Heyyy heyy coucou ! Je tiens à faire remarquer que je suis à l'heure malgré ma semaine de vacances ! * attends les applaudissements debout toute seule * Bon, on approche malheureusement de la fin, plus que deux chapitres, éventuellement un troisième. J'ai déjà quelques projets de fictions et/ou écrits à suivre, et je serais très heureuse si vous m'accompagnez dans une autre aventure mais bref, nous n'y sommes pas encore.

Les reviews !

ProudOfDarren : Ehhh ne me déteste pas :c Aw, oui, je sais, je suis désolée :c Hehe merciii ! On est toutes l'infirmière * hoche la tête * Merci et bonnes vacances à toi aussi ! Merci de ta review !

bbklaine : Ehhhh c'est méchant ça, et de toute façon tu n'as qu'à lire la suite pour savoir s'il meurt, donc tu dois me lire, banane * rigole * (aw) Haha Kurt le sauveur sexy ouep, mais Kurt est sexy touuut le temps au pire xD Aww j'ai tout le temps envie de serrer Blaine dans mes bras moi *-* Hahahaa l'homme cochon, je m'en remets pas xD Sarah, bien, tu suis bien x') Ouep ! Les voix vont bientôt disparaître, malheureusement :c hahaha, okay xD Mercii ! Oui, les MFTP sont assez horribles, j'ai conscience d'être plutôt sadique x') Pour savoir comment la famille de Blaine était, je te conseille mon OS « Deux vies » posté sur la vie de Klaine, c'est raconté. Mais autrement, ce sera bientôt raconté ) Merci beaucoup ! Hahha DIOR, J'ADORE #EnfantDeLaTéléOuiOui. La suite est lààà !

Klaine123 : Ouuuep Haha, t'inquiète, ce sera une fin heureuse 3

Miss-Mandragore (Les 2 messages, haha) : JE SAIIIS. Tu verras, c'est dans le chapiitre ! Ouep, superkurtie, hahaa xD Oui, la révolte avance bien ! Blaine tiendra, t'en fais pas ) Ouais ! P.S : Ce sujet était vraiment une horreur… Et tu as eu une mention ou un truc du genre, ou non ? Merci pour la review !


« - Police, personne ne bouge ! »

Le bruit de la lame tintant dans sa collision avec le sol froid, les cris des hommes, les menaces proliférées, les tentatives de résistance et les brefs combats rapidement gagnés par la police.

Jeff n'entendit de tout ça qu'un bruit sourd et lointain. Il sentait la douleur pulser dans son ventre pour se répandre partout, jusqu'à son cerveau qui envoyait des signaux d'alertes, « À l'aide, je perds du sang, à l'aide ! », dans tout son corps (stupide cerveau, c'était déjà plutôt évident). Sa respiration se fit rapidement erratique, sa vue se brouilla. La douleur était tellement insistante et mordante qu'il avait juste envie de fermer les yeux et de laisser quelqu'un d'autre se débrouiller avec ça. Le problème était que celui qui avait reçu le coup de couteau, c'était lui.

« - Un blessé ! Il y a un blessé ! »

« - Que quelqu'un apporte une civière ! Vite ! »

- Nick… Gémit faiblement Jeff. Je veux Nick…

- Courage petit. On va te soigner.

- Juste Nick, murmura Jeff avant de fermer les yeux.


- Oh, douze heures de sommeil ? Jeff, tu as fait bien mieux que ça dans tes grandes « grasses matinées ». Tu faiblis.

Le blond papillonna difficilement des yeux et tomba sur un brun. Tout était flou et définitivement trop lumineux pour que Jeff se réveille tranquillement. Il cligna des yeux plusieurs fois encore, comme pour faire la mise au point, et réussit à comprendre que merde, c'était Nick !

- N… Nick ?!

- J… Jeff ?! L'imita moqueusement le brun. Mais oui, c'est moi, et pas un ange. Tu n'es pas mort, heureusement.

- Le paradis ne serait rien sans un ange comme toi, marmonna Jeff.

- Tu redeviens le Jeff niais et un peu idéaliste que je connais, sourit Nick. Que j'aime, se corrigea-t-il.

Jeff sourit, et leva la main pour que le brun la prenne dans la sienne. Celui-ci ne se fit pas prier, et colla son front contre leurs mains jointes. Il inspira longuement, les yeux fermés.

- Merde Jeff, j'ai cru que… qu'ils t'avaient… Qu'ils t'avaient t… tué…

A ce mot, Nick se mit à trembler, et Jeff sentit sa main s'humidifier un peu. Le brun pleurait.

- Et je suis t… tellement désolé. Je suis… Je les ai laissé te faire du mal. J'aurais pu éviter ça.

- Merci de ne pas l'avoir fait, murmura Jeff. Jamais je ne me serais pardonné que l'on abandonne à cause de moi, si près du but.

- Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir quelqu'un d'aussi parfait que toi… ?

- Je me le demande tous les jours, plaisanta Jeff pour détendre l'atmosphère.

Nick rigola faiblement, puis se redressa en s'essuyant les yeux de sa main libre. Il se pencha pour déposer un baiser sur la joue de Jeff, puis laissa l'infirmière qui arrivait s'occuper des examens du blond.

Il avait pris un avion avec un des pass que leur donnait l'A.A encore récemment (pour une fois qu'ils faisaient quelque chose de positif, eux…) dès que la police l'avait contacté grâce au portable de Jeff –il était son dernier numéro appelé, le numéro à appeler en cas d'urgence et apparemment, Jeff l'avait exigé avant de sombrer dans l'inconscience. Ce détail avait renforcé l'amour de Nick encore un peu plus. Dieu, qu'il aimait ce garçon.

Nick sourit enfin vraiment, car maintenant que l'agence était en train de s'effondrer, même si leur avenir était incertain, leurs séquelles immenses et les ennuis absolument pas terminés, il pourrait être avec Jeff autant qu'il le voudrait et n'aurait plus à briser des familles pour ça.


La pluie dégringolait sur le bitume, les fleurs à la fenêtre et les cheveux des deux policiers à la porte. Un coup frappé contre le bois résonna, puis deux, dans le relatif silence de la petite rue Wallaby Street.

Un homme ouvrit, et son regard se fixa sur les badges qu'on lui présentait. Agents Johnson et Lohann.

- Nous sommes là pour David, informa l'agent Lohann.

L'homme parut comprendre : une étincelle s'alluma dans ses yeux, puis il se retourna et cria avec énergie « David ! ».

Les trois adultes entendirent des escaliers descendus à la hâte, puis un jeune homme sortit sur le perron.

- Nous sommes venus te ramener avec nous, expliqua l'agent Johnson. Tu pourras retourner avec ta récente famille d'adoption ensuite, si tu le désires, mais tout d'abord, on va rassembler tous les enfants et adolescents de ton agence ensemble, chercher vos véritables parents, vous trouver un foyer… Mais le plus important, vous mettre tous en sécurité, sous notre protection.

- On a réussi ? Murmura David. On a vraiment réussi ? Plus de hurlements ? Plus de menaces ? Plus de pression ? Plus d'agence ?

- Vous avez réussi, sourit Lohann. Nous sommes en train de récupérer les enfants. Le combat est terminé pour vous, nous prenons la relève pour démanteler ce réseau.

Le garçon sortit sous la pluie, incapable de réaliser que toute sa vie, toute la vie qu'il avait connu depuis ses premiers jours, n'était plus d'actualité, que tout avait changé. Qu'ils avaient réussi. La pluie s'intensifia, mais c'était une pluie chaude, le temps était lourd. Un orage se préparait. David inspira cet air tellement particulier, l'air d'avant l'explosion, puis exprima enfin à voix haute :

- On a réussi.

Un premier éclair zébra le ciel, et David hurla, un grand sourire aux lèvres, se sentant libéré d'un poids énorme, comme s'il pouvait à présent marcher la tête haute.

- ON A RÉUSSI !


- Vous allez me ramener dans l'agence ? Fit tristement une petite voix.

- Non, sourit le policier. Nous allons te ramener avec tes amis de l'agence, mais personne ne vous obligera à faire des choses que vous ne voulez pas.

Les yeux de la petite s'éclairèrent, et elle fronça aussitôt les sourcils. Elle se mordit la lèvre, et serra les poings.

- Qu'est-ce que tu as, chérie ? S'inquiéta la jeune femme au-dessus d'elle.

- Ressentir est mauvais, récita la petite comme une leçon apprise par cœur, ancrée dans sa tête. Je ne dois pas. Alors je m'en empêche.

Un des policiers s'agenouilla et prit le menton de la petite blonde entre ses doigts pour l'obliger à la regarder.

- Justement, tu ne seras plus forcée à faire ça. Tu as le droit de ressentir des choses, maintenant. Tu peux t'autoriser à être heureuse.

- Vrai de vrai ?

- Vrai de vrai, assura le policier.

Un sourire timide s'étendit sur le visage de la blonde, puis elle finit par sauter dans les bras du policier :

- Merci, merci, merci tellement !

Elle commença rapidement à pleurer, et enfouit son visage dans l'épaule de l'homme en s'excusant sans arrêt, submergée.

- Quel genre de monstres font subir ça à des enfants… ? Murmura la femme.

- Des monstres qui se retrouveront en prison rapidement, assura le policier en caressant le dos de la petite doucement. Maintenant madame, monsieur, j'aurais besoin de sa valise. Elle gardera contact avec vous, et si… Si on ne retrouve pas ses parents biologiques, murmura-t-il, vous serez tous désignés.

