Bonsoir les gens! (Il est minuit.)

Tout d'abord je voudrais vous remercier pour les reviews, ça me fait tellement plaisir ! Je vais me faire un plaisir de vous répondre par la suite, mais j'aimerais aussi vous faire part d'autre chose: en fait, je n'ai pas lu la version papier de Shingeki no Kyojin :/. Pourquoi? Parce que j'ai pas envie de me spoiler, car je prévois d'acheter toute la série, et comme je n'ai commencé à regarder l'anime que très récemment, je ne peux pas trop "optimiser" mon texte avec ce que je sais, parce que je ne sais quasiment rien x). La preuve, je suis à peine rendue au deuxième tome... mais pas de spoil ! J'y arriverais èwé ! Bonne lecture !

Angelbx2002 : Merci pour ton soutien, ça me motive :3 ! Je met à jour aussi rapidement que je le peux.

Chesca-Shan : Merci aussi pour ton soutien x3 ! Ah ça y est, je suis motivée !

Eleonora : Oui, je lis beaucoup mais j'ai un peu de mal à écrire des textes en reprenant des personnages avec des caractères déjà définis... j'ai plus l'habitude d'inventer mes propres personnages, c'est moins difficile pour choisir les répliques de chacun :). Moi aussi ça m'énerve que ce soit Mikasa qui soit amoureuse d'Eren qui est plutôt très coincé, ma parole è_é ! J'aime bien Sacha (elle est drôle je trouve x), c'est pour ça qu'elle est plus présente en temps que 'personnage secondaire' ^-^. Et puisque ça semble te plaire, je vais faire mon mieux pour accorder plus d'intérêt aux personnages secondaires :) (même si c'est plutôt mal barré pour le moment, vu la situation xD). Whaat ? Des coups de soleil sur les chevilles ?! Comment t'as fais ton coup ?

Leyana : Merci beaucoup, ça me fait très plaisir de voir que ça te plais ;) !

Guest (chapitre 1) : Comme je l'ai expliqué plus tôt, avant de lire des fanfic' plutôt récentes, je ne savais même pas que Livaï (oui, pour moi ce n'est pas Levi ou Rivaille mais Livaï) faisait partie du clan "Ackerman", et il me semble que "Heichou" veut dire "Caporal" en japonais, "Lance Corporal" en anglais qui veut dire "soldat de première classe" donc il s'agit d'une marque de respect. En gros, ça revient à dire "Caporal Livaï" ou "Soldat de première classe Livaï", et puisque Mikasa doit respecter Livaï... j'espère que maintenant tu ne stresses plus D:

Guest (chapitre 3) : C'est normal si tu es un peu perdue sur la nature des sentiments de Mikasa et de Livaï, parce qu'eux-même ne sont pas sûrs d'eux, donc en faisant planer un espèce de brouillard autour de leurs sentiments, ça exprime aussi leurs ressentis à eux... enfin je ne sais pas trop comment l'expliquer ^^'. En fait, j'ai rajouté la langue pour le baiser parce que je ne vois pas Livaï s'en tenir à un petit bisou sur les lèvres comme ça, et normalement tu sauras pourquoi il l'a embrassée plus tard au court de l'histoire :). Dans ce chapitre, peut-être ? Je penserais à utiliser ces mots-là mais je tiens tout de même à garder "Heichou" et "Chibi", parce que j'ai pas envie d'écrire : " Nabot était en train d'abattre des titans [...] " cette version-là me plais davantage : " Chibi était en train d'abattre des titans [...] ".

Eleonora : Ah ah oui, j'ai mis le paquet pour le troisième chapitre ! ^^ Ça t'a plu ?

Disclaimer : Shingeki no Kyojin appartient à Hajime Isayama.

Le texte m'appartient. Eoryn


CHAPTER 4. SURVIVAL : Frustration.

Mikasa se harponna à un arbre et se laissa dangereusement descendre, sans pouvoir utiliser de gaz, d'où son léger malaise. Elle toucha néanmoins le sol sans soucis, mis à part cette soudaine douleur qui lui traversa la jambe, ce qui la fit tituber, mais la soldate resta debout. Elle souffla doucement : non, son moment de faiblesse était passé, il n'était plus question de pleurer encore une fois où je ne sais quoi. Elle serra les dents et aperçut Livaï, sur sa monture, la fixant d'un air profondément ennuyé. Il regarda aux alentours, comme un prédateur attendant qu'une proie sorte de son trou, mais décidément, rien ne sortait. C'était étrange et compréhensible en même temps : la forêt étant très haute et danse, les titans ne pouvaient pas se frayer un chemin aussi facilement qu'un humain, ni ne pouvaient les atteindre si les deux soldats se donnaient la peine de prendre un minimum de hauteur. Et puis, ils n'étaient pas si loin des murs d'enceinte, donc la plupart des titans se dirigeaient plutôt vers la plus grande source d'humains que vers deux simples soldats, cependant, ces deux simples soldats étaient bel et bien les plus forts de l'humanité.

