Hey hey tout le monde ! JOYEUSES PAAAAAAAQUES :DD

Merci pour les messages d'anniversaire ;3 Et je suis en vacances à partir de maintenant, alors je vais beaucoup écrire et j'ai donc décidé de poster ce chapitre malgré que le prochain ne soit pas terminé.

Brefouiille, les reviews !

ProudOfDarren : Ah oui je suis sadique, tu ne l'avais pas encore compris ? xD Merci, et oui ça avance, il faut qu'ils se bougent un peu quand même x') Pour toi c'était en avance, et merci ! Byye ! :D

Miss-Mandragore : L'explosion.. Oui, pas vraiment.. Sophia et John sont assez surpris de ça, ils n'ont jamais connu ce système, et ne savent pas comment y réagir. Pour moi, ils vont surtout essayer de rémédier au problème rapidement, après une période d'adaptation. Uhh.. Le Sebandler ? x') Wouuuhhh, génial ! :DD Tu verras, on va se débrouiller ;3 Chiffhanger ? * penche la tête * byye !

bbklaine : Haha, mais j'aaaime le suspense ;33 Merci ! J'en parle encore dans ce chapitre d'ailleurs ;D ! Hahahaha queue de poisson wtf ? xD et merci :D Ouais, j'espère aussi pour lui ;3 ! Merci pour tes commentaires :33 !

Klaine29 : Merci ! Ouepp ;pp Oui, s'il réussit à faire son choix ;c La suite est là, merci de ton commentaire ;3

CheesyKitten : Saluut sexy, ouais y'a bien moyen, mais niveau glace j'préfere trop la glace a la mangue-frite #ParfumTropSpécialTmtc Bref bref, kiss kiss ;3 3 La chaudasse pas anonyme

Voilà voilà ! Bonne lecture ! Oh, et pour un certain passage, dans le texte, j'ai décidé de ne pas mettre de traduction, mais je vous conseille de copier et de mettre sur Reverso, si vous en avez le temps ;3 J'ai jugé plus judicieux de ne pas mettre la traduction, car celle-ci est assez.. Importante dans ce que Blaine ressent. Bref, bonne lecture ;3 !


- Chandler ?

Le blond se figea, et il tourna lentement la tête.

- B… Blaine ?

- Je… Je croyais que tu étais mort, murmura Blaine. Wes nous avait dit que tu étais mort.

- C'était un plan pour m'échapper. Wes a fait l'expérience sur moi, et… Ca a marché. Mais vous m'avez tellement manqués…

Sans rien dire, les deux se tombèrent dans les bras, dans un silence respectueux des autres autour. Ils avaient probablement grandi ensembles, et venaient de se retrouver.

- Tu as parlé à Wes ? Demanda Blaine finalement.

- Oui. Justement, il fait parti du plan.

- Quel plan ? Hésita le brun.

- Ne t'affoles pas Bouclettes, intervint Santana, mais on va organiser une rébellion de l'intérieur dans votre agence, pour que tu sois libérer.

Blaine se tendit, et expira difficilement.

- Vous n'avez pas conscience de ce que cela pourrait provoquer comme dégâts.

- Blaine, on est déjà tous foutus de l'intérieur, argumenta Chandler. Tu veux vraiment voir d'autres enfants subir ça ?

Inconsciemment, Blaine secoua négativement la tête.

- Non, bien sûr, mais… J'ai juste… Je ne veux pas que cela devienne pire parce qu'on veut changer les choses.

- Mais vous avez le droit de changer les choses, Blaine, fit doucement Naya. Vous êtes des êtres humains. Ils n'ont pas à vous faire subir ça.

Blaine hésita, puis acquiesça.

- Bon, soupira Kurt en s'asseyant, attirant Blaine sur ses genoux. On a mis ses parents adoptifs au courant, sans faire exprès.

- QUOI ?! S'écria Santana. Vous avez fait quoi ?!

- Calme-toi Lopez, souffla Kurt.

- Ils l'ont bien pris, je trouve, soupira Blaine en s'accrochant tranquillement à son tee-shirt, s'appuyant contre le torse du garçon.

En face d'eux dans le cercle, Marley se pencha vers Naya.

- Tu ne les trouves pas adorables ?

- Si, si, soupira Naya.

- C'est quoi le problème ? S'étonna Marley.

