Note de l'auteur : Avant dernier chapitre... Un peu plus court que les précédents mais je ne pouvais pas faire autrement ^^. Merci à mes confrères et consœurs auteurs pour leur MP ainsi que leur appréciation de mon travail. Certains d'entres eux se font vraiment désirer pour la suite de leur story ^^. Alors soit, me voilà à genoux quémandant la suite des histoires de certains auteurs anglophones (Wrong choice de fortunelestion, feel the beat de RicchanxMio et I will possess your heart de Make it hurt pour ne citer qu'eux) mais aussi de certains auteurs français ( psycheforeros, je prend n'importe quelle suite de tes story en cours ^^ et shelovesgirls avec une petite préférence pour naître de nouveau mais encore une fois je prendrais ce que tu pourras nous offrir). Je remercie noicz pour son avis. Pour les avis de lecteurs, je remercie le suivi quotidien de Firalsia, de pikapika et d'Anna et des autres guest dont je ne connais pas le pseudo. Sur ce, place au chapitre 7 : Rencontre avec les Kruger


Le 14 mars

Dire que je n'étais pas à mon aise était un euphémisme. J'étais assise dans un salon avec Monsieur et Madame Kruger en face de moi. La seule chose qui me rassurait, était la présence de Natsuki à mes côtés. Monsieur Kruger me regardait avec un air froid et sombre alors que Madame Kruger se contentait de me sourire légèrement. Une mouche aurait pu être entendue face au silence oppressant qui régnait en ces lieux. J'essayais de me concentrer sur ma respiration pour ne pas paraître nerveuse. Monsieur Kruger prit la parole ce qui me fit sursauter. S'ensuit ce qui ressemblait fortement à un interrogatoire. Celui-ci incluait tout de mes parents à mon avenir professionnel. Pendant tout ce temps, je sentais le regard de Natsuki ne cessant de me fixer. Sentant ma peur, elle m'avait délicatement prit la main et essaya de me montrer son soutien en ne la lâchant pas. Son soutien était nécessaire pour que je ne m'enfuie pas au courant de cette situation. Monsieur Kruger se leva d'un coup et murmura un « Bien ! Allons dîner ». Madame Kruger le suivit nous laissant seules Natsuki et moi. Elle fixa le départ de ses parents et m'embrassa délicatement. Elle avait un sourire jusqu'aux oreilles ce qui me laissa perplexe. L'explication me fit sourire « Mon père t'aurait déjà mise à la porte s'il ne t'apprécierait pas ». Elle m'embrassa d'une façon plus désireuse et je ne pouvais lui refuser. Cela me permettait d'évacuer une partie de mon stress. Une voix masculine nous arrêta dans notre baiser, me faisant rougir par la même occasion. Natsuki se leva et me tendit la main pour que j'imite son geste. En passant devant Monsieur Kruger, je ne pouvais m'empêcher de voir un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.

Le 14 mars

Mon père avait tenté d'intimider ma douce. Il agissait de la même façon lorsqu'il traitait une affaire. Shizuru avait donné des réponses claires et simples malgré un sentiment de mal-être. L'embrasser me permettait de me sentir entière. Dommage que mon père est arrivé car elle ne m'avait jamais rendu mes baisers avec autant d'envie et de besoin. Nous avons pris place à table. Ma mère discuta pendant tout le repas avec Shizuru. Contrairement à mon père, elle utilisait la douceur pour percer les secrets des personnes. Shizuru n'avait donc pas fait exception à la règle. Il était tard lorsque le dîner avait pris fin. La proposition de mon père m'a laissé sans voix « Vous pouvez séjourner ici si vous le souhaitiez ». J'avais donc regardé avec des yeux plein d'espoir mon amour pour qu'elle accepte cette proposition. Elle refusa, prétextant ne pas vouloir déranger. Je savais que la vérité était autre. Elle avait juste peur de mon père et était mal à l'aise en sa présence. Soit dit en passant, il avait cet effet-là sur pas mal de monde ... Je lui avais donc murmuré à l'oreille une proposition sous le regard surpris de mes parents. Elle rougit légèrement mais revint sur sa décision. Je m'empressais de lui prendre la main mais la phrase de ma mère m'acheva sur le coup.

Le 14 mars

Madame Kruger semblait être de nature curieuse. Sa douceur et sa gentillesse me mettaient en confiance. Je sais que son but était de me faire révéler l'ensemble de mes secrets mais je n'avais rien à cacher, pas à Natsuki en tout cas. Elle semblait heureuse des différentes réponses que je lui donnais. Elle m'avait remercié d'avoir discipliné sa fille sur quoi un léger grognement se fit entendre. Je voulais repartir chez moi malgré la proposition soudaine de son père. Mais au final j'avais cédé à sa requête. Natsuki avait trouvé les mots justes pour me faire rester « C'est à moi de te demander de rester comme quand tu me l'as demandé la première fois que je t'ai embrassée ».

