Disclaimer
Voici le retour d'une fiction que vous avez été nombreux à adorer. Mais comme elle ne me plaisait plus j'ai décidé de la réécrire j'espère que la nouvelle version vous plaira.
Mathieu Sommet, Antoine Daniel, Nyo, LinksTheSun, Jeremy, David et Charlotte ne m'appartiennent pas et si cette fiction les dérange je la supprimerais.
J'ai réalisé cette fiction par pur plaisir et je ne gagne pas d'argent à la publier.
Si vous, bande de petits lecteurs, vous avez des idées de « mots de la fin » n'hésitez pas.
Pour info je sors un chapitre le mercredi, le samedi, le dimanche et les jours fériés. J'essayerais de poster tous les jours de mes vacances mais rien n'est garantie.
Remerciements
Mathilde pour son travail de beta-reader.
Mitsuki81pour son mot de la fin.
Emma pour le nom du chapitre.
Vous pour vos encouragements absolument adorables.
Spécialement Mitsuki81, Narcissa-noir 84, Miritamoku et Mylittleworldandmydreamspour leurs reviews adorables auxquels je n'ai pas su quoi répondre.
Réponse aux reviews
Ayumi Fubuki: Naaaan mais qui je vais pouvoir tabasser maintenant ? :'(
calinou41: Oui je trouve ça beaucoup plus drôle de vous laisser le suspense xD Moi aussi ça m'a rappelé certaines partie de action/vérité. Pas forcément les meilleurs moments de toute ma vie mais c'était sympas ces espèces de petits flashbacks xD
romeo'stomboy: Putain trop d'enthousiasme pour le chapitre xD J'espère avoir illuminée ta journée avec les remerciements comme tu as illuminé la mienne avec ta review :3
Eclat de Noisette: J'ai réaliser, en lisant ta review, que je m'identifiait beaucoup dans le perso d'Antoine. Ca m'arrive souvent de prendre du temps avant de réaliser ce qu'il se passe autour de moi pendant que mes potes se foutent de ma gueule.
La Mandragore de Nantes: Contente que ce chapitre t'ait plu :3
Deponia: Patiente ma chère, patiente ! Je te trucide :3
Sentiments mélangés
Je tremblais. Tous mes membres, sans exception, semblaient animés par la maladie de Parkinson.
Pourquoi me mettre dans un état pareil ? Ce n'était qu'un petit baiser de rien du tout.
Un petit baiser de rien du tout qui m'avait fait un putain d'effet de ouf.
Pendant un court instant, je m'étais sentit voler, comme propulsé par les milliers de papillons qui venait de naître dans mon ventre. J'avais l'impression de toucher les nuages, de danser avec le vent avant de brusquement me mettre à tomber. Tomber jusqu'à un sol affreusement dur et froid.
Il m'a fallu un temps pour réaliser que la personne qui avait fourré sa langue dans ma bouche innocente n'était autre que Mathieu.
Oh monde, pourquoi être aussi cruel ?
Ca ne pouvait pas être une grande blonde à forte poitrine ! A la place j'avais eu droit à un nain schizophrène sans la moindre trace de boobs !
Bon… Je devais bien lui admettre une qualité… c'était qu'il embrasse bien ce connard !
La douceur des ses lèvres me hantera probablement jusqu'à la fin de mes jours et je continuerai de frissonner en me remémorant le bout de ses doigts qui caressaient ma joue.
Je le haïssais pour ça. Pour me faire ressentir simultanément toutes ces émotions contraires. Et son air dédaigneux si bien accompagné de son « C'est juste un jeu ». Tous ces éléments me rendaient dingue. Il me rendait dingue. Lui et sa faculté à me mettre aussi rapidement dans un état de panique avancé.
Comment une créature aussi machiavélique pouvait me faire autant d'effet ?
Machiavélique ? Vraiment ?
Cette pensé me rappela à quel point je détestais la partie raisonnable de ma personne. Celle qui était toujours là pour me rappeler que je suis le seul déclencheur de cette guéguerre avec Mathieu.
Parce que oui c'était de ma faute, je veux bien l'admettre.
Et t'en es fier ? Mais t'es minable comme gars !
La colère laissa place à cette honte viscérale qui revenait me titiller occasionnellement.
Puis, comme lassée de titiller, elle commença à envahir, une par une, les différentes parties de mon corps tremblants.
Mes dents commencèrent à mordiller ma lèvre inférieure tandis qu'une douleur lancinante se répandait dans mon ventre.
La culpabilité, petite sœur de la honte. Quelle bande de salopes ces deux là.
D'ailleurs le duo ravageur ne s'arrêta pas là. Bientôt la colère s'allia à leur cause et se retourna contre moi. Ainsi je me retrouvai à me haïr moi-même et à m'insulter.
Puis la tristesse vint, à son tour, ajouter son grain de sel en m'apportant LA chose que je détestais le plus : Les larmes.
J'inspirai profondément pour essayer de me calmer. En vain.
C'était bizarre. Ce que j'appelais « crise de culpabilité » étaient fréquentes mais, habituellement, maîtrisable sans trop d'effort.
Pourtant, aujourd'hui, ma vue restait obstinément brouillée, ma gorge se serrait de plus en plus à chaque instant et mon estime de moi-même ne faisait que baisser.
Je me savais excessivement faible mais me contrôler pour ne pas passer pour une mauviette était une de mes spécialités.
Alors pourquoi ? Pourquoi tous ces sentiments négatifs étaient sur le point de me faire péter un cable ?
Une première larme roula lentement sur ma joue, suivie de près par une deuxième.
Non ! Je ne devais pas craquer. Il fallait que je me reprenne.
Une troisième. Une quatrième. Une cinqui…
"STOP ! hurlai-je.
- Antoine ? Ca va ?"
Je levai les yeux vers la personne qui s'adressait à moi et croisai le regard d'un Nyo inquiet. Puis celui d'un Mathieu étonné.
Il m'apparut bien vite que je n'avais pas quitté l'appartement d'Alexis. Merde.
Je dirigeai mon regard vers Mathieu et les mots sortirent tous seuls. Ces mots que j'aurais du prononcer depuis longtemps :
"Je suis désolé."
Le petit châtain écarquilla les yeux en mode « WHAAAAAAAAAAAAAAAAAT ?!». Il avait comprit. Gracias Santa-Maria madre de Dios.
Sur ce je pris mes affaires, incapable de supporter une minute de plus cette ambiance.
Je refermai la porte, étouffant ainsi les protestations de mes amis, et me dirigeai vers l'ascenseur. Une fois bien à l'abri à l'intérieur de l'appareil il se passa quelque chose de tout à fait prévisible : Je me remis à pleurer.
La suite risque de prendre plus de temps à arriver
Mot de la fin: Neige
