Hey hey coucou ! Vous avez vu, je suis à l'heure, c'est cool non ? Enfin j'espère que ça vous fait plaisir. Wow ça y'est, c'est le dixième chapitre ! C'est passé super vite, et en plus c'est loin d'être fini (Oui, vous aurez encore beaucoup à lire è.é). Merci beaucoup à ceux qui mettent des reviews au fil des chapitres à chaque fois, mes lecteurs fidèles vous êtes géniaux ! Les autres, les feuilleteurs -si il y en a-, s'il vous plaît pour ce chapitre, vous pourriez mettre un petit review ? Juste un petit ? Parce que j'ai l'impression d'écrire pour 5 personnes en fait ^^' Voilà voilà, j'espère que vous y penserez !
chloebourgois : C'est ça ! Oui, ils sont chous :B La soirée est dans ce chapitre ! Encore merci pour ton review, bisous !
P'tite mangue : Oh my god, mais c'est tellement mieux :DD Je sais que tu m'aimes, sinon ça ferait un bout de temps qu'on se verrait plus, p'tite mangue ! *-* Ooooh une liste :B Haha, tu ne l'avais pas compris que j'étais sadique, depuis le temps ? è.é HAHA, mais mon dieu tu es folle et c'est toi la plus sadique d'entre nous ! Et oui, Karofsky est horrible, je sais :D (Je ne crois pas que négociement existe. J'irais plus vers "négociation". Après moi j'dis ça j'dis rien hein...) Blaine est un pas doué, mais c'est mignon x) Ah mais pour les fights t'as trop raison ! x') Mais je suis une gamine et je l'assume ! PETER PAN POWA ! Et pour Blaine, c'est Pétronille qui est méchante, pas moi :DD Hahaha je n'avais pas remarqué pour le 'Mais quooooi ?!', mais t'as pas tort, je fais faire à mes persos ce que je fais -ou presque- Ouais je suis perv' mais tu l'es plus, comme tu dis tu déteint sur moi ! Hahaha ton oreiller, ce putain de fou rire ! Haha loul :P Ouii, l'A.A est méchante. Je sais. Oui, sur ce coup j'ai pensé à toi ! :D Eh bien c'est à dire que... :3 3 OUI ELLES SONT ASSEZ LONGUES TES REVIEWS ! :DD
The Nymph' Chris : Eh baaah si. (Merci pour ton review !)
SheLovesRicurt : Défends-toi, ne te laisse pas dominer par Rikey ! Ooh oui, je suis sûre qu'ils seront très beaux leurs bébés. Hm, OKAY xD Euh, ok, j'irais comprendre dans le PS x) Eh bien tu verras :D Wiii tu es redevenue gentille :DD ! PS : Wow bizarre ! Et elle est... De l'autre bord ou... ? x)
P'tite mangue (again) : Pff, pas douée ! x)
LE CHAPITRE 10 EST LA BITCHES !
- Blaine. Blaine, attends.
- Quoi ? Râla le brun.
- Tu m'utilises pour faire rager tes parents, je me trompe ? Souffla Kurt.
- Pas seulement, Kurt.
Leurs regards se croisèrent puis Blaine poussa le plus grand sur son lit adoré, et fut amusé de le voir soupirer de contentement quand il fut en contact avec le matelas confortable.
- C'est tellement mieux que chez moi, soupira-t-il.
- Content que ça te plaise, murmura Blaine.
Le bouclé rejoignit Kurt sur le lit et se pencha au-dessus de lui pour l'embrasser. Il sentit le châtain sourire légèrement contre ses lèvres avant de répondre à son baiser. Blaine gémit et serra les hanches du plus grand, qui le retourna pour se remettre au-dessus.
- Pourquoi tu veux faire rager tes parents en m'utilisant, Blaine ? demanda Kurt en se détachant de ses lèvres.
- Kuuurt, soupira Blaine. C'est trop compliqué.
- Crise d'adolescence ? Façon étrange de faire son coming-out ? Juste pour les faire chier ?
- Tu ne comprendrais pas, marmonna le brun.
Il l'embrassa de nouveau, et commença à jouer avec le bas du tee-shirt de Kurt avant de le remonter doucement. Le brun posa ses lèvres sur chaque parcelle de peau qu'il découvrait, gestes ponctués par de petits gémissements étouffés et brisés du châtain.