La femme hocha la tête, puis alla chercher les affaires de l'enfant qui hoquetait dans les bras du policier. Le mari eut la bonne idée d'aller chercher une glace et de lui offrir en la nommant « La glace de la Libération », et la petite l'accepta avec un grand sourire. Les sanglots furent remplacés par des rires aux éclats alors que le policier et l'homme lui racontaient des histoires drôles.


- Ils sont tous libérés ! La police est en train de les libérer, tu te rends compte ?! Seb, ce sont… Ce sont comme mes frères, mes sœurs, j'ai grandi avec eux et… Et maintenant ils vont enfin être libres !

- C'est génial, Chan'.

Le blond fronça les sourcils et essaya de croiser le regard de Sebastian, qui l'évita. Soupirant, il le poussa sur le lit dans la chambre de Seb, puis s'assit sur ses genoux, prenant son visage entre ses mains.

- Regarde-moi, Sebastian.

Le plus vieux leva furtivement les yeux vers Chandler, puis détourna de nouveau le regard.

- Je t'ai regardé, t'es content ?

Chandler souffla, puis sans prévenir, embrassa l'autre. Après un temps d'hésitation, Sebastian répondit au baiser, entourant la taille de Chandler pour le rapprocher de lui. Le blond finit par s'éloigner légèrement, puis murmura contre les lèvres de l'autre :

- Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

- Tu n'as rien fait, marmonna Seb.

- Alors qu'est-ce qu'il y a ?

- Y'a rien.

Les mains du plus jeune passèrent sous sa chemise et Chandler murmura :

- S'il te plait ?

- Tu te sers vraiment de mes envies pour avoir ce que tu veux ? Hallucina Sebastian.

Chandler eut un sourire moqueur, et ses lèvres descendirent dans son cou.

- J'ai l'impression que cette méthode marche plutôt bien avec toi, alors oui. Et je ne te cache pas que cette technique est assez sympa pour moi aussi…

- Tu es… Hm…

Chandler commença à se frotter lentement contre Sebastian alors que ses lèvres continuaient leur occupation dans son cou. Le châtain balbutia et s'éclaircit la gorge pour se donner de la contenance, mais ses mains allèrent quasiment d'elles-mêmes sous le tee-shirt du plus petit, passant dans son dos.

- Tu vas repartir avec tes amis de l'A.A.

Chandler se figea, et Sebastian inspira un peu nerveusement. Il avait tout sauf l'habitude d'exprimer à quelqu'un qu'il allait lui manquer, ou qu'il ne voulait pas son départ.

- C'est ça, le problème ? Chuchota Chandler dans son cou.

Sebastian hocha silencieusement la tête, puis fronça les sourcils en sentant le sourire de Chandler contre sa peau.

- Et tu as mis tout ce temps à me le dire… Murmura Chandler en remontant à la hauteur de son visage. Dieu, Seb, je ne pars pas…

Le blond l'embrassa doucement, puis murmura contre ses lèvres :

- D'accord, peut-être une semaine pour leur dire que finalement, oh, je ne suis pas mort, mais on retournera tous dans des familles ou s'ils peuvent retrouver nos parents, dans notre famille biologique. Et comme je suis presque majeur, je n'irais pas dans une famille d'adoption.

- Mais s'ils retrouvent tes parents biologiques, tu partiras, on revient au départ.

Chandler s'éloigna, détournant le regard :

- Mes… Mes parents sont morts. On m'a enlevé dans un orphelinat, j'étais un des rares à être enlevé comme ça. Soit ils m'ont volontairement abandonné… Soit ils sont morts.

Sebastian entrouvrit la bouche, choqué. Chandler ne lui avait jamais parlé de ça, donc cela devait être une grande tristesse pour lui. En plus, enlever un orphelin, sérieusement ? Seb haïssait encore plus cette agence.

- Oh, je… Je suis désolé, Chan'.

- Pas d'importance, sourit joyeusement le blond. Je…

- Non, ne dis pas ça, s'agaça Seb. Tu es orphelin et des gens t'ont enlevés après ça. Je n'appelle pas ça « pas d'importance ».

- Et qu'est-ce que tu veux que je dise, hein ? Siffla Chandler. Que j'ai prié chaque putain de soir pour que finalement ils ne soient pas morts et qu'ils viennent me sortir de là ? Que j'ai vu chaque famille que je brisais comme si c'était eux ? Que j'ai fini par abandonner et coucher avec tout le monde, à tout va ? Je ne vois pas en quoi ça m'aide. Donc, ça n'a pas d'importance.

Un silence s'installa, Sebastian observant Chandler d'un air indéfinissable après son discours. Ce petit blond avait tellement souffert, et le cachait incroyablement bien. Il était adorable en étant sexy, timide en étant pourtant bavard, et il était superbement fort, drôle et intelligent. Une chaleur, celle qui était dans son ventre depuis déjà quelque temps, monta jusqu'à dans sa gorge, et se métamorphosa en mots.

