A WALK IN THE WOODS
Robin partait en direction de sa voiture suivit par le jeune homme des bois.
« Dis moi ton prénom avant de partir !
- Mais pourquoi est-ce que vous vous intéressez tant que ça à moi ?
- Je ne sais pas… Vous m'intriguez.
- Vous avez décidé de me vouvoyer ?
- À une condition.
- Je ne vous dirais pas mon prénom.
- Ce n'est pas ce que je veux.
- Qu'est-ce que vous voulez alors ?
- Je vous ai retrouvé évanouie au volant d'une voiture, vous dites ne rien avoir mangé de la journée et il va bientôt faire nuit.
- Où est-ce que vous voulez en venir ?
- Nous devrions rentrer chez moi.
- Hors de question.
- Mais je ne vais pas vous laisser partir aussi facilement.
- Ah oui ? Vous n'avez pas le droit. Peut-être que vous êtes un psychopathe qui veut m'enlever.
- Ha ! Si c'était vraiment ce que je voulais je l'aurais fait depuis longtemps. Par exemple, au lieu de vous poser sur un sol boueux je vous aurais ramené à mon chalet.
- Voilà ! Et là vous essayez de m'amadouer.
- Absolument pas. C'est juste que je ne veux pas avoir une conscience de plus sur le dos. »
Un lourd silence eu lieu avant que Robin se décide à parler.
« Je suis désolée.
- Nan, c'est pas grave, t'inquiètes.
- Vous recommencez à mal parler.
- Je ne parle pas mal déjà, et je préfère parler normalement ! C'est vrai ça, pourquoi est-ce que je fais exprès de parler d'une façon qui ne me ressemble pas ? Si tu veux mourir au volant, c'est ton problème. Moi, j'y vais. Bonne route ! »
Le jeune homme (dont on ignore toujours le nom) s'éloigna, laissant Robin seule, dans les bois. À vrai dire elle n'était pas très loin de sa voiture. On pouvait même l'apercevoir entre les arbres. Elle était blanche.
Mais Robin restait là. Au milieu des feuilles rouges. Elle était seule.
Il n'y avait plus personne.
Elle est restée là, dix bonnes minutes et puis elle eu une bonne idée.
Où il est ? Ça fait à peine dix minutes qu'il est partit et je ne le vois déjà plus. C'est vrai qu'il fait déjà presque nuit… Comment vais-je le retrouver...
« Eho ! Vous êtes là ? J'ai changé d'avis ! Je suis sûre que vous m'entendez. Répondez-moi au lieu de me faire peur ! »
Après quelques menaces envoyées sans être pensées, elle décida d'appeler le numéro que le quidam lui avait donné.
Ça sonne mais il ne répond pas… J'ai de la chance que ça capte un minimum… Mais jusqu'à quand ? Allez, répond enfin !
Il fait quasiment nuit et je tiens à peine debout… Je ne peux pas attendre ici toute la nuit jusqu'à ce qu'il me réponde. Tant pis, je dois me faire à cette idée : il est partit.
Où est ma…
Elle décida de retourner à sa voiture quand elle vit le jeune homme, adossé à un arbre.
« Ça fait combien de temps que tu es ici à m'observer ?
- Depuis un moment. Tu m'as appelé aussi. Y'a un problème ?
- Ne te fiche pas de moi. J'espère qu'en dix minutes tu as appris à me vouvoyer.
- Oh mais tu vas arrêter avec ça ? Tu t'es prise pour une noble ?
- Je le suis d'une manière ou d'une autre !
- Ah ! Donc c'est pour ça que ça te tient tant à cœur ? Mais je vais t'apprendre quelque chose. Moi je ne suis pas noble. Alors je fais ce que je veux et maintenant tu vas arrêter avec ton vouvoiement.
- Vous m'aviez promis que vous me vouvoieriez si j'acceptais de venir avec vous !
- Ah, parce que tu viens ? Et je t'avais dit ça tout à l'heure. Maintenant, ce n'est plus valable.