Étonnamment, des mains pâles vinrent séparer Blaine de son ventre. Interloqué, le brun l'interrogea du regard.
- Blaine, commença Kurt. Ce n'est pas le fait de baiser chez toi avec tes parents en bas qui me dérange. J'ai fait bien pire. Le problème, c'est que tu m'utilises pour t'éloigner de tes parents qui ont l'air adorable, surtout ta mère. Tu ne réalises pas à quel point tu as de la chance d'en avoir. Sur ce, à plus.
Le plus vieux se leva du lit, et déverrouilla la porte avant de l'ouvrir et de descendre rapidement les escaliers sans prendre la peine de saluer John et Sophia.
Dans un soupir, Blaine s'étendit de nouveau sur le lit en mettant un bras sur ses yeux. En élaborant son plan génialissime, il n'avait pas pensé à ce que Kurt pouvait en dire. Il voulait juste coucher avec lui, parce qu'il était si attirant…
Mais tout était foiré, là.
- Kuuuuuuuuurtiiiiiiiiiie !
Le petit corps de Naya se jeta dans ses bras, et il la serra en riant.
- Merci, merci, t'es génial ! Il y a tout ! Mon shampoing à la fraise, mes céréales au miel, pleins de pommes, des raviolis aux épinards et à la ricotta, des légumes… Et heureusement qu'on est végétariens, sinon on serait mal ! Et tu as fait réparer la porte !
- Je sais, je sais, s'amusa Kurt. Content que ça te fasse plaisir.
- Ce soir, c'est moi qui régale, se réjouit Naya. Je vais nous préparer un plat, tu m'en diras des nouvelles !
- Heureusement que je t'ai appris à cuisiner, toi, rit Kurt.
- Oui ! En fait, j'ai quelque chose à te demander, grimaça Naya.
- Mmmh ?
- Je voudrais inviter des amis à dormir ici…
- Naya… Soupira Kurt ?
- Je sais ! Je sais qu'on n'a pas beaucoup de place, mais c'est seulement deux. On est trois, donc deux à dormir dans mon lit et un par terre !
Kurt réfléchit, puis hocha lentement la tête.
- Oh, merci Kurt ! Maintenant parlons sérieusement toi et moi, fit-elle en reprenant un ton grave. Ça s'est bien passé avec Blaine ?
Le plus grand soupira, puis s'avança sans répondre pour poser son sac sur la table et s'asseoir sur une des deux chaises qu'ils avaient.
- Je suppose donc que non. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? S'étonna Naya.
- Il m'utilisait pour faire rager ses parents, peut-être homophobes, je ne sais pas, mais qui ont l'air très cool, tu vois, je ne pouvais pas… Je ne pouvais juste pas…
- Le laisser s'éloigner volontairement de ses parents alors que nous on n'en as plus, termina doucement Naya pour lui.
La brune soupira, puis tira sa chaise à côté de celle de Kurt.
- Ça me déçoit de la part de Blaine, soupira Naya. Je ne pensais pas qu'il était capable de ça.
- Moi non plus, Nay'. De nous deux, le sale gosse c'est plutôt moi.
Naya jeta un coup d'œil à son frère, qui avait les yeux baissés sur son cahier de maths et était absorbé dans un exercice. Sortir ça lui avait semblé naturel.
- Non, Kurt. Tu n'es pas un sale gosse.
La plus petite se rapprocha un peu et saisit sa main qui ne tenait pas de stylo.
- Tu es un garçon extraordinaire et courageux. Tu es prêt à faire des sacrifices énormes pour ceux que tu aimes, et tu as un passé atroce derrière toi. Alors je peux te l'assurer Kurt, tu es tout, sauf un sale gosse.
L'aîné leva les yeux vers elle et lui adressa un faible sourire.
- Merci Nay'.
- Merci à toi d'être là, Kurtie. Je ne sais pas ce que je ferais si tu n'étais pas là. Je serais toujours avec… Avec lui… Pâlit Naya à cette idée.
- Tu n'es pas avec lui, tout va bien, je suis là, d'accord ? Calme-toi, murmura doucement Kurt.
- Oui. Désolée. J'y repense beaucoup en ce moment…
- Ça va faire un an, c'est pour ça, pas vrai ? Grimaça Kurt.
