Hey hey coucou tout le monde ! Ouais je sais, je suis un peu en retard et en plus je poste à une heure bizarre. Mais qu'est-ce que vous voulez, l'inspiration vient quand elle veut * rigole *
Je n'ai rien de spécial à dire, alors je passe directement aux reviews ! Merci beaucoup aux fidèles d'ailleurs, vous ne savez pas à quel point ça me rend heureuse de lire vos reviews ! Merci, vraiment !
ProudOfDarren : D'abord et avant tout, j'aime bien ton pseudo. Ensuite, merci pour le chapitre ! Le Klaine officiel avance, tu pourras le voir dans ce chapitre ! Et la suite est là 3 Merci de ta review !
SheLovesPOTATOOO : OIHAPORJAOUIROMAIRIUAROAURINANDESOLEE ! Mais ils sont lents ces petits, laisse leur du temps, allons ! * rigole * Hehe, les pingouins yep. Cette fic en est envahie, c'est bizarre. Ouais, j'adore Chandler ! Et tu verras, mais sache que j'adore ce couple… * clin d'œil pas discret * Okay, bye ! Merci de prendre le temps, et merci de ta review !
Miss-Mandragore : Merci beaucoup ! Ernest me fait juste penser aux aristocrates coincés, il me fait rire et j'aime bien écrire sa voix. Haha, ouais, mais Seb va s'améliorer à partir de maintenant ! :3 Ne t'inquiète pas trop pour Marley et Kitty, elles ont déjà assez de problèmes pour être embêtées de ce côté-là ) Merci, et merci de ta review !
Klaine29 : Merci ! :) Haha, et il s'améliore encore ensuite notre petit Sebby. Je n'allais pas le laisser en méchant, je l'aime bien moi ! Aaw, merci ! Et oui, ils sont parfaits l'un pour l'autre * soupire de bonheur * Oui, normalement ça va l'aider ! :p Merci de ta review !
XiSyd : Hey ! Woah, je crois que les reviews comme ça sont genre un peu mes préférées, parce que savoir que quelqu'un d'autre lit ce que MOI, j'écris, et aime, ça me fait tout bizarre dans le ventre, et j'adore le savoir, alors merci de me l'avoir dit ! Merci beaucoup pour tous tes compliments, je fais vraiment au gré de mon imagination et je suis heureuse de voir que ça plait ! Héhé, Bébé Chandleeer * fan * (Je suis une grande fan de ce couple si ça peut te rassurer * clin d'œil * * autre clin d'œil *) Eh bien un grand merci ! Il y a un nouveau chapitre, j'espère que tu me diras ce que tu en as pensé ! Noodle.
CheesyKitten : HEYYYYYYYY ! C'est pas grave. :3 Bah excuse moi, je vais arrêter de poster au pire ? * regard provocateur * Aw, merciii ! COOKIEEEEES ! * bave * * a retenu que ce mot * Oh merci :33 ( Hehe ) * Haha, nan mais ils ont des vies de merde dans ma fic, cherche pas xD * Haha, merci xD Mais j'aime tes reviews longues :c #C'estBienLesTrucsLongs Merci ! Bah lis et juge :3 Kouss kouss, je t'aime ma Choupiii (l) (l) PS : SCOTTITCH DU RPG VAINCRA AUSSI. PPS : Haha, ça y'a moins d'espoir xD PPS : Je l'ai chantée super forte dans ma maison, heureusement que mon frère pige pas un mot * rigole * Hmm, Ninou qui t'aime. (l)
Bref, bonne lecture maintenant, et rappelez vous que REVIEW = TRUC QUI SE REVEND TRES CHER SUR LEBONCOIN (y). Je vous aime.
- Chandler Kiehl ? Répéta Naya.
Le blond hocha la tête, et tout le monde se présenta rapidement.
- Il faut nous expliquer comment tu as réussi à t'échapper, fit Quinn.
Chandler les considéra quelques instants, assis en tailleur sur un coussin lui aussi, puis déclara.
- Je vous dis tout de suite. Si vous comptez sauver l'un des adolescents piégés là-dedans, pas un seul de vous ne doit faire un pas de travers. C'est extrêmement simple pour cette agence d'envoyer un homme et de forcer votre ami à s'exiler là où les autorités du pays ne le retrouveront pas.
L'assemblée hocha gravement la tête, puis Chandler demanda :
- Qui est votre ami, d'ailleurs ?
- Blaine.
Les yeux du blond s'agrandirent, et il balbutia.
- B-Blaine ? LE Blaine ? Petit, bouclé et cheveux bruns, mignon comme pas possible ?
Kurt approuva, suspicieux. Blaine était effectivement mignon comme pas possible, mais ce garçon n'avait pas intérêt à avoir des vues sur lui...
- Vous allez terriblement galérer, soupira Chandler. L'agence tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. A lui seul, il doit représenter 30% de leur chiffre d'affaires. Il ne se trompe jamais dans ce qu'il fait, il garde toujours le même schéma, en tout cas le temps que je l'ai connu. Et en plus ils ont un élément de chantage contre lui...