Le 14 mars

Je n'avais pas prévu que Shizuru serait dans une chambre autre que la mienne. Ma mère lui avait proposé la chambre juste en face de moi ce qui était plus qu'une torture à mes yeux. Je n'arrivais pas à dormir rien qu'à la savoir à trois mètres de mon lit me donner certaines envies. Je n'avais pas des envies perverses à son égard mais voulais juste la sentir contre moi. Mes parents et leur sens de la tradition ! Ne pas dormir dans un lit avec une autre personne avant tout engagement marital. Si seulement ils savaient que j'avais perdu ma virginité avec un homme lors d'un congrès à Viennes … Que j'avais fait l'amour à plusieurs femmes suite à ce désastre. Je crois que j'enterrerais mon père avant même d'avoir fini ma révélation. C'était totalement absurde de dormir dans deux lits séparés alors que nous sommes un couple. Ne pas avoir de rapports sexuels je pouvais le comprendre mais la prendre et la serrer dans mes bras, je ne pouvais pas. C'était au-dessus de mes forces. C'est sûrement pour cela que j'avais fait valser mes couvertures et m'était dirigée vers la chambre où reposait ma belle.

Le 14 mars

Je n'arrivais pas à dormir. Peut-être était-ce dû au fait que je n'étais pas chez moi. Ou peut-être au fait que Natsuki ne soit pas contre moi comme je l'aurais voulu. Sa mère avait été claire « Nous allons faire préparer la chambre d'ami pour que vous puissiez y prendre place ». Je pense qu'elle cherchait à couvrir ses arrières ou cherchait à me tester. Je devais leur montrer que je ne voulais pas du sexe avec leur fille, enfin pas tout de suite en tout cas. Il fallait qu'ils comprennent que je ne cherchais pas un moyen de pression sur elle. J'allais donc m'installer plus confortablement pour dormir quand j'entendis frapper à la porte. Natsuki se trouvait devant moi, me demandant si elle pouvait se joindre à moi. J'aurais aimé lui dire oui et la serrer contre moi. A la place j'ai secoué la tête. A voir sa mine déconfite, la réponse n'était pas celle qu'elle voulait. Je l'ai embrassé pour la rassurer puis ai refermé la porte doucement.

Le 15 mars

Elle m'avait dit non. Juste un bisou et rien ! Par Kami, je n'y croyais vraiment pas. J'étais plus que frustrée quand je m'étais écrasée dans mon lit. Seule ! Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. Le matin, j'étais d'une humeur massacrante et à la question de ma mère « Comment a été votre nuit ? », je n'avais pas pu faire comme si tout allait bien. J'ai répondu froidement ne pouvant masquer ma frustration et ma colère « Mauvaise grâce à vous ! ». Ma mère avait été choquée par ma réponse aussi froide mais je lui en voulais vraiment beaucoup. Et à mon père aussi d'ailleurs. Fort heureusement Shizuru arriva juste après mon explosion. Voulant rentrer chez elle, je m'empressais de lui proposer de la raccompagner.

Le 15 mars

J'avais senti un vent glacial m'envelopper lorsque j'avais passé la porte de la cuisine. Natsuki fixait durement sa mère qui avait, semble-t-il, été choquée pour quelque chose. J'avais décidé de me pas m'attarder face au changement soudain d'atmosphère. Le trajet s'était fait dans le silence. Natsuki semblait en colère. Arrivée chez moi, je lui avais caressé la main, quémandant un contact. N'ayant pas de réaction, je décidais de sortir de sa voiture. Elle m'avait suivie et entra chez moi sans un mot. Elle me prit la main et m'amena directement dans ma chambre. Je m'étais retrouvée allongée, Natsuki au-dessus. Elle plaça sa tête dans mon cou et murmura doucement l'explication de ces gestes « Voilà ce que j'aurais aimé hier soir ». J'allais lui demander une explication plus poussée mais un souffle régulier sur mon cou me fit comprendre que ma Natsuki dormait profondément. Ne pouvant pas sortir de l'étreinte, je m'étais moi-aussi retrouvée dans les bras de Morphée.

Le 15 mars

Durant tout le trajet, j'essayais de faire sortir cette frustration mais en vain. Son contact doux me rappela ma nécessité de la sentir contre moi. Je n'avais pas réfléchi lorsque je l'avais allongée et m'était écrasée, littéralement parlant, sur elle. J'avais besoin de cette femme et en me plaçant délicatement contre elle, je me rendis compte que j'avais également besoin de sommeil.