Naya hocha faiblement la tête et Kurt lui caressa tendrement la joue.
- Si tu fais un cauchemar ou que tu n'arrives pas à dormir, tu viens me voir, tu n'hésites pas. Je suis là, ce soir.
- D'accord.
- Allô ?
- Oui, Santana, c'est Blaine.
- Qui ?
- Blaine ! Tu sais, le mec bouclé qui parle espagnol…
- Je ne vois pas.
- Tu te fiches de moi.
- Il faut que tu me donnes ton surnom.
- … Je n'en ai pas.
- Si tu en as un, Blaine ! Réfléchis un peu, enfin ! Sois créatif !
- Santana, tu viens de dire mon nom.
- Hm ? Non, tu as rêvé. Hobbit ?
- Pas question.
- Harry Potter ?
- Je l'adore, mais non !
- Bouclettes ?
- Pff… T'es partie loin, hein. T'as regardé mes cheveux.
- J'aurais pu dire 'Gras', dans ce cas.
- Mais va te faire voir, Satan !
- T'as juste enlevé quelques lettres à mon nom, t'as pas cherché loin non plus…
- Non, j'ai pris ta nature profonde.
- Pas mal ! Blainey ?
- Tu crèves.
- Wow, wow, ok, de toute façon c'est beaucoup trop mielleux. Ce sera Bouclettes. Pourquoi cette répulsion pour Blainey ?
- Quelqu'un qui me manque m'appelle comme ça.
- Oh, je vois. Je te comprends. Britt' me surnomme Sanny. Tu m'appelles Sanny, je te bute.
- Entendu.
- Qui t'appelle comme ça ?
- C'est… Personnel.
- Allez, dis !
- Non.
- Où t'habite ?
- P… Pardon ?!
- Je viens chez toi et comme ça tu me dis qui c'est face à face.
- Euuuuh… Nan.
- Tu te prends pour Michael ?
- Michael ?
- Dans 'Ma Famille D'abord'.
- T'as de ces références…
- Critique pas !
- Je ne critique pas.
- Bref ! Tu ne veux pas me dire où t'habite, c'est ça ? Très bien. Tu le prends comme ça ? Tu veux jouer, hein ? On va jouer. Les asiat' sont peut-être très soudés, mais les hispaniques aussi. J'ai juste à demander à Carlos et s'il passe par tout le monde, je serais chez toi dans 20 min…
- 135 rue Everdeen.
- Quoi ?
- Mon adresse. Tu veux la ville, peut-être ? Se moqua Blaine.
- Ha, ha, moque-toi. J'arrive.
Effectivement, à peine dix minutes plus tard, Sophia vint frapper timidement à sa porte.
- Hm… Blaine ? Quelqu'un est là pour toi.
- Ok.
Le brun passa devant Sophia et soupira intérieurement en voyant son air pincé. Il allait vérifier avec John, mais il semblait bien que la phase 2 ait commencé.
Sur le seuil de la porte attendait l'hispanique, les bras croisés et les yeux dans le vide, comme absorbée par ses pensées. Elle sourit légèrement à la vue de Blaine.
- Salut.
- Hey. Tu viens ?
- Euh, je vais peut-être me présenter à tes parents non… ?
- Pas besoin.
Il ignora le regard sceptique de Santana et ils montèrent tous les deux. Une fois dans la chambre de Blaine, Santana posa son sac sur le lit. Au regard interrogatif de Blaine, elle précisa :
- J'ai amené des devoirs.
Blaine hocha vaguement la tête et se laissa tomber sur le lit. L'hispanique le rejoignit sans un mot, puis finit par ouvrir la bouche :
- Alors, c'est qui cette personne ?
- Satan… soupira Blaine.
- Ok. Je vais t'expliquer comment je marche, le mioche.
La brune se redressa, attirant le regard de Blaine sur elle.
- Depuis que Britt' est partie, j'ai perdu ma petite amie et ma meilleure amie. En même temps. Pour tout t'avouer, les amies que j'ai du cheerlading ne me comprennent pas et ce sont des abruties finies.
- Tu veux qu'on soit amis.
- Exactement. Et pour être amis, il faut se confier des trucs.
- C'est marqué quelques part ça ? S'amusa Blaine.
- Ouais, dans ton c…
- J'ai compris, pas besoin de finir, rit-il.
Blaine s'assit en tailleur sur le lit et soupira.
