Hey hey coucou les gens :B ça va ? J'espère que oui :3 Je ne ferais pas de blabla dont tout le monde se fout, donc passons aux reviews ! x) ( + Disclaimer aussi, tout ça, vous connaissez la chanson )

Reviews :

Klaainer : Eh ouaaais, c'est triste mais c'est comme ça x') T'es pas idiote :P Merci ! :P La suite est là :3

SheLovesRicurt : Haahahaa xD J'en peux plus xDD Ow, je suis désolée que Rikey se fâche :c ( JE RESTE AVEC TOI :DD I'LL STAND BY YOUUUU ) Désolée mais j'ai fait ce que j'ai pu xD ( Haha x) ) Oui x) Trop, les Quinntana est voyeur xD Haha x) TU VAS VOIR C'EST DANS CE CHAPITRE OUAIS ! Tu t'appelles Alex ? ;0 Iiuozieugoizh / Hahahahaha xD Le saucisson des ténèbres xDDD / ( Personne, tu es le maître incontesté ! ) Ouiii *-* :3 Hahaha x') Miiii touuuu Noodle

The Nymph' ChrisAngel276 : C'est-à-dire que... :c Merci ;3

Klaine29 : Adore moi, je préfère :c Bah la suite est là, tu verras bien :/ Non, pas trop quand même ;P Je l'aime mon Kurtie *-* Merci ! Ah, ce sera expliqué ici il me semble.. :0 *s'en souviens même pas* Bisous ! :P


- Dave, Dave, attends, s'il te plaît, arrête, c-calme-toi, suppliait Kurt en reculant prudemment, jetant quelques coups d'œil derrière lui pour ne pas tomber.

Il serait bientôt acculé contre le mur. Sebastian et Kitty étaient à l'écart, l'homme ayant été à moitié poussé par Dave –de plus, ils étaient très importants collègues d'affaires. Si Sebastian défendait trop virulemment Kurt, ce serait mauvais pour lui-même.

- Je t'en prie, Dave, balbutia Kurt en plaçant ses mains devant lui par réflexe, pour se protéger.

Ce n'était pas la première fois que Kurt se faisait frapper, mais Dave avait l'air réellement très en colère cette fois. Le plus jeune sut immédiatement que comme ça partait, il pouvait facilement se retrouver à l'hôpital.

- Tu n'as pas le droit de voir quelqu'un d'autre, grinça Karofsky en s'approchant de lui, le poing crispé. Je te l'ai interdit.

- D'accord, d'accord, je ne recommencerai plus, répondit rapidement Kurt.

Dave le fixa, et parut comprendre que Kurt ne tiendrait pas la promesse, car il s'énerva de nouveau.

- Je ne comprends pas ce que ce gamin a de plus que moi, Kurt ! S'énerva-t-il de nouveau. Il est petit, a des cheveux en bataille et il a l'air totalement perdu ! Je ne vois pas ce qu'il peut t'offrir de plus !

« Si seulement il savait… » Soupira Kurt. Blaine était incroyablement différent de lui, par des manières que jamais Dave ne comprendrait. Cela ne servait à rien de lui expliquer.

- Je ne sais pas non plus, Dave, et je vais arrêter je te jure, murmura Kurt pour tenter de le calmer, les yeux fixés sur le poing toujours crispé de l'homme.

Tous ses réflexes étaient en alerte pour éviter les coups, et cela le sauva probablement car au moment où le poing de Dave partit vers lui, il se baissa et la main de Dave atterrit dans le mur. Le plus vieux jura de douleur et empoigna le col de Kurt, le soulevant facilement du sol sans lui laisser le temps de riposter. Le garçon reçut une droite dans la mâchoire et grimaça alors que les coups s'enchaînaient.

- Ça suffit maintenant ! Hurla quelqu'un que Kurt ne reconnut pas immédiatement.

Des mains plus fines mais tout aussi puissantes l'arrachèrent à l'emprise de Karofsky, et celui qui venait de le sauver le poussa pour se mettre face à son agresseur.

- Dave, je connais très bien tes sentiments pour lui, et le frapper jusqu'à ce qu'il s'évanouisse ne résoudra rien, commença la voix au-dessus de lui.

