Hey hey hey, coucou ! Vous savez quoi ?! J'ai atteint les 50 REVIEWS :D La vie est bien faite.
Merci à SheLovesRicurt (tu vas voir, il me semble que la plupart de tes voeux sont exaucés dans ce chapitre !), Mme. Criss (tu es une mangue.), CheesyKitten (t'es juste trop cool toi.)et bien sûr "Guest" (je vais faire semblant de ne pas savoir que c'est toi, Tim...) qui m'a mis mon 50e review 3 Vous êtes mes plus fidèles lecteurs, je vous aime. Si il y a des autres, manifestez vous par pitié ! Je vous laisse lire.
Kurt patientait dans le froid depuis quoi, cinq, dix minutes ? Peu importe, il avait juste froid. En réalité, il attendait Karofksy, qui devait l'amener avec le client de ce soir. Kurt n'allait jamais chez les clients seul, sauf quelques exceptions, comme... -il frissonna en pensant ce nom- Sebastian.
Le châtain avait l'habitude de ces quartiers guère fréquentables, savait se défendre contre les agressions qui arrivaient parfois, connaissait la manière parfaite de repousser les filles trop aventureuses -ou les mecs. Il s'était fait une réputation dans certains quartiers, aussi.
Mais jamais il n'avait vu d'adolescents de son lycée dans ce genre de quartiers, pas même Santana qui ne vivait pourtant pas dans des palaces -enfin, il pouvait bien parler...-. Et ce soir en particulier, alors qu'il devait rencontrer un client, il fallait que ce soit Blaine qui débarque, ses douces bouclesm noires, ses yeux mordorés et son petit corps parfait se démarquant au milieu des immeubles en mauvais état, des personnes non fréquentables et des filles trop maquillées.
Tout s'acharnait décidément contre lui, en ce moment.
- K... Kurt ? Balbutia-t-il, ses yeux dorés -ou verts ? Les deux.- s'écarquillant.
Et voilà que Karofsky débarquait, pour ne rien arranger. À croire que quelqu'un lui en voulait ! Merde, il était foutu. Le boss allait croire qu'il commençait à fréquenter quelqu'un, et n'allait pas franchement lui souhaiter tout le bonheur. Après tout, vu le travail que Kurt faisait, si quelqu'un venait à apprendre qu'il était en couple -bien que ce soit totalement faux-, ce serait mauvais pour les affaires du gorille. Et à cause de cet idiot de gamin qui avait décidé de traîner par ici, il allait s'en prendre plein la face. Kurt soupira, parce qu'il craignait déjà de rentrer avec son bleu sur le visage dû au coup de poing de tout à l'heure. Naya avait tendance à s'inquiéter pas mal.
- Qui est-ce, Kurt ? Sourit Karofsky en passant son bras autour de sa taille presque possessivement.
"Bien sûr, c'était une question de politesse, purement amicale, mais tu mets quand même ton bras autour de moi pour bien montrer que de toute façon, je ne suis pas libre."
- Oh, euh, un nouveau au lycée, balbutia légèrement Kurt.
Il ne devait surtout pas rougir, en aucun cas. Même si Blaine était incroyablement sexy, avec sa veste noire, son écharpe et son slim rouge. Karofsky ne devait se douter en aucun cas du flirt qui se tramait entre eux deux, car même ça, il n'apprécierait guère.
Un éclair de... Déception visiblement, passa dans les yeux de Blaine au mouvement de Karofsky, mais il ouvrit de tout de même la bouche.
- Oui, le sauva Blaine, je le connais de vue et aussi de nom parce qu'il est populaire et au lycée et je me suis perdu dans ce quartier, geignit Blaine avec des yeux de chien battu. Je ne sais pas comment rentrer chez moi alors je voulais lui demander.
Karofsky hocha la tête, sans s'apercevoir du regard reconnaissant de Kurt. Le colosse lui demanda son adresse, et lui enseigna comment retourner chez lui.
Kurt sourit intérieurement, car maintenant il connaissait l'adresse du brun, même si il n'était pas du genre à entrer par effraction chez les gens.
Une fois Blaine parti, Karofksy se retourna, retira son bras de la taille de Kurt et commença à avancer.
- Tu n'avais pas besoin de faire ça, s'agaça Kurt.
- Si ce petit continuait de te dévorer des yeux sans que j'intervienne, il allait te sauter dessus, se justifia Karofksy d'un air ennuyé. Ou te sauter tout court.
