A WALK IN THE WOODS
Pendant que j'étais allongée sur lui j'en ai profité pour prendre la clé de mes menottes qui était attachée à un trousseau sur sa hanche, comme dans les films. Maintenant que j'ai les mains libres il faut que j'en profite pour…
La porte se rouvrait lentement.
Vite ! Quelqu'un arrive ! Il faut que je fasse semblant d'être menottée ! Mais qui est-ce ? Pourquoi venir aussi lentement ?
Robin reconnut Zoro arriver.
« Tiens, tu t'es réveillé ?
- Tu m'as réveillé en partant mais je vais essayer de me rendormir, je suis fatiguée.
- D'accord, et moi je t'ai ramené une soupe, tu dois avoir froid ici.
- Oui, d'ailleurs tu veux pas me ramener au chalet pour que je dorme dans un bon lit au chaud ?
- Non, désolé mais je ne te fais pas encore entièrement confiance. »
Zoro avait posé le bol de soupe près de l'assiette de fruit de mer et quand Zoro eu le dos tourné pour repartir…
C'est le moment ou jamais !
... l'écrivaine prit une bûche de bois (décidemment…)
« Dans ce cas... »
... Et pendant que Zoro avançait…
« Je vais devoir sortir toute seule ! »
... elle le frappa au crâne. Zoro tomba net sur le sol.
Vite ! Où sont les clés ?! Peut-être qu'il est endormi mais j'ai pas vraiment frappé fort… Je vais prendre toutes ses clés comme ça, même s'il me rattrape, il ne pourra plus m'enfermer nulle part.
Robin courrait dans la forêt en s'éloignant le plus possible de l'endroit où elle était enfermée. Elle ne savait pas vraiment où elle allait mais bon, tant qu'on est loin de Zoro…
Pendant sa course elle songeait à tout ce que le psychopathe lui avait dit…
Tout est mélangé dans ma tête, il faut que je fasse le tri…
J'ai à mes trousses un psychopathe qui est devenu fan en me détestant, il a infiltré ma vie privée pour m'avoir dans la sienne et maintenant il compte me couper du monde. Cette personne a lu tous mes livres et me connaît par cœur. C'est aussi l'ombre qui m'avait tapé dans la forêt… forêt dans laquelle je suis moi-même venue, et où je me suis faite piégée ! Il m'a ensuite ramené chez moi mais ça… il y a déjà quelques mois. Or moi j'ai vu cette forêt pour la première fois il y a quelques semaines. Ça voudrait donc dire que c'était des sortes de rêves ou des visions d'une perte de mémoire… eh bah ! Il devait être fort son coup de bûche ! Bref, jusque là je suis mais… sa vie à lui ! Ça voudrait dire qu'il n'a jamais perdu la mémoire, qu'il ne travaille sûrement pas pour la mairie, que sa femme n'existait pas, comme je le pensais… En fait, c'était de moi qu'il voulait faire sa femme ! Il a inventé cette histoire pour que j'ai des doutes sur ma cervelle après les événements de la forêt et que je tombe dans son sac ! Désolée gamin mais avec toutes les histoires qui sont passées par ma tête je ne crois pas en des histoires aussi facilement !
Mais envisageons qu'il est réellement eu une femme… elle serait morte ? Peut-être que c'est lui qui l'a tué, ou soit il la garde prisonnière… Peut-être même qu'en réalité il avait une copine qui est morte et qu'en me voyant sur la couverture de mes livres la première fois, ce jour de dédicace, il s'est dit que je lui ressemblais et que j'étais peut-être elle, alors il a cherché à me connaître, à m'avoir et… non, je vais sûrement trop loin… Mais sa famille alors…? Tsss, eux aussi il doivent être mort… Roh la la et où est-ce que je vais moi comme ça ?!
Robin était déjà loin, elle allait même sortir de la forêt.
Mais… ce n'est pas un peu trop simple ? Il n'y a personne, et elle a elle-même dit qu'elle n'avait pas assommé Zoro très fort…
Tiens !
