Et voilà.
C'est la fin de cette saison.
Je suis pressée de lire vos commentaires...
Pour une fois? Je n'ai pas grand chose à dire! (UNE PREMIERE)
Bonne lecture
My Beautiful Beast
EPILOGUE
A chaque fois c'était la même chose.
Non, en réalité, s'il était honnête envers lui-même, ce qu'il ressentait actuellement n'était en rien comparable à ce qu'il ressentait à l'époque ...
Avant, c'était une sorte de tension qui lui remontait lentement des reins jusqu'aux épaules. Tous ses muscles se crispaient et il se préparait mentalement à apprendre qu'un terrible accident était arrivé. Que le hasard eût voulu qu'à l'instant même où il allumerait son ordinateur, l'heure du rendez-vous soit dépassée d'une seconde ou pire, qu'il n'ait pas été assez vigilant et que la date prévue lui soit complètement passé sous le nez alors qu'il s'évertuait, du mieux possible à jouer le rôle qu'on lui avait attribué.
Avant, ce rôle, il le détestait.
Alors il avait oublié quand est-ce qu'il était devenu plus facile de le jouer. Et de moins en moins facile d'allumer cet ordinateur. Mais depuis, la sensation qu'il avait alors qu'il était assis là, crispé, à attendre que la connexion se fasse, était trois fois, non cent fois, pire qu'alors. Il avait la nausée. La tension était insupportable. Elle était si forte que les jointures de ses doigts craquaient alors qu'il tapait nerveusement sur le clavier :
Vous êtes en ligne.
Japet : Premier engagement achevé.
Il attendit. Encore et encore que son interlocuteur se connecte. Ou daigne montrer signe de vie. Une part de lui-même savait qu'il y avait de fortes chances pour que l'autre soit déjà là, devant son écran. A le faire languir. Il savait être en position de force et faisait tout pour que Japet ne l'oublie pas. Il faisait tout pour qu'on se souvienne qu'ici, il était le maître. En réalité, son interlocuteur était d'une ponctualité qui confinait au respect. Il était réglé comme un coucou suisse et ne supportait pas le moindre retard. La moindre incartade. Ce n'était pas pour rien qu'on lui avait attribué le nom du Titan de la loi divine…
Thémis a rejoint la conversation.
Enfin, la bulle qui indiquait qu'on écrivait de l'autre côté apparut. Et ses premiers mots surgirent sur l'écran.
Thémis : Quelle unité ?
Il prit un instant avant de répondre. Pourtant sa réponse était simple. Et d'ailleurs, ce n'était un secret pour personne. Ils avaient fait en sorte d'envoyer du monde pour s'assurer qu'ils ne feraient rien de stupide. Ni lui, ni Eurybie, ni Céos… comme s'il était seulement possible qu'ils en aient la force ou le courage…Il tapa finalement un peu plus crispé encore qu'au début de la conversation.
Japet : L'Olympe.
Thémis : Excellent, Guerrier. Engagez sans attendre la phase 2.
La réponse était venue rapidement et déjà, il pouvait sentir que son interlocuteur cherchait à couper court à leur conversation. Ça ne pouvait pas se passer comme ça ! Thémis n'était pas sans savoir depuis combien de temps il attendait ce jour ! Ne se contentant que de vulgaires nouvelles vagues et volontairement troublantes ! Ça ne pouvait plus durer. Ses doigts frappèrent brutalement les touches qui lui faisaient face.
Japet : Attendez ! Vous aviez promis ! J'ai un droit de rencontre à chaque engagement rempli ! Je dois pouvoir m'assurer que vous avez tenu parole et qu'elles vont bien !
Un long silence suivit.
Il avait les nerfs en pelote et il tremblait. Comment ne pas s'imaginer le pire ? Il savait qu'il existait bien plus terrible que la mort et que Thémis était parfaitement capable de l'infliger. Le fait qu'elles soient encore en vie ne changeait rien ! Rien du tout ! Il devait pouvoir les voir et s'assurer qu'elles allaient bien…comme promis ! S'il apprenait aujourd'hui que pour une raison ou une autre, il avait passé toutes ses épreuves pour rien et qu'en réalité elles…Il tapa à nouveau, plus désespéré qu'en colère :
Japet : Je suis désolé. Veuillez pardonner mon incorrection. Je vous en prie. Laissez-moi savoir si elles vont bien…
A ce stade des opérations, il n'avait pas honte d'avouer que Thémis avait gagné la partie. Son silence avait eu raison du si faible sursaut de volonté que Japet avait eu le courage d'exprimer. En réalité, il ne pouvait se permettre ce genre de débordement, ce n'était pas lui qui après tout risquait d'en subir les conséquences. Et c'était ça, le pire. Il avait mal au cœur. Et s'il était trop tard ? Une chose à savoir avec Thémis, c'était que bien que rigide et à cheval sur les règles, les procédures et les délais, il était aussi imprévisible. Son jugement faisait loi…
Soudain, l'icône d'appel en visioconférence apparut à l'écran.