- Ecoute, fit-il d'un ton plus sérieux. Il ne faut pas être ami avec moi. Deux filles sont déjà tombées dans le piège, mais je ne peux plus m'en éloigner. Ne fais pas la même erreur. Je ne suis pas quelqu'un à fréquenter.
- Tu sais, il paraît que l'interdit ou les choses qui ne paraissent pas bien attirent plus les gens. Ce n'était peut-être pas le truc à dire. J'ai un troisième œil mexicain, et il m'assure que tu es un bon type, au fond.
Blaine haussa les épaules en signe de réponse. Quelque chose l'attirait chez Santana, un aimant qui l'incitait à accepter sa proposition. Je l'aurais prévenue, pensa Blaine.
- D'accord. Mais je te l'aurais dit.
- Yep. Alors, on attaque ?
- Qui ? S'étonna Blaine.
- Les DEVOIRS, rit-elle légèrement.
- Faut être précise, bougonna le brun.
- Faut être intelligent, répliqua la brune. Tu es en seconde, c'est ça ?
- C'est ça.
- Bah on va les boucler vite fait les devoirs, je pourrais aider.
- Mh-mh.
Effectivement, les deux bruns ayant un bon niveau, les devoirs furent rapidement bouclés. Malgré la vitesse et la facilité, quelques évènements particuliers les marquèrent plus que d'autres.
En italien, Santana reçut une traduction machinale de la part de Blaine pour son texte. Levant les yeux de son document, l'hispanique le fixa d'un air étonné.
- Comment tu…
- J'ai étudié l'italien, marmonna Blaine d'un air désintéressé, le regard fuyant.
- Mais c'est un texte de Première, contra Santana. Bouclettes, tu viens de me traduire d'une traite un texte entier de niveau Première.
- J'ai habité longtemps en Italie, soupira Blaine.
Et en Inde, et en Europe, et en Chine, et en…
- Mais tu étais déjà quasiment bilingue espagnol !
- Bah écoute, oublie ce que j'ai dit, grogna Blaine de mauvaise humeur.
Santana le considéra quelques instants. Ce mec était une énigme. Ses méninges tournaient, formant des hypothèses avec ce qu'elle possédait. Blaine avait probablement beaucoup déménagé. Elle demanderait à ses parents tiens, ce serait une occasion de faire connaissance. Cela expliquait aussi peut-être ses mauvaises relations avec eux. Les enfants déménageant beaucoup s'entendaient moins avec leurs parents, leur tenant pour responsables d'être séparés de leurs amis sans arrêt.
- Pas question, tu viens de m'économiser un temps fou, sourit Santana.
Blaine leva ses yeux mordorés sur elle et esquissa un petit sourire. Santana sut alors, à son regard, qu'elle avait bien fait.
- Saletés de maths ! S'agaça-t-il soudain.
- Quoi, elles se sont moquées de toi ? Tu cherches un peu quand même Bouclettes, avec tes sourcils étranges et ta taille de Hobbit !
- T'as fini là ? Répliqua le brun avec humeur.
- Si tu en redemande, écoute ! Et ton aura de gay flippante qui flotte autour de toi, et tes cheveux archi-emmêlés, et…
- Santana ! Lâche-moi.
Blaine balança son classeur plus loin et croisa les bras.
- Qu'est-ce que tu n'arrives pas ? S'enquit plus gentiment Santana.
Le plus jeune leva les yeux de nouveau vers elle puis soupira.
- Tout. Je ne comprends rien à cet idiot de problème sur ce carrelage tout aussi idiot, qui ne me servira à rien.
- A trouver un boulot.
- Ça sert à rien, répéta machinalement Blaine.
L'agence ne leur arrachait pas uniquement leur passé. Elle leur volait aussi leur avenir. Dans la société, les adolescents de l'âge de Blaine arrivés à l'âge adulte n'auraient aucune chance. Pas de nom de famille, pas d'existence légale… Ils l'avaient bien compris, et même les plus jeunes commençaient à prendre conscience de ça. Personne ne savait ce que l'A.A faisait aux agents devenus majeurs.