De toute manière, Mikasa n'aurait même pas pu remonter sur sa monture, puisque ses plaies lui étaient beaucoup trop douloureuses, ce qui la ralentissait juste à marcher. Elle n'eut pas besoin de siffler sa monture qu'elle vint d'elle-même trotter joyeusement à côté d'elle. La soldate soupira doucement, se demandant comment son cheval faisait pour avoir toujours l'air joyeux, alors que lui aussi affrontait les titans. L'Asiatique passa à côté de Nabot qui lança sa monture au pas pour la suivre, les sourcils froncés, apparemment gêné de ne pas voir un titan apparaître au coin d'un arbre. Il posa son regard sur elle.

« Tu es pathétique, Ackerman. » dit-il.

« Vous êtes trop aimable. » répondit ironiquement Mikasa. « Pourquoi avez-vous fait ça ?

- Fait quoi ? » Demanda Livaï, le regard en mouvement.

« Vous m'avez embrassée, Caporal.

- Ah, ça. »

La jeune Ackerman fronça les sourcils. La façon dont il avait prononcé 'ça' ne lui plaisait guère… c'était un baiser, tout de même... Cependant, Nabot en parlait comme si ce n'était pas important, qu'il faisait ça tous les jours, avec n'importe qui. Elle soupira en comprenant qu'elle ne réussirait pas à le faire parler, du moins pour le moment.

Ils arrivèrent à ladite source : l'eau n'était pas stagnante, ce qui l'empêchait de verdir. Les soldats laissèrent leurs chevaux s'abreuver et Livaï se tourna lorsque Mikasa commença à se déshabiller en grimaçant. Ses vêtements lui collaient la peau, parfois le tissus avait servi à reboucher une quelconque plaie, l'odeur du sang séché lui donnait mal au crâne et avec ses nombreux os en sale état, elle ne pouvait qu'être lente. Mais les grognements –car la soldate ne gémissait pas, elle grognait– agacèrent très vite le Caporal qui se retourna, s'approcha d'elle et saisit sa chemise qu'il commença à déboutonner soigneusement, ce qui lui valut un petit hoquet de surprise de la part de l'Asiatique.

« C-Caporal… » Commença-t-elle. « Qu'est-ce que vous… ?

- Tais-toi. » Dit-il. « Tu ne vois pas que je suis en train de me salir les mains pour sauver ta peau ? Tes gémissements sont insupportables. »

La soldate se tut, n'ayant pas la force (ni l'envie) de le contredire ou de l'empêcher d'agir. Il y avait une sorte d'électricité entre eux, comme s'ils… comme si quelque chose les poussait l'un vers l'autre. Mais Nabot n'avait pas l'air de s'en rendre compte, il ne cillait guère lorsqu'il avait à nettoyer ses plaies, ou à simplement la toucher. Elle grogna, et Livaï, dont les mains s'agitaient pour soigner une blessure, leva les yeux vers elle.

« J'appuie un peu fort, peut-être ? » Demanda-t-il.

« Non– Enfin si ! » Se rattrapa-t-elle. « Vous semblez avoir oublié qu'il y a une côte cassée sous cette blessure, Caporal… »

Mais il lui semblait bien que le Caporal ne l'écoutait plus. Il s'était écarté, tourné et fixait quelque chose derrière lui… Mikasa essaya de se lever tant bien que mal, et renonça au moment où une douleur fulgurante lui traversa la cage thoracique. Elle aperçut bien vite ce qu'il regardait : plus de cinq titans déviants de tailles plus ou moins importantes couraient en leur direction.

Quelque chose choqua l'Asiatique : ils avaient été étrangement tranquilles jusque là, ils n'avaient combattu –ou même croisé- aucun titan, et voilà qu'ils se ramènent en groupe ? Si les déviants commençaient à s'organiser, cela voudrait dire qu'ils avaient développé une quelconque forme d'intelligence qui leur permettrait d'agir en groupe... Or, c'était encore du jamais vu, et la jeune femme était certaine qu'ils n'avaient pas pu développer un nouveau sens en quelques heures, cela voudrait donc dire qu'autre chose les contrôle, ou que quelqu'un leur aurait donné des ordres… ? Mais ils ne peuvent pas suivre d'ordres, puisque ce sont des dévi– !

Mikasa fut sortie de ses pensées par une tape bien douloureuse sur l'omoplate gauche. Elle pesta, ayant compris le signal que lui avait donné le Caporal –le message était clair, pour elle : « Bouge ton cul ou on va crever comme des merdes, Ackerman ! ». Elle se rééquipa de son équipement tridimensionnel et se tourna vers Livaï.