Le cœur de Japet ne fit qu'un bon dans sa poitrine. Fébrile, il cliqua rapidement pour décrocher et ne prit même pas la peine de paraître plus présentable. Un visage plutôt rondouillet apparut à l'écran. De large bouclettes blonde, une petite bouche pincée. Ses yeux d'un bleu presque noir fixaient l'écran comme si elle essayait de voir au travers. Le rythme cardiaque de Japet s'affola et des larmes lui montèrent aux yeux…Déjà près de cinq ans qu'ils ne s'étaient pas vus…comme elle avait grandi ! Il n'avait pas de micros, donc il ne pouvait pas lui parler mais au moins, il pourrait l'entendre…
Japet : Coucou Souricette !
Le visage de la fillette s'illumina alors qu'elle lisait visiblement ce qui était apparu sous ses yeux. Elle avait encore l'air un peu confuse mais elle s'écria : « Grand-frère ? Est-ce que c'est vraiment toi ? » Oh ! Sa voix n'était plus tout à fait la même ! La voix des filles aussi changeait avec le temps ? Il n'avait pas vraiment fait attention…Les larmes qu'ils retenaient lui piquaient les yeux. Il hocha vigoureusement de la tête.
Japet : Oui c'est moi…Est-ce que tout va bien ?
Elle pinça encore les lèvres et bougea un peu sur son siège avant de lui sourire : « Oh oui ! Ça va très bien ! Maman est très fière de toi tu sais, depuis que tu es devenu un Guerrier, on vit au palais ! J'ai même des servantes ! Mellie, c'est la plus gentille ! Elle a l'air d'un petit lapin ! Elle a un nez tout retroussé et… » Elle plissa les yeux pour lire ce qu'il venait d'envoyer.
Japet : Dis à Maman que je ferais tout ce que je peux pour la rendre encore plus fière de moi. Dis-lui que je reviendrais. Je t'aime Souricette…
Elle avait tout à coup tourné la tête comme attiré par un mouvement sur la gauche. Puis elle avait déclaré : « Thémis me fait signe. Je dois te dire au revoir ! » Elle lui envoya une série de baisers, les deux présentés à l'écran comme si elle soufflait dessus pour les faire traverser l'écran, puis elle ajouta : « Je t'aime aussi Grand-frère ! Finis vite ta mission et rentres à la maison, tu nous manques beaucoup… » Il allait lui répondre lorsqu'une main griffue se posa doucement sur l'épaule de la fillette et lui effleura langoureusement le cou. La connexion se coupa. Le cœur de Japet venait de lui atterrir dans les talons. Il s'était figé sur sa chaise. La bulle de conversation fit de nouveau son apparition.
Thémis : N'oublie pas. L'Œil veille sur vous. Remplis convenablement ton prochain engagement et tu auras le droit de dire deux mots à ta mère. Dans le cas contraire…sache que la Loi m'autorise à reprendre tout ce que Rhéa a bien voulu t'accorder.
Thémis a quitté la conversation.
Le silence qui emplit la pièce lui fit l'effet d'une douche froide.
Il n'avait pas la moindre idée du temps pendant lequel tout ça allait encore durer. Ce serait sans doute plus facile s'il pouvait au moins avoir une idée précise du moment où tout prendrait fin. Il n'était pas fait pour ça. Il le savait. Céos le lui disait tout le temps. Au départ, il était inébranlable. Tout lui paraissait logique et simple. Il avait abordé le problème à bras le corps…c'était dans son caractère. Céos lui avait pourtant dit et répété, qu'il ne devait pas autant s'impliquer.
Etait-ce de sa faute qu'il ne savait pas faire autrement ?!
Est-ce que Céos était fait de pierre ? Même Eurybie avait eu du mal à…non. Ce n'était pas le moment de penser à tout ça. Quitte à ce qu'il se brise à la fin. Il devait se souvenir des raisons qui le motivaient vraiment. Il devait mettre de côté tout le reste. Et ne se concentrer que sur une chose à la fois. Alors seulement, il parviendrait peut-être à voir le bout du tunnel. Oh, bien sûr, ce ne serait sûrement pas avec toute sa santé mentale. Mais…ses yeux se posèrent sur l'emblème qui lui le narguait. La veste était nonchalamment jetée au travers de son lit. Il se leva d'un bond et s'en saisit pour la serrer très fort dans son poing. Il enferma dans son cœur la voix, le visage et les expressions de la fillette qu'il venait de revoir, puis il jeta la clé aux oubliettes.
Il était Japet. Celui qui précipite. La racine. Le roc. Le soldat.
Il ne pouvait pas être Céos. Celui qui pense. Il n'avait pas le choix. Puisqu'il n'arrivait pas à être l'un et l'autre, il était obligé de choisir. Il n'avait qu'à prendre l'habitude de changer de choix dès que la situation l'exigeait. Il pouvait sans doute compter sur Céos pour l'aider à savoir quand il allait trop loin dans son rôle. Céos serait son garde-fou et l'image dans son cœur serait sa motivation. Son poing desserra sa brise. Les deux ailes entrelacées de l'emblème étaient froissées.
