sa décoration ne changeait pas : une photo d'Emily, la plus récente, un grand sourire qui plissaient ses yeux adressé au photographe, qui était Blaine. Elle riait aux éclats quelques secondes auparavant, heureuse de le retrouver pour quelques heures. Une autre, où ils étaient tous les deux, plus jeunes, peut-être huit ans, leurs têtes se touchant et le même sourire aux lèvres. Un petit mot qu'elle lui avait confié la dernière fois qu'ils s'étaient vus, précisant qu'il lui manquait chaque jour et qu'elle tenait pour lui. Et enfin, une série de photo de Photomaton, où tous deux s'amusaient à faire des têtes idiotes. Il savait qu'Emily avait les mêmes.
Son casier en témoignait : sa sœur était toute sa vie.
Il attrapa les livres nécessaires à son premier cours, en revenant au problème qui se posait à lui. John, le mari de Sophia. Comment allait-il s'approprier sa confiance ? Alors qu'il se rendait à sa salle de cours, son portable diffusa « Creep », de Radiohead. Il avait mis cette sonnerie car sa sœur utilisait « Karma Police » et qu'ils se disputaient souvent –amicalement- sur lequel était le meilleur. Blaine soutenait Creep, évidemment. Il décrocha en s'éloignant de sa destination première, pour trouver un coin tranquille. Une salle de classe vide, parfait.
- Oui ?
- Blaine.
Il reconnut la voix insupportable de Miss. Tania, et grimaça. Cette femme faisait partie de l'A.A, et il la détestait depuis son plus jeune âge. Voix mielleuse, ton hypocrite, diabolique sous ses airs de bonne famille. Avec Emily, il l'appelait Miss. Tarée.
- Qu'est-ce qu'il y a ? soupira Blaine.
- Nous avons un marché à te proposer.
Le cœur de Blaine accéléra. Pitié, pas un chantage avec sa sœur… Pas un chantage avec sa sœur…
Il se répétait ça en boucle, tout en articulant difficilement :
- J'écoute.
- Tu as l'air d'avoir du mal dans ton affaire actuelle.
- Depuis quand vous vous intéressez à nos « missions » ? Coupa Blaine.
- Laisse-moi finir. Tu te débrouille, on a trouvé un autre enfant pour le couple qui te voulait. Tu as plus de temps pour accéder à la phase 2. Par contre, pour la peine, tu retourneras en Inde.
- Quoi ? s'exclama Blaine, faisant se retourner quelques élèves retardataires. Y'a pas moyen ! Je ne retournerai pas là-bas ! Comment je vois ma sœur, moi ?!
- 23, s'agaça Miss. Tarée –il remarqua que maintenant, elle l'appelait par le chiffre qu'il lui avait été attribué en arrivant-, tu vas faire ce que je te dis, tu as compris ?
- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous faites ça.
- Faire quoi ?
Sa voix était toujours agacée, mais un trait de curiosité avait fait son entrée.
- L'A.A. Je ne comprends pas l'utilité.
- Mon chéri, soupira la femme, on vous a déjà expliqué ça. La société est de pire en pire. Les homosexuels se marient, ont des enfants, d'autres couples ne veulent pas avoir la bonté de procréer, alors que c'est de notre devoir. C'est contre-nature de prendre l'enfant d'un autre au lieu de créer le sien. Alors l'A.A a été fondée.
Blaine fixa le vide quelques instants. Prenant son silence pour une compréhension, Miss. Tania reprit :
- J'espère que tu as compris. Tu as encore du temps jusqu'à ce que nous te le signalions pour t'occuper de l'affaire Anderson, ensuite tu repars en Inde. Aucune négociation possible.
- Vous êtes complément tarés, siffla-t-il avant de raccrocher.
Dans un geste de rage, il jeta son cellulaire à terre brutalement. Toute la « bonne humeur » que Kurt avait provoquée quelques temps plutôt s'était volatilisée, et il se laissa glisser contre le mur. Il ne voulait pas retourner en Inde.