« Je n'ai plus de gaz, Caporal Livaï. » Commença-t-elle. « Il va falloir que j'escalade les arbres à mains nues, vous– »

Le soldat le plus puissant de l'humanité la fit taire un levant la main, avant de la rabaisser pour saisir sa deuxième épée.

« Je suis fort, Ackerman. » Lui répondit-il droit dans les yeux. « J'ai pas besoin de toi pour me faire ces merdes. Va donc poser ton cul sur une branche, croise les jambes et admire le spectacle. »

Sur ces paroles, il lui tourna le dos, se harponna à un arbre et s'élança dans la direction des titans. L'Asiatique maugréa ce qui ressemblait à des injures, siffla sa monture et s'affaira le mieux qu'elle pu au sol. Elle galopait autour des titans, la tête levée vers le Caporal qui tranchait la nuque d'un géant, avant d'esquiver le mouvement d'un autre, qui semblait essayer de l'attraper sans succès.

Mikasa se sentait horriblement inutile, et elle détestait ça. Soudain, elle entendit un grognement : un déviant venait de saisir le câble d'acier de Livaï, normalement destiné à le harponner aux titans. La jeune femme sauta de sa monture et, aussi incroyable que cela puisse paraître, malgré le fait qu'elle n'ait plus de gaz, plus d'énergie, des blessures saignantes ralentissant ses mouvements, elle escalada le titan, juste en le harponnant à divers endroits, ce qui avait aussi pour conséquence de détourner l'attention du titan sur elle et non pas sur le nabot. Elle esquiva de justesse la main du titan qui l'aurait balayée avec une puissance phénoménale si elle n'avait pas été solidement harponnée à la base de la nuque du titan, ou simplement si son câble avait lâché…

L'Asiatique se tenait debout sur la nuque du titan quand sa vue commença à se troubler : elle sentit ses jambes flageoler, ses paupières devenir presque aussi lourdes que ses membres l'étaient… elle allait perdre connaissance. La soldate souffla un bon coup, et sentit le regard de Livaï sur elle quand elle planta ses lames dans la nuque du titan.

« Il en faut plus pour me tuer. » murmura-t-elle, une lueur meurtrière dans le regard.

Et elle prit son élan en hurlant pour déployer sa force, tint fermement ses lames et couru le long de la nuque, pour la lacérer comme il le fallait. La tâche s'avérait d'une difficulté extrême : il lui fallait utiliser la force de ses jambes déjà tellement affaiblies pour avancer, s'accrocher pour ne pas tomber et esquiver en même temps les gestes du titan qui s'obstinait à la chasser en hurlant. Mais Mikasa ne recula pas, elle ne pensa même pas à abandonner. Tant que je serais en vie, pensa-t-elle, je me battrais. Il lui fallut un peu plus de deux minutes pour achever le titan qui, avant de tomber, se décida à lâcher le câble du soldat. Mikasa se harponna de justesse à un tronc d'arbre et atteint le sol tranquillement, mais ses jambes la lâchèrent dès qu'elles durent supporter son poids.

Livaï la rattrapa, et pour mieux la soutenir, la soutint par la taille avant de la coller contre son torse, et il en profita pour la regarder en face. Il y avait bien de l'électricité entre eux, dès qu'ils se touchaient… dès qu'il la touchait, elle sentait sa peau brûler.

« On est quittes, maintenant. » Marmonna difficilement Mikasa.

« … Gamine. » Répondit-il, imperturbable.

« … Nabot. »

Ils entendaient, sentaient les titans se rapprocher, mais tout ce qu'ils trouvaient à faire était de se regarder, comme ça, droit dans les yeux. Soudain, sans qu'ils sachent qui a fait le premier pas, ils s'embrassèrent à nouveau. C'était un baiser à la fois sauvage, passionné et tendre… Mikasa l'attira contre elle, et réalisa pourquoi il l'avait embrassée, la dernière fois. Elle ignorait pourquoi ça lui venait comme ça, comme un déclic, mais elle en était sûre. C'était pour la rassurer. Non, même pas… pour se rassurer lui-même. Mais cette fois, c'était différent… tellement différent… leurs lèvres se séparèrent, et Mikasa put constater que les joues du Caporal avaient légèrement rosi, alors qu'elle était rouge pivoine : l'Asiatique avait horriblement chaud.

« Quand on sortira de ce merdier… » Murmura-t-il en la regardant droit dans les yeux. « Il faudra que nous ayons une petite conversation… Mikasa.

- Mais avec plaisir… Livaï. » Rétorqua-t-elle, le fantôme d'un sourire aux lèvres.