Elles semblaient brisées vu sous cet angle.
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Les notes de Jazz qui s'envolaient en fond sonore lui paraissaient emplir toute la salle.
Comme elle était concentrée sur ses pensées, les voix étouffées qui l'entouraient avaient beaucoup moins d'impact que cette musique lente et lancinante. C'était comme être hantée. Sauf que là, c'était un air de musique qui faisait écho à ses tristes idées. Personne n'aurait pu deviner qu'au fond d'elle, tout s'écroulait. Elle se tenait bien droite et caressait du bout de son ongle verni le cristal de son verre à cocktail. Sa magnifique robe de soirée noire lui avait couté un bras et cette splendide paire d'escarpins rouge, elle se les étaient achetées avec quasiment la totalité de son salaire.
Elle savait qu'elle présentait bien.
Sa peau hâlée transpirait la bonne santé et ses épais cheveux brun, coiffés en un chignon faussement négligé pouvait sans doute être élevé au rang d'œuvre d'art. Elle était pulpeuse, élancée et avait les hanches fines. Sans vouloir se vanter ? Elle était une vraie bombe. Mais ce n'était pas de cette apparence irréprochable qu'elle tirait le plus de fierté. Non, ce qui la rendait vraiment fière c'était son intelligence. Son indépendance. Sa capacité à toujours faire du pire, le mieux. A savoir comment et quand tirer son épingle du jeu. Elle était partie de rien et avait saisi toutes les occasions qui s'étaient présentés pour enfin, obtenir le boulot de ses rêves.
Alors comment avait-elle pu finir ici, dans l'un des bars les plus tendances du quartier de Stohess, dépouillée de tout, à noyer son désespoir dans l'alcool ?
Elle avait commencé par apporter le café et faire les photocopies. Mais elle était capable de mieux ! Elle se savait. Elle s'était battue bec et ongles pour obtenir son poste de présentatrice pour faire valoir son diplôme en journalisme. Alors comment avait-il pu la réduire à ça ? Comment avait-il pu la faire passer pour une vulgaire poupée gonflable ? Où étaient passés ses rêves et ses ambitions ? Est-ce qu'elle ne valait vraiment pas mieux que ça ? Jusqu'ici, Jenny Frost avait toujours trouvé le moyen de jouer de son apparence sans jamais y être réduite…il avait fallu que Levi Ackermann réduise tout en miettes.
Une publicité passait sur le large écran plat futuriste qu'ils avaient installé juste en haut du bar. Cet endroit était surtout connu pour être ultra-select et servir de point de rendez-vous à toutes les plus grandes célébrités du show-business. Quelques soit l'état actuel de sa carrière, Jenny y gardait son ticket d'entrée. Après tout, bien qu'actuellement ça la dégoûte plus qu'autre chose, elle avait gagné une certaine notoriété dans la press people depuis qu'un paparazzi l'avait surprise à la sortie d'un restaurant au bras de Levi.
Quand elle se souvenait de lui, de son air froid et meurtrier, de son air condescendant, elle avait l'impression qu'on lui enfonçait un poignard en plein sternum.
Levi n'avait pas juste joué avec elle, il l'avait détruite.
Aujourd'hui ? On la traitait partout comme si elle n'était que sa putain. Au travail, on faisait comme si elle n'avait été qu'un passe-temps à ses yeux. Le rictus qui s'était affiché sur les lèvres de Levi la faisait se sentir encore plus humiliée que lorsqu'on l'insultait ou lorsqu'elle surprenait les bruits de couloirs qui circulaient à son sujet. Il ne l'avait pas juste prise pour une idiote, il avait fait bien pire ! Depuis qu'il l'avait jetée, comme s'il se débarrassait d'un mouchoir usagé, plus personne ne la prenait au sérieux au boulot et tous ses projets tombaient à l'eau…
Elle essayait en vain, verre après verre que son amertume et son dépit n'étaient dus qu'à sa perte de notoriété et aux difficultés qu'elle rencontrait au travail.
Mais au contraire, plus elle buvait et plus l'évidence se faisait nette. Elle avait eu des sentiments pour ce salopard ! Elle savait pleinement qu'il ne l'aimait pas. Et lorsqu'ils avaient commencé leur relation, purement physique, tout était absolument clair…Mais comment ne pas se méprendre ? Cet homme était mystérieux, silencieux et il avait l'air d'envoyer le monde entier rôtir en Enfer à chaque fois qu'il posait le regard quelque part. Il se dégageait de lui une telle assurance, une telle force…Et c'était cet homme-là, que rien n'intéressait, dont la vision glissait sur tout, qui l'avait choisie, elle. Pour une relation. Physique, certes. Mais il y avait plus ! En dépit de sa froideur, de son franc parler blessant, Levi l'écoutait, son avis et ses histoires l'intéressaient. Lorsqu'ils allaient au restaurant avant de se diriger à l'hôtel, il ne la regardait jamais que dans les yeux.