- Partager l'amour de la dernière personne de votre famille, c'est dur, murmura Naya, un peu honteuse.

Marley la regarda bizarrement, puis serra son avant-bras doucement.

- Kurt t'aimera toujours Naya. Tu sais très bien qu'il donnerait sa vie pour toi, arrête de t'en faire.

Naya hocha simplement la tête.


- Kurt ?

- Mh ? Marmonna le plus grand.

- Je...

Blaine expira longuement, visiblement très stressé.

- Eh, Blaine, ça va ? S'inquiéta Kurt.

- Hem... Oh mon Dieu je ne vais pas y arriver, gémit Blaine en enfouissant sa tête entre ses mains. J'ai trop peur.

- Ehh, bébé, calme-toi. Tu n'as pas à avoir peur avec moi, okay ? Le rassura Kurt. Quoi que tu aies à me dire, ce n'est pas grave.

- Laisse-moi le temps, murmura Blaine en tenant son ventre. Attends.

- J'attendrais le temps qu'il faudra, chuchota Kurt. Ne t'inquiète pas.

Nerveusement, Blaine commença à triturer le canapé-lit de Kurt, puis se leva rapidement.

- Je sais mais... Je pensais que j'allais m'en aller rapidement. Techniquement, il reste une semaine à peine avant qu'ils ne viennent me chercher. Mais avec votre histoire de groupe contre l'A.A, je me suis dit que... Je dois être honnête avec toi. Complètement honnête.

Fronçant les sourcils, Kurt acquiesça, attendant la suite. Blaine vint se rasseoir, tendu, et le châtain mit une main rassurante sur sa cuisse, la frottant doucement.

- Je... Oh mon Dieu, okay, je vais simplement... Le dire, et tu dois m'écouter sans rien dire. S'il te plait.

Kurt hocha la tête, l'inquiétude s'installant dans son ventre.

- Je... J'ai une soeur.

Ces quelques mots tombèrent dans le silence de la pièce. Kurt se figea et Blaine continua rapidement.

- Une soeur jumelle. C'est... C'est ça, leur moyen de pression. Elle est ma faiblesse. C'est pour elle que je continue, et ils coupent les appels et messages entre nous, alors c'est dur, très dur. Ça... Ça fait bientôt 5 mois que je ne l'ai pas vue. Si je fais une connerie, ils la puniront, alors je fais toujours ce que j'ai à faire, sans me poser de questions, parce qu'elle est ma raison de vivre. C'est à elle que je m'accroche.

La voix de Blaine se brisa à la fin et il tourna la tête vers Kurt, bloqué.

- Kurt ? Hésita Blaine.

Le silence persista, et Blaine se racla la gorge.

- S'il te plait, tu es la première personne extérieure à l'A.A au courant, je...

- J'essaye de m'empêcher d'exploser, Blaine, murmura Kurt. Je ressens tellement de colère que je ne sais pas quoi en faire, alors en attendant j'essaye de la maîtriser. J'essaye vraiment.

Blaine ouvrit la bouche, et la referma, hésitant.

- Je... Je ne sais pas, je...

- Je vais essayer quelque chose, coupa le châtain.

Il lâcha une grande expiration, puis ferma les yeux.

- Embrasse-moi.

- T-Tu es sur ? Hésita Blaine. C'est de ça dont t...

- Blaine, embrasse-moi, répéta Kurt. Je vais juste essayer de... Je pense que cela peut marcher.

Blaine se mordit la lèvre, puis se pencha légèrement, avant de prendre les joues de Kurt entre ses mains et poser son front contre le sien.

- Blaine... Murmura Kurt. Je ne sais pas si je pourrais contenir ma colère très longtemps...

- Attends encore un peu, le rassura Blaine.

Il sourit finalement puis posa enfin ses lèvres contre les siennes, dans un baiser lent au départ. Kurt soupira fortement, de soulagement mêlé à de la colère refoulée, et agrippa son visage pour approfondir le baiser rapidement.

Cela devint vite désespéré, et Kurt fit basculer Blaine sur le dos, se mettant au-dessus de lui. Ils s'embrassèrent passionnément quelques temps, puis Blaine repoussa doucement Kurt.

- Tout refouler ne t'aidera pas, Kurt, chuchota-t-il, avant de l'embrasser rapidement. Crois-moi.

- J'en reviens pas, haleta Kurt. J'en reviens pas !

