A WALK IN THE WOODS
« C'est une plaisanterie, c'est ça ?
- Absolument pas !
- Je ne veux pas être mère.
- Or si tu tiens à ce que je te fasse entièrement confiance, il va falloir que tu acceptes.
- J'ai pleins d'autres moyens de te montrer ma confiance.
- Mais moi c'est ça que je veux !
- Pour avoir un enfant, il faut être deux, et si je ne le veux pas, tu n'as qu'à aller voir ailleurs pour l'avoir ! »
Le vert commençait à s'énerver et on le voyait à son regard féroce en direction de Robin. Elle se leva lentement de table, essayant de s'éloigner comme si elle avait un chien près à l'attaquer devant elle.
« Tu vas venir ici et me donner ce que je veux !
- Zoro ! Non ! »
Robin se mit à courir dans le chalet pour échapper au chasseur qui la poursuivait. Elle monta les escaliers et se refugia dans sa chambre. Elle arriva à fermer la porte à clé et tira tous les meubles de la pièce derrière la porte. Malheureusement ce n'est pas un bureau et deux étagères qui allaient retenir Zoro. Il avait défoncé la porte, et quand il put s'introduire dans la pièce il poussa Robin sur le lit.
« Zoro ! Lâche moi !
- Hors de question ! Tu es ma proie maintenant ! »
Il commença à lui monter dessus et à l'embrasser dans le coup. Il remonta jusqu'à son oreille pour la mordiller et Robin se mettait déjà à atteler. Le sourire de Zoro s'étira et il décida de passer à l'étape suivante. Il glissa ses mains dans le dos de l'écrivaine et baissait sa fermeture.
« Zoro arrête ! Je t'en supplie fais pas ça ! Lâche moi !
- Hahaha ! »
Il commençait à baisser les manches de la robe mauve de Robin et elle criait de plus en plus fort quand tout s'arrêta. L'espoir qu'elle avait perdue ressurgit. Zoro était allongé sur elle, inconscient. Elle se tue, puis regarda le vert, couché sur elle. En relevant la tête elle aperçut Mme Jewelry avec une casserole à la main. Elle se remit à pleurer à chaudes larmes, mais de joie cette fois ci.
« Oh Mme Jewelry, enfin vous êtes arrivée !
- Il ne vous a rien fait j'espère ? Je vous ai entendu crier alors je me suis précipitée en haut.
- Non, ne vous inquiétez pas vous êtes arrivée juste à temps. »
Mais l'espoir de Robin ne dura qu'un court instant puisque Zoro se réveilla. Avant même que les jeunes femmes ne le remarquent, il prit possession de la casserole que Mme Jewelry avait utilisée pour le frapper et donna un énorme coup dans le ventre de cette dernière qui se retrouva au sol à cracher du sang. Robin hurlait le nom de sa psychologue.
« Robin… sauve toi… et… appelle la police… »
Robin était en larmes et assistait à un désastre : Zoro frappait Mme Jewelry de toutes ses forces et lui lançait des tonnes d'injures :
« T'étais obligée de débarquer pov' conne ?! T'aurais pas pu rester dans ton cabinet pour les fous ?! Avec tes conseils de merde là, tu gagnais bien ta vie alors qu'est-ce que tu viens foutre ici bordel ! »
L'écrivaine commençait à s'énerver, à en avoir marre, à vouloir se venger… Elle dévala les escaliers et récupéra son téléphone et les clés de la maison.
Puisqu'apparemment toute la maison est fermée à clé je vais les lui prendre et fermer la porte d'entrer pour gagner ne serait-ce que cinq minutes ! Il faut que je me sauve le plus loin possible et que je trouve le moyen d'attendre la police !
Elle se mit à courir dans les bois tout en composant le 17. Puis une jeune femme lui répondit :
« Service de police j'écoute ?