- Tu sais ce qui a de l'importance ? Murmura Sebastian.

Chandler soutint son regard, la colère et les barrières s'effaçant doucement pour laisser place à une attente.

- Je… Non.

- Je t'aime, murmura Sebastian. Voilà ce qui a de l'importance.

Le blond écarquilla les yeux, puis prit une inspiration tremblante, pour une fois dans sa vie à court de mots. Il ouvrit la bouche pour essayer de dire quelque chose, n'importe quoi, et la première chose qui lui vint passa ses lèvres doucement :

- Je t'aime aussi.

Sebastian sourit puis embrassa le blond, d'abord doucement puis plus passionnément.

- Ne pars pas, haleta-t-il légèrement en déposant des baisers dans son cou. Ne pars pas, s'il te plaît.

Dieu, Sebastian n'avait jamais été aussi suppliant avec quelqu'un. Chandler le perturbait définitivement dans ses habitudes.

- Je ne pars pas, gémit doucement le plus petit.

Seb hocha hâtivement la tête, puis le fit basculer sur le lit pour se mettre au-dessus de lui. Il bloqua Chandler en mettant ses genoux de chaque côté de sa taille, puis se pencha pour capturer ses lèvres. Le baiser s'intensifia, et le blond dût l'interrompre par besoin de respirer. Sebastian descendit dans son cou, le marquant :

- Seeeb, je suis pâle, les suçons se voient terriblement sur ma peauu… Gémit Chandler plaintivement.

- Ca m'arrange, murmura Sebastian en finissant la marque. Je veux que tout le monde voie que tu es à moi.

Le plus petit rougit puis sourit en passant ses mains dans les cheveux de l'autre, l'attirant de nouveau contre ses lèvres.


- Et pourquoi portez-vous plainte ?

Kurt prit une inspiration nerveuse, et sentit la main de Naya se nouer à la sienne. Encouragé, le châtain ouvrit la bouche :

- Délaissement, maltraitance et plus récemment, agression.

- L'accusé se nomme… ?

- Ryan. Ryan Hummel.

- Lien avec vous ?

- Père.

- Vivez-vous avec lui actuellement ?

- Non.

- Avec votre mère ? Un parent ?

- Non plus.

L'homme leva la tête, haussant un sourcil.

- Avec qui ?

Le silence lui répondit. Kurt détourna les yeux, les dents serrées. Voilà pourquoi il n'avait jamais voulu aller porter plainte, tout ça lui retomberait forcément dessus.

- Oh. Je vois, comprit l'adulte. Donc… Vous a-t-il versé quelque chose pour survivre ?

- …Non.

Kurt sentait qu'il allait finir dans une maison de redressement s'il continuait à parler.

- Laissez tomber, j… j'annule la plainte, marmonna Kurt.

- Non ! Intervint enfin Naya. Ecoutez monsieur, vous avez un secret professionnel ou quelque chose du genre, non ? Mon frère m'a prise en charge alors qu'il n'avait que seize ans, et a dû trouver le moyen que l'on survive, car la situation chez nous n'était plus possible. Maintenant, on trouve enfin le courage de porter plainte pour ne plus à avoir peur qu'il vienne nous menacer et frapper Kurt ou même nos amis. Alors je vous prierais de nous écouter vraiment, sans condamner Kurt pour ce qu'il a dû faire. Merci.

La jeune fille lui lança un regard suppliant, et l'homme soupira finalement.

- Très bien. Je ne vous demanderais pas comment vous avez réussi à survivre, mais des zones d'ombre peuvent vous nuire, d'accord ?

Les deux hochèrent la tête.

- Vous avez parlé de maltraitance. A quel moment cela a-t-il commencé ?

Kurt ferma les yeux. Merde, c'était vraiment trop dur, il ne pouvait pas parler de ça, il ne pouvait pas… Le silence se faisait lourd autour de lui, mais il se concentra simplement sur quelque chose de précis pour se calmer : Blaine, Quinn, Naya. Il se souvint des encouragements de son petit-ami avant qu'il parte accompagné de Naya, du regard aimant de Quinn et enfin, de la petite main de Naya dans la sienne. Il rouvrit les yeux.

- A mes quinze ans.

- Une raison particulière ?

- Mon coming-out, marmonna Kurt.

Il ne manquerait plus que l'homme ait un problème avec les gays, et ils étaient foutus. Heureusement, il semblait être plutôt tolérant vis-à-vis de ça, car il se contenta d'hocher la tête en notant l'information sur un papier.

- Et le délaissement ?

Ce fut Naya qui répondit cette fois là.

- Depuis que notre mère est morte, i peu près douze ans de cela. Il a plongé dans l'alcool et nous a laissé nous débrouiller seuls. La nourriture était assez difficile à obtenir.