Blaine combattit le réflexe de se reculer, et garda une prise sur la main de Kurt.

- Ce n'est pas possible, marmonna Kurt. Elle... Comment elle s'appelle ?

- Emily.

- Raconte-moi la dernière fois où tu l'as vue, exigea rapidement Kurt, serrant sa main nerveusement.

- Eh bien, comme je le disais c'était il y a cinq mois, soupira Blaine. On nous prévoit des journées spéciales, parfois quelques jours, et on peut faire ce qu'on veut, à peu près. Les mois sans se voir peuvent varier selon le comportement, et quand j'ai raté la phase 2 il y a quelques semaines, j'ai manqué de ne pas la voir pendant un an. C'est pour elle que je fais tout ça, seulement pour elle, murmura difficilement Blaine.

Kurt ne répondit pas, et Blaine caressa le dos de sa main avec son pouce doucement.

- Eh, Kurt ?

- Je...

Kurt fronça les sourcils, secoua la tête, comme agacé par l'absurdité de ce qu'il allait dire.

- Et tu sais parler plusieurs langues... ? Hésita Kurt.

Blaine hocha silencieusement la tête.

- Je parle à peu près couramment l'espagnol, l'italien, l'hindi et l'anglais. L'anglais est ma langue d'origine, donc évidemment je la parle bien mieux.

Kurt soupira, et Blaine posa doucement une main sur son torse.

- Tu... Tu es toujours en colère ?

- Blaine, sourit tendrement Kurt, je suis sans arrêt en colère. Elle fait partie de moi. Mais quand je vois ce que ces connards t'ont fait et... Séparer des jumeaux pour gagner de l'argent et les faire travailler, ils n'ont... Ces gens ne devraient pas exister. Alors je suis toujours en colère, mais c'est à toi que tout ça arrive. Pas à moi, alors c'est de toi qu'on s'occupe.

- Mais je veux m'occuper de toi, murmura faiblement Blaine.

Kurt sourit, et sentant la chaleur si caractéristique de celle que provoquait Blaine dans sa poitrine, il se racla la gorge.

- A propos de votre groupe, avec Santana, fit finalement Blaine après quelques minutes de silence confortable, je suis vraiment très fier de vous, quand j'y repense.

Kurt baissa la tête sur lui, collé contre son torse.

- Ah ?

- Vous vous détestez, mais vous avez su faire face à ça. Pour ça, je vous admire réellement, et je suis fier de cet effort.

Kurt l'embrassa dans les cheveux avec un sourire en coin, puis ils finirent par tomber dans un demi-sommeil.

- Eh, Blaine... Commença Kurt.

- Mmmh ?

- Tu peux me parler dans une langue étrangère ? Que j'écoute comment ça fait dans ta bouche.

Le bouclé rigola faiblement, réfléchit quelques instants puis ouvrit finalement la bouche.

- Non sono perfettamente sicuro di ciò che provo per te, tutto ciò che so questo è che non posso piacqui lasciarti, adesso, murmura Blaine.

La respiration de Kurt s'accéléra légèrement, et il se redressa un peu, mal à l'aise.

- Quoi ? S'étonna Blaine.

- C'est tellement sexy, gémit Kurt. Oh... Mon Dieu. Je couche avec un italien.

Blaine ricana et se mit à la hauteur du visage de Kurt, puis continua à murmurer :

- Sei anche sexy, sai. Lo penso dall'inizio. Sei sorprendentemente sexy, bello e... Provo delle cose per te.

Kurt gémit légèrement, élevant ses hanches.

- Ma non comprendi fortunatamente niente a ciò che dico, perché non parli una sola parola italiana, ed io trovo che l'espressione di quello che non mi comprende trovandomi assolutamente sexy magnifico.

Blaine continua de parler contre la peau du cou de Kurt, avant d'y faire un suçon bien visible, provoquant un autre gémissement chez le garçon.

- Putain, jura Kurt.

Il jura plusieurs fois de nouveau, rapidement, puis plaqua l'autre sur le canapé, l'embrassant.

- Merci, murmura Kurt.

- D'être sexy ? Se moqua Blaine sous lui.

- De m'avoir distrait, chuchota Kurt. Je sais que c'est toi qui a souffert le plus mais... Je... Je ne supporte pas que tu aies été aussi torturé par tout ça, je...