A la vue des yeux écarquillés des autres, Chandler bredouilla :
- Q-Quoi, il ne vous a rien dit ? Oh. Mon. Dieu, quel idiot je fais...
- Dis-nous, exigea Santana.
- Pas question, coupa Chandler. S'il ne vous a rien confié, c'est qu'il a ses raisons. Je n'ai pas l'intention de le trahir.
Santana grommela, mais Naya hocha la tête.
- Il a raison, fit la plus jeune. Si Blaine n'a rien dit, c'est que ce qu'il cache est conséquent. L'apprendre dans son dos nous ferait perdre toute la confiance qu'il a réussi à nous donner pour l'instant.
Brittany rentra à cet instant, le souffle court.
- Désolée de mon retard, j'ai du semer les gnomes qui me poursuivaient, je pense qu'ils étaient attirés par les céréales Lucky Charms qu'il y a dans mes poches, haleta-t-elle avant de s'asseoir.
Chandler la regarda quelques temps, étonné, mais voyant que tout le monde semblait trouver cela tout à fait ordinaire, il se détourna.
- J'avais tout raconté à la famille dans laquelle j'étais, et confié à Wes, un membre de l'A.A, -qui avait déjà son idée de rébellion derrière la tête- mon souhait de fuir. Il avait d'abord été réticent, mais il a fini par accepter de me couvrir. J'ai fui en Angleterre pendant un an, j'ai fait croire à tout le monde de l'A.A que j'étais mort, avec la complicité de Wes et de mon ancienne famille. Ça a été dur de savoir que tous mes anciens amis, ceux avec qui j'ai grandi, pensaient que j'étais mort mais... C'était la seule façon d'en réchapper, soupira Chandler.
- Est-ce qu'on pourrait faire la même chose pour Blaine ?
Chandler se mordit la lèvre, hésitant.
- Le Blaine que je connaissais était certes adorable, mais il n'a jamais rien connu d'autre que le fonctionnement de l'A.A, comme tous les autres. Jamais, vous comprenez ? Il se contentait d'appliquer machinalement le schéma. Vous n'arriverez pas à l'arracher à son mécanisme s'il n'a pas été chamboulé un minimum.
- Il nous a nous, et il a appris à s'ouvrir à nous, fit Naya. Et puis surtout, il a...
- Il a Kurt, murmura Quinn.
Les yeux de Chandler se tournèrent vers le châtain, qui soutenu son regard sans broncher. Le blond écarquilla ses yeux bleus, et se leva de son coussin.
- Oh putain. Blaine est dans la... Blaine est foutu. Je... Je ne sais pas si je vais réussir à vous aider...
- Et pourquoi ? Fit suspicieusement Quinn.
- S'ils voient qu'il a brisé la règle 1...
- La règle 1 ? S'étonna Santana.
- On peut coucher avec n'importe qui dès qu'on le veut, mais on n'a pas le droit de tomber amoureux, sinon on s'attache et on ne veut plus bouger, on veut rester avec l'autre et on le met au courant. En clair, le pire cauchemar de l'A.A. Tomber amoureux nous est -enfin plus pour moi- interdit.
Un grand silence accueillit la déclaration, puis Kurt se leva et sortit en claquant la porte. Brittany voulut se lever pour le rattraper mais Naya fit doucement :
- Non, Brittany. Mon frère est en colère et il a toujours haï l'injustice. Il faut le laisser seul.
Soupirant, la blonde se rassit, et écouta avec les autres l'histoire de Chandler.
- J'étais en Angleterre à l'époque. Je n'en pouvais plus de l'A.A et de ce système, comme la plupart des autres, mais je faisais vraiment une overdose, je ratais pas mal de missions, je n'arrivais plus à faire semblant. J'ai fini par en parler à ma famille à laquelle je m'étais vraiment attaché, et ils voulaient dénoncer l'A.A à la police. Je les en ai dissuadé, la police ne peut pas faire grand-chose contre une agence internationale qui reste insaisissable depuis longtemps... Alors ils ont décidés de faire croire que j'avais eu un accident. Avec la complicité de Wes qui a passé l'information à l'A.A, j'ai réussi à m'exiler dans la campagne anglaise, pendant 1 an, et j'ai conclu qu'ils avaient abandonné les recherches. De toute façon je ne suis plus qu'à 1 an de ma majorité, je ne leur servirais plus à grand-chose…
- Excuse-moi, mais qui est ce Wes dont tu parles sans arrêt ?
Les yeux de Chandler se voilèrent d'une légère tristesse, et il sourit faiblement :
- C'était… Un de mes amis. Ça l'est toujours j'espère, mais ça fait plus d'un an que je n'en ai aucune nouvelle. C'est l'un des plus vieux de l'A.A, avec David, ils sont dans leur « dernière année ». En gros, l'année prochaine, ils en ont fini avec l'A.A. Pourtant, Wes veut faire bouger les choses. David est moins confiant, mais à force, ces deux-là sont tellement proches que Wes a dû finir par le convaincre… Je ne sais pas comment il va faire, mais il veut faire rebeller les autres contre l'A.A. Je sais qu'il est très ami avec Blaine et qu'ils s'appellent souvent en mission.