Les lâchait-elle dans un endroit paumé où ils s'inventaient une vie et un passé ? Les tuait-elle ? Blaine redoutait cet instant et en même temps, il avait terriblement hâte d'être majeur pour revoir sa sœur. Il la retrouverait forcément, d'une manière ou d'une autre, et ils vivraient ensembles, ou en tout cas ils se verraient autant qu'ils le voudraient. Ils seraient enfin heureux.
- Bouclettes ? Boucleeeettes ?! Blaine !
- Mmmh… ?
- Depuis tout à l'heure je parle dans le vide, hein ?
- C'est-à-dire que… Oui.
- J'm'en doutais.
- Désolé.
- Abruti !
La jeune fille lui aplatit un coussin sur la tête, et en le retirant, Blaine rit légèrement, vite rejoint par Santana, et ils finirent par rire aux éclats.
- Putain, dire que depuis tout à l'heure je te raconte qu'il faut se battre et tout ça, que l'avenir est important et pleins de trucs ultra sérieux que je dis jamais en temps normal quoi, et je causais dans le vide ! Se désespéra-t-elle faussement avec un sourire cependant.
- Tu n'es pas intéressante, Satan, se moqua Blaine.
- Tais-toi un peu le mioche, bougonna-t-elle.
- Moi aussi je t'aime, rit-il.
La brune tira la langue puérilement et nota ce dont elle se rappelait de la traduction de Blaine sur son cahier. Au bout d'un moment, elle sentit la présence du plus jeune derrière son épaule, qui la corrigea gentiment.
- Là, ce serait plutôt « les armées de soldats », pas « les soldats » pour « soldati armati ».
- Ah ouais j'suis conne, y'a « armati » dedans.
Blaine émit un rire amusé puis retourna à ses maths. Idiot de carrelage.
Plus tard, Santana ferma son dernier cahier avec un soupir de contentement quasiment en même temps que Blaine. Celui-ci sortit sur le balcon de sa chambre, qu'il adorait définitivement, et s'accouda à la barrière. Quelques temps plus tard, Santana le rejoignit et ils se contentèrent d'être l'un à côté de l'autre sans ressentir le besoin de parler. Mais cette fois-ci, ce fut Blaine qui brisa le silence.
- Elle te manque beaucoup ? Demanda-t-il soudain.
- Enormément, acquiesça Santana.
- A quel point ? Grimaça-t-il.
- Parfois, quand j'y pense, j'ai du mal à respirer, expliqua la brune. Et je l'ai toujours dans la tête, sauf quelques rares moments. Avec toi j'arrive à pas trop y penser parce que tu sors du lot, c'est en premier pour ça que je suis venue te demander si on pouvait être amis.
- Je vois, sourit faiblement Blaine.
- Et toi, il te manque ?
- Qui ?
- Ton ex.
- Mais lequel ? S'étonna Blaine en tentant de retrouver un coup plus particulier que les autres avant de se rappeler que Santana ne pouvait pas les connaître.
- Wow eh bah t'es chaud toi, je n'aurais pas pensé ! Rit-elle. Quoique… Marmonna-t-elle en laissant son regard le détailler.
- C'est bon, là ? Rougit Blaine.
- Bref, oui. Je parlais d'un de tes ex qui devait t'appeler Blainey et que tu as du mal à oublier, c'est la seule hypothèse que j'ai trouvé.
Le brun la considéra quelques instants, puis commença à rire sous le regard vexé de Santana.
- Je n'ai pas d'ex qui m'appelait Blainey, s'amusa-t-il. C'est quelqu'un d'autre, une fille.
- J'croyais que tu étais gay ?! Fit-elle, choquée.
- Je n'ai pas dit qu'on était ensemble ! Simplement proches, rectifia Blaine.
- C'est parce que tu as déménagé que tu n'es plus en contact avec elle ? Supposa Santana.
- Euh, en quelque sorte oui, soupira Blaine.
- Blaine, il ne faut pas te brouiller avec tes parents parce que vous avez déménagé. Ce n'est pas de leur faute.
- Hein ? S'étonna-t-il
- C'est bien pour ça que tu ne t'entends plus avec eux ?
- Aaah ! Pas exactement, marmonna Blaine.
- Explique ? S'étonna Santana.
Blaine hésita, ouvrit la bouche, la referma de nouveau, puis fit une moue. Que devait-il avouer ? Il décida de faire simple.
- Ce ne sont pas mes vrais parents, confessa Blaine.
- Quoi ?! Fit Santana en ouvrant des yeux ébahis.