- Allô ! Au secours, aidez moi, je… je suis suivie par un psychopathe dans la Forêt du Milieu… je peux vous envoyez mes coordonnées GPS s'il le faut et…
- Madame, détendez-vous, une équipe va intervenir.
- L'homme qui me poursuit est un fan attardé, et il est armé, il a tué mon amie et là il va s'en prendre à moi ! Je vous en supplie dépêchez-vous !
- D'accord madame, ne criez pas trop fort, il ne faut pas qu'il vous entende. Cachez vous quelque part.
- Non, je ne peux pas, il faut que j'aille au bord de la route pour que la police me voit. De toute façon mon agresseur sait sûrement que je me rends là-bas et…
- Alors vous ne devez pas y aller madame, il vous tuera. Cachez vous et ne faites pas de bruit le temps que l'équipe de secours ne débarque.
- Mais s'il me tue et que la police n'est pas arrivée, il se sauvera et je ne peux pas accepter que mon amie soit morte pour rien ! Il faut que je l'amène directement à la police !
- Madame, écoutez-moi, vous... »
Robin avait raccroché. Elle courrait en direction de sa voiture. Il n'y avait aucune trace de Zoro pour le moment, mais ce n'est pas pour autant qu'elle était rassurée. Elle repensait à Mme Jewelry, le sacrifice que cette femme avait fait pour elle… cette femme qui était la seule amie qu'elle n'ai jamais eu. Elle se disait que c'était de sa faute si Mme Jewelry était morte et qu'elle n'aurait jamais dû lui envoyer ce satané message…
Et puis un mouvement la ramena à la fâcheuse réalité.
Zoro.
Il l'avait attrapé et plaqué contre un arbre.
« Tu croyais réellement pouvoir t'échapper ?
- Bien-sûr que non, j'espérais que tu me rattrapes et que tu me tues. »
Il lui donna une gifle.
« N'essaie pas de jouer avec moi, tu perdras, comme à chaque fois.
- Comme à chaque fois…
- Tu croyais qu'en fermant la porte à clé t'allais t'en sortir ?
- …
- Regarde ce que tu as fait, ta psy est morte maintenant !
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?!
- Oh, ne t'inquiètes pas, il va t'arriver la même chose, sauf que toi tu vas rester en vie.
- Pourquoi faire ? Pour le putain de gosse que tu veux ?!
- Haha, n'importe quoi ! Moi ? Avoir un mioche ? Faut pas rêver ! C'était pour voir ta réaction ! Je savais que tu n'étais pas sincère quand tu disais que tu comptais rester avec moi et être ma femme !
- Tu es comme ta mère ! »
Zoro regarda Robin avec des gros yeux horrifiés. Décidemment, elle pensait avoir vu toutes ses expressions du visages possibles… mais elle devait sûrement être loin du compte.
Il lui remit une gifle, mais cette fois elle en tomba par terre. Il continua à la frapper en hurlant à Robin qu'il n'était pas comme sa mère. Robin ne disait rien et encaissait les coups. Je ne dirais pas qu'elle a prit l'habitude, mais plutôt qu'elle pense les mériter. C'est elle qui a ramené Zoro dans la ville, c'est elle qui l'a présenté à Mme Jewelry… et même si l'histoire part d'un psychopathe qui s'est introduit dans sa vie privée, elle se sentira toujours coupable.
« Pourquoi tu dis rien ?! Ça te fait pas mal ?! Tu veux que je frappe plus fort c'est ça ?!
- Tais-toi et fais moi endurer ce que je mérite.
- Ah, tu veux jouer à ça, hein ? J't'avais dit que tu perdrais ! »
Il se remit à frapper Robin. Deux, trois, cinq, sept, neuf coups… et puis des voitures dérapèrent sur l'asphalte de la route d'à côté. Bien-sûr Zoro n'avait pas entendu, il était beaucoup trop occupé à frapper Robin en lui expliquant qu'il était un gentil garçon, pas comme sa vilaine mère.