Kurt, lui, était assis, tremblant, sentant le sang dans sa bouche. Tout ça lui avait rappelé trop de mauvais souvenirs, et il ne se sentait pas capable de lever la tête pour mettre un visage à cette voix. Il l'entendait simplement.

- Tu lui inspires plus de crainte et de haine qu'autre chose en faisant ça, continua-t-il. Et je ne peux de toute façon pas te laisser faire.

Kurt entendit un poing partir et quelque chose craquer. Un nez, peut-être. Celui de Karofsky ? Il l'espérait.

- Viens avec moi, murmura la voix de tout à l'heure en l'aidant à se lever.

Les yeux bleus de Kurt se posèrent enfin sur son possesseur et s'écarquillèrent. Sebastian.

- Non, non, marmonna Kurt en tentant de se dégager. Laisse-moi tranquille…

- Kurt, fit fermement Sebastian. Je ne compte pas te faire quoi que ce soit. Réfléchis un peu, je viens de foutre une droite à ton boss et à mon principal allié d'affaire. Il vaut mieux se tirer. Toi, tu nous suis, continua-t-il en tirant Kurt par le bras et en s'adressant à la blonde qui avait assisté terrifiée à la scène.

Ils sortirent tous les trois précipitamment du bâtiment et Sebastian les emmena dans sa voiture. Il voulut aider Kurt à monter sur le siège passager, mais fut repoussé sans ménagement.

Kitty observa la scène, tentant de calmer les battements de son cœur. Elle remarqua l'éclat de souffrance dans les yeux de ce Sebastian, qui abandonna sans insister et s'assit dans le siège conducteur pour démarrer. Elle se souvint de la protestation qu'elle avait entendue lorsque Karofsky avait voulu embrasser Kurt, ou encore de la colère qu'elle avait vue dans ses yeux quand il s'était interposé entre lui et l'autre abruti. Puis, elle comprit. Elle comprit ce que Kurt ignorait, ce qu'il ne soupçonnait pas. Et soudain, elle se sentit très mal pour le garçon recroquevillé sur lui-même sur le siège passager. Il ne saisissait même pas la complexité de ce dans quoi il était embarqué.

- Kitty ? Insista une voix douce, la sortant de sa léthargie.

- Hm ?

- Ton adresse, demanda Sebastian. J'en ai besoin pour te ramener chez toi.

Sebastian connaissait son prénom puisque Karofsky l'avait probablement utilisé en sa présence. Kurt, lui, l'ignorait. Peut-être qu'il l'entendit, mais si c'était le cas, il ne fit aucun geste pour le prouver.

Tout l'habitacle de la voiture était calme, après ce qu'ils venaient de subir. Kitty ne voulait en aucun cas rentrer chez elle, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Elle donna donc son adresse à contrecœur, et quelques minutes plus tard, ils y étaient.

- Merci, murmura-t-elle à Sebastian qui hocha la tête, avant de descendre.

La voiture s'éloigna et elle resta plantée devant sa maison quelques minutes, avant de finir par entrer. La voix mielleuse de sa mère l'accueillit, lui demandant comment s'était passé sa soirée avec cet « adorable David ». Adorable, ouais.

- Kurt, j'ai besoin de ton adresse, signala Sebastian.

Le plus jeune l'ignora, si bien que l'autre finit par s'arrêter sur le bord de la route.

- Kurt. Tu peux au moins me répondre. Je t'ai bien aidé, il me semble, rappela Sebastian.

- Je ne veux pas rentrer chez moi, Sebastian, murmura finalement Kurt, surprenant Sebastian.

- Pourquoi ça ? S'étonna le plus vieux.

- J'ai une petite sœur qui s'inquiète énormément. Et je suis tout ce qu'il lui reste, souffla Kurt. Tu penses vraiment que je vais rentrer avec une lèvre fendue et des marques sur le visage ?

Un silence accueillit sa déclaration et Kurt détourna de nouveau les yeux. Sa lèvre et sa joue le lançaient, il se trouvait dans une voiture avec un mec qui s'obsédait à le draguer sans arrêt et n'avait nulle part où aller. Super.


- Je… Hésita Blaine.

Le regard de Santana changea légèrement. Elle avait compris qu'il essayait de lui avouer quelque chose de très important, et était totalement prête à l'écouter. Elle prit doucement sa main, traçant des cercles sur sa peau.