- Je vois, soupira l'homme, et un peu de colère se lisait dans sa voix cette fois. Et enfin, l'agression ?

- Tout récemment. Le bandage que j'ai autour de la tête vient de ça, expliqua Kurt, la rage dans la voix en se rappelant de ce qu'il avait fait subir à Blaine. Il a obligé Naya à l'amener jusqu'à notre appartement, puis il nous a frappé, mon copain et moi.

- Votre copain, vous parlez de…

- Oui. Mon petit-ami, qui s'est retrouvé en soins intensifs à cause de lui.

L'homme ne répondit pas, se contentant de noter des choses. Il finit par se lever.

- Très bien, je vais travailler un peu sur le sujet puis je lancerais le procès. Vous devez savoir que la justice est malheureusement très lente, et que cela peut prendre quelques temps, d'accord ?

Kurt et Naya acquiescèrent. Au moins, ils avaient réussi à faire la démarche.

- Merci de votre honnêteté, sourit légèrement l'homme, et il semblait le penser réellement.

Ils sortirent sans répondre, mis à part Naya qui lâcha un petit « Au revoir et merci pour tout », tirant un petit sourire fier à Kurt. Il n'était pas un exemple, mais pour une raison étrange, Naya avait réussi à devenir une personne douce, intelligente et polie, avec du caractère tout de même. Sachant qu'il l'avait presque élevée, Kurt considérait Naya comme une de ses plus grandes fiertés.

- On a réussi, Kurt, murmura-t-elle alors qu'ils rentraient à l'appartement. Tu te rends compte ? Tout s'améliore pour tout le monde, même pour nous.

Kurt hocha la tête, puis s'arrêta avant de prendre Naya dans ses bras.

Il se rappelait de tous les moments où il avait cru mourir sur le sol du salon, ces moments où il pensait qu'il s'effondrerait juste dans un couloir car il n'en pouvait plus, les vols de nourriture qu'il avait dû commettre, les journées interminables où il se faisait frapper par Karofsky, ne mangeait qu'à midi et voyait la violence recommencer le soir même, chez lui…

Puis, quand ils s'étaient enfuis, les stratagèmes pour dormir sous les gradins, se doucher dans les douches des vestiaires, les vêtements qui se faisaient rares, la nourriture qu'ils devaient voler dans le self pour pouvoir manger, le gang, l'humiliation de devoir se considérer comme plus bas que terre afin de ne servir que de persuasion pour des hommes d'affaires aussi idiots et pervers les uns que les autres, les coucheries, les plans culs pour oublier tout ça, la fois où il avait cru qu'il allait devoir partir et laisser Naya ici…

Kurt renifla, et s'aperçut enfin qu'il avait les larmes aux yeux. Naya ne fit pas de commentaires, et se contenta de lui rendre son éteinte.

- Je suis désolé, murmura Kurt. Je suis désolé pour tout ça. Tu n'aurais jamais dû connaître ça, surtout si jeune. Je suis tellement désolé…

- Comment oses-tu t'excuser, Kurtie ? Rigola faiblement Naya. J'ai survécu grâce à toi, tu m'as élevée, tu t'es occupé de moi jusqu'au bout, même quand tu étais au bord du gouffre, tu as sacrifié… Tu as sacrifié tellement pour moi, Kurt, que je me demande encore pourquoi je t'ai mérité. Qu'est-ce que j'ai fait pour t'avoir, toi.

- Un grand frère voyou qui n'est jamais là le soir, woaw, quelle chance, railla tristement Kurt.

Naya s'éloigna un peu, puis essuya tendrement les joues de son frère, qui réalisa que les larmes avaient finies par rouler.

- Je t'interdis fermement de redire ça, murmura-t-elle. Tu es le meilleur grand frère qu'une petite sœur pourrait avoir. Je ne réalise même pas à quel point ces dernières années ont dû être dures pour toi, et tu as toujours été là pour moi malgré tout. Que tu sois là le soir ou non ne fait pas de toi un mauvais frère, d'accord ?

- Jamais tu n'aurais dû t'interposer.

Naya ne lui demanda pas de quoi il parlait, car elle savait très bien. Les souvenirs revinrent dans leurs esprits à tous les deux.

« - Alors tapette, tu as fait à manger ?

- Je ne peux pas faire à manger sans nourriture, tu es au courant de ça ? Railla Kurt.

Justement, ni Naya ni lui n'avaient mangé ce soir là, et Kurt en voulait encore plus à Ryan. Les placards étaient vides par sa faute, car il dépensait tout dans l'alcool.

- Ne sois pas insolent avec moi, prévint Ryan en s'approchant de Kurt, menaçant.

Sachant ce qui allait suivre, Kurt se concentra, prit une longue inspiration et se mit en position pour se battre, malgré ses muscles qui semblaient le supplier de s'allonger quelque part, d'arrêter ces conneries. Ryan leva le poing, mais fut poussé soudainement. Une petite voix s'écria :

- Ne le touche pas !

