Hey, hey, coucou !
Je veux juste signaler que j'étais à l'heure, mais mon ordi a magnifiquement bugué alors que j'allais enregistrer. Donc voilà, je poste avec un jour de retard, mais j'ai une excuse 3
Bref, cette semaine est importante pour moi parce que à la fin de celle-ci je gagne un an, c'est mon anniversaire ! Donc soyez gentils * clins d'oeils pas discrets *
Bref, les reviews !
ProudOfDarren : Je me disais aussi :3 Merci beaucoup ! Oui, je trouvais que l'autre ne bougeait pas assez :c Héhé, je sais ! La suite est là, merci de ta review ! :D
Miss-Mandragore : Aw. Tu me fais de la peine. :c Le Sebchandler, mon Dieu j'adore ce couple ! Merci, et de rien ! ) Et bien la suite est là, j'espère que ça te plaira ! 3
SheLovesRicurt : Hehe. A.A est une saloperie. Merci de ta review ! :D
Klaine29 : Hey ! Merci beaucoup ! Un Seblander tout court d'ailleurs, j'adore ce couple ! :p Tu verras bien, merci pour ta review !
bbklaine : Woaaahh, merci, tu sais pas à quel point ça me fait plaisir ce genre de commentaire. Je suis contente que tu aimes bien Naya, elle se fait un peu oublier en ce moment, alors c'est super que tu la trouves mignonne D (héhé ils sont les meilleurs) Haha, et bien la suite est là 33 Eh bien, Blaine aura forcément des séquelles, au niveau psychologiques, à cause de son éducation avec l'agence. J'ai essayé de le faire passer au fil des chapitres, Blaine a des séquelles c Merci, merci beaucoup ! J'espère que tu seras là au prochain chapitre !
Bref, tout ça pour dire que ce chapitre est là avec une journée de retard, et souvenez-vous : REVIEW = CADEAU D'ANNIVERSAIRE POUR MOI DE VOTRE PART :33
Blaine ouvrit de grands yeux effarés et se recula jusqu'à heurter Kurt, tout aussi choqué que lui.
Merde, merde, merde...
- Jeune homme, tu nous doit des explications, renchérit John.
- C'est Kurt, il a inventé une « agence » pour expliquer le fait que je me dispute avec vous, c'est trop illogique pour lui... Tenta Blaine.
- Non, Blaine, coupa Kurt. J'ai passé mon enfance à me foutre sur la gueule avec mon père. Tu dois leur dire, je ne peux pas te couvrir.
Blaine foudroya Kurt du regard. Le châtain ignorait qu'Emily était en jeu. Mais maintenant que le mal était fait...
- Blaine, je ne comprends pas... Avoua Sophia.
- Je vais m'en aller, marmonna Kurt en se faufilant, toujours autant mal à l'aise avec Sophia et John.
- Pas question Kurt, tu restes là, coupa John.
Kurt lui lança un regard surpris. Aux yeux de John, il était un petit voyou qui utilisait son fils adoptif pour passer du bon temps avec lui. Ils ne se parlaient jamais. Sans vraiment réfléchir, il retourna aux côtés de Blaine qui avait les yeux dans le vide et prit sa main.
- Blaine, tu dois leur expliquer, maintenant, lui chuchota-t-il.
- L'agence d'adoption où je suis, c'est l'A.A. L'agence Anti-Adoption. Ne m'interrompez pas, s'il vous plait, exigea-t-il alors que Sophia ouvrait la bouche. C'est déjà assez difficile.
Les deux adultes hochèrent la tête et écoutèrent.
- Ils nous obligent à faire semblant de s'attacher, puis être infâme, avant de fuguer. Tout pour dissuader un couple de ne plus adopter, parce que c'est 'horrible' et 'contre-nature' de 'voler l'enfant d'un autre'. Je fais ça depuis mes 8 ans, environ. Elle vole les enfants dans les hôpitaux, c'est... Une sorte de trafic d'enfants comme beaucoup dans le monde, si ça vous aide.
Sophia pleurait à présent. John avait un air très, très énervé sur le visage, presque autant que Kurt quand il l'avait appris. Sophia se précipita pour le serrer dans ses bras, mais Blaine grimaça et la repoussa gentiment.
- Désolé... Je ne… Je ne sais pas faire ça normalement avec des parents, en le pensant vraiment, et je n'ai pas le coeur à jouer la comédie.
Kurt serra un peu plus sa main dans la sienne, et Blaine lui jeta un coup d'oeil. Une hésitation passa dans son regard, puis il lui rendit la pression dans sa paume.
- Kurt, je pourrais te parler s'il te plait ? Fit John.
- Hm... Ouais... Marmonna le châtain.
Il n'aimait pas les hommes adultes. Encore moins les figures paternelles. Mais si c'était lié à Blaine, il pouvait bien faire un effort.