Tout le monde se concerta du regard, et Quinn hocha la tête avec Santana.
- C'est à lui que nous devons nous adresser, fit Quinn. S'il veut faire bouger les choses, cela voudrait dire que Blaine serait libre, et nous on est extérieurs à tout ça. On pourrait peut-être aider. Naya, va voir si Kurt est encore dans les parages, autrement je lui raconterais ce qu'il s'est passé. Chandler, as-tu encore le numéro de Wes ?
Naya sortit pour aller chercher son frère, et le blond fronça les sourcils, hésita, puis finit par soupirer :
- Vous avez l'air honnête, et de tous tenir à Blaine. Je me rappelle de son numéro, je n'ai simplement pas osé l'appeler car il se pourrait que l'A.A intercepte les appels vu qu'elle contrôle déjà les SMS et les appels sur certains membres de l'A.A… Mais si c'est un de vos téléphones, ça devrait aller.
Il dicta le numéro à Santana qui le tapa sur son téléphone avant d'appeler, mettant rapidement en haut-parleurs, cherchant la main de Brittany qui lia ses doigts avec les siens.
Une première tonalité. Il ne répondrait pas forcément, surtout à un numéro inconnu.
Une deuxième. Et puis, il ne voulait pas forcément leur parler. Après tout ils ne se connaissaient pas.
Une troisième. Pourtant c'était leur seul espoir pour l'instant, alors tout le monde retenait son souffle dans l'attente.
- Allô ?
- Allô, fit Santana d'une voix sûre –elle restait Santana Lopez.
- A qui ai-je l'honneur ? Demanda poliment Wes.
- Santana, répondit simplement l'hispanique.
- Je suis désolé, je ne connais pas de Santana, s'excusa le garçon à l'autre bout. Vous devez vous être trompée de numér…
- Wes, attends ! Intervint Chandler en s'approchant du portable.
Un silence se fit, et Wes reprit d'une voix moins désintéressée.
- C… Chan' ?
- Ouais, lâcha doucement le blond. C'est moi.
- Putain, t'es vivant ça… Ca a marché ?! S'exclama Wes. Tu t'en es sorti ?! Vraiment ?!
- Vraiment. Tout le monde doit penser que je suis mort maintenant mais… Je m'en suis sorti.
- Si tu savais à quel point je suis heureux de t'entendre…
- Moi aussi Wes, mais ce que ces gens ont à te dire t'intéressera, crois-moi.
- Je ne peux pas juste te parler un peu… ? Marmonna Wes.
- Cela concerne Blaine, intervint Quinn.
Il y eut un nouveau silence, puis l'autre déclara :
- Je vous écoute.
- Je m'appelle Santana, répéta l'hispanique, et je suis une amie proche de Blaine.
- Qu'est-ce qu'il a encore fait… Soupira Wes.
- Eh le manipulateur de familles, laisse-moi parler un peu, coupa Santana.
Wes se tut, l'argument ayant fait mouche.
- Dans cette pièce, il y a ton ami, et il y a Brittany, Quinn, Marley, Kitty ainsi que Naya qui n'a visiblement pas trouvé son frère. Tous sont des amis de Blaine. Et par un concours de circonstances, on a tous appris ce qu'il était obligé de faire.
- Ça fait un sacré paquet de monde ça, soupira Wes d'une voix inquiète.
- Ils ne savent pas pour ce qu'ils ont sur Blaine, signala Chandler. Il ne leur a pas encore dit, ça se comprend.
- D'accord, répondit l'autre. Continue, Santana.
- On veut le tirer de cette agence de fous, et on a bien l'intention d'y arriver, avec ou sans aide. Mais avec ton aide ce sera plus simple.
- Qu'est-ce qu'il vous fait croire que je peux juste vous aider ? Remarqua Wes.
- Chandler nous a dit que tu voulais « faire bouger les choses », intervint Quinn en s'approchant du téléphone. Libérer un autre d'entre vous, en plus avec des appuis extérieurs, tu ne penses pas que ça serait un bon début ? Tu ne veux que Blaine soit libre ?
Le garçon hésita, puis finit par lâcher :
- Bien sûr que si je veux que Blaine soit libre. Personne ne devrait subir ce que cette agence nous fait faire, croyez-moi... Blaine est déjà tellement foutu à l'intérieur...
Wes hésita, puis soupira.
- C'est risqué, mais je ne veux plus de cette vie là, pour personne, surtout pas pour les plus jeunes. J'accepte. Je vais vous aider, même si on ne pourra pas faire le même plan que pour Chan' à cause de l'élément de chantage. Je vais réfléchir de mon coté, faites de même. Je vous recontacte dès que possible, okay ?
Santana confirma et Wes raccrocha.
- Je crois qu'on progresse, murmura finalement l'hispanique.