Il était impossible de ne pas se sentir spéciale, privilégiée.
Si elle avait voulu écrire ce livre à son sujet, ça avait surtout été pour se venger. Se venger du fait que même si elle se sentait peu à peu sombrer, peu à peu, l'aimer chaque jour un peu plus, lui…lui la regardait sans la voir. Lui, voyait d'autres femmes. Lui, ne changeait pas. Est-ce qu'elle avait vraiment eu l'intention de le publier ? Certainement pas. C'était presque une fiction de toutes les manières, quelque chose qu'elle s'était surprise à écrire après la première fois où Levi avait disparu de sa vie. Comme ça du jour au lendemain. Ils ne s'étaient rien promis, c'était vrai. Mais ça lui avait fait un choc. Elle se pensait différente des autres mais il n'avait pas hésité à la laisser en plan et ne plus donner la moindre nouvelle pendant plus d'un an et demi…
Puis elle l'avait revu dans une boîte de nuit. Et leur histoire avait repris de plus belle. On pouvait même dire que c'était mieux, plus passionné. Et elle avait fait pour lui des concessions qu'elle n'avait fait pour aucun autre. Elle savait qu'il voyait au moins deux autres femmes, mais elle se contentait de la place qu'il voulait bien lui accorder…jusqu'à cette fameuse nuit. A cette pensée son cœur se serrait toujours, alors que cela faisait déjà un an. Quelle idiote elle avait été ! Comment pouvait-elle être tombée dans le même panneau que toutes ces femmes de qui elle se moquait vertement avant ?!
Elle avala son cinquième verre de la soirée, cul-sec et fit signe au barman de lui en remettre un autre.
Une voix de velours demanda soudain à sa droite : « Est-ce que vous pouvez monter le son s'il vous plait ? » Elle leva les yeux vers l'écran. C'était encore Levi. Elle le voyait partout en ce moment, c'était l'Enfer. Il avait son air assuré et hautain, presque belliqueux : Les caméras firent un gros plan sur son expression neutre et glaciale : « Ce n'est que le début. Vous pouvez vous cachez, on finira par vous retrouver… et vous détruire jusqu'au dernier. » Puis le présentateur y allait de son petit commentaire : « Voilà la déclaration je pense qui continuera longtemps de faire trembler notre pays ! Qu'en pensez-vous M. Homer ? » L'homme qu'il interrogeait portait le costume de couleur taupe que semblaient se partager tous les experts de quelque chose du monde. Il prit un air sûr de lui et commença : « Eh bien si vous voulez mon avis en tant que sociologue de… » Jenny décrocha et s'entendit gronder : « Ouais ! C'est ça ! S'ils ne te retrouvent pas avant connard ! Qu'est-ce que t'as cru ? Tu découvres un gang capable de contrôler absolument toutes les organisations criminelles de ce pays mais tu penses qu'ils ignorent où tu te planques ? Grande gueule, psychopathe… »
L'homme qui était assis à sa droite intervint soudain : « Ça alors…vous m'avez l'air bien remontée…est-ce qu'il n'est pas censé être notre héros national, admiré et adulé de tous ? » Elle fronça les sourcils, le regard posé dans son verre : « Un héros ? Lui ? C'est un dangereux psychopathe ! A qui on a donné un insigne, des armes et le droit de tirer à vue ! Est-ce que vous avez déjà vu dans quel état finissent les lieux de ses interventions ? » Son interlocuteur éclata de rire. Ce son était si beau, qu'elle tourna enfin la tête vers lui. Elle faillit en tomber de son tabouret. Il avait une longue chevelure blonde coiffée en une basse queue de cheval soigneusement nouée d'un ruban noir, les yeux d'un bleu pailleté d'ambre. Le teint pâle mais pas trop. Il était grand, svelte, élancé. Il était diablement sexy. Son costard de marque le rendait très élégant.
Il répondit enfin : « Je ne les ai pas vu personnellement, non. Mais on dit que ce sont de vraies aires de désolation. J'avais cru comprendre en écoutant parler mon entourage que ça faisait néanmoins partie de l'atout charme des Ailes de la Liberté. Après tout, tant que les résultats sont au rendez-vous, les gens préfèrent s'en amuser…
- Ca, c'est parce qu'Erwin Smith est passé maître dans l'art de la communication aux médias ! Il réussit à leur cacher quel genre de démon il leur donne à aduler. Ce sont juste des ignares. » L'homme la considéra un moment puis il soupira : « Parce que vous, vous le savez ? » Jenny se tut et but une gorgée de son verre. L'homme, gêné, se reprit : « Excusez-moi…en réalité, ça fait déjà un bon moment que je vous observe depuis le fond de la salle…Du coup, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que vous n'aviez pas du tout l'air insouciant des autres femmes qui hantent les lieux…j'avoue que ça a piqué ma curiosité et…votre charme n'y est peut-être pas pour rien…J'ai sauté sur l'occasion pour engager la conversation mais…le sujet était peut-être… je ne voulais pas vous faire avoir l'air si triste. » Il lui replaça doucement une mèche de cheveux derrière l'oreille. Jenny sentit un frisson lui remonter le long de l'échine et son regard se perdit dans l'océan doré de ses pupilles.