- Kurt, il faut que tu m'en dises un maximum sur les problèmes de Blaine avec son agence. Vous êtes des adolescents, et Blaine ne comprend peut-être pas l'ampleur de ce dans quoi il est embarqué.
Kurt serra la mâchoire. John ignorait de quoi il parlait. Blaine comprenait TRES BIEN.
- Je ne sais pas grand-chose sur l'A.A. Juste que c'est des connards, que Blaine n'a jamais eu de famille à cause d'eux et que théoriquement, il n'existe pas aux yeux de l'Etat. Et avant même de penser à l'adopter définitivement, vous avez du boulot, coupa-t-il en devançant John. Déjà, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose, peut-être un élément de chantage, et Blaine n'a JAMAIS eu de famille. Vous pouvez me croire, il ne s'habituera pas si vite à un autre mode de vie. Pour lui, ça se résume à 'ça n'arrive qu'aux autres' et aux pubs à la télé.
John hocha tristement la tête, puis termina.
- Si tu en sais plus, parle-nous en, entendu ?
- C'est à Blaine de faire ça.
Sur ces paroles, il retourna voir le brun qui était dos à lui, et passa ses bras autour de sa taille avant d'appuyer son menton dans le creux de son épaule, geste que Blaine ponctua d'un petit sourire. Sophia parut comprendre qu'ils voulaient être seuls et s'en alla discrètement.
- Je suis désolé, commença Kurt.
- Désolé de quoi ?
- J'ai incroyablement insisté pour que tu leur dises, mais tu n'en avais sûrement pas envie, et je...
- Merci de m'y avoir poussé.
- Hein ?
Blaine se retourna pour se blottir dans les bras de Kurt, embrassa le bout de son nez et continua.
- Je t'ai entendu parler à John tout à l'heure. Tu as raison. Je n'ai jamais eu de famille, pour moi c'est juste les pubs et Internet qui me font cette image. Il y a un grand vide, là, (Il désigna sa poitrine.) Et si toi il t'a été arraché, moi je ne l'ai jamais eu. Je ne sais pas ce que c'est. A quoi ça ressemble, ou ce qu'on ressent dans les moments heureux en famille. Et ça fait mal.
Kurt l'observa quelques instants, essayant de définir ce qu'était cette chaleur dans son ventre, puis abandonna et posa ses lèvres contre celles du plus petit. Le baiser commença doucement, puis s'intensifia finalement. Kurt poussa légèrement Blaine contre le mur de sa chambre et commença à embrasser son cou.
- Naya est chez…
- Marley, compléta Blaine. On va chez toi ?
Amusé, Kurt hocha la tête, et écrivit un mot rapide pour Sophia disant où ils étaient, avant de sauter sur la branche de l'arbre qui lui servait tellement. Blaine ne prit pas la peine de prendre son téléphone, car selon lui « l'A.A lui pourrissait déjà la vie, elle pouvait bien aller se faire voir ».
Les deux amants montèrent rapidement dans l'appartement, et alors qu'ils passaient à la vitesse vraiment supérieure, les yeux de Blaine vacillèrent, clignèrent, et il sembla prendre conscience de ce qu'il s'était passé. Une famille était au courant. Des adultes.
- Blaine, haleta légèrement Kurt, qu'est-ce que tu as ?
- Rien, rien, c… Continue, balbutia le brun en allant chercher lui-même le préservatif.
- Je ne fais rien si tu es comme ça, fit fermement Kurt en s'asseyant, malgré son excitation importante.
Blaine se mordit la lèvre et le regarda avec des yeux suppliants.
- Je t'en prie je… Ne me fais pas y penser, je veux juste… Oublier…
L'expression de Kurt se radoucit légèrement, et il prit le bouclé pour l'allonger sous lui, attachant ses lèvres à son cou pour marquer sa peau. En même temps, il lui tendit le préservatif pour qu'il s'en occupe lui-même, et descendit ses doigts plus bas, le préparant pour que le plus jeune ne souffre pas trop par la suite.
Dieu savait que Kurt n'avait jamais été aussi doux que maintenant, sauf peut-être pour leur première fois, mais celle-ci était beaucoup plus sauvage et impatiente. Il voulait vraiment que Blaine cesse de s'inquiéter dès que son schéma était menacé, et qu'il s'apaise, au moins ce soir.
Le garçon finit par gémir totalement, oubliant visiblement ses soucis, et se cambra contre les doigts de Kurt. Le plus vieux sourit, content de lui, et l'embrassa doucement pour étouffer le gémissement que Blaine émit légèrement plus tard. Le brun ne devait plus penser à toutes ces choses.