Tout le monde acquiesça, et ils continuèrent à discuter et à écouter Chandler faire part de ses expériences avec l'A.A.
"- T'es bête.
- Tu es plus bête que moi.
- Vous êtes tous des êtres inférieurs comparés à moi et à mon éducation irréprochable.
- Toi t'es juste chiant.
- J'suis d'accord avec elle pour une fois.
- Quels...
- Malpolis ?
- Barbares ?
- Malotrus ?
- Goujats ?
- Tout ce genre de mots chiants censés représenter une insulte ?
- Effectivement. Et une insulte n'a pas besoin d'être vulgaire pour porter atteinte à son destinataire.
- Sauf que Santana me fait plus peur que tu ne me le feras jamais.
- Pareil.
- Ce qui te fait peur Blaine, c'est de ressentir quelque chose.
- Il a peur de s'attacher, genre il est... S'attacherophobe.
- Pétronille, ce mot n'existe même pas...
- M'en fiche. T'as compris, nan ?
- Oui...
- Eh bien c'est le principal. Arrête de te plaindre tout le temps.
- Vous avez bientôt fini ? Je travaille là.
- Ouep, on revient à toi.
- C'est agaçant d'habiter dans un esprit qui ne sait même plus où il en est.
- Comment ça ?
- Tu ressens des choses, malgré ce que tu penses.
- Tu fais juste genre non. En gros c'est con.
- Bête.
- Chut. Donc. T'as pas conscience mec, mais ici c'est le bord…
- Bazar. Je t'en prie, Pétronille. Bazar.
- Okay Ernest. Bien pour te faire plaisir. Donc, ici c'est le bazar. On essaye de ranger, mais y'a de plus en plus de trucs, et moi j'ai la flemme de ranger.
- C'est moi qui fais tout… Mais je t'avouerais qu'on commence à être submergés.
- Entre les images de Kurt, de Naya, de Marley, de Santana, d'Emily, de plus en plus de gens…
- Clairement, vous voulez en venir où ?
- Que tu nous dises ce que tu comptes faire avec tout ça.
- Parce que là, c'est vraiment limite Blaine. Tu ne pourras pas faire face éternellement.
- Vous êtes tellement sérieux, vous me faites limite peur…
- Va parler à Santana ou n'importe qui acceptant d'écouter tes pitoyables problèmes, et fais un peu le point là. Parce qu'avant c'était clair, là on est train de se faire envahir.
- Par qui ?
- Hein ?
- Par qui nous faisons nous envahir ? Car tu savais que les pingouins se sont fait envahir par les ours polaires ? Ils ne leur ont jamais pardonnés. Jamais. Je hais les ours polaires.
- Que répondre à ça ? »
Hésitant, Blaine commença à considérer l'idée de faire le point. Il ne lui restait probablement plus beaucoup de temps ici, avant que l'A.A ne vienne l'arracher à tout le monde, mais il voulait mettre tout au clair avant. Oui, ce n'était pas une mauvaise idée.
« - Evidemment que c'est une bonne idée. C'est moi qui l'ai eu, banane.
- Je ne suis pas une banane.
- Non, t'es un brocoli.
- Tu l'as bien retenu celle-là…
- Avouez elle est drôle. Avouez.
- Légèrement.
- Pas plus que ça.
- Vous êtes barbants… »
- Santana ?
- Oui Bouclettes ?
- Je peux venir chez toi ?
- Hm… Là, tout de suite, non, mais dans une trentaine de minutes d'accord ! Je fais mes devoirs là, et le contrôle d'histoire est tellement énorme que mon père ne veut pas que je sois dérangée…
- Okay, pas de problèmes ! J'arrive dans 30 minutes !
- Juste… Hummel est avec toi ?
- Non pourquoi ?
- Pour savoir. A tout à l'heure !
- Tu crois qu'il a avalé ça ?
- Que tu devais réviser pour un contrôle ? Tu n'aimes pas l'histoire et tu ne révises jamais, Sanny. Mais Bouclettes est un peu bête, alors il va y croire.
- Tu es tellement perspicace ma chérie. Chandler, tu as où loger ? Tu comprends que je ne peux pas t'accueillir là, à cause de Blaine.
- Bien sûr que je comprends. Et, absolument pas, rigola Chandler. Mais tu sais, je sais me débrouiller partout maintenant. Je trouverais bien un hôtel.
Tout le monde partit donc, et Santana se prépara pour accueillir Blaine. Pourquoi voulait-il la voir, aussi soudainement, d'ailleurs ?
Le brun commençait à stresser sérieusement. Il ne se demandait jamais ce qu'étaient ces papillons dans son ventre ou pourquoi il ressentait une chaleur dans la poitrine quand il voyait certaines personnes, surtout... Surtout Kurt.
- Tu ne peux pas. Tu ne peux pas, tu n'as pas le droit. Tu ne peux pas ressentir, Blaine.