- Naya, ne… Commença Kurt, tout à coup terrifié.

- Non, je ne bougerais pas, fit fermement la plus jeune en se mettant devant Kurt. Ne le touche plus, continua-t-elle en s'adressant à Ryan. Je te l'interdis. La dernière fois avec la ceinture a laissé son dos presque à vif, si tu le frappes encore on va devoir aller aux urgences !

Kurt frissonna à ce souvenir. Putain, qu'est-ce qu'il avait crié ce soir là… Et Naya qui pleurait en s'excusant sans arrêt pendant qu'elle nettoyait les plaies… Cette soirée avait été une des pires.

- Pousse-toi de là, Naya, marmonna Ryan d'un ton ennuyé. C'est entre ton frère et moi.

- Non ! J'en ai assez de rester cachée dans l'armoire en écoutant Kurt souffrir ! Je ne te laisserais plus lui faire du mal !

- Je ne lui fais pas de mal, je l'aide au contraire. Je le débarrasse de sa maladie.

- De quelle maladie est-ce que tu parles ?! S'énerva Naya.

- Naya… Supplia Kurt entre ses dents, je t'en prie, cache-toi… Arrête ça tout de suite…

- De son… Homosexualité, cracha Ryan comme si le dire avait été un réel effort.

- Tu n'es qu'un connard ! Hurla Naya. Tu devrais rester dans ton bar avec tes « amis » minables qui n'ont rien de mieux à faire de leurs vies qu'haïr tous ceux qui ont la présence d'esprit de vivre mieux que vous ! Tu ne mérites même pas de vivre !

Le coup partit, et Naya serra les dents alors que sa joue brûlait. Elle tremblait, mais sentit une main douce et ferme la prendre par l'épaule.

- Tu n'aurais jamais dû faire ça, lâcha Kurt envers Ryan, et Naya frissonna à la rage contenue dans sa voix. Jamais.

La brune s'attendait à ce qu'ils se jettent l'un sur l'autre, mais Kurt se contenta de soutenir son regard encore quelques instants avant de s'éloigner, entraînant Naya avec lui.

- Q… Que… Kurt ? Qu'est-ce que tu… Hésita Naya.

- On part, Naya. Dépêche-toi, ramasse tout ce que tu as, vite, ordonna Kurt.

Il partit dans sa chambre faire de même avec le plus grand sac qu'il eût trouvé, puis prit Naya par la main avant de se cacher dans l'armoire, la verrouillant de l'intérieur. Ils entendirent Ryan hurler de rage en ne les trouvant pas, puis vociférer des insultes, et enfin, bien plus tard, ses ronflements signifiant qu'il était tombé dans ce sommeil si profond que rien ne pouvait l'en sortir ou presque. A ce moment, Kurt rouvrit les portes, et sortit silencieusement, suivi de Naya. Ils respirèrent l'air glacial de la rue à cette heure, à peine quatre heures du matin, et échangèrent un regard. Ca allait être dur, mais au moins ils en avaient fini avec lui. »

- Je n'ai pas souffert ce soir là, Kurt, le rassura Naya.

- L'acte était déjà suffisant. Tu étais –et tu es toujours- un petit oisillon Naya, surtout à côté de lui, tu… S'il avait été encore plus en colère, tu n'aurais peut-être pas… Pas s… Survécu… Balbutia Kurt.

- Kurt. Arrête, maintenant. On peut refaire le monde avec des « si ». Je vais faire un exemple : si tu ne t'étais pas intéressé à Blaine ou si tu ne l'avais pas remarqué, il se serait contenté de détruire John et Sophia, serait reparti, aurait continué à faire ce schéma, et à souffrir terriblement pour voir sa sœur. Les autres agents de l'A.A seraient encore dans leur situation, Chandler n'aurait jamais rencontré Sebastian, Marley aurait continué de se faire vomir car Blaine a été le premier à le remarquer, et… Je continue ?

- D'accord, d'accord, marmonna Kurt. Tu sais Naya ?

- Quoi ?

- Tu as été très courageuse, cette nuit là.

La brune fit un sourire, puis le reprit dans ses bras.

- J'avais un bon exemple.


Blaine regarda autour de lui, mal à l'aise. Il était sur le banc d'un parc de Lima, le seul parc d'ailleurs. La police lui avait donné ce lieu de rendez-vous et il ne savait pas pourquoi, ni ce qu'il allait se passer.

- Blaine ? Appela la policière de la dernière fois.

Elle le rejoignit sur le banc, et lui fit un sourire.

- Je voulais te remercier pour ton témoignage et tes informations. Ils ont fait avancer l'enquête.

- C'est juste pour ça que vous m'avez convoqué ici ? Demanda Blaine.