- De toute façon, ce ne serait qu'un plan cul, qu'est- ce qu'il se passerait pour toi ?
- Les clients n'aiment pas.
- Toi non plus, hein ? Railla Kurt.
Si il apprenait le nombre de plans cul qu'il avait entassé au fil des jours... Mon Dieu.
Karofksy ne répondit rien, et ils continuèrent la route sans discuter. Comme si ils avaient des choses à se dire...
Les deux garçons arrivèrent chez le client du soir. Le rôle de Kurt était décisif, particulièrement maintenant : si il réussissait son coup, Karofsky et par conséquent lui pouvait gagner jusqu'à 20 000 dollars, ce qui semblait plutôt bien, même très bien. Si il gagnait... Allez, 2500, ce serait déjà bien. Cette somme suffisait à tout juste à payer le loyer, l'électricité, la facture d'eau et tout ce genre de conneries, sans compter la nourriture et les vêtements pour Naya et lui.
Le client de ce soir s'appelait Alex, un blond aux yeux bleus, et son nom de famille ne devait pas être diffusé donc Kurt l'ignorait. Encore le PDG d'une grosse entreprise, à tous les coups.
Si Karofsky fit l'hypocrite, comme Alex, provoquant effusions et embrassades alors qu'ils se connaissaient à peine et ne se s'aimaient sûrement pas tant que ça, Kurt se contenta d'un petit sourire en coin. Il aurait bien le temps de se rattraper plus tard.
- J'ai amené un ami à moi ce soir, cela ne te dérange pas ? S'inquiéta faussement Karofsky.
Bien sûr, il savait très bien que non, ça ne le dérangeait aucunement, puisqu'il s'était renseigné sur Alex, apprenant qu'il était gay. Alors entrait en jeu Kurt. Dans le cas contraire, c'était à Alexia de jouer.
- Non, bien sur que non ! Sourit Alex. Nous pourrons discuter autour d'un verre de champagne, avec cette si bonne compagnie, proposa-t-il en parcourant Kurt des yeux, qui sourit innocemment.
Les deux invités hochèrent gentiment la tête, et se débarrassèrent de leurs sweat pour Kurt, manteau pour Karofsky et écharpes. Quand Kurt se retrouva en tee-shirt -chose tout à fait prévue par Karofsky- plus ou moins moulant, le sourire du blond s'élargit. Tellement prévisible.
Une fois assis sur les canapés, Karofsky d'un côté et Kurt et Alex sur l'autre, ce fut le début de palabres totalement inintéressantes aux yeux de Kurt, mais il garda un sourire docile et attentif, comme pour dire : "Tout a fait, je m'intéresse aux trucs que vous racontez."
Au bout d'un moment, Kurt demanda si il pouvait aller se servir un verre d'eau -encore une fois, tout était planifié-, chose à laquelle Alex répondit dans l'affirmatif, en lui montrant où était la cuisine.
Dans la cuisine, Kurt parcourut la pièce du regard, pour finalement trouver ce qu'il cherchait, le truc pour réguler la température dans les maisons. Sous les ordres précédemment donnés par Karofsky, Kurt baissa jusqu'à 10°, ce qui était relativement peu dans une maison. Puis il retourna dans le salon, et s'assit un peu plus près d'Alex que la fois précédente, et fit comme si il n'avait pas vu le petit sourire de celui-ci dans sa phrase à cette initiative.
Alors que la température descendait progressivement, Kurt, puis Alex et enfin Karofsky frissonnèrent.
- Eh, il fait froid dans ta maison, fit Karofsky. S tu n'es pas capable de te payer un radiateur correct...
Il sous-entendait alors qu'Alex serait incapable de le payer lorsque le travail serait accompli. Alex avait donc pas mal à perdre.
- "Non, non ! S'embrouilla Alex." Il se précipita dans la cuisine pour remonter la température. "Je suis navré, quelque chose a dû buguer dans la sonde. Le temps que ça se réchauffe, je vais nous chercher des pulls. Par contre, pour toi, fit-il en parcourant la taille fine et petite de Kurt, ce sera sûrement trop grand...
- Il n'en prendra pas, coupa Karofksy. Kurt préfère les vrais sources de chaleur, s'amusa-t-il en faisant un clin d'œil à Alex qui fit un petit sourire.