- Si je reste aussi peu de temps c'est que… C'est que je suis dans…

Blaine prit une longue inspiration tremblante. Son cœur battait à toute allure, et il était terrifié.

- Je suis dans une agence… Spéciale… Qui oblige des enfants ou adolescents à faire semblant d'aimer une famille, puis… Puis à être insupportable, pour enfin fuguer en disant que les parents avaient été minables et inaptes à adopter. C'est l'agence anti-adoption.

Alors, c'était dit. Trois personnes étaient au courant, à présent. Qu'est-ce qu'il foutait ?!

- Merde, Bouclettes… murmura Santana, la voix nouée. Ton aura de Hobbit attire vraiment des gens pour t'adopter ? Lança-t-elle.

C'était la seule chose que Santana connaissait : les piques. Blaine ne lui en voulait pas. C'était plus facile si on le prenait à la légère.

- Figure-toi que je suis un des plus demandés, et qu'à cause de ça, je bouge partout sur la planète, souffla Blaine.

- Oh, c'est donc pour ça que tu parles trente mille langues… Comprit Santana.

- A vrai dire, je parle couramment l'espagnol, l'hindi, l'italien et l'anglais, avoua Blaine.

Santana le fixa puis secoua la tête, avant de jurer et de le prendre dans ses bras. Avec un petit sourire, Blaine la serra et enfouit sa tête dans son cou. Son cœur se noua quand il sentit qu'elle pleurait : à première vue, Santana n'était pas le genre de fille à pleurer facilement. Il ne fit pourtant aucun commentaire et serra plus fort.

Quelques temps plus tard, les deux bruns se détachèrent, Santana s'essuyant les yeux discrètement et lui adressa un sourire coupable.

- Rentre chez toi maintenant Bouclettes, l'encouragea-t-elle. Je suis sûre que tu pourrais te réconcilier au moins un peu avec John et Sophia.

- Je vais essayer, soupira Blaine. Je ne suis pas encore rentré, j'évitais la confrontation, soupira Blaine. Ils doivent me détester…

- Dis pas ça abruti, le réprimanda Santana. Allez, bouge.

Blaine sortit en lançant un « Adiós » au père de Santana, et prit la route de chez John et Sophia.

Arrivé devant la porte, il prit une grande inspiration et toqua.

- Blaine ! Oh mon Dieu, Blaine ! S'écria Sophia en ouvrant et le prenant aussitôt dans ses bras. Où étais-tu ?!

Il entra doucement, remarquant John qui se précipitait vers eux.

- J'étais parti mais… Kurt m'a convaincu de rester, confia Blaine. Et je suis… Je suis désolé, ok ?

- D'accord, je crois que j'ai peut-être un peu mal jugé ce garçon, soupira Sophia. Mais maintenant, tu ne pars plus, d'accord ? Vérifia-t-elle en le prenant dans ses bras et le serrant jusqu'à l'étouffer.

- Non, non, marmonna Blaine. Je- je peux aller dans ma chambre maintenant ?

Les deux adultes hochèrent la tête, indulgents. Blaine monta rapidement dans la petite pièce verte et se jeta sur le lit.

- Baleine.

- Toi-même.

- Qu'avez-vous contre les animaux marins ?

- Rien, rien.

- Raciste d'animaux marins !

Blaine ne prit même pas la peine de répondre et soupira en enfouissant sa tête dans l'oreiller. Bonheur.


- Kurt, on ne peut pas rester ici indéfiniment, soupira finalement Sebastian.

Cela faisait peut-être quinze minutes qu'ils étaient assis là, silencieux.

- …D'accord, décida Kurt.

Il lui donna une adresse, et Sebastian chercha dans sa mémoire pour se rappeler de la rue avant de hocher la tête. Ils roulèrent en silence, puis, une fois arrivés devant l'endroit indiqué, Kurt ouvrit la bouche :

- Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?

- De quoi ?

- M'aider, répondit simplement Kurt.

- Je… Hésita l'autre. Eh bien, je…

Sébastian fixa les yeux bleus glacés de Kurt, puis dériva sur ses lèvres. Il avait tellement envie de l'embrasser…

Sans même s'en apercevoir, le plus grand s'empara doucement de sa joue et posa tendrement ses lèvres sur celles de Kurt, sentant les papillons dans son ventre à ce contact. Quelques secondes plus tard, il les retira et observa le visage du plus jeune.