- Non. Mais je te laisse découvrir ça toi-même, d'accord ?

Elle se leva et repartit comme elle était arrivée, silencieusement. Blaine fixa ses pieds en attendant, car il devait y avoir quelque chose pour qu'elle dise ça, non ? Il sentait quelque chose d'étrange dans son ventre, comme… Une sorte de pressentiment, ou d'intuition. Quelque chose allait se passer.

Une odeur l'envahit soudainement, et Blaine écarquilla les yeux.

De la cannelle et des épices.

Il se leva hâtivement, et son cœur se bloqua tout à coup, véritablement, avant de recommencer pour battre bien plus vite que la normale. Sa respiration se saccada, et il balbutia :

- E… Emily ?

La jeune fille en face de lui avait une main sur sa bouche et les larmes aux yeux, semblant incapable de bouger. Blaine prit une grande inspiration et déglutit. Il était incapable de réaliser. Emily. C'était Emily.

Il franchit les quelques pas qui les séparaient et attira l'autre dans ses bras presque brutalement, la serrant de toutes ses forces. La brune resta immobile une fraction de secondes puis lui rendit soudainement son étreinte, le serrant aussi fort qu'elle pouvait. Elle enfouit sa tête dans son cou, et Blaine ferma les yeux quand il sentit des sanglots agiter sa sœur. Il était incapable de parler.

Blaine sentit sa vision se brouiller et des larmes s'échappèrent de ses yeux à son tour. Les mots ne pouvaient pas venir, aucun n'était assez puissant pour exprimer ce qu'il ressentait. Emily semblait connaître le même problème, aussi ils ne dirent rien, se contentant de se serrer. On les avait toujours forcé à s'isoler donc à interrompre leur étreinte, et il n'y avait personne pour le faire maintenant.

Quelques temps plus tard, sans que Blaine ne sache s'il s'agissait d'heures ou de minutes, ils se séparèrent un peu, et le garçon prit les joues de la brune entre ses mains, l'observant. Elle lui rendit un regard aimant, le même que le sien, les mêmes iris mordorés. Sa sœur avait un visage fin, aux courbes douces, des joues roses, de longs cils comme lui et des cheveux bouclés, longs. Elle était un peu plus petite que lui.

- Bonjour, murmura-t-elle finalement, et Blaine dût fermer les yeux à l'entente de sa voix.

- Bonjour, répondit-il après quelques secondes.

Emily sourit pour la première fois depuis le début de leurs retrouvailles, et des larmes roulèrent encore sur ses joues. Blaine les essuya tendrement, et remarqua enfin une marque rouge sur sa pommette. Trop occupé à contempler sa sœur, il avait fait abstraction des petites marques par ci par là qui s'étendaient sur son visage. Sur sa mâchoire, son autre joue, et même sur son menton. C'était assez discret, mais Blaine le remarqua quand même.

- Qui… Qui t'a fait… Hésita doucement Blaine, sans quitter la marque des yeux.

- Je n'ai pas envie de gâcher nos retrouvailles avec ça, Blainey, murmura-t-elle.

Si son ventre se retourna à son surnom, Blaine ferma les yeux, sentant la culpabilité monter en lui. Emily avait été dans sa MFTP, à coup sûr.

- Blainey, ça n'a pas duré longtemps, chuchota-t-elle, semblant lire dans ses pensées. Et les marques que tu vois sont les seules que j'ai eues. Je vais bien. D'accord ?

Blaine acquiesça légèrement, puis prit une longue inspiration.

- Tu m'as manquée.

- Je dirais même plus, tu m'as terriblement manqué, répliqua Emily.

Blaine rit doucement, et renifla légèrement. Emily l'attira de nouveau dans ses bras, et Blaine la souleva avant de la faire tourner. Comme il l'avait prévu, la brune éclata de rire en criant, et le garçon rigola avec elle. Le rire de sa sœur lui avait manqué à un point inimaginable.

Ils s'assirent sur le banc, et Emily s'installa sur les genoux de Blaine en se collant à lui. Evidemment, aucun des deux n'avaient changés : ils étaient toujours incroyablement tactiles.

- Tu sais que nous sommes en train de gagner, Blainey ? Murmura Emily.

- Oui, chuchota Blaine, et je sais ce que ça signifie.

- Ca veut dire que demain, je serais toujours là.

Blaine ne trouva pas la force de répondre, submergé, et enfouit sa tête dans les cheveux de sa sœur.

- Parle-moi de cette ville, déclara finalement Emily après quelques temps. C'est grâce à toi qu'on va tous être libres, et c'est grâce à cette ville et les gens dedans que tu as réussi à faire ça.