Il avoua encore : « J'ai une certaine obsession pour les femmes qui vous ressemble. De splendides cheveux bruns, votre délicieuse peau hâlée…et vos yeux. » Pendant un instant, Jenny oublia son nom et comment respirer. L'homme prit un air plus sérieux et légèrement embarrassé : « Dites-le-moi, si je me trompe. Mais, se pourrait-il que la raison qui pousse une si belle femme à noyer son chagrin en solitaire, a un quelconque rapport avec ce 'dangereux psychopathe' ? Vous en parlez sur ce ton, celui qu'on utilise que lorsqu'on connait bien quelqu'un et non juste comme détractrice lambda…
- J'ai été son amante. Pendant un certain temps. » Il marqua une pause. Elle sourit, amère : « Vous devez me trouver bien plus pathétique maintenant que vous savez. Et vous croyez sans doute que je suis une mythomane qui tente de se donner de l'importance mais… » Il posa délicatement la main sur sa joue : « La seule chose à laquelle je pense actuellement, c'est à quel point il a bon goût…qu'est-ce qui a bien pu le décider à vouloir se séparer d'une femme aussi magnifique ? » Face à son apparente sincérité, Jenny ne put que lâcher un rire empli d'amertume.
Au moins, il ne la jugeait pas, lui. Elle se tourna légèrement vers lui pour lui faire face : « Levi est ce genre d'homme. Un jour il vous tolère, s'occupe de vous. Et le lendemain vous n'êtes plus rien de plus qu'un obstacle sur sa route. Je n'ai jamais été la seule et unique. Et il a toujours été clair sur le sujet. Si je fais le compte, nous devions au moins être trois…
- Trois ?
- Oui ! Trois ! Mais rassurez-vous, nous n'étions pas toutes logées à la même enseigne… » Alors qu'elle prononçait ces mots, qu'une part d'elle s'estimait interdits et secrets, elle se sentait beaucoup mieux. C'était comme vider son sac enfin, pouvoir parler à quelqu'un de son expérience et de sa misère. Cet homme ne voulait sans doute qu'une chose, la mettre dans son lit. Mais il était capable d'écouter et de faire les efforts qu'il fallait pour lui faire sentir que c'était important.
Qu'elle valait la peine qu'il y mette du temps et des efforts.
Cela faisait un an qu'on ne l'avait pas si bien considérée. Les hommes de son milieu semblaient croire que le fait qu'elle ait été l'une des partenaires échangeables de Levi mais qu'il ait fini par la jeter faisait baisser sa valeur sur le marché qu'ils avaient créé de toutes pièces dans leurs esprits machistes. Elle n'avait eu affaire jusque-là qu'à de rustres lourdauds. « Il y avait Angel. » Le nom lui avait coulé sur la langue comme du venin. Elle avait fini par plus le cracher que le prononcer. Il haussa un sourcil, étonné : « Votre rivale ? » Elle expliqua : « Oh, entre elle et nous, il y avait autant de différences qu'entre la terre et le ciel. Ce n'est sûrement même pas son vrai prénom…Elle ? Si vous aviez vu ça…elle, elle avait droit à son entière attention ! Je crois que c'était la dernière du trio…celle qu'il voyait le plus en secret. Je n'ai jamais réussi à découvrir qui c'était…un exploit. Je suis journaliste après tout…mais je pense avoir saisi qu'elle était mannequin. Probablement une sorte d'idole à la manque… » L'homme lui glissa une main à la fois compatissante et sensuel dans le dos : « Ne soyez pas si dure avec vous-même. Je ne sais pas si ça peut vous consoler mais, je pense que lui et moi, nous sommes un peu pareil… »
Elle se figea et lui lança un regard incrédule : « Vous êtes le jour et la nuit ! Vous au moins vous savez avoir l'air avenant ! Et puis, vous êtes grand ! -A cette remarque, il rit de bon cœur-…qu'est-ce que vous pourriez bien avoir en commun ?» L'homme parut prendre la peine de réfléchir. Puis il énuméra : « Tout d'abord, moi aussi j'occupe un poste à haute responsabilité. Du coup nous subissons sans doute tous les deux de la pression de la part de nos supérieurs…il est important pour nous d'apporter des résultats. Entre les prises de risques, cette fameuse pression, notre manque de disponibilité…on est obligé de faire des sacrifices. Ce qui fait qu'il nous reste très peu de temps libre. Nous avons très peu de loisirs ou de plaisirs. Le fait qu'il l'appelle, elle Angel, ou non, n'aurait pas dû vous déboussoler plus que ça. Il vous consacrait de son précieux temps… » Jenny prit un air blasé et lança : « Pour se vider les bourses ! » L'homme marqua une nouvelle pause et sourit.