Le garçon tourna dans sa chambre sans but en marmonnant, stressé. Et si, en s'écoutant pour une fois, toutes ses émotions ressortaient ? Et s'il devait admettre des choses auxquelles il n'était pas prêt à faire face ? Il ne pouvait pas. Et s'il mettait Emily en danger en comprenant ce que toutes ces sensations qu'il gardait enfouies depuis quelques temps signifiaient ? C'était trop. Et s'il devait avouer ce qu'il ressentait ? Ressentir. Blaine frissonna à ce mot. On leur avait toujours rabâché que c'était un mot tabou, il finissait par en avoir peur. Il n'avait pas le droit. Il ne savait même pas s'il pouvait encore. Et si…
Ne pouvant plus rester là à tourner en rond, Blaine attrapa sa veste et partit vers chez Santana. Le temps qu'il arrive, il serait bien dans les temps. Il continua à se torturer l'esprit, son ventre faisant des choses définitivement très étranges, et il tremblait. Tout semblait essayer de remonter, et cela lui faisait peur. Très peur même, car il ignorait la puissance de ce qu'il avait pu contenir au fil de toutes ces années.
- Qu'est-ce qu'il y a Boucl…
Santana n'eut pas le temps de finir que Blaine entrait dans sa chambre.
- Eh, d'où tu rentres comme ça ? S'insurgea Santana.
Blaine se retourna et en croisant son regard, Santana comprit que quelque chose n'allait vraiment, vraiment pas.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Fit Santana doucement.
Le garçon lâcha une respiration tremblante et détourna le regard.
- Il… Il faut qu'on parle, murmura-t-il. J'ai… J'ai besoin de te parler.
- De quoi ?
- De… Pas mal de choses.
Santana hocha la tête et fit s'asseoir Blaine sur son lit avant de s'asseoir à son tour, l'incitant à commencer.
- Je… Santana je… Je ne sais pas me confier… J'ignore totalement de comment ou… Balbutia Blaine, tremblant. J'ai juste peur des retombées…
- Tu n'as pas à avoir peur avec moi, Blaine.
Santana laissait tomber son caractère de garce, pour une fois. Les moqueries n'étaient pas à l'ordre du jour, Blaine était beaucoup trop stressé pour supporter ça.
- Vas-y, c'est tout, le rassura-t-elle doucement. Je ne te jugerais pas, okay ?
Le plus jeune leva les yeux vers elle, hochant faiblement la tête, puis ouvrit finalement la bouche.
- … Je crois que… Je me suis trop attaché… Je ressens beaucoup trop de choses, et je n'en ai jamais eu le droit et… Et ça me fait p… peur… (Il prit une inspiration tremblante.) Ce n'est pas… Ce n'est pas bien. Je ne peux pas ressentir, je n'ai pas… Je n'en ai pas le droit. Sinon je le paierais. Cher. Tu comprends ça ?
Le brun agrippa les draps à côté de lui, se tendant de plus en plus. Il avait peur, et l'horrible impression de faire une énorme bêtise nouait son ventre.
- A part de l'amour pour les autres de l'A.A qui revenaient à des frères et sœurs je n'ai jamais… On ne m'a jamais donné le droit d'aimer. Jamais et… Maintenant que je ressens… Ce truc, ça me fait flipper. Je ne sais même pas si c'est le bon sentiment, ou si je déconne juste mais… Je ne peux plus réfuter ce qui s'impose à moi maintenant et… Je veux juste continuer à le repousser mais… Mais je n'y arrive plus…
Les yeux mordorés du garçon s'humidifièrent, alors que son amie pleurait en face, émue par autant de détresse.
- Santana, je crois que… J'aime. J'aime alors que jamais, ô grand jamais, je n'en ai eu l'occasion ni l'autorisation. Je… Je ressens des choses. Et merde, ça me fait vraiment peur. J'ai l'impression que je vais craquer à n'importe quel moment, que ma tête va exploser et qu'enfin tout sera fini mais… Ce n'est pas ce qu'il se passe. On me laisse me démerder avec ces… Ces sentiments, -et il prononça ce mot comme on dirait le nom d'un insecte particulièrement répugnant-, et je sais pas quoi en faire... Je ne sais même pas à quoi ça correspond.
L'hispanique ne disait rien. Blaine s'était retenu pendant beaucoup trop longtemps, elle ne comptait pas briser cela. Elle le vit réfléchir activement, toujours tremblant, et marmonner alors qu'il faisait des hypothèses.
- J'ai une grande affection pour toi, comme pour Naya et Marley, et j'ai un sourire dès que je suis avec vous. Je me sens bien, alors je suppose que… C'est ça, de l'amitié ? Je veux dire, la vraie ?
Un petit sourire attendri aux lèvres, Santana acquiesça doucement. Elle savait ce qui allait suivre, et si Blaine le refusait encore, elle savait très bien comment ça allait finir.
- Pour Quinn et Kitty, j'ai de l'affection aussi, même si c'est un petit peu moins. J'aime bien être avec elles. C'est de l'amitié aussi, ou ça a un autre nom ?