Il n'avait eu aucune réaction, sauf peut-être un éclat brisé dans les yeux. Kurt secoua la tête et murmura :

- Je suis désolé Sébastian… Je- je suis désolé.

Le plus jeune détacha sa ceinture, ouvrit la portière, hésita puis déposa un baiser sur la joue de Sébastian en murmurant un « Merci ». Puis, il claqua la porte, contourna l'entrée principale de la maison, grimpa à un arbre et sauta sur un petit balcon avant de toquer à une fenêtre. Un jeune homme vint lui ouvrir, et Sébastian assista de loin à l'inquiétude du garçon et à un baiser rassurant de la part de Kurt. Le brun passa ses doigts dans les cheveux du plus grand et l'attira à l'intérieur.

Alors, c'était lui. Ce Blaine. Il avait eu Kurt alors que Sébastian non. Pourquoi ? Qu'avait-il fait pour ça ? Pourquoi la vie était tellement injuste ?

Une larme coula le long de la joue du châtain, et il resta là, recroquevillé sur son siège à laisser les larmes se perdre dans son cou. Sébastian Smythe était amoureux de Kurt Hummel, mais ce n'était pas réciproque.

Quelques minutes passèrent, puis le jeune homme se redressa, camouflant tout ce qu'il ressentait, comme depuis quelques mois. Il reprit son masque arrogant et moqueur, redevint la garce qu'il était, se reconstruisit son sourire ironique et démarra la voiture. Il était Sébastian Smythe après tout. Rien ne l'atteignait.


- Qu'est-ce qu'il s'est passé, Kurt ? S'inquiéta Blaine alors qu'il l'incitait à s'asseoir sur le lit, se posant sur ses genoux naturellement.

- C'est… On m'a… On m'a tabassé, murmura Kurt en jouant distraitement avec les boucles de Blaine.

- Qui ? Interrogea Blaine en se tendant.

Kurt le sentit car il croisa enfin son regard et l'embrassa doucement, malgré sa lèvre blessée. Il grimaça légèrement sous la douleur, si bien que Blaine se détacha, fronçant les sourcils.

- Donne-moi juste le nom, Kurt, chuchota-t-il.

- Ça ne sert à rien, Blaine, répondit le châtain. Tu ne peux de toute façon pas lutter contre lui.

- Attends, se bloqua l'autre. C'est déjà arrivé ?!

Le plus grand ne répondit et attira simplement Blaine contre lui, basculant sur le lit, laissant le poids de Blaine l'écraser et sa chaleur l'envahir. Il soupira.

Le brun embrassa doucement le coin de ses lèvres en évitant sa blessure. Kurt sentit qu'il se détendait sous Blaine et s'autorisa enfin à sourire légèrement. Il retira sa main du bas du dos de Blaine et attrapa celle du brun, liant leurs doigts et arrachant un sourire au brun.

Kurt lâcha un petit soupir d'aise, riant doucement lorsque Blaine embrassa tendrement son cou.

Blaine était tellement différent de Dave.

- The Lost Boys, déclara soudain Kurt.

- Comment ? S'étonna le brun.

- C'est… Ouais, c'est là que je vais le soir. C'est un gang.

- Quoi ? Fit Blaine en écarquillant les yeux.

- Chut, Blaine, calme-toi, chuchota Kurt en embrassant le bout de son nez et caressant son dos. Laisse-moi finir.

- D'a…D'accord…

- Ça paye l'appartement, continua donc Kurt, les yeux dans le vide. J'y fais des choses… Pas géniales. Un peu humiliantes, avoua-t-il. Le patron est… Je crois qu'il a des sentiments pour moi ou une autre connerie du genre, mais il essaye sans arrêt de m'embrasser ou de me toucher et c'est… Je déteste faire ça. Mais je n'ai pas le choix.

- Alors, tu me dis que déjà, tu fais des choses peu reluisantes, commença Blaine, de la colère dans sa voix. Ensuite, ton patron te fait subir… Ce truc qu'on appelle harcèlement sexuel, dont toutes les bonnes femmes se plaignent dès que leur boss regarde un peu trop leur décolleté. Et qui t'a fait ça ? Interrogea-t-il en désignant les marques de Kurt.

- Le patron, avoua Kurt.