- Chut, murmura Blaine.

- Mais... Tenta Kurt.

Blaine plaqua ses lèvres contre celles de Kurt, et Kurt finit par gémir d'impatience avant de se mettre au-dessus de lui.


- Il faut l'admettre maintenant, Kurt.

Le châtain sursauta et leva les yeux vers Naya, qui venait d'entrer dans l'appartement.

- Que... Quand est-ce que tu es arrivée ? Demanda Kurt.

- Assez tôt pour te voir caresser les cheveux de Blaine en souriant, rétorqua Naya. Je t'adore Kurt, je t'aime vraiment, mais tu n'as jamais été comme ça avec un garçon. Jamais.

Kurt détourna les yeux, et la voix de Naya s'adoucit.

- Tu n'as pas de compte à me rendre. Je suis heureuse que tu sois finalement capable de t'ouvrir à quelqu'un comme tu le fais avec Blaine, et que tu puisses ressentir des choses fortes autre que l'amour fraternel. J'avais un peu peur que… Qu'il t'ait trop abîmé, au bout d'un certain temps, lorsque tu ne passais que de plan cul en plan cul.

- Mais… Blaine est un plan cul, tenta Kurt.

- Kurt, rétorqua sévèrement sa petite sœur, pas à moi. Et vas-y, réveille-le et dis-lui ça.

Le garçon maugréa, puis soupira sans fournir de réponses.

- Je te laisse réfléchir à ça, sourit gentiment Naya avant d'aller dans sa chambre.

- C'est qui l'aîné ici ? Râla Kurt.

- Je suis la plus intelligente, ça compense ! Se moqua Naya.

- Tu veux voir si je…

- Kuuurt, geignit Blaine. Vous faites du bruit !

- Pardon sexy, chuchota Kurt.

- Rallonge-toi et on en reparlera, fit autoritairement Blaine.

Kurt rigola et il se rallongea, serrant le bouclé dans ses bras.

Il faudrait peut-être se l'admettre à un moment ou à un autre.


- Tu es toujours autant à l'heure, Kurt, le félicita Sebastian.

Le châtain hocha distraitement la tête, et alla ranger son vélo dans la pièce prévue à cet effet.

- Bonjour, bailla un jeune homme en arrivant dans la pièce centrale en tee-shirt et jogging.

Kurt tourna la tête vers lui alors qu'il organisait ses livraisons, et laissa échapper un petit ricanement. Chandler.

- Oh, Kurt, je ne t'avais pas vu ! Rougit le blond.

- J'aime toujours autant comme ton caractère timide ne va pas avec ton comportement, surtout au lit, se moqua Sebastian.

- Tais-toi un peu toi, le gronda Chandler.

- Roh, ne me boude pas.

- Je le peux très bien, bouda Chandler.

- Non, tu ne peux pas, regarde.

Sebastian attrapa sa taille et l'attira contre lui, embrassant son cou. Le blond rougit et posa ses mains contre celles qui serraient son ventre.

- Et il y a une chambre ici ? Demanda moqueusement Kurt.

- Oui, confirma Chandler. En fait, je loge ici.

- Pourquoi tu habiterais un hôtel froid et vide alors que je peux t'avoir dans mon lit ? Argumenta Sebastian, la voix un peu étouffée à cause des baisers qu'il déposait toujours dans le cou de Chandler.

- Il n'a pas tort, acquiesça Kurt.

- Sur ce, je vais m'habiller normalement, fit Chandler en se dégageant.

Le blond repartit, et Sebastian se tourna vers Kurt.

- Sois honnête pour ce que je vais te demander.

- Hmm ? Marmonna Kurt.

- Tu le connais, n'est-ce pas ?

- Plus ou moins. C'est un ami de Blaine.

- Manquait plus que lui, marmonna le plus vieux.

Kurt le foudroya du regard, et Sebastian roula les yeux.

- Roh, ça va. Ce n'est pas ma question.

- Eh bien pose la ta question, soupira Kurt.

- Où sont les parents de ce gamin ? Fit gravement Sebastian.

Kurt leva la tête vers lui, hésitant.

- Depuis quand tu t'intéresses à ce genre de choses ?

- Depuis que je couche avec Chandler. Alors ?