- Lima en soit n'est pas super, sourit doucement Blaine. Il y a pas mal d'homophobes et des quartiers assez pourris. Les gens sont plutôt étriqués d'esprit. Mais, parmi eux, il y a… Il y a des lycéens, des personnes, même des adultes, qui se démarquent, qui n'ont rien à faire là mais qui y sont quand même. Je suis devenu ami avec Santana, ma meilleure amie d'ici, à qui la petite amie manque terriblement et qui est une garce avec tout le monde pour le cacher, Marley, une fille qui se faisait vomir parce qu'elle est amoureuse de sa pire ennemie, Naya, qui vivait –et vit toujours- seule avec son frère parce qu'ils ont fugués de chez leur père qui les battait, Quinn, qui a été enceinte et que son père a mis dehors, qui a tout perdu et qui vit dans un foyer, Kitty, dont la mère ne s'occupe presque pas et ne lui parle plus depuis qu'elle lui a parlé de son homosexualité, et…

- Et ton fameux « garçon sexy », termina pour lui Emily. Ne me dit rien. Je veux le rencontrer.

Blaine hocha timidement la tête, et serra un peu plus Emily dans ses bras.

Au bout de quelques heures de murmures, de rires et de larmes, Emily descendit des genoux de Blaine avant le forcer à se lever.

- Je veux rencontrer ton garçon sexy, exigea-t-elle.

Son frère soupira en secouant la tête, amusé, puis la prit par la main pour aller vers l'appartement de son petit-ami.


- Attends là, murmura Blaine en laissant Emily à contrecœur devant la porte alors qu'il frappait deux coups et entrait sans attendre la réponse.

Kurt l'attira contre lui dès qu'il rentra, et l'embrassa sans lui laisser le temps de parler.

- J'ai déposé plainte contre Ryan, Blaine, murmura Kurt. Ça y est, je l'ai fait.

- Je suis vraiment, vraiment très fier de toi, Kurt, je savais que tu allais faire payer ce connard comme il se doit, sourit amoureusement Blaine. Mais moi aussi, j'ai quelque chose de spécial. Et ce quelque chose voudrait te rencontrer.

Le châtain haussa un sourcil, et relâcha Blaine. Naya se redressa sur le canapé, alertée. Blaine ressortit, puis revint accompagné d'Emily.

Kurt comprit immédiatement, à la vue de leur ressemblance frappante, leurs iris identiques, leurs cheveux bouclés et noirs, et au sourire un peu timide de la brune qui ressemblait à s'en méprendre à celui que Blaine lui avait fait le jour où ils s'étaient vus pour la première fois au lycée, qui était cette fille.

- Je te présente Emily, ma sœur jumelle. Em', voici Kurt, mon petit-ami, et celle qui observe d'un air très intéressé du canapé, c'est Naya.

Le châtain eut un air choqué quelques secondes, et aucun des quatre adolescents ne bougèrent, pendant un temps qui leur parut suspendu.

Puis finalement, Naya se leva et alla prendre Emily dans ses bras, un peu timidement. Elle était encore plus petite que la sœur de Blaine, qui n'était pourtant pas très grande.

- J'ai beaucoup entendu parler de toi, commença Naya, et à présent tu es là. Tu es la sœur de Blaine, je suis la sœur de Kurt, nos frères sortent ensembles, crut bon de justifier Naya.

- J'ai cru comprendre, rigola Emily doucement avant de l'écarter un peu. Tu es très jolie.

Naya rougit et murmura un « toi aussi » avant de s'éloigner. Emily s'avança vers Kurt, qui la contemplait attentivement.

- Alors tu es la fameuse Emily, déclara finalement Kurt.

- Et tu es le fameux Kurt, répondit Emily.

Kurt sourit, puis attira la brune dans ses bras. Ce n'était pas un geste habituel pour Kurt, aussi Naya et Blaine furent surpris.

- J'attendais que tu arrives avec impatience, confia Kurt.

- J'attendais que tu arrives dans la vie de Blaine avec impatience, répliqua la brune.

Le châtain rigola un peu puis la relâcha. Emily l'observa quelques secondes, puis déclara :

- Tu avais raison Blainey.

- Mh ? Fit Blaine.

- Il est vraiment sexy.

Blaine rougit et Kurt ricana, puis les invita à rester. Ils parlèrent, mangèrent des trucs qui traînaient dans les placards, rigolèrent, et finirent par s'endormir les uns sur les autres tardivement, étendus sur le canapé déplié en lit.

Kurt serrait la taille de Blaine, le dos du brun contre son torse. Blaine tenait Emily dans ses bras, le nez enfoui dans ses cheveux, et Naya était contre Kurt, étendue sur le dos, un bras dans le vide et l'autre replié contre elle. Ils rentraient à peine tous les quatre et l'enchevêtrement de corps était plutôt amusant à voir.

Naya et son frère dormaient, et Blaine allait sombrer alors qu'il sentit Emily sourire contre son torse.

- Je t'aime, murmura doucement Emily.

- Je t'aime aussi, Em'.