Blaine bougea légèrement, contenant sa rage. Il comprenait maintenant ce que Kurt avait ressenti quand il avait avoué pour l'A.A.

- Pourquoi est-ce que ce connard t'a fait ça ? Souffla-t-il difficilement, tentant de se calmer.

- C'est à… A cause de toi, d'une certaine façon, murmura Kurt en glissant une main dans le dos de Blaine, passant sous son tee-shirt et utilisant la chaleur réconfortante de sa peau pour rester logique dans ses propos. Il a entendu une amie de Marley qui était là en parler au téléphone avec elle, comme quoi on couchait ensemble, et il a vraiment… Explosé, frissonna-t-il.

Blaine resserra ses doigts dans ceux de Kurt, et le fixa longuement. Le châtain remarqua finalement les larmes dans ses yeux et s'affola légèrement.

- Eh, Blaine, hm, ne pleure pas pour ça, d'accord ? Balbutia Kurt, déstabilisé. Il est totalement con. C'est une espèce de gorille, genre, une réplique de King Kong mais en humain, plaisanta Kurt. Pas du tout attirant. Pas comme toi, chuchota-t-il en l'embrassant doucement.

Le brun finit par lui rendre son baiser en souriant un peu, et frotta son nez contre celui de Kurt à la fin, de la même manière que les esquimaux. Kurt rit doucement à ce geste et attrapa de nouveau ses lèvres rapidement, caressant sa joue de sa main libre.

- Pourquoi tu ne t'en va pas ? Demanda finalement Blaine. De ce gang.

- Je suis trop impliqué maintenant, soupira Kurt. Et de toute façon c'est mon seul revenu, je ne peux pas quitter ce travail.

Blaine soupira à son tour, secoua la tête en murmurant « Pourquoi tout cela est si compliqué ? » et enfouit finalement son visage dans le cou de Kurt, sa position préférée pour dormir.

- Je… Commença Kurt.

Blaine leva la tête et le fixa de ses yeux mordorés, curieux. Qu'est-ce qu'il allait dire, déjà ? Il n'était pas prêt. La gorge de Kurt se noua et il l'embrassa simplement. Ce garçon ne pouvait pas exister pour être si adorable.

- Bonne nuit, Blaine, murmura Kurt alors que Blaine venait se rallonger contre lui après avoir été éteindre la lumière.

- Bonne nuit Kurt, répondit Blaine.

Quelques minutes plus tard, Kurt dormait et Blaine respirait paisiblement contre lui, prêt à sombrer dans le sommeil également, lorsqu'une voix brisa la berceuse apaisante de la respiration de deux garçons.

- Blaine, mon cœur ?

- S-Sophia, c'est toi ? Balbutia Blaine en se redressant un peu de la chaleur de Kurt qui remua en marmonnant. Chut, Kurt, ça va, c'est Sophia, murmura-t-il à son intention en l'embrassant doucement avant de se lever pour rejoindre la femme à la porte.

La brune contempla quelques instants ce qu'elle avait en face d'elle. Blaine avait un épi dans les cheveux et les yeux à moitié fermés, et elle ne pouvait pas vraiment voir Kurt derrière, mais un rayon de lumière passant par la porte entrouverte montrait des marques sur son visage, l'air récentes. Que s'était-il passé ?

- Je, venais voir comment tu allais, chuchota Sophia. Je n'avais pas entendu Kurt, comment est-il entré ?

- Ça va très bien, Sophia, répondit Blaine. Enfin, ça pourrait aller mieux pour Kurt, soupira-t-il. Ecoute, hm, je vais rapidement dans la salle de bain, et s'il te plait, ne le chasse pas d'ici... Ne le réveille surtout pas.

- D'accord, acquiesça Sophia.

Le bouclé se dirigea vers la salle de bain et ferma derrière lui. Sophia décida de rester un peu devant la porte de Blaine, intriguée par le garçon dans son lit. Elle devait bien avouer qu'il était très beau : des traits fins, un corps parfait et d'après ce qu'elle avait vu, une attitude et apparence très sexy.

Or, le garçon allongé n'était pas le même. Ses traits étaient détendus, plus enfantins en perdant leur expression méprisante habituelle, d'une innocence presque émouvante. Il avait l'air usé et les marques sur son visage mirent Sophia mal à l'aise. Ce garçon semblait enfoncé dans tellement de problèmes...