Kurt se retint de lui lancer un regard foudroyant à celui qui venait de parler et exécuta simplement un petit sourire gêné.
Il n'avait pas envie de se rapprocher d'Alex, mais l'homme semblait pas trop... Enfin, entreprenant. Encore un peu timide, peut-être trop innocent pour profiter de Kurt comme le faisaient d'autres clients.
(Personne visée principalement : Sebastian.)
Le seul dont Kurt voulait se rapprocher, en ce moment, c'était ce gamin qui refusait de se laisser aller dans ses bras, aux cheveux tellement bouclés que le châtain se demandait réellement si il se les peignait le matin. Fallait avouer que ça le rendait encore plus sexy. Blaine, de sa taille encore plus petite que celle de Kurt -incroyable !-, restait possesseur d'un sex appeal plutôt TRÈS développé...
- Kurt ?
Le châtain leva ses yeux bleus sur Karofsky, émergeant de son délire sur le bouclé et cessant de se mordre inconsciemment la lèvre au fil de ses pensées.
- Quoi ?
- Tu avais les yeux perdus dans le vide, expliqua Karofksy.
- C'est sûrement le froid, s'amusa Alex.
Kurt sauta sur cette occasion pour se rattraper.
- Oui, j'ai eu une absence, mon organisme ne supporte pas bien le froid... Se plaignit-il.
- Bah viens, fit Alex en lui en proposant ses genoux, attendri.
Kurt s'y assit sans hésitation et se pelotonna contre la poitrine du blond, qui sentait une odeur de parfum masculin de marque. Maintenant qu'il était à "sa place", Kurt n'ouvrit plus la bouche et se contenta de jouer un peu avec l'homme, déposant de temps à autres des baisers dans son cou ou sur la ligne de sa mâchoire, provoquant des balbutiements puis un sourire dans la phrase qu'il disait à ce moment.
Quand Alex enserra sa taille, Kurt considéra ça comme une petite victoire. Si Alex était moins tendu, entouré d'une "bonne compagnie", il accepterait plus facilement les closes du contrat. Cette méthode marchait à chaque fois, et Karofsky parvenait parfois à négocier jusqu'à 40% de plus dans le prix convenu au départ.
- Alors, nous sommes d'accord ? Conclut Karofksy.
Il était peut-être une ou deux heures du matin. Kurt réprima difficilement un bâillement et se contenta de fixer le blond, dans l'expectative lui aussi.
Alex hésitant, il baissa le regard sur Kurt, qui l'embrassa gentiment.
Bien sûr, on n'embrassait pas un mec qu'on connaissait depuis deux heures à peine, sauf en boîte quand on était bourré, évidemment. Il fit semblant d'être confus, même si cela n'avait rien signifié pour lui.
- Je suis désolé, vraiment ! S'embrouilla faussement Kurt en amorçant un faux mouvement pour se dégager des genoux du blond.
- Non, non, reste là, sourit Alex en l'attirant de nouveau contre lui. Tu es vraiment adorable.
Kurt sourit mais retint un soupir blasé. Peut-être que ce blond n'était pas comme certains clients qui profitaient de lui outrageusement, mais au final, cela ne changeait pas trop de d'habitude. Il embrassa l'homme au coin des lèvres puis se déconnecta de nouveau alors que les deux repartaient dans une discussion sur les choses précises à faire ou fournir. Kurt ne voulait même pas savoir dans quoi le blond trempait. Il en avait vu des belles et des pas mûres, était blasé et voulait seulement rentrer chez lui pour rire et discuter avec Naya, vérifier qu'elle allait bien, qu'elle n'était pas en danger.
Au bout de quelques longues palabres et de baisers, c'était terminé. "Enfin, soupira Kurt dans sa tête."
Il se leva des genoux d'Alex, s'étira en feignant ne pas voir vu le regard du blond parcourir son corps et suivit Karofksy à la porte.
Leur hôte attrapa Kurt par le bras et lui chuchota un peu timidement :
- Tu penses qu'on pourrait se revoir ?
- Euh... Hésita Kurt.
- Il peut même rester pour la nuit si tu augmentes mon prix, plaisanta Karofsky.
Espèce d'idiot... Il continuait à lui pourrir la vie même en n'étant plus au lycée.
Le blond parut hésiter à son tour, puis sourit.