Jenny crut sentir la tension sexuelle qui s'étendait entre eux augmenter un peu plus. L'homme répondit enfin : « Raison de plus de croire qu'il vous chérissait à sa manière. Moi aussi, j'ai pour habitude de prendre grand soin de mes amantes. Après tout, elles sont les seules avec qui je peux me permettre de baisser la garde. » Il lui effleura doucement le bras et tous ses poils s'hérissèrent sous sa caresse. Aussi légère qu'une aile de papillon et brûlante qu'une flamme. Elle lui sourit doucement : « Si on est bien d'accord, ça fait au moins vingt minutes que vous essayez de me draguer, est-ce que ce n'est pas une mauvaise idée de m'annoncer comme ça, de but en blanc, que vous avez l'habitude d'avoir plusieurs conquêtes à la fois ? Surtout avec ce que je viens de vous raconter… » Le sourire qu'il lui adressa alors devrait tout simplement être interdit par la loi.
Il venait de lui déconnecter au moins une centaine de neurones en quelques secondes.
Il souffla : « Vous avez peut-être un coup dans le nez mais vous continuez pourtant de maintenir une posture impeccable. Vous tenez beaucoup à votre apparence. Peut-être même plus qu'à votre propre vie…
- Je n'irais pas jusque-là, non…
- Vous êtes fière et ambitieuse. Vous êtes sans doute aussi très intelligente et vous détestez qu'on vous prenne pour une idiote. Vous ne cherchez pas le prince charmant venu vous sauver de votre misère…alors pourquoi est-ce que je vous mentirais ? » Ils se fixèrent un moment. Elle marmonna : « Vous êtes quoi au juste ? Une sorte de détective ? » Un sourire énigmatique lui fleurit sur les lèvres : « On peut dire ça comme ça, oui… » Elle prit un petit moment pour réfléchir. Puis elle lui fit à nouveau face et se pencha vers lui tout en accrochant son regard au sien : « Emmenez-moi avec vous et je vous promets de vous montrer en détails que je possède de nombreux talents que vous ne soupçonnez même pas… »
A peine quelques minutes plus tard, ils quittaient le bar bras dessus-dessous.
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Le monde n'est qu'un ramassis d'immondices.
Au diable tous les poètes et les amoureux de la nature. La réalité, elle, est bien plus pragmatique. Abandonnez tout espoir d'un jour trouver en l'espère humaine une quelconque forme de beauté. L'Humain n'est qu'un animal, malheureusement plus intelligent que la moyenne. Sa faculté à se trouver de bonnes excuses, à rationaliser le mal, à justifier l'injustice, derrière de bons mots, une conduite d'apparence irréprochable, la force persuasive du nombre, fait d'elle la seule espèce capable d'être nocive à la fois pour l'environnement, la faune, la flore et elle-même….
C'était une chambre d'hôtel luxueuse, comme en trouvait des tas à Stohess.
Avant même d'arriver sur les lieux, Levi l'avait déjà sentie. Pernicieuse, rance, inimitable. L'odeur de la mort. Il y avait une quantité impressionnante de sang, sur les murs, les draps, même le plafond. L'un des Apprentis de la Garnison était si pâle qu'il semblait sur le point de s'évanouir.
Il n'était pas rare de voir les différentes Brigades travailler de concert sur un cas. En général chacun essayait de tirer son épingle du jeu et de prouver qu'il existait une raison plus valide que les autres pour qu'on leur confie le cas. Après tout, les résultats apportaient des investisseurs…Mais ce cas-ci était spécial.
L'Homme est un fléau. Le virus le plus virulent jamais créé. Il s'adapte. Il évolue. Mais il reste toujours le même. Habité par cette même rage de vivre et cet égoïsme primal qui lui ont permis de prospérer et coloniser chaque partie du globe.
Jenny était le cadavre.
Levi stoppa ses pas après être entré dans la pièce. Sa tête avait été artistiquement posé sur la commode. L'assassin avait déplacé le meuble pour exposé son œuvre en la plaçant juste sous la large fenêtre qui inondait la pièce des lumières de l'aurore. Les rayons du soleil jetaient sur sa chevelure des reflets auburn. On pouvait avoir l'impression qu'elle dormait…si on ne prenait pas en compte les replis difformes de sa bouche qui était écartelée par le bout de tissu qu'on lui avait enfoncé dans la gorge pour l'empêcher de crier. « Son corps a été ouvert de bas en haut à l'aide d'une arme non identifiable pour l'instant. On a extrait sa colonne vertébrale avant de lui couper la tête…nous pensons que l'individu recherché possédait une caisse à outils conséquentes… » Levi écoutait le rapport du légiste sans vraiment l'entendre et pourtant sans rien rater.