L'Inde était un beau pays, certes. Mais la pauvreté y était assez présente, et passer d'un quotidien d'adolescent américain à celui d'un indien lui faisait toujours un choc. Il fallait travailler là-bas, le plus souvent, car là où l'envoyait l'A.A était la plupart du temps des couples qui avaient besoin d'adolescents en bonne forme pour les aider au lieu de bébés. -Ça changeait, mais pour les adolescents de l'agence, les pays pauvres n'étaient pas... Très attrayants.- Il n'y avait pas toujours de la nourriture en quantité, et Blaine n'aimait pas aller là-bas. Il ne pouvait voir sa sœur avant longtemps, dans les cas où il partait en Inde. Il parlait plutôt bien l'hindi –langue officielle de l'Inde, bien que des centaines existent dans ce pays, mais il n'aimait pas spécialement l'utiliser. Il préférait sa langue natale, l'anglais.
Il savait que sa sœur parlait couramment espagnol. Lui aussi parlait un peu espagnol, mais pas aussi bien qu'elle, et n'avait en aucun cas son magnifique accent. Elle avait pris l'habitude de le surnommer « miel », pour deux raisons : la couleur de ses yeux –qu'il partageait avec elle-, un croisement entre plusieurs couleurs dont celle du miel, et aussi car « miel » signifiait « mon chou » en espagnol.
Malgré leurs missions horribles, ils gardaient tout de même des restes de leur existence passée à voyager. Emily passait son temps à osciller entre l'anglais et l'espagnol, lui savait jongler entre l'italien, l'hindi et l'anglais.
C'était bien là le seul avantage que cette vie leur offrait.
Blaine soupira en se levant. Il ne pouvait pas annoncer à Emily son départ se rapprochant, puisque l'agence bloquait les appels et les SMS entre eux –pour avoir la totale maîtrise d'eux. Ils n'étaient pas des pantins non plus, il ne fallait pas pousser ! Il était sûrement en retard en classe, mais il s'en fichait d'une force…
Combien de temps n'allait-il ne pas voir sa sœur, encore ? Un an ? Deux ans ? Ses jambes tremblèrent. Il n'avait qu'une envie, trouver sa sœur, et s'enfuir avec elle.
Et puis avec Kurt, aussi.
Oh, il ne venait pas de dire ça ?
En secouant la tête, il sortit de la classe vide et se dirigea vers la sienne. Il consulta son emploi du temps pour y lire « Espagnol ». Non, vraiment ? Mais qu'est-ce qu'ils avaient, tous, à vouloir lui rappeler sa sœur ?
Il lui semblait avoir oublié quelque chose, et jura quand il se rappela de son portable. Il se précipita dans la classe vide, et en sortant pour la deuxième fois, il heurta quelqu'un.
- Marley ? S'étonna-t-il en reconnaissant la jeune fille en l'aidant à se stabiliser.
- Je suis désolée je… J'étais aux toilettes donc en retard, et je t'ai entendu crier, tu avais l'air énervé. Alors je me suis approchée.
Il ne put s'empêcher de s'attendrir à l'hésitation de la jeune fille.
-Ce n'est pas grave, Marl', sourit-il.
-Si, je pense que si, souffla-t-elle. J'ai… J'ai entendu ta conversation au téléphone.
Blaine pâlit, déglutit puis se recomposa rapidement un visage simplement curieux.
- Qu'est-ce que tu as entendu ?
- Euh, que tu « retournerai pas là-bas », « y'a pas moyen », et « vous êtes tarés ». A qui tu parlais ?
- Je…
Décidément, il enchaînait les bourdes. Deux en deux jours, c'était beaucoup trop.
- Euh…
Une diversion, une diversion… Trouver une diversion…
- Marley, que faisais-tu aux toilettes ? s'étonna Blaine. Je sais que tu y es allée avant la reprise.
Paye ta question de merde... Alors que Marley battit imperceptiblement des cils, en déglutissant, Blaine pensa qu'elle allait lui mentir ou quelque chose du genre. Peut-être avait-il finalement touché un point sensible ? Quoi, elle avait des problèmes de transit... ? Oh non, il était réellement idiot pour venir de penser ça.
Il se désintéressa de sa bêtise lorsqu'il vit Marley prendre une inspiration tremblante.