« Alors toi…
- Zoro ?! »
Le jeune homme se trouvait debout, face à Robin. Il avait du sang sur les mains et l'arcade sourcilière ouverte (elle a dû s'ouvrir quand son corps est tombé au sol).
« Je commençait à te faire confiance Robin !
- Je t'en conjure Zoro, laisse moi partir ! Je ne te livrerai pas à la police, je te le jure… je ne demande que ma liberté !
- Liberté que tu n'auras pas ! Tu es à moi t'entends ?!
- Mais moi je ne veux pas ! Je te déteste et tu n'es pas indispensable à ma vie comme tu le penses ! Je ne suis pas ta putain de femme et je ne le serais jamais d'accord ?! Parce que je ne veux pas vivre avec un psychopathe comme toi ! Ne t'inquiète même pas que tu vas aller en asile après ça ! Je ne te laisserais pas en liberté t'entends ?! Encre bien ça dans ton crâne pauvre fou ! Tu ne peux même pas te considérer comme fan tu sais, tu es un bon à rien ! Tu... »
Zoro ne l'écoutait plus… il avait fermé ses yeux priant que ses énumérations péjoratives s'arrêtent… La veine sur son front ressortait de plus en plus et il se mordait les lèvres pour se retenir de répondre à « l'insolante Robin ».
Il en avait marre, sa tête allait exploser, il fallait qu'elle se taise. Alors, encore une fois, il prit la première chose qu'il lui passa sous la main et le porta en direction du crâne de Robin (cette fois c'était une grosse pierre).
Elle se mit à hurler et protégea sa tête dans ses bras. Zoro s'arrêta, resta là à la regarder. Il baissa tout doucement la pierre et dévisageait Robin en se demandant si il devait vraiment le faire.
Elle, de son côté, ne pensait à rien. Elle était juste choquée de voir Zoro à l'œuvre. C'était comme sa face cachée. C'est un peu paradoxal mais lui recherchait celle de l'écrivaine depuis tant de temps…
« Je ne vais pas te frapper, pas cette fois. Tu vas me suivre de ton plein gré et je vais garder cette pierre qui t'effraies tant dans la main, comme ça si tu tentes un truc, je l'utiliserai vraiment. »
Robin avait l'air convaincu et n'a rien dit jusqu'au retour à la cave. Zoro la rattacha.
« J'ai des questions à te poser, il y a des choses que je veux savoir !
- Non.
- Et pourquoi ?
- Je ne veux pas te parler.
- Oh, je t'ai vexé c'est ça ? Mais je vais avoir réponse aux questions que je me pose d'accord ? Tôt ou tard tu…
- Vas-y ! Pose les tes questions !
- ... Tu as vraiment perdu la mémoire ?
- Non, c'était pour pouvoir te parler de ma femme.
- En parlant de femme, t'en a jamais eu, pas vrai ?
- Tu ne comprends pas que c'est toi ma femme ?
- Mais je ne suis pas ta femme, merde !
- Si, tu l'es !
- T'es vraiment fou… et ta famille que tu ne connais plus ?
- Je ne l'ai jamais connu.
- Normal t'es un malade, ils t'ont rejeté, il ne voulait pas de toi, personne ne veut de toi, tu vas tellement souffrir avec tout ce que... »
Cette fois c'était trop. Zoro hurla « assez ! » et lança la pierre sur la jambe droite de Robin. Elle hurlait à mort mais Zoro ne voyait rien et devait extérioriser sa colère. Alors il prit la plus grosse bûche qu'il trouva dans la cave et commença à frapper « sa femme » de partout. Elle hurlait, suppliait qu'elle ne s'enfuirait plus et qu'à présent elle ferait tout pour lui… Elle se sentait mourir et les coups n'en finissaient plus… et puis le vide. Robin s'évanouie. Et Zoro était détendu. Ça doit donc faire du bien de faire du mal.