- Je ne sais pas. Il n'en a pas, soupira Kurt. Et ce n'est pas à moi de te raconter ça. Si tu t'intéresses vraiment à lui, montre lui, et il te confiera peut-être certaines choses, d'accord ?

Sebastian hocha la tête en soupirant, et Kurt se leva.

- Je vais commencer les livraisons.

Il partit alors qu'un autre garçon de la boîte arrivait.


- Okay, souffla difficilement Blaine.

- Courage, murmura Kurt en prenant sa main.

- Blaine, qu'est-ce qu'il y a… ? S'inquiéta Marley.

- Je… Attendez, je dois juste… Me préparer à le redire, marmonna Blaine.

Les autres membres du groupe se turent, et se regardaient entre eux, effrayés. Blaine s'accrochait au tee-shirt de Kurt qui caressait sa cuisse, le réconfortant comme il pouvait.

- J'ai une sœur jumelle, déclara soudainement Blaine dans le silence pesant.

- Il l'a dit, murmura Chandler.

- J'ai une sœur jumelle, et c'est leur moyen de chantage. Elle s'appelle Emily, et si je quitte cette ville, je peux la voir alors que l'on ne s'est pas vus depuis bientôt cinq mois.

Faiblement, Blaine répéta, toujours dans le silence complet :

- J'ai une sœur jumelle.

Le silence s'alourdit, devint pesant, puis Santana se leva et déclara calmement :

- Que ce soit clair entre nous, Blaine. Regarde-moi quand je te dis ça, car je ne te le répéterais pas.

Blaine leva doucement les yeux vers elle, la pièce gardant cette atmosphère presque étouffante.

- Je ne te laisserais partir sous aucun prétexte. Pas pour grappiller une seule journée avec elle, puis travailler et te faire souffrir pour que des êtres inhumains gagnent de l'argent. Tu mérites plus que ça, et ta sœur aussi. Tout le monde t'aime ici, et je suis sûre que tout le monde est d'accord avec moi.

Tout le monde hocha la tête, et Blaine ouvrit la bouche pour parler, mais Santana le coupa :

- Je n'ai pas fini. Quand je disais que je voulais faire une rébellion, je ne rigolais pas. J'en suis encore d'avantage sûre quand je regarde ce qu'ils t'ont fait. Je n'imagine même pas la moitié des séquelles de l'éducation que tu as reçue a provoqué. Alors à partir de maintenant, on va accélérer, on va encore plus travailler sur cette agence, car je veux la couler de l'intérieur, oh –elle esquissa un sourire cruel-, je vais la faire tomber dans la faillite et je veux libérer ces enfants et adolescents. Je veux que les gens en parlent dans la rue avec de grands gestes indignés, et surtout, par-dessus tout ça, je veux te sauver Blaine, et nous sommes tous là pour ça. Alors tu ne rentreras pas pour partir dans je ne sais quel pays isolé, car tu as une armée derrière toi. Petite certes, mais une armée tout de même.

Le brun avait baissé la tête, pliant et desserrant ses doigts nerveusement. Quand Santana eut fini, il leva la tête, les yeux prêts à déborder.

- Personne n'a jamais fait ça pour moi, fit-il faiblement. Personne. Je… Je me sens vraiment bizarre par rapport à tout ça, mais de la bonne façon. Je crois. Et… Merci. Merci à vous tous.

Il balaya son regard dans la pièce, et son ventre se noua. Tout le monde lui souriait, et Kurt le regardait de cette façon qui, à peu près tout le temps, faisait s'envoler les papillons dans son ventre.

Il finit par sourire doucement, et n'ajouta rien de plus, car la simple présence de ces gens qu'il pouvait enfin considérer comme ses amis lui suffisait.


- Et tu n'as pas peur de croiser ton ex-patron ? Fit craintivement Blaine.

- Dave ? S'étonna Kurt. Non. Et de toute façon, je ne travaille plus pour lui, je peux très bien me battre contre lui sans que cela me retombe dessus.

- Accélère quand même, soupira Blaine.

- Tu aurais peur des quartiers, sexy ? Se moqua Kurt.

Les doigts entremêlés, Kurt et Blaine marchaient rapidement, rentrant chez Kurt après avoir été en ville. Blaine tourna la tête vers Kurt, et rigola amèrement.