- J'ai été adopté. Mais ce n'est pas ma première famille, au contraire, et j'ai été dans beaucoup de pays différents, c'est pour ça que je parle bien les langues étrangères. Et au fur et à mesure que je changeais de foyer, j'ai fini par renoncer à m'attacher, alors je suis désagréable avec ma famille adoptive.
Blaine laissa de nouveau son regard se perdre dans le ciel, pendant que Santana assimilait. Il n'avait jamais dit quelque chose d'aussi proche de la vérité, et son cœur lui semblait être sur le point de sortir de sa cage thoracique tant il craignait que tout ça lui retombe dessus.
- Je suis désolée, déclara Santana. Ce n'est pas juste que tu ne puisses plus t'attacher.
Si seulement elle savait qu'il n'y avait pas que ça d'injuste…
- C'est pour ça qu'on ne doit pas être amis, tu vois ? Expliqua gentiment Blaine.
- Il y a quelque chose que je ne comprends pas, coupa Santana. Pourquoi est-ce que tu changes autant de familles ?
- C'est-à-dire que… Hésita Blaine. Oh tiens un pingouin !
« - Tu viens réellement de dire ça ? - Je… Crois que… Oui. - Ce n'est pas à moi de dire ça normalement ? – Effectivement. Tu me déteins dessus. – Victoire ! »
- Bouclettes, il n'y a pas de pingouin, sauf dans ta tête, et je pense qu'il n'y a pas que ça.
Tu ne crois pas si bien dire.
- Parce que je ne m'y intègre pas bien, mentit Blaine.
- Je vois. Eh bah tu sais quoi le mioche ?
- Non, quoi ?
- Tu vas être sympa avec eux, ordonna Santana. Parce que tes potes veulent que tu restes. Sur ce, j'y vais.
L'hispanique laissa un Blaine désemparé sur le balcon, ramassa rapidement ses affaires et partit.
- Voilà, c'est chez moi, sourit bravement Naya en entrant avec Blaine et Marley dans le petit appartement.
- Mais ça va, c'est juste petit, la rassura Blaine.
- C'est plutôt le quartier qui n'est pas génial, grimaça Marley. Mais bon, avec un bon verrou ça passe très bien.
- Merci. Je vais vous montrer ma chambre, venez.
La plus petite les invita à entrer dans une de deux seules pièces autre que le salon –l'autre étant la salle de bain-, et ses deux amis la suivirent sans faire de commentaires pour savoir où dormait Kurt, et même où il était.
Car ça préoccupait Blaine. Le châtain l'avait ignoré pendant toute la journée, bien que Blaine sache très bien pourquoi, mais il espérait un peu le trouver ici pour qu'ils puissent parler. Peut-être l'évitait-il ?
- Ton frère est là ce soir ? Demanda innocemment Blaine, en promenant son regard
Si Marley lui lança un regard amusé, Naya lui sembla peu amène. Elle fit une petite moue, puis déclara :
- Justement Blaine, je voulais t'en parler. Franchement, utiliser mon frère pour faire rager tes parents ?!
- C'est plus compliqué que ça, Naya, soupira Blaine.
- Alors explique ! S'agaça la petite.
- Vous préférez Beetle Juice ou L'étrange Noël de Mr. Jack ? Tenta Marley.
- Je veux que Blaine m'explique, fit Naya d'un ton décidé.
Le brun soupira et s'assit sur le petit lit de Naya. Il devait trouver un mensonge très rapidement.
- Ecoutez… Ma vie est compliquée, d'accord ? Je ne m'entends pas bien du tout avec John et Sophia, ils ne me comprennent pas, et comme Kurt paraissait avoir aussi des problèmes niveau parents, je ne sais pas, j'ai voulu… Je ne sais pas trop ce que j'ai fait.
- Tu veux mon frère uniquement pour nos parents, alors ?
- Ce n'est pas ce que j'ai dit, se défendit Blaine.
- Naya, je pense que Kurt et Blaine peuvent se débrouiller tous seuls, coupa fermement Marley.
Naya soupira, puis s'excusa vaguement avant de laisser Marley ouvrir son ordinateur.
Il ne parvenait pas à dormir. Ses pensées tournaient trop dans sa tête et maintenant que les films étaient terminés, Naya et Marley dormaient l'une contre l'autre, le laissant seul dans son insomnie.