- C'est de l'amitié, mais un peu moins forte, expliqua gentiment Santana, comprenant qu'il évitait le sujet.
Blaine hocha faiblement la tête, et baissa les yeux sur ses mains. Alors qu'elle pensait qu'il n'allait pas continuer, il rouvrit doucement la bouche.
- Et pour… Pour Kurt… Je… Quand je le vois, mon cœur fait vraiment beaucoup de bruit, j'ai l'impression que tout le monde l'entend… Mon ventre est… Est-ce que c'est possible d'avoir des papillons dans le ventre ? Ou est-ce que ça veut dire que je suis très atteint ? Si je veux toujours l'embrasser, c'est parce qu'il est simplement beau, pas vrai ? Et… Est-ce que c'est normal que je pense sans… Sans arrêt à lui ? Santana, s'il te plait, je t'en prie, dis-moi que… Que c'est normal… Qu'il ne faut pas s'inquiéter parce que…
La brune ne fit rien. Blaine avait compris tout seul, il fallait juste qu'il l'admette à lui-même.
- Je t'en supplie, Santana, dis-moi que…
Il laissa enfin échapper un petit sanglot, et finit par murmurer, dans un chuchotement presque inaudible :
- Dis-moi que je ne suis pas amoureux de Kurt… Dis-le moi, je t'en prie…
Il n'attendait aucune réponse, juste une étreinte rassurante. Alors la brune prit le plus jeune dans ses bras et serra. Blaine n'était pas désespéré à l'idée d'aimer Kurt, juste au fait de ressentir cette chose dont il avait seulement une vague idée, et des retombées que cela enclencherait. Il avait simplement peur.
- Je suis amoureux de Kurt… Murmura-t-il contre le tee-shirt de Santana qui lui caressait les cheveux. Je suis amoureux, et j'ai peur.
- Je vais frapper quelqu'un.
- Pas question.
- Si. Je ne peux pas garder mon calme là. Je vais aller dans les bas quartiers, il y aura bien quelques homophobes, je vais me défouler un peu.
- Je t'interdis de faire ça. Kurt, tu ne bouges pas d'ici.
- Je ne peux pas Quinn, okay ?! Je ne peux pas rester comme ça, alors que Blaine a dû endurer tout ça, sans personne pour l'aider, sans personne à qui se raccrocher…
- Et si tu reviens couvert de sang, tu crois que ça aidera Blaine ? Fit remarquer Quinn.
- Nan, mais ça me défoulera, coupa Kurt.
- Si, en apprenant pour certaines choses à ton sujet, Blaine avait été faire la même chose que toi et était revenu chez toi en gémissant de douleur, comment tu aurais réagi, Kurt ?
Il y eut un silence, puis le châtain grogna finalement.
- D'accord. Ça n'aide pas.
- Bien, tu fais des progrès ! Se moqua Quinn. Où es-tu ?
- Dans une rue. Je te donne le nom, si tu veux.
- Ouais, dépêche.
Quelques minutes plus tard, la jeune fille rejoignait Kurt, qui tapait son pied contre un mur, les mains dans les poches. Tristement, Quinn l'observa un peu. Il y avait toujours eu beaucoup de colère en Kurt, depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvenait. C'était, Quinn supposait, toutes les injustices et les problèmes qu'il avait subis qui se répercutaient ainsi.
- Kurt, fit-elle doucement.
Le garçon se retourna, et son visage s'éclaira légèrement quand il la vit. Quinn ressentait à chaque fois un sentiment de fierté et la sensation d'être spéciale quand il la regardait, car il ne posait pas le même regard sur elle que sur la plupart des autres.
- Quinn, répliqua-t-il. Quand vas-tu cesser de t'inquiéter pour moi ? Rigola-t-il légèrement.
- Quand tu arrêteras de faire des choses immatures et irresponsables, le gronda l'ancienne blonde.
Cela fit rire le châtain, et Quinn continua.
- Va le voir. Va chez lui, ou prends le pour aller chez toi, et parlez. Ou couchez puis parlez, faites comme vous le sentez, mais ça ne sert à rien de tout garder en toi Kurt. Si ça te met dans un état comme ça, il faut lui parler.
Kurt soupira, puis se passa une main dans les cheveux avant de déclarer.
- Je passerais chez lui ce soir. En attendant, que dirais-tu qu'on fasse des trucs ?
- Quoi comme trucs ?
Le garçon lui lança un regard suggestif, et Quinn éclata de rire avant de lui donner une petite tape sur l'épaule.
- T'es bête.
- Moins bêtement, on va marcher un peu ? C'est bête aussi comme activité remarque, mais…
- Ouais. Ça nous changera les idées.
Les deux partirent donc, restant envers et malgré tout Kurt Hummel et Quinn Fabray, les inséparables.
La fenêtre de Blaine était fermée et sans lumière, alors Kurt dut se résoudre à sonner. Il prépara aussitôt son sourire insolent, et remit sans peine sa carapace. Ce fut Sophia qui ouvrit. Elle fit un petit sourire en le voyant, qui déstabilisa le garçon.