Actuellement, le sang qui coulait au ralenti dans ses veines était si froid, qu'il avait l'impression de vivre dans un autre temps. Une autre dimension.
Il n'avait sans doute jamais été aussi alerte de sa vie. Chaque détail, chaque indice, chaque recoin de poussière…il analysait tout du regard et se promettait de ne rien en oublier. Le corps sans vie et mutilée de son ex-amante gisait à ses pieds. Et il devait faire tous les efforts du monde pour ne pas juste la considérer comme un amas de chair pourrissant. Il refusait de l'oublier ou de la traiter comme un cas lambda…
Encore une vie venait d'être gâchée par sa faute.
Cette année avait presque failli lui faire oublier qu'elle était là, qu'elle planait au-dessus de sa tête et qu'elle attendait une occasion de s'abattre. La malédiction Ackermann. Cet étrange fil du destin qui faisait qu'absolument tout ce qu'un Ackermann touchait finissait systématiquement baigner dans le sang, la violence…et la mort.
Ce soir-là, alors qu'il cherchait à nouveau à fuir Eren et le désir brûlant qu'il n'était pas encore prêt à accepter, Levi avait choisi de sacrifier Jenny. Sans y penser. Bien qu'à l'époque il n'aurait pu imaginer ce qui allait se passer aujourd'hui…il aurait dû se tenir à ses règles de vie. Ne jamais reprendre contact. A l'instant même où il avait fait le choix d'en faire son plan cul régulier, alors même qu'on les avait déjà surpris ensemble un fois et photographier à la sortie d'un restaurant…il avait dessiné une cible géante au-dessus de sa tête.
Et à présent, elle n'en avait plus de tête.
Si le monde n'est qu'un tas d'immondices. Alors l'Humain est son champignon.
Il le consume, le détruit de l'intérieur, l'ingère pour mieux grandir et bâtir. Jusqu'à ce que l'écosystème qui lui permettait de proliférer finisse un jour par s'effondrer sur lui-même, épuisé. Et retourner au néant….
Le lieutenant en charge de l'enquête vint se poster à ses côtés. Mais lui, il évitait de regarder en direction du cadavre. Il lui tendit un mot, enfermé dans un sac plastique. Il avait été écrit d'une écriture soignée et posée : « Bien le bonjour, Caporal. Nous ne nous sommes pas encore officiellement présenté. Mais, je tenais absolument à vous remercier en personne. Grâce à vous, nous n'avons plus besoin d'agir dans l'ombre. Auparavant, il aurait peut-être fallu un accident de voiture ou autre chose pour qu'on vous fasse passer nos amitiés les plus sincères. Mais aujourd'hui…tout le monde est à notre recherche, grâce à vous. Pour fêter tout ça et si nous jouions à un jeu, vous et nous ? Traquez-nous. Cherchez nous. Débusquez-nous. Et pendant ce temps, nous, nous nous occuperons de retrouver votre petit ange et nous lui ferons subir un sort pire que la mort.
A votre avis…qui a le plus de chance de trouver qui en premier ?
Amicalement vôtre, Zeke. »
Sur le mur de droite de la chambre, l'emblème des Ailes de la Libertés avaient été dessiné avec application avec du sang. Le lieutenant se racla la gorge. Il ne savait pas ce qu'il l'effrayait le plus. Levi était encore plus impressionnant que ce qu'on lui en avait dit. Il se tenait là, debout dans cette chambre qu'on aurait pu croire sortie tout droit des enfers, droit dans ses bottes et l'air impassible. Pourtant, lui et cette femme, tout le monde savait maintenant qu'ils avaient été amants...Il se sentit obliger d'essayer de détendre un peu l'atmosphère : « Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec des amis comme celui-là, je ne veux pas voir la tête de vos ennemis… » Mais Levi ne releva pas.
Son aura était impressionnante. Avant de l'avoir rencontré, il était difficile de se dire qu'une telle chose que l'aura existait. Mais il était difficile de trouver un autre mot pour désigner l'écrasante pression que sa simple présence vous faisait ressentir jusqu'au plus profond de vous-même. Il répliqua enfin : « Donnez toutes vos observations, vos relevés d'empreintes et vos preuves à mon équipe quand ils arriveront à l'étage. » Le lieutenant acquiesça, blême. Levi s'était avancé vers la tête et lui avait fermé les yeux. Alors l'homme se fit la réflexion qu'il n'aurait voulu être à la place de l'assassin pour rien au monde. Mais qu'il n'enviait certainement pas plus Levi.
C'était ainsi que se présentait le monde pour Levi Ackermann, 15 ans. Sans espoir, sale, décevant et sombre. Un monde sur le bord de l'implosion ou seul un farouche désir, aussi égoïste qu'inaliénable, de survivre en dépit de tout, dominait.
Sauf que depuis, Levi avait grandi. Mûri. Et l'expérience lui avait appris que rien n'était ni tout noir, ni tout blanc. En réalité, même au beau milieu de la fange, la crasse et les ténèbres, il y avait toujours une éclatante lueur, un trésor. Ce précieux trésor était la raison pour laquelle dans un monde au bord de l'implosion, sale et décevant, les vrais Hommes luttaient de toutes leurs forces. Et en dépit de tout.