- Écoute, ce serait avec plaisir, rit-il. Si ton offre est sérieuse et que Kurt est d'accord, je te rajoute 500 euros.
Les yeux de Karofsky brillèrent de convoitise et ceux de Kurt s'écarquillèrent. 500 euros pour une nuit ? Oh, si ça l'amusait. Il n'était pas mal, après tout. Il couchait avec les mecs qu'il voulait, sans qu'on le paye -il n'était pas une prostituée, nan mais oh. Ce n'était pas pour rien qu'il refusait toutes les avances de Sebastian, si nombreuses soit-elles.-, mais de toute façon il n'avait probablement pas le choix. Et il fallait faire réparer la porte.
- C'est entendu, sourit Karofsky.
Kurt hocha la tête un peu à contrecoeur. C'était la première rois qu'il s'abaissait à aller jusqu'au bout... Tout de même, il se sentait humilié, comme s'il n'était qu'une marchandise. Karofsky les laissa et agita la main dans un signe d'au revoir un peu narquois à l'envers de Kurt, puis s'enfonça dans la nuit. Une main assez douce entoura sa taille, et Kurt se déconnecta avant de se retourner vers le blond.
Un nom de plus ou de moins, après tout...
En ramassant ses habits éparpillés dans la pièce le plus silencieusement possible, Kurt remonta son pantalon sur ses hanches et pesta en silence alors qu'il réalisa que le slim était encore trop large pour lui au niveau de la taille. La faim lui tiraillait le ventre, le faisant grimacer. N'ayant pas encore sa "paye" pour la mission du soir précédent, il pourrait peut-être chiper un truc à Alex, ou sur un étalage. Quelle heure était-il, au juste ? Sept heures, peut-être ?
- Alors, tu es ce genre de mec.
Kurt se retourna, les yeux encore alourdis par le sommeil écarquillés. La phrase sonnait plus comme une question.
- Quel genre ?
- Celui qui n'est plus dans mon lit le matin au réveil.
- J'ai couché avec toi, je ne vais pas rester dans ton lit pour t'embrasser le matin en plus.
- Mais j'ai payé pour t'avoir... Geignit quasiment Alex.
- Je ne suis pas à vendre, se défendit Kurt en rougissant.
- Oh, bien sûr, railla Alex. C'est clairement ton métier.
En soupirant, Kurt se retourna son tee-shirt, ignorant royalement le soupir déçu d'Alex derrière.
- Tu as quel âge ?
Le châtain lança un regard au blond, surpris. Quoi qu'il aie fait, que ce soit dans son boulot ou dans le lit d'un autre mec, on ne s'intéressait pas à lui. Ce n'était pas "l'utilité" de Kurt.
- J... J'ai 17 ans.
- C'est vraiment jeune... Soupira Alex. Ton patron n'est pas quelqu'un de très bien, mais il a bonne réputation dans les affaires, donc... Oh merde, j'ai couché avec un mineur ! Réalisa-t-il.
- Ça va, personne ne le saura, calme-toi, marmonna Kurt en mettant ses chaussures. Sur ce, j'te laisse.
- Attends.
Agacé, le châtain se retourna une fois de plus et fixa l'homme dans l'expectative.
- J'ai passé une bonne nuit.
Les yeux dans le vide, Kurt n'eut aucune réaction. Lui n'avait que quelques souvenirs brouillons de la nuit précédente. Il avait été machinal.
- Et toi, tu as l'air épuisé.
- Qu'est-ce que tu en as à faire, sérieusement ? T'as tiré ton coup. Maintenant, je me barre, et pour de vrai.
Le garçon chipa une pomme dans une panière, puis partit en attrapant sa veste et son écharpe en claquant la porte derrière lui.
Le froid le mordit légèrement, mais ce n'était rien à ce qui l'attendait en hiver. Le châtain soupira. Il faudrait acheter des vêtements de saison pour Naya et lui... Surtout Naya. Lui pouvait se débrouiller, mais il refusait que sa soeur trempe dans quoi que ce soit de louche. Arrivé chez lui, il ouvrit la porte pas verrouillée, se souvenant de son état et s'inquiétant soudain de la sécurité de Naya qui avait passé la nuit seule dans un appartement qui ne fermait pas.
Kurt avait oublié qu'entre eux deux, Naya était celle qui s'inquiétait.