- Moi, avoir peur de quartiers ? Tu parles à quelqu'un qui a vécu à deux pas d'un bidonville en Inde, bébé, rétorqua Blaine. Et si tu veux que je te cite tous les endroits qui craignent et dans lesquels j'ai du me débrouiller, on n'a pas fini. Les petits délinquants de Lima, en Ohio, ne me font absolument pas peur. Ce sont des plaisantins à côté de ce que j'ai vu.

Le regard songeur, Blaine avançait, et sous les yeux attentifs de Kurt, décrivit certaines choses.

- J'ai vu des mecs se faire tuer pour une broutille en Inde, un règlement de comptes dans une ruelle d'Italie, des bagarres si violentes que le mec se relevait à peine à la fin, ou mourait parfois de ses blessures, de la violence à tous les coins de rues dans certains quartiers de New York… J'ai grandi là-dedans aussi, car si ceux qui adoptent sont normalement des gens en bonne condition sociale et psychologique, l'A.A ne se préoccupe pas toujours de ça. Et puis je traînais souvent dans ses quartiers, car il faut avouer que je n'aimais pas être avec les autres enfants coincés, n'ayant aucune éducation, rigola Blaine.

Kurt soupira, le rapprochant de lui, et l'embrassa rapidement près des lèvres.

- Ce de quoi j'ai peur, continua Blaine, c'est que ton ex-patron m'a l'air d'un connard amoureux. Et Dieu que les sentiments peuvent faire faire des choses irréfléchies, violentes et horribles. Alors un patron de gang comme ça, ça ne me rassure pas.

Heureusement, ils arrivaient, et entrèrent rapidement dans l'appartement petit et froid de Kurt. Naya était là.

- Je dois aller chez Marley ? Demanda la petite d'une voix lasse.

- O… Commença Kurt.

- Non, coupa Blaine. Ce soir tu ne vas pas chez Marley.

Le frère et la sœur le regardèrent, étonnés.

- Kurt, tu as un lecteur DVD, non ? Demanda Blaine.

- Oui, avec l'argent du boulot de Seb', il est nouveau, fit Kurt. Pourquoi ?

Fièrement, Blaine sortit « Le Roi Lion » de son sac noir, et le tendit à Kurt.

- Allez, mets-le ! Le pressa Blaine.

- J'ai du voir ce DVD au moins cent fois, ria légèrement Kurt.

- Je connais seulement de réputation, marmonna Blaine.

- Mets ce DVD, Kurt, fit d'autorité Naya, s'asseyant sur le canapé qui servait de lit à Kurt. Il faut sauver la culture de Blaine.

« - C'est déjà foutu.

- Qui n'a jamais vu ce film, sérieusement ?

- Bah… Blaine.

- Non, mais lui ne compte pas, il est inférieur.

- C'est toi qui es inférieur !

- Ohhh, Blainey s'énerve !

- Ne m'appelle pas comme ça.

- Je suis la représentation de ta sœur, je te rappelle.

- Non. Toi, tu sers simplement à rien.

- Et moi ?

- Toi, tu es un pingouin. J'ajoute quelque chose ?

- Non.

- Non.

- Bien. »

Pour une fois que ses petites voix obéissaient ! Trouver une parade à leurs critiques étaient peut-être une façon de les éradiquer ?

« - Ne rêve pas. On ne se barrera pas comme ça.

- Je me disais aussi… »

Kurt, lui, observait surtout Blaine. Enfin, il regardait Naya et Blaine à la base, puis son attention s'était fixée sur Blaine. Les expressions de son visage étaient celles d'un enfant, et il réagissait de la même façon que Kurt lorsqu'il avait vu pour la première fois le dessin animé. Il était décidément adorable.

Quand le moment le plus triste du film arriva, il enfouit sa tête dans le creux de l'épaule de Kurt, pestant contre l'injustice et contre la cruauté de Scar. Le châtain rigola et caressa ses cheveux, avant de réfléchir.

Des mots se baladaient dans sa tête depuis quelques temps, mais il les enfouissait au fond, refusait de les entendre. Il n'était pas prêt, au début. Plongé dans les ennuis jusqu'au cou, ne marchant qu'avec des plans culs…

En fixant Blaine, ses yeux absorbés par l'histoire du film, son corps parfait et sa bouche déformée par une légère moue lors de certains passages, les mots devinrent enfin clairs, si clairs que Kurt dût se retenir de les exprimer naturellement.

« Je l'aime. »