Celui qui avait le plus à perdre se devait d'être celui à qui tout arracher devait être un vrai défi. Il fallait être fort et déterminé pour conserver ce à quoi on tenait le plus. C'était une question de survie et d'égoïsme.
Les Ackermann excellaient à l'un et l'autre.
« T'as raison, enculé. La partie commence. »
Fin Epilogue
Réponses aux commentaires
Bantic
Ahaha! Une journée boueuse?
Bienvenue parmi la longue liste des gens qui ont plutôt eu une journée de merde quand ils dressent le bilan!
Ouais, le nom est super long...mais on s'y fait vite! Toi t'as eu le chapitre, moi j'ai eu tous vos commentaires! (Ca fait du bien de se sentir apprécié!)
Ton âme est un condensé de Pegi -18? FORMIDABLE! Elle a totalement sa place à Perversland!
Ooooh, toi aussi t'as aimé Hannes? A chaque fois que j'écris un truc sur ce type, je ne peux m'empêcher de me dire que le pauvre n'aurait pas dû se retrouver entourer d'autant de cinglés! Mais au moins, comme ça, on voit qu'il est un super chic type! (Et normal pour changer!)
Ne plaisantons pas sur le sujet...Sasha serait véritablement capable de lui croquer le bras...
Oooooh noooon! Comme t'y vas toi! Levi un chihuahua? (Rire)
Je te livre donc l'épilogue et te dis à très vite! (Ps: J'ADORE LA RACE ARMYENNE!)
A très vite
Gloria
Mais de rien!
Surtout si grâce à ça tu as pu découvrir ce que ça faisait de se retrouver si impitoyablement arraché à son univers...et en même temps, je t'assure, une grande part de toi-même a tellement envie de passer à autre chose! C'est le paradoxe de la vie...
Merci pour le commentaire et à bientôt!
La prochaine fois qu'on se revoit, ce sera donc pour un chapitre de Sygma.
Que je clarifie encore un peu les choses!
Cette semaine (du 6 au 10 Février) je privilégierais la publication de Sygma qui en toute sincérité risque d'être presque aussi longue que MBB (MBB a de l'avance niveau saison! *rire*) Mais je publierais AUTANT DE CHAPITRES DE MBB que possible le weekend (le 11 et le 12!)
J'écrirais les deux par alternances.
Par exemple une semaine ou Sygma passe en premier et une semaine ou MBB passe en premier! (L'histoire la plus délaissée en semaine sera prioritaire le weekend!)
Dans tous les cas, les deux devraient avancer à un rythme plus que potable! Avec au GRAND MINIMUM deux chapitres par semaine par histoire! (Ca vous fera 4 chapitres de moi! Pas mal, non?)
Donc n'oubliez pas de vous abonner de façon à savoir ce qu'il se passe!
Bien que Sygma soit à l'honneur cette semaine, il est FORT possible que le chapitre 1 de la Saison 2 de MBB soit mis en ligne très bientôt (Je ne donne pas de date! Et ce n'est pas une promesse! Comme ça vous aurez la surprise!)S'il ne vient pas, vous l'aurez de toutes les manières ce weekend! (Mais je pense que vos Reviews pour cet Epilogue m'enflammeront assez pour que je fonce l'écrire!)
Voilà, ainsi s'achève cette Saison 1...avec ses hauts et ses bas. Mais vous, toujours là! A me donner du courage et à m'épauler!
Les irréductibles! Les chatons de l'extrême! Mes super piles à motivation! Celles sans qui rien n'aurait été possible!
Emylou, Orthancekarica, Going-to-Hell-for-Shipping, Nigthrrea, Scaritty, Manu44, Crazyness, Nekoko, Iroko, NessaOnechan, KizzBloo, Lauel, Gloria, Bibouchka, Kurma, le fantome , KaNee, Bantic, Guest, Val25or30...
Les disparues qui ont beaucoup compté:
LiliceBooks, Felicia Verdya, PsychoMato...
Les petites occasionnelles et les nouvelles:
Ereri, ZeroYaoiGirl, baba-chan, YuyuLaSurexcité, Sir Niss, Esiole, SadCookie, Guime1997, Ooka, Majinaru, Alycia Panther, Miaheel, Kathychan57, Kumiro, Yumi, Demistra, Lose, Barukku Sama, Alice,Dawnduskwolf, comebacksenpai...
J'en ai peut être loupé.
Vous savez, j'ai vraiment la larme à l'oeil quand j'écris ces mots. Je vous remercie du fond du coeur pour l'incroyable aventure que vous me permettez de vivre.
Je voulais vous intéressée, j'ai réussi à vous faire rêver.
Il n'y a pas de plus belle récompense pour une auteure.
AVEC TOUT MON LOVE
EASYAN