Ce qu'elle n'avait pas dit a Blaine, c'est qu'elle était là depuis quelques temps. Elle avait vu des murmures échangés, les caresses, les baisers doux et les rires discrets. Sophia elle-même avait compris que leur relation ne se limitait pas au sexe. Encore fallait-il qu'eux l'aient compris.

Sophia sortit de ses pensées lorsque des petits gémissements venant du lit l'en tirèrent. La brune rougit en pensant à la nature des rêves que pouvait faire Kurt pour produire ces bruits, mais fronça rapidement les sourcils lorsqu'ils se transformèrent en plaintes. Que se passait-il ?

Le garçon marmonna légèrement et gémit immédiatement après, se retournant un peu dans le lit de Blaine et agrippant les draps, ses doigts se refermant sur du vide. Sophia n'eut pas le temps de comprendre, que la situation s'envenimait rapidement. Le châtain commençait à paniquer sérieusement et agrippait son ventre pour une raison inconnue, si bien que Sophia ouvrit un peu plus la porte, et avant qu'elle n'ait le temps de faire quoi que ce soit, Blaine la poussa et entra en vitesse dans la chambre, se précipitant aux côtés de Kurt. Il le réveilla et l'embrassa doucement, attendant que sa respiration se calme un peu. Des murmures furent glissés, des caresses rassurantes survolèrent la peau pâle et Blaine déposa quelques baisers sur son visage, évitant habilement ses lèvres visiblement blessées –Sophia pouvait distinguer une zone d'ombre sur la lèvre inférieure, elle semblait ouverte.

Décidant de les laisser seuls, elle se dirigea vers la salle de bain à son tour. John n'avait pas besoin de savoir que Kurt était là : si elle avait compris la façon de faire du garçon, et commençait à voir que ces deux là s'aidaient plus que se pénalisaient, son mari voyait toujours en grande partie le voyou arrogant et vulgaire. Si seulement il avait vu ça…

La brune attrapa du coton désinfectant et quelques pansements, puis frappa timidement à la porte de Blaine avant de la pousser sans bruit.

Les deux garçons étaient couchés l'un contre l'autre, Blaine la tête dans le cou de Kurt, ses boucles dépassant, et Kurt serrant fortement sa taille, encore un peu tremblant, le menton appuyé contre le sommet de sa tête. La main qui n'emprisonnait pas la taille du plus petit était liée à celle de Blaine et reposait vers ses côtes. La couverture les recouvrait, mais Sophia supposa que Blaine était entre ses jambes. Ce n'était pas des positions les plus habituelles, mais ils avaient l'air bien ainsi. Cela ne devait pas être la première fois qu'ils dormaient ensemble…

- Blaine ? Blaaaaine ? Insista Sophia.

Ce fut Kurt qui leva la tête. Il resserra légèrement son étreinte sur Blaine et Sophia crut voir un éclat de nervosité dans ses yeux, mais il prit rapidement son ton arrogant :

- Si tu veux savoir, on a rien fait de sexuel, mais on en a fait pas mal dans les gradins avant de venir. C'était sympa.

- Kurt. Tu n'as pas besoin de faire ça, soupira Sophia. Il est tard, et vous êtes fatigués. Je vous amenai juste ça, fit-elle en montrant les pansements et cotons imbibés de désinfectant.

Le châtain la fixa d'un air étrange, comme... Surpris, si bien que Sophia posa les soins sur la table et repartit. Kurt ne devait pas être habitué à ce qu'un adulte vienne pour s'occuper de lui, pas avec son attitude.

Elle resta discrètement près de la porte, et quelques minutes après lorsque Kurt devait supposer qu'elle était retourné dans sa chambre, le garçon se redressa légèrement en faisant attention de ne pas réveiller Blaine, et s'empara des soins. Il se désinfecta rapidement, grimaçant un peu puis appliqua les pansements là où il pouvait. Le châtain fit ça avec une rapidité et agilité surprenante, particulièrement dans l'obscurité quasi-complète : combien de fois avait-il dû répéter ces gestes pour acquérir cette facilité ? Au moins une vingtaine de fois, et même plus...

Cette idée brisa le cœur de Sophia et elle partit finalement dans sa chambre. Kurt Hummel était définitivement intrigant. Et puis, qui aurait cru qu'un des voyous de cette ville se retrouverait chez elle, tenant et embrassant son fils adoptif ?