- Tu cherches Blaine, Kurt ?
- Je ne vois pas pour pourquoi d'autre je serais là. Sans vouloir vous vexer, c'est lui qui a le plus beau cul de la maison.
Sophia sembla hésiter entre rire et soupirer, puis finit par simplement lui sourire d'un air amusé.
- Si, je suis très blessée, rétorqua-t-elle avec un petit sourire moqueur.
Le châtain haussa un sourcil, amusé, et Sophia l'invita à entrer. John était visiblement absent.
- Blaine est chez Santana. Il avait l'air assez agité quand il est parti, alors fait attention à lui si tu le vois ce soir.
Kurt hocha distraitement la tête, puis finit par lâcher.
- Qu'est-ce qui ne va pas chez vous, sérieusement ?
Sophia haussa un sourcil, puis répliqua :
- Développe ?
- Je suis un voyou. Le genre de voyou qu'on ne veut pas voir près de chez soi, et encore moins approcher ses enfants. Moi, je couche avec votre fils, il désobéit à cause de moi, alors je ne comprends pas comment vous pouvez être… Comme ça.
- Déjà, tutoies-moi. Ensuite, parce que le petit ami de ma meilleure amie, au lycée, était comme toi. Je le détestais, mais elle me répétait sans arrêt qu'il avait un bon fond. Je ne voulais pas la croire, jusqu'au jour où j'ai vu ce garçon la défendre contre des mecs de sa propre bande, se faisant tabasser juste pour elle. Il est resté dans le coma toute sa vie à cause de ça, jamais elle ne se l'est pardonnée, et moi, depuis, je ne me fis plus simplement aux apparences, même si j'avoue avoir été un peu réticente quand Blaine m'a dit que le garçon qui lui plaisait s'appelait « Kurt Hummel ». Voilà pourquoi. Tu ressembles beaucoup trop à ce à quoi il était pour que je refasse la même erreur. Et si Blaine te fait confiance, je peux très bien le faire aussi. Je l'aime beaucoup, tu sais. Et je vous ai vu, plusieurs fois, quand vous pensez être seuls et que vous êtes doux envers l'autre. Je sais que tu traites bien Blaine, alors je n'ai pas de raison de t'empêcher de le voir.
Surpris, Kurt hocha simplement la tête. Sophia pencha la tête et le regarda curieusement.
- Je me demande toujours comment tu as pu te désinfecter aussi vite et facilement, ce soir là quand je t'ai donné des cotons.
Le regard de Kurt se glaça rapidement, et il fit froidement :
- Tu m'as observé ?
- Oui, fit Sophia. Je n'aurais peut-être pas du, mais tu couches avec mon fils adoptif, alors j'ai disons… Certains droits.
Kurt soupira de lassitude, puis lâcha :
- Cela ne te regarde pas. Je n'aime pas en parler.
- Mais…
- Ne gâche pas la seule image positive d'adulte que j'ai réussi à trouver, fit Kurt, regardant ailleurs.
Etonnée, Sophia ferma la bouche et le regarda, puis lui fit un petit sourire.
- Tu es vraiment maigre. Tu veux un gâteau ?
- On dirait une grand-mère bizarre ! Rigola nerveusement Kurt.
- Eh bien tant pis, mais laisse-moi te dire que je me sens très bien conservée pour une grand-mère ! Plaisanta Sophia.
Le garçon hésita longuement, puis marmonna :
- Juste un, le temps que Blaine rentre.
Sophia ressemblait beaucoup trop à une mère qu'il aurait voulu avoir encore aujourd'hui, et c'était risqué. Il n'avait pas l'intention de perdre son masque.
Sophia parla pas mal et Kurt faisait semblant de s'ennuyer même s'il était assez intéressé par ce qu'elle racontait, jusqu'à ce que Blaine arrive enfin. Ses yeux étaient légèrement rouges, et Kurt fronça les sourcils, inquiet.
Blaine prit rapidement son sac et suivit Kurt dehors, sans parler à Sophia –il appliquait visiblement la phase 2. Le brun refusa d'expliquer ses yeux rouges, et ils discutèrent simplement en allant chez Kurt, qui trouva un mot de Naya précisant qu'elle dormait chez Marley ce soir. Ils échangèrent un regard complice.
Appartement vide était synonyme d'une seule chose dans leurs têtes, et Dieu qu'ils aimaient ça.
- Kurt ? Murmura Blaine.
Les yeux légèrement noirs, Kurt baissa la tête vers lui et haussa un sourcil. En déposant un baiser sur une cicatrice blanche qui parcourait son torse, Blaine continua :
- Comment est-ce que tu as eu ça ?
Il se décidait enfin à lui demander. Les cicatrices de Kurt n'étaient pas des plus voyantes, alors il n'avait pas vraiment été choqué la première fois et cru bon d'attendre avant de l'interroger. A la lueur de souffrance dans les yeux de Kurt, le brun comprit qu'il avait eu raison.
- C'est... C'est rien...