Quelques heures plus tard, alors que Blaine dormait profondément depuis quelques temps, Kurt se réveilla, ses pensées le torturant trop pour qu'il dorme. Pour la première fois depuis longtemps, le châtain s'éloigna, ouvrit la fenêtre et trouva une cigarette dans sa poche de pantalon abandonné à terre, qu'il alluma.
Il tira une première bouffée et souffla dehors, sentant la sensation d'apaisement se répandre dans sa poitrine. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fumé, et Kurt savait très bien que c'était une connerie. Mais en jetant un regard au petit brun allongé sur le canapé-lit sur lequel Kurt dormait depuis bientôt d'un an, roulé en boule dans les couvertures, recroquevillé sur lui-même, le châtain tira une autre bouffée. Il expira doucement dehors, et soupira.
Sa vie s'était améliorée. Il n'était plus dans un gang, avait arrêté de quasiment se prostituer pour cette ordure de Karofsky, il ne faisait plus frapper par son père chaque soir, pouvait enfin payer son loyer sans travailler jusqu'à des heures innommables, mangeait à peu près à sa faim. Il jeta un nouveau regard au bouclé, parfaitement nu, enroulé adorablement dans sa couverture, SA couverture sur SON canapé-lit, et sourit doucement. Depuis l'arrivée de Blaine en fait, sa vie s'était nettement améliorée.
Finissant distraitement la cigarette, il songea au garçon. Cette agence qui lui paraissait irréelle tant sa cruauté était forte, son enfance inexistante, ses souffrances et bien sûr les choses que Kurt ne savait toujours pas. Pourquoi Blaine restait-il avec eux, par exemple. Quel était ce fameux "élément de chantage" ?
Le plus jeune geignit soudainement dans son rêve, et, inquiet qu'il fasse un autre cauchemar, Kurt écrasa la cigarette contre le bord de la fenêtre avant de jeter le mégot et de fermer la fenêtre. Blaine se retourna dans son sommeil et marmonna quelque chose que Kurt ne comprit pas. Il attrapa les draps à coté de lui mais ses doigts se refermèrent sur du vide. Ce fait parut le paniquer un peu plus et ses plaintes augmentèrent rapidement en volume.
- Chut, ehh, Blaine, calme-toi, chuchota hâtivement Kurt en s'approchant du garçon, s'asseyant sur le matelas et enroulant ses jambes autour des siennes, le prenant dans ses bras.
Aussitôt, Blaine s'agrippa à lui comme si sa vie en dépendait, et refusa catégoriquement de le lâcher, serrant fort et marmonnant inlassablement :
- Ne m'abandonne pas, ne m'abandonne pas, ne m'abandonne pas...
Lui caressant simplement les cheveux, Kurt lâchait parfois "Je ne t'abandonnerais pas", si bien que le brun finit par s'apaiser, se rendormant finalement dans ses bras. Kurt l'observa, et la chaleur dans son ventre monta tellement qu'il crut qu'elle allait exploser. Il eut de nouveau envie de dire ces quelques mots, pour se libérer enfin de cette pression, mais se retint. Il ne fallait pas.
Il finit simplement par se rendormir à son tour.
Le lendemain, Blaine s'éveilla doucement, se sentant étrangement apaisé. En souriant, il remarqua qu'il était dans les bras de Kurt, et comprit pourquoi il se sentait si bien.
Evidemment qu'il avait peur de ce que le garçon lui faisait ressentir. Mais Blaine vivait avec une peur constante, alors même si ces sentiments lui avaient toujours été défendus, et bien… Il pouvait toujours en profiter un peu, maintenant qu'il ressentait enfin.
Il admira quelques temps la peau pâle de Kurt, profita simplement du spectacle du garçon couché à côté de lui, et cette vision l'excita assez pour qu'il commence à embrasser doucement son cou, caressant sa cuisse.
Kurt gémit de bonheur, et Blaine sourit contre sa peau, descendant légèrement pour marquer sa clavicule. Sa main remonta doucement, passant sur l'intérieur de sa cuisse, et le châtain gémit plus fortement.
- Dieu, comment as-tu deviné mon réveil préféré ? Marmonna légèrement Kurt en se cambrant légèrement.
- Oh, simple intuition, murmura Blaine en passant ses lèvres un peu partout sur la peau offerte à lui.
Le plus vieux ne répondit pas et se laissa juste réveiller. Ça lui paraissait très bien, se faire réveiller comme ça par Blaine.
Un peu plus tard, il se leva en poussant légèrement Blaine pour qu'il roule plus loin, avant de prendre son boxer et son pantalon.
- Mmmmmh Kurt ? Marmonna Blaine. Qu'est-ce que…
- Je vais travailler bébé, ne t'inquiète pas.
Blaine marmonna et se rendormit, alors que Kurt finissait de se préparer et sortait.
- Kurt, tu arrives tôt ! S'étouffa Sebastian.