Zoro fut très vite encerclé par les défenseurs des forces de l'ordre. Il fut séparer de Robin qui était encore au sol...
« ...Il disait qu'ils n'avaient pas le droit de l'emmener et que j'étais sa femme, qu'il avait le droit de me faire tout ce qu'il voulait.
- Qu'est-ce que vous avez fait après qu'il soit emmené au commissariat ?
- Après, j'étais comme dans les films… j'étais dans la voiture de police avec une couverture sur les épaules et un chocolat chaud entre les mains. Ils m'ont proposé de me ramener chez moi mais je ne voulait pas partir avant d'avoir vu le corps de mon amie.
- Que lui ai t-il arrivé ?
- Roronoa Zoro l'avait torturé. Il y avait du sang partout et… elle était découpée de toute part… elle ne méritait pas cela ! Quelques jours plus tard j'avais aussi apprit qu'il l'avait violé… tout était de ma faute je…
- Bon, passons à une autre question. Que s'est-il passé après ? Comment se sont passés vos jours suivants ?
- Après… j'ai été ramené chez moi, et j'ai eu cinq gardes du corps autour, et dans ma maison. J'ai dû aller au commissariat déposer plainte etc…
- L'homme qui vous a fait tout ça va t-il sortir de prison ?
- Il siège dans l'asile de Shimotsuki pour le moment, et si sa folie diminue, il passera sa misérable vie à croupir dans une prison.
- Est-ce qu'il vous reste des séquelles à présent ?
- Bien-sûr ! Elles vont me hanter tous les jours de ma vie !
- Vous comptez continuer votre métier ?
- Eh bien… avant que je ne sache où allait mener cette histoire, j'avais commencé un roman sur ce que j'avais vécu la toute première fois que j'étais venue dans la forêt. Je vais le terminer, le publier, et ne plus jamais le voir. Comme un chapitre de ma vie affronté, et clos.
- Vous ne ferez pas de dédicaces ?
- Hors de question. Maintenant je vais prendre tous mes lecteurs pour des fous.
- Et après ce livre… vous allez encore écrire ?
- Je n'arrêterai jamais vraiment d'écrire. La réelle question est de savoir si je publierai un autre livre après ça.
- Avez-vous une réponse à cette question ?
- Non, peut-être que j'aurais une idée fabuleuse et que je l'éditerais, ou peut-être que j'aurais trop peur alors je la garderai.
- Je n'ai plus de question, merci infiniment de nous avoir accordée cette interview.
- C'est moi qui vous remercie. »
Quelques mois après, Robin a reprit son train-train de vie habituelle. Sauf que maintenant, elle se comporte comme une personne... « normale ». Elle ne coupe plus la parole aux gens, et ne se sent plus au dessus des autres. Ah, elle a moins d'orgueil aussi. Elle a racheté le cabinet de Mme Jewelry et s'en occupe. Elle s'y rend très souvent pour voir comment se passe les séances des clients avec la nouvelle psychologue et est très à l'écoute de leur demande. À présent, elle s'entend bien avec la secrétaire et ne compte pas la virer comme cette dernière aurait pu le croire. Elle a déménagé aussi. Sûrement parce que son ancien appart' lui rappelait trop de mauvais souvenirs... Et son livre "A WALK IN THE WOODS" a été le plus gros succès de l'année.
Dans cette histoire on aura eu le droit à beaucoup de moral et maintenant on apprend qu'il ne faut pas faire confiance à un inconnu, même quand il paraît très aimable. Car après il vous arrive ce genre de chose…
Lettre expédié de l'asile de Shimotsuki.
Expéditeur : Roronoa Zoro
Destinataire : Nico Robin
Ne forcez personne à vous vouvoyer, car son retour pourrait être fatal.
… et vous devenez fou.
« Service de police, j'écoute ?
- Au secours ! Il va venir me tuer !
- De qui vous parlez madame ?
- Mon mari ! »