Kurt déglutit, puis se redressa, le regard fuyant. Blaine passa une main sur sa cuisse, le faisant légèrement tressaillir, et murmura :
- S'il te plait... Tu sais que tu peux me le dire...
- Oui je sais Blaine, je le sais putain, marmonna Kurt en serrant la mâchoire. Mais...
- Tu as peur, chuchota Blaine.
Au regard résolument baissé de Kurt, Blaine sut qu'il avait raison. Passant les jambes de Kurt autour de sa taille et enroulant ses propres jambes autour de la taille du châtain, Blaine se pencha et l'embrassa tendrement. Il n'y avait pas besoin de paroles. Le plus grand s'empara finalement de ses joues et lui rendit son baiser. Après quelques secondes, Kurt s'éloigna légèrement haletant.
- ...D'accord.
Un peu tremblant, Kurt s'empara du poignet du brun et l'amena à toucher une des cicatrices.
- C'est... C'était la première qui est resté longtemps, murmura Kurt, les yeux baissés. C'est a ce moment que j'ai commencé à me dire que... Ça devenait du sérieux.
- Qui est-ce qui... Commença Blaine.
- Blaine, réfléchis un peu ! Ma mère est morte, mais j'ai fugué de chez mon père. Tu te demandes vraiment pourquoi ? S'agaça soudainement Kurt en cherchant à se dégager.
- Arrête Kurt ! Cria Blaine.
Le brun se leva pour attraper les épaules de Kurt, le plaquant sur le matelas et l'embrassant passionnément.
- Arrête de créer des barrières... Murmura le plus jeune.
Kurt lui jeta un regard hésitant, puis soupira avant de se redresser et laisser Blaine se pelotonner contre lui.
- Je... Oui, c'était mon père, murmura-t-il faiblement. Ça a duré longtemps. Peut-être près d'un an. Je... J'ai mis du temps à me décider à partir.
Le regard de Kurt était vide, perdu dans des souvenirs qu'il ne voulait pas revivre. Un silence passa, puis il continua, toujours tremblant.
- Il criait tous les soirs avant. Il était totalement soûl chaque soir après la mort de notre mère. Naya avait peur de lui. Elle n'était pas censée avoir peur de lui, n'est-ce-pas ?
- Non, chuchota Blaine.
Kurt fit une légère pause. Apparemment, c'était la première fois qu'il confiait ça. Ça ne devait pas être facile.
- Il... Il traînait avec des hommes pas très fréquentables dans les bars, reprit Kurt, ce qui faisait que soûl, il devenait totalement raciste, méprisant et... Homophobe...
Sa voix se cassa à cet instant et la boule dans sa gorge monta. Il ne pleurait jamais, il n'allait pas le faire pour ces conneries... Mais Blaine serré –tendrement, et… Amoureusem… Non, ce n'était pas possible.- contre lui n'aidait en rien. Il secoua la tête et continua
:
- Il n'avait jamais porté la main sur nous avant, et un jour où il critiquait les gays, j'en ai eu assez. Naya pleurait contre moi, et... J'ai craqué. Je me suis levé, et je lui ai crié que j'étais gay. J'ai fait mon coming-out à 15 ans, et... Quelques secondes après il m'a frappé. Naya était terrifiée, elle a crié mais je lui ai dit de se taire. Il ne fallait pas qu'elle attire l'attention sur elle...
Le châtain était de nouveau complètement tendu et nerveux, et il avait posé une main tremblante sur son ventre. Blaine se rappela de son cauchemar, des semaines plus tôt, lorsqu'il se tenait le ventre d'un air terrifié. Une haine s'empara de lui pour ce personnage affreux. Il eut envie de le chasser dans les bars, et une fois trouvé, de lui infliger ce qu'il avait fait subir à Kurt.
- Blaine, bébé, ça va ? S'inquiéta le plus grand.
Blaine mit quelques secondes à remarquer qu'il tremblait de rage.
- ...Ça va Kurt. Qu'est-ce qui t'a fait fuir ?
- Un soir, il a frappé Naya qui a voulu s'interposer. Moi ça pouvait aller, mais pas elle. Pas Naya. Alors la colère est venue remplacer la peur et j'ai envoyé Naya faire ses valises. On est partis le matin, vers 4 ou 5h, on s'est réfugié en premier lieu dans le lycée puis j'ai trouvé... Un emploi... Et un logement.
- Kurt, ton père est un connard, déclara Blaine, la rage dans sa voix.
- Je sais. Mais l'A.A n'est pas mieux, donc on... Enfin on peut dire qu'on se comprend. Je crois que tu es le seul qui peut... Qui peut comprendre un petit peu.
Le plus jeune esquissa un faible sourire et acquiesça, se pelotonnant contre lui en s'endormant rapidement. Kurt eut un sourire et mince, cette chaleur dans son ventre était... Elle n'était pas désirée, mais... Elle faisait tellement de bien, alors… Ne pouvait-il pas s'abandonner à cette sensation, juste un petit peu ?