- Très bien. Je veux manger.
- D'accord, allons-y. »
Les deux personnages marchaient dans la forêt. Il faisait très sombre et Robin ne savait pas où mettre les pieds. Elle poussait quelques cris quand elle marchait - ce qui faisait rire "le jeune homme". Ils ont marché une vingtaine de minutes avant d'arriver au chalet.
C'était un très beau chalet en bois. Il était en plein milieu de la forêt et brillait avec les lumières allumées de l'intérieur.
Quand je suis entrée je me sentais protégée. Son chalet est très jolie et l'intérieur est tout aussi naturel que l'extérieur. Il était décoré avec des couleurs chaudes qui correspondaient beaucoup à l'automne. Il y avait deux étages aussi. Et c'était plutôt spacieux.
« Installe toi.
- Merci.
- Bon, que veux-tu manger ?
- Une salade me suffira.
- Tu te fous de moi là ? T'inquiètes personne ne te vois, tu peux me demander une pizza.
- Il y a Dieu.
- Mais je ne crois pas en Dieu !
- Ah ?
- Alors, que prends-tu ? »
Après une petite réflexion, Robin sourit en coin.
« Bon, eh ben fais moi ce que tu veux tant que j'ai à manger.
- Oh !
- Quoi ?
- Tu ne me vouvoies pas ?
- Maintenant, on se connaît.
- Sans connaître nos prénoms…
- Ah, c'est vrai.
- Alors !
- Alors ?
- Comment tu t'appelles ?
- Nico Robin, et toi ?
- Roronoa Zoro. Enchanté.
- De même. »
Zoro (maintenant que l'on connaît son prénom !) alla dans sa cuisine pour faire cuire trois pizzas. Robin s'était allongée sur le canapé et commençait à s'endormir.
Zoro (profitons de son prénom !) l'avait laissé là, pour qu'elle se repose pendant plus de vingt minutes.
Quand les pizzas furent cuites, il réveilla Robin doucement.
Ils mangèrent devant la cheminée et apprenaient à se connaître.
Robin expliquait sa mésaventure dans la forêt et Zoro parlait de sa femme.
« Comme je te l'ai déjà dit c'était il y a deux ans. On était venu faire une randonnée et un pique-nique dans cette forêt qu'elle aimait beaucoup. Après manger, on s'était promené et j'ai dû la laisser aller faire ses besoins. Il commençait à faire pas beau. Alors je lui ai dit de se dépêcher car il commençait à y avoir des orages mais elle ne répondait pas. Je suis allé voir et elle n'était plus là. Je l'ai cherché pendant des heures sous la pluie et dans la boue mais en vain. Il n'y avait plus personne… Depuis je reviens toujours, en espérant de trouver un indice ou une trace d'elle.
- Et ça fait déjà deux ans ? Tu n'as pas manqué un seul jour ?
- Non, je suis tout le temps là.
- Eh ben… Ça veut dire que tu pourrais être l'ombre que j'ai vu !
- Peut-être mais moi je n'ai vu personne…
- Je ne comprends pas… Qui est-ce que c'était ?
- Je ne sais pas. Si tu veux, demain on se promènera dans la forêt et peut-être que tu trouveras quelque chose.
- Oui, tu as raison.
- Bref, je vais te montrer ma chambre.
- T-Ta chambre ?
- Bah oui ! Je vais pas te faire dormir sur le canapé, hein.
- Mais tu n'as pas d'autres chambres ?
- Pas d'autre lit.
- Ah. Mais toi ?
- Ben ! Il me reste le canapé !
- Ah… Bon bah à demain.
- À demain. »
Bonne nuit.
Robin alla dans la chambre. Elle trouva sur le lit une chemise de nuit. Peut-être qu'elle appartenait à la femme de Zoro…
En tout cas Robin ne l'a pas mit, même si elle l'a sentie.
Elle sentait la fleure d'oranger.
Son odeur préférée.