- Marley ? Ça ne va pas ?
- Je...
Elle ferma les yeux très fort, et chancela avant d'être obligée de s'agripper à Blaine pour ne pas tomber. Inquiet, le garçon murmura en lui frottant le bras :
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Lorsque les larmes commencèrent à rouler sur ses joues, Blaine jeta un dernier coup d'oeil à la salle qu'ils étaient censés rejoindre, puis prit rapidement sa décision. Il n'irait pas en cours tout de suite. Il prit doucement la main de Marley, exécutant distraitement des cercles sur la peau à l'aide de son pouce, et l'entraina dans la salle vide qu'il venait de quitter. Il s'assit sur un des bureaux, et encouragea d'un signe de tête Marley a faire de même.
- Raconte-moi. Tu peux tout me dire, fit doucement Blaine.
Il se sentit quelque peu coupable en prononçant ces mots, car il n'était même pas sûr d'être là dans un mois. Le brun ignora cette sensation lorsque Marley commença :
- C'est à cause de... De cette fille... Kitty.
Blaine contenta de frotter gentiment le dos de son amie, l'encourageant à continuer.
- Je... J'étais... Je suis amoureuse d'elle.
La brune risqua un petit coup d'œil à Blaine, anxieuse, mais il ne fit aucun commentaire.
- Mais je ne l'ai jamais dit, parce que tu vois Kurt Hummel et Quinn Fabray ? Bah Kitty Wilde c'est la même chose, mais dans notre année. Tellement populaire qu'elle a tout le monde à ses pieds. Pour une raison obscure, elle est rentré dans le Glee Club -tu sais, le club où personne ne veut aller-. Une histoire de mec je crois. Elle m'a prise en grippe... Elle m'a appris à me faire vomir.
- Oh, Marley, je suis désolé...
- Je trouvais ça horrible au début, mais je l'ai fait, parce qu'elle ne me regardait pas et que toutes ces cheerladers sont si minces... Et puis ma mère est un peu... Enrobée. Mais c'est devenu un besoin. Maintenant je me sens faible Blaine, mais je ne veux pas grossir tu comprends ? Kitty me regarderait encore moins. Je ne sais pas quoi faire.
Il y avait une véritable détresse dans sa voix, et elle éclata en sanglots après avoir lâché ce qu'elle avait sur le cœur. Cette Kitty avait l'air d'être une pure garce.
- C'est bon, ça va aller Marley. Je vais t'aider. Tu dois t'empecher de faire ça. C'est très mauvais pour toi.
- Je vais essayer, soupira Marley.
Un léger silence passa. Ce n'était pas le genre de blanc mal à l'aise, simplement un silence confortable, la tête de Marley appuyée sur l'épaule de Blaine.
- Et toi avec Kurt, ça avance ? Fit-elle soudainement.
- Que... Quoi ? balbutia Blaine.
- Oh, s'il te plaît. Naya et moi on a très bien remarqué votre flirt visuel. On dirait que lui crève d'envie de te ramener dans sa chambre dès qu'il te voie, et toi tu ne te gêne pas pour le contempler sous toutes les coutures, se moqua gentiment Marley.
- Au moins, je suis certain maintenant que Naya me déteste pour flirter avec son frère, rit Blaine doucement.
- Elle ne te déteste pas, le rassura la brune. Elle a simplement un passé qui fait qu'elle tient beaucoup à son frère.
- Un passé...?
Marley jeta un coup d'œil vers lui, puis secoua la tête.
- Je ne te raconterai pas ça, Blaine.
Le bouclé hocha la tête. Il aimait bien la compagnie de Marley. Ils avaient décidé de sécher le cours, et discutaient simplement. La jeune fille revint à ses côtés, sur le bureau, et appuya sa tete contre son épaule avant de murmurer.
- Je me sens bien avec toi, Blaine. C'est facile de se confier à toi, c'est comme si...
Elle hésita un instant.
- Si tu connaissais ça par cœur, les secrets, tout ça.
Blaine déglutit mais sourit doucement pour ne rien laisser paraître. Marley ne pouvait pas se douter à quel point elle avait raison. Tellement raison.