Santana lui avait conseillé quelque chose, mais elle ignorait trop de sa situation. Sa sœur lui manquait tellement qu'une boule montait dans sa gorge, Naya semblait toujours un peu amère suite à sa dispute avec Kurt –ce qui était ridicule d'ailleurs, Kurt et lui n'étant même pas un couple… Il s'était disputé avec John et Sophia pour pouvoir sortir ce soir, même si théoriquement, il avançait dans son affaire… Et vraiment, Kurt lui manquait, ses lèvres, son corps et les regards qu'ils échangeaient.
« - Bref, ta vie craint. – Tu as tellement raison, pour une fois. – Non, mais tu crains. Toi. – Quel soutien… »
Le brun ne pouvait plus rester sur le matelas à ne rien faire. Il se leva doucement, puis partit dans la cuisine pour s'asseoir sur le canapé, les genoux remontés contre sa poitrine et la tête entre ses jambes. Il avait envie de pleurer. Le peu de chaleur humaine que lui apportait Kurt n'était plus là, et un grand vide lui comprimait la poitrine.
Une porte s'ouvrit alors et des pas résonnèrent sur le sol de l'appartement ; Blaine tourna la tête pour apercevoir Kurt, l'air fatigué. Le plus grand soupira en le voyant, et cela fit mal à Blaine. Kurt le détestait.
- Blaine, s'il te plaît, va dans la chambre de Naya, marmonna Kurt en posant son sac et retirant machinalement ses chaussures.
Son regard s'attarda sur la tenue du brun, qui avait l'habitude de dormir en bas de jogging uniquement. Le châtain soupira une seconde fois, puis alla ouvrir le frigo.
- Non, Kurt.
En refermant la porte du frigo les mains vides, le plus grand haussa simplement un sourcil.
- Tu n'as pas à m'ignorer pour quelque chose que tu as conclu avec un nombre réduit d'éléments, continua Blaine. Non, ne m'interrompt pas, ordonna-t-il alors que Kurt ouvrait la bouche. Tu ne connais pas ma vie, je ne connais pas la tienne, et tu n'as pas de jugement à tirer du peu que tu as entraperçu. Si je faisais ça, qu'est-ce que je pourrais conclure ? Que Naya et toi êtes des petits voyous qui ont fugués ? Quelque chose d'encore plus injuste ? Bien sûr que non, je ne le fais pas. Alors je te serais reconnaissant de faire la même chose envers moi.
- Blaine… Soupira Kurt.
- Tu fais ce que tu veux, termina Blaine. Mais je ne veux vraiment pas qu'on cesse ce qu'on faisait pour cette connerie.
Kurt s'approcha de Blaine, et leurs regards s'affrontèrent quelques instants avant que Kurt marmonne un 'Et puis merde' et se penche sur le brun pour l'embrasser, prenant son visage en coupe.
- Je suis désolé, soupira Kurt en se détachant des lèvres de Blaine. Mais… Je n'ai plus de parents. Le fait que tu gaspilles une chance d'en avoir, ça me dépasse.
- Ce n'est pas grave. Et… C'est trop compliqué, il est trop tard, alors s'il te plaît…
- Quoi ?
- Laisse-moi juste dormir avec toi, marmonna Blaine, rouge. Je n'arrive pas à dormir, je suis fatigué et…
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que les bras de Kurt étaient autour de lui, l'enveloppant dans une réconfortante chaleur. En soupirant de contentement, Blaine se recula jusqu'au canapé pour quasiment s'effondrer dedans, le châtain le suivant dans sa chute. Kurt le retourna afin de le prendre dans ses bras correctement et retira rapidement son haut et son jean, si bien que Blaine rougit légèrement au contact de sa peau contre celle du plus grand.
Déposant un baiser rapide sur ses lèvres, le plus vieux lui murmura un « Bonne nuit, Blaine » avant de fermer les yeux pour s'endormir quasi instantanément. Il devait être réellement à bout de forces.
C'était plutôt étrange de se retrouver dans les bras d'un mec en ayant rien fait de sexuel avant, mais pas pour le moins agréable. En posant sa tête contre la poitrine de Kurt et se pelotonnant contre sa chaleur tellement réconfortante, Blaine laissa échapper un soupir avant de lui aussi sombrer dans le sommeil.