- Kurt ! Où étais-tu ?! Cria-t-elle en le voyant passer presque craintivement la porte. Je me suis inquiétée ! Normalement tu es là au moins un petit peu, même quand tu rentres tard et que tu repars ! Enfin tôt logiquement mais... Tu imagines la peur que j'ai eu ?! Et...
Le châtain avança vers sa soeur et se contenta de la prendre dans ses bras, attendant qu'elle se détende dans son étreinte. Naya s'inquiétait toujours beaucoup trop. Vu l'enfance de merde qu'elle avait eu, il la comprenait.
- Calme-toi Nay'. Je suis là, et je suis désolé.
- C'est quoi ce bleu sur ton visage ? S'alarma-t-elle en levant les yeux vers lui. Tu ne t'es pas battu, j'espère ?!
Mon Dieu, pensa Kurt en repoussant la pression qui chauffait contre ses yeux, elle ressemblait tellement à leur mère. Et elle avait le même comportement avec lui qu'Elizabeth.
- Je vais bien, Nay'. Je suis simplement tombé.
Naya n'insista pas d'avantage et sursauta légèrement alors que son téléphone vibrait. Elle le sortit et sourit doucement.
- Marley ? Supposa Kurt.
- Blaine.
- Je croyais que tu ne t'entendais pas avec lui ? Enfin, d'après ce que j'ai vu à l'école. Tu le foudroie du regard.
- Et toi tu flirt avec lui du regard, chacun son truc, railla Naya.
- Pff, rit légèrement Kurt. Qu'est-ce qui t'as fait changé d'avis ?
- Oh, il m'a convaincue. Maintenant je crois que je peux dire qu'on est amis... Oui, on est amis.
- Tant mieux pour toi, sourit Kurt. Il reste quoi dans le placard, niveau p'tit déj' ?
La cadette vérifia et regarda Kurt en secouant tristement la tête.
- Rien.
- Quoi, déjà ?! Putain, je croyais pourtant avoir... Je suis désolé Naya. Prends un fruit... ?
- Je veux bien, mais...
Naya désigna le tiroir qui contenait les fruits et montra le butin restant : une banane.
- Il n'y en a qu'un...
- Prends ça, fit Kurt en lui lançant la pomme qu'il avait volé chez Alex.
- Je voulais dire, pour nous deux, justifia Naya en attrapant le fruit.
- Qu'est-ce que tu as mangé hier ?
- Euh... Deux bananes et un yaourt. Je ne voulais pas faire des pâtes alors que tu n'étais pas là.
Kurt souleva un peu le tee-shirt de la plus petite pour réaliser avec un soupir qu'ils étaient aussi maigres l'un que l'autre.
- Prends la pomme. J'ai mangé avant de venir.
Naya lui jeta un regard suspicieux, mais les gargouillements de son ventre eurent raison de son hésitation.
- Il faut que tu aies de bons résultats à l'école, reprit Kurt. Que tu ne te fasses pas trop remarquer, et que tu sois assurée d'avoir un avenir. Et pour te concentrer il faut que tu manges correctement. Ton dîner était trop maigre, comme toi d'ailleurs,-
- Toi aussi, le coupa Naya. Tu dors torse-nu je te rappelle, j'ai très bien vu. Quand est-ce que tu vas aller faire des courses ?
- Ce soir, ou demain.
Il irait demander la paye de leur mission à Karofsky. Il avait fait gagner 500 euros, après tout !
- D'accord, soupira Naya. Kurt...
- Oui Nay' ?
- Je, euh, même si Blaine et toi vous vous entendez bien...
- Je ne suis pas avec Blaine Nay'. On n'a rien fait.
- Laisse-moi finir. Quoi que vous fassiez, s'il te plait, ne...
Elle leva ses yeux aussi bleus que ceux de leur mère et par conséquent, ceux de Kurt, sur lui, et termina :
- Vous deux, parce que Blaine aussi est important maintenant... Ne m'oubliez pas, d'accord ?
- Bien sûr que non, fit Kurt, touché.
Alors, c'était donc l'origine des marmonnements dans son demi-sommeil, l'autre soir ?
- Mais Blaine et toi.. Je suis sûre qu'il te plait et que c'est réciproque. Si tu pouvais éviter de le prendre pour un coup d'un soir, ce serait bien... Il traîne avec Marley et moi maintenant.