- Bah ouais, par habitude désolé, et…
Kurt se bloqua en voyant un petit blond remettant son tee-shirt, les joues rouges.
- Wow, déjà ?! S'exclama-t-il.
- Je suis rapide qu'est-ce que tu crois, railla Sebastian en remettant tranquillement son haut. Et maintenant Chan' connaît le chemin, alors il est venu de lui-même. Les timides sont toujours les plus sales.
Le blond s'empourpra et remit ses lunettes en place, puis sortit hâtivement. Kurt s'approcha de Sebastian.
- Je croyais que tu étais… (Il se racla la gorge.) Que tu avais une attirance pour moi.
- Et alors ? Rétorqua Sebastian. J'essaye de tourner la page, tu sais. Et ce petit m'a plu dès le début, alors… Voilà. Maintenant, comme tu es le premier, tu vas aller livrer les pâtisseries des boulangers, ce sont ceux qui commencent le plus tôt.
Kurt finit par sourire avant d'aller prendre un vélo.
Un bruit d'objet qui tombe fit légèrement sursauter Kurt, et il se retourna alors qu'il se baladait sans but dans la chambre de Blaine, revenu pour son portable et ses cahiers.
- Blaine, ça va ? S'étonna-t-il alors que le bouclé fixait devant lui d'un regard vide.
Le brun ne répondit rien, les mains tremblantes, les yeux vides. Inquiet, Kurt s'approcha de lui.
- Eh, Blaine ?
Il posa une main sur son épaule, et un éclat de terreur passa dans les yeux de Blaine, qui se dégagea violemment.
- Ne… Ne me touchez pas ! Laissez moi tranquille ! Je ne veux plus !
Le vouvoiement indiquait à Kurt que Blaine le prenait pour quelqu'un d'autre, et le petit brun recula précipitamment avant d'ouvrir rapidement la porte et de s'enfuir en courant. Interloqué, Kurt ramassa le portable, et ne vit pas le message, juste le nom du contact. « A.A ». Un éclat de colère le traversa, et il sortit hâtivement, appelant Santana.
- Ouais H…
- Je veux une réunion du groupe. Maintenant. Débrouille-toi mais j'arrive dans quinze minutes.
Il raccrocha et courut pour sortir de la maison, passant devant John et Sophia qui avaient déjà vu Blaine sortir de la même façon quelques secondes auparavant.
Le plus jeune était trop rapide et donc déjà beaucoup trop éloigné pour que Kurt puisse le chercher. Soupirant de frustration, Kurt lut finalement le message.
« Si tu veux la voir, pars. Pars de cette ville, et tu la verras en chair et en os. A toi de décider, maintenant. »
Qui était « elle » ? Quoi qu'il en soit, Blaine était visiblement victime d'un chantage. L'idée que le brun quitte la ville lui noua le ventre, et il secoua machinalement la tête, comme pour dire « non ».
- J'en ai assez. J'en ai assez ! Répéta-t-il, serrant le poing et sentant la colère monter en lui.
Il devait retrouver Blaine. Il ne laisserait pas ces connards de l'A.A l'enlever à lui. Où Blaine aurait pu aller ?
Alors qu'il hésitait de la route à prendre, un hurlement déchirant le fit sursauter, et il reconnut aussitôt la voix de Blaine, alors il se précipita vers la provenance du cri. Son cœur se brisa à la vue du brun lorsque Kurt le retrouva finalement.
Il était tombé à terre, à genoux, et avait enfoui son visage dans ses mains. Son désespoir toucha Kurt au point qu'il sentit sa colère s'apaiser légèrement, remplacée par l'inquiétude.
- Blaine, murmura Kurt en s'approchant du brun.
Le garçon retira son visage de ses mains, la terreur toujours présente dans ses yeux. Kurt comprit rapidement.
- Je ne suis pas un de ces mecs de l'A.A, Blaine. C'est moi, Kurt, chuchota-t-il en s'accroupissant près de lui. Je ne vais rien te faire.
Blaine le considéra quelques temps, ses yeux vides nouant le ventre de Kurt, puis ils s'éclairèrent légèrement.
- K… Kurt ? Hésita Blaine.
Le châtain lâcha un petit « oui », et déposa un baiser doux dans ses cheveux.
- Je suis dés…
- Chut, Blaine, ne t'excuse pas. Il est temps que tu découvres quelque chose. Viens avec moi.
- Alors vous êtes… Un groupe contre l'A.A ? Hésita Blaine.
- C'est à peu près ça, confirma Santana. On est surtout là pour te libérer.
Les yeux de Blaine s'humidifièrent. Personne n'avait jamais fait ça pour lui, et ils étaient vraiment nombreux… Soudain, un petit blond entra dans la pièce en s'excusant de son retard, et Blaine se figea.
- Chandler ?