- Hey Nay', tu n'as pas vu Marley ? Fit Blaine en arrivant aux côtés de Kurt, s'étonnant de ne pas voir les meilleures amies ensemble.

- Non, je ne l'ai pas vue. Peut-être en train de traîner avec Kitty quelque part, fit Naya, froidement, sèchement.

- Vous vous êtes disputées ? S'inquiéta Blaine.

- Ouais, marmonna Naya. Kurt… C'est quoi sur ton visage ?! S'écria-t-elle.

- Chut Nay', chut, murmura précipitamment Kurt. Bon écoute, sexy, va chercher Marley, et si tu trouves Kitty sur le chemin, dis-lui de venir me voir, j'ai à lui parler. Nay', viens là.


Alors que Blaine s'éloignait, Kurt passa son bras autour des épaules de sa petite sœur et l'entraina vers les gradins. Quinn n'y était pas.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé Kurt ? Qui t'a fait ça ? Comment ? Et pourquoi ? Et quand et… Débita nerveusement Naya.

- Wow, chou, calme-toi, ça va, d'accord ? Je vais bien. Je suis désolé de t'avoir laissée toute seule hier. Je ne pouvais pas venir sachant que tu t'inquiéterais incroyablement en voyant mon état, souffla Kurt.

- Q-qui ? Balbutia la petite.

- Juste des gens qui m'ont tabassés quand je rentrais, mentit facilement Kurt.

S'il lui expliquait toute l'histoire, ce serait trop long, et elle ferait une crise de panique à tous les coups. Sa sœur s'angoissait énormément.

Kurt se doutait bien qu'elle avait compris qu'il faisait des choses secrètes et pas forcément très légales le soir. Elle était tout sauf idiote. Mais pour leur bien à tous les deux, elle ne lui en demandait pas plus, et Kurt s'en sentait reconnaissant. Il aurait été incapable d'avouer ce qu'il faisait pour la protéger à sa petite sœur.

Elle se contenta donc d'hocher la tête faiblement et de se blottir contre lui.


- Hey, Kitty ! Interpella Blaine en croisant la blonde.

- Euh… Salut… Marmonna distraitement la jeune fille sans vraiment le regarder, entourée de cheerladers qui gloussèrent en le détaillant, puis rougirent.

- Je suis Blaine, tenta le brun, espérant que d'une quelconque façon, la blonde avait entendu parler de lui.

Effectivement, la cheerlader se figea, puis souffla aux autres de continuer sans elle. Elle le rejoint, sa queue de cheval bouclée de cette façon qu'ont les cheerladers se balançant derrière elle.

- Okay, je te connais, plus ou moins, commença rapidement Kitty. Mais tu fais partie de mon autre vie, alors ramène toi.

La blonde l'entraina dans un coin moins fréquenté et reposa son regard sur lui.

- Comment tu me connais ? S'étonna Blaine.

- On parle beaucoup de toi, là où je suis. Et Marley aussi me parle de toi, soupira Kitty. A force…

L'évocation de Marley rappela à Blaine pourquoi il était là.

- Sais-tu où est Marley ? L'interrogea Blaine.

- Non, absolument pas, répliqua Kitty. On ne s'est pas vues aujourd'hui, et tu sais, on ne se voit pas vraiment au lycée. On fait comme si on se détestait… Je lui ai peut-être fait une remarque désagréable devant les autres pour rester LA garce du lycée… Avoua Kitty en baissant légèrement la tête.

Blaine commença à réfléchir sérieusement sous son casque de boucles. Marley et Naya s'étaient disputées, visiblement sévèrement puisqu'elles n'étaient même pas ensemble mais en s'ignorant comme à leur habitude. Pourquoi avaient-elles pu se disputer ? Blaine remarquait bien les regards intrigués de Marley, alternant entre Naya et lui, se sentant exclue d'un secret et donc du groupe. Peut-être pensait-elle-même qu'elle ne valait pas la peine de connaître ce secret… Si Kitty l'avait en plus insultée…

Le brun était heureusement très fort en déduction. Il fallait très vite trouver le point faible d'un parent pour l'attendrir et donc l'affaiblir, alors on y arrivait de toutes les façons possibles. La déduction en faisait partie.

- Oh merde, souffla Blaine.