Kurt hocha vaguement la tête sans apporter de réelle réponse, puis attrapa son sac, ses clés à présent inutiles -mais le geste était machinal-, et partit. Si Naya trainait avec Blaine, même si c'était le mec sur qui il avait des vues, il devait le mettre en garde.
N'importe quel individu de sexe masculin qui s'approchait trop de sa soeur, même en étant non intéressé par elle, devait faire attention et si il lui faisait du mal, Kurt s'en voudrait d'avoir laissé faire ça. Donc, il... Prendrait des précautions.
- J'ai cru comprendre que tu traînais avec Naya.
Blaine se retourna pour apercevoir Kurt, appuyé contre un mur, son léger sourire narquois encore et toujours collé sur le visage.
Ce même sourire hypnotisant l'avait poursuivi à peu près partout où il allait, tout au long de la journée. Encore intrigué par hier et le mec qui lui avait paru être son petit ami, Blaine voulait en savoir plus, mais dès qu'il se retournait et apercevait le châtain, celui-ci se volatilisait presque, tel le chat du Cheshire, ne laissant à Blaine que son sourire en coin.
Le bouclé tenta d'empêcher la rougeur qui envahissait ses joues de monter, ne voulant pas rendre trop évident l'effet que le garçon avait sur lui. Au ricanement que celui-ci eut, il était totalement transparent. Suuuuper.
Kurt s'approcha de Blaine, et une légère flamme brillait à présent dans son regard. Blaine ne parvint pas à décider si c'était de la luxure ou de la colère.
Le châtain se débrouilla pour coincer Blaine, les mains plaquées de chaque côté du garçon sur le mur.
- Je te préviens, siffla-t-il. Tu as beau être sexy, avec ton joli petit cul, tes yeux... Bref, reprit-il en clignant des yeux et en réajustant son air menaçant, si tu fais du mal à ma soeur de quelque façon qui soit...
Il se rapprocha, et leurs deux corps étaient quasiment collés l'un à l'autre à présent. Leurs souffles chauds et légèrement saccadés se mélangeaient et merde, c'était une sensation tellement agréable...
- Je me débrouillerais, mais tu le regretteras.
- Je ne ferais pas de mal à Naya, assura Blaine d'un ton aussi convaincant qu'il put. Elle me fait trop penser à t...
Il se tut, réalisant ce qu'il venait se dire, et rougit. Kurt haussa un sourcil et sourit doucement. Il approcha sa bouche de son oreille et murmura :
- Vraiment ? Tu allais dire dire "à toi", non ?
Blaine ne répondit pas, il se contenta de se mordre inconsciemment la lèvre, se baffant mentalement d'avoir laissé échapper ça.
À ce geste, les yeux de Kurt devinrent vitreux, et ils se posèrent sur ses lèvres. Ses mains descendirent sur les hanches du brun, pour les coller aux siennes.
- Qui était ce mec, hier soir ? Lança Blaine sans avoir le temps de s'en empêcher, alors tellement proche des lèvres de Kurt qu'il les effleura presque lorsqu'il parla.
- Quoi, t'es jaloux ? Ricana doucement Kurt. C'est un mec, aucune importance. Tu sais que t'aurais pas dû trainer dans ce genre d'endroit hier ?
- Oui. Mais te voir, c'était mieux que ce que j'espérais en venant dans ce quartier pourri, souffla Blaine contre les lèvres du châtain.
Le plus grand le fixa dans les yeux, ses propres iris noyés de désir, puis il attira avidement ses lèvres contre celles de l'autre garçon, les mouvant ensemble dans une sensualité qui fit trembler les jambes du bouclé. Alors, c'était comme ça, un baiser vraiment réussi ?!
Sans réfléchir, Blaine gémit et agrippa les cheveux incroyablement doux de Kurt dans sa nuque, puis le colla d'avantage contre lui, cherchant plus de contact, de la peau si douce du garçon. Kurt émit un gémissement brisé à ce geste et appuya sur les lèvres du bouclé plus avidement, avant de tracer leur chemin avec sa langue.
- J'avais raison, en fait, haleta victorieusement Kurt en s'éloignant. Elles sont délicieuses, tes lèvres.
Blaine ne put répondre à ça qu'un "mphhhhff" et l'attira de nouveau contre lui, gémissant de nouveau quand Kurt exigea l'entrée de sa langue dans sa bouche.
Bordel, si Naya provoquait ça, il adorait définitivement cette fille.
